La presse, 20 avril 1991, C. Cinéma
[" La Presse LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 AVRIL 1991 Montréal prend son «rôle» au sérieux.LUC PERREAULT 7 »- a 4 André Lafond ne fait pas beaucoup de bruit mais, malgré sa discrétion, il est devenu indispensable.Le commissaire au cinéma de la ville de Montréal joue à la fois le rôle d'entremetteur local et d'ambassadeur à l'étranger.«Ma première fonction, explique le commissaire dans son bureau de la Place Jacques-Cartier, est de voir à ce que ça marche bien, qu'il y ait une seule porte où frapper pour obtenir les services de la ville.Si nous n'étions pas là, le risque serait grand d'un méli-mélo.Tout le monde se marcherait sur les pieds.» L'existence d'un Bureau du cinéma de Montréal remonte à 1979.Il s'agissait au départ de coordonner les tournages qui s'effectuaient sur le territoire de la ville.Deux commissaires ont précédé M.Lafond dans cette fonction: Maurice Saint-Pierre et Guy Trinque.Le principe est simple: la ville ne peut assumer les coûts des travaux entraînés par la production d'un film sur son territoire.Elle va donc facturer chaque intervention nécessitée par un tournage, qu'il s'agisse d'un service rendu par la ville ou d'un travail effectué par un employé sous sa juridiction.Bien que M.Lafond se défende d'être tatillon, les chiffres qu'il cite parlent d'eux-mêmes: «Un film tourné à Montréal, dit-il, nécessite en moyenne une cinquantaine d'autorisations de la ville.On a déjà vu des tournages qui exigeaient entre 200 et 300 permis.On émet 7000 permis d'occupations de lieux par année.C'est beaucoup.» Pas un mais des permis Curieusement, il n'existe pas comme tel de permis de tournage à Montréal (bien qu'on commence à y penser).Il existe plutôt, nuance, des autorisations de tournage émises au nom de chacun des services de la ville concernés.En fait, à moins qu'un film soit tourné en studio \u2014 et encore \u2014, chaque déplacement en ville au coure d'un tournage exige une demande de permis.Même s'il s'agit d'une scène tournée en intérieurs, il faut un permis à cause du nombre impressionnant de camions de production et de véhicules qui encombrent la chaussée dans l'heureux quartier élu.Quand il s'agit d'un tournage en extérieurs, en pleine rue, notamment dans le Vieux-Montréal comme c'est arrivé en 1990 notamment pour L'Ange noir et La Sarrazine, alors là, il faut s'attendre à ce que la ville se montre impitoyable au chapitre des règlements.On ira même jusqu'à obliger les maisons de production à dédommager les résidents d'un secteur perturbé par un tournage.Au pire, il faudra demander l'accord de tous les résidents concernés avant de tourner.«Il se fait de plus en plus de tournages à Montréal, explique André Lafond.Ceci entraîne l'intervention de plus en plus fréquente des employés de la ville.Qu'il s'agisse d'enlever des lampadaires (et de les replacer à la fin du tournage), de changer des noms de rue, d'éliminer des parcomètres ou des bornes-fontaines, ces travaux-là, on est obligé de les facturer.» Les frais directs entraînés par les autorisations de tournage représentent une part non négligeable du budget d'un film.Pour tourner dans un lieu public, le producteur devra, par exemple, produire la preuve d'une assurance responsabilité d'un million de dollars.Pour une petite production, cette assurance peut entraîner un déboursé de l'ordre de 50 à 60 $ par jour, davantage évidemment s'il s'agit d'une super-production.Quand un policier doit détourner le trafic pour les besoins d'un tournage, la facture de son salaire \u2014 75 $ l'heure \u2014 sera refilée à la production concernée.Une logistique complexe Au moins un mois avant le début d'un tournage, la production doit fournir au Bureau du cinéma un plan détaillé du tournage ainsi qu'une description de l'action.Les fonctionnaires vont éplucher scrupuleusement le scénario, non pas dans le but de le censurer, mais afin d'en prévoir les conséquences directes sur l'activité urbaine.On serait étonné par la logistique complexe que nécessite un tournage.Il y a suite a la page c6 Qu'il s'agisse de maquiller une rue du Vieux-Montréal pour lui donner un air étranger ( ici parisien ), ou de régler les problèmes de circulation causés par un tournage, tous doivent franchir la même porte, celle du commissaire au cinéma de la ville de Montréal.i Sept ans pius tard, la fête « intime » est devenue événement international NUGUET7E RGBERCE \\ n 1983, une dizaine d'amis de l'Afrique, Québécois «de souche» ou d'implantation plus récente, constatent le vide d'information culturelle sur l'Afrique au cinéma comme à la télévision.Formé surtout de gens d'images et de journalistes sensibilisés aux cultures africaines, ce groupe décide d'organiser quelques fournées du cinéma africain pour pallier cette lacune.L'événement, qui se tient enfin à Montréal en 1985, connaît un succès tel qu'il faut le rééditer l'année suivante.Et l'année d'après.Sept ans plus tard, des milliers de fidèles de cette fête audiovisuelle annuelle ne la rateraient pour rien au monde.* «L'an dernier, les diverses activités du festival Vues d'Afrique, dont Les journées du cinéma africain et créole constituent la pièce de résistance, ont attiré plus de 10000 personnes», se réjouit Françoise Wera, membre du comité d'organisation, qui prévoit une affluence encore plus forte aux Journées^ 1991 qui ouvrent lundi et couvrent toute la semaine.Si la clientèle de Vues d'Afrique se compose aux deux-tiers de Québécois d'origine, Vto vkm suite a la pace c 5 Le poète québécois Paul Chamberland et le comédien Lobo Dyabavadra dans une scène de La Manière Nègre, un film de Jean-Daniel Lafond.GAGNANT DE 7 OSCARS -DONT- MEILLEUR MEILLEUR REALISATEUR: KEVIN COSTNER MEILLEURE ADAPTATION CiNcrtLxOmi An PICTUMS m -r À fr-s d.mm m mm m À LA DEMANDE GÈNtKALE.M4JNTENANT À L'AFfliHE DANS PLVSItL'KS CINEMAS DESJARDINS oinmocMAw LE DAUPHIN.>tAp»rw puts tmxnn t_ JOLIE TT E XXU'If TERREBONNE «Oïl, CM»MM CX' COI» AU Ml RDMOOKl MAlàOft OUCMfMA TROIS-RIVIERES ' ituft-M-im 5 i sT-Jfc AN It A ST-JEROME CAWWfTOUW Og NQ*Q t ja»m»nt à lamcfM 1% va»»*>n originate angialM aui Ll F AUBOUWO.IXCAME « POaNTC-CLAMt C2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 AVRIL 1991 M tj M H M m LA PRESSE A VU L'intello et l'idiot, deux étourdis ROSENCRANTZ AND GUILDENSTERN ARE DEAD LUC PERREAULT x- \"|| Inspiré de deux personnages de rlamlet qui finissent au bout d'une corde sans trop savoir ce Qu'ils venaient faire dans cette ^histoire racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur, qui Se signigie rien», le film de Tom ^toppard apparaît davantage comme une réflexion sur le théâ-Cte qu'une entreprise originale mv le plan cinématographique.;**Au départ, il y a eu, bien sûr, \u2022Shakespeare qui a confié à ces rijeux étourdis du nom de Rosen1 crantz et Guildenstern un rôle de 3uasi figurants.Us n'apparaissent ne dans une scène ou deux de la pièce.Ils reçoivent surtout la mission d'accompagner Hamlet en Angleterre sur un bateau où normalement devrait l'attendre la mort.La mauvaise surprise \u2014 le titre, une réplique tirée de la pièce, enlève à ce propos tout suspense \u2014 sera plutôt pour eux, conséquence d'une ruse du futé Hamlet.jComme ces deux noms ont fini par prendre dans la culture an- glo-saxonne un relief particulier, il était naturel que quelqu'un écrive un jour une pièce après avoir cette fois recentré l'action de Hamlet sur eux.C'est ce qu'a fait Tom Stoppard, retenant 250 lignes de la pièce originale comme toile de fond.En braquant les projecteurs sur ces deux personnages pris en gros plan, il proposait une réflexion intéressante, assez proche par moments de Becket et de Ionesco.Portée à l'écran, l'entreprise laisse toutefois fortement transparaître ses origines scéniques.On est tout de même surpris que Cet exercice, plus artificiel que brillant, ait remporté le Lion d'or de Venise l'an dernier.La première scène donne déjà le ton.On y voit nos deux héros galopant en rase campagne, en route pour le château d'Elseneur.Pendant ce qui semble être une éternité, Guildenstern (Tim Roth) va réussir 150 fois à faire tomber sur le côté face une pièce de monnaie trouvée sur la route.Mauvais présage.L'intellectuel du duo aura par la suite l'occasion de pressentir un certain nombre de lois physiques (celle de Newton, le principe d'Archimède, entre autres) qui auraient suffi, dans une autre vie, à lui assurer la gloire.Mais, face au pragmatisme de son idiot de collègue (Gary Oldman), ce Don Quichote sans moulin à vent va# assister docilement à l'accomplissement de sa destinée.Entretemps, Stoppard nous aura diverti à l'aide d'une troupe d'acteurs à la tête de laquelle apparaît Richard Dreyfuss.Paradoxe du comédien, réflexion sur l'être et le paraître, vérité du jeu ou jeu de la vérité: à force de faire du sous-Shakespeare, Stoppard offre malgré tout au spectateur quelques os à se mettre sous la dent.Toutefois, en jouant constamment sur des personnages marginaux-situés à la périphérie de l'action, le film procure au même' spectateur une étrange sensation : celle d'assister à un drame depuis les coulisses.Ajoutée à la minceur de ces inventions verbales, cette sensation finit par lui enlever le peu de patience qui lui restait.ROSENCRANTZ AND GUILDENSTERN ARE DEAD, de Tom Stoppard, au Faubourg Sainte-Catherine 4.Richard Dreyfuss, Tim Roth et Cary Oldman dans une scène du film réalisé par Tom Stoppard.PLEIN FER Pauvre, pauvre Reggiani ! HUGUETTE ROBERGE Serge Reggiani: geste hésitant, diction embrouillée.¦ Dans Plein fer, Émilio, ce vieux Provençal qui se prépare pendant vingt ans à venger son fils assassiné et y arrive enfin par petit-fils interposé, devrait nous émouvoir.Or, c'est Serge Reggiani, son interprète, qu'on prend en pitié.Il fait peine à voir, l'homme fort du générique, cataracte dans l'oeil, geste hésitant et diction embrouillée par une bouche édentée dont la caméra multiplie les gros plans.Au sortir du visionnement, j'avais envie de passer le chapeau pour lui offrir un dentier! le veux bien l'admettre.Constater, flagrant comme sous une loupe puissante, le naufrage professionnel d'un artiste polyvalent que j'admirais naguère, et peut-être aussi l'ignorance totale des règles du jeu de boules, sport national des Français du Midi, ont pu m'empêcher d'apprécier à sa juste valeur ce premier film de Josée Dayan, qui n'avait jusqu'alors réalisé que des téléfilms.Avec le recul, il me faut reconnaître à Plein fer certaines qualités, la première tenant au scénario qui tisse une de ces histoires, de plus en plus rares au cinéma, vécues par plusieurs personnages d'importance à peu près équiva- lente.Les présenter, c'est résumer le film: en complicité avec un ami de toujours, un vieil homme, dont le fils a été «suicidé», a secrètement entraîné son petit-fils pour en faire un champion (du jeu de boules) et assouvir à travers lui une vengeance larvée depuis vingt ans.Ses adversaires: le champion en titre, mais surtout le politicien-caid qui règne sur le «monde de la boule», lequel n'est pas aussi innocent que le folklore régional ne le donne à penser.Si on excepte Reggiani, qui n'arrive pas à se faire lui-même oublier au profit de son personnage, les acteurs sont convaincants, sans qu'un seul ne trans- cende vraiment la distribution.Ce drame sportif est une adaptation du roman de Serge Martï-na, présent au visionnement et manifestement content de ce qu'il a vu sur écran.«L'adapta-tion est fidèle, mais pas servile, fit-il commenté.Mon livre va plus loin que le film, mais Josée Day£ri! a su en tirer tout le potentiel cin£-, matographique.» En effet, la mise en scène contribue, par l'utilisation d'effets spéciaux fort efficaces, à installer, un climat de tension qui progresse constamment jusqu'au dénouement.PLEIN FER, de Josée Dayan, au Cineptex Centre- Vil le 8.Le racisme des gens ordinaires THE LONG WALK HOME SERGE DUSSAULT M Trois Noires montent dans un autobus, paient leur place au chauffeur, descendent, remontant par la porte arrière et s'asseoient sur les banquettes réservées aux coloured people.Nous s0mmes à Montgomery, en Alabama, en 1955.Le ton du film est donné: The Long Walk Home porte sur le racisme ordinaire, si profondément ancré dans les moeurs qu'il paraît normal.Chacun est à sa place.Les femmes Planches jouent au bridge, les Noires récurent les casseroles.N'est-ce pas assez que l'esclavage ait été aboli ?Si, en plus, il fallait considérer comme des égaux ceux sur qui on avait naguère droit de -vie et de mort! /Montgomery, en 1955, a été le théâtre d'événements dont on n'a p&s d'abord mesuré l'importance.Les Noirs ont boycotté les trans- ports en commun.Plutôt se crever à marcher que de continuer à subir cette ségrégation.Ce qui oblige Odessa Cotter (Whoopi Goldberg) à se levei très tôt pour aller chez Mme Thompson (Sissy Spacek) où elle travaille comme bonne.Cinq milles de marche le matin, autant le soir.Odessa n'est pas une tète forte.Avec son travail, son mari, ses enfants, elle a trop à faire pour jouer les passionara.Mais Odessa est lucide.Elle a sa fierté.Mme Thompson n'est pas plus raciste qu'une autre.Elle n'a simplement jamais pensé à ces choses-là.Il ne lui viendrait pas plus à l'esprit d'inviter Odessa à sa table qu'à Mme Werthan d'en faire autant avec son chauffeur noir qu'elle aime bien pourtant dans Driving Miss Daisy.Mais Mme Thompson trouve normal, parce que le ménage presse, d'aller chercher Odessa en voiture pour lui éviter la longue marche.Mme Thompson n'a pas conscience de trahir son clan.Son mari (Dwight Schultz) la semonce vertement.«Te rends-tu compte?» lui demande-t-il.Compte de quoi?Puisque son mari l'y amène, elle se met à réfléchir, et ne voit pas pourquoi elle aurait tort et lui raison.Pour la première fois de sa vie, Mme Thompson lui tient tête.La situation s'envenime à Montgomery.Mme Thompson devient héroïque.The Long Walk Home est réalisé par Richard Pearce que les questions sociales ont toujours intéressé.Cameraman venu du cinéma documentaire ( Woodstock, Interview with Mv Lai Veterans et surtout Hearts & Minds), Pearce tourne des fictions tirées de la réalité.En réalisant The Long Walk Home, Pearce n'a pas cherché le sensationnel.Il y a des scènes de violence dans The Long Walk Home.Le sujet le veut.Mais rien de comparable à ce qu'on trouvait par exemple dans Mississipi Burning d'Alan Parker.Pearce veut surtout comprendre les gens ordinaires plongés malgré eux au coeur d'événements exceptionnels.11 veut montrer comment l'ignorance, l'inconscience plus que la méchanceté ou la cruauté, mènent aux pires excès si on n'y prend garde.Sissy Spacek incarne parfaitement la petite bourgeoise américaine qui a eu dans son enfance une nanny noire (qu'elle aimait tout en trouvant naturelle la ségrégation dont étaient victimes les humains de race noire.Et Whoopi Goldberg, à qui il arrive d'en mettre un peu trop, est ici d'une sobriété étonnante.Sobriété qui donne à son personnage une force et une grandeur émouvantes.THE LONG WALK HOME, de Richard Pearce, Eaton 4.Dwight Schultz et Sissy Spacek: de petits bourgeois américains.DON'T TELL HER IT'S ME PARIS IS BURNING Le rêve inversé Steve Guttenberg et Jami Certz: un bon divertissement.Un héros de roman.SERGE DUSSAULT .Ion 't Tell Her Its Me est une petite comédie sans conséquence* Inutile de chercher midi à quatorze heures, elle est uniquement faite pour notre divertissement, comme autrefois lé trtj&âtre de boulevard dont elle a lerrythme et la légèreté.Mise en scene par Malcolm Mowbray (.A Private Fonction, Out Cold, eÇç.), elle attire assez de monde pour garder l'affiche une deuxième semaine.'Après un générique assez amusant, on entre dans le vif du sujet.\u2022 Acte premier.Gus est gros, timide avec les femmes, et complètement chauve à la suite d'un long traitement en chimiothérapie.Sa soeur Lizzie se fait fort de lui trouver une belle fille qui voudra de lui.Un premier essai avec la ravissante Emily tourne court.Lizzie écrit, sous le pseudonyme de Vivec^jLamoureaux (arn ces Français!), des romans à l'eau de rose qui font rêver les femmes.Elle transformera son frère en héros de roman.Elle le soumet à un entraînement rigoureux.Ses cheveux repoussent avec le temps, sa graisse fond, ses muscles se développent.Il faut à Gus, dit-elle, une aura de mystère; Gus se donne un accent étranger, il enfourche une Harley-David-son, rencontre Emily qui ne le reconnaît pas.Deuxième acte.Qui Emily aime-t-elle vraiment?Cet étranger ou Gus?Angoisse de Gus.Culpabilité.Il a triché.Et si Emily apprend la vérité.?Troisième acte.Le dénouement sera heureux.Steve Guttenberg ( Three Men and a Baby, Police Academy) est Gus.Shelley Long ( Outrageous Fortune), sa soeur Lizzie.Et la jeune Jami Gertz ( The Lost Boys), la belle Emily.Parions qu'ils se sont amusés sur le plateau autant sinon plus que nous dans la salle.DONT TELL HER ITS ME.de'jfalcolm Mow-bray, Cineplex Centre-Ville 6 et Astre 4.SERGE DUSSAULT_ ¦ Ils voudraient être riches et célèbres.Ils ne le seront jamais.Alors ils rêvent, ils se créent un monde, changent de sexe, attendent des princes charmants qui ne viendront pas et des visons dont ils ne verront pas la couleur.Ils sont, en quelque sorte, l'image inversée du rêve américain.La cinéaste Jennie Livingston les a aperçus pour la première fois autour de Washington Square, à New York.Elle leur a consacré un documentaire, Paris Is Burning, présentement à l'affiche du cinéma Rialto.Jennie Livingston les a filmés dans la rue, dans les boîtes où ils dansent le voguing \u2014 danse complexe dont les mouvements de base s'inspirent du déhanchement des mannequins \u2014 mis à la mode, parait-il, par Madonna.Elle a recueilli leurs confidences.Le spectacle est étonnant.Travestissement, maquillage.Presque du théâtre.Mais vécu quotidiennement par ces gais, des Noirs pour la plupart, qui se prennent presque pour des Marilyn Monroe.Leur rêve: devenir légendaires comme ils disent.Ils se donnent des noms qui sonnent bien: Venus Xtravaganza, Oc-tavia Saint-Laurent (sans doute en hommage au couturier), Paris Dupree.Mais leur réputation ne dépassera guère les frontières de Harlem.Cette faune a fasciné Jennie Livingston.Elle a filmé avec tant d'entousiasme qu'elle en a souvent négligé ses éclairages.Plus grave encore: elle n'a pas su éliminer au montage les redites et lestonalités.À soixante et onze minutes, le film paraît bien long! Et Paris qui brûle, dans tout ça?Pas plus de Paris dans ce film que d'arête dans une dinde, comme disait Daudet.Il s'agit d'une de ces boites où se font les concours de voguing.Au-tant dire le.gay Paris._ PARIS IS BURNING, de Jennie Livingston, au Rialto.La faune des gais de New York, filmés sur le vif.MORTAL THOUGHTS Le jeu de la vérité LUC PERREAULT ¦ À partir du thème de la violence conjugale \u2014assez populaire merci ! ces temps-ci dans le cinéma américain \u2014, Alan Rudolph vient de concocter un thriller brillant et certainement moins superficiel que Sleeping with the enemy.Les premières images ponctuées de gros plans efficaces situent bien l'action.Face à une caméra vidéo, Cynthia JKellog (Demi Moore) a accepté de répondre aux questions de deux détectives.Ceux-ci l'interrogent sur la mort du mari de sa meilleure amie, Joyce Urbanski (Glenne Headly).Au moyen d'une série de flashbacks, le film* va alors se concen- ; trer sur ce milieu petit-bourgeois.On découvre une petite ville du New Jersey tout ce qu'il y a de plus conformiste.*Joyce et Cynthia y opèrent en commun un salon de coiffure.Toutes deux sont mariées et élèvent des enfants.Mais, contrairement à Cynthia qui a eu la chance d'épouser un homme paisible (John Pankow), Joyce a eu le malheur de tomber sur un violent ( Bruce Willis).Dès le jour de leurs noces, celui-ci va entreprendre de la brutaliser.Rudolph ne perd pas son temps dans les objections du genre: pourquoi ne divorce-t-elle pas?Il se contente de décrire l'escalade de la violence conjugale et de laisser entrevoir comme inévitable l'issue fatale.Dans ce qu'on croit être le point culminant du film, au terme d'une soirée passée à trois dans un parc d'amusement, ' on découvrira le salaud, égorgé dans la camionnette des deux associées:-.Dès lors, dans la tète du spectateur, tout parait clair.Mais la seconde partie du film \u2014 là réside l'habileté du scénaristcLpt du metteur en scène\u2014, va s'employer à Alan Rudolph ce à l'aide de deux retournements, successifs.En fait, derrière ces rer: mises en question, Rudolprr s'interroge par détective interposé sur la crédibilité de son person*, nage principal.Est-ce que Cynthia Kellog dit bien toute la vé«-té?Harvey Keitel campe avec un certain brio le détective JorjrH Woods, amateur de beignes Dun-* J kin Donuts.Cet homme qui 0C';t fait preuve d'aucune compassiqrj apparente (contrairement à fa-collègue \u2014 Billie Neal\u2014 qui PSS'#f siste à ses côtés) interprète son: f sale boulot comme un exercice qui consiste à forcer le témoin S se contredire et à l'amener à $ç; trahir ou à trahir l'autre.£ Le dispositif choisi (une piècÇ;.nue, une grande table et une u w u m in mi r il TFTK\", '.v LE FAUB0URC H» îlt.WUC STECATHERINE 0 .aoc A L'AFFICHE} kit U41.TRANSCANADIENNE DECARIE OlCAill SUD 0E JEAN-TALON iVv CARREFOUR LAVAL 2U0.B0UL LE CARREFOUR astre M» BOUL IAC0RDAIRE 75 Au cinéma cette semaine C4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 AVRIL 1991 CINÉMA AIR AMERICA (VF.) Ciné-Parc Saint-Eustache (1).Ven., sam.,dim.: dès 19 h.ALICE (V.F.) Cinepiex Centre-Ville (4).Tous les jours: 13 h 45.16 h 30.19 h 10.21 h 20.BEAUTIES & THE BEAST Eve: 10 h 10.13 h.15 h 50.18 h 40.21 h 30.CADENCE Eaton (1): 12 h 05.14 h 15,16 h 25,19 h 05.21 h 20.Uval (2).Tous les soirs: 19 h 30.21 h 30; sam.dim.: 13 h.15 h 10.17 h 20.19 h 30.21 h 30.Versailles (4).Tous les soirs: 19 h.21 h; sam.dim.: 13 h, 15 h.17 h, 19 h, 21 h.Dernier spectacle sam.: 23 h.CAREER OPPORTUNITIES Cinepiex Centre-Ville (6).Tous les jours: 13 h 05.17 h.21 h 10.CHÂTEAU (LE) DE MA MÈRE Complexe Desjardins (4).Tous les jours: 13 h 15.15 h 20.17 h 10.19 h 15.21 h 15.CLASS ACTION Cinéma Égyptien (1).Tous les jours: 13 h, 15 h 10.17 h 20.19 h 30,21 h 45; mere.: 13 h, 15 h 10.17 h 20.21 h 45.Place Alexis Ninon (3).Tous les Jours: 13 h 30, 16 h 05.19 h 15, 21 h 35.Pointe-Claire (2).Sam., cHm.: 13 h 15,16 h, 19 h 15.21 h 30; tous les sdirs: 191> .13,21 h 30.CONFRONTATION A LA BARRE Carrefour du Nord (2.Saint Jérôme).Tous les soirs: 19 h.21 h 05.Cinéma Joliette (2).Sam., dim.: 13 h 30.16 h, 21 h 30; tous les soirs: 19 h, 21 h 30.Cinepiex Centre-Ville (9).Tous les jours: 13 h 15.16 h 15,19 h 05, 21 h 20.COUPABLE PAR ASSOCIATION Carrefour Laval (4).Sam., dim.: 13 h Os, 15 h 15.17 h 20,19 h 30,21 h 33; tous les soirs: 19 h 30, 21 h 35.Cinema Terrebonne (1).Ven., sam., dim., mar.: 13 h.15 h 05.17 h 10.19 h 15.21 h 20; lun., mere., jeu.: 19 h 10.21 h 20.Dernier spectacle ven.sam.: 23 h 20.Complexe Desjardins (3).Tous les jours: 13 h, 15 h 10.17 h 20.19 h 30.21 h 40.CYRANO DE BERGERAC Cinéma Terrebonne (3).Tous les soirs: 20 h4 5.Parisien (6): 12 h 30.15 h 20.18 h 15.21 h 05.DAMES CALANTES Parisien (4): 12 h 20.14 h 40.17 h, 19 h 05,21 h 25.DANCES WITH WOLVES Décarie (1).Sam., dim.: 20 h; tous les soirs: 20 h 30.Faubourg Ste-Catherine (2).Tous les jours: 13 h 30,17 h, 20 h 30.Pointe-Claire (4).Sam., dim.: 13 h 30.17 h.20 h 15; tous les soirs: 20 h 15.DÉCALOCUE Ouimetoscope.Sam.: 19 h.Dim.: 19 h, 21 h 30.DEFENDING YOUR LIFE Cinéma V (1).Tous les soirs: 19 h.21 h 25; sam.dim.: 13 h.15 h 30.19 h, 21 h 25.Dorval (4).Tous les soirs: 18 h 45.21 h 15; sam., dim.: 13 h.16 h 15.18 h 45.21 h 15.Greenfield (3).Tous les soirs: 19 h 10.21 h 30; sam.dim.: 12 h 10.14 h 30.16 h 50.19 h 10.21 h 30.Loews (1): 12 h 15.14 h 30.16 h 50,19 h 15, 21 h 35.Dernier spectacle sam.: 23 h 50.Pine (1.Sainte-Adèle).Tous les soirs: 20 h; sam.: 19 h.21 h 50.DENOMME (LE) Parisien (5): 13 h 20,16 h.18 h 45.21 h 15.DE QUOI J ME MÊLE ENCORE Eaton (5).Sam., dim.: 12 h.Laval (1).sam., dim.: 15 h, 19 h 20.Oméga (1.Longueuil).Tous les soirs: 19 h 15.21 h; sam.dim.: 13 h, 14 h 50,16 h 30,19 h 15, 21 h.- Versailles (2).Tous les soirs: 19 h 20,21 h 20; sam., dim.: 13 h 20,15 h 20,17 h 20.19 h 20, 21 h 20.Dernier spectacle sam.: 23 h 20.DÉTOUR EN ENFER .Berri (5).Tous les soirs: 20 h, 22 h.Brossard (3).Sam., dim.: 19 h 15, 21 h 15; tous les soirs: 21 h 15.Capitol (Saint-Jean).Tous les soirs: 21 h.Carrefour Uval (3).Sam., dim.; 19 h, 21 h 10; tous les soirs: 21 h 10.Cinéma Capitol 11, Drummondville).Tous les soirs: 19 h, 21 h 30.\"Cinéma Joliette (3).Tous les soirs: 19 h, 21 h ¦ a _ -.« + 30.Cinéma Terrebonne (5).Ven., sam.dim., mar.: 13 h.14 h 45.16 h 30.18 h 15.20 h.21 h 45; lun., mere, jeu.: 19 h 10.21 h.Paradis (3).: Sam., dim.: 13 h, 17 h, 21 h; tous les soirs: 19 h 15.21 h.DON'T TELL HEfc IT'S ME Astre (4).Sam., dim.: 13 h, 17 h, 20 h 45; tous les soirs: 19 h.21 h.Cinepiex Centre-Ville (6).Tous les jours: 14 h 50,19 h.DOORS (THE) # imperial: 12 h 30.15 h 25.18 h 20.21 h 15.ECHELLE DE JACOB Versailles (6).Tous les soirs: 18 h 30.21 h; sam.dim.: 13 h 30.16 h.18 h 30.21 h.Dernier spectacle sam.: 23 h 30.ÉCOLE (L) DE SKI S'ENVOLE EN L'AIR Ciné-Parc ST-Eustache (3).Ven.sam., dim.: des 19 h.EDWARD AUX MAINS D'ARGENT Carrefour du Nord (2, Saint-Jérôme).Ven., sam., dim.: 13 h 30,16 h.EVEIL (L ) Cinepiex Centre-Ville (2).Tous les jours: 13 h, 19 h.Dauphin (2).Sam., dim.: 13 h 30.16 h, 19 h, 21 h 30; tous les soirs: 19 h, 21 h 30.FALLING OVER BACKWARDS Eaton (5): 12 h, 14 h 20.16 h 40.19 h.21 h 25; - sam.dim.: 14 h 20.16 h 40.19'h.21 h 25; lun.: 12 h.14 h 20.16 h 40,21 h 25; jeu.: 12 h, 14tl20,16h40, 21 h 45.FIELD (THE) Eaton (6): 12 h 10.14 h 30,16 h 45.19 h 10, 21 h 30; mar.: 16 h4 5,19 h 10.21 h 30.FIVE (THE) HEARTBEATS .Cinepiex Centre-Ville (2).Tous les jours: 16 h.21 h 25.GLOIRE (LA) DE MON PÉRE Cinepiex Centre-Ville E PRODUCTIONS AUDIOVISUELLES\t\t\t\t\t\t\t\t \tTOURNÉES À MONTRÉAL\t\t\t\t\t\t\t\t \t1983\t\t-1990\t\t\t\t\t\t 1\t1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990\t\t\t\t\t\t\t\t LONGS METRAGES\tCAN.\t8\t10\t21\t25\t22\t28\t33\t41 \tUS\t5\t6\t4\t10\t14\t10\t2\t4 TOTAL\t\t13\t16\t25\t35\t36\t38\t35\t45 COURTS MÉTRAGES\tCAN.\t12\t10\t23\t18\t27\t37\t46\t33 ET DOCUMENTAIRES US\t\t0\t0\t0\t0\t0\t3\t1\t6 TOTAL\t\t12\t10\t23\t18\t27\t40\t47\t39 VIDEOS\t\u2022 CAN.\t0\t0\t15\t29\t30\t48\t45\t58 * \tUS\t0\t0\t0\t0\t0\t4\t4\t5 TOTAL\t\t0\t0\t15\t29\t30\t52\t49\t63 FILMS ÉTUDIANTS\tCAN.\t12\t11\t11\t21\t20\t21\t30\t31 \tUS\t0\t0 ,\t0\t0\t0\t0\t0\t2 TOTAL\t\t12\t11\t11\t21\t20\t21\t30\t33 COMMERCIAUX\tCAN.\t30\t30\t31\t33\t46\t68\t71\t117 \tUS\t0\t0\t10\t10\t10\t20\t16\t21 TOTAL\t\t30\t30\t41\t43\t56\t88\t87\t138 TÉLÉVISION\tCAN.\t4\t4\t37\t41\t60\t99\t105\t190 \tUS\t0\t0\t2\t3\t0\t10\t5\t29 TOTAL\t\t4\t4\t39\t44\t60\t109\t110\t219 DIVERS\tCAN.\t10\t10\t27\t17\t14\t46\t40\t80 \tUS\t0\t0\t0\t0\t4\t5\t12\t26 TOTAL\t\t10\t10\t27\t17\t18\t51\t52\t106 ENSEMBLE DES\tCAN.\t76\t75\t165\t184\t219\t343\t370\t550 PRODUCTIONS\tUS\t5\t6\t16\t23\t31\t49\t40\t93 TOTAL\t\t81\t81\t181\t207\t250\t392\t410\t643 SOURCE : VILLE DE MONTRÉAL, BUREAU DU\t\t\tCINÉMA.\t\t\t\t\t\t CES STATISTIQUES SONT LE FRUIT 0'\t\t\tUNE COMPILATION DE\t\t\t\tDONNÉES PRO-\t\t VENANT DE NOS\tARCHIVES.ELLES ONT ÉTÉ RÉAJUSTÉES LE\t\t\t\t\t\t28 NOV.1990.\t\t EN FONCTION DU\tREGROUPEMENT DE\t\t: CERTAINES\t\tPRODUCTIONS ET SÉRIES.\t\t\t\t fit pour eux que la rue choisie suggère un paysage d'Europe.Le pouvoir de transformation du cinéma, la magie, si l'on veut, fait le reste.Pour Les Modernes, Alan Rudolph a résolu le problème délicat de suggérer le Paris de l'en-tre-deux-çuerres avec des plans serrés qui ne montraient que des détails.» Des retombées L'activité économique engendrée par les tournages est loin d'être négligeable.André Lafond l'évalue présentement autour de 500 millions de dollars par année.Le volume des productions est impressionnant : 643 l'an dernier, selon les statistiques de la ville.Ces données incluent toutes les formes de production, des professionnels jusqu'aux amateurs, étudiants inclus.Mais dans la catégorie professionnelle, on note tout de même 41 longs métrages et téléfilms tournés à Montréal en 1990.«Nous avons, dit-il, une production québécoise importante, de loin la plus importante au pays.» 11 n'existe en fait, selon lui, que trois centres de création originale importants en cinéma en Amérique du Nord : Los Angeles, New York et Montréal.À Chicago, Philadelphie, Toronto ou Vancouver, on se contente d'exécuter des commandes conçues ailleurs.mrji UNE PRESENTATION DE BELL CANADA Lo cinéma IMAX au Vieux-Pot t Montréal P t tonséignerrtents Bell r.K\\< U Un nouveau regard sur la Terre.Le tout dernier film IMAX.CFCFÔOO \u2022¦ Une experience inoubliable 1 Des\" irnages Inédites, saisissantes: 42 minutes palpitantes et bouleversantes.Un :Jes rares films qu'on peut qualifier d'essentiel.\u2022 H* /Vo!;e/ye.i J | VtVtHîlCiVU ' (514)522 1245 1 800-361-4 595 CINÉMAS ClNEPLEX ODEGN BaSMPILM Paui tnlotméhon jpprfe/ £S5HÂIE2>3 C»ci»« Acceptât SAQ-BEI 1 M \u2022.[fiÂGSE SSU.ii%m \\oiif^i: De FÉRID BOUGHEDIR FRANCE: - Cannes (Mai 90): - Bastia (Oct.90): SUISSE: - Vcvcy (Août 90):.ITALIE: -CirTop» (*oût 90): USA: - Las Vegas ($ept.90): - Chicago (Oct.90): ESPAGNE: - Valencia (Oct.90): TUNISIE: Prix du Public: Mention Spéciale et Médaille Spécifique L'Olivier d'Or (Grand Prix) y Le Pierrot - Prtix du Meilleur Espoir du Festival International du Film de Comédie Médaille d'Or du Meilleur Film au Festival International du Film de la Jeunesse Grand Prix Spécial du Jury Prix de la Meilleure Image Prix de la Meilleure Première Oeuvre Palmier d'Or de la Mostra de Valencia (Grand Prix) - Festival de Carthage - (Nov.90): - V Le Tanit d'Or (Grand Prix) Prix de la Meilleure Interprétation Masculine Prix de la Meilleure Mise en Scène Prix UNESCO prâ i film DES LE 26 AVRIL! DÈS LE 26 AVRIL! .' \u2022 .\"\u2022*\".' ,;v; \u2022 \u2022 .-.\u2022 Simple étudiant on le prend pour un espion.Tout ce qu'il a à faire maintenant, c'est secourir une jolie fille; sauver' l'Europe toute entière, et terminer son cours secondaîrë7~~ Pas de problème.RICHARD Gff/ECO UÂND UHABÎT FAIT L'ESPION Voilà ce qui arrive quand on nous prend pour un autre.version française de ?IF LOOKS COULD KILL\" Un Sx*ro fcr » UCA Reas Coos rc & ^.WILLIAM DEAR * RICHARD GRIECO l\" LINDA HUNT ROGER REES ROBIN BARTLETT POSTER BELLIOT SCHICK sï:FRED DEKKER \"-ÏCRA1G ZADAN « NEIL MERON tan h en ¦ VURNIN MKi* y-i » i.vi » .«il «s» m DÈS LE 26 AVRIL! « La concurrence est féroce.J'ai déjà vu des producteurs américains être kidnappés à Dorval par nos compétiteurs de Toronto» C'est au chapitre des longs métrages étrangers toutefois, en particulier américains, qu'André Lafond s'inquiète.Il s'en était tourné 14 en 1987.L'an dernier, seulement quatre, soit deux de plus que l'année précédente.Pendant ce temps, l'an dernier, il s'en est tourné entre 70 et 75 à Toronto.«Mais il n'y a rien dans ces films sur le plan de la culture to-rontoise.Sur le plan économique, par contre, ça marche.Bien sûr, depuis 1985-87, on s'est fait dépasser par Toronto et Vancouver.» Il explique ce transfert par le fait que Toronto a investi entre 200 et 300 millions en infrastructure.Pendant ce temps, à Montréal, c'était la division.Chacun voulait sa Cité du cinéma.«Il est temps d'accorder nos violons», dit-il.Il pense y parvenir par la création d'un comité de concertation qui est déjà en voie de formation.Entre-temps, le commissaire ne néglige pas son autre mission, celle d'ambassadeur de notre cinematographic à l'étranger.II effectue dans ce but chaque année trois ou quatre voyages à Los Angeles, frappant à la porte des studios, faisant la promotion de Montréal auprès d'influents vice-présidents.« La concurrence est féroce.l'ai déjà vu des producteurs américains être kidnappés à Dorval par nos compétiteurs de Toronto.Là, pour eux, c'est pratiquement la banlieue.Us ont du personnel permanent sur place.Tandis que nous, «up north », c'est l'exotisme.» Tout laisse croire que la côte sera longue à remonter.Le commissaire André Lafond.P Xaris is urning LA.Film Critics 1990 MEILLEUR DOCUMENTAIRE Sundance Film Festival 1991 «Beao, vivant, intelligent, exploratoire.» Trence Rafforty, ThmHiw Yorker «Éblouissant et émouvant.Extraordinaire.» Myron Mtittl, Film JoumMt «Sensationnel, électrisant.Mon film préféré.pour longtemps.» Otoreia Brown, Vlllëg* Voie*.Vendredi, samedi, dimanche: 7:15 & 9:3n Lundi, mardi et dimanche: 9:30 Mercredi: 7:15 Rialto 5723 Ave.du Parc \u2022 274-3550 tin dm ci'eâfcôôi fawn ùz vtel ^Dominique Michel | en collaboration avec afl^PK\"^^ /u'*/n7AU £j C//f P famous; Wb*Mééb«*»* IjKAL A5AM o \u2022 s t.\u2022 % u t.o M mjjyim invitent 200 personnes à participer à la fête organisée pour les entants de LEUCAN et leurs parents à l'occasion de lavant-première de la version française du film PRINCES ii m Un hommage le jeudi 2 mai à 19h30 au cinéma du Centre Eaton.Le film prendra l'affiche le vendredi 3 mai et les profits des représentations de I9h00 et 2lh00 seront versés intégralement à Leucan, Dominique Michel sera présentée ces deux représentations.\u2022 La concours débute Faites parvenir le coupon-réponse à : Concours \"PRINCES EN EXIL\" îerî^f^aîrt 1 Mi! a/s C/FP Distribution, 8275 rue Mayrand, Montréal, (Québec) H4P 2C8 __:_Age:_ \u2022 La texte dit règlements relatif» à ce concours eat disponible chez C/FP Distribution \u2022 La valeur dee prix offerts est d'environ 1328.0K.Nom: Adresse: Ville: Code postai: Tél.: ± \\ 69474906 LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 20 AVRIL 1991 CI Un avant-goût du festival.SUITE DE LA PACE C 5 Dans les villes arables, les terrasses sont le no man's land entre la rue, territoire des hommes, et la maison, territoire des femmes.Halfaouine évoque le faubourg de Tunis où l'auteur a grandi, tandis que l'exergue l'enfant des terrasses s'applique au héros, Noura, un garçon de douze ans aussi attachant que débrouillard.Jit tombe amoureux d'une fille gui ne le prend pas au sérieux.Sur le point de quitter le monde des femmes qui l ont élevé, et pas encore intronisé dans celui des «grands» qui l'acceptent avec ré*.serve, il est désemparé, mais bien placé pour apprivoiser ses nouveaux copains de rue, en les informant sur la façon dont les femmes sont faites sous leurs voiles! Car il peut encore être admis avec sa mère au hammam (bain) des femmes.v Boughedir a réussi à retrouver la pureté de son regard d'enfant, le temps d'un tournage.Mieux encore, il a pu en convaincre les femmes du hammam, qui ont accepté d'être filmées nues, et la censure tunisienne, qui a autorisé le film.Un amoureux entêté Dans Jit, on trouve un autre héros en équilibre instable, entre deux figes.Plus tout à fait adolescent, et pas encore un homme, lit tombe amoureux fou d'une fille superbe qui ne le prend hélas pas très au sérieux.N'empêche, il demande sa main à son père, qui non seulement fixe très haut le prix de la dot, mais revise sans cesse ce prix à la hausse.Malgré Jukawa, son esprit protecteur, qui surgit à tout moment sous la forme d'une vieille dame pour le morigéner, rien ne décourage ce garçon plein de ressources.Ça fi-* nira bien! Le ton est nettement celui de la comédie.Une comédie naïve, un peu lourde par moments, mais pourtant intéressante, brodée de fantaisie et baignée de musique rythmée.Troisième long métrage du cinéaste Michael Raeburn, tourné dans la capitale du Zimbabwe.te Le J.R.du village.Tamanrasset est le nom d'une bourgade à la périphérie d'Alger, hérissée d'antennes de télévision, et où la modernité bouscule la tradition.Le titre De Hollywood Pour tourner Halfaouine, le cinéaste tunisien Ferid B retrouver ses yeux d'enfants.ira su à Tamanrasset indique bien la nature du film: satire du néo-colonialisme, celui de la télévision américaine qui, malgré sa forme en apparence souriante, n'en est pas moins une forme de l'exploitation de l'homme, par l'homme.Un film caricatural, signé Mahmoud Zemmouri.À prendre bien sûr, au second'degré.Triste, à \u2022 bien y penser.Courts métrages .Difficile de juger du court métrage africain en général, en me fondant sur les deux seuls échantillons visionnés: M'Biîga (Mon fils) et Taal Peex.Le premier raconte/malheureusement de façon trop elliptique pour émouvoir vraiment, une histoire d'enfant perdu, puis retrouvé par sa mère, avec un regard circulaire sur la' misère des enfants abandonnés en ville.Au second, sans doute \u2022plein de sens pour les Africains qui connaissent le rituel du dressage des chevaux au Sénégal, je n'ai à peu près rien compris.Ces films, et bien d'autres, seront projetés à la Cinémathèque québécoise, au cinéma Quartier Latin et au cinéma ONF du complexe Guy-Favreau.Prix des billets: 5$ à la Cinémathèque et au Quartier Latin (ou carte de cinq billets pour 20$), et 2$ au cinéma ONF.On peut obtenir le programme complet et acheter ses billets à la Cinémathèque, 335, boul.de Maisonneuve Est.1FAMOUS PLAYERS ' LE BANDn \"snaps\" provolone a jusqu' à midi poub ss transformes en honnête homme.4 \\4 wL.B*zrz?CENTRE EATON 6© 705a.S«t^a RME 98557» 12^>5-2:15-4:25-7:05-9:20 laval /versailles © Tous lot coirt 7:309:30 t*m dim 1^)03:10 5:207:309:30 Tout Itt sotrt 7^09:00 Mm dim 1.003.00 5:007:009:00 ~OUCHE TARO tam 11:00 3\\ e i r ô p q I ii \u2022! a n LOEWS VJOJBl 1:0O3K)O5:0O7«>*>: 15 COUCHE TARO tarn 11:30 LONGUEIJJ OMEGA [NEW JACK CITYSÈM Lechelle de Jacob.Tout tot MM 7*0*18 LMUQOBiTTt- s4r-n?jMmdhw1:15*»-7^00*l5i THE FIEL 100*08* 10-7:18*» COUCHE TARO Mm 11:» 1 /VERSAILLES © 1*30*00 30-4 oo-s: 1 COUCHE TARO Mm 11:» V.OJdL 12 10-2 30-4 45-7 10-9 30 mtr 4:43-7:10-0» LES CINEPHILES ACCLAMENT LE PLUS GRAND TRIOMPHE DE L'ANNÉE ! GooMas ÙgUÊtétrOSCM icoLXvom LOEWS *3) JC(807 m MMH -ttPisa- versiono.anglaise 12^)5-3.056:05* 05 GREEN CARD m «Un film touchant de vérité et de courage.Un récit émouvant du boycott des autobus à Montgomery en 1955.Sissy Spacek est sensationnelle et Wboopi Goldberg est brillante.Un des meilleurs films de l'année.» \u2014 RexReed m DORVAL PERFECT WEAPON /PALACE I 1 v.o-angiaise 12:35*80*08.7:10*» COUCHE TARD Mm 11:48 Tout tot Mirer.10*» Mm don 100*00 3 00-7:10-0» FOIS BRAVO! Des performances renversantes de Sissy Spacek et Wnoopi Goldberg.» \u2014 SUkel S* Ebert «Extrêmement intense.» \u2014 J.Lyons, SNEAK PREVIEWS WPIX-TV «Un film éloquent et mémorable.» \u2014 Judith CrUt m 1 5S32GES[m ¦ i cinema PINE lu-\" .nriiDoc»Y S Pi A K M A N vc.arMjlaise 12:15-2:30-4:45.7:00 Tout tot tOlft 8:10 \u2022*m7:10.10^)0 ilaors .- sono anglaise «Sissy Spacek et Whoopi Goldberg nous livrent une ne d'un oscai DAILY NEWS» performance solide digne d'un oscar.» k \u2014 K.Carroll, NEW YORK D Sissy Spacek Whobpi Goldbeig et Dwight Schultz 1 (XKÏ 10-5 10-7 10-9-15 COUCHE TARO mm 11:18 H» THX IMPERIAL i 12-30-3 2552O9-15 Guilty B^y Suspicion i ' CENTRE EATON 6 CD osit-cirwM< mv^>o «Sll2 ver sjon o.anglaise 00-2:20-4:40 00-0:25 CINEMA V MM Ml MtMM i CINEMA DU PARC Tout tot totrt 7:15-9:40 atm dim 1:30-4:00 7:15040 Toot lot 00*17:15-9-30 oamdAm 12:30-245 500-7:15*30 , L'HISTOIRE D UNE AMITIÉ EXTRAORDINAIRE "]
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