La presse, 24 mars 1991, Cahier A
[" #4 >\u2022 Los enfants de Duplessis -j \u2014 de Pauline GILL Page C6 ¦ 131722 28 3141 SJl 2514193536 ill _ La météo Aujourd'hui: nuageux avec périodes de pluie.Minimum -1 Maximum 5\" Demain: nuageux à partiellement ensoleille DÉTAILS CAHIER SPORTS MONTRÉAL.DIMANCHE 24 MARS 1991 107e ANNÉE N° 152 62 PAGES, 4 CAHIERS Abitibi-Temiscammgue: 55 cents îles de La Madeleine 1.00 Extérieur de la ville de Quebec (Region est): 65 cents A domicile oar porteurs : 60 cents Routes motorisées : 70 cents 50* Taxe» en sus Bonjour! Les étudiants du Collège Brébeuf sont les plus forts La personnalité de la semaine 3 BERTRAND GAUTHIER Sports ¦ Après avoir dominé le début du premier match de son existence contre le Fire de Birmingham, la Machine de Montréal a bien failli manquer de carburant au quatrième quart, mais s'en est quand même tirée avec une victoire de 20-5.Cahier Sports page 3 ¦ Sommaire Annonces classées immobilier.B11 à B13, C12 marchandises.C13 emplois.C14 et C15 automobiles.___C15 et C16 propositions d'affaires.B9 Décès.~.C15 Étes-vous observateur?.B11 Feuilleton.B13 Horoscope.-.B12 Le bridge.C14 Le monde.B1 livres.-.Cahier C Arts et spectacles______C8 a C11 «Mot mystère».C13 LfFcETVS ANDRÉ PRATTE_ e tous les étudiants admis à l'Université de Montréal depuis deux ans.ce sont ceux qui venaient du Collège Jean-de-Bré-beuf, et particulièrement ceux du programme de baccalauréat international de ce collège, qui ont obtenu les meilleures notes au cours de leur première année à l'université.Ce sont par contre les étudiants ¦ UNIVERSITÉ: Oui a le plus de chances d'être admis à l'Université-de Montréal?Autres textes et tableaux en page A 5 d'une autre institution privée de la région de Montréal, le Collège Français, qui ont obtenu les moins bonnes notes une fois arrivés à l'université.C'est ce que révèlent des statistiques officielles de l'Université de Montréal obtenues par La Presse.Jusqu'ici, l'Université refusait de rendre ces données publiques.En avril 1990, La Presse a fait appel à la Commission d'accès à l'information du Québec.Celle-ci, après avoir entendu les arguments des deux parties au mois d'août 1990, a ordonné à l'Université de Montréal, le 19 février dernier, (dix mois après la présentation de la requête) de fournir les documents demandés.Selon ces statistiques, les étudiants du baccalauréat international admis à l'Université de Montréal en 1988-89 et en 1989-90 ont obtenu au cours de leur première année une «cote Z» moyenne de 51.125, de loin la meilleure moyenne de tous les étudiants admis à TU de M ces années-là (voir tableau 1, page A 6, colonne de gauche).Le baccalauréat interna- tional est un cours collégial enrichi en fonction des normes très exigeantes de l'Office du baccalauréat international.Il est offert par le collège Jean-de-Brébcuf et, à Québec, par le Petit Séminaire.Outre les étudiants du bac international, ce sont ceux des programmes réguliers de Brébeuf ( 50.643 ), puis ceux des cégeps de Bois-de-Boulogne ( 50.603 ) et de VOIR COLLEGES EN A5 L'AGÈTATBON GAGNE BAGDAD un village du Nord MARTIN PELCHAT Le village inuit cTUmiujaq, situé à environ 120 km au nord de Kuujjuarapik ( Poste-à-la-Balei-ne), a été dévasté pendant la nuit de vendredi à samedi par un homme ivre que les policiers du Groupe tactique d'intervention de la Sûreté du Québec, dépéchés hier après-midi de Montréal, recherchent maintenant dans la toundra.Dans sa fureur, le forcené de 23 ans a saccagé sa demeure mais aussi le dispensaire du village, la radio communautaire, l'édifice municipal, le bureau de poste et les locaux de la compagnie d'aviation Air Inuit, avant de mettre le feu à la coopérative, le seul fournisseur de vivres de l'endroit.L'immeuble a été rasé, laissant le village sans réserves.La Sûreté du C~\\ 1 I C\\\\^C%f* Çr%tt ni m I diinlTlinit.,, * _ V/UVUV l v>~ taux d'environ un million de dollars.Selon des témoins, Gadk Ni- viaxie, qui travaillait occasionnellement comme messager pour le dispensaire, se livrait à son oeuvre de démolition en criant «Pray to God!» Le jeune Inuk était encore sous le coup d'une probation car il y a un an, il avait commis un vol à main armée aux locaux de la radio communautaire, celle-là même qui aujourd'hui n'est plus en mesure d'émettre tant les dommages y sont importants.Umiujaq ne dispose d'aucun VOIR VILLAGE EN A2 PHOTO AP Un réfugié demande à manger aux membres d'une équipe de secours installés sur un véhicule militaire dans la ville de Safwan, en Irak.La 3e division blindée américaine a aménagé un centre d'aide médicale et de distribution d'aliments pour les réfugiés qui fuient l'Irak.Remaniement «cosmétique» à la tête du régime irakien ¦ La contrebande de cigarettes représente un marché évalué à près de 800 millions au Québec.Avec la hausse successive des taxes sur le tabac, la cigarette est en effet devenue une denrée si précieuse, qu'on se demande s'il ne faudra pas transporter les cartouches dans des camions blindés, rapporte la journaliste Michèle Ouimet de La Presse.À lire en page B6 AsKriVil f il LETABAC DE d'après AFP et Peu ter MANAMA n nommant ou en conservant la plupart de ses proches et de ses vieux compagnons de route aux postes les plus importants du gouvernement, à commencer par M.Saadoun Hammadi qui devient premier ministre, le président irakien Saddam Hussein a tourné le dos hier aux promesses d'ouverture faites la semaine dernière.Ce nouveau gouvernement de 24 membres aura pour tâche prioritaire de faire face à l'insurrection irakienne.Vigoureuse au Kurdistan, celle-ci toucherait aussi Bagdad, où, selon l'opposition basée à Damas, l'état de siège aurait été proclamé après la découverte d'une tentative de putsch contre Saddam Hussein.En revanche, le soulèvement semble marquer le pas dans le sud du pays.Aux termes d'un décret présidentiel signé hier, Saddam Hussein a donc pouf la première fois nommé un premier ministre.11 s'agit du musulman chiite Saadoun Hammadi.Vieux routier du parti Baas, celui-ci était vice-premier ministre dans le gouvernement sortant, dirigé par Saddam Hussein lui-même.Ce remaniement ministériel avait été précédé vendredi par la nomination à la vice-présidence de Taha Yassin Ramadan, jusqu'alors premier vice-premier ministre.Il ne modifie guère le paysage politique, les principaux VOIR IRAK EN A2 Deux ans après, la «découverte du siècle» est tombée dans l'oubli d'après UP1 SALT LAKE CITY ¦I y a eu deux ans hier, on apprenait que deux chimistes avaient réussi la fusion à froid dans des contenants de verre remplis d'eau, un exploit scientifique que les chercheurs essayaient de réaliser depuis de nombreuses années.Aujourd'hui, les employés du laboratoire de l'Université de l'Utah, a Salt Lake City, créé à la suite de ce qui apparaissait comme une grande réalisation scientifique, se cherchent du travail et tout l'émoi causé par ce qui semblait être la découverte la plus extraordinaire du siècle a disparu.La percée que disaient avoir réalisé les deux chimistes a été discréditée.L'annonce faite par Stanley Pons, professeur de chimie à l'Université de l'Utah, et Martin Fleischmann, professeur de chimie à l'Université de Southampton en Angleterre, en a fait instantanément des vedettes pour les médias.On les a vus alors à la télévision et dans les journaux du monde entier.Ils ont relaté leurs travaux devant de nombreuses tribunes, y compris au Congrès des Etats-Unis.Les contribuables de l'Utah leur ont octroyé 5 millions pour poursuivre leurs recherches.Leur, découverte, si elle avait été réelle, aurait pu assurer une source presque illim-mitée d'énergie propre et relativement peu coûteuse.L'énergie provenant de la fusion à froid produirait pratiquement aucune pollution et, contrairement à la fission nucléaire, ne laisserait pas de déchets radioactifs dangereux et ne présenterait aucun danger de fontes.Mais les chercheurs partout dans le monde demeuraient fortement sceptiques.Les deux scientifiques déclaraient avoir produit la fusion à froid en immergeant une barre de palladium enveloppée de platine dans un contenant d'eau lourde \u2014 l'eau dans laquelle l'élément d'hydrogène était remplacé par l'élément de deuterium.Les chercheurs avaient indiqué qu'un courant électrique passant dans le dispositif avait poussé les atomes de deuterium à se fondre dans la structure du palladium, entraînant une libération d'énergie quand les neutrons, et une forme d'hélium, se séparent.L'assemblée législative de l'Utah se réunit alors en session spéciale après l'annonce du 23 mars 1989.Sur l'insistance du gouverneur Norm Bangerter, les parlementaires affectèrent 5 millions pour poursuivre les recherches sur la découverte.Toutefois, les recherches ultérieures effectuées dans le monde n'ont pas permis de vérifier la validité des résultats.Stanley Pons a depuis quitté les États-Unis et travaillerait en France.Fleischmann est retourné en Grande-Bretagne.La fusion à froid n'est plus un sujet qui passionne.L'Institut national de la fusion à froid a l'université de l'Utah se préparc à fermer ses portes, l'octroi de 5 millions arrivant à épuisement.Il n'a pas été possible de rejoindre Pons ou Fleischmann pour recueillir leurs commentaires, mais ils ont toujours soutenu en public qu'ils avaient coopéré dans toute la mesure du possible.Une communication scientifique qui doit être publiée bientôt dans le Journal of Electroanalytical Chemistry pourrait redonner foi à leurs affirmations, pense le directeur de l'Institut, Fritz Will.Une équipe de recherche du China Laka Naval Weapons Center en Californie prétend avoir reproduit les résultats obtenus par les chercheurs de l'Utah, a-t-il précisé.Hal Fox, directeur du Fusion Information Center, organisme privé indépendant du NCFI, a dit pour sa part s'attendre à des déclarations négatives de la part des adversaires de la fusion à froid.En fait.Fox a accusé les défenseurs des procédés de la fission nucléaire de manoeuvrer pour dissimuler la vérité.?I nonacev | 9555, HENRI-BOURASSA EST MONTRÉAL H1E1P8 A2« LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 24 MARS 1991 \u2022te 4 finit pas de se battre avec son Histoire LOUIS B.ROBIT AILLE L collaboration spéciale c poids de l'Histoire en France n'a bien sûr rien à voir avec tout ce qu'on peut constater à ce chapitre en Amérique.Aux États-Unis en particulier, on a tendance à tirer un trait, à la fois sur l'atroce guerre \u2014 civile \u2014 de Secession, ou sur les cauchemars du Vietnam.La France ne sort pas de son passé ou y revient toujours \u2014 et peut-être plus que la moyenne européenne.Des traditions, des idéologies vieilles de plusieurs siècles montrent encore leurs traces.On trouve encore des opposants à la révolution de 1789, et chaque année quelques centaines de monarchistes «célèbrent» l'anniversaire de l'exécution de Louis XVI.Il a suffi d'un nom \u2014 celui d'un universitaire totalement obscur \u2014 lâché dans les médias pour mettre le feu dans les médias et milieux intellectuels parisiens.Pendant dix jours, «l'affaire Boudard» a tenu la vedette dans tous les médias «importants» de Paris, avec avalanche de témoignages et de prises de position contradictoires.La France, malgré sa fascination de l'Histoire, avait jusqu'ici à peu près réussi à éviter les épisodes les plus sanglants, douloureux et parfois honteux de son Histoire la plus récente: l'Occupation et le pétainisme, mais aussi les deux grandes guerres coloniales, celles du Vietnam et de l'Algérie.Comme si, au fond, chacun craignait d'ouvrir cette terrible boîte de Pandore et de réveiller les vieilles passions bien françaises.Il y a bien eu quelques grandes polémiques sur la collaboration mais, à chaque fois on a essayé d'éteindre l'incendie et de reporter à plus tard l'examen «global».En espérant que les très mauvais souvenirs meurent d'eux-mêmes.Sur l'Indochine et l'Algérie, l'héritage est à la fois tellement empoisonné et tellement proche que, lorsque quelqu'un soulevait une vieille «affaire», tout le monde s'entendait pour l'étouffer.L'affaire Boudarel L'affaire Boudarel, qui vient de faire des dizaines de pages dans les grands journaux, c'est l'une des faces de la décolonisation.Pas la pire (qui est algérienne), l'autre: l'Indochine.Âgé de 64 ans, à quelques mois de la retraite, un modeste professeur d'histoire (du Vietnam), Georges Boudarel, reconnu par hasard par un ancien prisonnier français d'Indochine, est dénoncé comme un traître à la nation et, une fois passé au Vietminh, un tortionnaire de ses propres compatriotes, plus exactement dans le camp 113, où deux Français sur trois mourront de faim, de maladie, d'absence de médicaments.«Démasqué» par un ancien ministre de Giscard, menacé de poursuites judiciaires pour «crimes contre l'humanité», Boudarel est devenu du jour au lendemain une «vedette», et la polémique \tPARIS \tFRAN ; est nationale.D'un côté, beaucoup de gens qui le traitent de «tortionnaire», de l'autre une vingtaine d'intellectuels qui le «défendent», bien qu'avec des nuances.En réalité, l'étonnant itinéraire de Georges Boudarel incarne si bien \u2014 jusqu'à la caricature \u2014 les affrontements français sur la décolonisation que la question vient sur le tapis: si l'on doit juger Boudarel pour ses actes des années 46-53, il faut alors juger tous les aspects des deux très sales guerres coloniales menées par la France entre 46 et 62.«Débrider cette plaie est peut-être sain, écrit jean Lacouture.Mais ça va saigner.» Boudarel, jeune enseignant, adhère au parti communiste à vingt ans.En 1948, il prend un poste à Saigon, où il est en contact avec les communistes vietnamiens (en guerre de «libération» contre les Français).En 1950, il fait un choix radical, discutable, mais en tout cas risqué: il rejoint les rangs du Vietminh.Radio, journaux, propagande.Le problème, c'est qu'en janvier 1953, il devient commissaire politique adjoint d'un camp de prisonniers français où, comme dans les autres camps, la moitié ou les deux tiers des prisonniers meurent en quelques mois, faute de nourriture et surtout de médicaments.Cadre du Vietminh, Boudarel n'est pas soupçonné d'avoir commis des sévices.Mais, chargé de la «rééducation», il participe au harcèlement de ces Français à demi-morts, et a droit de regard sur les rares vivres ou médicaments.Une mauvaise idée Bref, le jeune stalinien qui avait fait le choix \u2014 courageux \u2014 de l'anticolonialisme engagé a la très très mauvaise idée d'accepter ce très sale travail.Prendre des responsabilités dans un camp de concentration n'est apparemment jamais une bonne idée.«l'avais choisi l'anticolonialisme par conviction, je me suis retrouvé dans un engrenage infernal où, comme des soldats à la guerre, j'ai commis des actes regrettables en obéissant aux ordres.» Après le retrait français, Boudarel se retrouvera condamné à mort par contumace, et connaîtra douze ans d'exil, entre Hanoi et Prague.L'amnistie de 1966 sur les faits de guerre lui permet de revenir à Paris sur la pointe des pieds.Il n'est même plus tout à fait communiste.Il intègre l'université, où il devient un spécialiste apprécié du Vietnam.Dans une mouvance tiers-mondiste et «de gauche».On peut dire sans doute que l'affaire Boudarel relève en partie du «lynchage médiatique».Un parfait inconnu qui fait soudain la une des grands médias, et se fait traiter de «criminel contre l'humanité» et, dans le meilleur des cas, de «salaud», vient de se faire exécuter sur la place publique.On accusera les journaux en l'occurrence, de «chercher le sujet» à tout prix pour faire vendre du papier.Ce qui est partiellement vrai.Car, d'une part, s'il a eu le tort irréparable d'accepter un rôle où il était condamné à jouer le «salaud », Boudarel était un stalinien « idéaliste», et n'a jamsis été un tortionnaire.Et puis, et surtout, dans les années terribles de la décolonisation \u2014 et de la guerre froide \u2014 la France qui comptait 25 p.cent de communistes garde dans de vieux tiroirs un nombre important de cadavres malodorants.Boudarel ne fut pas le seul Français «de gauche» à passer au Vietminh.Ils furent encore infiniment plus nombreux à passer au FLN pendant la guerre d'Algérie.Déserteurs et « traîtres à la nation» d'un côté, «tortionnaires» et massacreurs de l'autre.Comme l'ajoutait Lacouture, si l'on juge Boudarel, il faudra également Juger les responsables de la torture au sein de l'armée française.Mais aussi le préfet de police de l'époque, responsable de la mort de plusieurs dizaines de manifestants algériens (pacifiques), tués par la police en plein Paris en 1961.Le miracle c'est que la France ait accepté d*«oublier» ces années de plomb et, en pratique, de se conformer à la loi d'amnistie de 66.Mais le poids, la complexité de l'Histoire, les passions qu'elle entretient chez les «intellectuels» sont tels qu'il suffit d'une « révélation » de ce genre pour provoquer la déflagration.Les Français ne sont pas de pragmatiques Anglo-Saxons.Pierre Cardin à Montréai Le couturier de renommée internationale Pierre Cardin (à gauche ) est arrivé hier soir à Montréal pour un séjour de trois jours où il présidera au Musée des Beaux-Arts, à l'ouverture de l'exposition -Quarante ans de haute couture par Pierre Cardin » ainsi Qu'à la présentation, mardi soir, d'un grand gala où sera présenté un défilé de mode mettant en vedette les toutes dernières créations de Cardin.C'est le directeur du MBA, M.Pierre Théberge (à droite), ainsi que M.David Cohen, directeur de la division Pierre Cardin pour le Canada, qui ont accueilli le grand couturier à sa descente d'avion, à Dor-val.Près de 400 personnes sont attendues au défilé de mode dont les profits seront remis au Musée.PHOTO LUC SIMON PERRAULT.La Pmse La Quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 653 7992 ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h A 17 h 30 REDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 COMPTABILITÉ Grandes annonces 285-6892 Annonces classées 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8h.a 17h.285-7111 \\ GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tek-Presse Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations I I 285-7202 ' 285-7306 I 285-7265 | 285-7320 I SUITE DELA UNE IRAK_ Remaniement -cosmétique* à la tète du régime irakien portefeuilles demeurant détenus par des fidèles du maître de Bagdad.La réaction américaine a immédiatement été négative.Les relations entre les États-Unis et l'Irak ne «seront pas affectées» par les changements au gouvernement à Bagdad car c'est toujours Saddam Hussein qui «dirige le jeu», a déclaré hier le président George Bush.Ce dernier, qui s'exprimait au cours d'une courte conférence de presse conjointe avec le président turc Turgut Ozal à la Maison-Blanche, a toutefois qualifié d'« intéressants » ces changements ministériels en Irak, dont la nomination comme premier ministre de Saadoun Hammadi.Mais, a-t-il ajouté, il n'y a là «rien qui se différencie d'un soutien à la politique de Saddam Hussein ».«Comme je l'ai déjà dit, les relations de l'Irak avec les États-Unis ne peuvent pas être modifiées avec Saddam Hussein dirigeant le jeu, toujours au pouvoir», a encore souligné le président américain.Il a réaffirmé que Washington «souhaite la stabilité, pas le désordre» dans ce pays.La nomination du nouveau gouvernement irakien a été annoncé alors que, selon la radio syrienne et l'opposition irakienne, des rumeurs de coup d'État circulaient à Bagdad, et que, selon Téhéran, les combats redoublaient de violence à Bassorah.Le département d'État américain a confirmé de son côté que des heurts se produisaient dans la capitale irakienne.Tandis que les autorités irakiennes gardent le silence sur les combats qui se poursuivraient sur le territoire, la nomination du nouveau gouvernement a été annoncé sans commentaire.Radio-Bagdad a seulement donné lecture de deux décrets du chef de l'État.Celui-ci abandonne, pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir, en 1979, la charge de premier ministre, mais conserve le commandement de l'armée et la présidence du Conseil de commandement de la Révolution, la plus haute instance du pays qui coiffe à la fois les organes du gouvernement et ceux du parti Baas, quasi-unique et qui détient le monopole du pouvoir.En fait, face à l'ampleur des périls qui le menace, le régime baas-siste a resserré ses rangs.Certes, plusieurs noms nouveaux apparaissent dans ce gouvernement, mais ce sont pour la plupart des proches de Saddam Hussein.Ainsi, le nouveau ministre des Affaires étrangères, M.Ahmad Hussein al-Khodair, est l'ancien chef de cabinet du président irakien.Comme son prédécesseur, M.Ta- Y: 7 la PRESSE est Cufcnee car la PRESSE.LTEE.7.rue Samt-Ja:aues.Montreal H2Y1K9 Seule la I ' Presse Cana^enne est autorisée a causer les informatons de -la PRESSE» et celles des 1 servies le 'a Presse AçSc:.ee et de Reuter ^ous droits de recroduction des informations I DBtticui eres a la PRESSE sont également reserves «Courrier de ta deuxième classe \u2014 \u2022 Enregistrement: numéro 1400-Port de retour garanti.I ¦ (USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.I | RENSEIGNEMENTS I- I I I I L 285-7272 DIMANCHE 24 MARS 1991 12-7-01 I I l i rek Aziz, son influence sur le cours de la politique étrangère devrait être quasiment nulle.Celle-ci devrait être assumée entièrement par le chef de l'État.Saddam Hussein s'était engagé la semaine dernière à constituer un nouveau gouvernement pour reconstruire l'Irak après la guerre du Golfe et faire face à la rébellion.H est impossible de vérifier les informations de celle-ci faisant état d'une extension de l'insurrection à Bagdad.Un voyageur parvenu en Jordanie a cependant déclaré que la situation était «extrêmement tendue» dans la capitale, et que des manifestations hostiles à Saddam Hussein y avaient été écrasées la semaine dernière dans le faubourg d'Al Saoura.Pour la première fois en dix ans, a-t-il ajouté, la population de la ville se plaint ouvertement de ses conditions de vie, ramenées un siècle en arrière par la guerre.D'après l'opposition chiite.Al Saoura fait partie de plusieurs quartiers chiites touchés par le soulèvement.Les autres seraient Kazemiya, Huriya et Baya'a.Le noyau dur de l'insurrection semble être le Kurdistan, dont les rebelles affirment contrôler la totalité, à tel point que, dit-on de source kurde, le chef rebelle lalal Talabani a quitté son exil de Damas pour s'y rendre.Le Parti démocratique kurde faisait état hier de durs combats près de Mossoul, troisième ville de l'Irak après Bagdad et Bassorah et dernier bastion gouvernemental dans le nord du pays.Selon l'agence syrienne Sana, le faubourg de Tahrir serait aux mains des rebelles, et de nombreux éléments de la Garde républicaine se joignent aux insurgés.Ceux-ci pourraient néanmoins pâtir de l'évolution de la situation dans le sud, où la rébellion donne des signes d'essoufflement.D'après le département d'État américain, les combats y sont moins intenses, bien que des affrontements se poursuivent près de Nadjaf et de Karbala, villes saintes de l'islam chiite.Bagdad accuse Téhéran de jouer un rôle majeur dans l'insurrection.Téhéran, qui s'est déclaré neutre lors du conflit du Golfe, a déjà opposé un démenti à de telles accusations.En revanche, on a appris auprès de la coalition alliée que l'Iran conserverait les quelque 150 avions irakiens ayant trouvé refuge sur son territoire pendant les hostilités, à titre de compensation partielle des dommages subis au cours des huit années du conflit irano-irakien.Téhéran en a officiellement informé Bagdad vendredi.Pendant la guerre du Golfe, plus de 120 avions de combat irakiens sont venus atterrir en Iran.Parmi eux figuraient des Mirage achetés à la France, ainsi que des Mig-29 et des bombardiers SU-24 de fabrication soviétique, soit les meilleursappareils de l'armée de l'air irakienne.Les autres étaient des avions de transport.?VILLAGE Furibond, un homme dévaste un village du Nord policier.Un porte-parole de la SQ a indiqué hier que le dernier avait démissionné il y a quelques temps et qu'il n'a pas été remplacé.Les premiers agents sont donc arrivés de Rouyn hier matin.Les villageois, après leur nuit blanche, dressaient alors le bilan des dommages.Des équipements indispensables au dispensaire, comme l'appareil à rayons X et l'incubateur, ont été détruits, si bien que l'établissement compte des pertes évaluées à 50 000 $.On a aménagé hier une infirmerie provisoire dans d'autres locaux.Mais surtout, il faut trouver la farine nécessaire à la préparation du bannock, un pain essentiel à l'alimentation des villageois.« le suis certain que la farine va manquer très bientôt car les gens s'en procurent au jour le jour, sans faire de réserves», d'expliquer Charley Tooktoo, secrétaire-trésorier de la municipalité.Umiujaq aura besoin d?l'aide gouvernementale pour se relever de cette pénible aventure, estime-t-il.Cette aventure, elle débute samedi soir chez Gadk Niviaxie.Le jeune homme, qui vit seul, vient de recevoir deux caisses de bière et il a déjà consommé quelques canettes quand il reçoit la visite d'un ami, à qui il annonce qu'il va «casser la baraque» au village.L'autre homme n'en croit rien.Vers Ih du matin pourtant, les villageois sont réveillés par des bruits provenant du dispensaire.C'est le début pour eux d'une longue nuit d'enfer.Le dispensaire, puis la radio communautaire, l'édifice municipal, le bureau de poste et Air Inuit goûtent à la colère du forcené.Ce dernier s'arrête finalement à la coop, s'y empare d'au moins une carabine et met le feu.«On se tordait le cou en essayant de regarder par les fenêtres et finalement on a vu une grosse lueur rouge, de raconter Michel Page, professeur à l'école catholique du village.On a commencé à voir du monde et on est sorti pour apprendre qu'il était dans une maison du village.» Le vent aidant, l'incendie menaçait de se propager à l'édifice voisin, celui de la municipalité, et par la suite au précieux dispensaire.Vers 3h, une centaine des quelque 300 habitants d'Umiujaq ont donc uni leurs efforts à ceux des pompiers volontaires pour limiter les dégâts.Pendant ce temps, l'infirmier-chef Gaétan Labonté indiquait aux gens le matériel qu'il était urgent d'évacuer du dispensaire: pansements, dossiers médicaux, seringues, etc.En arrosant les murs de l'édifice municipal, on a cependant réussi à empêcher qu'il ne s'embrase et le pire a été évité.«Le mur est devenu tellement chaud que ce matin, vers 8h30, je suis entré dans l'édifice et j'y ai remarqué un vitre qui était cassée à cause de la chaleur, et le rideau à l'intérieur qui était fondu», raconte M.Page.Ce dernier a aussi fait la tournée des édifices visités par le suspect.La radio, instrument très utile à la communauté notamment parce qu'elle avertit habituellement les villageois de l'arrivée d'un avion rempli de vivres, n'est plus en mesure d'émettre.Dans l'édifice municipal, un des deux ordinateurs a été détruit, de même que des documents.Au bureau de poste, du courrier a été déchiré, des meubles brisés.Chez Air Inuit, les instruments météorologiques et le système de communication avec les pilotes sont hors d'usage.L'école a échappé à la razzia, mais on y a remarqué des traces de projectiles dans les fenêtres.Quant une dizaine d'agents de la SQ à Rouyn sont arrivés au village, hier matin, le suspect avait pris la fuite à pied dans la toundra après avoir abandonné une carabine derrière lui.Vers 17h30, une quinzaine de membres du Groupe tactique d'intervention de Montréal sont venus prêter main forte à leurs collègues d'Abitibi.Les recherches à motoneige et les survols du territoire en hélicoptère ont été interrompus vers 19 h 30 à cause de la noirceur mais les policiers pensent avoir localisé le suspect à une trentaine de kilomètres du village.En soirée, le maire du village, Robby Tukaluk, devait rencontrer les administrateurs de la coopérative et étudier les moyens de noliser un avion pour approvisionner d'urgence Umiujaq en vivres.Charley Tooktoo a révélé que les premiers contacts faits auprès de magasins nordiques avaient été vains.Ces entreprises projetaient déjà de s'implanter à Umiujaq et elles ont refusé d'envoyer des vivres parce que la coopérative allait bientôt devenir leur compétitrice, a dit M.Tooktoo.La Sûreté du Québec a toutefois promis son aide.Charley Tooktoo s'explique mal ce qui a poussé le suspect à poser ces gestes.La version policière fait état d'une dispute qu'il aurait eue avec son amie, mais à Umiujaq, on croit plutôt que le jeune homme avait autre chose en tête.«le crois qu'il en avait ras-le-bol du village», dit Charley Tooktoo.?Les Québécois pensent que Bourassa est fédéraliste i | Presse Canadienne \\ QUÉBEC ¦ La grande majorité des Québécois pensent aue le premier ministre Robert Bourassa est un fédéraliste et qu'il est prêt à faire des compromis pour en arriver à une nouvelle entente avec le reste du pays.Mais ils préfèrent encore son programme constitutionnel à celui de Jacques Parizeau.BILLETS Dans un sondage réalisé par la maison IQOP pour le compte du quotidien Le Soleil, de Québec, et la station radiophonique CKAC, de Montréal, effectué entre le 15 et le 20 mars, on a posé la question suivante à 1003 personnes: «Selon vous, le premier ministre Bourassa est-il plutôt fédéraliste ou plutôt souverainiste?» Selon 65,5 pour cent des répondants, il est plutôt fédéraliste, 16 pour cent pensent qu'il plutôt souve- rainiste et 1b* pour cent l'ignorent.Pour tenir compte à la fois des partis et des chefs, la maison de sondages IQOP a posé la question sjivante: «Compte tenu de leurs positions respectives, avec quel programme constitutionnel vous sentez-vous le plus en accord : celui du Parti libéral de Robert Bourassa ou celui du Parti québécois de I acq ucs Parizeau?» Résultats: quarante-et-un pour cent choisissent le programme libéral de Bourassa, 36 pour cent, le programme péquiste de Parizeau et 23 pour cent sont indécis.Le sondage a été effectué cinq jours après là fin du congrès libéral, au cours duquel les délégués ont approuvé la quasi-totalité du rapport Allaire, mais qui s'est terminé par une profession de foi fédéraliste de M.Bourassa.cKQi [96,9 FM] HydroOuôbec ca BBS» $ présentent.Radio Québec îoo mxTS EN SPECTACLE Le 29 mars à 19h Le 30 mars à 14h et 19h Billots en vente à l'Olympia et aux guichets Ticketron et Télétron TEL.: 288-2525 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 24 MARS 1991 A3 Des millions qui tombent bien RAYMOND CERVAIS ¦ «|e ne veux pas changer même si j'ai gagné 5098035,20$ au Lotto 6/49 mercredi», déclare Claude St-M au rice, 48 ans, le nouveau multimillionnaire de Loto-Québec.Si quelqu'un méritait de gagner un gros lot, c'est bien ce couple de Ville-Emard.Accidenté du Claude travail de- çf.Maurirp puis 1987, St\"Maur,ce M.St-Maurice suit présentement des cours de reclassification auprès de la Commission de la santé et sécurité au Travail (CSST).Sa femme, Lizet-te, a été mise à pied en juillet dernier.Né dans le quartier Saint-Henri.M.St-Mauricc demeure dims Vilie-ilmard depuis 1958 et a bien l'intention d'y rester, maigre sa nouvelle fortune.«Nous avons l'intention d'acheter une maison, mais nous voulons demeurer dans le coin, l'ai grandi ici et toute ma famille est autour, nous \"nous sentons chez nous et je n'ai pas l'intention de m'expatrier et d'acheter une maison de 500000$» a déclaré le gagnant.Ce n'est que vendredi matin après avoir consulté son journal, que M.Claude St-Maurice a réalisé qu'il possédait la combinaison gagnante.« )'ai d'abord vérifié les chiffres et regardé si j'étais bien sur la bonne ligne.I*aï ensuite vérifié si la date du tirage correspondait à la date inscrite sur mon bil-let.Tout semblait correspondre.J'ai alors mis mes lunettes et refait le même exercice pour m'assurer que je ne Lizette St-Maurice m'étais pas trompé.La réponse était toujours la même, l'étais bel et bien en possession du billet gagnant (2,5,5,8,32,4b)», a précisé hier à La Presse le nouveau multimillionnaire.Mercredi dernier était bel et bien le jour de chance de M.St-Mauricc, en plus de remporter le gros lot, il a aussi gagné deux fois 10$ lors du même tirage.Acapulco bientôt Vendredi, M.St-Maurice a décidé de changer sa voiture, mais il n'a pas acheté un modèle 91, il a acheté une Lincoln! 1990 usagée tout simplement parce qu'il n'aime pas le modèle 1991.«Elle n'a tout simplement pas l'apparence d'une Lincoln .» d'ajouté M.St-Mauricc qui possède déjà une vieille Lincolm 1980.M.St-Maurice affirme qu'il ne réalise pas encore qu'il est riche.Il a même demandé au représentant de La Presse si les gens changeaient après avoir gagné des montants semblables.Le couple doit s'envoler pour Acapulco prochainement, mais ce voyage était prévu et les St-Maurice n'entendent pas se lancer en l'air avec leur nouvelle fortune.Comme la santé n'a rien à voir avec la fortune, M.St-Maurice doit entrer à l'hôpital prochainement pour y subir une opération pour trois hernies.Les Inuit du Nouveau-Québec en faveur de la poursuite des négociations avec Hydro DENIS LABRECQUE de la Presse Canadienne KUUIJUARAAPIK ¦ Le gouvernement régional des Inuit du Nouveau-Québec, la société Makivik, appuie, par le biais d'une résolution adoptée la semaine dernière, la poursuite des négociations avec Hydro-Québec concernant le projet d'aménagement hydroélectrique de la Grande rivière de la Baleine.Réunis en assemblée générale annuelle, la semaine dernière, à Kuujjuaraapik, les membres de l'organisme ont consacré à ce dossier une journée et demie de débats qu'on dit houleux, les journalistes ayant été invités à quitter la salle lorsque cet item de l'ordre du jour a été abordé.Le maire de Kuujjuaraapik, M.Seppa Fleming, a vainement tenté de déposer une résolution réclamant de la société Makivik qu'elle mette fin aux discussions avec Hydro-Québec et le gouvernement québécois.M.Fleming pose cependant comme pré-requis à la reprise des négociations que la commission Kativik sur la qualité de l'environnement procède à un examen complet des impacts environnementaux et sociaux du projet Grande-Baleine.11 réclame aussi que la société Makivik obtienne l'approbation des villages directement concernés par le projet, soit Kuujjuaiaapik, Umiujaq et Inukjuak, avant de signer toute entente ou de prendre quelqu'engagement que ce soit.Forte opposition Le maire Fleming dénonce le fait que les études d'impact environnemental ne por- tent pas sur l'ensemble du projet, mais traitent séparément des infrastructures routières et aéroportuaires et de la construction des centrales hydroélectriques.Il rappelle en outre que le projet d'Hydro-Québec rencontre une forte opposition dans sa communauté et auprès de l'Assemblée des aînés et des jeunes Inuit ainsi qu'au sein de la commission scolaire Kativik.Visiblement déçu de la tournure des événements, M.Fleming s'est refusé à tout commentaire à l'issue de l'assemblée de la société Makivik.«M.Fleming réagit très mal à l'adoption de cette résolution et il s'accorde quelques jours de réflexion pour revoir sa stratégie», a indiqué M.Pierre Roussel, secrétaire-trésorier de la Corporation municipale de Kuujjuaraapik.¦» Le maire inuit a cependant admis partager l'opinion qui circule au sein de sa communauté pour expliquer l'attitude plutôt conciliante de la société Makivik à l'endroit d'Hydro-Québec.Les dirigeants du gouvernement régional inuit ne résidant pas dans les trois villages directement touchés par le projet Grande-Baleine, on estime que leur corr(-munauté pourrait tirer profit d'éventUelle6 compensations financières sans avoir à subir aussi durement les inévitables inconvénients de la construction des centrales hydroélectriques.La décision de la société Makivik de poursuivre les discussions avec HydroQuébec confirme le fossé qui sépare les leaders inuit et cri dans ce dossier, ces derniers ayant menacé de recourir à la guérilla pour bloquer le projet Grande-Baleine.Les sceptiques n'ont pas été confondus LILIANNE LACROIX ¦ «ILS ne sont sans doute pas prêts à se faire connaître.À moins que ce soit la présence du public qui les ait dérangés, EUX ou moi.» Invitée par les Sceptiques du Québec à venir leur prouver qu'elle est bien en contact avec des extra-terrestres, Mme Kata-lin Filos n'a pas réussi à passer le test imposé par les Sceptiques.Pour convaincre ces Saint-Thomas, Mme Filos aurait dû donner la couleur, rouge ou noire, d'au moins 77 cartes dans un total de deux jeux.Une performance qui représente une chance sur un million et qui aurait définitivement cloué le bec de ces incrédules.Or, elle n'a guère fait mieux que le simple hasard, réussissant seulement à 55 reprises, soit un peu plus de la moitié du temps et se trompant évidemment dans l'autre moitié des cas.«La seule explication que je puis donner, c'est que c'était public.C'était la première fois.Peut-être qu'avec seulement une ou deux personnes, ça fonctionnerait».Il y a environ deux ans, le Club des Sceptiques lançait, lors du Salon de l'ésotérisme automnal, un défi à tous ceux qui prétendent posséder des pouvoirs paranormaux.«Nous n'avons eu qu'une poignée de demandes et seule Mme Fitos s'est rendue jusqu'au bout et a accepté de se soumettre à un test», explique le président des Sceptiques du Québec, le Dr Dominic Larose.Selon Mme Fitos, l'expérience s'est très bien déroulée et elle ne se sentait pas du tout nerveuse.Mais les extra-terrestres, eux, sans doute intimidés par la quinzaine de personnes qui assistaient à l'expérience, n'étaient définitivement pas dans leur assiette.C'est avec par des signes extérieurs, un bruit, un éternuement, une personne qu^ remue, parfois un pressentiment qui lui est imposé, que Mme Fitos , éditrice de la revue « Uplift » qui traite de phénomènes paranormaux, prétend communiquer avec les extra-terrestres.Ceux- ci se contentent de suggérer un « oui » ou un « non » aux questions qu'elle peut leur adresser.Comment sait-elle qu'il s'agit d'extra-terrestres?Une voyante le lui a appris, tout simplement.Les sceptiques offraient hier un prix de $ 1000 à Mme Fitos si elle réussissait l'expérience.Une victoire lui aurait aussi valu la chance de livrer une deuxième ronde, cette fois pour un montant fort substantiel de $ 100000 offert par un membre des Sceptiques.Ceux-ci renouvellent toutefois l'invitation à tous ceux qui prétendent détenir des pouvoirs paranormaux.On peut communiquer avec eux par les voies con-ventionnelles, soit par téléphone au 498-7977 ou par la poste à CP.282, Repentigny, I6A 7C6.Le défi est encore lancé.Les sceptiques seront-ils un jour confondus?y £2$ Les sceptiques offraient hier un prix de 1000$ à Mme Fitos si elle réussissait l'expérience.photobernardbrault.upresse Gobé se dit insulté par le rapport Éconosult LILIANNE LACROIX ¦ «On peut habiter l'Est de Montréal sans être nécessairement des cons.Et je suis scandalisé que la filiale d'une entreprise comme Lavalin semble insinuer le contraire.» Député de Lafontaine et président du comité de Test de Montréal, M.Jean-Claude Gobé se disait carrément «insulté» par le rapport produit par la firme Éconosult et qui suggère à la Régie intermunicipale de gestion des déchets sur l'Ile de Montréal d'implanter son éventuel centre d'élimination des déchets dans l'Est parce que citoyens y sont moins sensibilisés aux questions environmentales.«C'est tout bonnement abominable de lancer de pareilles hor- reurs, lançait le députe en voyant les conclusions du rapport citées par le journal Le Devoir.Ce qui est dégueulasse, c'est cette suggestion: «Allez dans l'Est.C'est une gang de non-scolarisés qui n'y verront pas la différence.» M.Gobé croit au contraire que les gens de l'Est sont particulièrement sensibles aux problèmes d'environnement: «On a la pollution atmosphérique des raffineries, le bruit de l'usine d'épuration, les odeurs de l'usine Lo-mex.On a toutes les cochonneries et on ose prétendre que les gens d'ici ne sont pas sensibilisés!» Le député insistait sur le fait que la majorité des déchets proviennent de l'ouest et qu'on ne semble pas avoir étudié la possibilité de faire plutôt usage de terrains situés derrière l'aéroport de Dorval et qui, en raison du bruit de l'activité aéroportuaire, ne peuvent être utilisés à des fins domiciliaires.Selon lui, le choix de l'est et particulièrement du site de la rue Marien qui semble maintenant arrêté, était déjà décidé d'avance et le rapport n'aurait servi qu'à endormir les gens et à leur faire croire à un semblant de consultation.Ceci dit, le député a précisé qu'il n'était pas absolument contre l'implantation du centre d'élimination sur le territoire de l'Est de Montréal: «Mais il faudrait que les citoyens obtiennent des garanties sur la protection de l'environnement, des précisions sur le projet et aussi des compensations.Il me semble que les gens de l'Est, qui ont le même fardeau fiscal que ceux de l'ouest après tout, ont largement fait leur part jusqu'à maintenant.» à \u2022A Jean-Claude Gobé Plusieurs accidents, mais rien de grave à Montréal 1 .RAYMOND CERVAIS ¦ Le grésil, la neige et la pluie qui ont perturbé, hier, la région de Montréal ont provoqué plusieurs accidents de la circulation sur les voies rapides entourant la ville ainsi que sur les différentes artères de la métropole.La police de la Communauté urbaine de Montréal a en effet signalé de nombreux accidents» principalement des «accrochages», aux quatre coins de la ville.Pour sa part, la Sûreté du Québec rapporte plus d'une trentainç d'accidents sur les autoroutes dont un qui a fait des blessés 1er gers.\u2022 Ailleurs en province, la pluie a fait place à de la neige, notamment dans les Laurentides, et cela au grand plaisir des skieurs qui, en cette période de l'année, l'ont accueillie comme une manne tombant du ciel.; Mais, pour les automobilistes qui étaient habitués depuis plus d'une semaine à rouler sur ua pavé sec, ce fut une autre histoire.Dame Nature plus clémente C'est donc avec soulagement qu'ils apprendront que dame Nature sera plus clémente pour eux à compter d'aujourd'hui.Environnement Canada prévoit en effet que les températures vont s'adoucir aujourd'hui pour atteindre + 2 en après-midi.« » La bruine verglaçante, qu'on a connue la nuit dernière et tôt ce matin, se changera en pluie et possiblement en averses de neige fondante au cours de la journée.Le mercure se maintiendra toutefois au-dessus du point de congélation et on ne prévoit pas d'accumulation significative.Le ciel nuageux persistera néanmoins jusqu'à lundi.Hier, Dorval a rapporté qu'il était tombé six centimètres de neige et de grésil dans la^ métropole.La température maximum a été de + 2 et la température minimum, de 0 \u2014à 14 heures hier après-midi lorsque le grésil s'est mis à tomber.Lévesque était en faveur de la démocratie quand ça lui convenait MARIO FONTAINE ¦ Rene Levesque avait un sens aigu de la démocratie.Mais encore fallait-il qu'elle lui convienne, et s'incarne dans des individus plutôt que dans des corps constitués.«M.Lévesque aimait les travailleurs, mais pas leurs syndicats.Les femmes, mais pas leurs mouvements.Les militants pécjuistes, mais pas le parti», a expliqué hier la député d'Hochelpga-Mai-sonneuve, Louise Harcl, au colloque que l'UQAM consacre ce week-end à l'ancien premier ministre péquiste.Bien que respectueux du voeu de la majorité, M.Lévesque appliquait parfois ses volontés avec humeur.Mme Harel a elle-même goûté à cette médecine.Nommée vice-présidente du Parti québécois en 1979 contre la volonté de M.Lévesque, celui-ci trouva ainsi le moyen de ne pas lui adresser la parole en privé durant les 30 mois de son mandat, a rappelé Syl- vain Simard, un ancien collaborateur du leader péquiste.Lancé sur le ton du panégyrique vendredi soir, le colloque a voulu aborder d'autres aspects de la carrière de M.Lévesque hier, tout en demeurant respectueux de sa mémoire.Les grand'messes de béatification ne mènent nulle part, de souligner M.Simard, devenu depuis président du Mouvement national des Québécois.Il se dégage d'une façon générale que M.Lévesque entretenait une profonde méfiance à l'endroit des institutions, des establishments, des instances diverses.Ce n'était pas un homme de parti, pas même du sien, créé pour servir de véhicule au projet souverainiste, ont souligné divers participants.Premier mandat progressiste 11 était très fier du mode de fonctionnement démocratique du PQ, tout en déplorant ses travers procéduriers, a signalé Louis Bernard, avec qui M.Lévesque a longtemps travaille.Cela l'a même mené jusqu'au renérendum, auquel le leader de la formation a eu recours pour renverser une position adoptée en congrès par ses propres militants.C'était «un démocrate autoritaire», qui brandissait la menace de sa démission avec beaucoup de facilité, dira de lui l'ex- président de la CSN, Marcel Pepin.11 convient n'avoir pas eu «d'atomes crochus» avec M.Lévesque, ce qui ne l'empêche pas de souligner ses apports majeurs à la démocratie au Québec: la loi sur le financement des partis politiques, la loi 17 sur la santé et la sécurité au travail, la loi anti-scab, la Charte de la langue française, etc.«S'il était allé au bout de son idée, on aurait le scrutin proportionnel aujourd'hui», soutient l'ancien syndicaliste.D'aucuns ont aussi souligné que c'est durant son premier mandat, de 1976 à 1981, que le Parti québécois avait le mieux performé.Zonage agricole, langue, assurance-automobile, «le deuxième mandat (81 à 85) fut moins progres- siste, plus conservateur que le premier», selon Michel Bourdon, député de Pointeaux-Trembles.Bourassa, héritier?Le charisme de René Lévesque agit visiblement toujours auprès des quelque mille participants au colloque, qui prend fin cet après-midi.Et cela même si tous s'entendent pour dire que les coupures dans le secteur public et son virage fédéraliste, amorcé après l'élection de Brian Mulroney à Ottawa, l'ont quelque peu érodé.La journaliste Lysiane Gagnon a du reste relevé certaines ambiguïtés chez M.Lévesque, après avoir rappelé la longueur et la complexité de la question référendaire de 1980.Onze ans plus tard, d'assurer Mme Gagnon, on se retrouve encore dans le flou: «Le véritable héritier de René Lévesque, en un sens, c'est Robert Bourassa ».Claude Morin, le père de l'étapisme et principal stratège constitutionnel de M.Lévesque au moment du référendum, ne regrette pas «sa» question.Il admet toutefois qu'il la poserait différemment au: jourd'hui, les circonstances n'étant plus les mêmes.Chose certaine, fait-il valoir, la demarche référendaire est devenue incontournable aujourd'hui, alors que c'était une innovation à l'époque.M.Morin met les Québécois en garde en vue de la prochai; ne consultation : s'ils optent encore une fois pour le fédéralisme renouvelé, ce sera une nouvelle fois perçu comme une acceptation du statu quo par le Canada anglais.; ! 11 ne faut pas s'illusionner sur la suite des événements, renchérit Guy LaforesL « La partie qui s'annonce entre le Canada et le Québec serti dure, corsée, assure ce professeur de l'Université Laval.Le régi1 me fédéral canadien lutte à l'heure actuelle pour sa survie.Des milliers de per-sonnes, dans le gouvernement fédéral et la bureaucratie outaouaise, de même que dans un certain nombre de capitales provinciales, défendront le statu quo avec acharnement.» DE RETOUR DIMANCHE PROCHAIN DANS L\tA\t\tS\tU\tP\tE _ En collaboration avec M DICOROBERT\t\t\t\t\u2022\tD\tE G\tR\t1\tL\tL\tE 1 P\tA\tQ\tU\tE\tS lOOpAGNANTS RECEVRONT CHACUN UN DICTIONNAIRE DES IDEES PAR LES M?TS DE LA SÉRIE LES USUELS DU ROBERT AINSI QU'UN T-SHIRT V Al RÉUSSI\" et oï&m tOHtbe wtow LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 24 MARS 1991 r ¦ g r» i.u S., ft* à ht identifie* nouveau et mique ItUMitOH immediate F.- 4 * V i: \\ «.è \"UN GUIDE AUDIOVISUEL D'IDENTIFICATION DES OISEAUX DU QUÉBEC\" Un document vidéo d'une durée d'une heure qui présente, regroupés selon 11 habitats, , des images et des chants de 82 espèces d'oiseaux du Québec.180 photographies uniques et une bande sonore de grande qualité en font un outil d'apprentissage exceptionnel qui servira tant à l'amateur autodidacte qu'à l'enseignement scolaire.Seulement 36,50$ transport inclus ?VHS ?BÊTA .Nom.Adresse.(ZjMandat-poste [Z] Chèque LA SOCIÉTÉ ZOOLOGIQUE DE QUÉBEC, INC.9141.av.du Zoo, Ch a rie s bourg Québec G1G 4G4 (418) 6273072 40 % des jeunes Franco-Ontariens ^ m ne terminent pas leur secondaire Prcssv Canadienne OTTA WA ¦ Tour les jeunes «drop-out» de lnngue française en Ontario, le français c'est souvent la langue de la pauvreté, la langue de la marginalité, la langue d'une télévision «plate» a priori, la langue de la tradition, surtout une langue qui ne leur permet pas de fonctionner dans la vie.C'est l'opinion de M.André Thibault, sociologue à l'Université d'Ottawa.« Je suis très nationaliste, explique celui-ci, mais face à des jeunes \"drop-out\", je pense que ce qui importe d'abord c'est qu'ils aient un projet de vie.«On ne demande pas a des jeunes qui n'ont rien, de devenir les fantassins de la francophonie.On peut imaginer qu'il soit intéressant pour eux de s'alphabétiser en français s'ils visent dans un milieu français.Mais s'ils le parlent rarement, si tout leur environnement est anglophone, l'alphabétisation en français n'est pas quelque chose qui a beaucoup de signification pour eux dans l'immédiat.» Sur cent jeunes Franco-Ontariens, quarante abandonnent l'école avant de terminer leur secondaire.Où sont-ils?Partout ailleurs que dans les centres d'alphabétisation, dit Diane Pacom, sociologue à la téte d'une équipe de cinq personnes chargées d'une recherche sur les décrocheurs francophones en Ontario et qui a * eu un mal fou à les trouver pour les interviewer.Ces centres, selon elle, ont peu TOUCHE-À-TOUT 8h45 à 11h45 TOUS LES JOURS DE LA SEMAINE \u2022 ¦ de ressources et se sont habitues, au fil des ans, à faire du «patcha-ge» sans s'attarder à répondre aux besoins spécifiques des jeunes, qui ont des besoins que les gens des centres d'alphabétisation n'ont même pas commencé à imaginer.Les jeunes choisissent alors de se faire alphabétiser en anglais.«Les anglophones de Toronto ont su mettre sur pied un mode d'alphabétisation adapté aux jeunes avec les programmes Graffiti et Beat the Street», explique un antre membre du comité, Paul Label le.«Beat the Street» offre de l'alphabétisation chez MacDo-nald, et ses équipes formées de jeunes vont dans la rue le soir pour rejoindre les jeunes prostitues analphabètes.Le programme emploie par la suite ceux qui sont passés par le programme d'alphabétisation et certains ont du travail pendant leur formation.Pour Diane Pacom, le taux de décrochage n'est qu'un des indices pour esquisser un portrait de la jeunesse actuelle, une entreprise où les statistiques sont incapables de le faire.« L'analphabétisme chez les jeunes est le grand échec de nos programmas sociaux.La société ne s'attendait pas à cela.Ça fait très mal et c'est pour cela qu'on en parle si peu.» Membre de l'équipe de recherche, M.Thibault s'est demandé récemment lors d'un colloque du Regroupement des groupes francophones d'alphabétisation populaire de l'Ontario si le vrai problème des jeunes n'était pas davantage le décrochage de la vie que l'analphabétisme lui-même.«Est-ce que nous pouvons vraiment dire aux jeunes que ça vaut la peine de compléter leur secondaire lorsqu'on voit les emplois minables qu'on offre a ceux qui n'ont pas d'études collégiales ou universitaires?» Vaut-il la peine, selon lui, de s'acharner à faire des études alors que l'on a déjà bien souffert à l'école, lorsqu'on sait que son lot sera celui des emplois peu valorisants qui offrent à peine plus que les prestations du Bien-Étre social?Comment convaincre une jeune fille peu scolarisée qui ga- gne des sommes faramineuses en dansant nue de retourner à l'école?Le jeune analphabète d'aujourd'hui est souvent sans travail et les centres de main-d'ocuvre où l'on affiche chaque jour les emplois disponibles ne lui sont d'aucune utilité parce qu'il ne sait pas lire.Tant et si bien qu'ils sont nombreux dans les rues des grandes villes a vivre de la prostitution.Fait inattendu, les jeunes garçons seraient plus nombreux que les jeunes filles à se prostituer dit Mme Diane Pacom.Les analphabètes ne sont cependant pas des gens sans ressources, ajoute-t-elle.«car pour réussir à vivre sur la rue, à Toronto, il faut des talents certains.» Pourquoi les jeunes en général sont-ils analphabètes et décrocheurs?Souvent parce qu'ils sont issus de foyers perturbes ou encore parce qu'ils ont vécu au sein de familles dont l'activité favorite était le déménagement.Le passage d'une méthode d'enseignement à une autre a souvent été fatale pour certains.De l'avis de Mme Ginette Laga-nière, membre du Réseau Alpha associé au Réseau Action-Education Femmes, l'analphabétisme n'est pas un problème individuel mais bien un problème social, où tout le politique doit entrer en ligne de compte.À l'heure actuelle, dit-elle, 1 école blâme l'enfant, la société blâme l'adulte au lieu d'accepter sa responsabilité et de faire enfin quelque chose.Dans certaines écoles, précise le sociologue André Thibault, la moyenne d'âge des professeurs est de 55 ans.Certains de ces professeurs n'ont pas su s'ajuster à la culture des médias de masse dans laquelle baignent les jeunes.«Ils la combattent même et dévalorisent toutes les expériences que le jeune fait en tant que jeune.» En fait, conclut Mme Laganiè-re, le système donne l'impression qu'il fait énormément alors qu'il ne fait pas grand chose pour alphabétiser concrètement et efficacement les jeunes.boquebec Tirage du 91-03-23 R É S U LTATJ loto q u G h e c Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le mercredi >\u2022 et le samedi 13 17 22 28 31 41 No complémentaire: 48 PROCHAIN TIRAGE: 91-03-27 Tirage du 91-03-23 EStra Vous pouvez jouer jusqu'à * 20 h les soirs de tirage NUMÉROS 153602 53602 3602 602 02 2 Lors 100 000 $ 1 000 s 250 $ 50$ 10$ 2 $ Tirage du 91-03-23 Vous pouve2 miser jusqu'à 20 h le samedi 6/6 5/6* 5/6 4/6 3/6 GAGNANTS 0 2 2 577 40959 LOTS 1104 629.50$ 19301.60$ 467,90$ 44,90$ 5.00$ 2 5 14 19 35 36 No complémentaire: PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF) : 12 MISE-TÔT 3 10 19 31 GAGNANTS 237 LOT 210,90$ VENTES TOTALES: 1 424 419,00$ T V A, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités Une question de temps ernard «Ben» Chartier n'a pas manqué de persévérance, lui non plus.Son histoire est également intéressante sur le seul plan juridique.Elle commence le dimanche Il juillet 1955, à Saint-Lambert, rue Prince-Arthur, où survient une altercation entre deux automobilistes.L'un assène un coup de poing à la tête de l'autre.Wilfrid Dumont, 50 ans, repart aussitôt sans demander son reste.II décédera dans les jours qui suivent d'une hémorragie cérébrale apparam-ment causée par ce coup.Le 2 septembre suivant, le courtier en assurances Bernard Chartier est arrêté puis détenu pendant 32 heures par la police qui le soumet à un interrogatoire serré.Le 21 octobre, sur la foi de témoins oculaires, le coroner le tient criminellement responsable de la mort de Dumont.Il est amené le lendemain devant un juge pour être formellement accusé d'homicide involontaire.Cinq jours plus tard, une femme dénonce à la police le véritable agresseur qui sera plus tard reconnu coupable de voies de fait simples.Bernard Chartier estime alors que son arrestation et l'accusation non fondée dont il a été la victime ont causé des torts irréparables à sa réputation, à ses affaires et à sa famille.Il demande une indemnité de quelque 90000$ à titre de dommages et intérêts.À la fin de 1971, sa requête lui est refusée par la Cour supérieure.Il porte sa cause en appel.Dans un jugement rendu le 30 septembre 1975, la Cour d'appel confirme la décision du tribunal de première instance.Notre homme a la tète dure.Le 5 mai 1976, il obtient d'en appeler de ce jugement devant la Cour suprême du Canada.Deux ans plus tard, le plus haut tribunal du pays lui donne gain de cause et signe un jugement qui fera date.On lui accorde près de 100000$ en dédommagement.À plus de bO ans, «Ben» Chartier a finalement obtenu justice.Il lui aura fallu patienter près de quatorze ans.DIMANCHE PROCHAIN: Filles de joie, souteneurs et Cic LA PRESSE, MONTREAL DIMANCHE 24 MARS 1991 A9 Religion Missionnaire haïtien dans les bateys de la République dominicaine JULES BÊLIVEAU dwin Parai-son est prêtre de l'Église episcopal ien ne ( ou anglicane).Il est né à Haïti.Il est âgé de 28 ans.lusque-là, il n'y a probablement rien de vraiment original chez cet homme.Mais lorsqu'on apprend que ce prêtre haïtien vit en République dominicaine et qu'il a été nommé par son évéque coordonnateur de la pastorale haïtienne dans son pays d'adoption, ou en quelque sorte «missionnaire auprès de ses compatriotes haïtiens vivant dans les bateys de la Dominicanie», on ouvre un peu plus grand les oreilles.«Non, je n'ai pas jusqu'ici vraiment été ennuyé par les autorités de la République dominicaine, dit Edwin Paraison.le n'ai subi qu'un seul interrogatoire policier.» En fait, ce prêtre, qui est présentement en visite au Québec, semble trouver beaucoup moins important et urgent de parler de lui que des conditions inhumaines dans lesquelles vivent et travaillent encore aujourd'hui des milliers de ressortissants haïtiens dans les plantations de canne à sucre dominicaines.*On ne peut pas dire qu'il y a eu des changements dans la qualité de vie des Haïtiens des bateys.indique Edwin Paraison.Les conditions sanitaires y sont toujours aussi déplorables.Les gens sont réveillés à 4h du matin par des coups de crosse de fusil assenés dans les portes des cabanes.Ils travaillent toujours sous surveillance armée entre 12 et 14 heures par jour.Ils gagnent toujours l'équivalent de moins de 2$ canadiens par jour.Le trafic d'esclaves haïtiens existe toujours en République dominicaine.» Mais le boycottage du tourisme dans ce pays?«Cela n'a pas donné les résultats escomptés au Canada», souligne d'abord le prêtre.Mais il poursuit: «Leà appels au boycottage touristique et les pressions internationales ont malgré tout amené le gouvernement dominicain, qui a très peur de la menace de sanctions économiques, à adopter un décret sur la régularisation du statut des Haïtiens en Republique dominicaine.» Selon Edwin Paraison, on peut voir malgré tout un certain progrès dans le triste dossier des bateys: ce ne sont plus des militaires dominicains effectuant des ra-fles dans les environs de la frontière entre la République dominicaine et Haïti qui sont chargés d'amener de la main-d'oeuvre à bon marché dans les bateys, mais plutôt des recruteurs professionnels que l'on paye quelques dollars par tête.Ces recruteurs reçoivent tout de même leurs salaires du Conseil d'État du sucre dominicain et «embauchent» toujours aussi bien des jeunes Haïtiens mineurs (on en voit qui sont âgés d'à peine neuf ans) que des adultes.Parmi les éléments que le prêtre episcopal ien trouve encourageants relativement au sort réservé aux coupeurs de canne à sucre haïtiens en République dominicaine, il y a celui de l'élection récente du père [ean-Bertrand Aristide à la présidence d'Haïti.«Aristide avait déjà organisé des funérailles publiques du contrat conclu entre les anciens dirigeants politiques d'Haïti et ceux de la République dominicaine, dit Edwin Paraison.Depuis son arrivée au pouvoir, il a fait cjuel- 3ues déclarations à la télévision e Port-au-Prince, dénonçant l'utilisation d'Haïtiens dans les plantations dominicaines et disant qu'elle était une honte pour nos deux pays.» MGR ROMERO, 11 ANS DEJA! ¦ Pu is-je dire aujourd'hui que l'annonce de la mort de Mgr Oscar Romero, le 24 mars 1980, m'a personnellement touché profondément?L'image que j'ai gardée de lui \u2014 à la suite de notre rencontre presque furtive au Seminario de Puebla, au Mexique, un peu plus d'un an auparavant\u2014 est celle d'un Mgr Romero souriant.Il souriait timidement, en silence.Des dizaines, peut-être quelques centaines d'évèques de toute l'Amérique latine étaient alors réunis à cet endroit.Mais, si je me souviens bien, Mgr Romero est le seul auquel j'ai serré la main.Nous avons échangé à peine quelques mots, moi dans un très mauvais espagnol, lui avec son sourire timide.Nous nous sommes presque rien dit, en somme, mais cela n'a vraiment pas beaucoup d'importance, le me doutais déjà \u2014et je cherche encore à comprendre pourquoi \u2014 que l'on allait plus tard entendre souvent parler de lui.Puis il y a eu le 24 mars 1980.Et depuis, tous les 24 mars des au- VRE SES POKâ^ AUX VISITEURS 4:^ahche le 24 iUXV aujourd'hui, dimanche le de \\4hkl6h 1 sera servi un âge pour profiter de la vie \u2022 A°e.à Place Kensington \u2022\u2022est, Westmount Il y a l.C'est le bel âge\u2014 935-1212 Géré par les professionnels du G* 0v#e 7l> Le Castel St-Lambert autonomes et semi-autonomes Logements neufs de 21/2 et 31/2 pièces .2 repas par jour à la salle à heures .Grand baton .Surveillance médicale .Éclairage naturel .P.scino .Portes-fenôtres Nombreuses activités ei .Laveuse et sécheuse sans services divers frais d'utilisation Dimens ons minimum 625 pi .Emplacement excepoonnei ca.à proximité des commodités -J manger (optionnel) .Entretien heWomada.re du logement (optionnel) .Accès contrôlé §.Service de sôcuniô 24 Pour visite: Angle rue Horse fall et av.Victoria » \u2022 VOITURE DE L' AU JAPON \u2022Transport, prépration, taxes et options en sus EAGLE 2000 GTX: LA JAPONAISE DE MITSUBISHI Comparez-la aux Honda Accord, aux Toyota Camry, aux Mazda 626 et vous ACHÈTEREZ , UNE 2000 GTX, surtout à ce prix, ~ V?GARANTIE 5 ANS/100 000 KM AUTO VOISIN 1215, 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plaints et je croyais bêtement qu'une saine alimentation me les avait Tait éviter.Mais ce qui devait arriver est arrive : un bon matin.LE bouton se présenta.Que faire?Du savon \u2014 vite! \u2014 du savon.Mais j'ai eu beau frotter avec persistance, l'ennemi ne voulait pas s'avouer vaincu.Bien au contraire; il a-mena en renfort quelques combattants dès le lendemain matin.C'est ici, je crois, qu'a débuté la véritable «chasse» au «produit miracle» capable de débarrasser ma peau des obus et des cratères non désirés.Mais, comment choisir?S'offrait à moi une panoplie de produits «anti-boutons» sous forme de pains de savon, de mousse pour la douche, de savons liquides faciaux, de crème transparente, de fond de teint nettoyant et protecteur, de gel masquant, de crépie couleur chair, d'émulsion nettoyante, d'agent médicamenté pour le teint, de serviette grand format, de tampons-net à double texture.offerts en 58 emballages différents chez Cumberland et en 47 chez Pharmaprix.Le dé-Jersif aux particules abrasives pour le traitement de l'acné devait-il s'avérer plus efficace que la crème exfoliante pour le visage?Des produits qui brûlent, chauffent ou qui he vous font absolument rien \u2014 tout y était \u2014 même ceux assez forts pour faire dessécher la peau la plus grasse.Mais aucun d'entre eux he semblait s'intéresser à mes boutons qui, eux, étaient devenus presque aussi nombreux que le nombre de produits que j'avais achetés pour les combattre.Deçu, j'en étais presque venu a accepter mon triste sort: piteux et malheureux, je me devais de rester boutonneux.La guerre des boutons Vint (enfin?) le jour où un radiodiffuseur ébruita le secret de plusieurs mannequins «en matière de boutons»: il résidait selon ses dires dans.le dentifrice.Il faut croire que je n'ai rien d'un mannequin puisque, après avoir essayé ce «traitement» mon visage était identique.Le dentifrice ne m'avait apporté que l'odeur que je dégageais maintenant et la texture collante qui en découlait.Il y eut également Anne-Sophie qui me suggéra de suivre les conseils-experts de sa mère: elle suggérait de manger un minimum de 10 carottes en buvant 5 litres d'eau par jour.Anne-Sophie n'ayant pas obtenu les résultats escomptés, j'ai cru bon de ne pas subir l'étrange (et orange) intoxication à mon tour.Je passerai également sur l'histoire des vitamines C que j'ai prises après avoir lu je ne sais plus trop quel bouquin au sujet de leur effet bénéfique sur la peau.Et que dire de Nicolas qui me conseilla les bains de vapeur à l'huile d'eucalyptus au-dessus d'un chaudron de cuisine.Heureusement, la pharmacienne veillait au grain.Elle m'expliqua que cette concoction était en fait un «expectorant pour la toux et le rhume».qui n'aurait aucun effet sur mon visage glabre.Soigne ta peau et tais-toi - En dernier recours, lorsque j'ai dû réaliser que rien ne réglerait mon problème, une décision s'est imposée: j'ai consulté la dermatologue.Les quelques mois d'attente du rendez-vous (c'était le plus tôt que l'on m'offrait), les quelques heures passées dans la salle d'attente (j'étais pourtant arrive a l'heure.) et les quelques dizaines de dollars investis en crème (tout de même remboursables en grande partie par les assurances de mon père) en valurent le coût: j'eus moins de boutons.Mais attention! l'étais prévenu: je me suis présenté dans le bureau de la dermatologue en hurlant et en lui précisant que je ne voulais pas qu'elle me dise que je n'avais pas de boutons.Je lui ai également expliqué que c'était (comble de malheur) LA journée dans les trois dernières années où j'avais le moins de boutons.Elle a gobé le tout.Mais ne croyez pas que la bataille a été facile.Le spécialiste Je ne pouvais pas conclure ainsi.l'étais conscient que mon «vécu boutonneux» était rempli d'erreurs et de contradictions, l'ai cru bon de téléphoner à l'Association des dermatologues du Québec, qui m'a mis en contact avec M.David Gratton, vice-président de ladite association.Il m'a donné des informations pertinentes qui m'auraient certes évité quelques supercheries: «Il faut que les jeunes comprennent que ce n'est pas parce qu'ils sont malpropres et qu'ils se nourrissent mal qu'ils ont des boutons.Les boutons résultent d'un changement hormonal tout à fait normal chez les jeunes âgés de 13 à 19 ans.» M.Gratton a aussi précisé que le simple fait d'utiliser un bon savon pouvait, dans la grande majorité des cas, régler le problème; le Paroxyl lui paraissait le savon tout indiqué.Clearasil et sa campagne publicitaire entreprise auprès des jeunes n'a fait qu'augmenter le prix d'un produit « pas si bon que cela ».II ne me reste plus qu'à vous souhaiter, très chers boutonneux, le meilleur des courages en vous rappelant que la patience reste encore la meilleure des vertus.La folie des rondeurs.JULIE VIGNE AU LT \u2022école Secondaire Royal George GREENFIELD PARK t i He se tient là, debout, devant le miroir où elle jette un regard rempli d'angoisse.Ses lèvres mirent d'un tout nouveau rouge ecarlatc et ses ongles brillent par leur authenticité.Pourtant, malgré tout, malgré le bleu chatoyant de ses yeux et la blancheur de son sourire, elle ^'obstine et dédaigne l'image qu'on lui renvoie.Tout simplement parce que, comme toutes les adolescentes, elle a dûment pris conscience de la nécessité d'acclimater son corps à la minceur.j\\insi, l'obtention d'une taille de guêpe ou encore l'acquisition de jambes à la Marilyn a pour conséquence de faire de l'amaigrissement une véritable maladie.; De prime abord, la jeune fille souffrant déjà d'un léger problème d'obésité possède une étonnante panoplie de moyens pour atteindre son objectif.En effet, |es «grassouillettes» peuvent choisir entre les régimes sur mesure, les mets préparés, les thérapies de groupe, ou tout simplement les petits trucs-maison.Parmi les plus connus, on connait Évidemment Weight Watchers, jMutri-Système, Slim-Fast, etc.Or, l'obsession d'une allure svelte et de cuisses sans cellulite peut parfois engendrer de très graves problèmes.On n'a qu'à penser à l'anorexie et à la bouli-rnie.Dans un cas comme dans l'autre, la maladie résulte d'un inconfort alimentaire.Les boulimiques peuvent ingurgiter jusqu'à 20 000 calories par jour.Ils engouffrent un spaghetti, une demi-douzaine de MacPoulets et plusieurs litres de crème glacée.Puis, dans des cas sérieux, ils se font vomir et recommencent au besoin.On évalue à quelque sept millions le nombre d'Américains affectés par la maladie, soit environ 2 à 3 p.cent de la population.Quoi qu'il en soit, le complexe de la minceur résulte des images véhiculées par la publicité et par la mode en général.Rares furent les années où le «design» féminin favorisait les fortes tailles.Heureusement, la société a évolué et certains professionnels sont arrivés à la conclusion qu'ils devaient à tout prix s'occuper des obèses de peur de perdre une importante clientèle.t, En second lieu, et d'une maniè-e soi-disant plus professionnelle, es médecins en bureaux privés offrent également un régime in- Îlividuel ou uniformisé.En plus, I ne faut surtout pas omettre de mentionner les diététiciens qui \u2022ont, sans aucun doute, la crème de la crème en la matière.Le désir d'obtenir une taille de guêpe ou des jambes à la Marilyn fait de l'amaigrissement une véritable maladie.Lê «JEUNE» Presse est une initiative du service de l'Information de La Presse.Cette page paraît chaque dimanche.Son objectif est d'initier les adolescents à l'écriture joùrnalistiryjtj en leur permettant de s'exprimer sur les divers sujets qui les intéresser!.Le choix des thèmes et des chroniques est du ressort d'un comité de réaction «ad hoc» encadré par Daniel Marsolais.adjoint au directeur de l'information.Les pédagogues et les élevés du secondaire et du collégial cA*ERRL 3.0FK.RS 4.OS+AAJN?5.AAEGUVX 6.GA.EHIKM 7.EGM.INOY 8.NE*10PTT 9 BBULSU 10.SUBBI+OU 11.0UIB*EL0 12.EISTTUW 13 SUUDEOR * U.EEGIRSU 15.M.ADEEH 16.DfFlU.El 17 EELU^VP 18 LMU»E*1RT 19 MMLR»AES 20 RMMWCNN 21.NNR*OVZ NOUEES H4 RELATERA 7G FINIR 04 DEJAN(T)AS 16 VEAUX G9 HAIK M12 GOYIM NI PELOTANT 11B KIL 1SM BUGS(1) IL OBUOUE 3B WATTE J6 SOUDIERE (2) C6 GERES 11 HA J2 I0\u20ac N3 EPUCE 8A BUTE Lî SCELLA 07 COMMA (3) B2 ZONING (4) 10 t4 61 45 96 40 41 40 70 36 30 91 36 74 29 4.1 2/ 36 38 27 S75 Commentaires: 1 \u2014BUG.anamode dans un programme.2 \u2014 SOUDIER.E.relatif à la soude.\" 3\u2014COMMA, très petite fraction du ton musical.4\u2014 ZONING, zonage en urbanisme.Résultats: Pts 1er: Pierre Q.T.Nguyen.962 pts 2e : Rejean Barnabe.947 pts.10e : Pierre Fortin.886 pts 32e : .800 pts 71e:.:.700 pts 3SD3WOHO \u2022now 6 - 3i33na:ici 33idnD3a « \u2014 vmvivw n ivwHviv l \u2014 viava -VHD I» IVHDVGVa 9 \u2014 331N3WID 19 3VM3I1N3J £ \u2014 VGN3L1VH \\* VN -IVH33C1 v - H3IW3HO ^ M3DH3W S \u2014 SVIT3WV3 1° S31VÛIWV z \u2014 3HD -navo » ona3nov i :Noixmos M m i , vie animale A 12 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 24 MARS 1991 I,es petits compagnons fi Victor Hugo à la défense des Misérables.à quatre pattes - M L>R FRANÇOIS LU BRIN A collaboration spéciale ¦ Samedi 20 avril, c'est désormais une tradition à Montréal, une manifestation contre la vivisection nous rappellera que les animaux souffrent encore beaucoup trop dans nos laboratoires.Une des grandes astuces d'ailleurs de certains vivisectionnistes (ces chercheurs qui utilisent les animaux vivants pour leurs expériences), c'est de vouloir rassurer le bon peuple, tout en se donnant bonne conscience.Certains ne proclament-ils pas bien haut: «Pas d'expérimentation sur l'animal, pas de remèdes contre le cancer ou le sida.» Sacrifiés Si les animaux sont encore abondamment utilises dans la recherche purement médicale (alors que d'autres techniques de remplacement, plus sûres parfois, seraient possibles), le gros du bataillon des lapins, souris, chimpanzés, rats.(et parfois même humain ) est sacrifié pour de toutes autres fins «scientifiques».Entre autres mauvaises causes: ¦ la recherche militaire (on évalue sur des cochons l'impact balistique des plus modernes pro- jectiles de guerre, les ravages des bombes au napalm, des gaz.) ¦ l'industrie des cosmétiques et autres produits de beauté: combien de tonnes de rouge à lèvres sont appliquées annuellement (avec le test dit de «Draize») sur les paupières irritées des lapins.?De plus en plus de gens, heureusement, commencent à être outrés des sévices endurés par les animaux.Révoltés aussi devant le cynisme de certains scientifiques qui, comme Descartes jadis, ont conservé encore aujourd'hui, ce concept éculé des «animaux-machines».Cirque Alors que la comédie musicale «Les Misérables» fait un malheur au théâtre Saint-Denis, n'est-il pas opportun de rappeler qu'un des plus ardents défenseurs des animaux (bien avant Brigitte Bardot!) aura été Victor Hugo lui-même.Il est intéressant de rappeler ici que ce grand poète s'est aussi penché sur le sort des «misérables» à quatre pattes.N'écrivait-il pas, à propos des animaux de cirque: «le pense qu'il y a longtemps que l'homme, cette intelligence qui transforme à sa guise les instincts, a trouvé le secret de dégrader les lions et les tigres, de détériorer les animaux et d'abrutir les «bêtes».Toute l'oeuvre de ce génie littéraire est ainsi ponctuée de remarques innocentes mais qui montrent (en douce) son attachement sincère et total aux bêtes et à la nature.À preuve: dans «Les Misérables», Monseigneur Myriel évitera précaution- neusement d'écraser une vulgaire fourmi.Et, dans «Les travailleurs de la mer», Gilliat replace des oisillons enlevés de leur nid par une bande de garnements.Victor Hugo sera aussi contre la chasse: Est-ce pus, Nature, que tu hais les semeurs de trépas.Qui dims l'air frappent l'aigle, et sur l'eau, la sarcelle.lit font partout saigner la vie universelle?Dans «L'art d'être grand-père», il dénonce de la même manière la chasse à courre: «Je cacherais le cerf aux chiens flairant sa piste.» Gavroche Lui qui, en 1883 ( deux ans avant sa mort ), avait accepte de devenir président de la première association antivivisectionniste de France, déclarera tout-de-go dans son discours inaugural: «La vivisection est un crime.» Il n'était d'ailleurs pas le seul artiste de son époque à faire preuve d'un tel militantisme.Victor Hugo appuyait déjà, en 1875.le compositeur Richard Wagner, alors qu'une semblable association venait juste d'être créée en Angleterre.En fait, c'est en 1831 que le père spirituel de Cosette et de Gavroche dénonçait, à l'âge de 29 ans, la vivisection dans « Marion Delorme».Alors que deux de ses personnages discutent des blessures d'un duel, l'un rétorque: D'après cela, voyez-vous, je calcule.- Victor Hugo, auteur des Misérables, écolo et pionnier en son genre, était contre toutes formes de chasse (ici les dégâts du piège attrape-jambes).et l'expérimentation sur les animaux (un pauvre minou, plein d'expérience, photographie dans un laboratoire de Montréal).Quit est faux que le sang passe par la jugule Lt qu'on devrait punir Pecquet* et les savants Qui, pour voir leurs poumons, ouvrent les chiens vivants.Bien ayant « Greenpeace » donc, ce poète qui aura dominé le mouvement romantique, était, à sa manière, une sorte d'«écolo» précoce et contestataire.Dans les «Contemplations», il se plait à dire dans un pur esprit de provocation: «l'aime l'araignée et j'aime l'ortie parce qu'on les hait!» Mais à travers les animaux, l'auteur de «Notre-Dame de Paris» prouve aussi que même chez les plus ignobles personnages il existe parfois, bien cachée, une infime parcelle d'humanité.Ainsi dans «La légende des siècles», il nous présente le Sultan Mourad, véritable tyran, cruel et coupable des pires atrocités.Mais ce dernier rencontre pourtant un jour, nous dit Hugo, «un porc blessé, agonisant et couvert de mouches bourdonnantes et grouil-lantes*sur ses chaires vives».Le porc et le sultan étaient seuls tous les deux.L'un torturé, mourant, maudit, infecte, immonde.L'autre empereur puissant, vainqueur, maître du monde.Dans un étonnant geste de bonté gratuite (surtout quand on sait combien le porc est réputé animal impur et méprisable chez les musulmans), le sultan débarrasse le pauvre cochon des mouches qui le harcèlent.Lors du (ugement Dernier, ce tyran aura à répondre devant l'Éternel de tous ses crimes.11 plaide, en sa faveur, son unique geste de bonté pour la malheureuse béte.Pour cette raison, conclue Victor Hugo: «Du côté du pourceau la balance pencha.» Saddam Hussein sait ce qu'il lui reste à faire! Députe L'écrivain romantique nous montre finalement dans son oeuvre que la lutte contre la cruauté envers les animaux n'est pas une affaire récente.Même si elles progresse à pas de tortue.C'est un combat permanent.Déjà, quelques progrès significatifs sont perceptibles; il ne faut donc pas désespérer de la nature humaine et de l'esprit des lois, conclut-il.À propos des législateurs et des législations, Hugo écrit ainsi: «11 fallait civiliser l'homme du coté de l'homme.La tâche est avancée déjà et fait des progrès chaque jour.Mais il faut aussi civiliser l'homme du cote de la nature.Là, tout est à faire.» Élu depute en 1848.ce fils de général d'Empire se présenterait sûrement aujourd'hui sous la baniè-re du « Parti Vert »! La manifestation contre la vivisection aura lieu celle année le samedi 20 avril.Rassemblement à 12 h 45 devant rentrée de l'Université McGill (coin McGill College).Pour plus d'informations (514) 932-4200.La marche passera sur la rue Saint-Denis (devant le théâtre Saint-Denis où l'on joue «Les Misérables») et s'achèvera devant l'Université du Québec).' Célèbre physiologiste du XVlle siècle À tire-d'aile.t ,1 I ¦ Nouvelles parutions sur la gent volatile PIERRE GINCRAS B L'arrivée des premiers migra-teurs nous indi-que que le printemps est bel et bien là.Mais il y a H aussi un autre si-HHBB gne qui ne trompe pas: la publication de plusieurs nouveaux ouvrages sur les oiseaux.Cette année, du moins jusqu'à maintenant, trois nouvelles parutions sont disponibles sur le marché et deux autres sont attendues d'ici peu.Malheureusement, ces trois parutions ne seront pas d'une grande utilité aux amateurs même si deux d'entre elles deviendront probablement des succès commerciaux en raison de leur apparence soignée.Ce sera peut-être le cas du Répertoire des oiseaux chanteurs du Québec et de l'Amérique du Nord publié chez Québécor.Le livre est beau, attrayant même, et on est porté naturellement à y jeter un coup d'oeil.Mais attention, au prix de 29,95$, il vaut mieux réfléchir deux fois avant d'ouvrir le portefeuille.D'autant plus que sur la-centaine d'espèces présentées, pas moins d'une vingtaine n'existent pas au Québec.11 ne faut pas oublier qu'il s'agit là d'une traduction.Si l'ouvrage peut s'avérer intéressant pour le néophyte, je crois qu'il y manque un élément essentiel: un disque ou une cassette.En effet, le volume est présenté comme un instrument permettant d'identifier les oiseaux par leur chant.Dans un communiqué de presse, on peut même lire: «Le Répertoire des oiseaux chanteurs dissipe l'hermétisme des divers chants (d'oiseaux).».Vraiment, r'erV *rop fort.Je n'ai jamais en .oie de pouvoir identifier le cri des oiseaux à l'aide d'un livre sans que Ton ait recours en même temps à l'élément sonore.le mets au défi l'éditeur de trouver deux ou trois individus qui feront une lecture à voix haute identique Le carnet d'obseryanon RETOUR DE VOYAGE ¦ Les vacances d'hiver sont terminées pour un nombre grandissant de migrateurs et plusieurs sont déjà arrivés chez nous pour se préparer à la saison des amours.C'est le cas notamment des merles bleus aperçus en fin de semaine dernière à Covey Hill, tout près d'Hemmingford, ainsi que de cette bécasse observée à Laval.Des merles mâles sont aussi signalés un peu partout ainsi que des pics flamboyants.Dans le coin de Beauharnois, on a pu voir une volée d'au moins 50 000 carouges au cours du week-end.Le cri familier des bernaches du Canada et des oies des neiges a aussi commencé à retentir dans la grande région métropolitaine.Dans le coin de Sainte-Barbe, au sud de Saint-jean, on compte actuellement plus de 5000 outardes qui sont accompagnées de quelques oies blanches.Elles resteront plusieurs semaines.Mais le gros des troupes devrait arriver ces jours-ci.Certains rapaces dont un aigle royal ont aussi été observés ce qui démontre que les premiers mouvements migratoires des oiseaux de proie sont commencés.Plusieurs canards migrateurs nous arrivent aussi.l'ai vu quelques pilets sur le Saint-Laurent mais on rapporte |.- aussi la présence de morillons à dos blanc et de morillons à tête ; rouge.Les canards barbotteurs comme les colverts, les souchets, les 'siffleurs, les sarcelles devraient aussi faire leur apparition bientôt dans les champs inondés, si ce n'est déjà fait au moment où vous lirez ces lignes.Chez moi, sur la Rive-Sud, les premiers quiscales bronzés de la saisons viennent de se joindre aux nombreux carouges.Les merles ont aussi fait leur apparition ainsi qu'un bruant chanteur.Mais lundi dernier, je n'avais pas encore entendu de pluviers kildirs eux qui sont habituellement au rendez-vous très tôt en saison.k r des onomatopées correspondant, du moins en théorie, aux chants ou aux cris.Ce répertoire de cris existe d'ailleurs dans la plupart des guides d'identification.Repertoire des oiseaux chanteurs du Quebec et de l'Amérique du Nord, par Noble Proctor, ed.Ouebecor, Montreal, 160 pages.29.95 S ) Chez Broquet Pour sa part l'éditeur Broquet vient de lancer une série de petits guides Peterson destinés à «ceux qui en sont à leur premières armes sur le terrain», selon le texte de présentation de la maison d'édition.Us se vendent 9,95$ chacun et il y a fort à parier qu'ils connaîtront le succès.Il semble toutefois que ces volumes sont de qualité inégale.Quant à celui sur les oiseaux, il m'apparaît peu utile, pas assez du moins pour y investir une dizaine de dollars.En effet, à mon avis, il vaut mieux payer 20$ ou 25$ pour se doter d'un bon qui-de d'identification complet plutôt que de se contenter d'une partie seulement du même ouvrage.D'autant plus que si on y parle des oiseaux les plus communs sur le continent, plusieurs des espèces choisies ne sont pas présentes chez nous.Oiseaux.Guide simplifié des oiseaux commun de l'Amérique du Nord, par Roger Tory Peterson, Ed.Broquet, Lapralrie, 128 pages, 9.95$.Une trouvaille Quant à la troisième publication, il s'agit plutôt d'une feuille en plastique semi-rigide servant à identifier les parulines à l'aide d'une clef d'identification comme il en existe certaines dans le monde de la biologie, notamment en botanique.Si la trouvaille des Éditions Aves peut sembler intéressante, je ne vois pas comment elle peut être plus utile qu'un guide.« Plus - Répertoire ik- du Québec eî de l'Amérique du Nord besoin de feuilleter un ou plusieurs guides d'identification pour reconnaître les traits caractéristiques de ces petits oiseaux», raconte le feuillet explicatif.Comment être certain de l'identification du spécimen que l'on a devant les yeux sans une illustration complète de roi-seau?.Et encore, même à l'aide d'une photo, il peut être parfois difficile de niettre un nom sur un oiseau.À plus forte raison avec une simple clef.Identification-Parulines.Editions Aves.Saint-Luc.12.95$.IDENTIFICATION * PARULINES -v \u2022 r.- «* a*numun ' ««/Ma - -*\u2022 \u2022 ¦ \u2022 ¦* .V.MVV .***** \u2022**\u2022» \u2022lTf««, A "]
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