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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-12-08, Collections de BAnQ.

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[" fi À* Vf i- u DUCEPPE .4 \" LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 8 DÉCEMBRE 1990 l'homme de fi toutes scenes .après avoir joué des centaines de fois La mort d'un commis voyageur, Jean Duceppe se rend chez un antiquaire pour acheter une table d'une autre époque.Au moment de payer, l'homme refuse de recevoir l'argent: «Faites-moi l'honneur d'accepter la table, monsieur Duceppe», supplie-t-il.«Je vous ai vu jouer dans Le commis voyageur et pour la première fois de ma vie, monsieur, j'ai pleuré.Ce soir-là, j'ai compris le théâtre.Prenez au moins la table.» En pages D2 à D9 À gauche, Jean Duceppe dans Charbonneau et le chef, en reprise en 1986.Cl-haut : dans le film Mon oncle Antoine, un des chefs-d'oeuvre du cinéma québécois, tourné en 1970 par Claude Jutra; dans le téléroman Rue des pignons (saison 1969-1970); dans ses bureaux de la Compagnie Jean Duceppe, en Juin dernier.PHOTO LA PRESSE, BERNARD BRAUIT TEXTE DE JOHN OSBORNE E EN COLÈRE MISE EN SCÈNE DE CLAUDE POISSANT DÈS LE 15 JANVIER 253-8974 la nouvelle compagnie théâtrale salle Denise-Pelletier ; ?\"e -a j > ¦?-t* 7 V * - 'J.J l4' .-» 1 - \\-V .1 : \u2022\u2022.: j \u2022 ï: M w % i- .1 D2 I LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 8 DECEMBRE 1990 vv/.v.- \u2014\u2014\" À la télé, il bafouillait, il émouvait, il passionnait Émission spéciale de deux heures demain soir à Radio-Canada ¦ Radio-Canada présentera une émission spéciale de deux heures pour évoquer la mémoire de lean Ducep-pe demain soir à 18 h 12.On y verra des extraits de teléthéàtres, de téléromans et de pièces jouées à la scène.Le clou de l'émission: La Mort d'un commis voyageur, l'oeuvre d'Arthur Miller qui avait été présentée à ; la télévision le 18 novembre 1962.Cette réalisation de Paul Blouin.dans laquelle Jean Duceppe était Willy Loman.un de ses rôles les plus remarquables, met aussi en vedette Roland Chenail, Benoit Girard, Jacques Godin, lanine Sutto et Gilles Pelletier.Jean Duceppe, Jacques Codin et Hubert Loiselle, dans le téléthéâtre présenté à Radio-Canada, Des Souris et des Hommes.photos u pn*e LOUISE COUSINEAU ¦ Qui était dans la toute première oeuvre dramatique présentée par notre télévision lors de son arrivée en 1952?Bien oui, Jean Duceppe.Ça s'appelait Le Seigneur de Brin-qucvillc, une comédie de Pierre Pétel présentée le 2 août.On a oublié cette oeuvre.Trente huit ans plus tard, aux Fêtes de la Saint-Jean l'été dernier, Jean Duceppe proclamait que notre pays, c'est le Québec.Ça, on ne l'oubliera pas de sitôt.Ah, comme on l'a aimé cet homme ce soir-là! Sa passion, sa sincérité.Et comme il aimait ce pays! 11 a été aussi du tout premier téléroman présenté par Radio-Canada, La Famille Plouffe.Stan Labrie, ce personnage inquiétant qui n'allait pas à la messe et qui courtisait la belle Rita Toulouse.C'était en 1953.On s'en souvient encore.Une immense présence à la télé, «un média qu'il n'a jamais méprisé», rappelle Yvon Trudel, qui fut son réalisateur dans Rue des Pignons, le téléroman de Louis Morisset et Mia Riddez qui a duré onze ans.Il y était Éraery Lafeuille, un personnage attachant oui tenait quincaillerie.«11 avait des scènes savoureuses avec Rolland Bédard (Anatole Marsouin), se rappelle Yvon Trudel.11 était tellement occupé! Il arrivait en studio, ses journaux sous le bras \u2014 il lisait tout \u2014- et lançait: «C'est quoi ma scène aujourd'hui?».11 l'apprenait avec une rapidité déconcertante.11 l'a jouait une fois, et c'était parfait!» Quand il était fatigue, il se couchait sur le comptoir du père Lafeuille et s'endormait immédiatement.«Je n'ai jamais vu un homme récupérer aussi vite», s'émerveille encore M.Trudel.Il a joué dans Rue des Pignons de 1966 à 1977.11 était de presque toutes les émissions.Ce qui ne l'a pas empêché en même temps d'animer des émissions de radio, de jouer au théâtre \u2014 notamment Charbonneau et le chef, où il a créé un Duplessis impérissable, de faire du cinéma et d'animer, quotidiennement, des talk-shows à Télé-Métropole.11 y a eu Madame est servie avec Doris Lussier en 1971 et 72, puis en 1973, Pierre Jean jasent, avec Pierre Lalonde.Les cinq émissions de la semaine se retrouvaient au palmarès des cotes d'écoute.Il fallait le voir dans son rôle d'animateur.Renseigné sur tout, pressé d'en dire beaucoup, les idées qui allaient plus vite que les mots pour les exprimer.Ou alors ses énormes colères, gui retombaient aussitôt.Pierre Lalonde se rappelle que parfois il recevait un SUITE À LA PAGE D8 Un opéra romantique Emile Nelligan, fils incompris, poète maudit.Yves Soutière, Louise Forestier, Jim Corcoran, Michel Comeau et Renée Claude dans une oeuvre de Michel Tremblay et André Gagnon mise en scène par André Brassard.Demain 20h00 Réalisation: Bernard Picard Radio-Canada Télévision Cette présentation de Nelligan vous est offerte par Alcan, une force sensible au déploiement des talents du Québec.et Hydro-Québec, fière de s'associer à cette manifestation de l'énergie créative des québécois.POUR VOUS AVANT TOUT LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 DECEMBRE 1990 Un homme qui savait donner confiance D3 JEAN BEAUNOYER ¦ J'ai rencontré Jean Duceppe sur le tard.Il était déjà un monument, une légende de son vivant.C'était, il y a deux ou trois ans, et il venait tout juste de se faire amputer un orteil en raison d'un diabète qui ne l'a jamais lâché.Son teint était pâle, sa démarche lente mais après quelques minutes, j'ai reçu un torrent de paroles qui rti'ont cloué sur place pendant la durée de l'entrevue.Jamais je n'ai réussi à poser une deuxième question.Il parlait de tout et sautait d'un sujet à un autre avec une rare intelligence.L'homme était vif, ses yeux pétillaient et on eut dit qu'il cherchait encore un combat.«Je suis devenu comédien par hasard.Je n'avais pas de formation théâtrale, je n'ai jamais eu de diction et les Compagnons de Saint-Laurent ne voulaient pas de moi.Tout ce que j'ai réussi à faire chez les Compagnons, c'est de peinturer les murs.» Et pourtant, il est devenu le plus grand comédien du peuple.Il a mis des énergies, du travail, du temps et il n'a jamais oublié les gens de l'Est, les travailleurs pour qui il s'est battu à la radio, dans les journaux, à titre de syndicaliste, d'artiste engagé.C'était l'aspect le plus touchant de Jean Duceppe qui n'a jamais joué l'humilité, il l'avait apprise très jeune.«J'ai finalement obtenu quelques succès au théâtre, me disait-il, et après la représentation, je triomphais, gonflé de plaisir en compagnie de Fred Barry sur la rue Sainte-Catherine.Monsieur Barry que j'admirais plus que tout autre comédien, me prend par le bras et me demande de regarder le clochard qui nous fait face: 'Lui, il ne te connaît pas mon Jean et il ne sait même pas qui tu es.Il ne saura jamais que t'as triomphé au théâtre ce soir.Les autres clochards ne le savent pas non plus.N'oublie, jamais ça!'.Je ne l'ai jamais oublié!» Après avoir joué des centaines de fois La mort d'un commis En 1961.dans N'écoutez pas mesdames, avec Juliette Béliveau.0.( » Merci, monsieur Duceppe MARTIAL DASSYLVA rfrt- JE Jean Duceppe n'a jamais joué \u2022Racine.Si je ne m'abuse il n'a jamais joué Musset non plus que Corneille.Mais il a joué Deyglun, lemelin, Gélinas, Dubé, Loran-ge.r, Miller, Williams, Guitry, Neil Simon, bref plus de 500 au-leûrs indigènes et étrangers.Et il aura été l'un des grands comédiens que le Québec ait eu au fcojirs des quarante dernières années, l'un de ceux qui, à travers le théâtre d'ici et d'ailleurs, aura su àZfà fois explorer et exprimer les contradictions, les angoisses et les j>r[éoccupations de l'homme jChier et d'aujourd'hui.*\u2022 \" ¦ \u2014 M M *«*J-ai suivi la carrière théâtrale tfejean Duceppe pendant 15 ans.Probablement pendant les quinze années les plus intéressantes et les plus fascinantes de ce renouveau qu'a connu le théâtre québécois récent.! je l'ai interviewé à plusieurs reprises.Je l'ai rencontré également à quelques occasions en dehors de nos relations professionnelles.L'homme était direct, volubile, passionné, charmeur et charmant, vif d'esprit, facilement porté à la confidence, avec un sens de l'humour qui ne s'est jamais dé-, menti, même dans les moments les plus difficiles.voyageur, Jean Duceppe se rend chez un antiquaire acheter une table d'une autre époque.Au moment de payer, l'homme refuse de recevoir l'argent: «Faites moi l'honneur d'accepter la table monsieur Duceppe, supplie l'homme.Je vous ai vu jouer dans Le commis voyageur et, pour la première fois de ma vie monsieur, j'ai pleuré.J'ai pensé à cette pièce pendant des mois et, ce soir-là, j'ai compris le théâtre.Prenez au moins la table».Pour les gens ordinaires C'est en pensant aux gens ordinaires que Jean Duceppe a fondé son théâtre: «Je pensais d'ailleurs que ça ne durerait pas.Je suis encore surpris que ça marche aujourd'hui.J'avais loué une salle de la Place des Arts pour monter Charbonneau et le chef et La mort d'un commis voyageur, rien de plus et je suis surpris de me voir là après 16 ans.» S'il s'intéressait au peuple et présentait des pièces qui rejoignaient la masse sans jamais la mépriser, Jean Duceppe aimait Praticien du théâtre, il se méfiait des grandes théories et se voulait à l'écoute du plus large public possible.Sans doute avait-il beaucoup d'ambition, mais celle-ci n'a jamais été intempestive.Car, Jean Duceppe savait aussi prendre ses distances vis-à-vis de lui-même et de son travail.Combien de fois, en effet, ne l'ai-je pas entendu se moquer du «petit problème» d'élocution qui l'éloi-gnait des textes trop classiques! Combien de fois ne l'ai-je pas entendu au téléphone et en public me dire: «Tu avais raison dans ton papier.» Je le remerciais, même si je me doutais bien, à cause des confidences de comédiens qui travaillaient avec lui, que la première réaction avait .f 3' UJ Arts, Spectacles, Cinéma et Communications oc CO oc Q.IL m \u2014 5 Adjoint au directeur de l'information : MICHEL G.TREMBLAY Chef de division: MARIO ROY Chef de section Musique, Spectacles: ALAIN DE REPENTlGNY Secrétaires de rédaction: FLEURETTE BÉLANGER.NICOLE SAINT-GERMAIN Pupitre: NICOLE BEAUCHAMP.PIERRE BEAUUEU, JEAN-CLAUDE DUSSAULT.GILLES PRATTE, MONIOUE PRINCE Théâtre : JEAN BEAUN0YER Chanson, rock, jazz : alain BRUNET Télévision: LOUISE COUSINEAU Information générale: BRUNO DOSTIE.JOCELYNE LEPAGE Cinéma: SERGE DUSSAULT.LUC PERREAULT, HUCUETTE ROBERCE Musique : CLAUDE GINGRAS Communications : DANIEL LEMAY Collaborateurs réguliers: Vin : JACQUES BENOIT Danse : PASCALE BRENIEL A New York : SOPHIE DUROCHER Actualité : FRANCINE CRIMALDI Restaurants : FRANÇOISE KAYLER Théâtre : GILLES G.LAMONTAGNE A Paris: louis-b.robitaille.rené viau aussi le théâtre plus marginal, le théâtre qu'on présente par exemple au Quat'Sous où il se rendait souvent ou à la salle Fred-Barry et il souffrait d'un certain snobisme que lui manifestaient certains éléments de gauche du théâtre.Pas tant lui, que le genre de théâtre qu'il présentait.Mais je me demande s'il n'a pas réussi â rallier toutes les couches du théâtre à la fin de sa vie en présentant du grand théâtre, du théâtre audacieux à ses abonnés avec Le long voyage vers la nuit d'O'Neil, Les sorcières de Salem de Miller et récemment La maison suspendue de Tremblay.Cet homme voulait être aimé par tout le monde et il a réussi.L'an dernier, j'avais critiqué la couverture complaisante des médias lors du Festival de Théâtre des Amériques en la comparant à la sévérité des journalistes à la Quinzaine de Québec.Il m'avait appelé pour m'appuyer chaleureusement.Il savait tout, connaissait ce qui se passait à Québec comme â Montréal.Et il savait surtout donner confiance.Dans Bousille et les Justes, de Cratien Gélinas, Jean Duceppe interprète Paul Vezeau.photo ta pressé sans doute été un peu plus émotive et véhémente.Le temps faisait son oeuvre et, entre nous, régnait une généreuse connivence fondée sur le respect mutuel autant que sur la connaissance des règles du jeu.Comédien d'instinct plutôt que de tête, de sensibilité plutôt que de réflexion, d'intuition et d'émotion plutôt que de formation, Jean Duceppe a eu la chance et le mérite d'incarner ou de réincarner des personnages qui sont entrés dans la mémoire collective du Québec.Par la force de son talent, par la vérité et la simplicité de son jeu, par le naturel ou la finesse de son interprétation, bref à cause de son génie particulier, il aura souvent été plus grand que les personnages qu'on lui demandait d'interpréter.Diderot a eu grand tort d'écrire dans son Paradoxe que la sensibilité n'était guère la qualité d'un grand génie.Quand les projecteurs se sont éteints et que la salle est vide, de l'exercice superbement grandiose et futile, de cette terre privilégiée du rêve éveillé qu'est la représentation théâtrale il ne reste plus que des fantômes, pâles images de ces voix qui ont essayé de dire les grandeurs et les misères de l'aventure humaine: Richard II, le boiteux, qui aurait donné son cheval pour un royaume, Willy Loman, qui ne peut survivre au sentiment de sa propre nullité, le Chef (Maurice Duplessis), qui, le dos rond, le chapeau et le paletot défraîchis, disparaît dans le nrjir, prostré sous le poids d'une immense solitude.' Shakespeare nous l'a indique dans l'une de ses comédies: l'homme est comme le musicien qui vient sur scène pour jouer son petit morceau de musique avant de disparaître à jamais.De Stan Labrie à Émery La-feuille, du William du Bilan de Marcel Dubé au Willy Loman de La Mort d'un commis-voyageur se profile la silhouette de l'incomparable musicien qui bousculait parfois ses notes.Merci, monsieur Duceppe, de nous avoir fait rêver! 1975: La Mort d'un commis-voyageur, Duceppe devient Willy Loman.1958: Paul Guévremont et Jean Duceppe dans la pièce de Marcel Dubé, Un simple soldat, présentée à la Comédie Canadienne.1986: Charbonneau et le Chef.Duceppe en Chef et Michel Dumont en Charbonneau.PHOTOS La Presse Sur la scène comme dans la vie CILLES NORMAND SHERBROOKE ¦ «Ce que lean Duceppe était sur la scène, il l'était dans la vie: généreux, inquiet, profondément humain, passionnément et raisonnablement Québécois.Il aura été et demeurera l'inspiration de plusieurs d'entre nous.Son public, c'était tout le Québec.» Tiré du lit à 3 h du matin, par son collègue commissaire et fils du défunt, le député Gilles Duceppe, le président de l'Union des artistes, Serge Turgeon, s'est aussitôt jeté sur sa machine à écrire pour rédiger cet hommage qu'il allait rendre, à l'ouverture des audiences publiques de la Commission Bélanger-Campeau, à celui avec qui il a joué si souvent et dont il a dit qu'il «a porté à bout de bras les rêves, les joies, les peines de ceux et celles qu'il savait être un peuple».D'une voix serrée d'émotion, Serge Turgeon a rendu hommage «à ce créateur véritable», au nom des membres de la commission constitutionnelle et de la colonie artistique.- «C'est tout le Québec qui est en deuil aujourd'hui.Il est en deuil de l'un de ses enfants les plus beaux, les plus vrais, les plus grands, lequel ne l'a jamais déçu», a-t-il souligné.Il a rappelé que M.Duceppe avait joué souvent des rôles d'hommes écrasés, qu'il savait transformer en héros.«C'est pour lui que nos plus grands dramaturges ont écrit quelques-uns de leurs plus beaux textes.\u2022 «Jean Duceppe était devenu ce héros et, j'oserais le dire, pour certains cet anti-héro incarnant plus souvent qu'autrement ces victimes dont la conscience et la détermination seules pouvaient grandir et amener au bord de l'affirmation.Pensez à tous ces textes écrits sur mesure pour lui par Graticn Gélinas, Marcel Dubé, Françoise Loranger, Mia Riddez et tant d'autres», a rappelé M.Turgeon, qualifiant son ami Duceppe d'« homme des grands combats, des grandes luttes».Il a aussi souligné l'immense talent du disparu et son sens profond de la communication, qui auront fait de lui un extraordinaire porteur de joie et d'enthousiasme.«Quand lean Duceppe riait, c'est que c'était drôle ; et il nous faisait rire avec lui; quand il pleurait, et c'est un homme qui ne se cachait pas pour le faire, sa peine devenait la nôtre, et son infinir tristesse nous envahissait», a-t-il ajouté.Décrivant M.Duceppe comme un homme et un artiste engagé, le président de l'UdA estime qu'il aurait pu se présenter devant la Commission sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec comme expert, mais qu'il l'aurait surtout fait comme témoin.«lean Duceppe n'est pas mort; il est bien vivant avec ce qu'il nous laisse de plus précieux: une fierté acquise et partagée», conclut-il.Au nom des commissaires, le président Michel Bélanger a présenté ses condoléances au fils du disparu, Gilles Duceppe, nouveau député du Bloc québécois de Laurier-Sainte-Marie, qui a remplacé Lucien Bouchard à la commission, ce dernier étant en Europe.* Salut vieux ! YVES LËTOURNEAU collaboration spéciale ¦ lean était tellement vivant, remuant, grouillant, amusé de ton blagueur, intarrissable racontes*, vrai moulin à paroles, enthousiaste, pure laine en tout, bagarre®* même, quand on le provoquait que je n'arrive pas à me le repfé-senter.sans cette vie qu'il ada-rait et dont il a tant abusé.dans tous les sens.S \u2022 Je le revois encore à une repr^r sentation de «Bousille et les Jiîf tes», spectacle qui a révélé Gilles Latulippe au public québécois! Jean connaissait ma propension au fou-rire, qu'il prenait un mal}iî plaisir à provoquer.Ce soir-là/aQ Palais Montcalm, à Québec, Jean a décidé qu'il m'aurait.Et il nVâ eu.Tout ce que ce sacré Duceppç utilisait comme maquillage c'était deux petits traits au crayoû noir à la jonction des sourcils.ICa toujours eu un teint de bébé, La* tulippe, lui, mettait un peu ;âç maquillage pour masquer la pjr leur de son trac.Donc, de mèche avec Latulippe, Jean convainc avant d'entrer en scène.Ça cogné à la porte.Latulippe (Nolasquc) entre timidement, le dos tourr£pt Duceppe l'entraîne à l'avant-scè; ne pendant que moi (Henri Gti; non ) je ferme la porte violem* ment.Je redescends affronter 1e§ deux compères à l'avant-scèneèl je me retrouve devant deux gôfS qui alternativement passent le majeur et l'index sur leurs dëu£ petits traits noirs et dont les yeiig pétillent de malice.Ma colèrfe aussi authentique que possible! tombe d'un coup à la vue dès deux escogriffes.Voilà que Ic-i épaules se mettent à me sauter.C§ public, pas fou, voit bien ce qui Se passe.Il éclate lui aussi.Gratferi Gélinas.dans sa loge, est tout , oreille.11 sent bien que rien ne va plus.Pendant qu'il s'agite en cqÏÇ lisse, m'exhortant au sérieux, je redescends face à mes deux esctg griffes.Ce sont eux qui sont maintenant secoués d'un rire iîjS contrôlable.Plus je fais rain£ d'être furieux, plus Duceppe &è Latulippe rient; plus Gratien è$J authentiquement furieux.Je rilx peux rien, ce n'est pas à moi 4?parler.|e me plante donc devanj Duceppe et Latulippe et, entre lé» lèvres, je dis à celui-ci: «ParKÇ petit m.».Le public entend tout et repart d'un rire gigantesque^ Les cinq plus longues minutes cfe ma carrière.\u2022> lean m'a aussi assommé.liti ralement.Ça c'est passé dans «iS Baie de Brooklyn », un téléthéàtfè de Louis-Georges Carrier, à dio-Canada.Je jouais le rôle oft gros méchant dont Duceppe Georges Groulx décident de; se débarrasser en l'amenant en cHç loupe sur l'eau de la baie.Au gnal pour m'assommer, je dtnj me lever; Duceppe attrape ilg gourdin et doit me frapper au front; je porte un chapeau couss£ né au front.Au signal, je me lèvtef la chaloupe bascule, j'agrippe )«$ bords pour l'empêcher de verso» et Duceppe me frappe de toutes ses forces.derrière la tête, m'écroule assommé.mais vn ment.Groulx et Duceppe jette;;! corps par-dessus bord et.nj£ voient couler à pic sans un geste.' Les voilà pris de panique.Ils bredouillent, s'emmêlent dans \\ètp texte.Duceppe bafouille plus qtS; jamais.Un machiniste me tire du bassin par le col de l'imperméÈ ble.|e suis sauvé, mais la scène est un peu gâchée.Louis-Georgçi veut la reprendre.Impossible, jaj oublié tout mon texte.Jean n'ajh rêtait plus de s'excuser et, par dèàaS sus tout, craignait qu'un jour l'idée me prenne de me venger.;* Sois tranquille, Jean.Je sais qu> tu faisais tout avec coeur.Corn-\" ment t'en vouloir?Tout ce que jçr peux dire, c'est que l'eau du bajC sin était froide en diable.Moins; froide sans doute que la terre qtfi-va l'accueillir.Si ça peut te t&Z chauffer, sois assuré de notrîr éternelle amitié.«î » \u2022 Salut vieux.Au prochain fou-1 rire.\" * - D4 DUCEPPE DU 19 AU 22 DÉCEMBRE DU 8 JANVIER AU 9 FÉVRIER CHACUN .a, jpiji lia \\ * \u2022« \\ LA PRESSE, MONTREAL.SAMEDI 8 DECEMBRE 1990 D a V0U|U être aimé de tous; il l'a été JEAN BEAUNOYER TOUR de RAY COONEY et TONY HILTON Mise en scène de MONIQUE DUCEPPE Traduction et adaptation de BENOIT GIRARD avec LUC GUÉRIN JEAN-PIERRE CHARTRAND ANNETTE GARANT NORMAND LÉVESQUE BRIGITTE MOREL BÉATRICE PICARD GÉRARD POIRIER PASCAL ROLLIN PAUL SAVOIE ¦ Les comédiens ont eu mal, hier.Mal à l'âme, mal au coeur.Leur grand frère, leur père, n'est plus.A la compagnie lean Ducep-pe, pas un seul membre de la famille.Ils étaient à la maison, à pleurer leur père.Depuis quelques semaines, toute allusion à la maladie du père, bouleversait les enfants.Le clan Duceppe ou la Ducepperie comme on dit, espérait jusqu'à la fin.C'est probablement Louise Duceppe qui prendra la direction du théâtre: «Dans la continuité, disait le re-lationiste Jean-François Limoges.Les enfants vont poursuivre avec les idées de leur père.De toute façon, ils lui resemblent tellement».Chez les comédiens, l'un des plus touché par le décès de Jean Duceppe, c'est Michel Dumont.Il s'est dit incapable de commenter le décès de son ami.Benoit Girard qui a remplacé Jean Duceppe dans L'ennemi du peuple et qui le remplacera également dans Le prix qu'on verra en janvier, était surpris: «On ne s'y attendait pas.Son fils Yves était venu à la NCT, enregistrer des remarques et des blagues des comédiens pour les remettre à son père pour lui remonter le moral.Il a déjà été malade et on pensait bien qu'il allait nous jouer un tour, qu'il allait revenir en forme subitement.«Actuellement je le remplace mais dans le passé, j'ai souvent joué son fils.C'était un acteur instinctif qui avait un rythme de jeu exceptionnel.11 était tellement vrai qu'il avait de la difficulté à sortir d'un personnage.C'était particulièrement vrai dans le cas de Willie dans La mort du commis voyageur.Il a influencé mon jeu.Je suis moins cérébral, plus instinctif.Je déplore le mépris dont l'ont accablé les gens du magazine Jeu par exemple.On ne lui a pas rendu justice.C'est lui qui a amené les hommes au théâtre.Il a démocratisé le théâtre; il a fait un théâtre d'acteurs et non pas de metteurs en scène.Il aimait les acteurs».Le président de l'Union des artistes, qui était à Québec, nous a fait parvenir un témoignage émouvant après avoir appris le décès du grand comédien: «Jean Duceppe était devenu ce héros et, j'oserais le dire, pour certains cet anti-héros incarnant plus souvent qu'autrement ces victimes dont la conscience et la détermination seules pouvaient grandir et amener au bord de l'affirmation.» Gilles Pelletier a toujours été un admirateur de Jean Duceppe.Une vieille complicité: « J'ai vécu une de mes plus belles complicité avec Jean Duceppe lorsque nous avons joué Dom Juan à la NCT.J'interprétais le rôle de Dom Juan et il était Sga-narelle.Avec d'autres comédiens, je jouais un Dom Juan supérieur, imposant, qui malmenait Sgana- relle.Avec Jean Duceppe, je ne pouvais pas.Il était tellement bon, tellement inquiétant quand il vous regardait dans les yeux que je voyais subitement Sgana-relle comme un égal.11 voulait le rejouer.Malheureusement ça ne s'est jamais fait.Guy Provost était le père Alexandre et Jean Duceppe, le fameux Stan Labrie dans La famille Plouffeà la télévision.Depuis, ils ont joué souvent ensemble: «C'est 45 ans d'amitié qui viennent de prendre fin, disait Guy Provost.Il a non seulement été acteur.Il a été président de l'union, directeur, animateur: c'était un homme dans la plénitude du mot.Son amitié vous valorisait.Cétait un homme de vérité qui allait toujours jusqu'au bout.A la scène comme dans la vie, il s'impliquait à fond.«J'ai travaillé souvent dans son théâtre qui est tout à fait spécial.On vit comme dans une famille et on y reste.Dans un milieu comme celui du théâtre québécois, il a réussi à/ Le monde politique regrette l'homme et l'artiste Décor RAYMOND CORRIVEAU Costumes FRANÇOIS BARBEAU Éclairages LUC PRAIRIE ¦ Le premier ministre Brian Mul-roney a déclaré hier que la disparition du comédien Jean Duceppe était une très lourde perte pour tout le Québec et le Canada.M.Mulroney a affirmé que M.Duceppe était pratiquement le père de toute une génération de comédiens et d'artistes, et que son départ représentait une lourde perte pour toute la communauté artistique québécoise et canadienne.«Il était parmi les plus grands artistes», a-t-il déclaré.Le premier ministre a transmis hier matin ses condoléances à l'épouse et à la famille de M.Duceppe.Lorsqu'interrogé sur les prises de position très nationalistes du comédien, notamment à l'occasion des festivités de la Saint-Jean-Baptiste en juin dernier, M.Mulroney a affirmé qu'il savait faire la part des choses entre les opinions politiques d'une personne et sa contribution à la vie nationale.« Nous avons des opinions politiques, mais nous avons également nos contributions respectives, a-t-il déclaré.Le talent de M.Duceppe était énorme, et sa contribution à la vie artistique du Québec et du Canada était tout à fait remarquable.L'un des membres du Bloc qué-r bécois, le député de Hull-Aylraer Gilles Rocheleau, a affirmé en Chambre que Jean Duceppe représentait pour lui un artisan de la fierté québécoise.«Son attachement profond, je dirais son amour pour le Québec, nous laissera un riche héritage», a-t-il déclaré.11 a ajouté que M.Duceppe devait être heureux, là où il était, de pouvoir compter sur son fils Gilles pour défendre les intérêts supérieurs du Québec à la Chambre des communes.Gilles Duceppe, le député de Laurier-Sainte-Marie, est le premier député à avoir été élu sous la bannière du Bloc québécois, un mouvement ouvertement souverainiste.La députée conservatrice de Bourassa Marie Gibeau a également rendu hommage au disparu hier en Chambre.Elle a souligné ses accomplissements dans le domaine de la radio, de la télévision et du théâtre.Elle a soutenu que M.Duceppe, un syndicaliste, un nationaliste et un artiste, avait apporté une contribution monumentale au milieu du spectacle québécois.Elle a ajouté qu'il laissait aux Québécois un héritage culturel riche en défis à relever.«Avec Jean Duceppe, nos racines culturelles ont pris leurs ailes », a-t-elle déclaré.Robert Bourassa Au nom du gouvernement du Québec, le premier ministre Robert Bourassa a loué ce géant, ce «pilier du théâtre aux talents multiples et remarquables».Jean Duceppe «s'est avéré une ÇimS 128 C\\ Théâtre Port-Royal CTO Place des Arts Réservations, téléphoniques: 514 842 2112.Frais de service.Redevance de 1 S .sur tout*billet de plus de 10 S.* 4b (Fdm Conservatoire d'art dramatique de Montréal 4» Gouvernement eu Oueoec Ministère des Affaires culturelles AUDITIONS D'ENTRÉE Année scolaire 1991-1992 DATE LIMITE D'INSCRIPTION: 1er FÉVRIER 1991 Pour être admises, les personnes sélectionnées à la suite des auditions devront être titulaires d'un diplôme d'études collégiales au plus tard le 15 août 1991 ou être âgées d'au moins 22 ans le 1er février 1991.L'enseignement dispensé au Conservatoire est gratuit.Pour renseignements: Conservatoire d'art dramatique de Montréal 100, rue Notre-Dame Est Montréal (Québec) H2Y1C1 Téléphone: (514) 873-4283 Québec a a DUCEPPE PRÉSENTE Jusqu'au 8 décembre ~ L'ENNEMI DU PEUPLE .DE HENRIK IBSEN .Mise.enscene__ de Francois Barbe Samuel Beckett Cantate Grise Théâtre UBU Mise en scène: Denis Marleau Musique: Jean D e r o m e source inépuisable d'inspiration, qui a profité généreusement à ses collègues et à la jeune relève», écrit le premier ministre dans un communiqué.lean Duceppe était aussi un nationaliste convaincu, «qui a sur incarner la fierté de son appartenance à un peuple et qui a trouvé sa force dans la profondeur de ses convictions», note le premier ministre Bourassa, dans son communiqué.Liza Frulla-Hébert La ministre des Affaires culturelles Liza Frulla-Hébert a salué elle aussi ce grand bâtisseur, Tun des plus grands, «un homme de théâtre, un homme entier, profondément humain et passionné qui a transmis à des générations son sens de l'engagement.«M.Duceppe a marqué notre théâtre, notre télévision et notre radio, par son perfectionnisme, son implication, sa passion, sa ferveur et sa sensibilité», écrit la ministre des Affaires culturelles.Société St-Jean-Baptiste Des organismes nationalistes comme la Société St-Jean-Baptiste de Montréal ont à leur tour pleuré la mort du grand comédien et militant.Jean Duceppe était membre de la SSIB-M depuis le début des années 60.Il a déjà organisé des campagnes de recrutement et de financement et organisait déjà la fête nationale en 1964.«Ce militant indépendantiste nous quitte au seuil de la terre promise, mais entouré de l'affection de tout un peuple», a commenté le président lean Dorion.Jean Doré Le maire de Montréal Jean Dore y est aussi allé d'un message de condoléances.«La grande famille montréalaise est en r*euil.» Le maire Doré déplore la perte de «l'un de nos plus grands hommes de théâtre, un homme doué d'un talent exceptionnel, un homme de conviction, fidèle à ses idéaux, un homme de combat, attachant.» Jean-Paul L'Allier Le maire de Québec et ex-ministre des Communications et des Affaires culturelles du Québec, Jean-Paul L'Allier, a fait parvenir un message au fils de Jean Duceppe, Gilles, député fédéral de Laurier-Sainte-Marie.0 t « Dans une société qui se cherche et qui a encore beaucoup trop tendance à ramener le développement à la jauge économique, le Québec culturel n'a pas trop d'hommes et de femmes de la qualité et de la trempe de Jean Duceppe pour plaider la pertinence et le caractère essentiel de la culture», a écrit monsieur L'Allier.DERNIÈRE CE SOIR LE DORTOIR de Gilles Maheu fi Théâtre Port-Royal CTO Place des Arts \" H» se.» viit»iiM«i téléphoniques : : 842 21 12 » r.ii il.,.levoiK\"! tit* 1 5 lo ws Avec: Cari Béchard, Pierre Chaçnon.Pierre Lebeau.Han Masson, Bernard Mency, Pascale Montpetit.Danièle Panneton.Chapelle Historique du Bon Pasteur 100, rue Sherbrooke est - Rens.: 872-5338 | Ai ADMISSION: (514) 522-1245 INFORMATIONS: 521-4 1 91 1945, Fullum En coproduction avec le Centre National des Arts.AR 4 ue Nationale d'Improvisation i M DU 10 FEVRIER AU 21 AVRIL 1991 LES DIMANCHES A 20 H \u2014 AU SPECTRUM JAUNE Marcel Sabourin Louis-Georges Girard Marcel Leboeuf Gaston Lepage Suzanne Champagne Marie Michaud Sylvie Legault Pierre-Jean Cuillerier Robert Gravel Luc Senay Germain Houde Sylvie Gagnon Sylvie Potvin Chantai Baril Johanne Fontaine Raymond Legault Martin Drainville Jacques L'Heureux Guylaine Tremblay Jasmine Dubé Sophie Lorain 318 ouest Sainte-Catherine métro Place-dos-Arts 861-5851 EN VENTE MAINTENANT Achats téléphoniques TÉLÉTRON: 288-2525 Au guichet du Spectrum, tous les jours de 10 h à 18 h.Billets do saison et et tous les jours de spoctade.jusqu'à 22 h.tarif « de nrruin** dlinonlblft* Et à tous les compas TICKET RON
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