La presse, 2 décembre 1990, B. Le monde
[" Le Monde 1 f.LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 2 DÉCEMBRE 1990 Gorbatchev choisit la fermeté d'après Rcuicr et AFP MOSCOU onfronté à la faillite économique, à une menace de pénurie et à la montée des revendications autonomistes, Mikhail Gorbatchev semble avoir choisi la fermeté.Eternière illustration en date: un décret publié hier qui déclare nulles et non avenues toutes les dispositions prises par les républiques en matière militaire.> Ce décret, qui devrait ^avir les conservateurs dans les rangs de l'armée comme du parti, vise à dissuader les républiques d'encourager la désertion et dècréer des armées indépendantes.«Tout cela a un effet négatif.sur la formation du personnel des forces armées de l'URSS et menace les capacités de défense soviétiques, d'une importance vi- «Qlnv ,4Î* 1 ~ *-* .icuc/r, un ic ic.Mt.C'est le-deuxième décret en deux jours rédigé par le chef du Kremlin.Vendredi, il avait émis un texte chargeant des détachements d'ouvriers et des brigades de policiers et de miliciens de surveiller la distribution des vivres pour éviter les pénuries.Le dernier décret est survenu après les propos du ministre de la Défense, Dimitri Iazov, mettant en garde ceux qui critiquent l'armée.Il mécontentera certainement les républiques qui souhaitent davantage d'indépendance, notamment les républiques baltes, et qui considèrent les troupes soviétiques comme une armée d'occupation.Les dirigeants des trois républiques baltes \u2014 Estonie, Lettonie et Lituanie \u2014 étaient réunis hier à Vilnius, capitale de la Lituanie, où ils ont condamné d'une même voix l'hostilité de Mikhail Gorbatchev devant leur volonté d'indépendance.Le pré-sident Lituanien, Vytautas Landsbergis, a notamment accusé le Kremlin de mener une «guerre froide» à rencontre de la Lituanie.«L'Union soviétique a recours aux vieilles méthodes staniliennes pour nous humilier et nous briser», a-t-il dit dans un discours à la radio lituanienne^ Mikhail Gorbatchev est pris entre deux feux.Pendant que les indépendantistes manifestent , leur mécontentement, les conservateurs ne désarment pas et réclament de Tordre.Un important groupe de parlementaires conservateurs, baptisé Soyouz , ( Union ), a réclamé hier des mesures fermes pour empèèher la désintégration du pays.La faction, réunie en congrès constitutif, a notamment exigé la démission du ministre de l'Intérieur, Vadim Bàkatine, jugé trop laxiste yis-à-vîs des indépendantistes et des accapareurs.Les jours ont passé, mais la vie n'a pas vraiment changé à Leningrad, semble penser cette vieille femme, une des rares survivantes du siège de Leningrad qui vit mourir de faim 800 000 personnes pendant les 900 jours de siège lors de la Seconde Guerre.À preuve cette carte de rationnement datant de ces jours terribles.On vient démettre de nouvelles cartes, mais cette fois-ci, les Allemands n'assiègent pas la ville et fournissent plutôt de l'aide alimentaire.PHOTO AP Tyminsky d'après Rtutcr_ ' VARSOVIE m es deux adversaires du ¦¦second tour de l'élec-î ion président ici le polonaise, Lcch Walesa (crédité de 58 p.cent des voix) et Stanislaw Tyminski (crédité de 30 p.cent des voix), ont échangé hier soir des menaces, et.ides accusât ions de chantage lors d'un débat sans merci devant des mil; lions de téléspectateurs.Lech Walesa a accusé son rival d'avoir lé soutien d'anciens colonels de la police secrète communiste cherchant à mettre fin à la transition démocratique en Pologne.Lech Walesa a ensuite explosé de colère lorsque Stanislaw Tyminski, homme d'affaires cumulant les nationalités canadienne, péruvienne et polonaise, a déclaré être en possession d'une serviette bourrée de «documents personnels graves» sur le leader de Solidarité.«C'est une accusation et j'exige que ces document?soient rendus publics», a dit Lech Walesa, ajoutant: «Sans quoi*lorsque j'accéderai à la présidence, je ne vous laisserai pas quitter le pays sans que vous ayez fourni la preuve de tout cela ».Stanislaw Tyminski a répondu ne pas comprendre pourquoi son adversaire l'accusait à plusieurs reprises d'être lié aux anciennes «structures» communistes \u2014 allusion aux services de sécurité dissous par le gouvernement de Solidarité.« Vous comprenez très bien, parce que vous exercez un chantage avec votre serviette noire.Les, anciennes structures sont de votre coté», a rétorqué Lech Walesa.Stanislaw Tyminski, qui a regagné la Pologne pqur dispute** les élections après avoir vécu 21 ans à l'étranger, a insisté sur le fait qu'il était un candidat indépendant.Cambodge: un plan de palk'qui ne résout! rien LOUIS WIZTftlTZER collaboration spéciale WÊ* adoption, dimanche déifia nier, par les cinq membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU réunis à Paris d'un plan de paix pour le Cambodge au terme d'un an de négociations est, théoriquement, un nouveau pas vers la fin de la guerre qui ravage ce pays depuis 11 ans.En fait, «on ne voit guère le bout du tunnel» et Norodom Sihanouk, l'héritier d'une lignée ancienne de rois khmers, qui dirigea son pays comme premier ministre au cours des années soixante et au début des années soixante-dix (il fut renversé par un putsch ourdi par les États-Unis) et qui présida ensuite la coalition des trois factions cambodgiennes qui formèrent la résistance à l'occupant vietnamien, se dit «très pessimiste».En principe le plan de paix de l'ONU prévoit le démantèlement du gouvernement provietnamien installé à Phnom-Penh et dirigé par Hun Sen, la mise en place d'un armistice, la préparation, avec le concours d'administrateurs onusiens, d'élections libres, le retour du Cambodge à la paix, la souveraineté, la neutralité, la pierre angulaire de ce plan, et la constitution d'un conseil national suprême réunissant les quatre factions cambodgiennes \u2014 les trois de la résistance et celle de Phnom-Pehn \u2014 ce conseil (CNS) gouvernerait le pays pendant la période de transition menant vers les élections libres, supervisées par l'ONU.«Une seule chose accroche encore.Elle peut paraître dérisoire, mais elle est en réalité l'arbre qui cache la forêt.De quoi s'agit-il?Sur un point les quatre factions sont d'accord : c'est Sihanouk qui présidera le conseil.Mais c'est à la vice-présidence du CNS qu'il y a désaccord.«Nofrnalèftfëht elle devrait revenir à Hun Sen, l'actuel chef du gouvernement installé à Phnom-Penh.Il y à deux camps: la résistance et le régime! èlfo-vietna-rnien.Il est naturel qu'on partage la 0ôire'ètt^deux> A moi la présidence- à Hun Sè'n Jjjj * vice-prési-dençe.'Eh bien\u2022non&Iès Khmers rouges ne veulent pas de cette lor-mule pour trois raisons: \\ \\ l'n! Q *-\\ t Zr% nniiv l)) Ui ^SKJ lili.' «_ l jV |^ v.» I1IV/U rir avant longtemps.Dans ce cas c'est Hun Sen qui deviendrait président.De cela il ne saurait être question, disent les Khmers rouges.2) Pendant que j'exercerai la présidence, Hun Sen en tant que vice-président pourrait se faire mieux connaître à l'étranger, se crédibiliser, redorer son blason terni au contact de ses maîtres vietnamiens.Cela, les Khmers rouges ne peuvent le permettre.3) Et ceci est plus grave: au fond, les Khmers rouges ne veulent pas que la paix soit instaurée.Ils pensent que le temps travaille pour eux.Que le régime de Phnom-Penh, corrompu, en butte à des difficultés économiques, finira par craquer et qu'eux, les Khmers rouges, reprendront alors le pouvoir.Ils montent en épingle le problème de la composition du CNS pour dissimuler leurs véritables arrière-pensées: faire durer la guerre, empêcher la paix.On a proposé la désignation de trois vice-présidents au lieu du seul Hun Sen.L'un des trois serait Khieu Sampahn, un des dirigeants khmers rouges.Mais là ce sont les gens de Phnom-Penh qui, protestent.Pas question de légitimer un grand manitou génocide (les Khmers rouges ont massacré plus d'un million de leurs compatriotes quand ils étaient au pouvoir, et se sont rendus coupables d'un holocauste qui ne le cède en cruauté et en horreur qu'à celui perpétré par les nazis sur les Juifs.On en est là.Le monde entier croit que les Cambodgiens sont des têtes de mule qui n'arrivent pas à se mettre d'accord sur la composition de leur conseil national.Mais cette question n'est qu'une excuse, un prétexte.La vérité est que les deux factions communistes, les ex-màoïstes khmers rouges et les ex-staliniens de Phnom-Penh ne veulent ni les uns, ni les autres, de la paix.Chacun des deux camps pense qu'il finira par l'emporter sur le terrain.On est parti pour une guerre de cent ans.le ne reverrai pas mon pays, je ne mènerai pas mon peuple vers la terre .promise de la paix» de l'indépendance, de la démocratie», nous dit Sihanouk, les larmes aux yeux, .\u2022 , .-TV V Curieusement les deux factions communistes ont chacune été lâchées par leur sponsor.La Chine a cessé de livrer des armes aux Khmers rouges et.sur l'insistence de l'URSS, le Vietnam a pris ses distancés vis-à-vis de Hun Sen.m®1 ' \u20221 \" '¦\" ¦.¦ \u2022 La Chine est désireuse, après le massacre de Tienamen, il y a 18 mois, de se refaire une beauté sur le plan international.Elle a voté, au conseil de sécurité de l'ONU, avec les Américains et les Soviétiques, à propos du Cambodge.L'URSS comme l'a dit Edouard Chevardnaze, ministre des Affaires étrangères, «est fatiguée de ce problème».Les Etats-Unis se sont rabibochés avec le Vietnam et vont lui fournir une aide économique.C'est-à-dire que toutes les puissances étrangères qui étaient concernées ou impliquées dans le conflit sont aujourd'hui d'accord pour la mise en oeuvre du plan de paix de l'ONU.«Seulement voilà: les chiens, en l'occurrence le Chinois et le Vietnamien, ne peuvent plus agiter leurs queues.Les Khmers rouge ont stocké des armes leur permettant de combattre pendant sept ans.Même sans le soutien chinois ils peuvent vivre sur le terrain, prendre des armes et des vivres à l'adversaire, durer.Du côté de Hun Sen on ne voit pas pourquoi on devrait lâcher les territoires que le gouvernement contrôle encore.Avec le passage du temps la conjoncture peut changer.À court terme on peut se débrouiller même sans le soutien du Vietnam.On a beau serrer la vis aux deux factions communistes, elles ont une marge d'autonomie et sont d'accord sur un point : poursuivre le combat, n'en déplaise aux Américains, Russes, Chinois, Thaïlandais, Indonésiens, Français, Japonais qui tous souhaitent tourner cette page», explique Sihanouk.Habré s'enfuit au Cameroun d'après Rcuter et AFP PARIS e président tchadien Hissène mm Habré s'est enfui hier au Cameroun alors que les forces rebelles d'idriss Déby marchent sur la capitale N'Djamena, où elles pourraient faire leur entrée aujourd'hui.L'ambassadeur du Tchad à Paris, Ahmed Alami, a expliqué que Hissène Habré avait pris la décision de fuir au Cameroun pour éviter que la guerre civile ne ravage N'Djamena, la capitale menacée par l'avancée des rebelles d'idriss Déby.La France a décidé parallèlement d'évacuer ses ressortissants \u2014 ils sont 1,250 \u2014 vivant au Tchad.Le ministère français de la .Défense a annoncé l'envoi en rpnfnrtc e\\c* 1 hrtmmoc A i » Oc D 1.Par ailleurs Hun Sen a fait savoir qu'«il n'acceptera pas çè qui a été décidé à Paris,., que son gouvernement ne sera pas dissous.Qu'il était opposé à l'envoi de militaires et d'administrateurs onusiens au Cambodge.Ce ton de défi est attribué, en Occident, à des divisions internes à Phnom-Penh.Le président nèfig Saiiirin et ie président de l'Assemblée nationale Chea Sim seraient des «durs» opposés au «flexible» Hun Sen.«Balivernes», nous dit Sihanouk.Pour la politique étrangère, pour les contacts avec le monde extérieur ils n'ont que Hun Sen.Leurs prétendues querelles intestines ont bon dos.En réalité ils sont d'accord pour mettre des bâtons dans les roues de l'ONU et empêcher la mise en oeuvre du plan de paix, selon Sihanouk.» Début octobre le secrétaire d'État James Baker et le ministre des Affaires étrangères vietnamien Nguyen Co Tach se sont rencontrés à New York.Les États-Unis se sont engagés à lever l'embarbo économique imposé au Vietnam depuis 1975.Les dirigeants vietnamiens ont rencontré, il y a deux mois, à Cheng Du, la direction chinoise.Les deux pays voisins ont enterré leur brouille.L'environnement international est donc tout à fait favorable à un règlement pacifique de la crise.Mais à propos de l'Angola aussi, il y a deux ans, les puissances extérieures au conflit (Afrique du Sud, Cuba, États-Unis, URSS) s'étaient mises d'accord et cependant les deux factions angolaises \u2014 celle anciennement soutenue par Pretoria et celle qu'aidait Cuba \u2014 se font toujours la guerre.«Sur le papier, la route vers la paix est balisée.Le plan de paix de l'ONU une fois accepté par les parties cambodgiennes devra être entériné par une conférence de paix au Cambodge réunie à Paris, puis mis en oeuvre.Mais sur les quatre factions cambodgiennes il y en a deux \u2014 qui autrefois n'en faisaient d'ailleurs qu'une seule puisque ses membres appartenaient tous au Parti communiste cambodgien \u2014 qui veulent continuer d'en découdre.Ceux qui croient que les grandes puissances pourront à court terme les convaincre de s'entendre se font des illusions, je le crains», estime Sihanouk dont, soit dit en passant, la popularité parmi son peuple reste immense et qui continue d'incarner son pays et la légitimité aux yeux du monde.giment étranger de parachutistes (REP) de Calvi, en Corse, et de plus de 150 hommes basés en Centrafrique.De plus, environ 300 militaires français, jusqu'ici basés à Abéché, dans l'est du Tchad, seront dépêchés vers N'Djamena.Au total, les effectifs français au Tchad devraient ainsi être portés à 1 800 hommes environ.Les forces du dispositif Épervier, déjà présentes, ont été chargées d'assurer la protection des ressortissants français et étrangers.Trois avions sont envoyés au Tchad.Selon le ministère français des Affaires étrangères, «un premier avion, d'une capacité de 500 places, a quitté Paris samedi.Un second, d'une capacité identique, décollera dans quelques heures.Un troisième, de 250 places, ce matin».Selon Ahmed Alami, il n'y a pas eu de combats à N'Djamena.«Il n'y en aura pas je crois.Quand c'est la fin, il faut dire que c'est la fin», a-t-il dit.Il a rappelé que la capitale du Tchad était une «ville martyre qui a connu des guerres atroces, en 1979 et 1980» et qui a du être reconstruite.Ahmed Alami a espéré qu'Idriss Déby respecterait la légitimité du président de l'Assemblée nationale, Jean Alingue Ba- woyeii.nui aççnrp !'intéf!!Q dl! pouvoir, en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par la constitution tchadienne.Paris, qui dit avoir suivi «avec attention» l'évolution de la crise tchadienne, «sans se départir d'une stricte neutralité à l'égard des différentes parties en cause», a décidé l'envoi d'une mission d'information et d'évaluation au Tchad.La France répond ainsi à l'appel lancé par Jean Alingue Ba-woyeu, «seule autorité légale présente à N'Djamena » selon les termes d'un communiqué du Quai d'Orsay.Le communiqué du quai d'Orsay précise que Jean Alingue Ba-woyeu a manifesté publiquement sa volonté de rechercher avec M.Idriss Déby une «solution acceptable pour tous » et qu'il a «d'autre part lancé un appel à la France afin qu'elle contribue au retour à la paix civile».Mandat d'arrêt Contre, Honecker d'après Rcuter -i 9 BERLIN La justice berlinoise a lancé un mandat d'arrêt contre l'ancien numéro un communiste de RDA Erich Honecker.Mais le sénateur berlinois (équivalent de ministre) chargé de la justice, lutta Limbach, a déclaré hier à la radio allemande que les Soviétiaues refusaient de livrer Erich Honecker, actuellement dans un hôpital militaire soviétique près de Potsdam, tant que le commandant des forces de Moscou en Allemagne ne donnait pas son autorisation.Selon Jutta Limbach, la justice a recueilli des preuves montrant qu'Erich Honecker avait ordonné aux forces de sécurité de RDA de tirer à vue sur quiconque tenterait de franchir le Mur de Berlin./i % Des traces écrites de l'ordre ont été retrouvées dans les dossiers de l'ancien ministère est-allemand de la Défense.Erich Honecker est ainsi accusé d'être impliqué dans plusieurs affaires d'homicide.Livres Automobile Mode Consommation Design et Art de vivre AUJOURD'HUI DEMAIN MARDI MERCREDI JEUDI VOUS OFFRE «Sylvie Gionoentretient la «24 heures de Sanairp et «A moins de 50$, les «De plus en plus comme dans «Les stars des métiers d'art» CETTE «mémoire de son père» «Volkswagen Corrado: plus de petits dépanneurs» le bon vieux temps » (Les vedettes du salon des SEMAINE 2000 km en piste» (quelques suggestions do cadeaux) (les décorations de Noël évoluent métiers d'art) vers le traditionnel) Un texte de Denis Duquet Un texte d'Anne Richer T ^ Un texte de Danielle Bonneau -a- Un texte de Raymond Bernatchez B2 LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 2 DECEMBRE 1990 Editorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adioint directeur de l information Alain Dubuc éditorialiste en chef Les zones grises de la « procréatique » À qui appartient un embryon humain congelé en vue d'une future implantation?À la mere?Au couple?A la clinique?Le recours a la fertilisation in vitro ou a l'insémination artificielle devrait-il être reserve aux couples stériles?Ou doit-il être accessible a tous, y compris les femmes seules ou homosexuelles?Faut-il limiter l'usage de plus en plus répandu de diagnostics prénataux aux cas a risque seulement?Jusqu'où peut-on pousser ces diagnostics sans risquer de tomber dans l'eugénisme?Depuis deux mois, la Commission royale \\v.ïM^bp: d'enquête sur les nouvelles technologies de reproduction (NTR) jongle avec ces questions d'ordre à la fois éthique, moral, legal et médical.Ses audiences viennent de se terminer.Mais son travail ne fait que commencer.Car pour arbitrer entre des opinions parfois diamétralement opposées, elle devra faire un boulot de Salomon.L'une des plus importantes conclusions que Ion peut tirer de ces deux mois d'audiences, c'est que pendant que la «procréa-tique» avance a pas de géant, il n'existe aucune information fiable sur les risques qui y sont associes.C'est le constat qu'ont fait plusieurs groupes de femmes, qui souhaitent combler ce besoin criant d'information avant de donner libre cours à la proliferation de nouvelles cliniques de «reproduction médicalement assistée»».Un recent rapport de l'Organisation mondiale de la santé montre que cet appel à la vigilance est on ne peut plus justifie.L'OMS constate que les NTR sont très mal évaluées et que leur efficacité, probablement surestimée par les médecins, est actuellement impossible a determiner.Il n'existe pas non plus de données adéquates sur les risques a long et moyen terme pour la mere et l'enfant.L'OMS note aussi que plusieurs femmes en cours de traitement deviennent enceintes.indépendamment de laide médicale.Serait-ce que dans l'impatience de procréer, des couples concluent trop rapidement à l'infertilité?Enfin, l'OMS signale que les bebes eprouvettes ont un taux de mortalité élevé et un poids inférieur a la moyenne.Ces faits troublants montrent l'envers de la médaille de la «procréatique», dont les médias ne rapportent généralement que les aspects les plus sensationnels, en décrivant tantôt une success story de reproduction, tantôt quelque procès surréaliste sur la propriété d'un embryon.Devant ce manque d'information, certains groupes vont jusqu'à demander un moratoire sur toutes les pratiques de procréation assistée.Est-ce réaliste?L'expérience démontre que le désir de procréer (ou de ne pas procréer) est plus fort que les lois.En interdisant totalement l'accès aux NTR, on risquerait de voir se multiplier des cliniques clandestines, échappant à tout contrôle.Il vaudrait mieux tâcher d'eclaircir au plus vite les zones grises des NTR, de façon à ce que les femmes qui.y re- courent le fassent en toute connaissance de cause.Pas besoin d'attendre le rapport de la Commission pour entreprendre cette recherche.D'autre part, comme l'ont fait valoir plusieurs groupes qui ont defile devant la Commission, le recours a la technologie de pointe en matière de reproduction est lie à toutes une série de facteurs sociaux sur lesquels on peut agir de façon a limiter l'intervention médicale.Si Ion met davantage l'accent sur la prevention des maladies transmises sexuellement, on diminuera d'autant les problèmes d'infertilité dus aux MTS.Si Ion crée des conditions propices a la maternité, les couples auront peut- être moins tendance à la remettre à plus tard et à paniquer des les premiers mois d'insuccès.Au Canada, les NTR tombent dans un vide juridique total.L'un des mandats de la Commission, c'est justement de suggérer un futur cadre législatif.Mais pendant que la Commission poursuit ses travaux, l'évolution de la science risque de soulever de nouveaux problèmes éthiques, juridiques ou médicaux.Le gouvernement fédéral doit donc combler ce vide et se doter d'un mécanisme permanent qui lui évitera de reagir à la pièce à chaque progrès scientifique.D'autres pays ont créé des comissions d'éthique médicale qui voient a ajuster les lois aux réalites nouvelles.Le Canada pourrait suivre cet exemple.Agnès CRUDA Guy Cormier Opinions Un cri qui ne saurait tarder: « Vive le Canada libre ! » ( libre du Québec, bien sûr.) JACQUES DUFRESNE collaboration spéciale epuis quelques mois, je m'intéresse aux lectures et aux conversations susceptibles de m'aider à comprendre ce que les Canadiens anglais entendent par droits individuels.La loi I78 sur l'affichage demeure pour eux l'exemple par- fait de Pat-teinte à un droit individuel.De toute la philosophie dont ils sont capables, de toutes les émotions qu'ils peuvent éprouver, les Canadiens anglais rejettent cette loi.Si le gouvernement Bou-rassa a agi en toute connaissance de cause en refusant de se soumettre au jugement de la Cour suprême, on peut dire qu'il a ce jour là enclenché le processus de la souveraineté du Québec.Radio-Canada Nous voici maintenant au coeur du débat sur le mandat de Radio-Canada.La Société d'État doit-elle ou ne doit-elle pas faire la promotion de l'uni-tc canadienne?Ici encore les libertés individuelles sont en cause.Dans ce cas cependant, l'unanimité qu'avait suscitée la loi 178 n'existe plus.Conservateurs d'un côté, libéraux et néo-démocrates de l'autre, ont une conception opposée des libertés individuelles.l'appelle ici conservateur, non pas le membre du PC qui tient surtout à conserver le pouvoir, mais l'adepte d'une philosophie politique qui accorde plus d'importance à la liberté qu'à l'égalité et à la fraternité.Pour un tel conservateur, l'existence même d'une société d'État de radio et de télévision est inadmissible et on atteint le comble de l'interventionnisme quand on donne à une telle société le mandat de défendre une philosophie particulière.Parmi les principes auxquels adhère notre vrai conservateur, il y a celui-ci: les individus ont le droit de s'associer pour défendre leurs idées avec les moyens de leur choix ; l'État brise les régies de ce jeu quand il utilise les contributions involontaires de chacun, aussi appelés impôts, pour imposer une philosophie que ne partage pas nécessairement chacun des individus qui constituent le pays.Le gouvernement Mulroney s'est aliéné la plupart des vrais conservateurs qui l'ont soutenu au début et qui l'ont applaudi quand il a aboli le Pro- §rammc national d'énergie, ans doute veut-il refaire son image auprès d'eux en refusant de donner à Radio-Canada le mandat de défendre une philosophie particulière.Ces conservateurs iront cohérents.La loi 178 et la propagande de Radio-Canada sont à leurs yeux deux formes équivalentes d'un interventionnisme, d'un engineering social, qu'ils réprouvent.Ils vont jusqu'au bout de leurs pensées même si cela met en péril le Canada dans un cas et la langue française dans l'autre.On ne peut pas en dire autant des libéraux et des néo-de-mocrates.La plupart d'entre eux ont été indignés par la loi 178.Le même engineering social devient toutefois louable à leurs yeux, quand il a pour objet I unité canadienne plutôt que l'avenir du Quebec tel que les Québécois le conçoivent.N'allons surtout pas croire que c'est uniquement pour satisfaire l'aile québécoise de son parti que monsieur Mulroney refuse de donner à Radio-Canada le mandat de promouvoir l'unité canadienne.Au Canada anglais, la chaîne anglaise de Radio-Canada est beaucoup moins écoutée proportionnellement que la chaine française au Québec et dans les communautés francophones du reste du pays.Outre la question des libertés individuelles, la question du coût de la Société d'État, 1 milliard par année, entre en cause au Canada anglais.Beaucoup de gens ont le sentiment de payer très cher un service dont ils ne profitent guère.«\u2022Droit a» et \"droit de» Ouvrons ici une parenthèse pour préciser que les vrais conservateurs font une distinction entre les droits individuels positifs et les droits individuels NDLR \u2014 lacques Dpfresne vient de publier aux Editions du Septentrion un ouvrage intitulé «Le Courage ou la Lucidité, Essai sur la Constitution du Québec souverain ».Nous en publierons des extraits en page 33 demain, mardi et mercredi.négatifs.Les premiers correspondent à ce qu'on appelle en français le droit à (à la santé, au travail, etc.) et les seconds à ce qu'on appelle le droit de (d'afficher dans sa langue, de pratiquer la religion de son choix, de faire tout ce qui ne limite pas la liberté d'autrui).Aux yeux des vrais conservateurs, c'est le droit de, le droit négatif, qu'il importe de défendre; le droit à, le droit positif, suscite au contraire leur méfiance car il n'a pas pour objet une entente entre individus libres, mais présuppose que la collectivité a, à l'égard de certaines catégories d'individus, une dette que l'État doit régler.On aura compris que les vrais conservateurs n'aiment pas les chartes de droits comme celle que le Canada s'est donné.Voilà un autre aspect du paradoxe canadien.Cette Charte, les Québécois s'en méfient parce qu'ils y voient pour le fédéral un moyen de limiter leurs droits collectifs (loi 101, loi 178) et les conservateurs canadiens anglais la rejettent encore plus énergiquement, parce qu'ils y voient une atteinte institutionnalisée aux droits individuels négatifs, une forme d'engineering social destinée à assurer le triomphe du droit à sur le droit de.Au Canada anglais toujours, les libéraux et les néo-démo- crates semblent vouloir gagner simultanément sur le tableau du droit de et sur le tableau du droit à.Ils aiment la Charte, ils estiment même, comme on a pu le constater lors du débat sur l'Accord du lac Meech.que les droits à n'y sont pas assez nombreux.Les droits de leur sont aussi chers cependant.À leurs yeux, il n'y a pas incompatibilité entre les deux: les droits à sont le complément des droits de.Ouf! Ce qu'il faut de sanglots pour se comprendre entre voisins dont les ancêtres ont pourtant étudié le même latin! Résumons-nous: pour ce qui est du mandat de Radio-Canada et de la Charte des droits, et ultimement de l'unité canadienne les vr?ls conservateurs canadiens anglais et les Québécois nationalistes ont, pour des raisons qui leur sont propres, des positions objectives communes.Sur la question du déficit, leurs positions sont également communes dans la mesure où les uns et les autres y voient une conséquence du bilinguisme, du multicultarisme, du dédoublement des functions, un Quebec indépendant continuerait toutefois à pratiquer la social-démocratie, tandis que, dans un Canada séparé du Quebec, les vrais conservateurs tenteraient de faire triompher leurs idées avec plus de chances de succès.Un jour peut-être.Vive le Canada libre! Libre du Québec! 11 se pourrait que d'un quelconque balcon réformiste de l'Ouest ou même de l'Ontario, de tels mots parviennent bientôt jusqu'à nos gaullistes oreilles.Les négociations du Québec avec le Canada seront bien différentes selon que le Canada sera dominé par les vrais conservateurs ou par une coalition des libéraux et des néo-démocrates.Les politicologues élaboreront des scénarios; en attendant que la réalité les confirme ou les infirme, nous avons encore quelques petites choses à apprendre au sujet des Canadiens anglais.Les ouvrages récents en traduction française sont rares.Voici quelques titres de bons ouvrages en langue anglaise: Continental Divide: The Values and Institutions of the United States and Canada (Routledge 1990).Est-il vrai qu'il n'y a guère de différence entre le Canada anglais et les États-Unis?L'auteur, Seymour Martin Lipset, répond à cette question.Dans The Patriot Game ( Key Porter, Toronto 1986, Hoover Institution Press, Stanford, Cal.1987), Peter Brime-low du magazine Forbes répond à la même question d'une manière différente.On lit encore avec plaisir The Question of Separatism ( Vintage Books, New-York, 1980) de l'urbaniste jane la-cobs.Ce livre est à la fois un classique sur l'indépendance du Québec et une excellente introduction à la conception que l'on se fait du développement urbain et économique au Canada anglais.La semaine en diagonale votre compatriote Tymlnskl Votre compatriote Stanislaw Tyminski, ce Polonais détenteur d'un passeport canadien, vous envoie le bonjour.Il va plutôt bien merci.El si les choses vont encore mieux, il sera élu président de la Pologne le 9 décembre.N'a-t-il pas déjà acculé Lech Walesa, le héros de Solidarité, à un second tour de scrutin et éliminé de la course le premier ministre Mao/.owiecki, arrive troisième dans la course à la présidence?Vous savez ce qu'il est votre compatriote Tyminski?Ce n'est pas un homme politique, c'est un guérisseur.Il va guérir la Pologne malheureuse de tous ses maux.Certains électeurs l'ont cru, le croient peut-être encore, bien que Walesa reste le vainqueur probable de la prochaine manche.Cet appel au Canadien, comme à l'avocat des causes désespérées, met en lumière un fait qui présente plusieurs facettes diverses: déboussolée, la Pologne demande les recettes du bonheur à toutes les nations.Si un Polonais émigré en Suède ou à Séoul revenait chez lui pour se présenter aux élections, il récolterait des voix.Comme Tyminski.A la condition qu'il possède un peu de bien comme votre compagnon Tyminski.Femme publique ?adame Thatcher etait-elle une femme publique?Pour répondre à cette question il faut faire un petit détour.Les rédacteurs hésitent : faut-il écrire le premier ministre Thatcher ou la première ministre?Pauline Marois, ancien ministre ou ancienne ministre?Certains mettent tout au féminin.Mais personne n'a encore dit que la Dame de fer a été une femme d'État.Pourtant on dit: homme d'État.On ne dit pas femme d'État parce qu'on risquerait de dériver vers une expresssion plus ambigué.De femme d'État on passera à femme publique, comme on dit homme public.Une dame dont le mari était député à Ottawa, disait à ses amies: «Wilbrod à Ottawa, c'est bien simple, tout le monde le connaît.Quant à moi, c'est bien simple, à Ottawa, je suis une femme publique.» En vérité, son rang était, disons, plus «modeste».Le souvenir d'André Cuérln ne photo de Robert Mailloux enregistre pour la postérité la rencontre de M.lean Do-rion, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, et de deux personnalités remarquables bien connues des lecteurs de ce journal: Michel Roy, prix Olivar-Asselin dé journalisme, et lacques Folch-Ribas, prix Ludger-Duvernay (littérature ).Un grand absent à cette fête: André Guérin.Mais, grâce à la diligence et au flair de la Société Saint- Jean-Baptiste de Montréal, le souvenir de cet homme, disparu en 1989, va rester vivace.La Société a créé un prix de cinéma qui portera le nom d'André Guérin.11 a été décerné pour la première fois le 26 novembre à André Forcier.Il y avait en Guérin une sorte de noblesse du coeur et de l'esprit.Peu enclin à la polémique, doué pour la diplomatie, il a fait un grand ménage dans les officines de la censure cinématographique au Québec, en s'inspirant tout simplement du réalisme.Sa démarche reposait sur la conviction suivante: si le cinéma est un monstre, il faut cesser d'avoir peur du monstre et tenter de l'apprivoiser.Toute censure des oeuvres d'art est politique.André Guérin a chassé la politique de cet art éminemment populaire qu'est le cinema.Cela nous a valu un système de classification fondé sur la raison et sur le sens des responsabilités des citoyens adultes.Mais la politique s'est bien vengée d'André Guérin.Pour toute récompense, il reçut un coup de pied.En créant le prix André-Guérin, la SS|B de Montreal a réparc la bêtise d'esprits aussi mesquins que bornés.Le pari de Bush i le president Bush va en guerre contre l'Irak avec ses amis et alliés, il acceptera de la sorte un pari dont nul ne sait d'avance s'il sera réussi.D'abord, l'opinion publique aux États-Unis I ! 1 .I ¦> .x 'i-f-.ll.> .iiiir-.» In »-> \u2022\u2022\u2022 \u2022 ' I \u2022 » \u2022 ') \\ f .«\u2022¦.\u2022»-.»» I ï . \u2022 \u2014 la television présente un documentaire qui tend à démontrer, à première vue, que la jeunesse et une partie de l'opinion publique se révoltent à l'idée que Washington «prépare un second Viêt-nam», comme disent les vétérans de cette guerre perdue.Supposons que ce documentaire exagère grandement l'ampleur de la résistance aux politiques de la Maison-Blanche.On sait très bien que les pre-m mières escarmouches dans I PÏm un con^'1 ferait forcé- j ment des victimes accroî-\\ I traient immédiatement le ^\\ °*\"^ mouvement de protesta- 1 i ^ jg pT'^tion dans une population 1 ^jUÊ&yM I incapable de comprendre gp* j^x^ A Iles vrais objectifs du prési- r ^B/f ^^¦dent.[-.-mH4 mBÊÊk L'argument de tous les va-t'en guerre est que le président Saddam Hussein est un salaud.Argument indestructible.La question principale reste néanmoins de savoir si la guerre est le meilleur moyen de rappeler à l'ordre le potentat.Edward N.Luttwak, du Centre d'études stratégiques internationales de Washington, a étudié différents scénarios d'intervention.Sa conclusion est que des pertes considérables sont prévisibles.« Dans la mesure où les troupes américaines et irakiennes seront quotidiennement en contact, ce qui est inévitable, il y aura chaque jour davantage de victimes, jusqu'à une reddition finale, qui pourrait tarder à survenir.» Chez les sceptiques, revient constamment cette interrogation raisonnable: pourquoi ne pas donner d'abord aux sanctions économiques le temps de produire leurs effets?i le Canada veut et peut donner l'impression qu'il est autonome dans ses décisions et que c'est librement qu'il suit les États-Unis, autonome il ne le sera pas sur le terrain.Le commandement sera américain, en cas de guerre.A remarquer que les provinces n'ont rien à dire.Devant la Commission sur l'avenir du Québec, M.Michel Du pu y, qui fut ambassadeur du Canada à Paris, préconisait une démarche commune (Ottawa-Québec) dans le domaine des relations internationales.Marchons ensemble.Dansons ensemble, ne nous occupons pas des autres.Surtout, pas de divorce! Cette entente vaudra de beaux dividendes à tous.Mais n'exagérorjs rien.Pas question, par exemple, de demander l'avis des gouvernements provinciaux sur les aventures dans le désert.Statistique accablante videmment, on aimerait mieux ne pas le savoir.Ne pas savoir que 60 p.cent des femmes atteintes du sida au Canada sont domiciliées sur le territoire du Québec.Une revue de presse très écoutée à la radio a omis de donner cette information.Le silence peut-il guérir?t I LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 2 DÉCEMBRE 1990 B3 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 2 DÉCEMBRE 1990 La personnalité de la semaine Étudiante à Brébeuf, elle a remporté à Paris le titre junior au Championnat mondial d'orthographe ERIC TROTTIER Elle vient de remporter le Championnat mondial d'orthographe, catégorie junior, «l'aime par-dessus tout communiquer.C'est fait pour ça, la langue: communiquer ses idées, ses opinions.Pour moi, cela veut dire qu'on doit la posséder aussi bien par écrit qu'en paroles.» On raconte qu'elle est très sociable et très réservée en même temps et que c'est ce qui fait son charme.Une fille simple, même si sa victoire au Championnat d'orthographe et de langue française, la semaine dernière, risque de bouleverser sa vie.«Jamais je n'aurais pu rêver qu'une histoire aussi fantastique m'arrive, soutient Pascale Le-françois.Tout a changé depuis samedi (24 novembre) dernier, l'ai fait des entrevues à la radio et à la télé, on m'a envoyé des télégrammes de félicitations, des amis que je n'avais pas vus depuis quelque temps m'ont donné de leurs nouvelles.» Et ce n'est pas tout.Une cin- « \u2022 \u2022 \u2022 * qucinimiic uc cupanib ci cupmes de classe lui ont rendu hommage, jeudi dernier.Demain, ce sera au tour de la direction et des professeurs du Collège lean-de-Brébeuf à souligner son exploit.(Le champion mondial de l'année dernière, Stéphane Éthier, est aussi passé par cette institution de la Côte Sainte-Catherine).«Depuis une semaine, on me fête continuellement, enchaine-t-elle.le n'ai même pas eu le temps de parler à mes parents.l'espère que ça ne me montera pas à la tète.Que ceux qui me connaissent bien m'avertissent si cela arrive.» Histoire d'un succès La petite histoire du succès de Pascale s'explique facilement.Elle a toujours aimé jouer avec les mots.«Le français a toujours été important pour la famille», soutient sa mère, Lucie, qui lui donnait des dictées, en première année, pour le simple plaisir de la chose.Boulimique de lecture.Pascale a rédigé quelques «p'tits romans» quand elle était plus jeune.Elle s'est présentée à la fameuse dictée deBernard Pivot à deux reprises, avant de tout rafler cette année.«)e m'étais dit: une fois dans ma vie, il faut que je gagne.» Elle a donc pris le taureau par les cornes.Au début de l'été, la jeune fille de 16 ans a entrepris son entraînement intensif, appuyée par sa famille au grand complet.Sa mère pour les noms communs, son père pour les noms propres, sa grand-mère et son cousin pour les mots rébarbatifs.Toujours dans le plaisir.«Je faisais une ici ire par soir, confie son cousin, Nicolas Raymond, en me concentrant sur les mots les plus difficiles.» Le dictionnaire, elle connaît par coeur.Alors quand elle s'est présentée au championnat mondial, elle ne pouvait passer à côté.Enfin, c'est ce que tout le monde, à part elle, croyait fermement.«Pascale est une perfectionniste, décrit Claudia Gai, copine de classe.On peut toujours compter sur elle car elle est \u2014\u2014 il!» : m A PASCALE LEFRANÇOIS «Jamais je n'aurais pu rêver qu'une histoire aussi fantastique m'arrive.Tout a changé depuis le 24 novembre: entrevues à la radio et à la télé, télégrammes de félicitations.» très organisée.Après tous les efforts qu'elle a faits pour arriver là, j'aurais été très déçue si elle n'avait pas gagné.» «C'est une acharnée, une travailleuse, renchérit son père, René.Elle s'est toujours tenue dans les hautes sphères.» Sa mère ajoute : «L'élève a dépassé le maître.» Un avenir tout en rose Pascale Lefrançois est une jolie jeune fille comblée.Enfant unique d'une famille bourgeoise du nord de Montréal, elle avoue avoir vécu une enfance heureuse, sans problème.«J'ai été choyée.mais pas pourrie! Mes parents m'ont toujours soutenue sans me pousser.C'était très important pour moi, de ne pas me pousser.» Élève en secondaire V au collège lean-de-Brébeuf, elle entend faire son bac international, dès l'an prochain.Après?«Bof.Peut-être que j'irai étudier en France, peut-être que je vais demeurer ici.je ne sais pas trop encore.» Les relations internationales, l'actualité et le monde des communications l'attirent.«La télévision, c'est fantastique! clame-t-elle.Je n'avais jamais fait ça et c'est pour moi une véritable découverte.» «l'aime par-dessus tout communiquer.C'est fait pour ça, la langue: communiquer ses idées, ses opinionc Et pour moi, cela veut dire qu'on doit la posséder aussi bien par écrit qu'en paroles.» Pour le reste.Pascale Lefrançois estime qu'elle mérite de ralentir le rythme, le temps de revoir ses amis et d'aller faire un tour au cinéma ou au théâtre.«J'en ai soupe des dictionnaires.Je veux me replonger dans la littérature.Je me passionne pour les romans historiques mais je voudrais maintenant lire quelques grands classiques.» Elle projette en outre d'écrire un bouquin, «juste pour le plaisir», dont l'histoire se passerait dans un monde d'étudiants.La langue de chez nous Pascale Lefrançois l'a déjà déclaré haut et fort: elle n'est pas tout à fait favorable à la réforme de la langue française.«Je suis; une traditionnaliste : je crois' qu'il faut garder la langue française telle quelle, avec ses illogis-mes et ses incongruités, parce que c'est ce qui fait son charme.» À ses yeux, le pire ennemi de ; cette langue latine, c'est l'anglais.«Les français utilisent beaucoup trop d'anglicismes.C'est déplorable parce qu'on a les mots pour dire les choses.».Remarquez, les Québécois ont ; aussi leur part du blâme à es-* suyer: la langue française en Amérique, c'est un joyau.Il faut mettre toutes nos énergies pour !s protéger et I'smeHorer.Aussi il ne faut pas se surprendre de la voir se lancer dans des envolées oratoires qui frisent le.discours politique.A propos del la Commission Bélanger-Cam-» peau, par exemple: «J'espère qu'on va en arriver à un consensus et qu'on sera capable de s'assumer, sans se laisser influencer par de mauvaises langues qui veulent nous faire peur.Si on s'y met tous ensemble, on va arriver à un projet de société magnifique.» ; « Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, Vexcellence naît de Veffort.y r Air Canada ALCAN l Demain, à leur émission respective, Gaston L'Heureux et Michel Desautels s'entretiennent avec la personnalité.de la semaine.L'Heure G.Du lundi au vendredi 23h05 Ici comme ailleurs Du lundi au vendredi 9h30 À CBF 690 % » 4» Radio-Canada Télévision et radio B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 2 DÉCEMBRE 1990 \tD ' A F F 1 C 1\t1 E\t Denis Lavoie\t\t\tEpi r em 1ère femme, en 1 33 ans d'existence, à assumer la présidence du réputé Club Saint-lames, lean A.Bernard, vice-présidente aux Ressources humaines à Bell Canada, agissant comme présidente honoraire de la Société Alzheimer de Montréal, a procède la semaine dernière à l'attribution des bourses de recherche de cet organisme à: Annie Bacci-chet, du Centre McGill d etudes sur le vieillissement, au docteur Yves Robitaillc, de la Banque de cerveaux du Centre de recherche de l'hôpital Douglas, et à Josée D.Charbonneau, du Centre de recherche du Centre hospita-Jier Côte-des-Neiges.Parmi les plus généreux donateurs figurent Normand Cadieux pour la campagne de bienfaisance des employés d'Air Canada; Renée Lacoursiùre, pour le Fonds des oeuvres communautaires des employés de Bell Canada; Anita David, de la Gustav Levinschi Foundation ; Pascal-André Charlebois, de la Caisse de bienfaisance des employés et retraites du Canadien Pacifique et Bernard Lemaire.pour Cascades inc.; auxquels la Société Alzheimer de Montreal a décerne des certificats de reconnaissance, ainsi qu'aux autres donateurs importants.La campagne de financement de cet organisme, dont l'objectif est de 200 oOû dollars, a par ailleurs été prolongée jusqu'en mars 1991.Il semble qu'il soit plus difficile de récolter des dons en cette période de récession.La maladie ne prend pas pour autant de repos et les besoins ne cessent de croître pour venir en aide aux familles dont les parents vieillissants sont atteints de la maladie d'Al-zheimer, une maladie trop souvent ignorée, et pourtant l'une des principales causes de mortalité chez les sexagénaires.Renseignements: 931-4211.Au lendemain des dernières manifestations du 75e anniversaire du Cercle des fermières du Quebec, soulignons que la nouvelle présidente, depuis août, est Cécile Labrecque.O Rolande Parrot vient d'être élue présidente de l'Office des communications sociales.Directrice générale de la revue L'Eglise canadienne, elle sera assistée dans sa nouvelle tâche de; Jacques Dubuc, vice-président ; lean-Paul Tremblay, trésorier; Ange-le Leg ris, secretaire; Pierre Bélanger, Romain Landry, René taprise, Gilles Leblanc, Hélène Mathieu et Lucie Rémi Hard.O Déjeuner-rencontre organisé par l'Association des planificateurs du Québec, concernant l'application de la TPS.Le conférencier sera Yves Desjardins, comptable agréé.Le tout aura fieu le 4 décembre, à l'hôtel Delta, 475, Président Kennedy, Montréal.Renseignements; (514)866-6404.fabricant d'automobiles qui contribue le plus a la vitalité économique du Quebec.O On est à la recherche de cinq jeunes âgés de 9 à 14 ans, pour former un groupe de chanteurs-danseurs dans le style des New Kids on the Block.L'objectif est de réaliser un microsillon et un videoclip dont on fera la promotion lors du Salon de la Jeunesse qui se déroulera en avril 1991.Renseignements; (514) 521 -345b.Les auditions auront lieu le lundi 3 décembre à 18 h à l'École de Louise Lapierre.O Formation d'une nouvelle association des personnes atteintes de «charcot-marie-tooth», ath-rophie neuro-musculaire associée à la distrophie musculaire.Cette section «charcot-marie-tooth» est d'ailleurs parrainée par l'Association canadienne de la distrophie musculaire.Renseignements: (514) 679-8261, ou par courrier à: CMT-Québec, Manon Labelle, 964, rue Dos-quet, Longueuil (Québec), J4L 3V5.O L'Ecole des Hautes études commerciales reconnaît chaque année la contribution de ses professeurs et chercheurs à l'avancement de la recherche et de l'enseignement en gestion en décernant trois prix.Ainsi, le prix François-Albert Angers, pour le meilleur ouvrage pédagogique, a ete décerné aux professeurs Af;jrc h illion et François Colbert, pour Gestion du marketing.Le professeur Taïeb Hafsi, du Service de l'enseignement de l'administration et des ressources humaines a reçu le prix Pierre Laurin pour ses recherches qui ont donné lieu à la publication de trois ouvrages.Enfin, le prix Gaétan Morin a été remis au pofesseur lean Nollet, du Service de l'enseignement de la gestion et de la production.O Cocktail des anciens de la promotion HEC 1975, le mercredi 5 décembre, à 17 h 30, à la Maison Corby, 3411, rue Drummond.Réservations; Pierre Brochu, fax 288-0749.O Dans le cadre de sa campagne de souscription, la Fondation du prêt d'honneur de la Société Saint-|ean-Baptiste lance un appel aux quelque 5200 personnes qui se sont partagé des prêts totalisant 3 millions, entre 1945 et 1971, et tous ceux qui ont profité de ce service par la suite, pour qu'ils communiquent avec la SSIB de Montréal qui a perdu trace des anciens bénéficiaires de la Fondation, à la suite d'une inondation.La présente campagne est sous la présidence d'honneur du docteur Yves Lamonta-gne, directeur du Centre de recherche psychiatrique de l'hôpital Louis-H.Lafontaine.Depuis l'instauration d'un régime public de prêts et bourses au début des années 70, la Fondation s'est orientée vers l'attribution de bourses de recherche pour ceux qui entreprennent des études postdoctorales.La SS|B note par ailleurs que le Québec souffre toujours d'un retard énorme dans les secteurs de la recherche universitaire.La Fondation du prêt d'honneur est à l'adresse suivante; Maison Lud-ger-Duvernay, 82, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H2X 1X3.TéJ.:(514) 843-8851.O Le recteur de l'Université de Montréal, Gilles G.Cloutier, et le représentant du ministre d'Industrie, sciences et technologie Canada, rendaient hommage, récemment, aux 160 boursiers de l'Université de Montréal, récipiendaires de 75 bourses de ce ministère, d'une quarantaine de bourses au mérite du Fonds de l'Université de Montréal et d'autant de bourses de premier cycle.O Lors de l'assemblée générale de l'Organisation catholique internationale du cinéma et de l'audiovisuel, Mgr Lucien Labelle a été nommé assistant ecclésiastique de l'organsime, ce qui en fait un délégué officiel du Saint-Siège auprès des organisations catholiques internationales.Mgr Labelle est directeur général de l'Office des communications sociales au Canada.O Le président directeur général de l'Ordre des opticiennes et opticiens du Québec, Marcel Paqucttc, participait récemment à l'inauguration des nouvelles installations de la clinique de lunetterie du collège Édouard-Montpetit.Cet établissement abrite le siège social du Centre d'optique et de lunetterie du Québec, et est le seul collège à offrir un programme d'orthèses visuelles.Le direc- - Une entreprise américaine a trouvé une manière intéressante de faire profiter le public et les organismes sans but lucratif, en vendant un livre rempli de coupons-rabais de 600 établissements de la région de Montréal, des restaurants surtout, mais aussi des théâtres, boutiques et attractions culturelles et sportives.Ce genre de livre est offert dans sept autres villes canadiennes par Entertainment Publishing Corporation, fonde en 1962 et inscrit à la bourse américaine.Cette entreprise aurait aidé 20 000 organismes sans but lucratif à recueillir 20 millions l'an dernier.Renseignements; 345-9055.O Le président de l'Ordre des pharmaciens du Québec, Claude Lafontaine, est .___ actuellement en France, invité par l'Ordre national des pharmaciens de France à prononcer une série de conférences sur l'évolution de la pharmacie québécoise depuis îé début des années 60, sur la pratique de la pharmacie clinique en milieu communautaire ainsi que sur les stages de formation professionnelle.Q C'est un étudiant du Département de mathématiques et d'informatique de l'Université de Sherbrooke, Marc Hébert, qui h est le premier lauréat du prix de l'Association canadienne de l'informatique.Cette association compte plus de 5000 membres et existe depuis 1958, mais en est à sa première remise de bourses à des jeunes qui se destinent ù des études de maîtrise.O En remettant la somme de 30 600$ à Centraide, Robert /.Moran, directeur de l'usine General Motors de Boisbnand, a tenu à souligner que l'entreprise contribuait «à des centaines d'organismes sans but lucratif comme Centraide», et serait le ¦ ^ Leonora et Bina \u2022tien Leonard et Bina Ellen étaient les invités d'honneur de la soirée d'inauguration d'un fonds qui portera leur nom, et qui verra à l'acquisition d'oeuvres d'art pour l'Université Concordia représenté par son recteur, Patrick Kenniff (à droite).L oeuvre de Rita Letendre, auprès de laquelle ils se trouvent, fait partie de la collection d'oeuvres achetées par l'Université grâce à ce fonds.un beau 25 OOO S Le premier vice-president de CIBC, Martin Dufresne (a gauche), qui vient de remettre 25 000 $ pour financer la tournée de l'Orchestre métropolitain, rencontrait récemment la directrice artistique de l'orchestre, Agnès Grossman (au centre) et la directrice générale de l'orchestre, Marie Du-Pont-Rémlllard.Martin Beauuais m'en ira à nome Le jeune Martin Beauvais, guéri miraculeusement par Marguerite d'Youvllle, doit s'envoler pour Rome dans quelques jours, et devrait s'entretenir avec le pape.Il est ici entouré de Soeur Thérèse Maheux (à gauche), de la Congrégation des Soeurs Crises, et de sa mère, Marcelle Piette.teur de ce centre, Jacques Roy, est fier de son équipe qui a contribué à la formation de 345 opticiennes et opticiens.O Jusqu'au 20 décembre, une collecte de nourriture au profit des sans-abri se déroulera à l'Université Concordia.On recueillera en différents endroits du campus universitaire les boites de conserve et toute nourriture non périssable.Les magasins Steinberg, Provigo et Marché Métro doivent aussi participer à cette collecte de nourriture.Quatre organismes communautaires distribueront le tout sous forme de repas et de paniers de Noel.Renseignements; 842-9281.Constance Leduc, représentait la Direction de l'éducation de la Commission des droits de la personne du Québec, pour recevoir la médaille «Mérite et reconnaissance», remise par le Conseil québécois pour l'enfance et la jeunesse.C'est sur toute l'équipe d'agents et agentes d'éducation de la Commission que rejaillit cet honneur.C'est son rôle «dans la diffusion d'outils de vulgarisation auprès des jeunes, décrivant leurs droits et responsabilité», qui a valu à l'organisme qui s'intéresse aux jeunes depuis 14 ans, de recevoir ce prix.Bravo ! À Beaiihamois, on peut comptei sur un historien local.Yvon julien, pour rendre hommage aux pionniers de cette localité.Il publie depuis 15 ans un cahier relatant des faits historiques.Les gens de Beauharnois peuvent se procurer cette brochure, en s'adressant au pharmacien Michel Ménard, à Pierre Rajotte de la station Esso.ou auprès du Marché Métro de Beauharnois.La bibliothèque municipale dispose des précédents ouvrages de cet auteur qui fait revivre le passé.O Le 3 décembre, on fête Noèl au Comité provincial des mak'des, comme le veut la tradition de puis 14 ans.L'organisme accueillera pour l'occasion quelque 500 personnes malades, âgées ou handicapées hébergées en permanence dans des établissements de santé de la région de Montréal*.O Le comité du Fonds du patrimoine de Bouchervillc a mis en vente des lithographies représentant le Vieux-Boucherville, de l'aquarelliste lacques Hébert.Signées et numérotée^ elle sont vendues au prix de 60 $, a la Galerie du Vieux-Village, 22, rue de Montbrun.O «Le Québec en question, ou la société distincte, c'est quoi?» Tel est le titre de l'allocution que prononcera Marcel Léger, conférencier au prochain déjeuner de l'Association des gens d'affaires de la Rive-Sud, qui aura lieu le mercredi 12 décembre, à 7 h 30, à l'hôtel Le Rousillon, 900, rue Saint-Charles Est, à Longueuil, Réservations; Suzanne, (514) 449-0914.De nombreux invites de marque ont entouré le président du Centre québécois du PEN, lean-Ethier Biais, lors de la visite de l'écrivain français lean Blot (pseudonyme d'Alexandre Blokn, secrétaire international du PEN) auquel on décernait le prix littéraire international de la paix.Parmi les invités reçus aux salons du Club des services unis, il y avait; lean-Pierre Duquette, rio i*AcRdcrp!c CBnsdienne-française, Louise Garcau-DesBoh, René Le Clerc, Michel Gaulin, d'Ottawa, Jean-Guy Pilon, président de l'Académie canadienne-française, Yves Dubé et Danielle Ros.Notons que le PEN international est la plus importante société littéraire au monde, regroupant 12 000 membres dans 101 centres.Sa mission est d'assurer le respect du droit de parole.Le prix accordé à l'écrivain français était décerne par le Centre québécois du PEN pour la deuxième année seulement.O Souper bénéfice et soirée de bel canto, au profit du Comité des auxiliaires bénévoles du Centre hospitalier Saint-Michel, le dimanche 9 décembre, à 18 h, au Buffet Louis Quinze, 3825, rue lean-Talon Est.Participation des artistes; Yolande Dulude, soprano, Vilma Trifiletti, mezzo soprano, Suzette Pratte, pianiste, Jacques Pratte, bassiste, René Tremblay, ténor et Jacques Bernard, ténor.Billets; 25$.Réservations: Journal de Saint-Michel, tél.: 721-4911, ou Carmen Asselin, tél.: 582-3263.O Le mercredi 12 décembre, la Chambre de commerce de Laval accueille le maire de Laval, Gilles Vail-lancourt, comme conférencier de son déjeuner.Le maire de Laval parlera du budget 1991.On vous attend dès 11 h 45, au Centre des congrès, Sheraton Laval, 2440, autoroute des Laurentides, Chomedey, Laval.Billets: 25$ et 30$.Réservations: Sylvie Brosseau (514) 682- 5255.\" O Banquet de la FAIM et de la SOIF, d'Oxiam-Québec, le mardi 4 décembre, de 18 h à 20 h, au restaurant Hélène de Cham-plain, dans l'île Sainte-Hélène.Animé par Jacques Moisan, ce souper sera agrémenté d'un monologue de Paul Buissonncau, d'une histoire d'un griot sénégalais.Les menus seront commentés par notre consoeur de La Presse, Françoise Kayler.Parmi les invités, on compte accueillir: Pierre Curzi et Marie 7/Yo, Marie-Michéle Desrosiers et André Payette.Renseigne-ments:( 514) 866-1773.A JEUDI Sciences et techniques LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 2 DÉCEMBRE 1990 B5 Femmes à la ménopause, les médecins vous écoutent \u2014 CAROLE Tri IB AUDE AU ¦ A l'âge de la ménopause, près d'une femme sur cinq consulte un médecin.^ «Et c'est trop peu en égard DU à tout ce que la médecine actuelle leur offre, affirme Jacques Lorrain, gynécologue et chercheur à l'Hôpital du Sacre-Coeur.Aux États-Unis, 30 p.cent des femmes consultent à la ménopause.» Le docteur Lorrain, aux premières loges pour suivre les progrès de la science en la matière, estime que les connaissances médicales ont considérablement évolué depuis 20 ans.«Que les femmes décident de suivre ou non un traitement, plaide-t-il, mais au moins qu'elles consultent.Toute femme devrait être au courant des bienfaits que peut lui apporter la médecine au moment de la ménopause.» Le docteur Lorrain s'insurge devant le peu de reclamations médicales des femmes ménopausées.car il pense que les femmes endurenl peut-être des maux inutilement.«On ne peut pas dire, contrairement à ce que certains préjugés véhiculent, que les femmes abusent de la médecine d'Liat! Elles n'en abusent certainement pas.Aux États-Unis, il n'y a pas de médecine d'Etat et 30 p.cent des femmes consultent pour la ménopause.» Il y a dix jours, le département d'obsté-trique-gynéeologie de l'Hôpital du Sacré-Coeur organisait un symposium de mise à jour a Montreal, une mise a jour bien utile, surtout dans un domaine comme la ménopause, où les changements vont bon train depuis quelques années.Le tiers de la vie d'une femme Au Canada, 3,4 millions de femmes ont 30 ans et plus.Vingt-deux p.cent d'entre elles ont consulté et dix à 15 p.cent prennent un traitement hormonal, d'après les chiffres avancés par le docteur Raj Malik, de la division de médecine reproductive et d'oncologie de la compagnie Upjohn Canada.Rappelons que la ménopause survient vers l'âge de 45 à 50 ans et qu'à ce moment, les ovaires de la femme cessent leurs activités naturelles, c'est-a-dirc la production d'oestrogène, de progesterone et d'un peu de testosterone, en plus de l'émission d'un ovule par mois.Si on considère que l'espérance de vie d'une femme se situe autour de 75 ans, c'est au moins le tiers de la vie d'une femme qui se déroule en menopause.Le besoin d'une consultation, ou à tout le moins d'un bilan médical annuel, est d'autant plus important que 33 p.cent des femmes sont susceptibles de faire de l'os-téoporosc (quand l'os s'amenuise peu à peu), ce qui représente un million des 3,4 millions de femmes ménopausées au Canada.Plus encore, les niveaux de gras dans le sang changent chez les femmes à cet âge.« Le taux de cholestérol et de lipides ne devient pas anormal chez toutes les femmes, mais il change chez toutes», souligne le docteur Lorrain.Ce dernier ajoute que 55 a 60 p.cent de sa clientele de femmes ménopausées a un taux de lipides anormal.C'est souvent malheureusement à l'âge de îa menopause que le cancer du sein se declarer.Enfin, la ménopause s'accompagne souvent d'une diminution des activités sexuelles, ce qui peut être vécu comme un problème.Selon le docteur Lorrain, environ 70 p.cent des femmes se plaignent de sécheresse vaginale à ce moment de leur vie.Par ailleurs, 80 p.cent des patientes du docteur Lorrain souffre de bouffées de chaleur, ce qui engendre de l'anxiété et un manque de sommeil.\u2022Of*
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