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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Livres - Arts et spectacles - Galeries d'art
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-11-11, Collections de BAnQ.

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[" * rasa ~ * Livres f Y Arte et spectacles Galeries d'art tsk Presse LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 NOVEMBRE 1990 La littérature à l'école: on se mobilise! .mais à quoi servent tes efforts faits de toutes parts, si l'État lui-même ne sait pas ce qu'est la langue ?REGINALD MARTEL éjà mobilisés par le spectre de la TPS, arrivés à un tournant du point de vue de leur croissance économique, les milieux québécois du livre se donnent pour mission de mener un autre combat, cette fois sur le terrain de l'éducation.Le Colloque des écrivains sur «la place de renseignement dans l'éducation», malgré l'importance et l'urgence du thème, aurait pu en effet se résumer à d'aimables débats; mais on a assisté plutôt à une véritable mobilisation générale, qui met en cause directement les politiques du ministère de l'Education.Il faut situer dans le contexte de quelques faits significatifs ce tout récent colloque: ¦ l'industrie du livre au Québec, dans le domaine littéraire et dans les autres, est devenue hautement professionnelle; ¦ pour s'offrir de meilleures garanties de survie et d'expansion, des maisons d'édition fusionnent; ¦ les salons du livre, grands et petits, mettent tout en oeuvre \u2014et tous à l'oeuvre \u2014 pour que les livres, littéraires ou non, puissent atteindre leurs divers publics; ¦ les instituteurs et professeurs qui veulent vraiment enseigner la littérature sont presque obligés de travailler dans la clandestinité.Nous voici au coeur de notre propos: le ministère de l'Éducation a conçu et imposé une pédagogie de l'enseignement de la langue qui confine au rejet de la littérature.A quoi servent les efforts de tous, si l'Etat lui-même ne sait pas ce qu'est la langue?Un vrai manifeste L'Académie canadienne-française, le Centre québécois du PEN Club international, la Société des écrivains canadiens, l'Union des écrivains québécois et l'Association des écrivains acadiens, collectivement, ont adopté des résolutions qui témoignent d'une grande impatience: ¦ que le ministère de l'Éducation revise sa conception de l'enseignement de la langue, enseignement axé sur la communication, de façon que la langue parlée, lue et écrite dans les écoles soit reconnue comme le premier outil d'accès à la connaissance; ¦ que l'amélioration de l'enseignement du français dans les écoles secondaires et les collèges puisse s'appuyer sur une amélioration correspondante dans les écoles primaires; ¦ qu'une refonte des programmes et des méthodes de l'enseignement du français au primaire, refonte dont la nécessité est évidente, soit mise en place; ¦ que la correction du français écrit soit le critère de base pour l'évaluation des élèves dans toutes les disciplines; ¦ qu'une campagne d'information auprès des parents soit organisée et que le ministère de l'Éducation, dont la seule raison d'être est le service de l'enseignement, agisse dans ce sens conformément à son mandat.L'étincelle nécessaire Une telle unanimité est rare chez les écrivains, ce qui lui donne tout son poids.Peut-être fallait-il une étincelle, faite d'intelligence et de science, pour que quelque chose arrive enfin.Je pense que ta conférence inaugurale de M.lean Larose, un universitaire qui véhicule moins que tout autre les idées reçues, a été cette étincelle.M.Larose aurait pu composer un pamphlet, il en est capable.Il a préféré raconter à la centaine d'écrivains qui I écoutaient attentivement son expérience de professeur, définir les rapports de la langue et de la littérature et proposer une pédagogie de salut.Ce qu'il a surtout voulu dire, car tant de SUITE À LA PAGE C 2 Des recrues 'inspirées ?;tres dont six \u2022 HUM nouveau» t- .nnt »-. Piinfkin Art A nnlo.I VUVi/iUl V VJIIVIMW é \u2022 terre, à Deal, dans le Kent, au cours d'un «séjour linguistique».Il avait douze ans, notre futur écrivain célèbre et talentueux.Plus tard, il rencontrerait d'autres femmes avec lesquelles se commettraient les «actes des sens», mais toujours, à l'improviste, Cynthia reparaîtrait.C'est une apparition, cette femme, c'est un ludion, monte et descend, insaisissable et assez fantasque pour s'enticher de quelqu'un ( un artiste, un gauchiste, n'importe qui) et vouloir devenir chanteuse, ou femme d'un riche bourgeois, pourquoi pas?Tout cela «paresseusement».Les parents de Cynthia laissent faire, eux aussi.Ils deviennent amis avec ceux du narrateur, et voilà tout ce beau monde parti en vacances.L'Italie, la Grèce, la Yougoslavie.Peut-être que cette fois, Cynthia se laissera prendre, par la force de cette cohabitation du mois d'août?Si peu, si peu.Ce qui arrive, c'est que les «vieux» vont se disputer comme des petits bourgeois.Mais la famille Sentenac deviendra celle du narrateur, elle l'adoptera et regardera avec béatitude, sinon tendresse, comme l'amant officiel de Cynthia.La liberté mène à tout, même au piège.C'est compter sans Cynthia, qui décidément ne désire pas épouser son soupirant.Celui-ci d'ailleurs semble s'en moquer, il épousera ailleurs, elle aussi de son côté, bref: c'est la pagaille complète, l'arrête ici, moi, ma tentative de scénario, car vous aurez le plaisir, page après page renouvelé, de suivre les péripéties de ce couple fugace qui n'a pas de sentiments, mais des sensations.Avec naturellement la surprise finale, bien amenée, mais qui ne contredira pas l'ambiguïté de ces êtres \u2014 et de leur époque.C'est très, très bon, concis, précis, désinvolte.C'est peut-être l'amou.au XXe siècle?Les Bovary ont changé, les Ho-mais aussi, peut-être faudrait-il que les écrivains \u2014je n'ose pas dire les Flaubert\u2014 trouvent les mots et la musique pour le dire?Je crois que Patrick Besson a trouvé quelque chose, que c'est important et que le lecteur un peu blasé y trouve, lui, son compte.LA PARESSEUSE, par Patrick Besson.roman, 278 pages.Editions Albion Michel.Pans.1990.Pour la littérature; contre les éditeurs ! JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale ¦ Une femme, à Paris, se nomme Françoise Verny.Elle s'occupe d'édition.Elle devint soudain célèbre ( le public ne se fie qu'aux journaux qui ont des poussées de fièvre) lorsqu'elle réussit ce qu'elle nomme elle-même des « coups d'édition ».La voilà sacrée accoucheuse de talents, médiatrice, déesse ex machina, grande dame de l'édition, mettez-en, vous n'atteindrez jamais le vocabulaire des plumitifs.Françoise Verny, plus simplement, travaille en édition comme d'autres en prêt-à-porter.Et c'est une femme remarquable à bien des égards: subtile, observatrice, sensible (c'est un regard, cette femme), ce qui ne i'empêche pas d'être bourrée de contradictions que, par tendresse, on lui supposera injectées par le milieu qu'elle fréquente depuis tant d'années.Françoise Verny a écrit un livre intitulé Le plus beau métier du monde.Celui d'éditeur, parait-il; ils ne doutent de rien, ceux-là.On se dit d'emblée qu'elle a eu tort, puisqu'elle écrit très mal, lourd, gras, le pot-au-feu \u2014 elle dit elle-même qu'elle n'est pas écrivain, et le prouve.Mais on change d'avis, vite, car ce qu'elle raconte mérite d'amples cuillerées, et roboratives, du lecteur affamé.Je ne déteste pas le pot-au-feu.Françoise Verny raconte d'abord sa jeunesse, un peu bas-bleu, un peu communiste, un peu chrétienne.le vous dis, le mélange.Puiii comment elle se trouva dans l'édition, c'est-à-dire chez un éditeur, Grasset, ESSAIS lM.Wk'.'*iAWWJ.I\"i.ilM.UMA>.Wi*\"U\".l où elle resta dix-huit ans, pour passer chez un autre, Gallimard, y rester quatre ans, et chez un troisième, Flammarion, où elle se trouve aujourd'hui, là, cela devient intéressant, voire pathétique.Car elle conte ce que nous savions déjà mais ne voulions pas savoir.Nous disions même, oh indulgence coupable de nos petits coeurs tendres, que cela ne se pouvait pas, donc que cela n'existait pas \u2014 nous le disions à ceux qui posaient des questions que nous trouvions gênantes.Elle raconte, Françoise Verny, non pas tout mais beaucoup sur ce plus beau métier du monde, infiniment plus horrible que le plus ancien.Comment un éditeur remet une enveloppe.Comment on bourre un jury, d'amis sûrs.Comment on vole un auteur à un concurrent.Comment on est un «gang», le mot n'est pas de moi.Comment on encourage à écrire la femme d'un juré.Comment on fait écrire le livre d'un célèbre écrivain par un autre (par pure tendresse, va de soi).Et bien d'autres en-tourloupettes.|e voudrais conseiller ce livre à ceux qui aiment la littérature \u2014 qui n'y est pas \u2014 et à ceux qui détestent le milieu des éditeurs.Ce qui fera beaucoup de monde.LE PLUS BEAU MÉTIER DU MONDE, par Françoise Verny, 455 pages, editions Olivier Orban.Paris, 1990.# *» *\u2022 « » JËË.Yolande Cohen PHOTO JEAN GOUPIL.L* Presse Les pionnières du féminisme québécois ne sont peut-être pas celles qu'on croyait PIERRE VENNAT ¦ «Combien de fois al-je vu un sourire narquois poindre sur le visage de mes interlocuteurs, de mes étudiantes surtout, quand j'affirmais sans le moindre doute que les Cercles de fermières ont été à l'origine du mouvement féministe contemporain.Faire une recherche sur les fermières en 1990 et prétendre en plus qu'elles ont occupe une place importante dans l'avènement de la société moderne, tout cela a nécessité d'amples justifications».Yolande Cohen, professeur d'histoire à l'Université du Québec à Montréal, est passionnée d'histoire sociale.Depuis qu'elle a publié Femmes et politique, en 1981, aux Éditions du Jour, elle demeure convaincue que trop souvent, les médias ou l'histoire ne donnent la vedette qu'aux partis politiques et aux groupes de pression similaires (les centrales syndicales par exemple) et négligent les organismes plus marginalisés qui, pourtant, façonnent souvent tout autant, sinon plus, l'histoire parce que ce sont eux qui la vivent.Bref, ce qui intéresse Yolande Cohen, c'est «l'histoiredu monde ordinaire».Au lieu d'écrire l'histoire du pouvoir et de ceux qui l'ont exercé, elle préfère celle des contre-pouvoirs, les jeunes, les femmes, les immigrés.Ce qui explique que les ouvrages les plus récents qu'elle a publié en français portent des titres comme Les jeunes, le socialisme et la guerre.Femmes et contre-pouvoirs, les [uifs Marocains à Montréal.SOCIETE Pour l'instant, elle présente Femmes de parole.C'est d'abord l'histoire d'un mouvement méconnu, décrié en milieu intellectuel urbain, les Cercles de fermières du Québec.Yolande Cohen, en effet, démontre plutôt que ce mouvement, qui célèbre cette année son 75c anniversaire et compte quelque 60000 membres, n'est pas qu'un regroupement de cercles d'artisanat ou de faiseuses dsc tartes.Mais plutôt un mouvement qui, jusqu'à l'avènement de la Révolution tranquille à tout le moins, a constitué l'un des plus importants lieux publics de l'autonomie des femmes.YOLWIH'.COUIA uiisToiiu-: DES CEHC1JËS DE FERMIÈHKS DUQUKBKC Mais Yolande Cohen en a également profité pour dresser l'histoire des premiers magazines féminins populaires de Québec, bien avant le Paysanna de Françoise Gaudet-Smet.Les ancêtres, en somme, du Châtelaine d'aujourd'hui.C'est le deuxième récit du même livre.Enfin, le livre permet de découvrir deux des principaux animateurs sociaux qui ont façonné l'histoire sociale du Québec et que l'histographie officielle a jusqu'ici ignoré: Alphonse Désilets et sa femme Pierrette.Désilets, un agronome, auteur d'une thèse sur les devoirs sociaux de la classe agricole, après avoir étudié l'expérience des mouvements sociaux catholiques en Belgique au début du 20e siècle s'est fait, à partir du congrès de la Jeunesse catholique canadienne de 1914, l'apôtre de la création des cercles de fermières.Sa femme, quant à elle, fonda et dirigea à compter de 1920, La Bonne Fermière, qui avec ses 40 000 abonnées, fut le premier véritable organe de presse féminin du Québec.Selon Yolande Cohen, sortir des sentiers battus n'est pas toujours facile.Les Cercles de fermières, par exemple, n'avaient pas encore trouvé leur historien.Sur eux et leur histoire pèse une suspicion qu'il leur est difficile de surmonter.lin les réhabilitant, en quelque sorte, Yolande Cohen ne s'est donc pas fait que des amies auprès des féministes officielles, davantage préoccupées de chanter les louanges des femmes professionnelles et de la haute bourgeoisie à qui le Québec doit d'avoir décroché le droit de vote pour les femmes et la visibilité politique que de parler des femmes ordinaires qui, chaque jour, ont trimé dur, que cela soit sur la ferme, dans leur cuisine ou même, dans les usines.Par ailleurs, Yolande Cohen s'est également attaqué à un des mythes les plus persistants de la sociologie québécoise.Préoccupés par la façon dont le Québec entre dans la modernité, la quasi totalité de nos sociologues ont affirmé que la persistance de modes de vie traditionnels pendant^gj longtemps au Québec, et surtout le mode de vie rural, est à l'orîfel* ne de ce qu'ils ont appelé «lé tard du Québec».Yolande Cohen ne le cache pas.nombreuses sont, surtout en milieu urbain, les gens qui se demandent à quoi servent les Cercles de fermières, aujourd'hui, en 1990.Le mot «fermière» est considéré désuet par les intellectuels du milieu urbain qui.bien sûr, ne veulent pas admettre qu'on pùisr se être à la fois fermière et fémi-niste.Mais l'historienne n'en démord pas: les Cercles ont réussi à fflirg prendre en considération fa t#t-versité des situations des femmes et à leur donner une place appréciable et reconnue dans la société.«Le changement des règles du jeu politique, perceptile depuis une vingtaine d'années, indique que la persévérance dans la voie du contre-pouvoir a son efficacité».FEMMES DE PAROLE, l'histoire des Cercles de fermières du Quebec 1915-1990.> Jour, éditeur.Camille Claudel, sculpteure l'oeuvre, enfin! JOCELYNE LEPAGE ¦ Après les biographies, le film, et une nouvelle génération de petites filles qui s'appellent Camille en son honneur, voici enfin le premier ouvrage exhaustif consacré à l'oeuvre de Claudel, sculpteure.11 s'agit d'un gros livre d'art au prix encore plus imposant (276 $, éd.Adam Biro) abondamment illustré, composé pour l'essentiel d'un catalogue raisonné.Non seulement les auteurs y font-ils le tour de toutes les sculptures, peintures, plâtres, dessins et ébauches répertoriés de Camille Claudel, mais ils vont également chercher dans l'oeuvre de Rodin \u2014 le maître et l'amant \u2014 les éléments qui appartiennent en réalité à l'élève- maîtresse.La partie biographique, rédigée par Reine-Marie Paris, petite-nièce de Camille et petite-fille de Paul, a été réduite à l'essentiel, arbre généalogique compris de même que lettres d'amour inédites pleines de fautes d'orthographe signées Rodin.Mais on retrouve encore des éléments biographiques dans l'analyse stylistique de l'oeuvre que l'on doit à Arnaud de La Chapelle, un avocat à la Cour de Paris.Une fois que Ton connaît la vie de Camille Claudel, il est bien difficile, semble-t-il, de ne pas retrouver dans son oeuvre les traces de sa passion dramatique.Une vie marquée par le drame très concret de l'avortement, et une oeuvre avortée, dont une bonne partie a été détruite par l'artiste même, avant qu'elle ne soit internée dans un hôpital psychiatrique où elle mourra en 1943, à l'âge de 78 ans, après y avoir passé 30 ans.L'oeuvre de Camille Claudel, qui doit beaucoup à Rodin et à qui Rodin doit aussi quelque chose, est souvent émouvante.Il y a ces têtes d'enfant par exemple, Les mouvements sociaux dans le projet de société PIERRE VENNAT » qui ont l'air de connaître un dou-leureux secret ; ces couples si étroitement enlacés qu'ils ne forment qu'une figure emportée dans le même mouvement; ces corps de femmes et d'hommes terriblement sensuels ou tragiquement marqués par la détresse et le vieillissement.L'ouvrage de Reine-Marie Paris et de M.de La Chapelle est un livre pour fans où l'on n'oublie ni les premiers collectionneurs de l'artiste ni même les oeuvres qui sont disparues et pour lesquelles on n'a pas de photographies.Outre la correspondance de Rodin, on y trouve celle de Camille et celle encore de Paul Claudel en ce qui concerne sa soeur.Et en annexe, une liste des fondeurs de Camille Claudel, une autre des expositions auxquelles elle a participé, une autre encore des articles qui ont été écrits sur elle, des essais qui parlent d'elle, des ventes publiques où ses oeuvres figurent aux catalogues, et toute cette sorte de choses qui finissent par porter le nombre de pages à plus de 300 et le prix à presque autant.L'OEUVRE DE CAMILLE CLAUDEL, Reine-Marie Paris et Arnaud de La Chapelle, Éditions Adam Biro, 320 p., 276$.¦ «Sur les différents terrains de l'action sociale progressiste au Québec, un nombre significatif de personnes s'inquiètent de ce que la marche vers une souveraineté accrue du Québec puisse aller de pair avec le développement de politiques sociales ei culturelles de droite.«Ces inquiétudes sont légitimes.Mais elles deviennent moins plausibles lorsque l'on prend conscience avec confiance de la contribution possible des mouvements sociaux dans la [définition du projet de sociétés que nous voulons construire *.Ainsi s'exprime Yves Vaillan-court, du Département de travail social de l'Université du Québec â Montréal, dans l'éditorial du numéro thématique de la revue-livre Nouvelles pratiques sociales, publiée par les Presses de l'Université du Québec.Que les travailleurs sociaux s'intéressent aux mouvements sociaux et au renouvellement de la démocratie ne surprend pas, > * Dans une entrevue qu'elfe accorde â la revue et qui s'étend sur une douzaine de pages, Monique Simard, vice-présidente dé la CSN, affirme que les travailleuses sociales forment souvent je:> militantes les plus radicales ,du mouvement syndical car «elles y trouvent la voie d'expression vrai père, celui que le lecteur reconnaîtra tout de même facilement./Un écrivain qui a presque 50 ans décide de se réincarner et de faire un voyage dans le temps pour empêcher, 38 ans plus tôt, le suicide de son père, lui aussi écrivain: «Papa, pourquoi a-t-il fallu que j'en arrive là?N'y avait-il pas une solution pius simple, une façon qui m'aurait épargné de faire à ma famille ce que tu as fait à la tienne?Les chevrotines que tu t'es bêtement envoyées dans la figure ont atteint ta famille aussi.Tu as criblé de plomb l'existence de ton fils et ce plomb a pris du poids avec le temps.Je suis pesant, père, à cause de ton acte.Ne crois donc pas que je vais te permettre de recommencer.)e n'ai pas fait ce trajet pour rien.» Emmanuel Aquin rend avec une grande justesse, sans mélodrame, cette scène, la rencontre imaginée depuis son enfance par le narrateur qui porte même son prénom.Dans le deuxième texte.Devant Dieu, plein d'intérêt et divertissant, le même personnage, terroriste raté, se réincarne surtout en.Jésus qui garde ses connaissances du XXe siècle, sait donc plutôt bien ce qui l'attend et accomplit gentiment ses miracles grâce à des gadgets anachroniques dignes de lames Bond.Quoi mettre dans sa valise?premier recueil d'Alain Roy, 25 ans, est composé en grande partie de nouvelles écrites pour son mémoire de maîtrise en création littéraire.La constante de ces 14 textes est le regard très particulier, tranquille mais intense et minutieux porté sur les choses du quotidien, la création de petites scènes sans importance, apparemment, qu'un détail, une remarque pertinente, suffisent à transformer.Il s'agit souvent d'un couple, d'une histoire d'amour, ou plutôt d'un geste, d'un mot, d'un moment, isolés, scrutés, grossis.Une discussion, les conséquences de la sortie des poubelles le mauvais jour, un petit sondage sur le goût d'une boisson à l'orange, la rencontre avec un généalogiste, des ruptures, des départs, un parcours farfelu dans un appartement, une séance de lessive à la buanderie.Il arrive qu'une nouvelle soit différente, un peu cocasse, .ou étonnante, comme Le chat et l'oiseau, où le réel bascule.Mais le dénouement de ces nouvelles n'est presque jamais extraordinaire ou inattendu.Ce qui reste en mémoire, c'est le plaisir très grand de la lecture, l'envie de lire encore, une impression d'ensemble, le ton, une économie, une efficacité, une grande simplicité d'écriture.Publier des textes passés inaperçus XYZ publie dans la collection L'Ère nouvelle deux recueils de nouvelles.De ma blessure atteint, et autres détresses, d'André Car-pent ier, et Circumnavigatrice, de Daniel Gagnon.Le mérite de ces deux livres est de réunir et rendre accessibles de bons textes epars qui parus en revue ou lus à la radio, sont malheureusement souvent passés inaperçus.Les sept textes parfois très imagés du recueil d'André Carpen-tier, un maître de la nouvelle, créent un climat impressionnant, étrange, où règne une certaine violence.Us ouvrent une brèche, ramènent souvent les personnages troublés sur les lieux de leur enfance, au souvenir de leur mère, là où resurgissent des images oubliées, où des choses demeurées inconnues se révèlent enfin, où ces êtres fragiles perdent pied.Dans chacune des nouvelles, en particulier les préférées, L'Ahunt-sicoise, Sociéte-Pure.Son du corps, au ton chaque fois différent, journal, long monologue, récit minutieux comme un rapport de police, les événements progressent, culminent et la chute du texte surprend souvent.Les 11 textes de Daniel Gagnon, dans Circumnavigatrice, son second recueil, ont souvent des sujets inusités, échafaudent des histoires où l'imaginaire débride domine, où le reel se dérobe.Les personnages principaux ou la narratrice sont le plus souvent ici des femmes.La chanteuse inaudible, au rythme bref, aux phrases courtes qui composent chacune un paragraphe, est l'histoire d'une chanteuse merveilleuse que les novices n'entendent pas mais qui subjugue ses auditeurs.Emmenez-moi, le cri halluciné d'une enfant dont le père vient de mourir dans l'incendie de so î dépanneur, une longue révélation, se composent d'un seul paragraphe au rythme effréné, exclamatif, déclamatoire.INCARNATIONS, d'Emmanuel Aquin, Boreal, Montreal.1990.164 pages.0UOI METTRE DANS SA VALISE?d'Alain Roy, Boreal.Montreal.1990.146 pages.DE MA BLESSURE ATTEINT.ET AUTRES DE-TRESSES.d'André Carpentier.XYZ, Collection L'Ere nouvelle Montreal.155 pages.CIRCUMNAVIGATRICE, de Daniel Gagnon, XYZ.Collection L'Ere nouvelle.Montreal, 95 pages.La vie des livres REGINALD MARTEL Autour d'un regroupement : - Le regroupement d'édition littéraire constitué par Les Quinze, déjà propriété du Groupe Sogides, et par VLB Éditeur et les Éditions de L'Hexagone, sociétés nouvellement acquises par le p.d.-g.M.Pierre Lespéran-ce, devient le plus important au Québec.Cet ensemble s'appellera le Groupe Ville-Marie littérature.M.Jacques Lanctôt, ci-devant propriétaire de VLB Éditeur, en sera l'éditeur; quant au patron de L'Hexagone, M.Alain Horic, il présidera le comité d'édition de L'Hexagone.Au sein des maisons du groupe Sogides, c'est M.Antoine Del Busso, un ancien actionnaire important des Éditions du Boréal, recruté il y a plusieurs mois par Sogides, qui présidera le comité de coordination, tout en cumulant les fonctions d'éditeur du (our et de L'Homme.De grandes inquiétudes Au colloque annuel des associations d'écrivains, le week-end dernier à Mont-Rolland, la disparition de VLB Éditeur et de L'Hexagone comme maisons autonomes a semé rien de moins que la consternation.On s'inquiétait surtout des risques que les principes de gestion qui ont fait le succès de Sogides pourraient faire peser sur l'édition littéraire, plus risquée.On disait aussi que la consolidation des maisons d'édition, en France et ailleurs, a réduit, en même temps que le nombre de lieux d'expression, la recherche de textes littéraires nouveaux et originaux.Mais cette semaine, il était plus difficile de solliciter des réactions.Certains écrivains refusent carrément de donner leur point de vue, publiquement en tous cas.D'autres disent qu'ils sont prêts à faire confiance à MM.Del Busso, Bonar, Lanctôt, Horic et Lespérance, à leur donner en quelque sorte une bénédiction conditionnelle.Ces intéressés étaient tous là, mardi midi, pour tenter de rassurer, par la médiation des journalistes littéraires, les écrivains qui seraient inquiets.M.Alain Horic avait même préparé un communiqué à l'intention de ses auteurs: «le peux vous assurer que la vocation littéraire de L'Hexagone connaîtra un développement soutenu et que cette alliance sera des plus bénéfiques pour les auteurs de L'Hexagone et pour la littérature québécoise.» Mais, se demandait-on, les budgets d'édition seront-ils décidés par les plus hautes instances de l'entreprise, en fonction de critères de rentabilité immédiate?Une certaine souplesse L'expérience déjà acquise par M.Antoine Del Busso donne à penser que les budgets ne sont pas coulés dans le bronze, mais qu'ils sont déterminés en fonction du programme d'édition lui-même; elle donne à penser aussi qu'il y a toujours une marge prévue pour accueillir ce qui peut survenir d'intéressant.Le vice-président à l'édition.M.lames de Gaspé Bonar, confirme ces propos rassurants: «On ne se limite pas à un budget donné, justement pour pouvoir réagir à des conditions particulières.» Ce qui n'empêche pas, ajoute M.Del Busso, que chaque projet doit avoir sa rationalité économique.\u2014 Au point d'éliminer des manuscrits intéressants?Si ça protège M.Lanctôt contre ce qu'il appelle ses coups de coeur, (qui de son propre aveu n'ont pas été toujours heureux), il n'y voit pas d'inconvénient.Pas d'inconvénient non plus à faire intervenir la raison dans le choix des auteurs et des collections.«Mais il y aura peut-être moins de titres, concède-t-il.» Il pourra exister pourtant une certaine concurrence interne, une «émulation stimulante», se- ¦ Ion le mot de M.Del Busso.Pas question d'abandonner les nouveaux auteurs, ceux dits de -la relève, dont se sont occupé beaucoup ces dernières années , L'Hexagone et VLB, Les Quinze j un peu moins.\u2014 Et si M.Lespérance, notre Bernard Tapie national, n'avait pas acheté VLB, qu'arrivait-il ?« l'aurais continué, dit M.Lanctôt.j'ai traversé des situations difficiles.Au début, on publie par affinité, par amitié.Mais les auteurs demandent plus, ils veulent aussi l'efficacité, je voulais offrir à mes auteurs (en vendant VLB) un meilleur support technique.» Quant à M.Horic, de L'Hexagone, il affirme que sa décision n'est liée à aucun impératif économique, «le voulais depuis deux ans cesser de travailler 20 heures par jour.J'ai trouvé une solution de stabilité économique, de sécurité financière et de continuité de la vocation de L'Hexagone.«Notre image \u2014 une image, ça importe \u2014 est construite et elle a rayonné4; elle sera préser- : vée au sein du nouveau groupe, car les lignes de force de chaque ! maison seront approfondies et ] affermies davantage.» Le projet ou l'utopie Parmi les projets de M.Lespérance, il y en a d'ambitieux.Par exemple, vendre aux Européens la littérature québécoise, lui qui aura doublé en un an, à 2 millions de dollars, son chiffre d'affaires en Europe dans les livres pratiques.«Nous avons donc une experience exceptionnelle, elle devrait servir aussi à la littérature.» Touchons du bois.Pendant leurs plus récents exercices financiers, VLB avait un chiffre d'affaires de quelque 350 000 $ ; L'Hexagone, l 000000 $.M.Lespérance acheté un fonds de 375 titres de VLB, de 650 titres de L'Hexagone ( Parti pris inclus), qui s'ajoutent au fonds des Quinze, 250 titres.Pour s'occuper de ces fonds à tous les niveaux (production, reédition, distribution, diffusion, etc.), Sogides et son Agence de distribution populaire disposent d'un personnel de plus de 225 personnes.On ajoutera le personnel qu'il faut pour la promotion et la difusion de livres plus difficiles, qui ont besoin d'un tel soutien.On voudrait aussi que des livres ne soient plus pilonnés avant leur mort réelle.M.Lespérance met d'ailleurs beaucoup d'espoirs dans un nouveau gadget, une sorte de Bookman dans le genre Walkman qui permettra de lire sur une carte à puce un ouvrage dont le coût de réédition, sur support papier, serait bien supérieur.L'avenir économique gris ou rose du Québec On n'en meurt pas Il y a une dizaine de mois, le milieu littéraire, qui est capable de férocité, disait que l'aventure de M.Del Busso chez Sogides ferait long feu: le nouveau venu serait bouffé par le méchant M.Lespérance.Mardi dernier, les journalistes qui observaient M.Del Busso ont pu constater que son discours complétait naturellement celui de M.Pierre Lespérance, et réciproquement, et qu'aucun des deux ne semblait avoir perdu son âme.À quoi faut-il s'attendre maintenant?Bien placé pour éditer et vendre des livres pratiques, des oeuvres pour la jeunesse, des romans pour adultes, des collections format poche, des best-sellers internationaux et même de la poésie, M.Lespérance sera-t-il tente d'aller sonner à la porte de M.Hervé Foulon, de Hurtubise HMH, qui a un fameux catalogue d'essais?le n'ai osé poser la question ni à l'un ni à l'autre.' RUDY LE COURS S Après la révolution tranquille, le virage technologique et l'arrivée de la garde montante, le Québec parait sur une lancée qui assurera son niveau de vie au tournant du siècle.\u2022 Pas si sûr, entend-on déjà à la Commission Bélanger-Campeau.Lè Québec accuse toujours de graves retards en recherche et développement^ R-D ), en éducation post-secondaire, en capitalisation de ses entreprises.De plus, sa métropole, Montréal, ne bénéficie pas des avantages d'une capitale alors que ses élites française et anglaise paraissent incapables de travailler en tandem tandis que les politiques fédérales ne sont pas conçues pour répondre à ses besoins spécifiques.Que faire?ECONOMIE Voilà la question à 100000$ à laquelle tente de répondre l'économiste Jacques Fortin dans un essai intitulé simpleraent Québec le défi économique à paraître dans quelques jours.L'ouvrage pourrait s'apparenter à une version actualisée de Bâtir le Québec \u2014 le fameux document d'orientation économique parrainée par l'ex-ministrc pé-quiste Bernard Landry.«Mon livre débouche toutefois sur des conclusions fort différentes», s'empresse de préciser en interview l'auteur.Il se divise en deux parties: le diagnostic et quelques amorces de solution.Reculs inquiétants Fortin s'étend longuement sur ies tendances des economies avancées des dernières années: mondialisation des marchés, maîtrise de l'information qui représente la quatrième révolution industrielle, épargne, déficits budgétaires, etc.Tout cela dans le but de mettre en perspective l'cccnc mie québécoise.Un constat s'impose rapidement: malgré ses progrès incontestables, l'économie québécoise recule de façon inquiétante sur le plan de la productivité.Déjà, celle du Canada cède du terrain aux autres pays occidentaux.Celle du Québec est devenue inférieure a la moyenne canadienne.Le recul prend des formes diverses qui alimentent à leur tour de nouveaux retards: il faut trois ans au laiton pour commerciali- ser une innovation technologique; sept, au Canada, et elles sont beaucoup moins nombreuses, faute d'investissements en R-D.La recherche de l'excellence, un slogan scandé tant par les milieux d'affaires que par les castes politiques, reste creux en grande partie.Seulement 52 p.cent des entreprises québécoises offrent des activités de formation contre 70 p.cent pour les ontariennes.Et pourtant Québec pffre des incitatifs fiscaux fort avantageux.C'est un peu comme si le Québec et son gouvernement restaient persuadés que l'avenir passe toujours par l'exploitation des richesses naturelles: bois et hydro-électricité surtout.Erreur! lance Fortin qui fait ressortir que «le développement économique du Québec passe plutôt par le développement des secteurs liés aux connaissances».La souveraineté: un beau risque Il souligne que ie Québec ne peut compter seulement sur les mécanismes naturels de régulation du marché, si chers aux néolibéraux.L'État devra jouer un rôle à la fois pour créer et améliorer des facteurs de production et pour assurer un environnement qui incitera les entreprises à innover, investir et accroître leur productivité.Parmi les interventions souhaiy tées, Fortin préconise celles qui vont faciliter la formation de grandes entreprises qui, si elles créent moins d'emplois, sont à la base des innovations et des exportations.La Hollande, la Suède et la Suisse comptent quelques grands conglomérats industriels.Fortin pense qu'il faudrait que Domtar en devienne un à son tour, malgré ses présentes diffi- cultés sur lesquelles il ne s'étend guère.!! propose aussi de repenser le type de développement d'Hydro-Québec qui construit à l'emporte-pièce en s'endettant et qui reste incapable d'exporter des équipements électriques.Elle devrait, pense Fortin, se diversifier en s'associant au secteur privé.L'auteur pense enfin que le Québec devra rapidement sortir du «ghetto constitutionnel dans lequel il est enfermé depuis l'échec référendaire».Seule la souveraineté parait à ses yeux l'avenue capable de donner au Québec et à son gouvernement l'alan nécessaire pour relever le défi économique.Et encore, «ce n'est pas une garantie, c'est plutôt un beau risque», dit-il.0UEBEC LE DEFI ECONOMIQUE; J.icques RDR-TIN; Presses de l'Université du Quebec 1590-254 pages. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 NOVEMBRE 1990 LIVRES l'a ' \u2022 \u2022' « Dis, monsieur Peyo, ils existent les Schtroumpfs ?» 1 .-*'**'¦.¦ 7#.¦ La légende raconte qu'un jour Peyo demanda à Franquin, «Passe-moi le schtroumpf», en indiquant un objet dont le nom lui échappait.Comme il aurait pu dire le truc, le machin ou le bidule.C'était en 1958, dans un restaurant de la côte belg j.Les compères trouvèrent le mot amusant et continuèrent à l'utiliser dans leur conversation.Trente-deux ans plus tard, le langage schtroumpf a fait le tour de la planète et les facétieux lutins bleus sont considérés comme Tune des plus importantes créations de la bande dessinée mondiale.Albums, merchandising (peluches, figurines.), parc d'attractions, dessins animés.les Schtroumpfs sont sur tous les fronts.À soixante-deux ans, Peyo continue à veiller jalousement aux destinées de ses personnages, avec la collaboration de son fils qui dirige les studios de «Cartoon création » à Bruxelles.C'est là que Lu Presse a rencontré Peyo, à l'occasion de la sortie du quatorzième album des Schtroumpfs et du premier anniversaire du Journal Schtroumpf.\u2014 L'Aéroschtroumpf, c'est enfin votre retour à la bande dessinée.\u2014 Il est clair que la création du parc d'attraction en France, le développement du merchandising et surtout les dessins animés aux États-Unis ont accaparé beaucoup de mon temps.Mais la télévision a été une aventure extraordinaire.Avec Hanna et Barbera nous avons produit 256 épisodes d'une demi-heure des Smurfs pour NBC.Maintenant que l'expérience s'achève, je suis content de retrouver à nouveau la bande dessinée.\u2014 Vous aimez vous entourer pour travailler.Vous avez votre propre studio mais nous savons que vous contrôlez rigoureusement tout ce qui s'y crée.\u2014 le suis toujours à l'origine des scénarios.Même si j'ai fait beaucoup de scénarios en solitai- BANDE DESSINEE WWJ!>M'^J|W;^J|JiM»l.'l!JLi'W^WJ|^M re, j'aime collaborer avec un cos-cénariste avec qui je discute et qui apporte ses idées.Je fais toujours aussi moi-même les dialogues, le Lorsque le découpage est terminé, j'esquisse les personnages et les décors.Ensuite, les jeunes qui apprennent le métier dans nos studios donnent un coup de main.Tous ceux de la profession que je connais, ont eu la chance de rencontrer à leurs débuts un dessinateur de bande dessinée qui connaissait déjà le métier.Franquin (Gaston, Spi-rou), Morris (Lucky Luke) et moi-même avons rencontré lijé ( lerry Spring ).Par la suite, j'ai retrouvé Franquin qui m'a donné les premières directives de son école.l'ai à mon tour formé des gens comme Walthéry (Natacha) ou Wasterlain (Docteur Poche).j\u2014 Votre style a fait école, à la fois au niveau du dessin qui vise à l'essentiel, à la compréhension, et à la fois au niveau du récit: mouvement, action et humour, les ingrédients d'une bonne histoire.Comment ressentez-vous l'évolution de la bande dessinée depuis une dizaine d'année?Vous êtes un grand lecteur de BD?\u2014 l'aime bien ce que font des gens comme Binet (les Bido-chon), c'est plein d'humour mais là nous sommes dans un registre adulte.Je lie les bonnes BD.Celles qui sont bien racontées, bien dessinées et claires.Je ne lis pas les BD où le dessinateur dessine pour lui-même, fait du graphisme pour le plaisir de faire du graphisme, l'estime que mon métier est de raconter des histoires, de faire sourire et d'apporter un peu de rêve dans l'esprit des enfants.Quand cette petite fille est arri- vée un jour à une séance de signatures \u2014 son nez dépassait à peine du bout de la table \u2014 elle m'a dit : «Dis monsieur, ça existe hein les Schtroumpfs!» Ce n'était pas une interrogation, c'était vraiment une affirmation.Je lui ai répondu: «Si tu vas te promener dans la forêt et que tu vois un petit éclair bleu, peut-être que tu auras vu un Schtroumpf ».Elle est partie tout heureuse.Ce jour-là, je me suis pris pour le père Noôl._ D ormi lot AU 11 me IOC on.teurs de votre génération, quel est celui qui fait le plus autorité chez vous ?\u2014 Le Lotus bleu d'Hergé.J'ai encore d'ailleurs l'édition originale.Je le conserve comme une relique.C'est splendidement raconté.Je l'ai lu d'abord enfant et je l'ai relu adulte, avec une optique totalement différente de 1 histoire qui a été racontée aux enfants.Au-delà de l'aventure, il y a tout l'arrière-plan politique.Sans aller aussi loin dans mes histoires, j'aime faire des clins d'oeil aux adultes en m'essayant à une caricature du genre humain.\u2014 Les sociologues, les critiques, se sont emparés de votre oeuvre pour voir dans les Schtroumpfs, je cite, «le désir d'une organisation simple d'un monde régi par la loi du Père, maître et protecteur».\u2014 Ça me fait toujours sourire.Je n'ai ni message ni morale à faire passer.Un jour, une sociologue française m'a dit qu'elle aimait beaucoup les Schtroumpfs car elle avait parfaitement compris qu'avec le langage schtroumpf j'avais voulu montrer le manque de communicabilité des peuples entre eux.Je lui ai répondu que j'avais juste inventé ça pour faire rire les copains.\u2014 Finalement, avec les Schtroumpfs vous avez délaissé vos premières créations.\u2014 J'ai une certaine nostalgie des albums de Johan et Pirlouit.C'est peut-être parce que je me suis fait piéger avec les Schtroumpfs.Lorsque je lésai fait apparaître dans une histoire de Johan et Pirlouit, les lecteurs m'ont écrit pour me dire qu'ils trouvaient les personnages amusants et qu'ils en voulaient encore.Moi aussi ça m'amusait.Je croyais que j'allais faire seulement deux ou trois albums et qu'ensuite ils me diraient «les Schtroumpfs on en a marre, on veut revoir Johan et Pirlouit».Le dernier album de Johan et Pirlouit est sorti il y a vingt ans et on continue encore à me demander des Schtroumpfs.Pourtant, parmi tous les personnages que j'ai créés, Pirlouit est mon personnage préféré.Je m'identifie tout à fait à lui.Il es; gourmand, paillard, menteur mais tous ces défauts restent tout de même sympathiques.Chez un homme, pas chez une femme.Quand j'ai créé la Schtroumpfette, j'ai eu les pires ennuis.Je me suis fait traiter de misogyne immédiatement.J'ai répondu que j'aimais beaucoup les femmes, justement parce que leurs défauts sont des qualités.Une femme qui ne verse pas un pleur ou n'est pas un brin coquette n'est pas une femme.-y Dans vos cartons, il y a les projets de reprise de Johan et Pirlouit et de Benoît Brisefer.\u2014 J'ai un scénario prêt pour chacune de ces séries.Mais il faudrait que je néglige un peu les Schtroumpfs pour pouvoir me consacrer vraiment à ces personnages.\u2014 Vous souhaitez que vos personnages vous survivent?\u2014 Franchement oui.Je sais qu'Hergé n'ayant pas d'héritier a voulu que Tintin ne continue pas à vivre de nouvelles aventures après sa mort.Mais moi, j'ai la chance d'avoir un fils qui s'occupe d'édition, qui s'y connaît en dessin.Il peut juger immédiatement si un dessin ou une histoire de Schtroumpfs sont bons.Je n'ai donc pas de souci à me faire.Propos recueillis par RUDI MIEL collaboration spéciale ¦ \u2022 -, \u2022V I > :- f Si f \u2022 I i 4 Minile de l'aqueduc: dune lecture plutôt ardue V- SONIA SARFATI collaboration spéciale ¦ Et paf! Pef l'a fait.Celui qui s'est adonné à la bande dessinée pendant 15 ans pour ensuite passer, en 1978, à ce qu'il appelle «la littérature illustrée» a franchi un nouveau pas.Et a atterri dans la littérature tout court, en écrivant son premier roman.Mimilc de l'aqueduc.>:; Pierre-Élie Ferrier, dit Pef tout .-simplement, a donc temporaire-*î nient mis de côté les pinceaux et les crayons avec lesquels il a entre autre produits les hilarants La Belle lisse poire du prince de Mo-tordu, Le Dictionnaire des mots tordus et, l'an dernier, Les Chansons a se tordre.11 a par contre conservé, dans Mimile de l'aqueduc, tout son humour de l'écriture.Pas le choix: cette affection du langage est, chez lui, incurable.Mimile, c'est l'histoire d'une rencontre.La rencontre entre une péritonite et quatre bleus.explications \u2014 qui s'imposent.Il y a une dizaine d'années, un docteur a dit à madame Fraisy, qui ne se sentait pas bien, qu'elle devait se faire enlever l'appendice.Sauf qu'il se trompait.La dame en question ne souffrait pas de l'appendicite.Elle attendait une lulienne.Un autre docteur s'en est aperçu à temps.Ce qui explique pourquoi, lorsque la fillette fait une bêtise, son père la trai-: àelaffectueusement de.peritonism »¦\u2022 s u i >\u2022 \\- \u2022A.V.».5 \u2022 s S ».V «BP LITTERATURE JEUNESSE Petits-Prés, un institut situé près de chez Julienne.Leurs uniformes ont la couleur du ciel.Il y a Chaussée d'Antin, qui se prend pour un métro.à défaut de le prendre; Chopine, qui est capable d'en boire plusieurs; Vésuve, qui fume tout le temps et n'importe quoi; et Mimile.Emile, qui se dit Prince de Grodno.Un prince qui ne règne sur rien, pour l'instant.Mais il va y remédier, avec l'aide de ses amis et de Julienne.Leur plan: vider des litres et des litres de vin dans l'aqueduc qui amène l'eau à Paris; puis, profiter de l'ivresse des Parisiens pour conquérir la ville.Un vrai plan de.fous, quoi! Et le vin tournera bien vite au vinaigre.Ceci dit, on ne se tord pas de rire pendant les 180 pages de Minute comme on le fait pendant lâ vingtaine de pages du Prince de Motordu.Heureusement, on n'y survivrait pas.Il y a toute une dimension de tendresse dans le roman de Pef.Et beaucoup d'intériorisation.Ce qui en fait une lecture plutôt ardue pour les jeunes lecteurs, peu habitués à ce style d'écriture.Mais ceux qui aiment la langue au moins autant que Pef °.'en régaleront.'% Quant aux bleus, ce sont quatre ?*-OBJET DART (4859.Saint-Laurent) \u2022 JJ Peinturés de Patrice de Verteuil et sculpture?«*de Richard Klode.Mar .mere, de 11 h a 18 h; * jeu., ven , de 10 h a 18 h; sam., de 11 h a 17 h \u2022t.Jusqu'au 16 novembre.J CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170.Chemin ù.tic la Cote Saint-Catherine) \u2022 Photographies * denfanfo.Jusqu'à jeudi.A compter de mard.* sculptures d'Arto CENTRE CANADIEN * D'ARCHITECTURE (1920.Baile) \u2022 A compter JrJe mere, exposition «L'or et la pierre: un re- * gard critique sur I architecture des banques».7 Mercletyen.de 11 h a 18 h: jeu., de 11 h a 20 » hf stim: et dim., de 11 h a 17 h.; CENTRE COPIE-ART (813.Ontario e.) \u2022 Oeu- * vres àe èerge Marin.Jusqu'au 15 décembre.\u2022CENTRE*DE CERAMIQUE BONSECOURS (444.\" Saint-Gabriel) \u2022 Oeuvres des finissants.Du lun.» Jusant, de 12 h a 17 h Jusqu'au 1er décernera \u2022 ; ; » CENTRE* DE DESIGN DE L'UOAM (200.Sher-JbrriokVo.) \u2022 Exposition «Architecture * mpd$rnè de Berlin.Du mere, au dim., de 12 h 2 £ Ï8 h.; Jusqu'au 9 décembre.CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS DU OUE-BEC A MONTRÉAL (4247, Saint-Dominique) \u2022 Sculptures de Marc Gadbois.Du lun.au jeu., de 10 h à 18 h; ven., de 10 h a 13 h.Jusqu'au 16 novembre.CENTRE DES ARTS VISUELS (350.Ave.Victoria) \u2022 Oeuvres de Barbara Kohn-Saxe et Antoine Lamarche.Du mar.au ven., de 10 h a 18 h; sam., de 10 h à 17 h.Jusqu'au 17 novembre.CITE DE L'IMAGE (2000.Notre-Dame e., Suite 215) - Oeuvres de Louis Le Duc, Richard Lus* sier et Christine Palmieri.Ven., de 16 h à 21 h; sam.et dim., de 14 h à 18 h.Jusqu'au 2 décembre.COMPtEXE DU CANAL LACHINE (4710.St-Am-broisc-i \u2022 Oeuvres de Rebecca Burke, Tom Henderson, Catherine Bates et Grégoire Ferland.Jusqu'au 30 novembre.GALERIE AMRAD ART AFRICAIN (1522, Sher-brooke o.) \u2022 Poupées.Jusqu'à jeudi.GALERIE ARTES (102.Ave.Laurier o.) \u2022 Oeuvres de Manon Pelletier.Jusqu'au 23 novembre.GALERIE SIMON BLAIS (4521.Clark.Suite 100) \u2022 Exposition de l'Atelier circulaire (oeuvres de 15 graveurs).Du mar.au sam.de 9 h 3u à 17 h 30.GALERIE RENÉ BLOUIN (372.Sainte-Catherine o.Suite 501) \u2022 Oeuvres de Daniel Buren.Du mar.au sam.de 12 h a 17 h 30.Jusqu'au 24 novembre.GALERIE CHANTAL BOULANGER (372.Sainte- Catherine o.Suite 502) -Oeuvres de Ludger Gerdes.Jusqu'au 24 novembre.GALERIE BOURGET (1230.de la Montagne) - A compter de lun.estampes de Lyne Bastien.Du lun.au ven., de 9 h a 17 h.Jusqu'au 24 novembre.GALERIE CLARK (1591.Clark.2ieme étage) \u2022 Oeuvres de Barry Allikas et David Blather-wick.Du jeu.au dim., de 12 h a 18 h.Jusqu'au 25 novembre.GALERIE CONCORDIA (1455.de Maisonneuve o.) \u2022 Exposition «L'image de la ville en peinture canadienne».Jusqu'au 1er décembre.GALERIE DARE-DARE (4060.Saint-Laurent.Suite 211) \u2022 Exposition «11 artistes dans leurs quartiers».Du mere, au dim., de 12 h a 17 h.Jusqu'au 25 novembre.GALERIE DAZIBAO (4060.Saint-Laurent.Suite 104) \u2022 Oeuvres d'André Clement.Du mere, au dim., de 12 h a 17 h.Jusqu'au 18 novembre.GALERIE D'ART DE BOUGAINVILLE (4511.Saint-Denis) \u2022 Oeuvres de Louise Houde.Merc, sam.dim., de 11 h 30 a 17 h; jeu., ven., de 11 h 50 a 19 h 30.Jusqu'au 23 novembre.GALERIE DE LA VILLE (12001, de Salaberry.Dollard-des-Ormeaux) -Exposition «Stratum, Stratégies».Du lun.au ven., de 8 h a 17 h.Jusqu'au 16 novembre.GALERIE DOMINION (1438.Sherbrooke o.) -Exposition «Jack Bush: Les années '60 et 70».Jusqu'au 24 novembre.GALERIE ENCADREX (1682.Sainte-Catherine e.) \u2022 Oeuvres de Danielle Ouimet.Jusqu'au 17 novembre.JACK BUSH Peintures des années «60 et 70» jusqu'au 24 novembre 1990 GALERIE DOMINION : î438, rue Sherbrooke ouest 845-7833 / 845-7471 «Vl : i c.\\ \u2022 r 9\\ kl - | EL RAVARY OEUVRES RÉCENTES GALERIE ESPACE GLOBAL (914.Mont-Royal e.) \u2022 Installation de Real Capuano et oeuvres de Rino Dube.Du mere, au dim., de 13 h à 17 h.Jusqu'au 25 novembre.GALERIE FOKUS (68, Duluth est) \u2022 Peintures de Tanya Deacove.Jusqu'à jeudi.GALERIE JOCELYNE GOBEIL (2154, Crescent) \u2022 Exposition «Amphoria».Du mar.au ven., de 11 h à 18 h; sam., de 11 h a 17 h.Jusqu'au 24 novembre.GALERIE GRAFF (963.Rachel e.) \u2022 Sculptures de Dorothée Golz, Gerda Peer, Franz Pichler et Peter Sandbichler.Du mar.au ven.de 11 h a 18 h; sam.de 12 h a 17 h.Jusqu'au 29 novembre.GALERIE IMAGINE (3981.St-Laurent) \u2022 Oeuvres de Raynald Piche.Du lun.au ven.de 15 h a 21 h, sam.dim., de 12 h a 18 h.Jusqu'au 14 novembre.GALERIE LA 3IEME VAGUE (155.Saint-Paul e.) \u2022 Oeuvres de Jean-Luc Archambault.Du mere, au ven.de 17 h a 21 h; sam.dim., de 13 h a 17 h.Jusqu'au 5 décembre.GALERIE D'ART LAVALIN (1100.boul.Rene-Levesque o.) \u2022 Exposition «Brian Eno».Du mar.au dim., de 12 h â 18 h.Jusqu'au 2 décembre.GALERIE LEE VERRE D'ART (1518.Sherbrooke o.) \u2022 Oeuvres d'Ales VasIcek.Jusqu'au 27 novembre.GALERIE FRANCOIS LEMAI (4524.De la Roche) \u2022 Estampes de Bonnard.Braque.Chagall, Dufy.Tapies.Tamayo et Zao Wou-Ki GALERIE L'EMPREINTE (272.Saint-Paul e.) \u2022 Oeuvres d'André Lariviere et Daruyz Pedryc.Du dim.au jeu., de 11 h a 18 h; du jeu.au dim., de 10 h a 22 h.Jusqu'au 26 novembre.GALERIE L'INFORMELLE (307.Ste-Catherine o.Suite 300) \u2022 Peintures et sculptures de Madeleine Audette.Cécile Gingras et Monique Trottier.Jusqu'au 17 novembre.GALERIE MICHEL-ANGE (430.Bonsecours) \u2022 Oeuvres de Marcel Fecteau.Jusqu'au 18 novembre.GALERIE D'ART MME ALONZO (219.Prince-Arthur e.) \u2022 Oeuvres de Dyne Mousso, Thérèse Guite.Richard Caplette.Monique Perygny.Mark Prent.Thérèse Joyce Gagnon, Natacha Wrangel et Pauline Spenard.Du mar.au sam.de 14 h a 20 h.GALERIE OSORO (3981.Saint-Laurent) \u2022 Auj.de 12 h a 17 h.dessins et photographies de Barbara Claus.GALERIE OPTICA (3981.Saint-Laurent) - Oeuvres de Miguel Angel Berelanga et Bernard Rousseau.Jusqu'au 18 novembre.GALERIE OPUS 2 iEdificc Cooper.3981.Saint-Laurent, Bureau 210) - Oeuvres de Evelyn Du-four.Hannibal Srouji et Yang Zheng-Xin.Du mere, au dim., de 12 h a 17 h; jeu., de 12 h a 21 h.GALERIE FREDERIC PALARDY (307.Sainte-Catherine o.Suite 615) \u2022 Oeuvres de Roland Ciguere Du mar.au ven.de 11 h a 18 h; sam.de 11 h a 17 h.Jusqu'au 17 novembre.GALERIE PEPIN-RANDEZ (1170.Drummond) \u2022 Oeuvres de Pauline Gagnon.Du lun.au ven.de 11 h a 18 h; sam., dim., de 12 h a 17 h.Jusqu'au 16 novembre.GALERIE PINK (1456 o.Notre-Dame) - Peintures de Barry Allikas.Du mere, au dim., de 13 h a 17 h.Jusqu'au 18 novembre.GALERIE PORT-MAURICE (8420.boul.Lacor-daire) \u2022 Installation de Louise Paille.Lun.de 13 h a 21 h 30; mar., mere, jeu., de 10 h a 21 h 30.ven.de 10 h a 18 h; sam.de 10 h a 17 h; dim., de 13 h a 17 h.Jusqu'au 25 novembre.GALERIE SUZANNE REMILLARD (1227.Amherst) \u2022 Auj.oeuvres de Dubois.Hetu.Ilie.La-tour et Marcotte.GALERIE SHAYNE (5471.Ave.Royalmount) \u2022 Peintures de Yolanda Van Dyck.GALERIE SKOL (4060.Saint-Laurent, loc.107) -Oeuvres de Daniel Corbeil.Du mere, au dim., de 12 h a 17 h.Jusqu'au 25 novembre.GALERIE SYMBOLE ART (2780.de Salaberry) -Oeuvres de Jean-Paul Lapointe.Du lun.au mere, de 9 h 30 a 18 h; jeu., ven.de 9 h 30 a 21 h; sam.de 9 h 30 a 17 h.Jusqu'au 17 novembre.GALERIE TERRUSCITO (3877.Saint-Denis) \u2022 Peintures de Guerdy Preval.Jusqu'à vendredi.GALERIE TROIS POINTS (307.Sainte-Catherine o.Suite 555) - Oeuvres de Paul Lacroix.Jus-qu au 24 novembre.VERNISSAGE DIMANCHE 11 NOVEMBRE A 14h *1 complexe Desjardjns Montréal, 149* .Tél.: 843-6852 DUVET EXXA MANTEAUX 550, PRÉSIDENT-KENNEDY, 843-6248 ST-JEAN: 1, PLACE DU MARCHE max FILMS CINEMAS ClNEPLLX OtXON sont renversés de vous inviter à la première de 4 2* m m *4 I I » t t h I f } f i i \\ ».s I LE FILM réalisé par Alain Chartrand La projection débutera à 20 h 00 le vendredi 7 décembre au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts et Ding et Dong apparaîtront A l'Az-rim At OH k ni V4 I VWIMM Vfl «teW II WW Le concours se déroule du 10 au 15 novembre 1990.150 paires de billets seront tirées au hasard.Pour participer, trouvez une autre photo de Dlng et Dong dans La Presse d'aujourd'hui et remplissez le coupon de participation.Faites-le parvenir au plus tard le 23 novembre 1990,17h à: | la photo cacrx5« ON A VOLE LA JOCONDE.Jerome Coignard.Collection Pol'Art.Ed.Adam Biro.143 pages.Les colles du ¦ \u2022\u2022¦ » .v U>.* .La Presse Un gros lot de 5 00C de chèques-cadeaux de chez Guérin Chaque semaine, trois chèques-cadeaux de ?\\* .4,*» -\u2022 | -f ****** I l h > tu ÎOO de chez Guérin Vérifiez votre connaissance de la langue française en répondant aux quatre questions Inscrites au bulletin de participation.Tous les gagnants seront invités à l'émission spéciale du 23 mars 1991 et trois d'entre eux se mesureront aux champions de la saison.Doublez votre prix en répondant à la question additionnelle posée par l'animateur de l'émission \"Les colles bulssonnlères\" les samedis à 17 h 30 à Radio-Québec - V-» \u2022 .f » 01 OJ.f \u2022 M t \u2022 * \u2022 \u2022« ?9 «e ! (es codes m Radio Québec guerin, Rotoumez votre bulletin de participation avant minuit mercredi à l'adresse indiquée.- Règlements disponibles à Radio-Québec et à La Presse.les règlement» du concourt «ont disponibles vji domondo choi Moi Film* production».Inc ou 5130.bout SMouronl.4>emo étogo, Monliéo».Quebec H2i m r i i i i i ¦ i i i i i i L CONCOURS ««LES COLLES DU DIMANCHE La Preste.Ltéo, CP.5040.Succursale Place d'Armes Montréal (Québec) H2Y3M1 Q.1 VOCABULAIRE Choisissez le terme Juste On dit d'un Individu pédant, vaniteux et ridicule qu'il est un a) cuistre _ b) rustre _ c) mufle _ Q.2 ERREUR DE LANGUE Corrigez l'erreur de la phrase suivante: Dôpôcho-tol d'embarquer dans la voiture.Rôp.:__ Q.3 ANGLICISME Corrigez l'anglicisme de la phrase suivante: On prévoit de nouvelles coupures budgétaires.Rép.:_ Q.4 VOCABULAIRE Choisissez le terme juste: L'été dernier, j'ai organisé une braderie; ii s'agissait a) d'une exposition d'antiquités _ b) de Soldes en plein air _ c) d'une fête champêtre _ QUESTION POSÉE DURANT L'ÉMISSION DU 10 NOVEMBRE 1990 Rôp.: Nom .Age.Adresse.Ville .App.Code posta!.Tél.i i i i ¦ ¦ i i i i i j LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 NOVEMBRE 1990 C 9 Spectacles CINEMA ADIEU MON HIVER Pitfisien (7); 12 h 40,14 h 50,17 h 05,19 h 15, 21 h 25.Versailles (4).Tous les soirs: 19 h1 5; sam., .dim.:12h40.14h50,19h15.ADRÉNALINE Berri (4).Tous les jours: 13 h 15,15 h 15,17 h 15.10 h 15.21 h 15.AIR AMERICA (V.F.) Cinema Capitol 11, Ori'mmondville).Sam., dim.! 13 h 30.19 h, 21 h bO; tous les soirs: 19 K 21 h 50.împrrial (3.Joliette).Tous les soirs: 19 h.21 h 30; sam.dim.: 14 h.16 h 30,19 h, 21 h 30.imperial «2.Trois-Rivieres ouest) \u2022 Tous les soirs: 19 h 10.21 h 35; sam., dim.: 14 h 10.16 h 40.19 h 10, 21 Ji35.Versailles (3).Tous les soirs: 18 h 30.21 h; sam.; dim.: 13 h 30.16 h.18 h 30.21 h.Der-nier spectacle sam.: 23 h 30.AU3ERTO EXPRESS Complexe Desjardins (3).Tous les jours: 13 h, 15 h.17 h 05,19 h, 21 h.ASTERIX ET LE COUP DU MENHIR Cinema Joliette (3).Ven.sam., dim., lun.13 h 30 AVALON Ou Parc (3).Tous les soirs: 19 h 15.21 h 30; sam.dim.: 13 h 30.16 h 15,19 h 15, 21 h 30.Loews (5): 13 h.15 h 45.18 h 30, 21 h 15.Dernier spectacle sam.: 23 h 45.BETHUNE Ffrrview (1).Tous les soirs: 18 h 35.21 h 10; sam., dim.: 13 h 30,16 h.18 h 35.21 h 10.Lpews (2): 13 h.15 h 45.18 h 30.21 h 15.Dernier spectacle sam.: 23 h 45.RONS BAISERS D'HOLLYWOOD Carrefour Laval (3).Sam., dim.: 12 h 45,15 h, 1?h .15.19 h 25.21 h 35; tous les soirs: 19 h 25, 21 h 35.Cme0lex Centre-Ville (1).Tous les jours: 13 h 0{5,,15 h 10.17 h 15,19 h 25.21 h 35.Dauphin (1).Sam., dim.-.13 h, 15 h 15, 17 h 30.1?h 40.21 h 45; tous les soirs: 19 h 15, 21 l\\20.BO'JGE PAS.MEURS ET RESSUSCITE Quartier Latin.Tous les soirs: 21 h 15.FAMOUS PLAYERS CARGO Complexe Desjardins (4).Tous les jours: 13 h 15.15 h 15,17 h 15,19 h 10, 21 h 15.CHILD'S PLAY Astre (1).Sam., dim.: 13 h, 15 h, 17 h, I9h.21 h; tous les soirs: 19 h, 21 h.Dernier spectacle ven.sam.: 23 h.Bonaventure (1).Sam.et tous les soirs: 19 h 30.21 h 30; dim.: 13 h 30.15 h 30,17 h 30,19 h 30, 21 h 30.Place Alexis Nihon (1).Tous les jours: 13 h, 15 h, 17 h, 19 h, 21 h.Pointe-Claire (4).Sam., dim.: 13 h 05,15 h 05, 17 h 05,19 h 05, 21 h 05; tous les soirs: 19 h 05, 21 h 05.58 MINUTES POUR VIVRE Carrefour Laval (1).Sam., dim.: 13 h, 16 h, 19 h.21 h 30; tous les soirs: 19 h, 21 h 30.CODE 5615, PÉRE NOEL Cinema Capitol (S, Drummondville).Sam., dim.: 13 h 30,19 h, 21 h 30; tous les soirs: 19 h.21 h 30; lun., jeu.: 21 h 30.Cineplex Centre-Ville (2).Tous les jours: 15 h 05,19 h 05.CYRANO DE BERGERAC imperial: 12 h 45.15 h 35,18 h 25,21 h 15.REx (2.Saint-Jérôme).Tous les soirs: 18 h 40, 21 h 30; sam., dim.: 13 h, 15 h 50,18 h 40, 21 h 30.DARKMAN Cineplex Centre-Ville (3).Tous les jours: 13 h.15 h.17 h 05.19 h, 21 h.DIABLF (LE) D'AMERIOUE Quartier Latin.Dim.: 13 h, 15 h, 17 h.DIANE L'AMOUR ET LA JOUISSANCE Bijou: 11 h 05,13 h 45,16 h 20.18 h 55.21 h 35.EUROPA EUROPA Berri 92).Tous les jorus: 13h30.16h15.19h 10.21 h 30.FANTASIA Loews (1): 13 h 15.16 h.18 h 45, 21 h 30.Dernier spectacle sam.: minuit.Pine (3.Sainte-Adele).Tous les soirs: 20 h 10.sam: 19 h 10.22 h.FANTASMES EROTIQUES ENTRE COUPLES Eve: 12 h 40.16 h 30.20 h 20.FIN (LA) DU BON VIEUX TEMPS Ouimetoscope.Sam., dim.: 19 h 30,21 h 30.CHOST Dorval (4).Tous les soirs: 18 h 45, 21 h 25; sam.dim.: 13 h, 16 h, 18 h 45.21 h 25.Jean-Talon.Tous les soirs: 19 h, 21 h 30; sam., dim.: 14 h.16 h 30.19 h.21 h 30.Loews (2): 13 h 05,15 h 45.18 h 30, 21 h 15.Dernier spectacle sam.: 23 h 45.GLOIRE (LA) DE MON PÈRE Brossard (1).Sam., dim.: 13 h 45,16 h 30,19 h 05, 21 h 25; tous les soirs: 19 h 05.21 h 25.Cinéma Égyptien (2).Tous les jours: 14 h, 16 h 30.19 h 15, 21 h 30.CrémaxIe.Ven.: 19 h, 21 h 25; sam., dim.: 14 h, 16 h 30,19 h, 21 h 25; km.: 19 h, 21 h 25; mar.: 14 h, 19 h, 21 h 25; mere., jeu.: 19 h, 21 h 25.GOODFELLAS Loews (3): 12 h 05,15 h OS, 18 h 05, 21 h 05.Dernier spectacle sam.: minuit.GRAFFITI BRIDGE Palace (3): 13 h, 15 h, 17 h, 19 h 20, 21 h ùO.Dernier spectacle sam.: 23 h 30.GRAND (LE) BLEU Cineplex Centre-Ville (9).Tous les jours: 14 h.17h10,20h30.GRAVEYARD SHIFT Palace (5): 13 h, 15 h, 17 h.19 h 05, 21 h 10; lun.: 13 h, 15 h.17 h, 21 h 30.Dernier spectacle sam.: 23 h 15.45.Dernier spectacle sam.: 23 h 55.HENRY AND JUNE Berri (3).Tous les jours: 13 h 30,16 h 15,19 h, 21 h 30.Brossard (2).Ven.: 19 h, 21 h 30; sam.: 13 h, 16 h, 19 h, 21 h 30; dim.: 14 h, 17 h, 20 h; du lun.au jeu.: 20 h.Cinéma Égyptien (1).Tous les jours: 13 h 30.16 h 10.18 h 45, 21 h 30.Pointe-Claire (1).Sam., dim.: 14 h, 17 h, 20 h; tous les soirs: 20 h.I I i L OUVERT TOU?LES DIMANCHES DES 17 H TABLE D'HÔTE COMPLÈTE À partir de 12*** 801, bout, de Maisonneuve Ouest Stationnement au sous-sol Tél.: 849-6331 i i i INF0-FUtK866-0in MhOO «POUR LE PLAISIR DES YEUX.» \u2014 LE DEVOIR JUDOU LA FEMME DU TEINTURIER En Mandarin avec S.-T.Français.LE DIABLE D'AMÉRIQUE UN MIRACLE DE LA KK5TWIKA ÇËL STAN QIURTKRUTM Imnl 3 OO-S 00 QUARTIER LATIN Toui ki tout | I wrt.o 7 00 acob's Ladder version o .anglaise ILYA |gg DES JOURS.ET DES LUNES BOUGE SAC THE FLASHER vwsoi française Plus un court métrage f^fc RESSUSCITE v.originale avec S -T.Français QUARTIER LATIN Tou»kMH*3 9.15 & $ PALACE © Ml li'Ht i Le PARISIEN © 4m, -,tl !TMl»*i O M4 MM GREENFIELD PARK 1 304 00 8 30-900 Tout Ut tout r.50925 d.m 1 05 3 40 6 50-9» 15 fl'm 1 15-4 00 8 45-915 ^nnfÔÔlaV STTBCÔl-^ Tout Its WHf» Iwf*nTVIHII 6*00 1% V-\"' -6 40-9 15 SUVlMiïHlBtPG\u2014 Mrau BAaToïkfinuttPftfïïii ^nnfioïéy oft ft ?'o' [fi233EG32!3l2U L'-,«4 Il «, .I.-i.-iiJ Plut, un court 1:1Mfltm0,ra9c 6 30905 \" SHIFT M*\" ' JIAH ROCHEFORI « i version o.anglais* Mi (tutHt IE MARI DE UE (OIFffUK UNE HISTOIRE' INVENTEE Plus un court métrage AGIRAI jgj1 l^fJyfffiTKljlfo tJ .M Ut.iM-aJ f 1?35 4S5 00 10-0 30 .nn[0Oi.RV8TïPipU 100300-500 *^ PALACE © k«i Ml l i ¦R|1 7 05-910 Itti hin i 003 HZJ 500930 Le PARISIEN ® 1:20 320*70 7 20 9 X GRAND PRIX FESTIVAL OU J\u20acUNE PUBLIC \u2022 UOW, FRAJrCE 153 ' \\W version o.anglaise /.7QMMQr>«hW|4«K aussi au PINE (Ste-Adèle) GLENN CLOSE JEREMY IRONS ¦ai 6«n\\Hi 2 507 15 12 40 U 25O-5 05 5-9 25 Prti oo fl'Oupo 1 15-4 00 8 4V9 30 ,-nniPouffiniit( version o.onglaisc Q UIGLEY MON FANTOME CINÉMA V \u2022,-00 »»*0
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