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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Livres - Arts et spectacles - Galeries d'art
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1990-09-09, Collections de BAnQ.

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[" Arts et spectacles Galeries d'art LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 SEPTEMBRE 1990 4 » t :1 4' Cette fois, Robert Bail lie voulait écrire un roman sur les hommes photo robert nadon.a presse \u2022\u2022M :l REGINALD MARTEL autril emporter le chai, le chien?Celte nuit-là vers deux heures, à Saint-Basile-le-Grand, Robert Baillie et sa famille fuient leur maison, leur quartier, lisse retrouvent ailleurs avec d'autres sinistrés chassés par la fumée des BPÇ.Les sentiments sont divers, l'inquiétude et la colère dominent.Il est gâté, d'une certaine manière, ce romancier qui adolescent voulait vivre beaucoup, pour pouvoir écrire ensuite.Des collègues et des amis proposent ù l'écrivain de s'inspirer de ce qu'il a vécu pour écrire un roman.« Pour eux.ça allait de soi que j'allais récupérer l'événement; mais je voulais d'abord prendre du recul, analyser et intégrer les événements.|e ne pouvais tout de même pas vivre et écrire e n même temps.» Surtout qu'il avait déjà entrepris autre chose, des récits de voyage qui confirmaient la fin du cycle romanesque qui va de lu Convade à Soir de danse à Vu-rennes, c'est-à-dire tie la naissance a la mon.Mais on insistait.On faisait remarquer a Robert Baillie qu'il manquait dans la tétralogie un age de la vie.la quarantaine, qui coïncide a peu près a celui du romancier, qui a maintenant quarante-trois ans.Le reste allait venir tout seul, par hasard comme il arrive souvent.On raconte au romancier que pendant la nuit de la Saint-Basile quelqu'un, au lieu de fuir, s'est cache dans un sous-sol.La machine a fiction démarre lentement : « l'ai essaye d'imaginer ce personnage peu banal, coupe de tout.Et pour aller plus loin que l'événement, pour vivre l'affaire de l'intérieur, j'ai choisi le journal.» L'incendie de Saint-Basile est le Les femmes insistent La nuit de lu Saint-Basile est ce roman en forme de journal, plus de cinq cents pages écrites sous le signe du feu.Monsieur Gilles écrit au jour le jour les choses de sa vie.au lendemain de la mort de sa femme dans l'incendie de leur maison.Viendront ensuite le feu de la Saint-lean, puis l'incendie de Saint-Amablc et celui de Saint-Basile.Le roman est l'histoire d'une rupture et d'un manque qui mèneront monsieur Gilles à une remise en question de toutes ses valeurs.lit monsieur Baillie aussi, qui se dit assez près de son personnage, un « gars ben ordinaire, qui n'a pas tous mes défauts et qui a des qualités que je n'ai pas.Il est conscient de ce qui se passe dans le monde, famines et autres catastrophes, mais il peut mettre tout cela en perspective, sans abdi-quer pour autant sa propre vie».E n somme, un intellectuel.On sait que l'univers romanesque de Robert Baillie est peuplé de femmes.Il voulait cette fois écrire un roman sur les hommes.11 y a réussi en partie, mais la grand-mere de monsieur Gilles, Lumina.et Miche, sa femme disparue, sont de loin les personnages plus attachants.Ils portent ombrage au personnage central, le Dragon, un garçon qui a mal grandi, possédé par une violence qu'il ne sait pas encore maîtriser.Ce jeune marginal est d'abord pris en charge par un ancien religieux, le frère Georges, qui sera à la fois son père adoptif et son amant.A la mort de cet étrange tuteur, monsieur Gilles essaie de prendre la relevé.SUITE A LA PAGE C 2 photo gamma'ponopresse De la fiction à la philosophie ¦ «C'est dans la tradition française de passer d'un genre à l'autre», explique Pascal Bruckner, auteur de romans et d'essais.Dans son dernier ouvrage, il s'interroge sur la signification de la démocratie dans un monde de plus en plus démocratique.À lire en page C 7 Le défi de la littérature jeunesse ¦ Ils sont de plus en plus nombreux, ces écrivains «pour adultes» a se tourner vers les jeunes.Pourquoi cet intérêt soudain?Plusieurs auteurs d'ici l'avouent: parce qu'on le leur a demande.Tout simplement.Mais il ne s'agit pas là d'un travail facile, prévient lean-Marie Poupart.«Bien au contraire! Il y a tout un défi dans ce type d'écriture.» « El est entièrement taux de dire qu'il est plus facile d'écrire pour les jeunes que pour les adultes.Et, ainsi, de sous-estimer la littérature jeunesse», acquiesce Chrystinc Brouil-let.Parce que le public visé est difficile, intransigeant et en perpétuel changement.À lire en page C2 Louise Leblanc fonce! m Comme la majorité de ceux qui se mettent à l'écriture pour les jeunes, Louise Leblanc, au-teure de 37 V2 AA, a douté avant d'écrire son premier livre pour enfants.Ça suffit, Sophie!.«Mais maintenant qu'elle m'a prise par la main, je ne sais pas jusqu'où Sophie va m'en-traîner! », s'exclame-t-elle en riant.Haro sur la TPS ! À lire en page C3 La maison « hantée » de Johanne Chagnon À lire en page C6 À lire en page C2 Mitsou et Ivan aux Foufounes À lire en page C9 iViVtV*: .1 4L ^ ««J'étais assis entre Marilyn et Tit-Coq.Au Palais de la Civilisation de l'île Notre-Dame jusqu'au 21 octobre. 15?\u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 SEPTEMBRE 1990 LIVRES *1 dur passage de l'âge adulte à l'enfance S'OtMA SARFATI Cftthtboraiion spéciale m- fCpcène un.Un vieil homme et àBfcîîpouse travaillent dans le jar-djjjjqui entoure leur maison.Sou-Sain, la femme lève sa pioche et SJEfassène un coup sur la tête de 5grrrhîkri.Puis un autre, et un au-W&jEt\" un autre.SSp&nè, deux.Le père d'Alex a çfife^crise cardiaque.Le meilleur ami id'Alex meurt de la leucémie.Une année difficile pour cet adolescent comme bien d'autres.C^est-à-dire «fendant» par moments.Maïs combien attachant.Çt déroutant.I»- .\u2022 '.ïM premiere scène est le point de départ d'un livre «pour adul-le5>>} en préparation.La deuxième, le thème d'une trilogie destinée aux adolescents.Le point commun entre les deux: leur auteur.(ean-Marie Poupart.i lean-Marie Poupart l'auteur de romans policiers, le chroniqueur de littérature que l'on a longtemps entendu à la radio de Ra-diorCanada; le critique de cinéma que Ton a lu pendant un temps dans L'Actualité.Jean-Marie Poupart qui est aussi, depuis une vingtaine d'années, professeur de français dans un collège.Et, depuis moins d'un an, auteur de romans-jeunesse.Ils sont de plus en plus nombreux, ces virtuoses de la plume \u2014 .,011 ces tapocheurs de claviers \u2014 a se tourner vers les jeunes.Jeanne Bourin, par exemple, qui,a publié le conte Le Sanglier blanc chez Grasset-Jeunesse, ou Umberto lico, qui est l'auteur de deux très beaux albums, également chez Grasset-leunesse: Les 7p0w cosmonautes et La Bombe du general.a» ZPourquoi?Pourquoi cet intérêt soudain pour les jeunes?Plusieurs auteurs d'ici l'avouent: parce qu'on le leur a demandé.Tout simplement.jj «En ce qui me concerne, pas de réponse particulièrement plus bjiltantc à l'horizon!» s'exclame lose-Frechette, que le grand public a découvert il y a trois ans ajce/'Le Père de Lisa.* «l'étais en train d'écrire un autre Tonum pour adultes lorsque (Shrbnie et Zone se sont imposés aï moi.Je les ai laissés agir et ça a itonjié l'ébauche de L'Automne à k5 uns.» » Consciente que la couverture médiatique, que l'impact, que la reconnaissance publique ne sont pas les mêmes dans le cas d'un livre pour les jeunes que pour un roman grand public.José Frechette s'est tout de même posée des questions avant de soumettre son projet à La Courte Échelle.«Qu'est-ce que ça va m'apporter de publier un livre pour adolescents?N'est-ce pas du temps perdu?De l'énergie gaspillée?» Son angoisse a duré de la rue Mont-Royal à la rue Rachel.Et, pendant 13 mois, elle est redevenue une adolescente de 15 ans.ce!» s'exclame Jean-Marie Poupart.auteur de Le Nombril du monde et de Libre comme l'air (triologie dont le dernier volet devrait paraître à l'automne, à La Courte Echelle).«Mais attention, prévient-il.je ne veux pas dire par là qu'il s'agit d'un travail facile.Bien au contraire! Il y a tout un défi dans ce type d'écriture.» Il faut non seulement trouver un thème qui va intéresser, mais aussi le ton juste sur lequel livrer ce thème.Grande et difficilement pardonnable que l'erreur consis- Sylvie Desrosiers «De toute manière, peu importe ce que j'écris, je perds José Frechette, indique l'auteure.Dans Le Père de Lisa, par exemple, j'ai accepté de suivre une fille beaucoup plus sûre d'elle que je ne le suis.» L'écriture thérapeutique Une thérapie, l'écriture?L'écriture pour les jeunes en particulier?«Quand je pense que des gens paient pour retrouver leur enfan- tant à tirer sous le niveau de compréhension du public visé! Public difficile, intransigeant, que celui des jeunes.D'autant plus difficile et intransigeant qu'il est en perpétuel changement.Les New Kids on the Block sont à la une de leur coeur aujourd'hui, ils seront probablement le comble du quêtai ne après-demain.À l'auteur de faire avec.Pour de telles raisons, «il est entièrement faux de dire qu'il est plus facile d'écrire pour les jeunes que pour les adultes.Et, ainsi, de sous-estimer la littérature jeunesse.» Chrystine Brouillet parle en connaissance de cause.Auteure de Chère voisine, le prix Robert-Cliche en 1982, elle a amené le roman policier «made in Québec» sur la scène européenne.Actuellement à son palmarès littéraire: onze romans policiers.dont six s'adressent *ux 9-12 ans et un aux adolescents.À travers ça.quelques «détours».Par un recueil erotique, par une saga historique (en préparation ).Lorsqu'elle a écrit Le Complot, son premier Roman Jeunesse à La Courte Échelle, ce fut la peur.La crainte de ne pas savoir comment faire.Et ce, malgré son expérience d'écrivaine.Maintenant, après son dernier titre, Le Corbeau, deux fillettes nommées Catherine et Stéphanie font un peu partie de Chrystine Brouillet.Reste à les faire évoluer à travers des intrigues renouvellées, toujours aussi intéressantes.«Ça, ce n'est jamais acquis», conclut l'auteure.et de la polyvalence En fait, le point commun entre ces écrivains qui s'adonnent de temps à autre à la littérature jeunesse est leur polyvalence.Et leur amour de l'écriture.«J'aime écrire point», répond Sylvie Desrosiers lorsqu'on lui demande si elle aime écrire pour les enfants.«Il n'y a pas qu'une seule façon d'écrire.Et le fait de toucher différents aspects de l'écriture permet d'apprendre beaucoup, de développer une très grande efficacité.» Qu'est-ce qu'elle doit être efficace, alors, cette Sylvie Desrosiers que les enfants connaissent pour la série des Notgog (La Courte Échelle); que les adolescents ont découvert dans Quatre jours de liberté et dans le tout nouveau et très palpitant Les Cahiers d'Elisabeth.Parce que c'est la même qui a écrit Tas rien compris facyn-the, publié en 1982 chez Leméac, et qui signe La presse en délire et la chronique d'Éva Partout dans Crocl «Peu importe le public, ce qu'il faut, c'est créer un monde dans lequel il se sente bien, lui proposer une histoire, être le plus vrai possible.Même dans la fantaisie, affirme-t-elle.Après tout, on écrit toujours pour toucher le plus de monde possible.» Et ce, même si les lecteurs de départ ne sont.que des enfants (!).Louise Leblanc: une plume vive, humoristique.sonia sarfati (Collaboration spéciale fl| Dans L'Homme objet, son premier livre, Louise Leblanc écrivait: «Les hommes sont un mâle tjecessaire».Ou encore «Pour iniclques centimetres de plus, JÏhomme s'est.senti maitre.» \"Dans son dernier bouquin, le rî) m an-je un esse Ça suffit, So-fijiie!, d'autres phrases «cris du coeur».Mais d'un style tout à fait différent.«A neuf ans, je suis trop jeune pour être la plus vieille.» \"Bref, dans L'Homme objet comme dans Ça suffit, Sophie!, en passant par la parodie «arle-quinesque» 37 V2 AA, l'histoire complètement éclatée de Pop Corn et le récit peut-être prémonitoire Le Sang de l'or (qui traite de terrorisme amérindien.), on reconnait la plume de Louise Leblanc.Une plume vive, parfois acérée, souvent humoristique.Qui sert entre autre très bien le roman pour enfants.Ça suffit, Sophie! en est la preuve.Ce livre destine aux sept a neuf ans, qui vient d'être publié aux éditions La Courte Échelle, est la première tentative de Louise Leblanc dans le monde de la littérature pour enfants.«Mais maintenant qu'elle m'a prise par la main, je ne sais pas jusqu'où Sophie va m'entrai-ner!», s'exclame l'auteure en riant.Tout en ayant un indéniable accent de vérité dans la voix.Car elle l'aime, cette fillette dont le caractère fonceur ressemble étrangement au sien.Trois ans en France Le genre de caractère qui pousse à l'extravagance.Ou plutôt, à ce que certains pourraient qualifier d'extravagance.Un exemple: l'argent mis de côté depuis quelques années allait-il servir à l'achat d'un condo ou à un séjour en Europe?Disons que «séjour» est bien peu dire.Louise Leblanc a passé trois ans en France.À Paris, plus précisément.Où elle a écrit Le Sang de l'or.À son retour, durant l'été 89, La Courte Échelle lui propose d'écrire un roman-jeunesse.Comme aucun projet n'occupe sa vieille Brother électrique \u2014 «Je vais acheter un ordinateur.bientôt!» affirme-t-elle»\u2014, Louise Leblanc accepte.Et réalise après coup qu'elle n'est pas vraiment prête à cela.Comme la grande majorité de ceux qui s'adressent habituellement à un public adulte et qui.pour une raison ou pour une autre, se mettent à l'écriture pour les jeunes, elle doute.Mais elle fonce.Comme d'habitude.Elle apprend à jouer avec les mots d'une manière différente.La signification du mot 'obèse', par exemple, n'est pas évidente pour tous les enfants.Pour l'inclure dans son texte sans.l'alourdir, l'auteure sème innocemment dans sa phrase le mot Obélix.En ce qui concerne le point de départ de Ça suffit, Sophie!, il est enfoui quelque part en Louise Leblanc.A sept ans, elle avait fait son baluchon et était parti de chez elle.Pour une ou deux longues heures.Une idée qui, comme par hasard, germe dans la tête de Sophie, fatiguée de porter sur ses épaules les responsabilités de «soeur aînée» pour les trois autres enfants de la famille, et de «fille aînée» pour ses parents.Peut-être difficile pour elle.Mais combien amusant pour les lecteurs! .v- .\"w Û?', ».- ' ' '.**;\u2022 \u2022 0* ï*l \" \u2022 r \u2022* * ' \\^ * < * DES LIVRES ET DES.LIBRAIRES ET TOUS LES.Iiiitxisse 1P> $.It *» i *\\ \\ï'fi SIM?1 lammariom \u2022\u2022 \u2022 ¦.-371.AVENUE LAURIER 0.277-9912 PLACE MONTRÉAL T.RUST 499-9675 .CENTRE LAVAL J .688-5422 .MAIL CHfliMPLAIlf' 465-2242 CARREFOUR ANGRIGNON .365-4432^ GALERIES D'ANJOU \" \" v ¦« -351-8763 GALERIES DE TERREBONNE -492-5688 î SERVICE, AUX ENTREPRISES 277-0312 .Courrier des arts Que fait donc Radio-Canada ?¦ En tant que francophone et francophile, je déplore yivement que la télévision française de Radio-Canada ne donne pas aux événements de Kahnawake/Oka toute l'importance qui leur revient.Mardi le 28 août, le Premier ministre Mulroney faisait un discours télédiffusé en direct par la CBC vers 19 heures.Les questions des journalistes francophones et anglophones, plusieurs autres entrevues, la possibilité-de voir les tensions de Kahnawake/Oka telles que filmées par la défense nationale, les exhibits des dessins des différentes armes aux mains des Mohawks sont tous des éléments qui donnent à la population des informations de base nécessaires a une décision éclairée concernant ces événements et les agissements de nos dirigeants en pareilles circonstances.Au même moment, Radio-Canada poursuivait sa programmation régulière: petites émissions non compromettantes qui deviennent d'une banalité déconcertante lorsque privilégiées aux dépens d'événements d'une telle importance.Nous avons de brillants journalistes francophones qui auraient pu, eux aussi, transmettre ces informations à la population francophone au même moment où le reste du Canada les recevait, Ce n'est pas Toronto qui est directement impliquée dans ce conflit, c'est Montréal, une ville à majorité francophone.Ce n'est pas la première fois que la télévision de Radio-Canada francophone tire de l'arrière en l'information.En tant que citoyenne de ce pays, je ne puis que m'élever contre une telle attitude de la part de la télévision française de Radio-Canada.Adrienne DANAIS Montréal «Agaguk» et les Inuits ¦ l'entends, ce malin, sur les ondes de la station radio CITÉ MF qu'un projet de film franco-canadien ayant pour titre «Agaguk» est actuellement en préparation.Ce film serait tiré du célèbre roman d'Yves Thériault et implique un tournage sur les Inuit (Esquimaux ) des années quarante.Evidemment ce film serait tourne dans le grand nord canadien mais, fait troublant, les trois acteurs principaux sont américain, canadien-anglais et japonais.Par la on démontre au monde entier la façon dont le Canada (et le Quebec) a traité sa population inuit: l'ignorance et l'indifférence.Or les Inuit d'aujourd'hui ont accede au XXe siècle comme le reste du Canada.Beaucoup d'inuit ont les qualités et la com- pétence pour jouer un rôle de premier plan dans un film.D'ailleurs, au printemps, des producteurs américains sont venus ici, à Iqaluit, sur la Terre de Baffin, pour recruter des acteurs wen prévision d'un film à être tourné ici, prochainement.De plus, il y a quelques années, le film « White Dawn » été tourné à Cape Dorset avec des acteurs inuit dans des rôles titres (sauf pour les trois baleiniers).II est regrettable qu'aujourd'hui on ne profite pas de cette occasion pour impliquer les Inuit, alors qu'eux n'emploient pas la violence pour se faire connaître.C'est significatif de voir certains intérêts européens ignorer un peuple paisible alors qu'ils font grand cas des Mohawks ( ou des Warriors?).C'est d'autant plus frustrant pour les Inuit que ce sont les Européens, par leur interdiction de chasser le phoque, qui ont largement contribué à l'affaiblissement de la culture traditionnelle inuit en rendant la chasse quasi inutile.(.) Voilà pourtant une belle occasion pour le «sud» de collaborer avec le « nord » ! Pierre ROUSSEAU Iqaluit, Terre-de-Baffin Terri toires-du-Nord-Ouest ¦ Les lettres destinées au Courrier des arts doivent être envoyées à: Arts, Lettres et Spectacles/ LA PRESSE, a/s de Fleurette Bélanger, 7 rue Saint-Jacques, Montreal, H2Y 1K9.Un journal sous le signe du feu SUITE DE LA PAGE C1 La revanche du dragon « )e voulais, explique Robert Baillie, que pour une fois le dragon triomphe contre les saints.» Peut-être, mais c'est un triomphe sans gloire.Le Dragon, il me semble, cherche plus à dominer ceux qui tentent de l'aimer qu'à les séduire.On comprend un peu que le frère Georges accepte d'être ainsi humilié : il a tout souffert dans son ancienne vie de missionnaire; en plus, il est amoureux.Mais monsieur Gilles?« J'ai voulu interroger, dit le romancier, ce qui est du domaine du tabou, du non-dit.Confronté à l'homosexualité des deux hommes, monsieur Gilles s'interroge sur sa propre sexualité.Jusqu'au moment où il dit non à l'homosexualité.Alors cet homme privé de femme peut renaître et repartir.Il fallait voir jusqu'où un homme, au delà de la paternité, peut en aimer un autre.» Les événements de Saint-Basile, on s'en rend compte, ne sont pas absolument essentiels au propos général de l'écrivain.Ils en sont plutôt le prétexte utile.Les préoccupations écologiques, déjà présentes dans Soir de danse ù Varennes, ne servent pas non plus à faire du plus récent roman un réquisitoire contre les pollueurs.Une autre pollution, intérieure celle-là, a beaucoup plus d'importance : « l'ai eu bien plus peur dans la fiction que dans la réalité.Il y a des choses qui vont très loin, au niveau du mythe, l'ai le sentiment d'avoir vu quelque chose qui m'avait échappé, qui peut-être m'échappe encore.» Cette illumination, incommunicable semble-t-il, Robert Bail-lie l'éprouve pour la première fois depuis qu'il écrit.Ainsi a-t-il l'impression de n'avoir plus rien à dire, ce qui n'était pas le cas quand il terminait ses romans antérieurs, puisque le suivant était déjà commencé.« Cet arrêt me rend misérable mais il ne m'angoisse pas.Il signifie peut-être simplement que cette fois, le cycle romanesque est vraiment terminé.» Une solitude habitée La panne d'inspiration vient aussi sans doute des circonstan-ces exceptionnelles dans lesquels les l'écrivain a écrit la Nuit de lù Saint-Basile.Être à la fois professeur de littérature dans un cé^ gep, membre du bureau de direction de l'Union des écrivains québécois et père de famille, cela laisse normalement peu de loisirs à qui prétend en plus écrire à plein temps.« Grâce à une bourse du Conseil des arts du Canada, j'ai pu écrire sept mois d'affilée.Ça ne m'a pas forcé, je n'ai pas eu de pannes et j'ai trouvé ça extraordinaire.Mes personnages m'ont aidé, ils se sont mis à vivre de façon intense.J'avais l'im- fression d'être monsieur Gilles, eut-être que d'un roman à l'autre, on oublie ce genre d'identification.» On lit dans la Nuit de la Saint-Basile des citations de Neige noire, d'Hubert Aquin, et du Vierge incendié, de Paul-Marie Lapointe.Deux oeuvres que le professeur de littérature se sent incapable d'enseigner mais qui le fascinent, parce que le feu y est très présent et parce qu'elles témoignent « d'une recherche et d'une atteinte de l'absolu, jusqu'au suicide dans le livre d'Aquin.jusqu'à l'extrême du feu dans celui de Lapointe.La poésie doit être présente partout.Comme romancier, j'essaie de garder la flamme essentielle à toute poésie »._ LA NUIT DE LA SAINT-BASILE, Robert Baillie.Collection Fictions, L'Hexagone.Montréal.1990.Best-sellers \tÉditions québécoises\t\t 1\tFiction (romans) Bonheur fou François Gravel\tBoreal\t(2) 2\tLa Rage Hamelm\tQuèbec/Amenque\t(1) 3\tL'univers Gulliver Lili Gulliver\tVLB\t(2) \tEssais\t\t 1\tDans l'Oeil de l'aigle J F.Lizée\tBoreal\t(18) 2\tEcoute ton corps Bourbeau\tETC\t(D 3\tHistoire générale du Canada Brown\tBoreal compact\t(D \tÉditions étrangères\t\t \tFiction (romans)\t\t 1\tDanger immédiat Tom Clancy\tAlbin Michel\t12) 2\tLa petite marchande de prose D Pennac\tGallimard\t05) 3\tFanfan a Jardin\tFlammarion\t(1) \tEssais\t\t 1\tInnocence perdue N.Sheehan\tSeuil\t(11) 2\tPlus grand que l'amour Dominique Lapierre\tR.Laffont\t(D 3\tLe chemin le moins fréquenté Scott Peck\tJ ai Lu\t(D 1\tLivres pratiques Petit Larousse illustré En collaboration\tLarousse\t(4) 2\tLe Chemin le moins fréquenté Scott Peck\tJ ai Lu\t(6) 3\tCuisine micro-ondes f-'raserCoup de pouce\tTrecario\t(D Les listes nous sont fourmes par Los librairies suivantes: Bertrand, 1/ïs Bouquinistes (Chicoutimi), Champigny, Demarc, oucharme, Guérin, Hermès, Le Palîhemifî, Payette (Sherbrooke).Raflin, Renaud-Bray, Sons et Lettre, Village-Cartier iHui\"s \\ \u2022 Ce chiffre indique la position de l'ouvrage la semaine precedent\t\t\t LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 9 SEPTEMBRE 1990 LIVRES En quelques lignes ¦ ÎMR8E * ré \u2022V.-, - NL KILLMAN, U.E.' Les Loyalistes en péril urray Killman est artiste peintre.Il a même sa propre galerie et.depuis quelques années, une entreprise de communication qui imprime et distribue de très jolies reproductions de tableaux montrant des scènes de nature et de faune sauvages.Car Murray Killman est, également, une espèce de coureur des bois qui habite en forêt, à Caledonia, en Ontario.Voici que la Killman Art Gallery Publishing vient de lancer un livre socio-politique.Rédige par nul autre que Killman.Notre peintre, recyclé historien, y trace l'histoire de son ancêtre Jacob Killman, ancien soldat britannique, un de ceux qu'on appelle les Loyalistes qui fondèrent le Haut-Canada, devenu maintenant l'Ontario.Ce Killman avait même la fleur de lys sur ses armoiries familiales.Or voici, deplore son descendant de six générations plus tard, qu'on est en train de «voler» le Canada à ceux qui, selon lui, l'ont fondé: les Loyalistes qui ont dit non à George Washington pour construire ici un pays «britannique».Pays maintenant menacé par les Francophones, «à qui on accorde trop de droits» et les Néo-Canadiens.Livre biaisé, publié évidemment en anglais seulement, mais intéressant pour qui veut comprendre les racines du sentiment anti-francophone dans ce qu'on appelle l'Ontario profond.Pierre Vennat CURSE OF THE FLEUR DE LYS.Murray Killman.Killman Art Publishing.1990.Voyages sur les côtes Off oici une évocation mari-Wm ne, par l'un des plus grands écrivains français, Paul Morand, qu'on réédite peu à peu et qui, chaque fois, nous fait rêver devant un monde varié, mouvant, comme battu par les vents et la mer, un monde de liberté qui ressemble à Morand, grand voyageur rapide et grand conteur.Cette fois, il s'agit de cotes, de plages, de falaises et de sables: tous endroits où l'on se rend (aussi) pour prendre des bains de mer.D'abord, la poésie de l'eau, des vagues et du sel, pour nous mettre en train.Puis l'évocation des «bains dans le temps» depuis les anciens Romains jusqu'aux baigneurs d'aujourd'hui.Ensuite, les «bains dans l'espace», c'est-à-dire la visite des lieux les plus insolites et non pas peut-être les plus célèbres, mais ils ont de l'esprit: Portugal, Andalousie, langer, les iles de Méditerranée, l'Italie, la Grèce, l'Angleterre que nous n'attendions pas.avec la Belgique et la Hollande.C'est un livre de voyages, et comme toujours avec Morand, ce sont des voyages heureux, aux bordures de tous ces pays où les hommes et les femmes allaient, et vont, avec l'exaltation d'Ulysse visitant les côtes du vaste monde.Ensuite, un poète raconta ses voyages.Morand fait ça.(acques Folch-Ribas BAINS DE MER.Paul Morand.Editions Ar-lea.Le phénomène Vissotsky \" m éditée, il a reçu la plus haute décoration, il est considéré comme le poète de la perestroïka.Neuf ans après sa mort.Triste consolation.» C'est Marina Vlady qui écrit ces lignes sur celui qui fut son époux et certainement le mai-tre à penser de son époque.Jamais public de son vivant, bâillonné par le sytème, Vladimir Vissotsky, prodigieux acteur de cinéma et comédien-phare du théâtre de la Tagan-ka.est le poète qui, grâce à des bandes magnétiques d'amateur enregistrées chez lui, a été entendu et adulé par des dizaines de millions de Soviétiques dans les coins les plus reculés.Avec sa voix rauque, il est le «premier poète authentique-ment populaire», «un véritable barde».«I echo sonore de tout un peuple», affirme |ean-lacques Marie dans ce remarquable ouvrage.Outre un choix de poèmes enfin en français, cet ouvrage capital sur Vissotsky est fait du témoingnage de Marina Vlady et d'une généreuse présentation de )ean-Iacqucs Marie.Gilles Toupin VLADIMIR VISSOTSKY, Jean-Jacques Marie.Seqhers.Coll.Poésie et Chansons.1989.Des athlètes et des espions Anne-Charlotte fail tranquillement des longueurs de piscine quand, tout à coup, une femme se met à hurler: il y a une bête dans l'eau.Probablement un piranha qui s'est échappé de l'aquarium municipal! Le maitre nageur en place est désigné pour capturer le féroce animal.Pas facile.Pendant ce temps, Anne-Charlotte semble embêtée.C'est que, voyez-vous, elle a un poisson rouge, elle.Un beau petit Hébert champion nageur qui avait besoin de s'entrai-ner.Matthieu, pour sa part, a une otite.Lt un oto-rhino-machin qui a drôlement l'air bizarre.Pas juste l'air, d'ailleurs.Il dit que son stylo envoie des messages et il répond au téléphone en disant.XM0012.Ce n'est pas un bizarre, mais un espion, croit finalement Matthieu.Il décide donc de mener une enquête pour démasquer ce docteur qui cache quelque chose.mais pas ce que l'on croit.Sonia Sarfati BEBERT, CHAMPION NAGEUR, Beatrice Rouer et Jean-Francois Barbier.Premiere lecture, Rouqe et Or.1990.LE DOCTEUR EST UN ESPION!.Thierry Bourdon Roser CaDdevila.Premiere lecture.Rouge et Or.1990.Les mots de Gustave mmép&l est quoi, un eyclo-ne?», demande Gustave a ses parents.«On est occupés, va voir dans le dictionnaire», répond papa.Obéissant, Gustave y va.voir DANS le dictionnaire.Lt il pénètre au pays des mots.Un pays dans lequel il rencontre Mme Montre, qui essaie en vain de rattraper le temps qui, lui, n'a pas le droit de s'arrêter.Il se rend aussi dans un bal où Mme Fleur danse avec M.Chou, M.Poil est en grande conversation avec M.Menton, Mme Médaille et professeur Raquette comparent leurs revers.Gustave Poche est une nouvelle collection qui.dit-on.s'adresse aux six à neuf ans.Si le vocabulaire utilisé par Bertrand Charlicr est très bien adapté au public qu'il veut rejoindre, ses jeux de mots et son humour, pris à un autre degré, amuseront aussi beaucoup les adultes.Sont présentement en librairie: Gustave au pays des mots, Gustave mène l'enquête, Gustave fait la fête.Sonia Sarfati CUSTAVE, Bertrand Charlier.Gustave Poche.1990.LU u LU CO C/) LU Cl ?Livres et Galeries d'art Chef de division: MARIO ROY Chef de section Evénements spéciaux: ALAIN DE REPENTIGNY Secretaire de redaction: FLEURETTE BELANGER Pupitre: NICOLE BEAUCHAMP.JEAN-CLAUDE DUSSAULT.YVON LABERGE.Littérature québécoise: REGINALD MARTEL Collaborateurs requliers: Essais: MARC-FERNAND ARCHAMBAULT Galeries dart: RAYMOND BERNATCHEZ Information générale : LUCIE CÔTÉ Le monde.CHARLEJ DAVID Littérature française: JACQUES FOLCH-RIBAS Roman policier: GILBERT GRAND Littérature étrangère: CAROLE-ANDREE LANIEL Economie RUDY LE COURS Périodiques MARIE-FRANCE LEGER Bande dessinée: JOCELYNE LEPAGE Livres pratiques: HUGUETTE ROBERGE Littérature jeunesse: SONIA SARFATI Society PIERRE VENNAT v»_______ En traduction CLAUDE MARCIL Poésie CILLES TOUPIN TPS: libraires et éditeurs en état de choc LUCIE COTE collalutrnthm spécinlv ¦ L'annonce la semaine dernière d'une taxe sur les produits et services ( TPS ) québécoise, qui s'ajoutera des janvier à la TPS fédérale, a seme une consternation unanime chez les éditeurs et les libraires de Montréal.Posément, Pascal Assathiany.directeur des éditions du Boréal, commente la nouvelle: «|e trouve ça ahurissant et le mot est faible.La TPS ne devrait pas s'appliquer à la culture, qui n'est ni un produit, ni un service.Il faut savoir que la taxe va toucher avant tout les créateurs.Vendre des disques ou des livres ne sera plus du tout rentable.C'est une aberration totale, nous allons nous retrouver avec le livre le plus taxé au monde, en allant à l'inverse des pays européens qui diminuent progressivement leur taxe sur les livres.«C'est quand même incroyable, cette mentalité rétrograde face à la culture.La notion de culture va être engloutie par la notion d'économie.Il faut que tout soit rentable, alors que la rentabilité de la culture n'est pas immediate, mais la culture peut pourtant changer beaucoup de choses.Ht avec les livres, on fait des scénarios, des pièces de théâtres, des téléromans.Ça crée beaucoup d'emplois.» Alain Iloric des Editions de l'Hexagone pense que la taxe aura «un effet désastreux.Chaque dollar qui va taxer les livres taxera directement l'idée de la société distincte.On n'a pas de société distincte sans la langue, la littérature et la culture et la TPS assassine la société distincte.Depuis une dizaine d'années, l'édition québécoise a accompli d'énormes progrés et occupe maintenant 30 p.cent du marché.Mais ce marché est restreint et nous n'avons pas les reins assez solides pour résister à cette nouvelle taxe.La taxe sera néfaste pour toute la littérature et la culture québécoises.C'est effarant ».Pour |acques Fortin île Québec/Amérique, «c'est encore les auteurs qui vont être le plus touches.Lt il y a déjà un problème d'accessibilité au produit culturel.Les gens sont déçus et inquiets.C'est le public québécois qui va subir le contrecoup de tout ça.Si une chose doit demeurer accessible, c'est bien le livre.«La taxe est sure de monter le produit a des prix exorbitants.Les éditeurs vont donc diminuer leurs tirages et hausser le prix de leurs livres, mais pas seulement de 15 p.cent.D'après mes calculs, le prix du livre va en réalité augmenter de 32 p.cent, puisqu'il faut aussi compter des choses comme la charge administrative.Il me deplait beaucoup de voir la taxe attaquer le fondement même de l'édition, la creation, et de voir les éditeurs québécois prendre des allures d'assistés sociaux.C'est un peu irresponsable de faire arriver des choses comme la TPS alors que l'édition québécoise connaît une evolution remarquable depuis dix ans».Les libraires Elisabeth Marehaudon, propriétaire de la librairie Hermès â Outremont, est effondrée.« |e suis très découragée, ça me fend le coeur.Il va une drôle de logi- Pierre Renaud, de Renaud-Bray.que dans cette taxe qui va.nous faire perdre de l'argent.Élever une taxation de 0 à 15 p.cent va beaucoup affecter le produit.D'ailleurs, je ne comprends pas qu'on traite le livre comme un autre produit.Il est différent simplement parce qu'on peut l'obtenir gratuitement en bibliothèque.Peut-on vraiment considérer un livre comme une boite de petits pois ?» s'i n ter roge- t-el le.Calculs a l'appui.M.Raymond Talbot de la librairie Champigny prévoit une hausse vertigineuse des prix si la nouvelle taxe est adoptée.«On est en pleine recession, c'est pas grave.Le livre est en difficulté, c'est pas grave, ironise-t-il.Avec l'Lurope de 92 qui s'en vient et les fluctuations du franc, les livres français pourraient atteindre des prix astronomiques, le trouve ça ridicule, le ne vois vraiment pas comment on va pouvoir demander a un client de payer 52 S un livre de 100 francs.Un livre, c'est comme le pain, ça ne se taxe pas.décrète-t-il.Une société évoluée ne taxe ni la nourriture ni la culture.Lt cette taxe nous arrive sans avertissement, sans même qu'on puisse la contester.» Les petites librairies et les librairies spécialisées se sentent menacées par la taxe à venir.Kina Olivieri est encore dans les cartons de son récent déménagement.La librairie Olivieri, spécialisée en art et en littérature étrangère, vient tout juste de s'installer dans un local plus spacieux, rue Gatineau dans Côte-des-Neiges.et la jeune libraire a â peine eu le temps de prendre connaissance de la nouvelle.«Je suis apeurée par le peu que je sais.Une taxe de 15 p.cent va défavoriser les librairies de fonds comme la notre», indique kina Olivieri.Pa r l i c u I i e re m e n t ve h e m eut, Pierre Renaud, propriétaire de la librairie Renaud-Bray, elle aussi située dans le quartier Côte-des-Neiges.dénonce avec vigueur la nouvelle TPS.EDITIONS DUCULOT Précis de grammaire française PETITE GRAMMAIRE DE REFERENCE 18.95$ ; » \u2022*.v 1: Disponible aux librairies suivantes: Monet: Galeries Normandie 2752 de Salaberry Montréal Sons et lettres: l'où rue Wellington Verdun ' r < a v Parchemin: St-Pierre-Apôtre René Martin: Clément-Morin: 503 b Station Bern-Dernontigny Montréal ïOoj Chemin Cuambiy Lougueuil :jM St-Viateur Joliette Centre les Rivières 4125 Boni, dos Forges rrois-Rivières ; 'i :.\u2022 i lie i.l f.'l.iliflCiti hawinigan Pascal Assathiany, des Editions Boréal.«C'est absurde.Si le ministre du Revenu, Yves Séguin, songe â démissionner parce qu'il est en désaccord avec la taxe, la ministre de la Culture ( Lucienne Robi-taille) devrait faire comme lui si la TPS québécoise passe, exige-l-il.Elle n'est même pas intervenue lorsque la TPS fédérale a été annoncée.C'est tout le domaine de la culture qui va souffrir de cette taxe.11 est tellement facile de doubler une cassette, de photoco- Jacques Fortin, de 0uebec/A merique.PHOTOS U Prmc ' *.t pier un livre ou de^'emprunter a la bibliothèque.Mars on ne copie pas un frigidaire souligne le libraire pour mieux illustrer l'absurdité de la TPS à ses yeux.«C'est insensé, aberrant, de la folie furieuse.Une taxe de 15,b p.cent, c'est comme un coup de poing dans le front.On savait que les libéraux se foutaient de la culture, mais à ce point?Pourquoi faire un Salon du livre dans ces conditions?» PUBLI-REPORTAGE ATTRIBUTION DU PRIX DE LA CORPORATION À JEAN-MARC CHEVRIER v i ) -L La Corporation professionnelle des conseillers et conseillères d'orientation du Québec a décerné au Dr Jean-Marc Chevrier le Prix de la Corporation pour son nouveau test d'intelligence.I Épreuve individuelle d'habileté mentale.Ce prix a été attribué dans le cadre du Congres mondial de l'Association internationale d'orientation scolaire et professionnelle.La Corporation décerne enaque année Les Orients pour les initiatives tneonques ou pratiques contribuant a enrichir la pratique de l'orientation, de même que pour les réalisations contribuant a la promotion de l'orientation.Les critères do sélection pour le Prix de la Corporation sont les suivants: la réalisation doit avoir un impact sur l'avancement de la pratique ou de la recherche en orientation, être profitable a d'autres conseillers et conseillères d'orientation et soumise sous une forme prête à être diffusée.Depuis plus de 30 ans.les recherches en psycnologie de M.Chevriei ont conduit a I edition de tests d intelligence, de personnalité, d'intérêts, d'aptitudes, qui servent aujourd'hui à l'évaluation des élevés, étudiants et adultes québécois et canadiens dans tous les milieux: scolaires, gouvernementaux, industriels, hospitaliers, etc.Le leadersnip de Jean-Marc Chevrier s'est manifesté depuis 1947.quand le Ministère de la Jeunesse l'invita a fonder le Service d orientation qu'il dirigea jusqu'en 1953.année ou il organisa le Département de psychologie de l'Institut de Réhabilitation de Montréal.t£n 1962.il reorganisa le* Bureau de l'orientation de la CECM et en 1964.donna de lessor a I Institut de Recherches psychologiques, inc.Membre de nombreuses corporations professionnelles provinciales et étrangères.Jean-Marc Chevrier est l'auteur de nombreux tests psychologiques, manuels scolaires et articles scientifiques.L Epreuve individuelle d'habileté mentale a été construite sur mesure pour les francophones de 10 à 24 ans.Les qualités psychometriquos de-l'Éprouve en fent, sans conteste, le/| meilleur instrument de ce type en langue française en existence aujour»-;! d'hui.Les spécialistes formes pour aûmV nistrer ce genre de test peuvent le lai- -re a la demande d'une personne qui ' les consulte à leur cabinet privé ou à l'institution qui les emploie (établisses monts scolaires, CFP.CLSC, indus- 1 tries, etc.).Une institution peut aussi recommander a une personne de rencontrer un spécialiste pour subir un test individuel d intelligence à des fins_ de recrutement, d'orientation scolaire\" ou professionnelle, d aide personnel \u2022 le.de diagnostic ou de classement.Le Prix de la Corporation, de là \" CPCCOO.décerné à Jean-Marc Chevrier.Ph.D.conseiller d'orientation, psychologue, président-directeur general de l'Institut de Recherches psychologiques, représente (comme l'exprimait l'auteur lors do la remise du prix) «un Orient si apprécie que l'on peut en faire un idéal à atteindre au crépuscule de sa vie> Mnlko von Osten Lettres québécoises Le magazine littéraire le plus lu au Québec Un abonnement, un roman! il MicM Iwiiblji m: u i.i m \u20221ul RECEVEZ GRATUITEMENT J|lk pr km 1er \"quartier 1)1 C la lune Michel I remblai r : i Ml v Je paie 30 S por cliôquo pour un abonnemoni de deux ans, (8 numéros) je reçois un pr.mu IE PREMIER QUARTIER DE lA LUNE de Michel Tremblay Je paie par carie de credit Visa ou MasterCard no _ oxp._ et .Je préfère* m'abonnor pour un an à Lotlros québécoises 114$| Nom______ Adresse.Ville_ Provint o.( ode poil.I \u2022 iléphone-/L LETTRES QUÉBÉCOISES, CP.1840, STATION B, MONTRÉAL (Qc) HOB 3L4 C4 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 9 SEPTEMBRE 1990 LIVRES Cinq éditeurs québécois délèguent une représentante à Paris LUCIE col'uiboratiun spéciale ¦ Le 7 septembre.Pierrette Gravel de Flair Communication est partie s'établir à Paris pour y représenter cinq éditeurs québécois: Trécarré, De Mortagne.Marcel Broquet, Louise Courteau et Un monde différent, pour une période d'un un.Ces cinq maisons spécialisées publient des livres destinés au grand public, ont des fonds qui se complètent et sont déjà diffusées en France depuis trois ans par une maison française, Dervy.Cette expérience a permis de se familiariser avec le marché français.Mais il était maintenant nécessaire d'avoir une représentante québécoise sur place, qui fasse le lien entre les éditeurs et Dervy, estimait Mme Francine Raquette, présidente de Diffusion Prologue et fondatrice de l'Agence québécoise d'exportation du livre (AQULL ).Une question de Flair.C'est toute la petite équipe de Flair Communication, formée de trois femmes, qui a été mandatée par Francine Paquette pour accomplir cette tâche.Mais seule Mme Gravel sera en poste à Paris.Son entreprise offre entre autres des services de consultation, de recherche, de conception de projets, de rédaction de documents et de relations avec les médias.mientee, énergique, enthousiaste, Pierrette Gravel était la candidate idéale pour Mme Paquette.¦ 0 \u2022 PHOTO PAUL-HENRI TALDOT.i-:\u2014 Comment préserver un équilibre délicat CHARLES DAVID B La crise actuelle du Golfe Persi-que a replacé, en pleine lumière, la dimension des Services dits secrets et leur rôle prépondérant dans la démarche quotiûienne des États.Si Washington ne fait point grand mystère de sa détermination à utiliser tous les moyens économiques, politiques et militaires pour contrer l'Irak, la mission de déstabilisation du régime expansionniste de Saddam Hussein dévolue aux divers organismes chargés de défendre la sécurité nationale des États-Unis, fait ressortir, une fois de plus, la contradiction permanente entre le respect de certaines valeurs \u2014 dont la Démocratie \u2014 et la notion de défense des intérêts fondamentaux, voire de la survie d'un État.Au paroxysme de la guerre froide, la commission présidentielle américaine, penchée sur les moyens extraordinaires \u2014\u2022 traduire illicites\u2014 que les États-Unis devaient utiliser pour s'opposer aux menées soviétiques, concluait ainsi son rapport: «Il est désormais évident que nous avons affaire à un ennemi implacable ayant pour objectif déclaré la domination du monde, par tous les moyens et à n'importe quel prix.Dans une telle situation, tous les coups sont permis.Aucune règle du jeu ni, par conséquent, de morale couramment admise, ne sont plus applicables.«Pour assurer leur survie, les Etats-Unis devront donc reconsidérer leurs anciennes notions de fair-play.Nous devrons appren- .v- m* Septembre 1973, l'armée chilienne s'empare du palais présidentiel.Allende est mortellement atteint.Quel rôle a joué la CIA?POLITIQUE dre à pratiquer la subversion, le sabotage et l'élimination de nos ennemis par des méthodes les plus perfectionnées et plus efficaces que celles dont ils usent contre nous.Nous devions disposer d'unités clandestines, paramilitaires, psychologiques, politiques, plus efficaces, plus originales et, s'il le faut, plus impitoyables que celles au service de l'ennemi.Nous ne pourrons pas tolérer que quiconque fasse obstacle à l'accomplissement de cette mission, jusqu'à sa prompte et entière réussite».Même s'il est bon ton de privilégier dans L'empire des espions un cynisme de bon aloi et une férocité du même acabit, on se doit toutefois de remarquer, comme le soulignent justement Ernest Volkman et Blaine Baggett, qu'en préconisant «des méthodes plus impitoyables que celles de l'ennemi et en déclarant que nul n'aurait le droit de faire obstacle à cette vigoureuse contre-offensive lancée contre les Soviétiques, les États-Unis adopteraient les méthodes mêmes qu'ils condamnaient chez l'adversaire.».D'où, face à la complexité croissante de cet empire secret qui s'oppose quotidiennement, au nom du principe sacro-saint de la sécurité nationale, à la tradition profonde de la démocratie améri- caine qu'est la transparence, la question cruciale posée par les auteurs: Comment une démocratie se défend-elle dans un monde dangereux où le secret est la clef de la survie?.Rien, en fait, n'est simple et, dans cet univers particulier, quoi qu'on veuille nous en persuader, le manichéisme n'a pas droit de cité.Bref, si les Services secrets sont une nécessité, comment en assurer l'efficacité sans risquer de compromettre les libertés?Or, on constate qu'aux États-Unis, où les libertés individuelles (le respect de la vie privée, le droit des minorités à exprimer leur désaccord.), d'une part, sont garanties par la Constitution qui reste, d'autre part, totalement muette sur le concept de sécurité nationale et de ses dérivés \u2014 espionnage et services de renseignement \u2014 c'est la Constitution elle-même qui «crée le paradoxe.».Il y a, en effet, bel et bien paradoxe dans la mesure où la Constitution «confère explicitement au Président des États-Unis les pouvoirs les plus étendus pour la conduite de la politique étrangère, donc implicitement le contrôle des opérations de renseignement» qui exigent un secret incompatible avec la pratique de la démocratie.D'autant que de Abraham Lincoln à Woodrow Wilson, de Théodore Roosevelt à Truman, de Nixon à Reagan, les présidents américains n'ont pas hésité à se servir des organismes de sécurité pour mener des opérations secrètes afin d'atteindre des objectifs interdits par la Constitution, la thèse classique des Fédéralistes étayant invariablement leurs menées: la gravité d'une situation donnée exige parfois de suspendre temporairement les garanties constitutionnelles.En survolant quelques hauts faits d'armes des Services secrets américains de l'Amérique centrale au Vietnam, de l'Union soviétique au Moyen-Orient, la réalite met à mal certains présupposes: «Quel que soit l'intérêt supérieur des objectifs poursuivis, ces opérations portent en elles-mêmes le germe de graves problèmes car.conçues et menées à l'abri du secret, souvent au mépris des garde-fous institués par une constitution démocratique, elles développent leur existence propre hors de tout contrôle».L'ouvrage, base sur une documentation remarquable pose surtout, avec acuité, les paramètres de la logique des entreprises se plaçant au-dessus de la loi.Si un gouvernement s'arroge le pouvoir d'ordonner la liquidation secrete d'éléments étrangers considères comme dangereux, qu'est-ce qui empêchera, à l'avenir, à ce même gouvernement d'éliminer de la même façon ses adversaires intérieurs! En ces temps ou la notion du Bien et du Mal sont interprètes selon le prisme des intérêts, Volkman et Baggett viennent nous rappeler judicieusement comment le gouvernement américain, par l'entremise de ses services de renseignement, veritable arme secrète, pouvait façonner n'importe quelle partie du monde à son image.La question est de savoir si ce temps est révolu?L'EMPIRE DES ESPIONS.Les opérations extraordinaires des services secrets américains.par Ernest Volkman et Blaine Baggett.Editions Olivier Orban 1990, 300 pages.La vie des livres REGINALD MARTEL Question de culture es événements récents permettent de situer la culture dans l'échelle de valeurs du gouvernement québécois.Au moment d'écrire ces lignes, on attend la nomination à la Commission parlementaire sur l'avenir du Québec d'un membre issu « du milieu culturel ou de l'éducation ».Un.Ce qui fait la spécificité du Québec, plus que toute autre chose, c'est sa culture.On voit mal pourquoi les créateurs, qui sont eux aussi des définisseurs du présent et de l'avenir, seraient si peu représentes a la c o m m ission parle m e n t a i re.D'autre part, la taxe de vente qui va frapper les produits et services culturels, dont les livres, reflète aussi le peu d'intérêt des législateurs pour la promotion et la diffusion de la culture.Si les résultats de l'enquête commandée par les milieux du livre pour évaluer l'effet de la TPS fédérale sont fondés, l'édition, surtout l'édition littéraire, plus fragile que les autres, et jusqu'à maintenant épargnée de la taxe de vente provinciale, sera encore plus gravement affectée par la nouvelle taxe.Il n'est pas impensable que les gouvernements pallient les difficultés qui s'annoncent par des subventions nouvelles ou accrues.Mais ce serait accentuer une inielle qui convient encore moins aux industries culturelles, qui ont besoin d'un vaste espace de liberté, qu'aux autres types d'industrie.Surpris par l'annonce de la TPS provinciale, les milieux du livre n'ont pas su encore réagir de façon organisée et efficace.Ils devront s'y mettre, en expliquant clairement aux contribuables que le privilège d'exemption souhaité repond à des besoins collectifs qui vont bien au delà des intérêts strictement matériels des éditeurs, des libraires et des auteurs.Il faudrait sans doute bien peu de temps, dans le climat de récession économique qui s'annonce, pour que l'édition québécoise perde les bénéfices durement acquis par ses efforts de consolidation.Un dossier lacunaire La nouvelle toilette de la revue Lettres québécoises a belle allure.André Vanasse, qui succède au courageux fondateur Adrien Thério, a réalisé sa promesse.La revue, écrit-il.« restera fidèle à ses objectifs.Elle s'était donné pour mandat de mettre en vedette notre littérature nationale et d'en illustrer le dynamisme et l'originalité.Elle continuera de le faire avec le même amour et la même vigilance.» Le nouveau directeur crée une rubrique consacrée aux dossiers.Il la confiera a « des spécialistes ou à des journalistes chevronnés ».L'idée parait d'autant meilleure que Vanasse, qui signe un premier dossier sur l'exportation de la littérature québécoise, a tendance à confondre les faits cités, assez, peu nombreux d'ailleurs, et ses opinions.Il lui est arrivé récemment de prendre une vessie pour une lanterne, en voulant par exemple interdire les prix du Gouverneur général à nos auteurs édités en France.Il lui arrive cette fois de confondre problème et solution.Ainsi écrit-il qu'« avant toutes choses, il faut tout mettre en oeuvre pour assurer une circulation i rapide de nos livres vers les marches étrangers en créant des lieux de dépôts efficaces et rapides ».Bien sûr.Ce qui ne l'empêche pas d'affirmer, dans le même paragraphe, que le Québec « fait partie de cette centaine de pays qui ne pourra jamais imposer sa littérature à travers le monde ».Un dossier trop court, ou trop long, que Lettres québécoises pourrait reprendre en y mettant l'humeur qu'il faut,, mais plus de rigueur.On lira avec plus d'intérêt dans ce beau magazine l'autoportrait de Louis la Rage Hamclin et la critique de son livre par |ac-ques Pelletier, ainsi que les autres articles, dont celui d'Adrien Thério, consacrés aux divers genres littéraires.Bientôt en librairie Les éditions du Remue-ménage publieront cette année encore leur Agenda des femmes.11 aura pour thème le droit des femmes de choisir où non la maternité.Au programme d'édition de cet automne figure aussi une anthologie de textes sur la re* connaissance et l'exercice des droits des femmes au Québec depuis le début de la colonie.Pionnières québécoises a été préparé par Simonne Monet-Chartrand.La maison d'édition féministe propose enfin la traduction d'un texte sur l'inceste de la Canadienne anglaise Elly Da-nica, une recherche de l'avocate Andrée Côté sur l'homicide conjugal et son traitement judiciaire et, enfin, une Antholo- Z gie de la poésie des femmes au Québec, préparée par Nicole Brossard et Lisette Girouard.Bruce Trigger, un anthropologue de l'université McGill qui, selon les éditions Libre Expression, est « mondialement reconnu comme le plus grand spécialiste des peuples amérindiens », publiera chez cet éditeur les Enfants d'Aa-, taentsic, essai de mille pages consacré à la civilisation des Murons.La maison de la rue Saint-Hubert publiera aussi, parmi la trentaine de titres de l'automne, des roman du nouveau duo Michèle Bazin et leanne La Roque, de François Barcelo et de Pierre Turgeon ; le deuxième tome du journal de Solange Chaput-Rolland ; des photos de Mia et Klaus; une biographie de Simenon et le treizième tome de ses oeuvres.Aux éditions d'Acadic, dont le siege social est à Moncton, la saison d'automne sera surtout consacrée aux ouvrages pédagogiques et à la poésie.En septembre paraitront les poèmes d'Huguette Bourgois.lauréate du prix France-Acadic 1988.et d'un nouvel auteur, Serge Patrice Thibodeau; en octobre, en français et en anglais, une anthologie de la poésie acadienne récente; en novembre enfin, des nouvelles de Louis Haché.Les éditions La Lignée, de Bel oeil, publient 20 grands auteurs pour découvrir la nouvelle, recueil préparé par Vital Gadbois.Michel Paquin et Roger Reny et destiné principalement aux écoliers et aux étudiants.Le livre propose une définition de la nouvelle et retrace les étapes de son évolution.Les Québécois GabrieDe Roy.Gilles Archambault, Gaétan Brulotte et Esther Rochon sont parmi les auteurs choisis.Un ouvrage « versatile », écrit-on dans le feuillet publicitaire ; on aura tout vu.Plus qu'un bon polar, un grand roman GILBERT GRAND ¦ Ce jour-là, la chance sourit enfin à Billy Bathgate: le terrible gangster Dutch Schultz remarqua ce gamin déluré qui jonglait dans la rue et lui donna un billet de dix dollars.Assez pour faire oublier la misère de ce coin sordide du Bronx et la grande Dépression qui n'en finit pas.Le gang l'ayant adopte comme mascote, Billy fait dès lors, sous l'aile de son dangereux mais fascinant protecteur, l'apprentissage accéléré de la vie et de la mort, de la réussite insolente et de la violence brute, de la ruse, de la trahison mais aussi de l'amour, dans l'ambiance corrompue d'un empire du crime sur le point de s'écrouler.Vous vous dites déjà avec une moue désabusée: «Encore un roman de gangsters.Avec Le Parrain, on a déjà donne et plutôt deux fois qu'une».Attention, vous allez passer à côté d'un des grands romans américains de la décennie.Car ce n'est pas Mario Puzo qui tire les ficelles de cet étonnant Billy Bathgate, mais biert E.L.Doctorow.ROMAN IWMU.W.M.W POLICIER Depuis une vingtaine d'années, cet écrivain s'est imposé comme l'un des représentants les plus originaux \u2014 et néanmoins populaires \u2014 de la scene littéraire anglo-saxonne avec entre autres des titres phares comme Le livre de Daniel, Ragtime ou Le plongeon /umnie(Loon Lake).À la fois «engagés» sur le plan social et expérimentaux sur le plan stylistique, ces romans séduisent autant par la richesse d'une narration polyphonique que par l'impertinence du propos: à savoir montrer le fosse existant dans la société américaine entre ses idéaux, sa mythologie, et la realite.Pour cela, Doctorow utilise a tour de rôle, en les détournant avec maestria, les conventions de genres populaires comme le western, la SI .le roman historique ou potfcicr.Non pas recreation fi- dèle d'un événement historique mais bien révision imaginaire d'une époque historique, chaque roman traite ainsi avec beaucoup de liberté du passe américain: conquête de l'Ouest ( Welcome to Hard Times), expansion économique au tournant du siècle ( Ragtime), affaire Rosenberg ( Livre de Daniel) et surtout la Dépression des années trente ( Plongeon Lumme, L'Exposition universelle ci billy Bathgate).Celte période ou le mythe américain du succès a vole en eclats pour des millions de chômeurs, correspond a l'enfance de Doctorow, né en 1931 dans le Bronx, on l'aura devine.Voila sans doute pourquoi il en parle avec tant de justesse, d'émotion contenue dans L'Exposition universelle, le plus autobiographique de ces romans.Le même bonheur d'écriture habite aussi ia confession, écrite a la premiere personne, de Billy Bathgate mais avec en prime, celte fois, l'urgence de vivre, la seve d'une jeunesse prèle a tout bousculer.De l'obscurité des iripots.dci bars mal laines et des ri\\es glacées (leVl.asl River, a la lumière enivrante de la campagne ou Dutch et son gang tente de se refaire une vertu, Doctorow tisse l'intrigue autour de trois temps forts: l'élimination par Dutch de son adjoint Bo, jeté à l'eau, les pieds coules dans le ciment (quelle scene hallucinante!): ht découverte par Billy de l'amour dans les bras de Drew, la maitres-se de Dutch; l'assassinat de Dutch dans des WC par un rival mafioso.\u2022 ; , Et l'on comprend alors que la chute du flamboyant truand- a coïncide avec l'ascension de son jeune et ambitieux protégé.Ce dernier a-t-il réussi dans l'industrie du crime ou ailleurs, on ne le sait; le narrateur ne veut pas le dire parce qu'il jouit maintenant, dit-il, «d'une certaine notoriété».Dernière pique à un Rêve américain deja bien amoché.La critique américaine et le public, pour une rare fois unanimes, se sont enthousiasmés pour Billy Bathgate, Sans les hesitations de Dustin Hoffman, le tournage de l'adaptation cinématographique se serait déroule a Montreal même.BILLY BATHGATE, p.ir t L DoctûfOW.575 pa-OCi.Julliaro.1990 » 0071 C6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 SEPTEMBRE 1990 Galeries d'arts ¦ & \u2022 Johanne Chagnon dans sa Maison aux fenêtres rouges.EXPOSITIONS ¦ MBLtau.¦..¦,.I** PHOTO R0GF°T NADON U Presse Johanne Chagnon, créatrice d'ambiance RAYMOND BERNATCHEZ IB «Au lieu de rester les bras croisés en face d'un monde qui continue à se démolir, faire une tentative avant de crier, déroutée: prendre les matériaux disponibles, se servir d'un marteau et de clous, échafuudcr une construction, y faire entrer des gens, des lnstoires.Ainsi a été bâtie, dans un écrin de noirceur, La Maison iv\\ fenêtres rouges.Cette maison s'efforce d'être résistante mais les événements d'aujourd'hui soufflent fort.Car sa charpente est dérisoire en comparaison de mille milliards de dollars d'armemeni ou de jugements de la Cour supreme.\"Mais avec quoi batir?Toujours L'ambiguïté.» *Ce texte a été écrit par lohannc Chignon.Il coiffe en quelque sorte sa maison sans toit, édifiée dans son atelier au 4e étage du 2019 Moreau.à l'intersection d'Ontario, dans le quartier een-irersùd de Montreal.-Les murs et le plafond de l'atelier ont été peints en noir.La Maison aux fenêtres rouges occupe le centre de la pièce.Une mai- çjn informe, molle, avec des planches, des fenêtres, une porte en.latex, le tout relie avec de la broche.Comme une maison hantée en forme de labyrinthe, éclairée ici et la avec des ampoules incandescentes qui pendent du plafond.A l'extérieur de la maison, trois grandes fenêtres de l'atelier sont recouvertes de photos couleurs, fragments de façades de maisons du centre-ville ayant subi les épreuve du temps, de la speculation et de la «restauration sauvage».Apres avoir abritées des generation- de familles nombreuses, elles ont été «mélaminées» en gris yuppi.Le propos de lohanne Chagnon est limpide.Elle a conçu cette installation pour dénoncer la transformation brutale des quartiers du bas de la ville de Montréal.Dans une affiche couleur, illustrée de photos montages, l'artiste nous indique le parcours que noue devons suivre le long de la rue Ontario pour se rendre à son atelier en partant d'un point localise plus a l'Ouest, à l'intersection de la rue Saint-Hubert.Photos d'étapes et constat des dégâts écrit en blanc sur noir.«Cet itinéraire traverse ainsi une partie de l'histoire à ciel ou- 318.BUE STE-CATHfp'Nf OUI \" METRO PLACE DES ARTS BH16TS EN VENTE AU SPECTRUM l.t situation?Le musée vous propose un survol rir ces questions.Date: du 15 août 90 au 30 mars 91 Heures: mer., jeu., ven.de 9 à 16 h: dim.de 10a 17h.320, chemin de la Côte-Ste- Catherine, Outremont Tel.: 277-9864 LES CONCERTS AIR CANADA m- Place des Arts A B O N N E M E i v (l t $31 mm in Soirée Rossini Fantaisies et caprices* Charles Dutoit; cher - Richard Hocnich, cher X'cilia Bartoli, rncz/.o-soprunu Jamie Parker, piano '124*' i$ septembre .?-4 décembre Rapsodies et .danses Soirée viennoise .Cari St-Clair, chef Alexander Sander, chef T/.imori Barto, piano Kathleen Brett, soprano Michael Laucke, guitare Benoit Boulet, ténor * & 5-6 mars 22-23 avril N T\u2014- : i ¦ Opéra français et italien Anton (fundagno, chef Diana Sou'cro, soprano (tiiio Oiiilko.baryton 29 \u2022 M) janvier ¦ \u2022 Soirée russe^ Charles Duloit, chef \u2022 Ju i Ice Sun.piano James Thompson, trompette 2H \u2022 29 mai A PARTIR DE 48 $.84Z-995 1 DU DE S S.IN DE L'ESTAMPE ET DU PAP IE R DU QUÉBEC 9 9 > t.7* I V \\.M tO U.É BEC) G 8 B 5 W 1 (418) 662-2731 \u2022 » ¦ 4 ALCAN \"H Lan artistes prof ess lo n n o I- In-s quôbéco! s-sos oeuvran t dans los disciplinas du dossin.dn l'oatampo et du papier du Québec (comme matériau) sont invitées à faire parvenir^ leur dossier de mise on candidature antre le 3 septembre et le 12 octobre 1990, pour la deuxième édition de la Biennale du dtfssin, de l'estampe ot du papier, qui aura lieu à Aima, durant la saison estivale 1991.Quatre bourses totalisant 14 000$ seront décernées.Dov, prix d'acquisition pourront s'ajouter è cos boursos.F o r m u i i) ire d'inscription disponible sur demande.Lundi l ins, : Bartok Quatuor .i cordes no 2 en .» mineur, op M s.ipbi»- Rcnshau, I lesinond I\\:-, v*::.*,\t\u2022 37\t3\t4\tLES B.B.82 II9J-cbs\t6\t4\t4\tPOISON\t¦ \u2022 11\t5\t\tPATRICIA KAAS\t3e\t5\t5\tPHIL COLLINS 3d$erovii| Antt-AEA\t- 26\t4\t6\tLAURENCEJALBERT Laurence Jaibefi AuAoyiwSeiefl\t22\t6\t6\tDEPECHE MODE v-ewy Sve*W£l\t\u2014 17\t6\t7\tDANIEL LAVOIE long rcyw Trahc-MC»\t22\t7\t7\tSINEAD O'CONNOR 1 Do Net Writ WW cvjuci uct\t\u2022 12\t7\t8\tMARTINE ST-CLAIR Canfin PGC-Sdect\t20\t9\t8\tCELINE DION inw CBS-CSS\t 2\t20\t9\tJEAN LELOUP iJRWCStijnspfM :e?c\t4\t11\t9\tMARIAH CAREY 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