La presse, 15 septembre 1991, C. Livres - Arts et spectacles - Galeries d'art
[" mm*- ' / , \u2022: \u2022 / .' , ; : ; j .; elle s'atténuer, dans l'exaltation d'un moment heureux et saisi comme tel, amoureusement, elle revient sans cesse, elle est la seule réalité qui ne change pas pendant ces jours, ces semaines et ces mois où tout s'effiloche: «r Vaincre le cancer, c'est cela surtout: dominer l'angoissé,» Mais ceux qui ont connu Alice Parizeau savent qu'elle n'était pas femme à 8e laisser abattre, même par le malheur absolu.Si la médecine officielle tie sert qu'à me tuer plus lentement, allons voir ailleurs.Et c'est r «V - \u2022 i \u2022 \"r;;\"-» 33 \u2014 r\"7\", \"T.*,*r \"\"-T__- ainsi que cette femme maîade a trouvé sublime de a vie qu est la httérature, marge rénergie de 0^ partout eft quête de dans laquelle ellepouvait inscrire guise guelquc curé improbable: au Mexique, à ce qui résiste et dure, sa foi, son espérance.p*arls dans un v[ttags québécois où vivaii 1 vivait un soi-disant guérisseur polonais, à Lourdes même.En vain, bien sûr, mais osera-t-on interdire leur foi aveugle à ceux que le désespoir tient dans un étau?1 V Une femme est le journal des dernières années de la vie d'Alice Parizeau, depuis le verdict fatal : cancer, jusqu'aux tout derniers mois qui ont précédé sa mort, il y aura deux ans dans quelques jours.C'est un Pendant les deux années de rédaction de texte bouleversant, autant par ce qu'il dit son livre, Alice Parizeau ne cesse pas de que par ce qu'il tait certainement: bouger.Elle prend l'avion, pour des V l'infiniment intime de la douleur.Et que les vacances à l'étranger ou pour la recherche contemporains ne s'inquiètent pas.Il n'y a du miracle; elle monte surtout dans son dans ces centaines de pages aucun automobile pour aller ici bu là, à sa maison règlement de comptes ; à peine une critique, * de1 campagne ou chez des amis, ou chez des mais sévère, de ces quelques sauveurs peuple qui le méprisaient totalement ?t-\u2014 1 3 - I ; la roulette électorale a chassés comme il devait.Ils reviendront, bien sûr.[ La maladie et l'angoisse Le livre est divisé en trois parties inégales.La première est principalement le récit de la maladie qui détruisait l'écrivain et la description des traitements médicaux qui, paradoxalement, en faisaient autant.( Le suicide,' elle y pense à l'occasion, dans les pires moments, mais sa foi, en Dieu et en la vie, le lui interdit absolument.) nique, campagne uu cnez a es amis, ou cnez ae » du fournisseurs, car son auto, qu'elle et que conduisait si mal ( qu'elle me pardonne ! ), 1 5 I,.i Radiothérapie, chimiothérapie, fallait-il, faut-il passer par là?Faut-il prolonger la vie à tout prix, quand ce qui en restera ressemblera de moins en moins à la vie?Alice Parizeau, même diminuée, peut seule répondre à ces angoissantes questions.Et c'est l'angoisse, justement, le mot et ce qu'il représente, qui revient le plus souvent dans ces pages, comme une douleur incoercible.L'homme aimé, qu'Alice Parizeau-appelle affectueusement jacek, les enfants,(les amis, chacun veut apporter son soutien/amoral, exprimer sa peine et sa tendresse.L'angoisse résiste à tout.Paraît- c'etait l'instrument privilégié de sa liberté.Elle raconte que, jeune immigrante au Québec, c'est à l'achat d'une voiture qu'elle consacra ses premières économies.Une grande estime pour les humains La maladie est un drame singulier, incommunicable.Alice Parizeau en dit ce qu'elle croit utile à d'autres, peut-être aussi ce qui lui fait du bien.Son livre ne peut pas n'être que cela, le récit d'une déchéance physique ; c'est aussi un testament, non pas S \u2022 ¦ de ceux qui font la morale à tout le monde, mais de ceux qui avouent ce qui ne l'a pas été assez.Cette femme était plus secrète qu'elle ne le paraissait \u2014 son tempérament de feu pouvait donner le change; elle ne savait pas blesser les gens, ou alors c'était involontaire, car elle avait grande estime pour les humains.Si elle a blessé quelqu'un, c'est par intolérance, car elle était passionnée; elle l'avoue et s'en excuse.Survivante de l'hécatombe dans laquelle ont péri les siens, Alice Parizeau a toujours * SUITE A LA PAGE C2 ' l \u2022\u2022 \u2022 ^ - ¦ _'_;_;L_ ; _\u2014\u2014 1 -T^sr^^T Les mensonges admirables n d'un Ottit »Wteî d'Agota Kristof Jhe AHard est une belle En page C4 ¦ rancine \\ *ï La Fondation Les Forges remet son prix de poésie à Denise Desautels ¦ En page C5 'At v j i \u2022A : ¦c-.t ; 1» t .if « ; 5 I i > i H .\u2022 ¦* i .r * .\u2022?:>\u2022 5 \u2022-.U - ï ram me §Ml YJ Et ILU^STR AVION 1 I \u2022 d'un petit \\W\u20acî AtiorA est une belle \u2014 rancine Aliard est B grosse toutoone.vQUS 0LI parce h* beaucoup o\" Pa~' i;^z êtes un peu, **r/e)?Alors, nf f;^rt\u201e ne izros clins d °P\"iXçflnt sujet.L ai-Surs de eentfM\"^»^.\u201e.a>Knd»- - .l I 1 \u2022 ' I I Sonia Saxf»« \u2022 *\u2022 ¦ \u2022 \u2022 .\u2022 - - ' ¦ Un plaidoyer doublé d'une nouvelle.¦ Parce que tant de sens se voilent les yeux devant Ta violence, physique, psychologique, faite aux enfants, la juge Andrée Ruffo et le romancier Yves Beauchemin ont uni leurs efforts, chez Art Global, pour lancer conjointement un volume double, Finalement!.les enfants, illustré de beaux dessins de Charles Lemay.r i \u2022 », lno histoire tendre ('t iiKt^ic/ue que nous rneonte Jeun Pierre Lejhhvre* m écrivain.Illustrations _» ¦ C2 \u2022y LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 1991 LIVRES Un don à tous SUITE DE LA PAGE C1 cru Qu'elle devait payer sa joie d'exister.Ces quelques phrases sont révélatrices de son état d'esprit: «Aujourd'hui, je sais que je n 'ai pas pu atteindre les but& que je m'étais fixés, mais que j'ai quand même mis dans ce:qve je faisais toute mon âme, tout mon coeur, toute mon énergie et toute ma volonté.Malade ou bien-portante, fatiguée souvent jusqu'à la limite extrême: de la résistance, je me suis astreinte à écrire comme on rembourse une dette, et ces efforts justement m'ont apporté le bonheur le plus pur et le plus sûr/./.LITTÉRATURE QUEBECOISE 1 «Non, je ne regrette rien, ou plutôt une seule chose: chemin faisant, je ne me suis pas assez souciée de donner le bonheur.J'aurais dû m'arrêter, réfléchir, prendre le temps, porter des offrandes aux uns et aux autres, mais cela, je n'ai pas su le faire, l'estimais qu'il était plus urgent d['écrire, de noircir des pages, que de vivre au rythme d'une camaraderie, d'une amitié ou môme de l'amour.» Alice Parizeau: s'excuse en quelque sorte d'être écrivain et d'avoir servi son art; qui est un don à tous, avec un enthousiasme et une passion amoureux.L'histoire lui pardonnera certainement d'avoir apporté à la littérature du'Québec une oeuvre qu'elle sèulç pouvait écrire.Dix années d'écriture £ëue oeuvre, dans ses volets polonais et québécois, Alice Parizeau y croyait au point de quitter l'université et d'y consacrer presque entièrement les dix dernières années de sa vie.La qualité de chacun des romans tient à leur sincérité parfois naïve, à leur vérité absolue.La deuxième partie d'Une femme, «Ma carrière, mes livres, mes aventures» est d'ailleurs très révélatrice à cet égard.L'auteur y explique la genèse de chaque titre, pour se rendre compte bien- PHOTO MICHEL GRAVEL.La Presse Alice Parizeau avait choisi le Québec.et la littérature.tôt que tout ce qui paraît inventé n'est finalement qu'une transposition, non seulement à travers les ruses de l'écriture, mais aussi à travers les jeux imprévisibles de la mémoire, de situations dont elle a eu l'expérience, de personnages qu'elle a connus.11 y a dans ces pages un art du roman qui devrait intéresser les écrivains.La troisième partie est intitulée «Ce Québec qui a bien voulu m'adopter».On pourrait dire plutôt qu'Alice Parizeau a bien voulu adopter le Québec, sans renier pour autant son pays natal.Elle avait le coeur assez grand pour cela! «On ne perd pas son pays en le quittant mais en cessant de l'aimer.» Une Pologne divisée et écrasée, un Québec qui dans les années soixante se complaisait encore dans son ignorance et son passéisme, voilà ce qu'Alice Parizeau a choisi, librement et entièrement.Rien ne nous interdit de penser, quoi qu'elle dise, que nous lui devons plus que ce qu'elle nous doit.Par cet autre choix qu'est l'art suprême, la littérature, Alice Parizeau, sans le savoir peut-être, nous a donné une leçon dont le Québec d'aujourd'hui, qui tend à renier sa culture et donc sa di-gnité même, a grand besoin.UNE FEMME.Ahce Parizeau, 484 pages, collection Vies et Mémoires.Leméac éditeur, Montreal.1991.i I I' 1\t\u2022 Editions québécois* Fiction (romans) V Christophe-Colomb G.-H.Germain\t\t»s QuébecyAmérique\t\u2022 (4) \t2 L'Univers Gulliver tome 11\tLili Gulliver\tVLB\t(8) 1 j \\\t3 Me n'y ne\tM.Barbeau\tBoréal\t(11) 1\tM 1 Les enfants de Duplessis\tEssais Pauline Gill\tLibre Expression\t(12) \t2 - Montréal, son histoire, *¦ jion architecture\tGuy Pinard\tMéridien\t(5) \t2r Écoute ton corps\tLise BourbeauNormand L E.T.C.\t\t(6) \t:>- Editions étrangères Fiction (romans) 1 Recherche jeune femme .aimant danser Mary Higgins Clark Albin Michel\t\t\tw \t2 La vengeance dans la peau\tRobert Ludlum\tLaffont\tW \t3 Le troisième mensonge\tAgatha Kristof\tSeuil\t(d \tI 4 J Les nouveaux pouvoirs\tEssais A.Toffler\tFayard\t(7) \t2 Les rendez-vous du futur\tJoël de Rosnay\tFayard\t(1) \t| 3 Enquête sur la vie très \u2022 - privée des Français\tArmelle Oger\tLaffont\t(d \tLivres pratiques | 1 .Petit Larousse illustré'91 En collaboration En col\t\tLarousse\t(4) \ti % Le consommateur averti\tSandra Phillips\tSandra Phillips\t(1) \t3 L'art de conjuguer\tBescherelle\tHurtubise\t(2) \tI Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes : Bertrand, Les Bouquinistes,(Chi coutimi), Champigny, Demarc, Ducharme, Le Fureteur (Saint-Lambert), Gallimard, Gar-neàu (Québec), Guérin, Hermès, René Martin (Joliette).Monet, Le Parchemin, Payette (Sherbrooke), Guy Poirier (Trois-Rivières), Raffin, Renaud-Bray, Sons et Lettres, Vidage-Cartier (Hull), W.H.Smith t Classic.\t\t\t Une visite s'impqse! Johanne Mercier, La Presse ^ y le M Larousse illustré \\i)\\Y2 / I \\ ( ( )l I I l ILS Le ROBERT WUngue NOUVELLE ÉDITION Les régions : Québec fait fausse route m RUDY LE COURS %m.i ¦ Depuis des lustres, économistes, gestionnaires et sociologues considèrent la croissance économique comme la clef du développement.Charles Côté prétend plutôt qu'elle est à l'origine du sous-dé- -veloppement, du moins de celui des régions.Dans son ouvrage Désintégration des régions, Le sous-développement durable au Québec, il livre à la fois un exposé fort détaillé des mécanismes de ce sous-développement et se permet du coup un plaidoyer passionné pour un changement de cap radical.L'intérêt de sa démarche vient du fait qu'il la fait reposer sur des statistiques démographiques qu'il manipule avec doigté.Financer la décroissance 11 fait ressortir une corrélation entre l'exode des jeunes des régions vers les grands centres et surtout Montréal d'une part, et la répartition des fonds publics consentis aux services de santé.L'État fait fausse route, plaide-t-il, lorsqu'il pompe l'argent des régions vers les grands centres sous prétexte que c'est là que le secteur privé y crée,des emplois.«Comment peut-on accepter que des collectivités financent de leurs deniers à la fois leur propre décroissance économique et la croissance économique des autres collectivités?», écrit-il.Prenant résolument parti pour ECONOMIE les régions et tout particulièrement celle du Lac-Saint-Jean qu'il a étudiée sous toutes ses coutures, Côté conteste la validité de l'affirmation, devenue une évidence au fil des ans tellement on l'a répétée, voulant que ce qui est bon pour Montréal soit bon pour l'ensemble du Québec.Au contraire, objecte-t-ilt non seulement condamne-t-on à une mort plus ou moins lente l'ensemble des régions mais c'est ainsi qu'on a créé l'effet de beigne qu'on retrouve aujourd'hui à Montréal.La métropole ne manque pas d'emplois, elle en a trop, réplique-t-il.Comme elle a aussi trop de ressources sur le plan de la santé, elle attire les forces vives de tout le Québec.Les plus nanties choisissent de vivre en périphérie là où l'accès à la propriété est plus grand, tandis que personnes âgées ou démunies se rapprochent des services sociaux fortement concentrés dans le centre de Montréal.DESINTE GRATION nçs RÉGIONS Charles Côte Le suicide des jeunes Côté attaque aussi de front l'ensemble des sociologues, et tout particulièrement ceux des Affaires sociales qui n'ont pas encore établi une corrélation directe entre la forte poussée du taux de suicide chez les jeunes et la désinté- gration régionale.La relation est évidente sur le plan statistique.Pire encore, un des ouvrages fondamentaux de la sociologie moderne, un de ces rares livres que tout étudiant de cette discipline doit avoir lu, Le suicide de Durkheim, établit sans l'ombre d'un doute, un lien direct entre le taux de suicide et la désintégration dés régions.Voilà pourquoi, parlant de l'ensemble des politiques gouvernementales qui favorisent ce double mouvement, pense l'auteur «il apparaît conforme et sensé de ; qualifier «d'actes génocides» les « gestes qui contribuent directe-{ ment et indirectement à la pro- j duction de résultat ».! Renverser le mouvement 1 Côté ne déborde pas d'optimisme sur les chances de renverser un mouvement qui,'depuis 20 ans, a plutôt tendance à s'accélérer.Il fait ressortir que les déci- \\ deurs sont prisonniers d'un carcan administratif et juridique qui les confine à prendre des décisions qui conduisent obligatoirement à reproduire le modèle de désintégration régionale.On veut lutter contre la pauvreté, soit, mais comment y parvenir tout en évitant de disparaître?En brisant le carcan et en redonnant aux municipalités le pouvoir de distribuer les ressources de santé.Ainsi on stopperait la saignée mais il faut faire plus:; trouver moyen de ramener dans les régions la jeunesse qui peuple la périphérie de Montréal.Pour ce faire, l'État doit renoncer à confondre ses politiques avec le modèle de croissance économi-; que du secteur privé.Au lieu de concentrer les ressources de santé là où l'entreprise crée des emplois, il faut plutôt les concentrer là où on veut maintenir des populations, insiste Côté.Ainsi, l'entreprise aura peut-être le réflexe de s'établir là où elle pourra trouver de la maiii-d'oeuvre._ DÉSINTÉGRATION DES RÉGIONS.Le SOUS-dé-veloppement durable au Ou*bec, Charles Côté.JCL éditions.1991,259 pages.Bobin, l'enchanteur :.c'.LUCIE CÔTtf collaboration spéciale i ' r.¦ On commence à lire les livres de Christian Bobin sans savoir, encore qu'on ne les quittera plus.Qu'on nè verra plus ensuite le monde de la même façon.Qu'on cheminera désormais accompagné de la lumière, de la fraîcheur de cette écriture immensément douce et belle.Tellement vraie et intense qu'il reste l'impression d'un bonheur trop grand pour soi.Christian Bobin est un écrivain qui vit un peu à l'écart au Creu-sot, une petite ville de Bourgogne.Un matin, on lui téléphone et il est là.Et on parle longuement avec l'enchanteur qui sait les mots pour transformer le monde.On aura déjà eu auparavant l'impression de l'entendre parler, à cause, par exemple, de ces Lettres d'or, publiées en 1987, qui s'adressent à «vous», une femme aimée.«Ce livre est plus secret que les autres, j'y tiens beaucoup.C'est un peu ce que j'aimerais faire sans arrêt.Écrire une lettre ou écrire, c'a tout de suite été la même chose.J'ai du mal à écrire à la première personne, j'ai besoin d'adresser ce que je dis.« L'écriture naît là comme d'elle-même, de vraies lettres.Pour moi, c'est celui-là le premier livre.C'est le premier dans un autre ordre, invisible de l'écriture, qui invente son propre temps, s'invente soi-même.» Et comment s'est faite la venue à l'écriture?«C'est une drôle de chose, les commencements.}'ai peu de souvenirs de ça.Il me semble que j'ai commencé à écrire quand on a commencé à prendre ce que j'écrivais.11 y avait des pages avec de l'encre avant, mais pas de l'écriture.le'n'ai jamais voulu écrire, je ne me suis jamais dit je ne vais faire que ça.Jamais jamais.«Souvent quelque chose vient du dehors qui est insupportable de beauté, trop grand pour moi.Il faut que je le rende.Il m'est arrivé d'être amoureux, transi, fié- préfère.l'ai le désir très naif, enfantin, presque, de ne jamais mettre un mot qui soit inutile.Les textes me viennent par blocs, comme ça, en avalanche.Le travail commence après.» On découvre les livres de Christian Bobin avec reconnaissance (merci à Charles Juliet aussi qui lit et fait lire Bobin depuis longtemps).On les reçoit comme un cadeau toujours renouvelé, qui serait le meilleur de la vie.De si petites choses parfois.La tendresse.Cette façon de poser de petites questions.De décrire les gens.De parler de la lecture.L'emploi fréquent de «c'est», au début des phrases, de «on », cette discrétion de Christian Bobin s'effaçant pour proposer ses mots qui sont une manière de vivre, de voir et de donner d'une admirable générosité.Une séduction instanta- \u2022 «\u2022»\u2022 Le lauréat d'un prix littéraire i reçoit.un taureau Agence France Presse née.Christian Bobin: des histoires courtes, mais, fortes, qui étonnent et ravissent.- i ¦ .\u2022 vreux.Ces choses ordinaires, je les ai ressenties si fortement qu'il fallait que j'en parle.J'ai commencé à écrire à cause d'une trop grande émotion.C'est toujours comme ça que ça vient.le commence à écrire chaque fois.Aujourd'hui et il y a dix ans, à chaque fois.» On veut tout de suite, dès les premières pages du premier livre iues, lire tout ce que Christian Bobin a écrit.Toutes ses histoires, si courtes, mais si fortes qu'on ne les tolérerait pas plus longues, qui ne se racontent pas et ne ressemblent à rien, qui étonnent, ravissent, émeuvent.Des histoires qui se lisent avec la lenteur qu'on met à supporter un stupéfiant bonheur.«le pense que mes livres sont courts par l'effet d'une insondable paresse chez moi, se moque Christian Bobin.Pendant très longtemps, dès que je dépassais 50 pages je me mettais à somnoler.La forme brève, orageuse, comme la foudre, est celle que je Des phrases d'une simplicité bouleversante, aux images singulières, profondément justes: Je vous reconnaissais.Vous étiez celle, qui dort tout au fond du printemps, sous les.feuillages jamais éteints du rêve.Je vous devinais depuis longtemps déjà, dans la fraîcheur d'une promenade, dans le bon air des grands livres ou dans la faiblesse d'un silence.Vous étiez l'espérance de grandes choses.Vous étiez la beauté de chaque jour.Vous étiez la vie même, du froissé de vos robes au tremblé de vos rires.' \u2022 \u2022 \u2022 Trois des livres de Christian Bobin, dont le plus rtceftt, Une petite robe de fête, paru cette année, d'où vient cette citation, sont publiés dans la collection Le Chemin de Gallimard.Mais il a aussi publié, plus confidentiellement, près d'une douzaine de livres aux éditions Fata Morgana, aux Lettres vives, chez Brandes.La merveille et l'obscur,-un recueil d'entretiens, avec Charles juliet, entre autres, est aussi en préparation aux Paroles d'aube, la maison d'édition née de la revue Aube.Quelques titres de Christian Bobin: Chez Gallimard: LA PART MANQUANTE.LA FEMME A VENIR, UNE PETITE ROBE DE FÊTE.Chez Fata Morgana: L'HOMME DU DÉSASTRE, LETTRES D'OR, LE COLPORTEUR.ÉLOGE DU RIEN.RENNES.France ¦ Fier d'avoir remporté le «Grand prix littéraire de la .corne limousine», Guy Geor-gy, ancien ambassadeur de France, a dû cependant renoncer à installer sa récompense dans son appartement parisien : un taureau de plus d'une tonne baptisé «Espoir» lui a été remis jeudi dernier, à Rennes, une localité située dans l'ouest de la France.La bête, qui pèse exactement 1052 kg, sera donc très probablement revendue.Une bonne affaire pour l'ancien ambassadeur: d'une valeur d'environ 15 000 FF (environ 3000$), le taureau fait de ce prix l'un des plus dotés de France.Le plus célèbre des prix littéraires français, le Goncourt, ne rapporte à ses lauréats que 50 FF, mais assure il est vrai des tirages considérables.' Guy Georgy a été honoré dans le cadre des «fournées nationales de l'élevage limousin» par un jury présidé par l'écrivain Georges-Emmanuel Clancier, pour son roman La Folle Avoine, publié chez Flammarion.Décerné pour la huitième fois consécutive, ce prix \u2014 l'un des 1500 prix littéraires décernés chaque année en France \u2014.récompense une «oeuvre d'imagination mettant en scène la vie rustique».La Folle Avoine raconte la jeunesse de l'auteur en pays rural,'dans son Périgord natal.Ancien ambassadeur de France aujourd'hui à la retraite, M.Georgy, 72 ans, a été en poste dans plusieurs pays d'Afrique, avant de prendre sa retraite.La plus grande librairie francophone d'Amérique! r-r±\u2014\u2014-=! Pierre Venant.La Presse French-English Anglais-Français SHORTER DICTIONARY CICTIOKNAIBI \u2022 ¦.\u2022 \u2022?\u2022 » à J y- \\ *yy\" \u2022 .¦ ¦» ' \u2022 m Petit Robert 1 Dictionnaire ! delà, langue française \u2022 Ci v ; li Robert rég: 66.95 Le Petit Larousse illustré 1992 en couleurs Larousse rég.: 54,95 41 ,95 Robert & Collins Harrap's Shorter Français - Anglais Anglais-Français Le Robert rég.: 36,95 French - English Anglais - Français Harrap rég.: 39,95 Multldictionnaire des difficultés de la langue française Québec/ Amérique rég.: 39,95 Bescherelle Trio s tu Œ m LU O.LU CO DJCULOT S Conjugaison, Les Black Stones Une tie Orthographe, Grammaire HMH Le Bon Usage vous reviendront dans M.Gravisse quelques instants r rs____\u2022 *''.Y\\r: -v -.v à la dérive Les Entants d'Aataentsic F.Gravel rég.: 35,95 Québec/ Ducirlot rég.: 49,95 Amérique rég.: 19,95 -15,95 L'histoire du peuple buron M.Gagnler B.Trigger Québec/ Libre Champigny maintenant au 4380 Saint-Denis Montreal (514) 844-2587 I 19 Amérique rég.: 19.95 Expression OUVERT 7 JOURS DE 9 H À 22 H COMMANDES TÉLÉPHONIQUES ACCEPTÉES 15,95 LIVRES DISQUES AU LASER REVUES s tu oc 3 STATIONNEMENT À L'ARRIÈRE L.- A \u2022 \u2022 \u2022 » \u2022 ¦ LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 1991 - C3 LIVRES ¦ .1 \u2022.£:.' - - rft «*.>y'.-.«~.» ¦,.« \u2022.-v^.i»» »7-^ .\u2022»\u2022>.>-M._'.» \u2022\u2022\u2022.- \u2022 ¦ % Vint ir JACQUBS collaboration spéciale Le jeu du i' ¦ 1 \u2022 - resume ^¦.omplicité des lecteurs?J'aime cela comme un petit fou.Les V véritables lecteurs, ceux qui pratiquent ce «vice impuni» et se repassent les bonnes adresses comme les gastronomes, les bons.crus de Tannée comme les buveurs.Ib sont la récompense d^éerivains.Alors l'autre jour, à la cafétéria, un confrère professeur, Gérard de son prénom, qui se met à nous signaler un livre d'Italo Calvino intitulé Aventures.Et il en parle, et nous on l'écoute, et il raconte, raconte.Moi: surpris, parce que j'adore Calvino et que ce livre-là je ne l'avais pas lu.Èh bien, Gérard avait raison.Enthousiasme communicator.Qu'est-ce que je vous disais?Parmi la mafia des lecteurs, il y a aussi quelques architectes, il y a de tout dans notre coterie.Aventures, ce sont quinze récits, en deux parties intitulées «Les amours difficiles» et «La vie difficile».le vous assure qu'on ne s'y ennuie pas.D'abord par les thèmes, souvent la limite de l'érotis-me \u2014 comme le premier récit': J'aventure d'un soldat \u2014,èt toujours bourrés d'hu-mour, et écrits dans cette langue de Calvino, si claire qu'elle supporte la traduction d'une manière étonnante.Le thème général?Eh bien les titres le disent: lés amours sont difficiles, la vie aussi, et bof, après tout, rien à faire, il est impossible de communiquer.Mais il est possible d'en rire.Suivez le conseil de Gérard : lisez cela.ROMAN SEUIL V \u2022 : » ]e trouve également comique ce que je viens de faire, essayer de raconter un livre alors que je sais très bien que cela ne peut pas se faire, que cela ne devrait pas se faire.due seules des impressions, des éclairs, des fulgurances nous viennent à l'esprit après lecture, et que c'est très bien ainsi.H y a quelques années, des amis et moi, nous avions un jeu ittédiatique favori.Il s'agissait de résumer en une phrase, courte si possible, l'histoire d'un grand livre.Un très grand livre.Ainsi l'on voyait la sottise des phrases accrocheuses de la publicité, des journaux, des revues.et naturellement des critiques savantasses eu niais (est-ce la même chose?), sottise illustrée par notre jeu.Dans l'Ancien Testament pour, la Genèse: «Caln tuera-t-il Abel ?» Ou encore, pour le Déluge: «Quelques hommes vivront, si la météo le permet».\u2014 «Elle le trompait, elle s'empoisonne, le pharmacien est in* consolable»: Madame Bovary.jîvs moderne?«\u2014«11 épouse la mère pour avoir sa fille»: Lolita.\u2014 «Il avait construit sa cabane trop loin d'une borne d'incendie»; Un homme et son péché.\u2014 «Marx et le Bon Dieu, mêmes blagues»: Don Camillo.JBt Un jour, Jean Paul nous arriva tout excité.11 avait trouvé la synthèse parfaite, le plus court pour le plus long: \u2014 «Y'a du beau monde».C'était pour À la recherche du temps perdu.C'est un superbe jeu.De société.Vous pouvez essayer, si vous faites partie de la mafia des lecteurs.II y aura autant de versions que de lecteurs.O ' Connaissez-vous Michel Rio?le vous ai parlé de plusieurs de ses romans, dont Archipel* paru en 1987, autant dire le déluge (encore) avec le nombre de rouquins qui se publient-Mais les lecteurs de la mafia se souviendront.\u2014 Ce jeune et talentueux romancier, n'hésitons pas sur l'épithète lorsqu'elle sonne bien, vient d écrire Faux pas, que j'ai dévoré en croyant que c'était un policier, puis un thriller, puis un exercice de style, puis je ne m'e suis plus posé de questions d'étiquettes car je voulais connaître le dénouement et arriver très vite au point final.Voilà bien des compliments pour un roman?Us sont mérités, croyez-moi.te sujet! le sujet! dites-vo.us?Est-ce ainsi que vous me traitez, après avoir lu ce qui précède?Eh bien voici: «Un tueur se fait piéger par l'intelligence de l'auteur».Na.Tout ce que je sais, c'est qu'il s'agit d'un très bon roman.- - .AVENTURES, par ttXo Catvfno.Quinze récits et une introduction, 253 pages, Objection Pbkrti roman, éditions du Seuil.Paris.MUX PAS, par Michel Rio.roman, 124 pages, éditions du SeuH, Parts, 1991.»E3 ' - :Y- *t Les souvenirs obsédants d'Agota Kristof >: ¦ .> \u2022\u2022-.V-.' \u2022 *tv .' '.L V .* \u2022>*\u2022»# ¦ Le Troisième mensonge est le troisième livre d'une brièveté efficace, implacable, émouvante, ou'Agota Kristof publie depuis cinq ans, complétant une trilogie non prévue à l'origine.Elle reprend encore une fois le(s) mè-me( s ), personnage( s ), les jumeaux, Lucas et Claus.Klaus ou Klaus Lucas.«C'est venu tout seul.Je ne pouvais pas faire autre chose, explique Ago ta Kristof, de sa maison de Neuchâtel, en Suisse.Je pensais toujours à ça, j'étais obligée de continuer, même si j'étais tout à fait sûre que le premier livre était la fin.» L'écrivain, qui vient de laisser les personnages qui l'ont habitée tout ce temps, ajoute : « Je me sens seule maintenant» Lucas et Claus, en 1986, dans Le Grand cahier, racontaient leur enfance au «nous», dans des cha- Ïtitres de deux ou trois pages.Ce ivre avait tout de suite connu un très grand succès.«Il est maintenant traduit en 18 langues.Les deux premiers livres ont été joués au théâtre ( ici aussi ) et on parle beaucoup d'un film inspiré du Grand cahier», précise Agota Kristof.\u2022 La guerre avec ses frères .«l'ai commencé à écrire en langue hongroise, des poèmes, vers l'âge de 15 ans.Plus tard, en Suisse, quand j'ai commencé à savoir le français, j'ai écrit du théâtre.Plusieurs pièces, pas toutes bonnes, assure-t-elle.Certaines ont été jouées à la radio en Suisse, en Allemagne.» Dans Le Grand cahier, les jumeaux avaient dix ans à la fin de la guerre, comme Agota Kristof, 3ui vivait alors en Hongrie.L'un 'eux, Claus» s'exilera, comme elle l'a fait en 1956.Aujourd'hui, ils ont comme elle atteint la cinquantaine.«Ce sont quand même mes souvenirs.Non, ça ne soulage pas, on se sent encore plus mal après, indique Agota Kristof dans un entretien qui, comme ses livres, sera LITTÉRATURE court, avec des réponses plutôt succintes.l'ai voulu parler de mon enfance pendant la guerre, passée avec mes frères, l'ai voulu décrire un des mes frères.Nous étions toujours ensemble, nous avons un an de différence.le me mets beaucoup à la place de mes personnages, j'essaie de penser à leur place.Ça vient comme ça, comme si les choses m'arrivaient à moi.«Je ne réfléchis pas beaucoup à ça, c'est très compliqué d'expliquer comment ça vient.C'est tout à fait instinctif.Mais je retravaille beaucoup ensuite, je réécris plusieurs fois.» Après 40 ans d'absence Au début du Troisième mensonge, Claus T., celui qui était en exil, est emprisonné dans son pays natal \u2014 où il est de retour après 40 ans d'absence \u2014 parce que ses papiers ne sont plus en règle, son visa est périmé.À la libraire qui lui demande ce qu'il écrit, il répond: «/'essaie d'écrire des histoires vraies mais, à un moment donné, l'histoire devient insupportable par sa vérité même, alors Je suis obligé de la changer.(.) J'essaie de raconter mon histoire, mais (.) je ne le peux pas, je n'en ai pas le courage, elle me fait trop mal.Alors j'embellis tout et je décris les choses non comme elles se sont passées, mais comme j'aurais voulu qu'elles se soient passées.» II racontera donc les cinq années de son enfance, passées dans un Centre de rééducation, au moment où la guerre commence.Il explique comment, chez Grand-Mère, il s'est mis à noter ses premiers mensonges.Il reprend, deux fois, le récit de la traversée de la frontière.Et il s'avoue avoir inventé son frère pour combler sa solitude.Le récit de la vie de famille se modifie, les histoires se dédoublent, les narrateurs se con- En publiant Le troisième mensonge, Agota Kristof a complété une trilogie qui n'était pas prévue à l'origine.fondent et le lecteur peut douter de tout ce qu'il a lu.«Ce troisième livre explique que les deux premiers étaient un mensonge.Dans La Preuve, le deuxième livre, Claus a imaginé sa vie s'il était resté au pays.Je vois ces livres comme une variation sur le même sujet, comme si chaque fois il essayait de dire ce qu'il était, remarque Agota Kristof.Je comprends que ce soit un peu compliqué pour le lecteur.On peut très bien lire ce troisiè- me livre seul, mais c'est quand même une suite pour moi.«le ne parle pas beaucoup et parler de mes livres, surtout, est difficile pour moi.l'ai écrit, tout est dans mes livres, c'est dans les 1 ivres que chacun voit des choses, je ne pense pas qu'il faut expliquer les choses.le ne veux pas en parler, je voudrais que ce soit fini.» LE TROISIÈME MENSONGE.Agota Kristof.Palis.Editions du Seuil, 1991,187 pages.Dans la langue du désir et du pouvoir CAROIE-ANDRÉE LANSEL collaboration spéciale_, ¦ En Allemagne, ce livre-là a été un best-seller.Ailleurs, il a dérangé.Et il est fort à parier qu'ici il ne passera pas inaperçu.\u2022 D'abord parce que Lust est présenté comme le premier roman pornographique au féminin, qu'avant lui il y a eu les pervers et violents, la Pianiste et les Exclus {tous deux traduits chez Jacqueline Cham bon ), et qu'Elfrie-de Jelinek, l'intellectuelle à la sale réputation de garce et de marxiste, l'écrivain le plus honni en Autriche avec Thomas Bern hard, dérange.minisme comme d'autres sa pornographie.Pourtant Lust est un livre qui dépasse le féminisme, la pornographie pour s'attaquer au langage sexuel, à la langue du désir et du pouvoir.Car il y a bel et bien violence sexuelle, un agresseur, une victime et un témoin (en l'occurrence le patron d'une usine de papier, sa femme et leur fils) et des scènes de leur ménage intime, mais il y a surtout une violence terrible dans les mots et les personnages, une violence à la limite du supportable.LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE JWw.V.iVW Lust, titre du roman en question, pourrait être traduit par envie, plaisir, désir, luxure, volupté.Mais les traductrices ne l'ont pas fait, préférant laisser planer le mystère des sens.- Au départ, Lust se voulait un contre-projet de l'Histoire de l'oeil de Georges Bataille, son célèbre texte erotique.Mais de l'aveu même de l'auteure, ce fut irréalisable.«Quand j'ai parlé d'échec, cela signifiait seulement qu'il ne peut y avoir de langue spécifiquement féminine du plaisir et de l'obscénité, parce que l'objet de la pornographie ne peut développer de langue qui lui soit propre.» \u2022 ¦ Le langage sexuel Les féministes lui ont reproché son anti-fé- Une force rarement égalée qui n'a rien à voir avec une écriture sexuée: une femme n'a pas à écrire des choses douces et l'autre des histoires viriles.Ici, un écrivain trempe sa plume dans la haine, déchire les rapports de force entre le mari et sa chose (qu'elle lui donne, elle, sa légitime, ce que les putains du bordel lui donnaient, à lui, l'homme, avant que la peur de la «terrible maladie» ne le contraigne au décor du foyer conjugal) et décrit avec ce moyen que sont les mots, qu'est le style, l'histoire de ce couple dans un petit village des Alpes autrichiennes, Hitlerland.\u2022' User et abuser Les rapports de force du patron envers sa femme sont les mêmes qu'avec ses employés \u2014 user et abuser \u2014, un rapport vicieux et égoïste.On ne doit pas pouvoir se passer de lui, on ne doit pas pouvoir penser à autre chose qu'à lui, lui et cet argent qui procure luxe et confort, meubles et fourrure.1 Jelinek dénonce toujours les mythes, rend «aux choses leur histoire, leur vérité» en confrontant l'intime et le social, le sexe et le pouvoir.Lutte des classes, lutte des sexes, voilà son véritable projet.Le patron utilise sa femme et la barbouille comme le papier qu'il produit tout comme il utilise ses employés et leur famille pour produire ce même papier.Lust finit mal.Mal comme le fait divers qui a inspiré en partie l'auteure, mal comme un infanticide.LUST, Elfrlede Jelinek, roman traduit de l'allemand par Y.Hoffman et M.litafee.Éditions Jacqueline Chambon, 1991.fi TO La perestroïka est née à Ottawa! 3 u H «Même les plus naïfs d'entre nops n'ont jamais sérieusement pensé: que la perestroïka ne se heurterait à aucune résistance de là part de tous ceux dont elle menace les intérêts, égoïstes, de clan.Ce-qu'il y a d'étrange n'est qu'une telle résistance prenne des formes organisées, mais qu'il ait fal|û attendre la sixième année de la prestrolka et le développement m ¦ \u2022 ' de cette crise pocio-économique, lUh*«^h|a^mS!S?nel,ilî »» «Hakovlev, puisque ;?.lè£ ^X±^î^l°rj^L c'est là qu'il a rencontré Mikhaïl dra forme dans la seconde moitié des années 80.Conséquence immédiate de cette rencontre, Iakovlev rentre en URSS deux mois plus tard, dirige l'IMMEMO.Institut de l'économie mondiale et des relations internationales de l'Académie des sciences de l'URSS et devient l'artisan, le promoteur, le théoricien de la perestroïka.m qu'elle passe à l'offensive avec détermination.Cela signifie que les adversaires de la perestroïka ne sont pas il puissants nue cela, et qu'ils (entent de profiter de la conjoncture \u2014quitte à l'aggraver \u2014 pour faire pression sur l'opinion publique».;Ainsi s'exprime celui que Seuil qualifie de «père de la perestroïka »,~ - l'ancien ambassadeur d'URSS au Canada» Alexandre Iakovlev, dans un ouvrage intitulé Ce que nous voulons faire de l'Union Soviétique, paru en avril dernier, donc avant le putsch rai>4 de .la fin août.À coeur ouvert Ottawa joue un grand rôle dans Gorbatchev, venu au Canada en mission» en mal 1983.C'est donc dans la capitale canadienne, loin des oreilles indiscrètes et des intrigues de leur pays» que les deux hommes discuteront ensemble de l'avenir de leur pays.Le courant pisse d'emblée et ils parlent à coeur ouvert «l'ai été frappé, se souvient Iakovlev, de la sincérité et de la net-teté de ses propos.Nous sommes tombés d'accord pour faire quelque chose, puisqu'il était évident qu'on ne pourrait pas vivre comme avant».Deux ans plus tard, commencera la perestroïka.La «compréhension mutuelle», née au Canada, loin de Moscou, pren- Un constat Si la perestroïka, donc, est peut-être née un certain soir de mai 1983 à Ottawa, où Alexandre Iakovlev a servi pendant dix ans (juillet 1973-iulllet 1983), les souvenirs canadiens que conserve l'ancien ambassadeur ne sont pas des meilleurs.Tout d'abord, il avoue avoir vécu son état d'ambassadeur dans l'ennui.Et puis, il n'a pas aimé ce qu'il a vu chez nous.De la vite politic sMtorta Quant aux difficultés rencontrées actuellement par la perestroïka, Alexandre Iakovlev prétend qu'elles sont favorisées par le fait que certains de ceux qui appartiennent à ce qu'il est convenu d'appeler «les forces démocratiques» ne te sont pas montrés à la hauteur de la situation.«On trouve toute sorte de gens \u2014 aussi bien des intrus qui %* sont infiltrés en leur sein que des caméléons, mais là n'est pas Ter sentiel pour le moment «j'ai observé là-bas de l'hypocrisie politique, j'ai assisté à des spectacles ridicules durant les campagnes électorales, j'ai constaté de visu les ravages d'un Individualisme outrancier», devait-il dire à Lilly Marcou, chercheur à la Fondation nationale des sciences politiques de Paris et véritable auteur du volume d'entretiens.«Ce qu'on peut et ce que l'on doit leur reprocher, c'est d'avoir parfois cédé à la tentation de s'affirmer par le truchement de la plus vile politicaillerie.De s'être laissés entraîner par des ambitions personnelles et de groupe, d'avoir perdu un temps si précieux en période de révolution, de n'avoir pas saisi les occasions qui leur étaient offertes de s'organiser, de consolider leurs propres rangs, de n'être pas dûment préparés à assumer un travail pratique, dur et ingrat».\u2022 * ¦ ^ IBS * ' \u2022 ^* * \u2022 1 * * ** \\ CC 0US NOUS VOUUHtS PAftf.tt IVHKM SOVttnouc.Alexandra takovtW.Éditions du Seuil.PHOTO AP L'ancien ambassadeur,d'URSS au Canada, Alexandre Iakovlev, a été l'artisan, le promoteur at la théoricien de la.oerestroska. LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 1991 \u2014 es LIVRES ,.« ¦ Une bourse de 5000$ Denise Desautels 3 ¦ Pour son recueil Leçons de Venise, paru aux éditions du Noroît.Denise Desautels reçoit le 7e Grand Prix de poésie de la Fondation Les Forges.Une bourse de 5000 $ est attachée à ce prix, qui sera remis à la lauréate le 1er octobre, lors de l'ouverture officielle du Septième Festival international de poésie de Trois-Rivières.D'autres oeuvres, parmi les 28 soumises, avaient particulièrement retenu l'attention du jury, composé de Louise Pupré, Michel Gay et Robert Yergeau.Il s'agit de Oui = Non, d'Yves Boisvert (VLB éditeur), Territoires fétiches, de Marcel Labi ne (Herbes rouges), et d'un manuscrit inédit d'Hugues Corriveau, l'Âge du meurtre.Denise Desautels parle de son oeuvre comme d'un «trajet d'archéologue», retour aux sources de l'enfance et de la mémoire.Le parcours se fait en relation avec une réflexion sur les arts visuels et la poésie.Ainsi le recueil primé est-il construit autour de trois installations de Michel Goulet à la Biennale de Venise en 1988.\\ La lauréate, auteur de plusieurs recueils et de dramatiques radio-phoniques, est née en 1945.Elle enseigne la littérature au cégep de Sorel-Tracy.La lauréate Denise Desautels: un retour aux sources cte l'enfance et de la mémoire.fr poésie québécoise sort de ia clandestinité PIERRE VENNAT ¦ «Dans une société soumise aux mass media, où les arts de la représentation gagnent de plus en plus de popularité à travers la performance, la danse et l'installation d'artiste, on peut prévoir que la poésie des années quatre-vingt-dix ne se confinera pas au livre et que, tout en continuant de s'écrire, elle va chercher à se manifester dans les lieux publics, théâtres et galeries d'art, et même sur les écrans de télévision.Nous entrons dans une ère nouvelle où, à côté d'une poésie à lire, s'élabore de plus en plus une poésie du spectacle.On peut en tout cas affirmer que désormais la poésie a repris son droit de cité au Québec».À peine installé dans son fauteuil de directeur littéraire de l'Hexagone, Jean Royer, nouveau membre de l'Académie canadienne-française, ci-devant critique au Devoir, co-fondateur de la revue de poésie l'Estuaire, ga- POESIE gnant du prix Alain-Grandbois, vient de republier une nouvelle édition de son anthologie La poésie québécoise contemporaine, comme fleuron de la collection Anthologies qu'il dirigera lui-même.Dans une postface consacrée à l'étude de la poésie québécoise contemporaine, Royer, lui-même auteur de pas moins de neuf recueils de poésie depuis 1966, affirme que la poésie québécoise est passionnante parce qu'elle s'inscrit dans l'histoire singulière d'un peuple d'expression française, en pleine Amérique du Nord anglophone.«Cette poésie porte l'histoire d'un langage et de la conquête d'une identité.Elle signifie à sa façon le combat d'une culture spécifique au coeur de la civilisation américaine qui tente de se l'assimiler.Car si les Québécois se font les défenseurs de la langue française en Amérique, ils forment aussi un peuple différent des autres par sa culture et sa lit* térature».¦ Une culture nouvelle L'anthologie de Royer, qui publie des extraits de l'oeuvre de pas moins de 78 poètes québécois de Saint-Denys-Garneau à Jean Royer lui-même, en plus de notices explicatives sur chacun des auteurs, rappelle qu'on a souvent dit que la poésie québécoise se nourrit aux grands espaces américains et à leur nature sauvage.«La culture québécoise est nouvelle en ce qu'elle contient un univers européen et français transformé par le défi américain de recommencer le monde.Cela donne une histoire littéraire qui, en accéléré, épouse les cheminements d'un destin qui n'a jamais été facile à vivre».Selon Royer, c'est en étant coupé de la France durant la Seconde Guère mondiale que le Québec s'est reconnu une certaine autonomie culturelle ét l'a revendiquée.En même temps, c'est par un surréalisme renouvelé que, dans certains milieux intellectuels québécois, on a commencé de briser les carcans académiques.«Depuis 1985, un renouveau d'intérêt pour la poésie se fait jour.Le public, qui avait quelque peu délaissé la poésie des années soixante-dix, trop savante pour la communication, reprend goût à une poésie qui a retrouvé le chemin de la «lisibilité» sans trahir pourtant son travail sur le langage.La poésie québécoise s'écrit désormais pour un public.Les poètes ont compris le fait qu'ils ont besoin de dialoguer avec des lecteurs en dehors de la confrérie.» LA POÉSIE OUtBÉCOISE CONTEMPORAINE.Anthologie présentée par Jean Royer, L'Hexagone Découverte.REGINALD MARTEL Un joli petit drame, signé Roch Carrier ce, quand l'écrivain a le métier d'un Roch Carrier: il s'agit de faire raconter la même histoire par tous ceux qui la connaissent plus, moins ou pas du tout.Ces récits parallèles, et parfois carrément contradictoires, constituent autant de tableautins parfaitement délicieux, qui révèlent les désirs, calculs et ambitions secrets de chacun.¦ En voulant tâter du polar, M.Roch Carrier est plutôt tombé dans l'heureuse ornière où il excelle, le roman de moeurs mâtiné d'observation sociologique.Je ne dis pas que l'Homme dans le placard n'a rien dii roman policier.Pas de meurtre, certes, ou alors un meurtre (deux, en fait) tout à fait involontaire, plutôt un accident, mais de petits crimes réels ou imaginaires, tel celui de l'homme du placard, cet inconnu qui aurait tenté d'outrager la belle actrice qui dormait nue dans une maison de campagne.LITTERATURE QUEBECOISE Voilà bien des conditionnels! C'est que je ne veux pas vendre la mèche et priver ainsi les lecteurs du plaisir de chercher comme moi un coupable, de devoir absoudre tel suspect quand je croyais le tenir, de me résoudre enfin à faire confiance, comme il se doit, au romancier lui-même.Roman policier ou roman-roman, l'Homme dans le placard est un joli petit drame, bref mais intense, drôle un peu parce qu'il échappe à la sévérité du thriller classique.La belle (ohanne passe la semaine avec son amie Charlotte dans la maison des Martin, amis depuis toujours de cette dernière, au bout du chemin de la Montée douce.Les Martin viennent de rentrer en ville, on boit, on fume et on rit et on s'en va faire dodo.Johan- ne aura les ennuis que l'on sait, ou plutôt qu'on ne sait pas.En tout cas elle a peur, elle se jette par la fenêtre et s'enfuit dans la nuit noire, laissant derrière elle quelques gouttes du sang qui irrigue sa jolie personne.Ainsi le romancier, dont on sait qu'à la ville il a l'humeur joyeuse (en est-il de même au Collège militaire royal de Saint-fean-sur-Richelieu, dont il est le recteur?), se moque des quinquagénaires affolés par la vue de la chair fraîche, des policiers qui sont aussi dévoués qu'incapables, des doux psychiatres qui veulent se venger cruellement de la moindre indélicatesse d'un ami, des petits journalistes de province qui croient parvenir à la notoriété en se servant d'un fait divers comme tremplin (ils n'ont pas tellement tort.) \u2014 bref, il se rit de tout ce monde qu'un événement somme toute banal suffit à exciter un moment.La perception des villageois Pour la sociologie, il faut voir comment les villageois perçoivent les propriétaires venus de la ville, qui au lieu de bâtir maison près de la route, comme tout le monde, se cachent derrière les arbres pour y faire quoi?allez savoir.; voir aussi à quel point, dans le village même, les préjugés et les rancunes sont tenaces; voir enfin, ce qui n'est pas inutile, que les femmes, encore et toujours, naissent et vivent avec la peur.Des récits parallèles Le procédé n'est pas neuf mais il est effica- ¦ Pour un petit polar d'apparence innocente, encore que très légèrement teinté d'érotisme, de poésie même, ce qui n'est pas innocent du tout, avouons que ce n'est pas mail L'HOMME DANS LE PLACARD.Roch Carrier.168 pages.Éditions Stanké, Montreal.1991.Pour que cesse enfin la violence faite aux enfants.PIERRE VENNAT ¦ Et si nous étions tous des couil-lons?Tellement préoccupés par notre petit confort douillet, notre train de vie, notre tranquillité, que notre première réaction lorsque nous sommes témoins d'inceste, de violence envers les femmes ou les enfants, d'alcoolisme, de prostitution et même de viol, est de nous taire.De nous éloigner le plus possible en espérant ne pas être mêlé à cela.C'est donc un peu pour nous culpabiliser que la juge Andrée Ruffo et le romancier Yves Beau-chemin ont uni leurs efforts, chez Art Global, pour lancer conjointement un curieux volume double, Finalement !.les enfants, illustré de beaux dessins de Charles Lemay.Finalement t.les enfants est un livre à thèse, c'est évident.Un autre plaidoyer de la juge Andrée Ruffo qui, inlassablement, répète la même chose: il faut s'ouvrir les yeux devant la violence, physique, psychologique, faite aux enfants.Il faut, dès qu'on la décèle, la dénoncer à la Direction de la protection de la jeunesse, bref ouvrir la bouche, ne pas se voiler la face.Par ailleurs, il faut, ajoute la juge Ruffo, que les divers intervenants, depuis le policier, l'infirmière, l'enseignant, en passant par l'avocat et le juge du Tribunal de la jeunesse, nt{ voient pas ANDREE RUFFO YVES BEAUCHEMIN S ¦ t.FIMLEMEIÏÏL ENFANTS 7-7 SOCIETE Su'un coupable chez l'enfant dé-nquant mais souvent u.e victime ; bref qu'ils cherchent à trouver la cause et, le cas échéant, sévissent contre celle-ci.Mais on le sait bien, tel n'est souvent pas le cas.Le père niera l'inceste, la mère encore plus.L'enseignant, bien souvent, ne voudra pas trop se mouiller, pour ne pas voir sa tranquillité violée.Et ainsi de suite.Ce que dénonce la juge Ruffo.Mais pas Monsieur et Madame tout le monde pour qui, de plus en plus, la juge Ruffo est une héroïne populaire, la juge n'hésitant pas à salir son nid et à brasser la cabane.bref, celle qui juge davantage avec son coeur (certains diront ses «tripes»), qu'avec le code pénal.Ceux-ci auraient lu probablement n'importe quoi venant de leur idole et se seraient sans doute précipités sur tout essai signé de la juge seule.Mais l'originalité du volume publié par Art Global est d'avoir enrichi cet essai, émouvant mais banal \u2014puisque la juge Ruffo y répète ce qu'elle a maintes et maintes fois clamé sur toutes les tribunes où elle se fait entendre \u2014 d'une nouvelle d'Yves Beauchemin.Le style de Beauchemin Le romancier du Matou et de Juliette Pomerleau y va d'une nouvelle un peu autobiographique où, dans son propre style, il s accuse pratiquement lui-même de lâcheté.Ou de peur, ce qui revient souvent au même.Un soir, dans un bled perdu de l'Abitibi, il aboutit avec sa femme à l'hôtel du coin.Devant un groupe de mâles, ivres ou sur le point de l'être et à la recherche d'aventures sexuelles croustillantes, il ne pense qu'à se barricader avec sa femme dans sa chambre et demeure impassible quand il entend une Amérindienne se faire violer dans la chambre voisine.Et demeure impuissant le matin lorsqu'il tombe sur quatre petits Amérindiens, âgés tout au plus de six ans, la bouteille de bière à la main.Pour les fans de Beauchemin, cette nouvelle qui, en même temps, trace un portrait saisissant d'un village perdu de l'Abitibi, constitue une de ses meilleures réussites.Si Beauchemin excelle à la rédaction de grosses briques romanesques, il a un talent certain d'auteur de petites nouvelles qu'il aurait probablement intérêt à développer.À quand un gros recueil de nouvelles de Beauchemin?Un éditeur devrait le convaincre de s'y lancer.Quant aux lecteurs de ce «joint-venture» original réunissant la juge-pamphlétaire et le romancier connu, ils seront ou bien touchés une fois de plus par lai thèse de la juge Ruffo, ou agacés par un certain ton moralisateur.Mais rares seront ceux qui ne seront pas un peu culpabilisés par cette lecture.Et c'est justement ce que cherchent, qu'ils l'avouent ou non, les deux auteurs.FINALH«NTl.lE«f ENFANTS, Andrée Ruffo et Yves Beauchemin.Art Global.Le pillonnage des livres invendus est triste à pleurer» Et s'il faut en croire Robert Soulières, directeur des Éditions Pierre Tisseyre et lui-même auteur pour la jeunesse, les médias y auraient une certaine responsabilité.Mais toujours selon lui, il aurait mieux valu commencer à pleurer bien avant sur le pillonnage de nos auteurs québécois.Dans une petite note à La Presse, Soulières fait allusion au fait qu'au début de l'an dernier, les médias faisaient grand état du pillonnage des livres du Groupe Ville-Marie (Éditions de l'Homme, VLB, Quinze).Pourtant, il faut bien pil-lonner les invendus.Après tout, la littérature, c'est aussi un commerce.Plusieurs, cependant, ont poussé les hauts cris.Mais, selon Soulières, il fallait pleurer avant.Pleurer devant le peu d'espace, selon lui, que nos critiques accordent à la littérature québécoise comparativement aux livres étrangers.11 fallait pleurer devant les photos grandeur nature que nos journaux publient quand un illustre inconnu du vieux-Monde atterrit ici pour quelques jours.Il fallait pleurer devant les vitrines de plusieurs librairies qui, neuf fois sur dix, font des étalages monstres avec des produits étrangers.Il fallait également pleurer, ajoute-t-il, à Noel, quand on a reçu en cadeau le Goncourt, l'Interallié ou le Fémina au lieu du lauréat du Prix du Gouverneur général, du Cliche ou du Molson.Il fallait pleurer en lisant le magazine de Québec-Loisirs, Nuit Blanche, etc.Le Grand Prix du livre de Montréal L'arrivée de l'automne et du prochain Salon du livre de Montréal ramène le Grand Prix du livre de Montréal qui, ressuscité par l'administration Doré, couronnera donc, dans quelques semaines, son 5e lauréat depuis 1987, Les aspirants ont jusqu'au 30 de ce mois-ci pour s'inscrire au secrétariat du prix, au siège de la Commission d'initiative et de développement culturels (CIDEC), Place Jacques-Car- tier.L'heureux élu recevra 10 000 $, en plus de bénéficier d'un soutien important à la diffusion de son oeuvre.C'est Monfque Lame qui l'emporta, l'an dernier, pour Copies conformes.Elle avait été pîécédée par Gérald Godin, Robert La-londe et Michel Tremblay.Le jury de cette année est formé de Louise Guillemette-Labory, bibliothécaire en chef d'Anjou; de Philippe Haaeck, professeur de littérature au Cégep de Maison neuve; de Laurent Mailhot, professeur de littérature à l'Université de Montréal; de Sherry Simon, directrice de la revue Spirale et professeur de littérature à l'Université Concordia et enfin du romancier Yves Navar- re.\u2022y .* La science-fiction Paraît que la science-fiction n'occupe plus, en France, qu'un créneau éditorial minuscule.C'est du moins ce qu'on affirme dans le tout dernier numéro de la revue Solaris, qui présente tout un dossier sur la situation française*S cç:^ chapitre.ggû Mais Solaris continuer^ brandir bien haut le flambeau, ici au Québec.Les lecteurs sont donc invités à participer au choix des récipiendaires ée& Prix Boréal 1991 dans trois «tff tégories, le meilleur livrerfo* man ou recueil, la meilleure nouvelle et la meilleure pro?duction critique.'.tjj Les Prix Boréal, affirnM» on, sont les seuls prix du Canft-\" da francophone à être dficer/.nés directement par le public; des lecteurs dans les genres de la science-fiction et du fantastique.Les finalistes dans chaque catégorie ont été choisis par un comité de selection; composé d'une dizaine de :per?sonnes dont les noms avaient été suggérés par les responsables des périodiques spécialisés dans les genres de la scienoe-fiction et du fantastique au! Québec.\\ i La même revue annonce le Prix Solaris 1992, qui s'adresse aux créateurs canadiens qui écrivent en français, dans res domaines de la science-fiction, du fantastique et de la fantaisie.Le concours est ouvert jusqu'au 31 janvier 1992.: ; ' Les gagnants se verront icr corder une bourse de 300 $ ef leur oeuvre sera publiée dans' Solaris au printemps 1992.- ?U Leméac * Montréal-Matin i Une partie de la faune montréalaise de l'édition a assisté, au lendemain de la Fête du tri*-\" vail, au cocktail de rentrée de Leméac, éditeur.Le chef'du Parti québécois, Jacques Pari-zeau, y était, puisqu'on en profitait pour lancer le journal dç sa femme, Alice, morte du can-, ce r, il y a quelques mois.Mais ce qui a surtout frappé, les plus anciens, c'est que le nouveau siège social de Leméac, rue Marie-Anne est, loge dans le même immeuble de ce qui fut, pendant moultes années, le Montréal-Matin, Xe quotidien de l'Union natioîia: le, qui, elle aussi, fait maintenant partie de notre passé.\" - .- i-.Non seulement Cité Libre est-elle ressuscitée, mais la parution du deuxième numéro de la nouvelle série a même suscité une rencontre gastrr> nomique avec les lecteurs.* Le tout s'est déroulé dans un.restaurant chinois de la métro»/ pole où les lecteurs ont pli' manger et écouter l'écrivain Jacques Renaud, l'auteur, du célèbre Cassé de l'époque, dé.Parti Pris, venir leur livrer §ës réflexions sur la liberté, suite â quoi les convives ont p£ échanger.\\ TV Si Cité Libre a passé l'épreuve de la résurrection, Expressions, le magazine à prestige, belle présentation graphique et plus d'une vingtaine de çpïC laborateurs connus, dont qugl-j ques journalistes de' La Presser éprouve des difficultés dé cté: marrage.Le numéro pilote, offr une évaluation critique des db, vers aspects du projet souverainiste ne s'est pas vendu autant qu'on l'aurait espéré, sans dQj5% te à cause de son prix élevé-(6,95$).On le remet donc en vente à 3 $ de moins et on retarde la parution du premier\" numéro officiel, dont on garde: le thème encore secret.Mais on nous affirme qu'il verra 'le- JOUr.r-fcC t \u2022r f f f 4 Î i f ___HI ' La juge Andrée Rufffo et le romancier Yves Beauchemin espèrent qu'on cessera'de et voiler pudiquement les yeirf devant la.violence faite aux enfants.PHOTO RO«T NADON.La PfiÊf* C6 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 1991 GALERIES D'ART Quand la photo produit l'effet que la télé ne produit plus LTCHBZ - fl C'est en visitant l'exposition Unç traversée des apparences \u2014 Portraits de l'Inde 1990, qui se termine à 17h aujourd'hui au Rond Point de la Mode, au niveau Promenade du Complexe Desjardins, organisée dans le cadre, mais off le Mois de la Photo, que çnçv.B redécouvrons l'appareil ^biographique et son support -sur papier comme instrument privilégié d'un témoignage ethnographique.La photo a été en quelque sorte balayée par la tornade des documents audiovisuels qui ont déferla à la télévision depuis 20 ans.Les grandes villes du monde, les ^horreurs et les splendeurs des grandes capitales, la misère de leurs habitants et l'étalage de ta richesse d'une minorité d'entre eux, nous avons vu cela jusqu'à plus soif au petit écran.De sorte que de nos jours, avec l'avènement du document magnétoscopique et du village global prophétisé par le visionnaire canadien des communications, nous prétons de moins en mois attention aux images de vie urbaine diffusées au petit écran d'où qu'elles proviennent.La curiosité satisfaite, les moeurs d'ailleurs ayant été banalisés, on zap allègrement à la vue du premier turban, lui préférant le rythme trépidant d'un bon vieux quiz télévisé.Peut-être consentira-t-on à prêter attention, l'espace d'un moment, à un coin de rue de Mos- I Là casseuse de pierre Vous êtes cordialement invité à l'exposition des oeuvres récentes de \u2022\u2022 \u2022 \u2022 Normand Hudon Le dimanche 15 septembre 1991 del3hàl7h L'exposition se poursuivra jusqu'au 24 septembre 1991 650.rue Notre-Dame, Saint-Lambert, Québec J4P 2L1 Tél.: 466-8920 \u2022 Télécopieur : 466-9101 UNE ÉGLISE, UN MUSÉE, UNE HISTOIRE L'AVENTURE d'un édifice d'abord église M *\" presbytérienne, puis chapelle catholique, aujourd'hui Musée d'art au coeur de Saint- Laurent.MUSEE D'ART DE SAINT-LAURENT ^635, boul.Stc-Croix, Ville St-LaurenL Métro du collège.Ouvert de 12h à 17h tous 3es jours sauf le lundi et le samedi.Tél.: (514) 747-7367.Cette exposition est rendue possible grâce à un appui spécial de la Ville de Saint-Laurent.; Ministère des Affaires culturelles \u2022 Conseil des arts de (a Communauté Urbaine de Montréal \u2022 Ville Saint-Laurent \u2022 Cégep de Saint-Laurent HOTEL DES ENCANS j VENTE AUX ENCHÈRES PUBLIQUES INAUGURALE au 2825 rue Bates ! provenant des biens et collections de la succession de Monsieur Paul Gouin Les 24,25,26,27 septembre 1991 à 19h30 - ART CANADIEN - ART INTERNATIONAL \u2022 ANTIQUITÉS \u2022 CANADIANA 1 .OBJETS D'ART - BUOUX - ART PRÉCOLOMBIEN ET AFRICAIN - LIVRES CoRitmmPriw : tféfrLUoaSeg^c*-Expert C.Kitogfrof.J.P.Rtoptib.P.8urrty.G- Oêêotm.MA fot+\\ S.0.Rober*.L Ayoa«.P.And*.AC.Btofcf.A.nouaniu.PC.BorduM.L Mfeur.R.Rfcfwd.EmtyCtrr.P.V _ i P.Dtfar».M MU*.A.H.Robfciton.MA SuzofColé, M Fenon.J.a D* Tormncouct Tii Burnt* M, C*w A.Dumouchti, J.Qt/mm.A, Ptton, F.Tooph R.Magrtnt.& DU.R.Solo.L Ftto» J.Quart.j.Downing.M.Luc*.Rom Bonhmr.V.Vtft+f.T.Kântor.E.PMonMên, J.Northcott.Q.Co Sued.TA 9*k\\*\\ J.Oint.A Fret*.J.tlimglir.K.Afl J.Lurçat L IêHê, P.Btfmim» P.L Jacob EXPOSITION VENDREDI 20 SEPTEMBRE 1W1 DE 12H A 21H ! SAMEDI 21 SEPTEMBRE 1191 DE 12H À17H DMANCHE 22 SEPTB4BRE1M1 DE 12H À17H LUNDI 23 SEPTEMBRE 1M1 DE 12HÀ21H Catalogue sur demanda CORNELIUS KREGHOFF RECHERCHONS POUR NOS CLIENTS SÉLECTIONNAS ET NOTRE Cl ENTÉtE INTERNATIONALE TABLEAUX IMPORTANTS CANADIfcNSET EUHof'ttNb BEAUX Ml-UHi ( , f r OIUl l'.DMU I STIMÀTIONGRATUIT! Hôtel des Encans de Montréal 2825 rue Bates , Montréal (Qc) H3S 1B3 Tel: 344-4081 Fax : 344-4125 Daniel Cauvin et Anne de Cuise ont saisi la couleur de la vie en Inde cou.de Yougoslavie, ou d'un quelconque pays d'Afrique» au téléjournal de fin de soirée, si les habitants sont revêtus en habits de combat et s'amusent à se tirer dessus en enjambant des corps disloqués sous les chenilles des chars d'assaut.Le reste, tout le reste, ce qui fait le charmé de la vie, ce qui donne de la couleur à la vie, on s'en préoccupe comme de sa dernière chemise.Or une exposition de photos comme celle qui est présentée sur l'Inde ao Complexe Desjardins, illustrant en 60 images en couleur ou en noir et blanc, soigneusement encadrées et s'appuyant sur un texte explicatif soigné, produit l'effet que la télé ne produit plus.N'étant plus bombardés de photons, nous pouvons enfin prendre le temps d'apprécier une à une, l'instant, le moment d'existence, choisi par le photographe.Dans ce cas-ci, nous pouvons parler au pluriel puisque ces photos ont été faites par deux photographes montréalais, Daniel Gauvin et Anne de Guise lors d'un voyage en Inde en janvier 1990.«Plus encore que le climat, la pauvreté ou l'architecture, ce sont les humains qui nous captivent.Des humains intenses, simples et vrais, avec des têtes, des regards et des expressions qui semblent rayonner l'essence et l'âme de toute vie», ont-ils écrit.On nous présente donc des portraits de petits cireurs de souliers, d'adolescents et d'adolescentes, de vieillards partageant la rue avec du bétail.Puis des scènes de la vie quotidienne sur les places de marché, dans les eaux du Gange, dans les boutiques des petits artisans.Les textes sont éloquents et enrichissants.Sous la photo du Jeune au turban nous pouvons lire: « De la coiffe à peine esquissée du garçonnet sikh à l'impénétrable forteresse de voiles des femmes musulmanes, de la masse phosphorescente courronnant la tête du Rajasthani à la simple serviette de ratine nonchalamment déposée sur le crâne, ou nouée sans cérémonie autour du front des hommes de toutes castes, le turban évoque à la fois mystère, raffinement, discrétion et pudeur.Il rappelle également la présence accablante, persistante du soleil qui très tôt le matin se met à la tâche, relevant éternellement le défi de façonner la terre et ses habitants à coups de feu et de lumière.Et les Indiens, dissimulés dans les plis de leurs voiles et .«V l'ombre de leurs coiffes, ren voient, à qui les regarde, la braise et l'éclat légués jour après jottr par le soleil, et qui jaillit, tel un débordement de force et de fierté, du fond de leurs yeux.» Et celui-là encore, sous la photo des Cônes d'offrandes, qui captivera sans doute ceux qui lisent cette chronique consacrée aux arts de la forme et des couleurs.« Partout les couleurs sont vives, attirent le regard: les saris des femmes, les gopurams ( tours) des temples, les étalages de fruits, de friandises, de tissus, de bijoux, les dhotis (pagnes) des pèlerins, des sashous, les linceuls des morts, les statues des dieux, les cônes de teintures et d'offrandes, les images saintes: Krishna bleu (une des incarnations de Vishnou), Ganesh rose (le dieu éléphant), Sa ras va ti orange (déesse de la connaissance), Hanuman rouge (le dieu singe), couleurs issues de l'arc-en-ciel des dieux, du prisme pur, jetant des taches de feu à tra?.vers la poussière crayeuse du smog indien.» Jeune homme aux yeux de braise, sous un turban.Le vieil homme et le bébé.m y.V FANTOME, DE À LIRE ABSOLUMENT DÈS SAMEDI PROCHAIN LE FEUILLETON « LE FANTÔME DE L'OPÉRA», TOUS LES JOURS DANS ai /fi L OPERA Gaston Leroux > r ' : l x J.\u2022 DE PLUS, PARTICIPEZ AU CONCOURS Du fantôme À GAGNER : un voyage pour 2 personnes à Paris et chaque semaine, 5 paires de billets pour une représentation «The Phantom of the Opéra», à la Place des Arts.TOUS LES DÉTAILS DANS LA PRESSE DÈS LE 21 SEPTEMBRE Une collaboration de i i * t f i f i \\ i t 1 % 1 t ft i 4 # f t t i r i « ê ê t t i ctol 105.7 Canadien 1 I I eio LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 1991 K.M.k fi Un soutien-gorge de vendu 12500$ aux enchères Andy McCluskey ressuscite OMD d'après VPI ALAIN CM REPENTSGNY n 1988, au moment où Orchestral Manoeuvres in the Dark lançait un microsillon regroupant ses succès, Paul Humphreys nous annonçait que le groupe de Liverpool avait déjà enregistré plusieurs chansons en prévision de son prochain disque.qui n'est jamais paru.Trois ans plus tard, Humphreys a quitté OMD.11 n'y reste plus qu'Andy McCluskey qui déclare: «Toutes ces chansons étaient pourries».«OMD était pris au piège, vidé», ajoutera McCluskey lors d'une interview téléphonique visant à publiciser le spectacle que OMD donnera au Club Soda, demain soir.«Nos relations étaient tendues, nos personnalités trop différentes.Notre dernière tournée en Amérique du Nord \u2014avec Dépêche Mode, en 1988\u2014 a été le dernier clou dans le cercueil.Paul exigeait du changement, iî voulait s'éloigner de OMD.Mais plus j'analysais le groupe, plus je me disais que je pouvais me passer de Paul.Nous écrivions ensemble, mais c'était mon son, mes arrangements.» À l'époque du «best of», Humphreys se ré-| jouissait de ce que OMD remplaçait progressivement les machines par de vrais musiciens, en studio comme sur la scène.Or Sugar Tax, le tout nouveau disque de OMD que McCluskey a fait tout seul, a presque l'air d'un anachronisme tellement il nous ramène aux débuts techno du groupe- «Au début, Paul et moi étions des techno boys.Puis le saxophoniste et le batteur ont voulu prendre plus de place.Paul pensait qu'il fallait impliquer plus de monde dans l'écriture des chansons.Te répondais qu'au contraire, dans un groupe, il faut laisser la composition à une ou deux personnes pour savoir où on s'en va.Les prouesses musicales ne m'intéressent pas.Sur le nouveau disque, mes musiciens, c'était mon ordinateur Hata- .L'appui de Virgin La rupture d'OMD a été consommée quand Humphreys est parti avec Malcolm Holmes et Martin Cooper.«Je me demandais bien ce que j'allais faire, se rappelle McCluskey.D'autant que j'avais passé la majeure partie de ma vie d'adulte avec ces trois gars-là.C'était très déprimant de me retrouver tout seul.Je ne voulais pas écrire de chansons, j'ai tout arrêté pendant un an.le regardais la télévision, je faisais du jardinage.Le «best of » s'est bien vendu et nous a rapporté beaucoup d'argent, J'aurais pu en vivre confortablement pendant cinq ans.» Évidemment, Humphreys, Holmes et Cooper, ont voulu continuer à faire carrière sous le nom de OMD, faisant valoir qu'ils étaient trois contre un.«Ils sont allés trouver notre compagnie de disques, Virgin, qui leur a répondu que leurs chansons ne sonnaient pas comme du OMD.Virgin m'a même encouragé à continuer avec le MOUNT CLEMENS.Mich.Andy McCluskey nom OMD.le dois dire qu'à l'époque, ça m'a fait du bien.C'était la première fois que j'avais quelqu'un de mon bord.» Aujourd'hui, McCluskey dit être en bons termes avec ses trois anciens camarades «mais ils sont un peu frustrés parce qu'ils n'ont pas d'entente avec une compagnie de disques.» Repartir à zéro Demain soir, McCluskey sera accompagné d'un batteur et de deux claviéristes et il fera ample utilisation de bandes pré-enregistrées.«La dernière fois, nous étions six et il n'y en avait qu'un qui s'amusait, les autres s'ennuyaient.et étaient ennuyants.» Le nouvel OMD arrive d'Europe où il a participé à des festivals et accompagné Simple Minds en tournée.«En Allemagne, on leur a fait peur (a Simple Minds), affirme McCluskey.On n'avait pas joué là depuis six ans, pourtant dès notre quatrième chanson, on a eu droit à une ovation debout.» N'empêche, McCluskey et compagnie ne joueront plus à l'aréna Maurice-Richard ou au Forum, mais bien au Club Soda.«l'ai accepté de repartir à zéro, dit-il, et je préfère jouer dans une petite boîte remplie que dans un stade vide».Surtout qu'à Montréal, le stade.¦ L'atmosphère était survol-tée vendredi soir au Zucca-ro's Banquets and Catering Hall de Mount Clemans, où un soutien-gorge de la célèbre star Madonna s'est vendu 12500$.Le sous-vêtement \u2014 autographié « Love, Madonna » à 1 intérieur d'un des bonnets\u2014 était un des articles mis aux enchères au sixième banquet annuel du Rotary Club de Mount Clemens, au Michigan.Le soutien-gorge a été adjugé à Marco Chin, Margie Christopher et Marshall Chin, tous trois propriétaires d'un restaurant chinois dans une ville du Michigan.Le produit de cette vente aux en- Un vandale s'attaque au David de Michel-Ange Agence France-Presse FLORENCE ¦ Un vandale s'est attaqué hier au David de Michel-Ange dans la galerie de l'Académie à Florence, brisant le doigt d'un pied de la statue.L'homme \u2014 Piero Cannata, un chômeur sicilien de 47 ans \u2014 s'est approché de la statue, entourée de touristes, dressée au centre de la galerie sur un haut piédestal, avant de tirer soudainement un marteau de son blouson et de la frapper.Les visiteurs, après un instant de stupeur, l'ont maîtrisé.Les coups de marteau ont fait sauter une partie d'un doigt sur un demi-centimètre.Les fragments ont été retrouvés sur le socle, ce qui devrait faciliter le travail de restauration.C'est la deuxième fois qu'une oeuvre de Michel-Ange est l'objet de déprédations de vandale après la Pieta du Vatican dont le visage avait été endommagé par un déséquilibré en 1972.Après des travaux de restauration, la Pieta fut de nouveau exposée au public mais derrière une paroi de verre anti-ballet chères sera versé à plusieurs oeuvres de charité.Al Zuccaro a précisé que des personnes sont venues de dix États pour participer aux enchères.Au moins 500 billets, de 45$ chacun \u2014 ont été vendus pour l'occasion.Durant la vente, a indiqué Zuccaro, le soutien-gorge était exposé dans une vitrine gardée par deux gardiens de sécurité.Bar /' Les acquéreurs du soutien-gorge de Madonna ont l'intention de l'exposer dans la vitrine de leur restaurant.¦ Snectacles SUITE DE LA PACE C8 > CSK Sam., dim.: 13 h 05,15 h 05,17 h 05.19 h 05,21 h 05; tous les soirs: 19 h 05.21 h 05.IL DANSE AVEC LES LOUPS Ontpfcx Centre-VKie (4).Tous les jours: 13 h 30.17 .20 h 30.Dauphin (1).Ven.: 20 h; sam.: 14 h.20 h 30: dim.: 13 h 15.17 h.20 h 30; du lun.au Jeu.: 20h.Omeca(2, Longueutf).ousles soirs: 20 h 45; sam.dim.: 15 h 10.20 h 45.IMAX - L'EAU ET LES HOMMES Vieux-Port de Montréal.Tous les jours de 10 h a 21 h 30.FHm aux 45 minutes en complément de l'exposition EXPOTEC 91: L'Homme.ce drôle d'animal».Versions anglaises a 11 h 45.17 h 45.20 h 45.a 21 h 30 aux 45 minutes.JAC0U0T DE NANTES Complexe Desjardins (4).Tous les jours: 14 h.16 h 30.19 h.21 h 20; mere.: 14 h.16 h 30.21 h 30.JEU D'ENFANT 3 Astre (2).Sam., dim.: 13 h 10,15 h 10.17 h 10.19 LES GRANDES SÉRÉNADES yes Aimanches .STANDARD LIFE I4h30 li- septembre RICHARD HOENICH, chef DOMINIQUE LABELLE, soprano MOZART : Eine Kleine Nachtmusik, K 525 BRITTEN : Les Illuminations MORAWETZ : Passacaglia HAYDN : Symphonie no 104 en ré majeur, \"Londres Les enfants de 15 ans et moins accompagnés d'un parent bénéficieront d'une réduction de 50% sur le prix des billets.mtlets : 20,22$, 15,43$, 9,04$ (taxes incluses) * ¦ Sallo Wilfrid Pelletier Réservations téléphoniques / Cartes de credit acceptées Place des Ans OSM : (514) 842-9951 / Place des Arts : (514) 842-2112 Redevance de IS sur tout billet de plus de 10S ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Charles dutoit « 3 000 POINTS OFFERTS, CETTE SEMAINE, DANS LA PRESSE.Si .oir, eîtfsïiiembre du CLUB entre?le code suivant 10953091 Sinon .(imposez a Montreal ie 'Al 8688 ou, sans frais.le 1 800 5638688 \u2022 CLUB MldCù ùoûtû J LIRE LA PRESSE N'A JAMAIS ÉTÉ AUSSI EXCITANT ! h 10.21 h 10; tous les soirs: 19 h 10.21 h 10.Dernier spectacle ven., sam.: 23 h.Berri (5).Tous les jours: 13 h 30.15 h 30.17 h 30.19 h 30.21 h 30.Borte a Alms C2.St-Jean).Dim.: 13 h 15.15 h 15.19 h 15; sam.et tous les soirs: 19 h 15.Carrefour Laval (1).Sam., dim.: 15 h.21 h; tous les soirs: 21 h.Cinéma Terrebonne (4).Sam., dim., mar.: 13 h.15 h.17 h.19 h.21 h; ven.lun., mere, jeu.: 19 h.20h 50.Cme-Parc St-Eustacr» (5): dès 19 h.Le Paradis (3).Sam., dim.: 13 h.16 h 45.20 h 30; tous les soirs: 19 h 10.Longueuil (2).Ven.: 19 h; sam.: 14 h.19 h; dim.: 13 h.15 h.17 h.19; du lun.au jeu.: 19 h.JEWELS OF THE NIGHT L'Amour: 12 h 30.15 h 30.18 h 30.21 h 30.LE JOUR DES ROIS Clneplex Centre-Ville (3).Tous les jours: 13 h 30.16 h.19 h 05.21 h 05.JUICE BOX Eve: 10 h.13 h 10.16 h 20.19 h 35.JULIA A DEUX AMANTS Parisien (5): 13 h 10,15 h 10.17 h 15,19 h 20.21 h 30.JULIA HAS TWO LOVERS Loews (5): 13 h 15.15 h 15.17 h 15.19 h 30.21 h 35.Dernier spectacle sam.: 23 h 40.MERCI LA VIE Parisien (3).Tous les jours: 15 h 50.21 h 15.101 DALMATIANS Dorval (4).Sam., dim.: 13 h.Eaton(3).Sam., dim.: 12 h 25.Firrvlew(1).Sam.dim.: 12 h 30.LA PAGAILLE Dauphin it .DANSEURS BÉNÉVOLES ¦ Le chorégraphe Hugo^de Pot aura besoin de 500 jeunes danseurs bénévoles, de 9 ans, pour le tournage par Jjgç; dio-Canada d'un numéro^*»* prévision du prestigieux Q9SS Excellence de La Presses-tpite: sera télédiffusé le 20 octobre, prochain.L'enregistrement dè_ cette chorégraphie aura lieu (en principe) le 24 septembre* au Stade olympique.U reste, peu de temps d'ici là poui^nfcr péter.Alors ça presse! Aucune-expérience n'est requise.Les-jeunes que cette expérienceJii-: téresse n'ont qu'à communiquer avec avec Hugo de Pot au-(514)674-1744.Parmi les gros noms qui *» .-, , \u2022»\u2022 .
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.