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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-10-31, Collections de BAnQ.

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[" La météo Aujourd'hui: Partiellement ^nsQleiiiP Minimum - y L~1 Maximum 7' Demain: Périodes de nuages et de soleil DETAILS CAHIER SPORTS MM mm Aujourd'hui A3 HALLOWEEN Si, au Québec, on estime en général que les enfants sont encore en sécurité le soir dt l'Halloween, trois Canadiens sur cinq trouvent cette sortie plus dangereuse aujourd'hui.A3 SANS-ABRI Pour désengorger Dernier Recours, où logeaient toujours 150 clochards le mois dernier, l'administration Doré entend ouvrir deux autres refuges au centre-ville.17 1 PRIX DU JCj x QUÉBEC Fernand Dumont, Joseph Rouleau, Gilles Carie, Andrée Maillet, Michel Goulet et Léo Yaffe voient leur carrière artistique ou scientifique honorée par les prix du Québec.Annonces classées immobilier.C6 à C9, D9 a D11 marchandises.011,012 emplois.D12 à D14 automobiles.1.015, 016 propositions d'affaires.D2 Allm./Consom.C1 à C4 Arts et spectacles.E1 à E5 ri or Aires \u2022\u2022\u2022^m» .\u2022.«\u2022\u2022.\u2022.\u2022\u2022\u2022«.\u2022\u2022.ES Bandes dessinées C9 BridgeD10 Carrières et prof.D3, D4 Décès.\u2022«\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022«\u2022.\u2022«.D17 Économie.D1 à D8 Ètes-vous observateur?.C6 Feuilleton.C7 Horoscope.C8 Le morçde.M à B8 Mots croisé^».,.D15 «Mot mYstère^.^;.;.D16 Télévision.E2 TABLOÏD SPORTS André Trudelle .RéJean Tremblay.5 Yves Létourneau.12 \u2022 Mots croisés.14 ÙHNA PAS l Céùct où &r oBU&é s>e r - ND QUOTIDIEN FRANÇAIS DÀMÉRÏOÛE Un beau vuyàg*!.assuré CANASSUR AWC ^ Un plus dans votre vie.» , (514) 286-8403 9 ' ' MONTRÉAL, MERCREDI 31 OCTOBRE 1990 107° ANNÉE N° 11 82 PAGES, 6 CAHIERS îles de La Madeleine: 1.00 rr* \u2022y.11 Garon conteste la position de Parizeau Une fois élu, le PQ n'a pas besoin d'un autre référendum, dit-il DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC ne fois porté au pouvoir, le Parti québécois'devrait avoir ie mandat de réaliser la souveraineté du Québec sans avoir à déclencher un nouveau référendum, estime le député péquiste de Lévis, Jean Garon.Rompant l'unanimité du caucus péquiste sur cette ques- Les fraud tion, M.Garon a dit lors d'un long entretien avec La Presse hier qu'il n'approuvait pas la stratégie défendue par l'exécutif du Parti québécois et son chef, Jacques Parizeau.M.Garon qualifie de «carrément dangereuse» la thèse voulant que l'élection du Parti québécois ne soit pas suffisante pour réaliser l'indépendance du Québec, qu'il faudrait faire sanctionner au préalable par un autre référendum.«Cela va écoeurer les militants.Font perdre 1,2 milliard par s du bureau de La Presse OTTAWA 11 est relativement facile pour U les contribuables de frauder le fisc, ce qui fait perdre annuellement au gouvernement fédéral quelque 1,2 milliard en impôt sur le revenu, estime le Vérificateur général du Canada, Kenneth Dye.Dans son rapport pour l'année 1989-90 rendu public hier, le Vérificateur écrit que moins de deux déclarations d'impôt de particuliers sur mille ont fait l'objet d'une vérification au cours de la dernière année fiscale.En 1989-90, quelque 27250 déclarations de particuliers ont été vérifiées comparativement à environ 36400 en 1984-85.Ce rapport est le dernier que présentera M.Dye, qui est âgé de 51 ans, dont le mandat de dix ans à titre de Vérificateur général se termine en mars 1991.Si le «chien de garde» de la Fonction publique accorde une bonne note au gouvernement fédéral au chapitre de la présentation des comptes publics et de l'amélioration des normes comptables, il est particulièrement critique dans son rapport de plus de 800 pages envers la gestion des programmes d'immigration, les ministères de la Défense et de l'Environnement, la GRC et Douanes Canada.Resserrer les lois de l'impôt Selon M.Dyc, les contribuables sont encouragés à ne pas dévoiler l'ensemble de leurs revenus au fisc parce que les fraudeurs de l'impôt sont traités moins sévèrement que ceux qui se rendent coupables d'autres types de fraudes.«Nombre de gens semblent VOIR FRAUDES EN A 2 \u2022 E 8: Ottawa est à la merci du vol de ses données informatisées Québec injectera-t-il 5 millions dans Intair?ANDRE PÉPIN du bureau de La Presse QUEBEC éjâ aux prises avec des problèmes d'approvisionnement de toutes sortes et de pénurie de spécialistes en médecine, les régions périphériques du Québec risquent de se retrouver bientôt sans transport aérien si le gouvernement du Québec n'intervient pas, aujourd'hui même, pour sauver la compagnie Intair.Sans l'obtention d'un prêt commercial, Intair, qui a créé un lien aérien important Montréal-Toronto, pourrait être forcée d'abandonner des régions périphériques comme le nord-est du Québec, l'Abitibi, la Gaspésie ou encore 'es Iles-de-Ia-Madeleine.Pour toutes ces régions, Intair est le seul transporteur.Le temps presse pour le transporteur aérien et son principal créancier, la Banque de Montréal, suit le dossier de très près.Le 11 octobre, la direction d'Intair a d'ailleurs écrit à ses employés pour les rassurer.Le conseil des ministres doit discuter aujourd'hui, à l'occasion de sa séance hebdomadaire, de la nécessité d'injecter 5 millions dans l'entreprise par le biais d'un prêt commercial qui serait versé par la Société de développement industriel.C'est le ministre des Transports, M.Sam Elkas, qui doit défendre le dossier.Il s'agit de la principale intervention du ministre Elkas depuis la fin du conflit autochtone.Selon les informations obtenues par La Presse, le conseil des ministres est divisé sur cette question.Le ministère des Transports injecte déjà 6 millions pour soutenir les activités aériennes du transporteur, préci-se-t-on au ministère.Le gouvernement du Québec a déjà mandaté la firme TecSult pour examiner la demande de prêt du transporteur.Au cours des dernières semaines, des informations ont circulé dans les médias voulant qu'Intair réclame un prêt de 20 millions pour poursuivre ses activités, mais il s'agirait plutôt d'une demande de 5 millions, a-t-on appris de sources fiables au sein du conseil des ministres.Intair, qui est constituée de ce qu'étaient Quebecair, Nordair Metro et Québec Aviation, vient de procéder, après quelques années d'opération, à un plan de redressement important qui doit être scruté par le conseil des ministres.La performance du minis- voir intair en a 2 Les gens veulent se battre pour leurs convictions, et ça, c'est la souveraineté du Québec», lance le bouillant député de Lévis.«Cela fait 30 ans que je milite pour la souveraineté du Québec, je suis prêt à l'attendre dans l'Opposition, je ne suis pas de ceux qui veulent le pouvoir pour le pouvoir», affirme-t-il, en refusant toutefois de pointer du doigt qui que ce soit.Sans attaquer son chef, un tenant de la thèse d'un nouveau ré- férendum, M.Garon souligne néanmoins sans détours qu'il ne partage pas son opinion.«Fini le iaponnage!» Lors des prochaines élections, le PQ devra aller chercher auprès de la population le mandat de réaliser la souveraineté purement et simplement.«À un moment donné, il faut arrêter de niaiser, le monde est voir garon en a 2 Jean Garon \u2014ZD J IT MK1 P-H ¦pn n 1 Portés disparus en fin de journée, lundi, Alexandre Nault (à droite), Catherine Gaucher (en haut à gauche) et Manuel Massé ont été retrouvés hier matin à plus de deux kilomètres de Chez eUX.photos pierre McCANN.la Presse Trois jeunes enfants se perdent dans le bois SUZANNE COLPRON_ CRANBY ui, j'ai eu peur.Je sa-vais même plus où était ma maison.» Couchée sur le sofa du salon, chez elle à Granby, la petite Catherine Gaucher, quatre ans, se remettait de ses émotions, hier.Elle et deux garçons de son âge, portés disparus lundi après-midi, ont passé une nuit épuisante dans le bois.Environ 300 personnes se sont lancées à leur recherche en fin de journée, lundi.Un appel lancé sur les ondes de la station de radio locale a permis de rassembler en quelques heures un nombre record de volontaires.Catherine et ses deux amis, Alexandre Nault et Manuel Massé, ont été retrouvés sains et saufs aux premières lueurs du jour, hier, à plus de deux kilomètres de leurs maisons, situées dans un quartier résidentiel de Granby.Un chevreuil «l'ai vu un chevreuil», a raconté le petit Manuel en sortant de son bain, hier après-midi.«Qu'est-ce que tu as fait?» lui a demandé son père.«l'ai embarqué dessus.», a-t-il dit, Vbir coquin, les joues rouges et les narines légèrement brûlées par le froid.voir bois en A 2 Seuls 45 % des films projetés à Montréal le sont en français DENIS LESSARD du bureau de La .Presse ' QUÉBEC [^~g3 n l'absence d'une politique BE québécoise sur l'industrie du cinéma, l'érosion du français sur les écrans québécois se poursuit au point qu'actuellement, seules 45 p.cent des projections réali-! sées à Montréal le sont en français.C'est le troublant constat que fait le ministère des Affaires culturelles du Québec dans un document de travail transmis cet été aux divers intervenants de l'industrie cinématographique1 qué- bécoise.Préparé pour alimenter la discussion sur la future loi, prévue à l'automne, le document, obtenu par La Presse, signale de nombreuses faiblesses quant à l'accès à des films en français pour les consommateurs francophones.Solutions Innovatrices Interrogée hier, la nouvelle ministre des Affaires culturelles, Mme Lisa Frulla-Hébert, a indiqué qu'elle avait «mis de l'avant quelques solutions innovatrices» qui seront proposées tout prochainement à l'industrie.Elle espère toujours, comme son prédécesseur, Mme Lucienne Robil- lard, déposer son projet de loi avant la fin de l'année.Sur la question de la disponibilité des films en français, «il faudra trouver une solution pour que les Américains soient confortables, pour qu'il n'y ait pas de boycott», a-t-elle prévenu.Mais l'objectif premier du gouvernement sera de bien servir le public francophone, assure Mme Frulla-Hébert.En 1987, les «majors» américains avaient décidé de boycotter la nouvelle loi québécoise les forçant à rendre disponibles des copies françaises des films qu'ils voulaient distribuer en anglais.Après une épreuve de force, Québec avait, en mai 1988, accepté un moratoire sur cette question, tant que l'industrie s'engageait à s'autodçcipliner et à rendre disponibles des copies en français de ses films dans des délais de 60 jours.Dans le document de 50 pages, Québec souligne les faiblesses qui ont freiné le développement du cinéma québécois, la surmultiplication des petites compagnies sous-financées et l'instabilité des mesures fiscales proposées par Québec et Ottawa pour financer les productions domestiques.Au ministère des Affaires culturelles, on explique que le projet de loi modifiera le régime de classification actuellement en vigueur tant pour les films que pour les salles.Du point de vue du consommateur, la difficulté d'accès à des films en français semble le principal \"problème identifié par les Affaires culturelles.Selon le constat fait en juin, le français n'est pas encore la langue prépondérante sur les écrans du Québec, constate le ministère, qui rend les pratiques de distribution responsables de cette situation.«Force est de constater une érosion du français sur les écrans voir films en a 2 ÀPAPTIRDE.\u2014 mp'Mô MffllflNNff GUADELOUPE A PARTIR DE' 399 PERMIS DU ÛU&tC .7 1AXÏENSUS 3 O°iioup \\i¥àumLks\\ i 288-4600 800EST, QE MAISONNEUVË METRO SERRI-UQAM A2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 OCTOBRE 1990 m .1 ¦ SUITE DELA UNE CARON_ Garon conteste la position de Parizeau tanné du taponnage, des chiures de mouches, il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée», a-t-il affirmé à La Presse.V.M.Garon refuse d'appuyer formellement la proposition des jeunes du PQ et des 17 comtés de la Montérégic, qui veulent qu'une fois au pouvoir, le PQ puisse, sur le champ, déclarer l'indépendan- \u2022 ce du Québec.Cette déclaration ne pourra être automatique, il devra y avoir des négociations avec \u2022es partenaires canadiens au préalable, insiste-t-il.Toutefois, une \u2022fois cet exercice réalisé, un gou- \u2022 vernement péquiste ne devrait pas être tenu de revenir faire sanctionner le tout par un nou- 1 *eau référendum.' ' r' Compte tenu de l'échec du Lac * Meech et du niveau d'insatisfaction des Québécois quant au statut du Québec au sein du Canada, lés prochaines élections porteront tout naturellement sur la question de l'indépendance du Québec, croit M, Garon.«Le monde est rendu là, tous les zh Eonnages ont été essayés.Il y a des changements importants à travers le monde, c'est rendu que ; l'Ontario vote NPD, rappelle-t-il.Le débat sur la souveraineté est » fendu partout dans la société québécoise, et il faut que le parti qui a été formé pour la souveraineté du Québec y aille, et à fond de train.» En fin de semaine dernière, furieux de voir sa position contestée par les 17 circonscriptions de la Montérégie, Jacques Parizeau avait exhorté les militants à se défaire des «vieux démons» qui ont toujours plongé le parti dans des débats existentiels sur les moyens d'accéder à la souveraineté.La position de l'exécutif du PQ \u2014 et de M.Parizeau \u2014 est qu'à un moment jugé opportun par le gouvernement, la constitution de l'Etat du Québec, qui proclamera la souveraineté et constituera l'Acte de naissance d'un Québec souverain, devra être adoptée par voie de référendum.Lors de la campagne électorale, l'an dernier, M.Parizeau indiquait qu'un référendum ne serait pas nécessairement tenu dans un premier mandat péquiste.Plus récemment, pour rallier les radicaux du parti, il précisait que ce ne serait ; qu'une question de mois pour que $on parti, une fois porté au pouvoir, demande à la population de Jse prononcer lors d'un référendum.Car pour M.Parizeau, il n'est pas question qu'un gouverne-friënt péquiste puîsse déclarer l'indépendance sans obtenir au préalable l'appui d'une majorité de la population lors d'un référendum.La population ne le tolérerait pas, estime-t-il.Pour le chef -péquiste, il ne saurait être question de réaliser la souveraineté avec une simple majorité de sièges à l'Assemblée nationale.«Je ne veux pas de ça.On ne vit pas dans ce genre de pays et je n'ai .pas l'impression cjue nos concitoyens accepteraient ça», a-t-il soutenu en fin de semaine, en disant espérer que «la reprise des sempiternels débats au sein du PQ, au moment où ça allait tellement bien pour nous, ne nous fera pas glisser dans l'opinion publique».L'exécutif sera battu Mais (can Garon ne voit pas les choses ainsi.Compte tenu de la popularité de son option \u2014 la faveur des Québécois pour la souveraineté tourne désormais autour de 60 p.cent \u2014 le PQ est-il trop timide?C'est dans ce sens là que le PQ a peur de ses «vieux démons», estime le député de Lévis.Si les enjeux sont présentés comme ils devraient l'être lors de la prochaine campagne électorale, un gouvernement péquiste aura le mandat de réaliser son option, estime M.Garon, qui rappelle que le gouvernement Mul-roney n'est pas revenu devant le peuple pour faire approuver son traité de libre-échange; une fois élu, en 1960, le gouvernement Le-sage avait les coudées franches pour réaliser la nationalisation de l'électricité, deux dossiers passablement importants, rappel le-t-il.«Si vous avez demandé un mandat clair au moment des élections, vous l'avez, il faut arrêter de niaiser.» \u2022 Selon lui, au congrès national de janvier, les militants péquistes voudront très majoritairement se départir de cette obligation référendaire.«La position de l'exécutif ne sera pas celle adoptée au congrès, les militants demanderont qu'un mandat (accordé au PQ lors d'une éjection générale) soit suffisant pour réaliser la souveraineté.I! y a des gens de différentes écoles au sein du Parti québécois, on vient de commencer une crise économique, cela va accélérer les événements, prédit l'ex-ministre de l'Agriculture.Au moment des élections, dans deux ans, les gens seront mûrs pour cela.» Comme d'habitude, les militants péquistes devront prendre une décision, après Un débat public qui risque d'être parfois déchirant, «mais ce n'est pas en mettant un couvercle sur le Presto que cela va se régler.Qu'il y ait un débat démocratique, cela ne m'apparaît pas malsain, les gens sont mûrs pour cela, selon moi».Parjzeau fulmine Interrogé sur les déclarations de l'ex-candidat péquiste Laurent Denis, M.Parizeau fulminait, hier.«Vraiment, je né comprend pas», a-t-il lancé.M.Denis (can-didait défait dans Saint-Hyacinthe en 1989) estime que le PQ et son chef se rapprochent dangereusement de l'étapisme.«M.Denis était candidat aux demièreis élections, donc, après l'adoption du programme du parti, en 1988, il était d'accord avec le programme», insiste M.Parizeau.Le PQ prônait alors une série de référendums sectoriels, suivis d'un référendum global sur le résultat des négociations avec le Canada anglais.SWSM : nouveau désaccord \"9 4 H La Société de transport de la ' Rive-Sud et le syndicat des 212 employés d'entretien, affilié à la CSN.n'ont pu parapher hier une entente de principe qui '/devait mettre fin à dix-huit ; mois de grève.\u2022 Outre diverses clauses normatives, les deux parties ont étéincapables de s'entendre ¦ sur les salaires.À la dernière \"'minute, la partie patronale a \u2022; voulu ajuster les salaires de ses 1 employés sur ceux de la - STCUM, mais sur les échelles de janvier 1990, alors que le syndicat exige que les salaires soient révisés à partir des échelles actuelles.Une nouvelle rencontre entre la STRSM et les porte-parole syndicaux est prévue pour vendredi.Cependant, Claude Leduc, président du syndicat des employés d'entretien, tient à faire savoir que la quote-part des sept municipalités desservies par la STRSM passera de 24 à 40 millions entre 1990 et 1991.«Cela représente une hausse de 66 p.cent pour la ville de Longueuil», précise M.Leduc.La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 413 8255 Pour M.Garon, toutefois, ce n'est pas parce qu'il a pu être d'accord avec le programme péquiste de 1988 qu'un militant, à fortiori un candidat ou un député, n'a pas le droit de se raviser.« Est-ce qu'on avait réglé cela en 1988?La question évolue, la situation n'est pas la même qu'en 1988.Après le débat, l'échec du Lac Meech a eu lieu, et personne ne peut parler de fédéralisme renouvelé sans faire rire de lui.» Même en 1976, la voie référendaire empruntée par René Léves-que pouvait se défendre, mais de- Buis, il y a eu l'accord du lac leech », rapelle enfin Jean Garon.?sur l'application de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement, mais aucun rapport n'a été déposé depuis l'adoption de la loi, en juin 1988.Au chapitre de Piramtatttion, le Vérificateur note que le nouveau processus de reconnaissance du statut de réfugié, adopté en janvier 1989, est un échec.Il faut neuf mois pour qu'une demande passe par le processus des deux audiences alors qu'à l'origine, on prévoyait un délai d'attente de deux à trois mois, ce qui entraîne des retards importants au niveau du traitement des dossiers.À peine 3200 des quelque 120000 dossiers d'immigrants illégaux en at- Diminution, des' vérifications Rapport £ du m Il y a eu une grande diminution dans le Vérificateur nombre de vérifications des rapports général d'impôts.% 3 0 ~ Vérification des rapports d'impôts Z5 _ en terme de zo - is ¦ 980*81 8' 82 82 83 '83-84 84-85 '8S/86 86-87 \"87.88 88 89 89 9C Sylvie Caron - (PC).Source: Rapport du Vérificateur général i ABONNEMENT 1 Le service des abonnements | est ouvert du lundi au , vendredi de 7 à 18h.1 RÉDACTION I PROMOTION I COMPTABILITÉ 1 Grandes annonris 285-6911 I Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi de Gh.a 17h.GRANDES ANNONCES Détaillants National, Télé-Presse Vacances; Voyages Canièros et professions, nominations l 285-7111 l 285-7202 j 285-7306 « 285-7265 | 285-7320 I I 'la PRES9Ê est oubliée par la PRESSE.LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la 1 Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de «la PRESSE» et celles des I services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reoroduction des infdrmations I particulières i LA PRESSE sont également reserves 'Courrier de la deuxième classe \u2014 ¦ Enregistrement: numéro 1400-Port de retour garanti, j' ' (0SPS00S6S2) Champlaln N.V.12919-1518.j RENSEIGNEMENTS _285-7272____________ f!-\" i | | MERCREDI L 31 \u2014T£B\u2014E\u2014~ i I S 44-3-01 I l l l Les fraudes fiscales font perdra 1,2 milliard par aimée à Ottawa considérer l'inobservation, même intentionnelle, de la législation relative à l'impôt sur le revenu comme un crime qui ne fait aucune victime et qui n'est donc pas Ïarticulièrement grave», soutient L Dye.Aussi, se défendant bien de vouloir se substituer au législateur, M.Dye recommande au gouvernement de resserrer les lois de l'impôt pour que celles-ci soient davantage respectées.«Le fait qu'on a fixé un seuil de 100000$ avant d'intenter une poursuite pour évasion fiscale par voie de mise en accusation signifie aue la plupart des fraudeurs de 1 impôt ont beaucoup moins de chances d'être incarcérés que les personnes déclarées coupables d'autres genres de fraude».Il n'y a toutefois pas que les fraudeurs qui privent le fisc de revenus importants.De nombreux contribuables commettent des erreurs ou ne connaissent pas les lois fiscales, et le ministère du Revenu national est mal équipé pour effectuer les verifications nécessaires.D'une part, les vérifications et autres ftiesures d'exécution des déclarations sont effectuées manuellement, ce qui nécessite beaucoup de temps et de personnel.Quelque 4090 personnes-années seraient nécessaires pour hausser au niveau de 1980-81 le taux de vérification qui atteignait environ cinq déclarations sur lf \" \" ni D'autre part, seuls les feuillets T4 (revenus d'emploi) et T4U (assurance-chômage) font l'objet de rapprochements à l'aide de systèmes informatisés.Le ministère du Revenu ne peut donc faire des rapprochements par ordinateur entre les renseignements tirés par de la déclaration du contribuable et ceux obtenus de d'autres sources en ce qui a trait, par exemple, aux revenus de placement.Malgré tout, le ministère du Revenu national a récupéré quelque 1,3 milliard en impôt pour l'année fiscale 1989-90 à la suite de vérifications.Pour ce faire, le ministère a ciblé ses vérifications pour se concentrer sur les corporations et les travailleurs indépendants dont la principale source de revenu n'est pas assujettie à des retenues d'impôt à la source.Environnement et immigration Alors que l'opinion publique est de plus en plus préoccupée par la dégradation de l'environnement, le Vérificateur général note que d'ici à ce que le Plan vert proposé soit rendu public, le Canada n'a toujours pas de stratégie complète qui lui permette de s'attaquer aux questions d'environnement.M.Dye est particulièrement sévère en ce qui a trait aux projets qui doivent faire l'objet d'une étude par le ministère de l'Environnement.Le nombre de projets évalués par le ministère est insuffisant et la qualité des études environnementales est insatisfaisante.« Des lacunes qui pourraient avoir de graves conséquences sur l'environnement», dit-il.Le rapport du Vérificateur souligne entre autres cas celui du Programme d'immersion des déchets en mer et de travaux maritimes, dont les sérieuses lacunes sur le plan de l'efficacité étaient sous-estimées de façon importante lorsqu'on en a fait état dans le budget de 1990-91.En outre, le ministère de l'Environnement doit déposer tou* les ans au Parlement un rapport tente du statut de réfugié ont été réglés, raportait La Presse la semaine dernière.Selon M.Dye, «certains mécanismes importants visant a freiner les abus n'ont pas été mis en place ou ne fonctionnent pas comme prévu».Defence et GRC La gestion des ressources humaines de la Défense nationale n'est par ailleurs «pas conçue pour les situations de combat ou de guerre et s'est révélée très insuffisante durant des exercices simulant des conditions de temps de guerre», souligne le Vérificateur.En outre, le réseau de soutien médicale Forces canadiennes ne pourrait, non plus, s'avérer efficace en temps de guerre.M.Dye souligne que son rapport sur la Défense nationale a été complété avant que la crise du golfe Persique ne se déclare.Mais il a admis en conférence de presse que les conclusions du rapport tendaient à contredire les propos tenus par le ministre des Affaires extérieures, M.Joe Clark, selon lesquelles le Canada est prêt à une offensive centre l'Irak.Enfin, le Vérificateur note que le conflit de juridictions entre la GRC et Douanes Canada, qui», s'obstinent à ne pas collaborer, réduit leur capacité d'enrayer les grands réseaux de trafic de stupéfiants.Le problème est è ce point sérieux que le sabinet desjninis-tres devrait trancher la question rapidement si l'on veut combattre efficacement le trafic de la drogue.?jjjTjMR_ Québec InJectera-MI 5 millions dans Intair?tre Elkas, à la réunion d'aujourd'hui, est donc capitale pour l'avenir des régions périphériques.Dans une lettre qu'il a récemment adressée à ses employés, le président du conseil d'fntair, M.Michel Leblanc, se dit prêt à injecter personnellement une nouvelle somme de 1 million.L'homme d'affaires beauceron, M.Marcel Dutil, est prêt à faire la même chose et en plus à convertir un prêt de 1 million en capital-actions.Ces investissements font partie du plan de restructuration.Il est par ailleurs bien connu, dans les milieux financiers, que le Fonds de solidarité de la FTQ est disposé à injecter 5 millions dans Intair.Le frère de Marcel Dutil, M.Robert Dutil, siège au conseil des ministres.Cependant, dans l'entourage du ministre, on indique aue ce dernier n'intervient jamais dans les affaires de son frère.On ne saura donc jamais quelle position Robert Dutil aura défendue au conseil des ministres.Le gouvernement Bourassa, malgré les avis partagés au sein du conseil des ministres, est donc forcé de prendre une décision capitale pour les régions périphériques.Un fait est cependant intrigant: aucun député de ces régions ne s'est levé, au cours des derniers jourb, pour questionner le gouvernement à ce sujet.?FILMS Seuls 45 % des films projetas à Montréal le sont en français de cinéma à Montréal, où la part des projections dans celte langue n'est actuellement que de 45 p.cent», souligne-t-on.Bien que la situation paraisse stabilisée à Montréal depuis quelques années, elle a continué de se dété* riordr ailleurs au Québec jusqu'en 198?, passant de 90 p.cent (dj fllirtf, en français) à 73 p.cent.La 1988, la dernière année pour laquelle on dispose de données, on constate une remontée à 79 p.cent.La valse hésitation du gouvernement entre 1987 et 1988 illustre la complexité du problème: les intérêts financiers, I étroitesse du marché francophone au Québec, le conflit franco-québécois sur le doublage et l'équilibre difficile à trouver entre, d*une part, lè droit et l'intérêt collectif des francophones à voir des films dans leur langue dans des délais raisonnables et d'autre part, lés intérêts économiques privés et la liberté de voir ces oeuvres dans leur version originale.Une étude récente de l'Institut québécois du cinéma révèle que les «majors» respectent le délai de 60 jours qui leur a été imparti en 1988.En fait, la situation s'est améliorée: il faut attendre désormais en moyenne 54 jours la copie en français d'un nouveau film après que la version anglaise est arrivée dans les salles.En dépit àe ce résultat, on constate un déséquilibre important en faveur des films présentés en anglais, soulignent les fonctionnaires du MAC.L'offre des films dans leur version anglaise est toujours plus importante que le choix des films en français; environ un film sur deux est disponible en français, comparativement à deux sur trois en anglais, affirme le document de travail.En outre, compte tenu du poids démographique des anglophones, le nombre des copies anglaises en circulation et le nombre des projections demeurent disproportionnés.On constate même un recul par rapport aux années 1970, où 30 p.cent des projections étaient faites en anglais/Maintenant, c'est plus de 40 p.cent des projections, constate le ministère des Affaires culturelles.Encore aujourd'hui, les «majors» «écrément» le marché en exploitant au maximum les copies en version anglaise avant que n'arrivent les versions doublées.En 1988, sur 235 films autorisés en version anglaise, 78 ont été diffusés en plus de quatre copies et 22 d'entre eux en plus de sept copies.Ce sont ces derniers films qui ont attiré les plus vastes publics.Si la nouvelle loi n'impose aucune limite au nombre de copies anglaises qui peuvent être mises en circulation, cette stratégie de la double exploitation risque de se perpétuer au détriment de l'intérêt majoritaire des francophones, prévient-on.La question de la présence du français sur les écrans des salles est d'autant plus importante qu'elle touche les jeunes au premier chef.Les 15-24 ans représentent près de la moitié des cinéphiles qui se sont rendus plus de dix fois au cinéma en 1989, rappellent les fonctionnaires.Même si les jeunes francophones ont vu surtout des films en français (63 p.cent), l'attraction de 1 anglais demeure importante (34 p.cent).Chez les jeunes allophones, l'anglais est nettement prédominant puisqu'à 71 p.cent, ils choisissent d'aller voir les films dans leur version anglaise.?HOIS ¦ ¦¦ .¦¦ i i .Trois jeunes enfants se perdent et passent la nuit dans le bois Les trois enfants jouaient dans le garage de l'une des maisons, lundi, avant de disparaître dans le bois vers 16 h 30.La mère de Manuel, Michelle Massé, leur a apporté des biscuits à 16 h 10 et une dizaine de minutes plus tard, la gardienne de Catherine constatait leur absence.Les parents ont prévenu la police au coucher du soleil après les avoir cherchés dans les environs immédiats.M.Massé et son voisin, M.Gaucher, ont participé aux recherches pendant toute la nuit.De 20 h à minuit, environ 300 personnes, dont uine vingtaine de policiers, ont ratissé le secteur à la recherche de Catherine et de ses deux petits amis de la rue Harvey.Puis, leur nombre a progressivement diminué.Vers 5'h, on comptait encore une centaine de personnes.«C'était vraiment beau devoir ça!» s'est exclamé le père de Manuel, Richard Massé.«11 y avait tellement de monde qu'on ne pouvait plus circuler en voiture dans la rue.» - Le policier de la Sûreté municipale de Granby, André Guertin, a retrouvé les enfants à 5 h du matin, au bout de 12 heures de recherches.Tous trois étaient trempés de la tété aux pieds.Catherine avait perdu une chaussure, un gant et sa tuque.Manuel avait aussi perdu son chapeau.Les enfants ont été conduits à l'hôpital de Granby pour y subir des examens.Ils ont pu rentrer chez eux vers 8 h.! 11 «l'avais hâte que tu me trouves ^erce qu'il ne me restait que deux dodos avant de courir PHalIo-weenf» a dit le petit Alexandre en apercevant sa mère à l'hôpital.Hier après-midi, lors de notre visite, il était trop endormi pour nous faire !a conversation.Mais ni Alexandre, ni Catherine, ni Manuel n'avaient l'air troublé par leur expérience.«Les enfants commencent tout juste à réaliser ce qui leur est arrivé», a expliqué la mère de Catherine, Lucie Lavoie, qui a passé la nuit à côté du téléphone.«C'est la première fois qu'ils prennent le bois.Ils ont l'habitude de jouer près de la maison mais lundi, ils ont suivi un chevreuil et se sont perdus», a-t-elle dit.Mme Lavoie avoue avoir pensé au pire.«J'ai cru qu'on ne les retrouverait jamais.Les gens revenaient du bois à 21 h, minuit, 2 h et oh n'avait toujours pas le moindre indice.Toutes sortes d'idées me sont passées par la tête.|e me disais que ça ne se pouvait pas, des p'tits bouts comme ça ne peuvent pas aller bien loin, j'ai pensé à un enlèvement.» Sa voisine, Michelle Massé, mère de trois enfants, a aussi craint le pire.«Ce dont j'avais le plus peur, c'est qu'on ne les iv-trouve plus, point», a-t-elle confié, «l'ai repris espoir quand les policiers ont trouvé les tuques des enfants.J'ai su qu'ils étaient dans le bois.» Mme Lavoie et son mari, Luc Gaucher, qui ont aussi un garçon de sept ans, ont accueilli la nouvelle avec le même soulagement.MM.Gaucher et Massé se trouvaient à moins d'une dizaine de mètres du policier Guertin quand celui-ci a trouvé les trois entants.«Dire que c'est un quartier tranquille, ici.Il ne se passe jamais rien», a laissé tomber M.Massé avec le sourire.?Campagne Centraide 1990 \"\u2022ectîf: ©BIP 9 $ , | .\u2022 I 14 701 205 $ c'y \u2022 \u2022 Ligne Tel-Don 1-800-267-5555 .v Où donner de son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs ttisx endroits suivants : \u2022 à Montréal : Centre permanent de la Croix-Rouge, 3131 est, rue SherbrooJket de9hàl8h; \u2022 à Longueuil : organisée par le Service des loisirs avec la collaboration du Club Optimiste Gentilly et des Filles d'Isabelle de Jacques-Cartier ( conseil no 877); école Jean-de-Brébeuf, 1863, rue deBrébeuf, de 10 hà20h30; \u2022 à Tracy : cégep Sorel-Tra-cy, auditorium Guy-Bélanger, 3000, boul.de la Mairie, de 10 h à îô h 30; \u2022 à Hull : CHRO-radio, 9° étage, 116, boul.Lionel-Émond, de 10 h 30 à 17 h; \u2022 à Prévost : Centre de jeunesse Shawbridge, gymnase, 3G65, boul.Labelle, de 14h30à20h30.MONTREAL La série sur les quartiers de Montréal, publiée à l'occasion des prochaines élections municipales dans la métropole, se poursuit dans La Presse Jusqu'au 4 novembre prochain.Aujourd'hui, quartier Ahuntsic; demain, quartier Sud-ouest.T EN QUARTIERS.recouvrez voire quartier, découvrez vôtre ville, chaque jour, dans \u2022i kl a» * - \u2022 T 63 Pascale Lemaire - : ?\u2022 .;ir;.;;' .', ¦.¦ yv;x,;.¦ -.¦:.:.;.Guy Blssonnette Le cadavre retrouvé à Si-Mathieu était bien i cfeP MARCEL LAROCHE ¦ Les maigres espoirs auxquels s'acciochaient encore les parents de Pascale Lemaire, une jeune femme de 20 ans mystérieusement disparue depuis lu fin d'août dernier de son appartement de Lon-gueuil, su.la Rive-Sud, se sont tragiquement brisés, hier, en apprenant que leur fille avait bel et bien été victime d'un assassinat.Malgré les sombres appréhensions des policiers, Jein-Guy et Pierrette Lemaire, les parents de cette jeune coiffeuse disparue dans des circonstances très suspectes, avaient toujours soutenu l'hypothèse d'un enlèvement ou d'une fugue pour expliquer cette nébuleuse affaire.Ces gens se sont littéralement effondrés lorsque deux enquêteurs de l'Unité des crimes contre la personne de la SQ de Montréal se sont présentés hier midi à leur domicile de Greenfield Park pour leur annoncer la triste nouvelle.Des expertises effectuées au laboratoire de police scientifique de Montréal indiquaient hors de tout doute que le corps nu d'une jeune inconnue retrouvé dans un champ longeant le chemin Petite- Côte, à Saint-Mathieu-de-Lapraîrie, au sud-ouest de ta métropole, était bien celui de ,Pascale Lemaire.Des jeunes gens participant à un rallye automobile dans cette région au cours de la journée du samedi 27 octobre avaient été les premiers à apercevoir par hasard ïc cadavre en état de décomposition avancée.Même si les policiers n'ont retrouvé aucun vêtement à proximité de la scène de crime, leur attention a cependant été attirée par une montre-bracelet de marque Michel Herbelin encore fixée au poignet de la jeune inconnue.Or, Pascale Lemaire portait une montre identique au moment de sa disparition signalée le matin du mardi 28 août dernier à la centrale de police de Longueuil.À partir de ce moment, les policiers ont orienté leurs recherches en ce sens pour finalement découvrir hier matin, grâce à une comparaison de fiche dentaire, qu'il s'agissait bien du corps de la jeune Lemaire disparue depuis exactement deux mois.Pascale Lemaire avait été vue pour la dernière fois, vers 20 heures le lundi 27 août, par son ami Douglas Leblanc avec lequel elle partageait depuis peu un appartement, au 507 rue Varennes, à Longueuil.Au volant de sa voiture de marque Nissan Sentra 1983, la jeune femme devait se rendre à un guichet automatique d'une banque du chemin Chambly pour y faire un retrait de 20 $ devant servir à se procurer des produits de coiffure dans une pharmacie Jean Coutu située au centre commercial Maxi.L'enquête menée au début par les détectives Poirier, La-pointe et Fontaine, de la police de Longueuil, a révélé que la jeune femme n'a jamais fait de retrait à la banque et qu'elle ne s'est jamais rendue faire des emplettes chez Jean Coutu.Les policiers longueuillois étaient toujours sans nouvelle de Pascale Lemaire lorsque sa voiture a été retrouvée, vers 21 h 10 le samedi soir du 8 septembre, dans le secteur des rues Saint-Laurent et Sainte-Catherine, en plein centre-ville de Montréal.Du même coup, les policiers de la CUM ont appréhendé le conducteur de l'auto, Guy Bis-sonnette, 33 ans, domicilié rus des Erables, dans l'est de la ville, ainsi qu'une femme de 26 ans accompagnée de sa fillette de sept ans.Malgré des recherches qui se sont poursuivies jusqu'à Aima, au Lac Saint-Jean, les policiers n'ont jamais pu retrouver la trace de la jeune Lemaire.Bis-sonnette, un individu connu de la police, a toujours prétendu avoir volé la voiture de Pascale Lemaire, crime pour lequel il a d'ailleurs reconnu sa culpabilité il y a quelques jours à peine.Le juge Robert Sansfaçon, de la Cour du Québec, au Palais de justice de Longueuil, l'a condamné à trois ans de prison, le vendredi 26 octobre dernier.?Au lendemain de cette condamnation, le cadavre putréfié de Pascale Lemaire était retrouvé dans un champ de Saint-Mathieu-de-Laprairie.' À la suite de ces nouveaux développements qui confirment un assassinat, l'autopsie ayant montré que la jeune femme a été abattue par balles, il est à prévoir que les enquêteurs Richard Guérin et Jules Fradette, de l'Unité des crimes contre la personne de la SQ de Montréal, se montreront intéressés à rencontrer l'individu qui purge actuellement une peine d'emprisonnement pour le vol de la voiture de Pascale Lemaire.* .* \u2022 l administration Dore veut ouvrir aeux \u2022 # autres « Dernier Recours »> au centre-ville MARIANE (FAVREAU ¦ Pour désemeombrer Dernier Recours où logeaient toujours 150 clochards le mois dernier, l'administration Doré entend ouvrir deux autres refuges au centre-ville dont un au 1626, rue Saint- Hubert, au nord de Mai-sonneuve.Ce qui est une surprise totale pour les commerçants du voisinage qui l'ont appris de La Presse, aucune consultation n'ayant eu lieu là-dessus.Cet abri est prévu dans un ser-teur fréquenté par les touristes, à deux pas de plusieurs hôtels bien tenus, de restaurants et du Terminus Voyageur.À quelques pas également de la future Place Berri que le souci majeur des planificateurs était de soustraire à la fréquentation des clochards.Les règlements actuels de la ville ne permettent pas ce genre d'abri pour itinérants rue Saint-Hubert, mais le conseil a fait le premier pas, le 9 octobre, pour les modifier.On veut permettre ce dortoir de 29 lits dans un secteur réservé à l'habitation (classe 1) où sont également permises les maisons de chambres et les maisons de touristes.La directrice de l'hôtel Royal Roussillon, [eunnine Massé, s'est dite «estomaquée» d'apprendre la nouvelle qui lui a été communiquée par La Presse.«Ce n'est pas sérieux ! le n'ai rien contre les itinérants.Nous avons même donné des matelas à Dernier Recours et à la Maison du Père quand nous avons rénové l'hôtel.Mais les avoir à deux pas de l'hôtel, c'est autre chose.» Le refuge projeté jouxte en effet le Royal Roussillon, un hôtel de 147 chambres, en face d'une dizaine de petits hôtels (Beauma-noir, Le Breton, Bon accueil, Louisbourg), de restaurants, et à proximité de l'Auberge des Gouverneurs.- Selon Mme Massé, son hôtel est fréquenté par des touristes européens ou américains, l'été, et par des hommes d'affaires à budget moyen hors saison.Elle estime qufil y avait moins de clochards dans le voisinage depuis un certain temps.«Nous n'avions pas de problèmes.Sauf, occasionnellement, alors que nous en trouvions un dans l'entrée.» De son côté, Edmond Archam-bault, au magasin de musique qui porte son nom, n'arrive pas à croire qu'on va créer là un refuge.«Si c'est là, c'est complètement ridicule.On avait promis d'éparpiller les refuges dans la ville, de ne pas tous les mettre dans le même quartier.C'est un peu fort.» Dernier Recours se trouve à quelque* rues du magasin et ses habitués rayonnent dans ce quartier.M.Archambault a suivi de près, avec d'autres commerçants, la conception de la place Berri pour éviter qu'on n'en fasse un parc de clochards.Il a même participé à une réunion de concertation la semaine dernière* et personne n'a parlé de ce refuge, dit-il.«La Ville construit un parc qui va coûter des millions, elle cherche des façons de contrôler son utilisation, et ouvre un refuge à deux pas.C'est complètement ridicule», croit-il.C'est la Old Brewery Mission qui gérera ce centre (comme celui du 1088-90 avenue Hôtel de Ville qui offrira 16 lits).11 logera dans une maison de chambres récemment achetée par une société paramunicipale.Le refuge pour itinérants sera aménagé au sous-sol alors qu'on trouvera 30 chambres aux étages.Geneviève Martin, la fée de six ans, Julie St-Jean, la sorcière de sept ans et Véronique Dion, cinq ans, ont hâté de faire leur tournée de l'Halloween et «pratiquent» en attendant, dans la cour de la maison décorée de Véronique, rue Prlnce-Ruppert à Laval.p^mccann.up™ lai m | PATRICK CRANPJEAN ¦ Les Montréalais, et les Québécois en général, estiment que les enfants sont encore relativement en sécurité quand ils font leur tournée à l'Halloween, tandis que trois Canadiens sur cinq trouvent, au contraire, que passer l'Halloween est plus risqué aujourd'hui, révèle un sondage Gallup.Une majorité de Montréalais interrogés a indiqué que les enfants étaient autant (30 p.cent) ou plus (24 p.cent) en sécurité aujourd'hui qu'il y a dix ans, contre 42 p.cent qui pensent que la situation s'est détériorée.Cette situation tranche avec le frisson du Canada anglophone qui pense que les têtes blo'ides sont moins en sécurité dans les rues, le soir de l'Halloween.À Toronto, 74 p.cent des gens interrogés pensent que les en- fants sont moins sûrs aujourd'hui de sortir indemnes de leur tournée nocturne.À l'exception des Québécois (42 p.cent), tous les Canadiens sont majoritairement convaincus que la situation s'est dégradée depuis dix ans et ce, de la Colombie-Britannique (66 p.cent) aux provinces de l'Atlantique (69 p.cent) en passant par l'Ontario (69 p.cent des répondants).Cette frayeur règne aussi bien dans les petites localités que dans les grandes villes, révèle le sondage, effectué entre le 10 et le 13 octobre, auprès de 1041 personnes.Tout cela n'empêchera pas Véronique Dion, cinq ans, Julie Saint-Jean, la sorcière de sept ans, et Geneviève Martin, six ans, de faire leur tournée ce soir à Laval, accompagnées bien entendu, par un papa Ninja d'un soir ou une maman costumée en Chariot.Tout dépendra de qui gardera le bébé Alexandre.Le «Ninja», M.Richard Dion, 34 ans, a décoré la résidence familiale, situé au 6238, rue Prince Ruppert, à Laval, la rehaussant de citrouilles, de toiles d'araignée et de tombes à l'effet saisissant.Plusieurs voisins l'ont imité et même les autobus scolaires et les photographes s'arrêtent pour frissonner un instant.La sécurité, c'est pas sorcier, rappelle la société de l'assurance automobile du Québec, qui invite les conducteurs à être vigilants, alors que des milliers d'enfants envahiront ce soir les rues de leur quartier.De nombreux organismes et les policiers de la CUM rappellent que les enfants devraient être accompagnés lors de leur tournée de l'Halloween.Pour éviter tout incident, il est recommandé de ne rien manger pendant la tournée et d'examiner au retour les présents recueillis avant de les déguster.Dans les documents de la ville, que tout le monde peut consulter, on soutient que «l'aménagement d'un refuge de nuit constitue une fonction similaire à la fonction résidentielle prévue aux règlements de zonage».; De plus, en dispersant les clochards en plusieurs endroits, on croit «diminuer l'impact sur leurs milieux d'insertion, compte-tenu de la faible concentration de lits dans chacune des rues de leur implantation», soutient l'administration Doré.Le refuge de la rue Saint-Hubert ne sera ouvert que de 20 h à 8h.Et on cherche «une stratégie de dispersion» des clochards ,Se matin afin qu'ils ne restent pas dans le secteur durant 1?journée.Il ne faut pas être grand clerc pour deviner qu'ils établiront volontiers leurs pénates dans Je nouveau parc.¦ .L'autorisation définitive pour ce refuge devrait être adoptée à la prochaine assemblée du conseil, fin novembre.Entre temps, les citoyens peuvent consulter ce projet de règlement à l'hôtel de ville (bureau 15).Et formuler leurs b-pinions par écrit au greffier, au plus tard le 20 novembre./ Une femme policier fait feii sur un fuyard : et le blesse ?Un homme a été grièvement blessé d'un coup de feu à la poitrine, tôt hier matin, en voulant résister à des policiers de la CUM qui tentaient de l'appréhender dans une sombre ruelle du centre-ville.L'incident s'est déroulé vers minuit 45 alors que plusieurs patrouilleurs du poste 25 de la CUM répondaient à un appel pour un individu cjue le personnel du Peel Pub venait d'expulser.Cet établissement licencié est situé à l'angle du boulevard de Maisonneuve et de la rue Sainte-Catherine.L'homme a été rapidement repéré dans la ruelle, à l'arrière du bar, en train de se livrer à des actes de vandalisme sur des automobiles en stationnement.# Profitant d'une certaine confusion au moment où il était sur.le point d'être menotte, le jeune nomme a bousculé les policiers pour prendre la fuite à pied.Après avoir parcouru une distance d'environ cinq mètres, l'homme s'est subitement arrêté et s'est penché pour tenter de s'emparer de quelque.chose qui était dissimulé dans ses bottes.Malgré les ordres répétés-des policiers l'avisant de lever les mains en l'air, l'individu a continué son geste.C'est à ce moment qu'une policière de 25 ans comptant six ans de service à la CUM à dégainé son arme pour tirer en direction du fuyard qui a été atteint à la poitrine.L'homme a été immédiatement transporté à l'hôpital Royal Victoria où les médecins ont constaté que le projectile n'avait atteint aucun organe vital.Ce n'est que plus tard que les policiers ont découvert que René Duval, un Montréalais de 22 ans, ne possédait aucune arme et qu'il tentait tout simplement de se départir de stupéfiants dissimulés dans ses bottes.Dès que son état de santé lé permettra, Duval sera traduit devant les tribunaux pour répondre, entre autres, à des accusations de possession de stupéfiants, méfait public et de résistance à son arrestation.Les policiers de la SQ saisissent 30 voitures volées dans une grange près de St-Hyacinthe i.< .SUZANWE COLPWON_ SAINT-HYACINTHE ¦ Vous vous êtes fait voler une Toyota Celica GTS rouge de l'année dans un centre commercial?; Eh bien ! Ne la cherchez plus.j La Sûreté du Québec vient de la retrouver dans une grange ,de la Présentation, près de Saint-Hyacinthe.Il lui manque deux portes et quatre roues.Les policiers de la SO ont saisi Mer plus de 30 voitures à moitié démontées dans une grange de la Présentation, près do Saint-Hyacinthe.S_.i i ' .PHOTO PCKSE McCANN, If Prêts* La saisie effectuée aux petites heures du matin, hier, a permis de retrouver plus de 30 voitures volées au cours du dernier mois dans des centres commerciaux de la région montréalaise.Une Celica GTS flambant neuve, une Lincoln blanche modèle Town Car (45 000 $), une Nissan rouge, une Toyota Corolla blanche, une Trans-Am, plusieurs automobiles de marque General Motors et quelques Ford.Pas une seule Buick et encore moins d'allemande ou d'anglaise.Selon l'agent Serge Montpetit, de la Sûreté du Québec, les voleurs opéraient dans la région de Montréal.Spécialité: vente de voitures en pièces détachées.Trois autres perquisitions ont été ¦ effectuées au cours du dernier mois eh rapport avec ce réseau de voleurs.Les agents du service des crimes contre la propriété ont visité un entrepôt d'Hemingford, un autre de Saint-Mathieu-de- Be-loeil et un troisième à La Présentation.En tout, 80 voitures et camionnettes ont été saisies depuis le début de l'enquête policière entreprise cet été.La Sûreté du Québec prévoit faire d'autres arrestations relativement à cette affaire.jean-Luc Riendeau, un homme de 27 ans, a comparu hier.au Palais de justice de Saint-Hyacinthe pour répondre à des accusations de vols et de recels.La police n'a pas eu de mal à lui mettre la main au collet puisque, la veille, Rien- deau avait écopé d'une peine de six mois de prison au Palais de justice de Longueuil.Il avait plaidé coupable à une accusation de voie de fait à la suite d'une bagarre survenue le 16 octobre au bar Riviera.On le soupçonne d'être a la tête du réseau de voleurs de voitures.Les véhicules saisis dans la grange de M.Guy Bouchard, à La Présentation, hier, ont été identifiées, photographiées et remisées dans un garage de Boucherville.Plusieurs n'étaient pas en état de rouler faute de moteurs, de roues ou de transmissions.\\ « Il s'agit d'un important réseau de voleurs de voitures mais Ce n'est pas le seul à Montréal», a indiqué l'agent Montpetit.: ^p^p^i^r week-end _ «avant la démolition.,» | Au Palais de la Civilisation de l'île Notre-Dame._-,- Une créiDon LA PRESSE, MONTRÉAL.MERCREDI 31 OCTOBRE 1990 M.\u2022 \u2022,» \u2014 an nie que le gouvernement ait autorisé un pont aérien pour sortir les armes de Kahnawaké ANDRÉ PÉPIN du bureau de La Presse i QUÉBEC t i j ¦ Le ministre de la Sécurité pu-; blique a formellement nié hier, à ! l'Assemblée nationale, que le ¦ gouvernement ait consenti à ce \\ que les warriors évacuent Pété i dernier des hommes et des armes ! de la réserve de Kahnawaké par ; un pont aérien.; 4c J'irai plus loin en affirmant \u2022 que, selon nos indications à l'heu-! re actuelle, je ne suis pas sûr que ; ces vols aient eu lieu dans la ! quantité et suivant les formes dé-I cri tes», a insisté M.Claude Ryan.i À ce sujet, le premier ministre ; Boùrassa a de son côté affirmé '< que «le travail le plus exigeant, et i peut-être le plus gratifiant, du mi-j nistre de la Sécurité publique a \u2022 été de dégonfler les ballons de ! l'opposition depuis la reprise des ; travaux parlementaires».Le pre-« mier ministre ne s'oppose pas au «principe» d'une enquête, mais il trouve «prématuré» de conclure à sa nécessité.L'opposition péquiste, par la voix du leader Guy Chevrette, talonne le gouvernement Bourassa à ce chapitre.Et des questions troublantes demeurent sans re~ Jionse, malgré l'insistance de 'opposition.Voici les principaux points soulevés par M.Chevrette avant la dénégation du ministre Ryan : \u2014 le 28 août dernier, les Forces armées rapportaient une quinzaine d'atterrissages et de décollages d'avions Cessna dans la réserve de Kahnawaké; \u2014 des images exclusives ont été télédiffusées par le réseau TVA plusieurs jours après les événements; \u2014 le 4 septembre dernier, de son siège, Pancien ministre Sam, Elkas avisait qu'une enquête était en cours et qu'on obtiendrait des informations sur le pont aérien ; vérifications, comme lui avait commencé de le faire, et je n'ai pas la preuve que ces vols ont eu lieu».L'ancien ministre Elkas se serait-il risqué à des déclarations aussi graves sur la seule foi des médias?«L'avion que nous a montré TVA, insiste Guy Che- \u2014 le ministre Elkas affirmait alors qu'il lui avait été impossible d'empêcher ce pont aérien ; \u2014 le 10 septembre, le capitaine De Carufel, de l'Armée canadienne déclarait: «On savait qu'ils (les warriors) partaient, mais il y avait des ordres du gouvernement»; ~ Je 25 septembre, M.Jean- Vreire, n'étaitpas un raaringouin Claude Çloutier, spécialiste en géant.m.Ryan aurait intérêt, lui communication de 1 Armée, se re- quj prêchc !a rigueur, à bien s'infusait à démentir les déclarations former», du capitaine De Carufel.M.Ryan suggère, dans ses ré- L'opposition soutient enfin que ponses à l'Assemblée nationale, les services militaires de rensei- que son prédécesseur Elkas s'est gnements ont identifié le proprié- peut-être fié aux manchettes des taire d'au moins deux avions im- jo urn aux en confirmant l'existen- pliqués.«Le gouvernement sait-il ce d'un pont aérien.«Mon prédé- que deux de ces avions sont la cesseur avait lu les journaux, propriété d'un membre eminent comme tout le monde.Ça faisait de la Société des warriors et que les manchettes dans tous les jour- celui-ci a déménagé de Bradford, naux, à la radio et à la télévision, en Ontario, parce qu'il avait tro Il était normal qu'il fasse allusion à ces vols qui avaient présumé-ment eu lieu.Moi, je suis allé aux de misère avec la SÔ pour revenir à Kahnawaké?» demande Guy Chevrette.;Là crise amérindienne sert de p dans I; «ait de resa tare© revue de l'APPQ et un mensu \\ ¦ Stiidiers of Fortune titre son article de neuf pages: «la guerre civile au Canada» V n i JE>%N-PAUL SOUMIT_ Deux publications parues hier \u2022 foqt longuement état de la crise ! amérindienne de Pété dernier.La ; revjue Au Devoir de l'Association ¦ des policiers provinciaux du Québec,* APPQ) et le mensuel | américain Soldiers of Fortune \u2022 font chacun à leur manière une large place aux événements survenus à Oka-Kanesatake et à Châ-teauguay-Kahnawake.Le plat de résistance de la revue des membres de la Sûreté du Québec est un article déjà paru dans La Presse du 12 septembre 1990, signé du vice-président de l'Association André K.Malouf, visant particulièrement le travail des médias pendant toute la crise L'UNI r3\\.» Una PRÉSENTATION MODE ET ACCESSOIRES «LA MACHINE DU SKI» RENCONTREZ LA VEDETîe1)E «DR.STRANGE G LOVE», GLEN PLAKE LA COLLECTION OE NOUVEAUX PRODUITS \u2022 SALOMON, ROSSIGNOL, ELAN, KANUK DÉMONSTRATIONS DE «SNOWBOARD» \u2022 RENCONTREZ LE CHAMPION MONDIAL CRAIG KELLY D'EXCITANTES DESTINATIONS \u2022 VACANCES DE SKI GAGNEZ DE FABULEUX PRIX INCLUANT DES VOYAGES OFFERTS PAR SKICAN PRÉSENTE DR.SÏMNGE GÎM\\ \\EN GRANDE PREMIERE AU QUÉBEC] EMA CMPLEX- j IA Jeudi 1er novembre au samedi 3 novembre: 19 h et 21 h Dimanche 4 novembre: 16 h et 1$ h o0> iiii» ÏÏÏ i.DÈS DEMAIN JUSQU'A DIMANCHE 4 NOVEMBRE PLACE DONJVENTURE y.Jeudi et Vendredi 18 Samedi 11 Dimanche 11 Entrée: .Adultes Étudiants Enfants 6-11 ans Moins de 6 ans 22 h 22 h 18 h 7,00$ 5,00 $ .350$ ENTRÉE LIBRE :Âxie une réalisation de: f ¦¦ : I les Salons des m ¦ ¦ portsmen \"Encourageons les Canadiens à apprécier, profiter et protéger le plein air canadien.\" ttSalons Nationaux des Sportsmen au Canac3 (1989) liée.amérindienne: «Mascarade médiatique», avait conclu l'auteur; «reportages loufoques», selon André Dubuc, directeur à la recherche, mais aussi, selon le même, omniprésence politique et dénonciation de hauts gradés* ronds-de-cuir.Tout le monde à l'APPQ semble d'accord pour dénoncer le «Comité d'équipement», taxé de «totale inefficacité».Assez curieusement, la revue Soldiers of Fortune vient corroborer certaines de ces dénonciations de.politisation, réunissant dans le même camp «le Premier ministre Robert Bourassa, sa surabondance de ministres et de députés et sa SQ paramilitaire».Le reporter américain John Coleman est un habitué des mercenaires du monde entier oeuvrant surtout dans les pays pauvres, en Afrique et en Amérique du Sud.On le sent attentif aux moindres gestes de «410», un jeune warrior et de son aîné, le célèbre «Lasagne».Avec le luxe de détails sur les armes et leur maniement, leur entretien, leurs qualités comparées, qui est propre à ce genre de litté-tature épique, Coleman n'hésite pas à noter que «410» est obligé d'écraser un moustique sur son bras, dans la pinède d'Oka, et d'essuyer son visage en sueur avec son foulard à usage de masque.Des moustiques, il en est aussi question dans Au Devoir, qui nous apprend que l'APPQ, «au coeur de la crise», a obtenu une «protection contre le soleil et les moustiques, qu'elle a entrepris des «démarches auprès de l'employeur pour l'émission de casquettes, style unité spécialisée».La casquette Simon Chung serait sur le point d'être remplacée par la dite casquette de travail de l'unité spécialisée.L'APPQ demande aucss «des armes à feu à haut calibre».Elle a obtenu des journées de repos de douze heures à temps et demi et a entrepris des pressions sur la CSST pour l'ouverture du dossier de mort accidentelle afin qu'une enquête soit menée par cet organisme à la suite de la mort, le 11 juillet, de Marcel Lcmay, du groupe d'intervention de Québec.Dans Soldiers of Fortune, qui titre son article de neuf pages illustrées en couleur, «La guerre civile du Canada», la crise est résumée comme un affrontement entre deux parties fortement armées dans lequel personne n'a baissé les yeux.Kahn Tineta Horn et sa fille de quatre ans.Le tri redonne la légale de sa : :': jîiin Tkmîn [florn ¦ La santé physique et psychologique de la fille de l'activiste mohawk Kahn TSneta Horn, n'a pas été menacée au point qu'il faille retirer à la mère la garde légale de sa fille, selon un récent jugement d'une Cour ontariennë qui tranchait ainsi la demande du père de se voir confier la fillette.Ganyetahawi Horn-Batt, quatre ans, a passé une partie de l'été derrière les barricades dressées par les Mohawks de Kanesatake avant que son père ne décide le 2 octobre, six jours après la reddition, de la garder avec lui après l'avoir retirée de la garderie dans laquelle elle se trouvait à Ottawa.Le 7 octobre, le père se voyait octroyer la garde «temporaire de l'enfant».Il avait réussi à démontrer à la Cour que les engagements scellant la garde de Ganyetahawi, avaient été violés pendant la crise d'Oka où la sécurité de l'enfant a pu être comprise par les possibles réactions des militaires et des autochtones.Le père, Robert Batt, un avocat du ministère des Affaires indiennes, évoquait la dsnge-rosité physique et psychologique de la situation des barricades pour Téclamer la garde sa fille.Le juge Robert Desmarais a décidé que si la mère avait commis une «erreur de jugement» en maintenant sa fille dans une telle situation, elle n'en était pas moins apte à continuer d en prendre soin.Cette victoire de Mme Horn jette un baume sur la décision qu'a prise un tribunal d'appel du ministère des Affaires indiennes lui refusant le retour au travail parce qu'elle a précisément omis de se présenter au bureau d'informatique du ministère le 31 août, comme le prévoyait le calendrier de bourse d'études qu'elle avait reçue, en 1988.Mme Horn et le syndicat des fonctionnaires entendent en appeler, à nouveau, de cette décision devant la Commission des ressources humaines de la fonction publique.ntti ?m HftHft.\u2022till Mil am mm mil mmaPi mm ttftt ftîUi m us m mifa mm ¦mm AIR CHAUD, HUIL CHAUFFEZ VOTR HIVER, CECI VOU .r TEME A OU GAZ, SI VOU MAISON CET ONCERNE.IfWfi ¦ «MIT ?CHAUFFAGE (HUILE OU GAZ) \" MÊtÊS BffgfflWfc JB WBWB V BUSS I POUR LA SAISON ?avec l'achat d'une thermopompe ¦ ,1- eem \u2022 ®2 »MPE \u2022if ,0 Pouvez être eligible au programme Ta Bi-ÉNERGIE PLUS ?»« m \u2022Them>opofnpes N ft R SOL INC.accrédnép«THydro^yéot«.POW.VOOSSERVR 11 SUCGURSMfS la îss! «aére le téMsImt 596-1435 4ilM«aivHërMRJMVi9à2f h !o Mme« iMqa'è 17 II \u2022 Découpez cette ennooee: T>f£WMOPOf^P\u20ac8 N â R SOL l^.voua remettra une eocycnt inctnllô sur la chaussée, un tapis noir portant l'inscription «R-Bus» , «?< prolongeant ainsi, sur quel- 9J ques mètres, la voie réservée^v des autobus.' Le président de Transport'* 2000, M.Guy Chartrand, a-: rappelé qu'au moment où la»; STCUM avait lancé le projet,> en octobre 1989, le maire Yves*; Ryan avait tacitement approu-> vé, par sa présence, cette ini-^I tiative.En janvier dernier, tou-> tefois, M.Ryan faisait volte-;* face, soulignant qu'il attendait*; les conclusions d'une consulta-.: \u2022 tion.Entretemps, la voie réser-^ vée a été aménagée depuis Pierre de Coubertin jusqu'aux \u2022 limites de Montréal-Nord.«Nous invitons M.Rygn a S écouter la voix de sa majorité £ silencieuse, celle des gens ordi- - ; naires, qui sont nettement favorables au prolongement de la voie réservée», a déclaré M.*j Chartrand.*| Candidat à la mairie de Montréal-Nord, M.lean-Pierre Ménard a promis, s'il est élu le 4 novembre, de permettre le vée.¦ V .(1 Les résidents de la écologique tentent de survivre à tout prix \u2022 4.'i MICHEL LEGAULT collaboration spéciale ¦ Tandis que les créanciers se pressent autour de la Cité écologique, les résidents de cette commune controversée des Bois-Francs tentent par tous les moyens de survivre., On se rappellera qu'à la suite des dénonciations d'une dize.ine d'ex-résidents, en mai dernier,\" la célèbre secte avait éprouvé des difficultés financières croissantes qui avaient précipité ses trois plus importantes entreprises en faillite.\u2022 Parmi les principaux créanciers, Mme Noélline Veilleux, la femme du ministre des Approvisionnements et Services, M.Robert Dutil, réclame 399 000$ à la Ferme Bio-Solaire.Les dettes des trois sociétés de la Cité, les Serres, la Ferme et les Jardins Bio-Solaire, totalisent plus de quatre millions de dollars.Les biens mis en garantie par la Cité sont évalués à 2,7 millions.En tout, 340 fournisseurs et petits investisseurs sont touchés par ces faillites qui en laissent quelques-uns sur la paille.C'est le cas de la firme Sapronaf, qui a fait faillite suite à ses démêlés avec la Cité.Parmi la liste de créanciers, on note la firme comptable Samson, Bélair (41 038$).Lors de l'assemblée des créanciers, le 24 octobre, certains se sont montrés sceptiques quant à leurs chances de récupérer leurs investissements.Parmi eux, une ex-résidente, Mme Franchie Ro-det, affirme avoir relevé plusieurs irrégularités.Des immeubles de la Cité ne figurent pas dans la liste des actifs.C'est le cas du chalet du gourou, Michel Cornellier, de quelques maisons ainsi que du bétail.\u2022 7 Tous ces biens étant la propriété de résidents de la commune, Mme Rodet a émis la possibilité qu'ils aient agi comme prêté-nom.: : «Le syndic doit faire enquête à ce sujet», rapporte Mme Roilet, qui a été élue comme enquêteur au nom des créanciers.Le décompte des biens et des créances est en soi un véritable casse-tête.Parmi les créanciers?les dirigeants ainsi que les autres entreprises de la Cité figurent ép bonne place.Dans le cas do la Ferme et des Serres.leurs réclamations atteignent 1,7 million de dollars.Fait à noter, Mme Noélline Veilleux, la femme du ministre Dutil, est au deuxième rang des créanciers les plus importants de la Cité.Elle est devancée unique ment par M.Louis Cliche (484 000$).La famille Cliche; dont un des membres a épousé Marie-Josée Duval (l'une des dire, géantes de la Cité), a avancé pouj-1 million de dollars à la Cité.Tandis que les créanciers tentent de recouvrer une partie dg leurs placements, les résidents de son des jeunes, soustraite au$ créanciers par Mme Raymonde Labbé, belle-mère de Mine Duvaf.Les résidents qui le peuvent vonj travailler à l'extérieur.Deflr.d'entre eux auraient même trouvé le moyen d'ouvrir un magasin*.La situation actuelle a con bué à développer une mentalité d'assiégés chez les résidents.Personne na désire parler aux jcHfir-nulistes.Michel Corne!lier,tïe gourou de la commune, est toujours introuvable.Une information non confirmée veut que leuf.maître spirituel se terre dans ^Ih chic bungalow de Laval., 3r Th 9 * 4 ' A6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 OCTOBRE 1990 AVEZ-VOUS DES QUESTIONS À PROPOS DE LA TPS «HfflL ^sjq^K ET LES .I Si vous vous demandez comment la TPS proposée affectera ¦ ; les prix, nous pouvons vous répondre.Nos lignes sans frais vous sont ouvertes du lundi au vendredi de 9 h à 21 h.1,800-668-0999 Un coup de fil et tout s'explique ! Bureau d'information des consommateurs sur la TPS.Malentendants : 1-800-465-7735 Gouvernement du Canada Government of Canada Canada Le Barreau s'oppose à un délai d'application dans la loi sur le patrimoine familial PIERRE APRIL Presse Canadienne VOICI QUEBEC ¦ Prolonger au-delà du 31 décembre le délai permettant aux gens mariés de se soustraire à la Loi sur le partage du patrimoine familial engendrera plus de harcèlement et de violence au sein des couples.C'est cet argument qu'a retenu le Barreau du Québec pour convaincre, hier, les membres de la Commission parlementaire des institutions qui s'interrogeaient sur la possibilité d'accorder une plus grande période de réflexion aux couples mariés avant juillet 1989.La Bétonnière du Québec, Mme Sylviane Borenstein, a rappelé que le Barreau s'est toujours opposé à un délai parce qu'une telle décision ne fait que remettre en question le fondement de cette loi.«Le législateur ne peut se permettre d'adopter une solution, a-t-elle déclaré, qui alimente l'insécurité car, si on décidait de prolonger pour n'importe quelle période, il y aurait l'insécurité de savoir qu'il y a déjà eu une prolongation.Alors pourquoi pas une deuxième et une troisième.«De plus, a-t-elle ajouté, la prolongation aurait un effet pervers chez les couples.Déjà, on voit des tordages de bras, de la violence physique contre le conjoint pour essayer de l'amener à s'exclure.» Mme Borenstein a expliqué que depuis l'adoption de la Loi 14b sur l'égalité économique des époux, il y a seize mois, à peine deux p.cent des 1,3 millions de couples québécois qui auraient pu le faire se sont soustraits à son apllication.«le pense, a-t-elle précisé, que les chiffres parlent par eux-mêmes, il y a eu énormément de publicité négative envers la loi dans les médias jusqu'à ce qu'elle soit corrigée et les gens comprennent enfin quelle est sa vraie portée.» Histoires pénibles Me Miriam Grassby, avocate et membre du Comité sur les droits économiques des conjoints, a expliqué qu'elle avait entendu «des histoires assez pénibles» concernant des couples qui ont tenté de se convaincre mutuellement de renoncer au partage.«Ça fait des moments très difficiles pour une couple, a-t-elle dit, parce que je soupçonne que lorsqu'on découvre que notre conjoint ne veut pas partager, cela ne peut avoir que des effets négatifs sur la relation.» A ceux qui ont prétendu que la Loi 146 n'a pas été suffisamment expliquée au commun des mortels, la ministre a relaté les efforts consentis pour faire comprendre et diffuser la loi.Le patrimoine familial est constitué d'un ensemble de biens dont la valeur est partageable à part égale au moment de la rupture.Pour les couples qui se sont mariés avant juillet 1989, l'article 42 de la Loi f46 permet de renoncer, par acte notarié, au partage.«Ce temps de réflexion de 18 mois, a expliqué la ministre, avait alors été jugé nettement suffisant, l'ai aujourd'hui le même sentiment, d'autant plus que pendant cette période, les organismes gou- vernementaux et du milieu ont mené de nombreuses activités de communication pour faire connaître la loi, rétablir un sentiment de sécurité et informer les couples mariés de leur possibilité 'de renoncer.» La Chambre des notaires a proposé que les couples puissent renoncer au partage du patrimoine familial tout au long de leur union.Discrimination Le président de la Chambre, Me Jacques Taschereau, a expliqué que la Loi 146 est discriminatoire à l'endroit de ceux qui se sont mariés après juillet 1^89.«Cette portée discriminatoire de la loi, a-t-il dit, nous semble inacceptable.Dans cette catégorie de personnes discriminées, certains hésitent à légaliser leur union.» Me Taschereau a invoqué la tradition pour défendre la position de la Chambre.«Le principe établi présentement, a-t-il souligné, va à rencontre d'une tradi?tion voulant que les conventions matrimoniales puissent être modifiées et constitue un accroc important à la liberté des conjoints.«Nous estimons qu'il n'existe pas de raisons d'ordre public, a-t-il poursuivi, de maintenir le caractère impératif des règles sur le patrimoine familial.Si la règle doit prévaloir, comme c'est I'intention de la loi, l'exception doit être permise, puisque la majorité des citoyens se marient maintenant sans contrat de mariage sous le régime de la société de meublé et d'acquêt qui'étend davantage le partage.» étition à St-Jérôme contr fiscal des f 'H [DR?J II Z2 _3 il uu UMOTfi TOWN B Une pétition de plus de 10 noms a été remise au gouvernement fédéral par le comité diocésain d'orientation de la pastorale familiale du diocèse de Saint-Jérôme en vue d'obl-nir une révi-.des tableau d'imposition .-es contribuable!;.Selon cet orgai ^sme, les familles subissent actuellement des injustices relativement aux impôts.Les personnes mariées sont désavantagées par rapport aux couples en union libre et l'écart s'ac-croit encore si on les compare aux couples divorcés, peut-on lire dans la pochette remise au ministre Monique Landry, représentante fédérale de la région.Le rapport présenté à plusieurs ivv-: >.: Le candidat du PMM a par ailleurs sommé le candidat du Parti civique de se rétracter avant ce soir, sous peine de le poursuivre M.Jean-Guy Béland a accusé M Pitre d|être l'auteur de l'autre tract, diffamatoire et «dégeulas-se», qui a été distribué à quelques \u2022 exemplaires la semaine dernière et pour lequel une enquête policière a été ouverte. A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL.MERCREDI 31 OCTOCRE ISSO MONTRÉAL ET SES Ql/ARTfETRS DISTRICTS 3, 4, 5, 6 * 3/Ahunt§ie-\t¦ \u2022 ' 2\"r- - ¦ Population\t23 830 .Origine ethnique\t% française britannique autres\t63,4 2,4 34,2 \u2022 Langue maternelle.\t% français anglais autres\t64,4 5,2 22,9 Scolarité (-9 années)1\t22,4% Revenu familial2\t37 282$ ! Chômage\t% .hommes-! femmes-\t11,5 11,1 1 1.Mtl.:26.5°o 2.Mtl.:31 787$ 3.Mtl.: 13,8% 4.Mtl.: 14,1% Source: Statistique Canida 1936\t Candidats\t.Parti André, Alain .Côté-Massaro, Diane** Bourbonnais, Bernard Coutu.Christian Polcaro, Achille Saba, Ghassan\tPMM PMM ME PEB PCM RCM |: -* Colistière ! I i \u2022\t \t Population\t182S0 Origine ethnique\t%\u2022 française britannique autres\t82,6 2.4 14,8 Langue maternelle\t% \u201e français ; anglais ! autres\t82,3 2,6 10,2 'Scolarité (-9 années)1\t18,0% ! Revenu familial2\t38433$ Chômage\t% ^hommes3 \"femmes1\t8,9 12.1 -1.MA.:26,5% 2.Mil.: 31 787S Ij3.Mtl.: 13.8% 4.Mtl.: 14,1% ; Source: SUlist>que Canada 1986\t ijCandidats\tParti ; Benoit, Michel* | Cordeau, Richard i Maisonneuve, Françoise iTrahan.Alain\tRCM CDM PCM PMM | - Sortant V\t \t |; Population\t20 325>- 1 Origine ethnique\t% ! française (i britannique !' autres\t80.7 2!8 16,6 langue maternelle\t% français 'anglais ; autres\t81,9 3,3 9.5 Scolarité (-9 années)1\t21,2% Revenu familial'\t36390$ i Chômage\t% 'hommes3 .4 jfemmes4\t11,3 9,2 |l.Mtl.:26,5% 2.Mtl.:31 787$ F.3.Mtl.: 13,8% 4.Mtl.: 14,1% V Source Statistique Canada 1S86\t ! Candidats\tParti \u2022 Drôuin.Michel .; Duval.Renèe jlachapelle, Pierre* |Turp, Thomas\tPCM MÉ RCM PMM !\u2022 Sortant '< ; H* ; * \u2022 ' M__\u2022\t 6/Sault-au-Récoïlet\t ^Population ;\t17770 ïOrfgîne ethnique § %\t [française ^britannique autres\t67,1 2,0 31,0 tangue maternelle\t1 % français |anglais 3autres\t67,3 ' 4,0 22,4 ; Scolarité (-9 années)1\t28,9% Revenu familial1\t33782$ {Chômage\t' '% 'hommes3 'femmes4\t10,8 12,6 t1.Mtl.: 26,5% 2.Mtl.: 31 787$ % Mtl.: 13,8% 4.Mtl.: 14,1% .,6ource: Statistique Con*dalSî6\t \tParti iBédard, David JFerrara, Angelo jlantier, Sylvie, ;Sauvajgeau, Serge* ;Tasnady,Eva\tPEB PCM RCM PMM ME lléjjende\t¦ ÏRCM - RASSEMBLEMENT DES CITOYENS DE MONTREAL ÎPCM - PARTI CIVIQUEOE MONTRÉAL \u2022PMM - PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL '.COM - COALITION DÉMOCRATIQUE I DE MONTREAL \u2022PEB \u2014 PARTI ÉLÉPHANT BLANC J DE MONTRÉAL iME - MONTRÉAL ÉCOLOGIQUE\t Les malsons unïfa-miliales de bonne qualité et bien entretenues, les arbres et les grandes artères qu'empruntent les résidants du quartier et de la banlieue pour se rendre au centre-ville, voilà des caractéristiques du quartier Ahuntsic.Ici, sur Saint-Hubert en direction du boulevard Métropolitain.PHOTOS MICHEL GRAVEL.La Presse s-7 o ,n GDtLQ.ES GAUTHIER [1-3 e quartier Ahuntsic, c'est la petite vie tranquille du montréalais moyen, ayant en général un bon revenu, vivant dans un milieu très largement francophone, qui a beaucoup de services à portée de la main et qui se moque des banlieusards qui doivent traverser les ponts pour se rendre au travail.Ce qui aide un peu à accepter des impôts fonciers vigoureux.«Dix mille dollars par année», soupire le propriétaire d'une station-service d'origine italienne de la rue Fleury, qui s'ennuie pourtant de l'ère Drapeau et de ses grands travaux mussoiiniens comme le stade.On aime bien en général vivre dans ce quartier, à moins d'habiter dans la zone de pauvreté des Terrasses Fleury, de Place Meilleur et de l'avenue du Mont-Cas-sin, à l'extrémité ouest de la rue Fleury, ou dans certains immeubles sur Henri-Bourassa, près de Papineau en particulier.À moins également d'appartenir à la catégorie du montréalais moyen et de demeurer près de ces poches de dénuement dont on critique les habitants sous le couvert de l'anonymat: «Je n'ai rien contre les immigrants, mais ça amène la saleté et la vermine».Mais le boulevard Gouin, les rues d'Auteuil, Grande- Allée, So-merville et d'autres respirent l'aisance, Saint-Sulpice a en bonne partie été peuplée par l'Opération 20000 logements, encore récente, et l'ancien village du Sault-au-Récotlet date du début du XVIlIe siècle et a laissé en héritage un grand secteur d'intérêt patrimonial.Il compte aussi le grand parc riverain et insulaire de l'île-de-la-Visitation.Le sud du district Ahuntsic, fait toutefois remarquer Achille Polcaro, du Parti civique, est plus ouvrier et plus susceptible d'être victime du chômage et de connaître l'aide sociale.L'école Saint-Benoît, située en face des Terrasses Fleury et de Place Meilleur, compte six classes d'accueil peuplées d'enfants qui viennent du secteur mais aussi d'ailleurs.Les deux tiers des élèves de l'école appartiennent à différentes communautés ethniques.Des parents donnent parfois des vêtements qui sont distribués par les professeurs à des enfants qui en ont besoin.« II n'y a rien de pire que d'être pauvre dans un secteur où il n'y a pas de misère», dit par ailleurs Sylvie Lantier, qui travaille au Centre des services sociaux du Montréal métropolitain et qui, candidate pour le RCM dans Sault-au-Récollet, fait consciencieusement campagne.Une famille a été obligée récemment de se rendre chez Sun Youth, sur Saint-Urbain, pour obtenir du secours, aucun organisme ne pouvant l'aider dans son secteur.Dans le même coin et dans le quartier Nicolas-Viel notamment, le vieillissement de la population amène la pauvreté ou la quasi-pauvreté, surtout chez les femmeg seules.Il n'y a pas dans Ahuntsic d'énormes difficultés qui sautent au yeux comme le dépotoir à Saint-Michel ou les immeubles qui étaient sous le contrôle des trafiquants de crack à Cartierville il y a un an.Plutôt une série de problèmes dont l'envergure demeure municipale et dont les autorités n'ont pas perdu le contrôle.Environnement?Les odeurs et le bruit de l'usine de la compagnie Crown Cork and Seal située près de la rue Sauvé et de la voie ferrée du CP, aux frontières ouest du quartier, incommodent les citoyens du secteur.Criminalité?Les autorités policières n'ont rien de vraiment spécial à signaler.Il y a bien eu ce problème de prostitution de rue dans le secteur Lajeunesse-Basile-Routhier, mais l'intervention des forces de l'ordre l'été dernier a refoulé l'activité dans les motels.Une criminalité «ordinaire», sauf pour ceux qui en sont victimes: vols de voitures et dans les domiciles, vandalisme, etc.Certains «commerces à caractère épidermique», dont des «peep shows» où on ne se contente plus de regarder, scandalisent une partie de la population dans le com de Lajeunesse et Henri-Bourassa.Loisirs?Les équipements sont nombreux (piscine intérieure à Sophie-Barat, arena au parc Ahuntsic, Centre sportif Claude-Robillard, etc.) et personne ne trouve vraiment à redire.Il ne manque plus que la Maison de la culture.Espaces verts?Le boulevard Gouin, les grands terrains institutionnels (dont l'hôpital Notre-Dame-de-la-Merci et, pourquoi pas, la prison de Bordeaux), plusieurs grandes surfaces de verdure et de nombreuses rues résidentielles aérées et bordées d'arbres créent un cadre agréable dans une grande partie du territoire.Mais il y a bien sûr,' comme partout ailleurs dans Montréal, des parcs qu'on ne traverse pas le soir, des rues et des trottoirs .en piteux état, des arbres morts marqués d'un X orange qui attendent depuis un bout de temps la scie mécanique, etc.La gigantesque Cité de la mode dans le quadrilatère Saint-Laurent, Chabanel, Sauvé et Meilleur, qui enclave le quartier résidentiel situé immédiatement au sud, pose certaines difficultés avec ses 1400 entreprises et 32 \u2022 il employés qui occupent plus de 1 million de mètres carrés de surface industrielle et commerciale dans des bâtiments qui atteignent six et même douze étages.Stationnement: les travailleurs de la Cité disputent les places de stationnement aux résidants du quartier.Circulation: ceux qui demeurent au nord, notamment à Laval, empruntent les rues résidentielles, dont Meilleur, pour se rendre de la Cité à Hènri-Bouras-sa et à l'autoroute des Laurenti-des.Environnement: les feuillets publicitaires qui annoncent les ventes du samedi matin pour le grand public se retrouvent partout.L'invasion des hordes lavalloi-ses et d'au-delà qui gagnent leur pain au centre-ville \u2014 250000 voitures en 1987 sur les quatre ponts de l'arrondissement \u2014 a-joute dans Ahuntsic à la forte circulation sur les grandes artères nord-sud et provoque une lutte pour les places de parking dans les rues avoisinant les stations de métro, à Henri-Bourassa, Sauvé et même Crémazie.Les pressions populaires ont de plus amené Montréal à redonner à la verdure d'ici à la fin de 1992 les 1000 places de stationnement qui occupent le quart de la superficie du parc Ahuntsic prés de la station Henri-Bourassa.La réalisation éventuelle de deux promesses offrira une alternative: le prolongement du métro jusqu'à Laval et l'augmentation du nombre de voies réservées pour les autobus stir fes grandes artères.Cependant, comme le démontre l'exemple de la Rive-Sud, le* prolongement du métro n'empêchera pas des dizaines de milliers d'automobilistes de s'aligner interminablement matin et soir près des ponts.Dans Ahuntsic en particulier, Montréal veut les repousser en offrant .aux résidants, moyennant une certaine somme, dés vignet- tes qui leur donneront priorité pour le stationnement sur certains tronçons de rues.On débutera par le quadrilatère Gouin, Fleury, Saint-Laurent et Georges- :J Baril.- * La station Henri-Bourassa et le parc Ahuntsic ont donné lieu à une belle bataille entre d'une part l'administration municipale et le développeur Archi-Plus, qui vou- \u201e lait y ériger un complexe de 100 -millions 3>, et, de l'autre, la population du quartier avec en tête les .instances locales du RCM.n Le projet a été abandonné et le.* parc retrouvera sa vraie nature, un investissement de 3 raillions d'ici à 1994 ayant été promis par .la Ville.L'idée de construire un -HLM sur le coin nord-est du qua- *¦ drilatere flotte encore dans l'air, * ce qui incitait un résidant à écrire X il y a peu que ce sont les assistés sociaux qui auront une belle vue .< sur le parc.C \u2022-» Les environs du cégep Ahuntsic ; constituent un autre endroit où là'* population locale est aux prisesV avec les difficultés du stationne- \u2022* ment, cette fois à cause des étu-j diants.- La préservation et la mise en ?valeur du caractère patrimonial ~ du boulevard Gouin, bordé de de- ; meures qui témoignent de la di- f versité architecturale, de grandes: a institutions et d'espaces verts, à proximité de la rivière, constituent un des défis des prochaines , années.Dans le district du Sault- ** au-Récollet, les spéculateurs et ?promoteursont commencé à ma nifester leur présence.Ahuntsic demeure dans l'en- * semble un secteur où la population et même les candidats des partis d'opposition n'expriment \u2022 pas de grandes récriminations,.; Certains, qui ont quitté la maison ! de leurs parents pour s'installer à,.î Laval ou en d'autres banlieues, 1 veulent revenir vers ce quartier* de leur enfance.i \u2022\u2022.Sortant \\ Un des candidats du PMM a déjà fait mordre la poussière à son chef! .mm » .\u2022 y \\ ¦ ¦ 5 i - 1 Artère commerciale, la rue Fleury traverse le quartier ( Ahuntsic sur toute sa longueur dans Taxe est-ouest.a choisi, explique-t-on, parce qu'il y réside depuis presque quinze \u2022ans.M.André, 49 ans, qui a été un des fondateurs du PMM en décembre 1987, a notamment été dans le passé procureur à la Cour municipale de Montréal, adjoint au président du comité exécutif de la Ville, Yvon Lamarre, sous Jean Drapeau, et, plus récemment, chef de cabinet du maire de Laval.y- Mme Côté-Massaro, 35 ans, ; mère de deux enfants, travaille » comme assistante dentaire à temps partiel dans une clinique de son district.Et qui était le conseiller d'Ahuntsic avant les élections?Pierre Bastien, qui avait été élu sous la bannière du RCM en 1986 avant de démissionner et dé passer.au PMM.Il quitte maintenant la politique.DEM AI N: LE SUD-OUEST LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 OCTOBRE 1990 A 13 Pierre-Yves Melançon homme de principes et d'action ¦ La Presse présente à compter d'aujourd'hui le portrait des cinq partis d'opposition et de leur candidat à la mairie en vue des élections qui auront lieu le dimanche 4 novembre, à Montréal.Nous débutons avec la Coalition démocratique de Montréal, Montréal écologique et le Parti éléphant blanc.Suivront, demain, le Parti civique de Montréal, et vendredi, le Parti municipal de Montréal.\u2022 It' j « \u2022 ' * MARIAN E FAVREAU » X : *- -t -» i t \u2022 m .¦% .' -r .e k » \u2022 ».r \u2022 * Il La comparaison avec Robert ;Boura$sa s'impose presque d'elle- Kême.Comme lui, Pierre-Yves elançon est grand, mince, ressemble à un prof avec ses lunettes et son souci du détail, et soulève difficilement les foules par la parole.Mais il connaît ses dossiers et se montre drune ténacité exemplaire quand il soupçonne pës irrégularités.> 11 tient cet dsprit critique de sa mère, dit-il, tandis que son père, Clause Melançon, lui aurait légué iln certain humanisme et le sens de la justice.Me Melançon avait ouvert un bureau d'avocats avec Jean Drapeau, après leurs études.Il l'avait suivi en politique, devenant échevin (comme on disait) de 1960 à 1966.Le jeune Pierre-Yves a donc MICltQl B MONTRÉAL 90, commencé son initiation politique en scellant des envelop^ pour son père.Mais une fois étudiant, sacrifiant ses cours au profit du syndicalisme étudiant» il est expulsé de Polytechnique après trois ans.Pour se réorienter en droit, il doit faire le cégep (non requis aux HEC à l'époque ).Pas facile de descendre ainsi de la tour universitaire pour côtoyer des jeunes fraîchement sortis du secondaire.«En philo, on nous faisait découper des annonces de stéréotypes sociaux dans les magazines!» Il passe au travers tout en travaillant dans une brasserie pour assurer sa subsistance.Il Se marie en 1973,.oublie le droit, fait un baccalauréat en sciences politiques.Puis il entame la scolarité de* maîtrise tout en étant responsable du service de recherche et de documentation de la faculté.En.1974, sa femme travaille pour le candidat RCM de Côte-des-Neiges où vit le couple.«À partir de là, je m'implique aussi dans le quartier», dit ML Melançon.Notamment au centre de loisirs qu'il préside et au comité d'implantation d'une maison de la culture.Il fait le saut en politique municipale en 1982 et siège au conseil municipal depuis.En 1987, il obtient un congé sans solde pour faire des études de doctorat.Le sujet de sa thèse porte, bien sûr, sur Montréal.«Plus précisément sur Le développement qui s'est produit dans les années Lamarre.C'est alors qu'il s'est fait des choses à Montréal.» Assez surprenant pour un «ex» du RCM qu'on dit plus à gauche que son ancien parti ?Non, simplement conforme à l'idée qu'il se fait de «l'intégrité intellectuelle ».Il se définit d'ailleurs comme « un homme de principes et d'ac- um lime de missicmare MARI ANE FAVREAU ¦ «Le parti qui va ivoire».Ou encore: «L'avenir n'est pas doré, il sera d'ivoire.» ' Les slogans de l'Éléphant blanc donnent déjà le ton.Jeux de mots .ou jeux d'esprit, c'est un peu l'illustration du cirque que peut devenir l'arène municipale.Le chef, Michel Bédard, 36 ans, groupe sanguin O positif, se dit guide touristique quand il obtient des contrats.Ce rouquin, qui habite le Plateau, a roulé sa bosse dans diverses élections depuis une douzaine d'années.11 fut notamment défait aux mises en candidatures du RCM en 1986.Muni d'un certificat en gestion des services municipaux de l'UQAM, il assure qu'il perdrait moins de temps que d'autres à se retrouver dans le dédale des services municipaux s'il était élu.Le problème avec l'Eléphant blanc, c'est qu'il se veut à la fois sérieux et drôle.«On n'est pas des clowns genre tarte à la crème.On n'est pas Rhino.Quand on intervient, on veut que ce soit fin, spirituel, un petit peu brain.» La gestation du parti, reconnu depuis l'été 89, s'est faite chez des déçus du RCM, sensibles à la misère, aux conditions de vie difficile.«Montréal sombre corps et âme», assure Michel Bédard.La faim serait le problème majeur, et le parti veut éliminer le gaspillage alimentaire pour fournir des rest os pop.\u2014 Pourquoi ce nom d'Éléphant blanc?.«On le trouve en Afrique.C'est le seul animal qu'on ne retrouve -jamais à plat ventre, position qu'affectionnent généralement lès politiciens.» MM \u2022\u2022 Michel Bédard, 36 ans guide touristique à la pige PARTI ÉLÉPHANT BLANC 17 candidats moyenne d'âge: 28 ans environ *>'on doit toucher.Notre nom va paraître sur tous les bulletins de vote.Nous qui sommes appelés à propulser Montréal dans l'an 2000, nous ne voulions pas nous limiter à quelques quartiers.» 01 .# v Le parti n'a pas d'argent, pas de carte de membres, a quelques affichés et du bagout.Malgré ses moyens limités, l'Éléphant blanc sait s'introduire, avec la délicatesse'du pachyderme, dans les magasins de porcelaine que sont les sérieux débats-causeries.Ainsi, M.Bédard obtient parfois un coin de table à côté des quatre autres aspirants à la mairie.\u2014 Pourquoi se présenter à la mairie?«Nous sommes un parti de prestige, c'est tout Montréal \u2014 Pourquoi voter pour l'Éléphant blanc?«S'il n'y a pas d'opposition, avec Doré c'est la foire, et Montréal s'effoire», dit le docte chef.Mais ausss pour déclarer la guerre à la pauvreté.«Montréal est un bateau qui sombre.Les passagers dorment et le capitaine impassible arbore son sourire de marbre.Nous sommes leur planche de salut.11 faut que Doré se fasse dire où aller.» t +~ Ce qui changerait avec l'EB?/ «On privilégie le sort des Montréalais avant celui des lampadaires.On veut faire de Montréal une ville distincte en Amérique avec un haut degré d'humanisme.Le jour où on ne sera pas secoué face à la pauvreté, le retour sera impossible.» Encore un peu de patience ¦ Les automobilistes qui empruntent le pont Champlain en direction nord et qui chaque matin se retrouvent dans 1 entonnoir une fois le pont franchi, devront encore user d'un peu de patience.Ce ne sera pas avant le début de la semaine prochaine que les voies seront libres à la circulation automobile sur ce tronçon de route.La sitation depend évidemment de la météo.Un porte-parole de la Socié- té des ponts Jacques-Cartier et Champlain a expliqué qu'il s'agissait de travaux de réfection de la dalle de béton et de pavage sur le petit pont de l'Ile-des-Soeurs.«On devrait commencer l'asphaltage dès vendredi ou samedi, selon le temps qu'il fera », a précisé André Hébert.Ces travaipt, cauchemar quotidien du trafic routier, avaient été entrepris il y à plus d'un mois.Tir Pierre-Yves Mçiançon, 39 ans, marié, 4 enfants Bac en sciences politiques Prépare doctorat COALITION DÉMOCRATIQUE 25 candidats (4 femmes) moyenne d'âge: 37ans-4 conseillers sortants tion.l'ai trop vécu avec des politiciens qui font de belles promesses et changent d'idée une fois élus, l'essaie de ne pas être traditionnel.» Sa démission du caucus du RCM, chambre close où les élus du parti discutent des projets du comité exécutif de la ville, a fait du bruit, en 1988.Elle rendait pu-bliques des dissensions qui avaient jusque-là été rapidement étouffées au RCM.C'est sur la décentralisation des pouvoirs qu'il est en désaccord, ainsi qu'en matière d'orientations politiques.«Au RCM, on a toujours voulu faire de la politique autrement, donner beaucoup de pouvoirs locaux avec des conseils de quartier.Après deux ans, je ne sentais pas que c'est ce qu'on voulait faire.» Fin 88, trois autres conseillers du RCM le rejoignent comme indépendants et le groupe se donne la mission d'être l'opposition la plus efficace.Au printemps 90, ils forment un nouveau parti politique, la Coalition démocratique.Le parti a pris naissance à travers le tlub Jodoin, un cercle de discussion socio-politique d'environ 300 personnes que des mécontents du RCM avaient créé.Pierre-Yves Melançon, qui aimait le sport, n'a plus grand temps pour en faire.Mais il était instructeur de hockey l'an dernier.Il a hâte que ses enfants grandissent (l'aîné a 11 ans) pour faire du foot avec eux.Entre-temps, il mène une campagne électorale épuisante à la fois comme aspirant-maire et comme candidat de Côte-des-Nei-ges (qui absorbe son ancien district de Mont-Royal, effacé de la nouvelle carte électorale).Avant tout, talonner le parti au pouvoir MARIANS FAVREAU ¦ La Coalition démocratique de Montréal compte environ 900 membres.Elle aura dépensé environ 30000$ pour les élections, fonds qu'elle recueille à la miette.Après entente avec Montréal écologique» les deux partis ne s'opposent pas de candidats.La Coalition comptait quatre conseillers municipaux avant les élections et veut continuer à être le chien de garde de l'administration.\u2014 Pourquoi vous présenter à la mairie?«II est important qu'un élu puisse affronter Doré pendant la campagne, dit M.Melançon.Avoir un candidat i la mairie, c'est la seule façon de mettre sur la table les enjeux et les échecs tels qu'on les a vus.» La CDM a cherché en vain d'autres candidats à la mairie.Mais ce n'est pas un sacrifice BDur M.Melançon de tenir le ambeau.\u2014 Pourquoi voter pour la CDM?Pour en faire l'opposition officielle.«Nous sommes les meilleurs de l'opposition, nous avons une connaissance relativement fine des dossiers, nous sommes capables de nous démarquer des autres candidats.» L'équipe a fait ses preuves» rappelle M.Melançon, en forçant l'administration, par exemple, à revoir le dossier médical d'embauché des employés, à modifier les règles gouver- nant les sociétés paramunicipa-les, etc.Il se montre cependant pessimiste quant à l'issue des élections.«Il est important de ne pas laisser aller tout seul le parti au pouvoir.On a vu les dérapages de l'administration Doré même si nous avons réussi à faire avancer certains dossiers.* \u2014 Ce qui changerait avec des élus CDM?«Nous voulons surveiller la qualité de gestion de l'administration et faire avancer nos dossiers: mettre l'accent sur la tarification des services municipaux (voirie, déneigement, ordures, etc.) plutôt qu'uniquement sur la taxe foncière.Ce qui obligerait ainsi les gouvernements à payer ce qu'ils doivent pour leurs immeubles.Pousser vers la mise en place de conseils de quartiers relativement autonomes, décisionnels et responsables de budget Plaider pour tenir des référendums, pour une politique des personnes âgées, du logement, de l'environnement plus efficace.La CDM, qui ne fait aucune distinction d'origine ethnique entre ses candidats, veut aussi favoriser de meilleures relations entre les diverses communautés.Par exemple, en nommant des juges d'origines ethniques diverses i la Cour municipale.Les candidats vedettes: MM.Melançon dans Côtelés-Neiges, Goyer dans Saint-Edouard, Boskey dans Décarie et Rotrand dans Snowdon ; Alain Tremblay dans Saint-Jacques, Noél Alexander dans Victoria, etc.ÉCONOMISEZ & rua**! 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