La presse, 26 août 1990, B. Sciences et techniques
[" ciences et techniques ù / .\u2022 « - I ».\u2014 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 AOÛT 1990 La pollution électromagnétique, insaisissable mais dangereuse La bande magnétique des cartes de crédit s'efface, les ordinateurs sont soudain atteints d'Alzheimer, les freins automobiles ne répondent.plus: coupable, la pollution électromagnétique! Inodore, incolore et invisible, elle n'épargne pas l'homme qui, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), «n'a aucune possibilité de s'adapter au niveau des fréquences radioélectriques et des hyperfréquences qu'on observe dans le milieu ambiant».} MONIQUE DESLAURIERS collaboration spéciale epuis la dernière guerre, l'industrie, la médecine, l'arsenal militaire, la radiodiffusion et la télécommunication utilisent de plus en plus les radiations radiofréquences, micro-ondes (RF/MO).À un point tel qu'en 1981, l'OMS affirmait que le rayonnement artificiel avait augmenté de un milliard de fois par rapport au rayonnement naturel de la terre.Les experts de l'OMS tiraient alors la sonnette d'alarme.Us soulignaient que toute la planète risquait d'en souffrir: «Les ondes électromagnétiques émises dans un pays donné peuvent se propager dans le monde entier, comme l'indique un rapport des États-Unis (Office of Telecommunication Policy, 1974): si l'on n'adopte pas très rapidement des programmes de surveillance et des méthodes de lutte convenables, l'humanité risque d'entrer sous peu dans une ère de pollution énergétique comparable à l'ère de pollution chimique que nous connaissons aujourd'hui.» En 1985, l'OMS revenait à la charge: «Dans le but de préserver la santé publique, il y aurait lieu de s'efforcer de limiter au strict minimum l'impact des sources nouvelles sur l'homme et son environnement.» Sans suite Fait-on la sourde oreille à ces avertissements?Au lieu de restreindre les nouvelles émissions RF/MO, c'est le contraire qui se produit.La vente de fours micro-ondes à monsieur et madame ; tout-le-monde ainsi que la dîffu-\u2022 sion de la téléphonie mobile sti- mulent plutôt la consommation à grande échelle.À la pollution terrestre, il faut aussi ajouter la pollution sur orbite qui nous vient des satellites.À cause de son caractère commercial, la télévision y joue un rôle de premier plan.Si l'on se reporte quelques années en arrière, l'homme se contente de quelques canaux de télévision que transmettent sur de courtes distances des émetteurs au sol.Des satellites, depuis, permettent de couvrir de plus vastes portions de territoire et d'augmenter du même fait la quantité des vendeurs d'image.Le fait est que les satellites géo-stationnaires ont recours à une puissance de diffusion de milliers de fois supérieure à la force conventionnelle des émetteurs au sol.L'emploi de cette bande de fréquence est établi, entre autres, en fonction de l'utilisation à la réception d'antennes paraboliques de petit diamètre accessibles au porte-feuillé «grand public».C'est si vrai qu'on en remarque déjà la prolifération à la va-comme-je-te-pousse et le phénomène, souligne une étude commandée par le ministère des Communications du Canada, «est susceptible de croître à un rythme effarant».La téléphagie et- la manie du zapping vont devoir se payer en bout de ligne.Le petit écran est en effet une source complexe de pollution.«Contrairement à la radio, où les émetteurs sont les seuls éléments nocifs (les récepteurs ne polluant pratiquement pas), la télévision est doublement nuisible puisqu'elle pollue à la réception tout comme à l'émission », soutient en France l'Association pour l'utilisation rationnelle des ondes radioélectriques (AURORE).La commercialisation des ondes débute à peine.D'ici 1990, l'Europe promet 120 satellites géostationnaires, pour, semble-t-il, un nombre d'émetteurs variant entre 600 et 1500! Télésat Canada lance aussi cette année ses deux satellites AN1CK 2 et en promet un troisième, avec ses 250 canaux, d'ici la fin de la décennie.Est-il nécessaire d'ajouter que la boulimie américaine de ne sera pas en reste des autres pays?En 1975, une étude statistique montrait qu'une centaine d'émetteurs terrestres américains à destination de satellites engendraient des champs de 10 mW/cm2 (limite maximale selon l'OTAN et mille fois la limite maximale soviétique), à une distance de dix kilomètres! Overdose hertsien La valeur cumulée de toutes les sources de nuisance électro-magnétique rejoint des points critiques dans les centres urbains.En Europe, Enrico Cipollone, ingénieur, décèle l'existence de phénomènes appelés « black out».Lorsque la pollution hertzienne dépasse les normes consenties, la charge fait «sauter les fusibles».L'énergie trop concentrée efface les dispositifs magnétiques qui mémorisent l'information.L'industrie automobile est dans l'embarras car les systèmes de freins ABS et les moteurs à contrôle électromagnétique font inopinément faux bond aux conduce ' teursde véhicules! «Aux États-Unis, un expert du Franklin research Center in Nor-rison PA aurait déclaré à la revue Nucriwaves News qu'un certain nombre d'accidents aériens «inexpliqués» pouvaient bien avoir été causés «par les système de radar Pave Paws», selon l'asso- L'auteure de ce reportage, Monique Deslauriers, s'amuse à escalader la clôture entourant la tour de Radio-Canada sur le mont Royal.Le ««DANGER» réel d'une tour comme celle-là ne réside pas exclusivement dans la «HAUTE TENSION» affichée.C'est toute la question de la pollution électromagnétique charriée par les ondes PHOTO REMI IF.MÊE.Li Presse qui est en cause.ciation française AURORE.Chez nous, les interférences hertziennes jouent aussi de mauvais tours: les portes de garage s'ouvrent seules, dévoile l'ingénieur G.Costash du Département de génie de l'Université d'Ottawa.Les inconvénients des RF/MO sur les produits de consommation vont peut-être amener l'industrie à freiner l'émission des sources polluantes en blindant ses dispositifs ou en utilisant la télédistribution par fibre optique (non polluante).Les effets biologiques Avant tout, la présence des micro-ondes dans notre environnement pose le problème de la protection de l'individu.Quel est le seuil d'absoption limite pour le corps?À quel niveau devient-il dangereux d'exposer les humains aux radiofréquences?Les intérêts économiques et militaires ont malheureusement politisé le débat autour de cette question.Une vive controverse a aussi opposé et séparé encore l'Est à l'Ouest à ce sujet.Très tôt, vers 1959, les Soviétiques ont découvert que des rayons de faible intensité affectaient l'organisme.Les ondes, selon les chercheurs, agissaient sur le système nerveux; les glandes endocrines, la barrière hématoencéphalique et le rythme cardiaque et ceci à des niveaux même «athermiques».Les autorités ont décidé en conséquence d'établir des normes très basses, en deçà de toute observation faite sur des personnes professionnellement exposées ou sur des animaux.Leur extrême prudence visait a garder une marge de manoeuvre sécuritaire, au cas où des découvertes ultérieures auraient aggravé le résultat de leurs premières investigations.D'une pierre deux coups, les scientifiques de l'Est mettaient à l'abri les groupes sensibles de la population qu'il est impossible de filtrer.Ce sont: les porteurs de stimulateurs cardiaques, les femmes enceintes et les malades sous médication.Pour ces personnes, une protection supplémentaire s'avère indispensable, afin d'éviter les risques d'effets cumulatifs et les dommages génétiques.Les chercheurs russes, tchèques, polonais et allemands se sont donc penchés sur des microondes à des niveaux qui amènent peu de chaleur dans le corps et néanmoins occasionnent des symptômes de maladie.À l'Ouest, à l'inverse, on va examiner des rayonnements situés en haut de l'échelle de l'énergie.Ceci provoque des divergences profondes, comme l'explique le Conseil national de recherches du Canada: l'écart des positions provient «d'une philosophie globale différente en ce qui concerne les effets étudiés.Dans les pays de l'Est, on obtient le niveau d'exposition admissible en appliquant un facteur de sécurité à un niveau où aucun effet n'est observable; en Occident, on suppose que le seul danger provient des effets thermiques, c'est-à-dire de la chaleur qui est ensuite dissipée par les processus thermorégulatcurs de l'organisme.«La limite d'exposition aux micro-ondes est dès lors fondée sur des normes mille fois moins astreignantes (lOmW/crn2).Au Canada, les canons sont dix fois plus sévères ( ImW/cm2).l'as assez cependant, car c'est à ce niveau que des études soviétiques notent l'apparition du syndrome asléno-végétatif (maux de tête, insomnies, nausées, fatigue, troubles de mémoire et difficultés de concentration).Enfin, la polémique s'est accentuée du fait que l'expérimentation accomplie sur des organismes simples et sur des animaux montre des résultats qu'il est difficile d'extrapoler à l'homme.In vitro (et ce n'est quand même pas rassurant), on a tout de même constaté des altérations au niveau des mitochondries, des neurones, du système immunitaire, de la croissance cellulaire et du sérum sanguin.Finalement, une hypothèse qui pourrait modifier la perception de la médecine est en train de se faire jour aux États-Unis.Un SUITE A LA PAGE B4 A TIRE-D'AILE.i ¦ ¦ ¦ À propos de tourtes et de tourtières OIS E.MME PIERRE GINGRAS 7.1 OU JÊ à: 1 ¦ I IflDNMH Si 11 : ! : \\ :\u2022 ; ; ; i; * Quand un éditeur pu-one un ouvrage didactique, on s'attend à la plus grande rigueur scientifique des auteurs.Dans le cas du livre Les Oiseaux de chez nous qui vient de paraître aux éditions Héritage, un communiqué de presse précise même que «loin d'être un ouvrage technique rebutant, ce beau livre est une vulgarisation intelligente où les données scientifiques sont mises à la portée de tous».Dans le texte, les mots vulgarisation scientifique sont en caractères gras.Si le volume de 224 pages est illustré de 132 photos couleurs, la plupart excellentes (34,95$), côté rigueur scientifique, ça ne va pas.- Les deux premières pages m'auront suffi.Deux pages d'introduction au style larmoyant où l'auteur Angèle Delaunois nous fait un bref historique de la disparition de tourte sur le continent.Deux pages où le préjugé et le oui-dire dominent.Présentée sous le titre Sommes-nous les amis des oiseaux ?, ces premières lignes démontrent clairement aue les recherches effectuées par l'auteure sont superficielles.En réalité, si elle avait vraiment consulté à fond la brève bibliographie présentée à la fin du volume, des erreurs criantes auraient pu être évitées.Déjà les deux premières lignes du volume étonnent.«11 était une fois un oiseau qui s'appelait la tourte.Elle ressemblait à un gros pigeon, avec une longue queue pointue.» La référence à un «gros pigeon » surprend puisque de toute évidence, cet oiseau ressemblait presque à s'y méprendre à la tourterelle triste.L'auteur John K.Terres, dans The Audubon Society Encyclopedia of North American Bird, affirme que les deux oiseaux étaient semblables mais que la tourte était plus grosse et plus colorée (du moins les mâle en plumage nuptial) que la tourterelle.Arthur Cleveland Bent dans son Life Histories of North American Gallinaceous Bird insiste sur leur ressemblance, même si la différence de grosseur entre les deux oiseaux permettait d'éviter toute confusion, dit-il.11 signale notamment qu'au début du siècle, lorsque l'on cherchait désespérément à trouver encore quelques tourtes dans la nature (on avait même offert une récompense de 1000$ à celui qui trouverait une tourte sauvage), tous les oiseaux signalés étaient des tourterelles tristes.La récompense ne fut 6 ailleurs jamais réclamée.À la cinquième ligne du volume on lit aussi: «On la rencontrait partout, aussi loin au nord que dans l'île d'Anticosti et jusque dans le sud des États-Unis.» Voilà deux erreurs impardonnables quand on sait que la distribution géographique est un point essentiel de l'écologie de chaque espèce d'oiseau.Les deux auteurs cités ainsi que le livre Les Oiseaux du Canada de W.Earl Godfrey (lui aussi cité par l'auteur) nous indiquent clairement que la tourte était un oiseau que l'on rencontrait à l'est des Rocheuses seulement, jusqu'au Mexique, au sud, et jusqu'à Fort George, au Québec (beaucoup plus au nord que l'île d'Anticosti).Bent nous parle même d'une tourte qui a atterri sur un bateau qui navigait dans les eaux entourant la Terre de Baffin.L'auteur précise ensuite que le dernier oiseau de cette famille est mort dans une cage en 1914 au zoo de Cincinnati.II aurait peut-être fallu écrire que l'espèce (à l'état sauvage) était virtuellement disparue depuis une quinzaine d'années déjà et que la célèbre tourte Martha était le dernier survivant d'une dizaine d'oiseaux élevés en captivité depuis 1903.L'origine de la tourtière Toujours dans son introduction, l'auteur nous explique les raisons qui ont amené la disparition de l'espèce et raconte que cet oiseau servait notamment à faire de «délicieuses» tourtières.«À l'origine, la viande dont on garnissait ce mets était composée de chair de tourte.C'est pour cette raison qu'on lui a donné ce nom», lit-on.S'il est vrai que bon nombre de Québécois croient toujours que l'origine du mot tourtière vient de tourte, là encore, rien n'est plus faux.D'abord, l'auteur aurait dû consulter un simple dictionnaire à ce sujet.Le petit Robert (comme d'autres ouvrages de référence) nous indique que la tourtière était un mot utilisé en France, dans le Nivernais, pour désigner un ustensile de cuisine dans le- quel «on faisait cuire la tourte».Quant au mot tourte, il était utilisé au début des années 1600 et désignait une patisserie fourrée de viande ou de poisson et que l'on servait chaude.Pour sa part l'historien Raoul Lapointe ( Des mots pittoresques et savoureux ; Dictionnaire du parler populaire du Saguenay-Lac Saint-Jean, 1988), signale qu'autrefois, «on appelait tourtière un vaisseau de cuivre rond etplat dont les pâtissiers se servaient pour faire cuire des tourtes, c'est-à-dire des pièces de pâtisserie contenant des pigeonneaux».11 mentionne en outre que dès 1771, le mot tourtre (sic) est considéré comme un vieux mot qui signifiait tourterelle.L'auteur soutient par ailleurs, que dans cette région, le mot tourtière viendrait de tourte ou tourtre, «une perdrix blanche de petite taille qui abondait au Sa-guenay-Lac Saint-Jean.Raoul Lapointe fait probalement allusion ici aux lagopèdes des saules qui sont parfois très nombreux au nord du lac Saint-Jean durant l'hiver.\u2022 Quoi qu'il en soit, il n'y a aucun rapport entre nos tourtes et le mot tourtière.Voilà donc des erreurs et des imprécisions inadmissibles dans un volume qui se veut un ouvrage de référence destiné particulièrement aux jeunes.le dois dire que je n'ai pas osé lire le reste du document.La maison d'édition mentionne que l'auteure travaille actuellement à deux autres volumes qui seront, eux, consacrés aux mammifères terrestres et aux mammifères marins.Espérons cette fois, que le travail sera plus sérieux.J'ai fait de la prison Au Palais de la Civilisation de l'île Notre-Dame jusqu'au 21 octobre.'\u2022v/vxxrXMMo Une création V - * $\u20222 .V ' \u2022 ' LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 AOÛT 1990 La Presse Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Jw Claude Mtsson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef ¦ » i i i i i.».i », i' r i i Le PQ et l'accession démocratique à la souveraineté Même si les électeurs de Sainte-Marie viennent d'élire un député souverainiste à Ottawa, il ne faudrait tout de même pas croire que l'Indépendance du Québec est chose faite.Ni môme que la Commission parlementaire à deux tètes qui doit commencer ses travaux au lendemain de la Fête ,du travail en réclamera la proclamation.Mais comme le Parti québécois prétendait vendredi, à la suite d'un sondage interne, que si des élections s'étaient tenues II y a quel* ques jours, il l'aurait emporté \u2014 hypothèse plausible \u2014 l'électorat est en droit de se de* mander ce qu'il aurait fait une fois élu.C'est pourquoi il y a lieu de s'inquiéter que les jeunes péquistes profitent de leur congrès de fin de semaine pour promouvoir l'idée qu'un éventuel gouvernement du Part! québécois proclame la souveraineté du Québec dès le lendemain de son élection, sans référendum ou autre forme de consultation, Bien sur, si le PQ l'emportait avec plus de 60 p.cent des voix, comme ce fut le cas pour Cilles Duceppe dans Sainte-Marie, cela ne présenterait pas de problème.Car nul ne peut ignorer, maintenant, qu'un vote pour le PQ constitue un vote pour l'idée souverainiste.¦0?Mais justement, même en prêtant une fol aveugle au sondage interne du PQ, celui-ci, selon le spécialiste Michel Lepage, n'aurait receuilll que 49 p.cent, dans un scrutin à un tour.Proclamer la souveraineté dans de telles conditions constitue un accroc à la démocratie auquel ni René Lévesque de son vivant, ni Jacques Pariieau depuis son arrivée à la tête du PQ, n'ont voulu se prêter.Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que certains tentent d'amener le chef péqulste sur ce terrain glissant.En novembre 1988, M.Parizeau et son lieutenant Guy Chevrette avaient dû intervenir personnellement sur le plancher, lors du congrès extraordinaire du Parti québécois, pour faire mordre la poussière aux souverainistes radicaux.Il fut alors décidé qu'un gouvernement péqulste ne pourra pas se contenter d'une majorité de sièges pour déclarer (Indépendance.Il devra obtenir l'appui de la majorité des électeurs* Bien sûr, dès qu'il serait élu, un gouvernement du Parti québécois aurait la responsabilité «d'enclencher le processus devant mener à la souveraineté t, ce qui est normal, compte tenu de son orientation claire.Mais ce processus ne passe pas par la proclamation unilatérale de l'indépendance.Il empruntera plutôt la voie de la négociation avec le gouvernement fédéral.Au terme de ce proces- sus, la constitution de l'État du Québec, qui incluera une déclaration de souveraineté et constituera l'acte de naissance d'un Québec souverain, devra être adoptée par la majorité de la population.En juin 1989, à la veille des dernières élections générales, le PQ revenait à la charge et annonçait que c'est toujours selon le mode de l'étapisme, mais de façon « beaucoup plus simple, claire et ordonnée» qu'à l'époque de Claude Morin, qu'il s'engageait à réaliser la souveraineté du Québec, une fois élu.Jacques Parizeau avait déclaré alors qu'une série de référendums mèneraient au but ultime: la souveraineté.Ces consultations populaires porteraient sur différents éléments du programme du PQ, dont le gouvernement du Québec négocierait ensuite le retrait du champ de compétence fédéral.Qui'il y ait un seul ou plusieurs référendums, une chose est claire: Jacques Parizeau a promis de ne rien brusquer.Même si l'histoire s'accélère et que le contexte semble plus favorable que jamais à l'idéal souverainiste, il aurait intérêt à le répéter et à contenir son aile radicale.Laquelle, même si elle parle toujours de René Lévesque avec vénération, oublie de dire qu'à compter de la fin de 1984, elle l'avait laissé tomber avec fracas, allant jusqu'à quitter temporairement son parti.Pierre vennat La boîte aux lettres mm Sans violence et sans regret L'auteur est psychologue MARIO POIRIER mm iolence familiale, violence X£j urbaine, violence raciale, violence des jeunes.Le problème est complexe et il n'y a pas de solution magique.Mais qu'on tire le diable par la queue, par l'oreille ou par la corne, ne faut-il pas tenter, modestement mais fermement, de faire quelque chose?Dans notre société télématique contemporaine, la télévision est omniprésente dans les familles, dans les loisirs, dans le discours, les goûts et les comportements dçs jeunes.Contribue-t-elle à la croissance de la violence sociale?Malgré la dénatalité, la vente de jouets de guerre liés aux émissions de télévision pour enfants a connu une augmentation de 700 p.cent, par rapport aux autres types de jouets, de I980 à 1987.Le nombre d'actes d'agressions dans les émissions télévisées américaines pour enfants est en croissance exponentielle (en moyenne 41 actes violents par heure actuellement contre 27 en 1985).Devant ce phénomène, une coalition d'intervenants désirant oeuvrer à l'émergence .d'une télévsion plus pacifique ont remis au ministre Marcel Masse, le 28 mai dernier, une pétition de 157 000 noms demandant au gouvernement canadien d'imposer une réglementation limitant les émissions de violence et de guerre pour les enfants.Dans le cadre glacial, et pour cause, de l'École polytechnique, ces intervenants ont réclamé des mesures concrètes pour endiguer ce fléau.L'Association des artistes pour la paix (représentée par Automne Maillet), l'Association nationale des téléspectateurs, les syndicats, l'organisme Pacijou, l'Association des pédiatres et la Corporation des psychologues, notamment, ont contribué à cette vaste coalition.La particularité de l'apport de la Corporation des psychologues a été de résumer les résultats de diverses recherches portant sur le contenu et les effets psychologiques des émissions violentes, en se fondant principalement sur l'excellente et très récente revue de littérature faite par Georges Gerber pour TUNESCO ( 1989).Les nombreuses études effectuées depuis vingt ans présentent bien sûr des discordances, plusieurs facteurs pouvant induire l'intériorisation de comportements agressifs chez les enfants.Les recherches récentes démontrent cependant de plus en plus nettement que la surconsommation de violence télévisuelle contribue à la genèse d'attitudes reliées à la violence.Cette progression des résultats ne reflète au fond que l'évolution de la situation: les émissions violentes sont en croissance, les moyens sont de plus en plus puissants (cf.effets spéciaux), les situations et les personnages de plus en plus primaires, le marketing de ces émissions et des jouets qui y sont associés de plus en plus agressif.L'espace disponible forçant la synthèse, voici un bref amalgame de quelques résultats obtenus dans les années 80 (voir Gerbner, 1989): a) le nombre d'épisodes violents par émission augmente sans cesse, particulièrement dans les émissions pour enfants du samedi matin; b) plus les enfants sont en contact avec la violence télévisée et plus, d'une part, elle leur paraît acceptable et, d'autre part, ils en retirent du plaisir; c) la violence télévisée déforme systématiquement la réalité, une exemple étant que 58 p.cent des meurtres perpétrés dans des émissions le sont par des inconnus des victimes, alors que le pourcentage dans la réalité est de 16 p.cent; d) cette déformation devient information, l'idée que se font les citoyens de la criminalité re-posant principalement sur l'image qu'en donnent les media; Quand le couple éclate ¦ Je lis dans La Presse qu'un drame familial a fait deux morts.On lit ça et on se dit: «C'était un fou».Et on continuée lire sa Presse.Pourtant, un paragraphe mérite d'être cité: «Depuis deux ans et demi, au Québec, il s'agit de la neuvième tragédie au cours de laquelle un père de famille en proie à des problèmes matrimoniaux abat ses enfants.Dans tous les cas, sauf un, l'homme s'est ensuite enlevé la vie.Au total, trois femmes et 19 enfants sont morts au cours de ces drames familiaux.L'âge moyen des enfants était de seulement six ans.» ( La Presse de mardi rapportait que 26 enfants sont morts depuis janvier 1988 à la suite de drames familiaux.) « Ça m'écoeure.Pendant treize ans j'ai été consultant matrimonial dans un organisme pa-ragouvernemental et j'ai vu quotidiennement la détresse qui mène parfois jusqu'au meurtre et au suicide.Trois femmes, dix-neuf enfants et huit hommes sont morts à cause de problèmes matrimoniaux.Et ce n'est que la pointe de l'iceberg.Des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants ne vivent plus après la rupture conjugale, ils existent.Abandon scolaire, abus de mé-dicaments, alcool, drogues, perte d'emploi, etc., sont quelques symptômes qu'il s'est passé quelque chose de grave.Quand on est abandonné par son conjoint, la confiance disparait.Apparaissent l'angoisse, la méfiance, le doute, la confusion.L'espoir disparaît et apparaissent le désespoir et la détresse.L'amour disparaît et apparaissent l'abandon, le rejet, l'isolement et la haine.À ces sentiments morbides, s'ajoutent la culpabilité, la honte et le dégoût.Pas surprenant qu'on se tire et qu'on emmène ses enfants qu'on aime avec soi.Bien sûr, le jugement est faussé, mais peut-on avoir les idées claires quand on a l'âme ensevelie sous un tas d'immondices?Il ne faut pas blâmer celles et ceux qui laissent couple et famille pour aller ailleurs.Nous sommes tous soumis à des pressions sociales intenses mais sournoises.Le message social presque subliminal est que couple et famille ne sont plus bien vus et que ce qui est bien accueilli, c'est l'individu qui fproduit et consomme.L'État et 'industrie, main dans la main, nous invitent à contribuer à la maximisation des profits.Si ton conjoint ou ta conjointe te laisse pour une compagne ou un compagnon de travail, c'est mieux comme ça.Le travail avant tout.Quant à tes petits émois spirituels, tu peux t'en occuper en achetant un système de son: la musique adoucit les moeurs.Change de bagnole, c'est bon cl la violence représentée n'est pas aveugle, les femmes et les gens de minorités ethniques étant plus souvent associés à de tel* actes; f) une bonne nouvelle, contrairement aux postulats publicitaires, il n'y aurait aucune corrélation significative entre les degrés de violence des émissions et les résultats obtenus à des échelles de popularité, les consommateurs recherchant l'intensité de l'action, que celle-ci s'exprime par la violence ou autrement.Ces résultats nous obligent à réfléchir à l'impact de ces émissions dans l'éducation et la socialisation des enfants.L'évolution des structures familiales et des obligations parentales contribuent à attribuer, en quelque sorte, un rôle grandissant de «parent» additionnel ou substitut au petit écran.L'évolution technologique accroît considérablement l'impact sensoriel (et émotionnel ) des émissions.La mondialisation de la culture favorise l'achat d'émissions américaines violentes pour enfants, choix rentable pour les diffuseurs puisque la production d'émissions locales de qualité (et le Québec en fait de superbes) coûte une fortune.La Corporation des psychologues a donc apporté son concours à cette coalition contre la violence.Quels résultats en attendre?Lors de le conférence de presse, |e ministre Masse s'est engagé à proposer au CRTC de mettre sur pied des audiences publiques à ce sujet.Dans un deuxième temps, la coalition et la direction des quatre grands télédiffuseurs québécois ont accepté publiquement de former un comité conjoint pour examiner la situation et proposer des correctifs.Nous avons l'espoir que tout ceci mène, un jour ou l'autre, soit à une meilleure réglementation, soit'à des mesures volontaires des télédiffuseurs (code d'éthique).En attendant, que les enfants fassent comme les adultes: qu'ils se ferment les yeux.pour le moral.Achète un manteau de fourrure, ça réchauffe et console.La nouvelle morale nous dicte de régler nos souffrances spirituelles par la consommation de biens matériels qui a remplacé la prière.Le hic^ c'est que ça ne marche pas toujours.Excusez mon sarcasme, je me défoule.Mais c'est vrai pareil.Quand un conjoint quitte l'autre, ce n'est pas le ou la quittéee) qui doit garder les enfants, c'est le ou la quittante e).En quittant on espère.En étant quitté(e) on désespère et on transmet son désespoir aux enfants ou on les protège contre la souffrance morale en leur donnant la mort.Ce n'est pas en achetant des bébelles qu'on va arranger les choses.Serge CHARPENTIER Saint-Léonard N.B.\u2022 ¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres Ïukfotft suite à des articles pu* lias dans ses pages cl sè réserve le droit de les abréger.L'autour doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son nu-méro de téléphone.Adresser toute correspondance!comme suit: La boite aux lettres, La presse, 7, rue Saint-facques, Montréal H2Y lK9%ÊM®m.Guv Cormier if- ¦H LA SEMAINE Du golf au Coiffe Wa-t-on enfin admettre que des Canadiens (de 500 à 700) sont les otages de l'Irakien Hussein?Il est vrai que les semaines, comme les jours, se suivent mais ne se ressemblent pas.Vendredi, le gouvernement d'Ottawa refusait toujours d'appeler «otages» ceux que le cynisme du dictateur Hussein appelle ses «invités».Le président Bush avait affiché la même réserve jusqu'à mardi dernier.Dans une assemblée d'anciens combattants, le président américain s'est enfin décidé à désigner comme otages les Américains piégés.On croyait pouvoir s'expliquer la réserve d'Ottawa par l'impossibilité de recenser les personnes restées en Irak et au Koweït.Mais des propos tenus par Mme Monique Landry, ministre des Relations extérieures, rendent peu plausible cette explication.Comme tant de chapitres de la politique étrangère du Canada, l'opération dans le Golfe manque de clarté.L'été aura été la saison du Golfe et du golf.Des mots qui portent malheur.Jtquelque chose malheur.Aquelque chose malheur est bon.Bon pour le Pentagone.Expliquons-nous.Nanti d'un budget de 280 milliards de dollars pour l'année en cours, le Pen* tagone n'en criait pas moins famine.Comment une institution militaire peut-elle éviter l'érosion lente, si les Russes deviennent aimables, si le Pacte de Varsovie est déchiré, s'il n'y a pas de guerre digne de ce nom?Saddam Hussein, en envahissant le Koweït, g apporté des réponses à ces angoissantes questions.(Angoissantes pour le militarisme).Enfin une eau* se qui vaut la peine qu'on la défende, enfin une guerre qui a un sens! Le plus haut motif de satisfaction PQUr le Pentagone est précisément que le motif dlntcrvention, non seulement de l'Amérique niais de nombreuses autres nations, apparaît absolument valable, Une aubaine! - Je suis le chef, donc Je suis avid Peterson, premier ministre de l'Ontario, qui va demander un renouvellement de son mandat aux élections législatives du 6 septembre.Est-il dépourvu de conviction»?N'esHI qu'un médiocre opportuniste?Libéral comme Robert Bourassw, auquel \\\\ se présente en ami, compréhensif face aux revendications du Québec pendant lea palabres du lac Meech et après, Peterson, en campagne électorale, change son fusil d'épaule et se met ft tirer sur le Québec.Calcul électoral?Bien sûr! te cause du Québec n'est pas populaire dans la province voisine et son premier ministre a pu s'en rendre compte.M.Peterson ajuste sa stratégie électorale.Non seulement en ce qui concerne le Québec, mais relativement à beaucoup d'autres dossiers.Faut-il condamner l'homme sans appel?La question est mal posée.C'est le système démocratique lui-même qui a des ratés.Très souvent la frontière entre démocratie et démagogie est invisible.Ces misères sont compensées par de grands avantages.Mais elles expliquent le mépris de plusieurs de nos contemporains pour une démocratie qui tourne à la médiocratie.EN DIAGONALE Tutu s'envole esmond Tutu, évêque anglican d'Afrique du Sud et prix Nobel de la Paix, a écourté son voyage au Canada.Venu pour dix jours, il est rentré d'urgence dans son pays.Dans la pensée, sem-ble-t-il, de ramener le calme dans une partie du territoire livrée aux pillages et aux massacrés.Près de Johannesburg, la capitale, des factions noires se font une guerre sans merci.Puisse le prélat réussir sa mission.Même écourté, son voyage a laissé des souvenirs.Tutu s'est laissé aller à des confidences.Par exemple, il voit des ressemblances entre la situation faite aux Indiens au Canada et les conditions qui prévalent chez les Noirs de son pays.II n'encourage pas la violence, mais estime que la violence donne des résultats.Tout cela tombait à point, au moment où nous traversons une saison particulièrement chaude! Le Canada, qui a mené la croisade qu'on sait contre l'apartheid en Afrique du Sud, serait-il lui-même coupable de discrimination vis-à-vis des Indiens?Un commentateur de la radio disait tout à l'heure que l'idée d'un parallèle entre le Canada et l'Afrique du Sud est outrageante.Il serait bien plus outré, s'il écoutait sa propre radio.En effet, des analystes, qui ne sont pas exactement des fous, disent avoir des raisons de penser que l'idée de l'apartheid a été empruntée au Canada par la minorité blanche de l'Afrique du Sud, les réserves indiennes du Canada ayant servi en quelque sorte de matrices à l'allocation de territoires aux Noirs.Chose certaine, le gouvernement Mulronèy mettra moins d'entrain à l'avenir à dénoncer lçs vices d'autrui.Les anciennes moeurs diplomatiques, qui interdisaient de s'ingérer dans les affaires des autres nations, avaient du bon.Molsonneuve buvalt-ll de la so?La Ville de Montréal va dépenser 450000$ pourTefaire une toilette au monument de la Place d'Armes, dédié à la mémoire de Paul Chp-medey de Maison neuve, à Closse, Lemoyne et leanne Menée.Sena leurs sacrifices et leur dé-vouement, Montréal n'aurait peut-être jamais vu le Jour.Il faut admettre que ledit monument, déjà irrévocablement écrasé par cette pierre tombale 3n'est le bâtiment géant de la Banque Nationale U Canada, g grandement besoin d'époussetage.Sur ee point le débat n'est pas possible.Point de ralliement des nombreu* touriste» qui visitent l'cgiibu Nutre-Dame, la Place d'Armes et son monument offrent un décor Idéal aux amateurs de souvenirs et de photographies.Il y g une Incongruité dans cette entreprise de Quel est le rapport entra Maisonnouvc et |ohn batt de London, Ontario ?Blngol Un lecteur m'écrit pour souligner l'incroyable «stupidité)» des gens qui vont encourager les Warriors par leur participation aux jeux de hasard d'Akwesasne.Ce lecteur a raison.L'un de nos plus grands savants\u201eque je ne m'estime pas autorisé à nommer, m'avait dit, à l'occasion de l'Exposition de Montréal de 1967: «Une partie de notre peuple n'a jamais évolué sous aucun régime.Indolents, paresseux et sans allure dans les campagnes, ils ont transplanté à la ville leur médiocrité.» y V LA PRESSE, MOr-TRÉAL, DIMANCHE 26 AOÛT 1990 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 26 AOÛT 1990 La personnalité de la semaine Le président du Conseil du patronat est le premier Québécois à recevoir un prix de la Société canadienne des directeurs d'associations ¦ - im CILLES ST-JEAN Ghislain Dufour, président du Conseil du patronat du Québec depuis quatre ans, vient de recevoir le prix Pinacle de la Société canadienne des directeurs d'associations.C'est le couronnement d'une carrière consacrée à faire connaître le point de vue des patrons dans les crises qui secouent régulièrement la société.M.Dufour est le premier Québécois à recevoir cet honneur, et c'est pourquoi La Presse l'a choisi Personnalité de la semaine.M.Dufour, âgé de 55 ans, a été le premier permanent du Conseil du patronal dès sa fondation en 1969, quand il a été engagé comme directeur général du «syndicat des patrons».«Peut-être que si j'étais venu du domaine de l'économie ou des HÉC, le conseil aurait pris une autre allure.Toujours est-il que j'avais une facilité d'expression et que je venais des relations industrielles.Cela a donné tout de suite le ton au conseil», signalait M.Dufour, en juin 1986, au cours d'une interview accordée à La Presse, à l'occasion de sa première sélection comme Personnalité de la semaine.Le président du CPQ est diplômé èn relations industrielles de l'Université de Montréal.Il a occupé son premier emploi comme directeur du personnel à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont.Intervention dans les débats Sous son égide, comme directeur général, puis comme président du CPQ, le conseil a occupé une place de plus en plus importante dans les débats de société.C'était un de ses grands objectifs et M.Dufour s'en est félicité en début de 1989 : au cours d'une rencontre avec des journalistes, il a souligné qu'un des grands gains du Conseil du patronat avait été de contribuer à changer la mentalité des patrons en leur faisant comprendre leur intérêt de parler aux médias et de se prononcer sur les questions d'actualité.M.Dufour a ouvert la voie aux gens d'affaires: lui-même ne s'est jamais gêné pour commenter les résultats des élections, les discours du budget et les grandes orientations de l'État en matière de formation de main-d'oeuvre, de francisation des entreprises, etc, ainsi que les questions constitutionnelles.Justement, il a prononcé à Hamilton, lors du congres où on lui a décerné le prix Pinacle, un discours sur «le Canada de demain après l'échec de l'Accord du lac Meech».11 s'agissait d'un plaidoyer en faveur d'un nouveau fédéralisme où les provinces devraient jouir de pouvoirs accrus en matière de main-d'oeuvre, de famille et d'immigration, mais dans une démarche de continuité.«Il faut revoir les relations fédérales-provinciales et non le « Nous devons affirmer le Québec sur le continent, faire en sorte qu'il y ait le moins de contraintes possibles au commerce » principe même du fédéralisme», pourrait certainement avoir a déclaré M.Dufour.lieu», a assuré M.Dufour.¦ - Évolution Le CPQ s'est toujours prononcé en faveur du fédéralisme, mais sa position a évolué, a souligné M.Dufour au cours d'une interview la semaine dernière.«En 1980, nous étions partisans du fédéralisme centralisateur de Pierre Trudeau.Nous sommes bien conscients maintenant qu'un tel fédéralisme n'est plus viable.Les trois domaines où j'ai préconisé de plus grands pouvoirs pour les provinces, à Hamilton, ne sont que des exemples de décentralisation.On peut aussi parler de culture, définir ce qu'est le Québec, société distincte», a noté le président du CPQ.En 1989, à l'occasion des 20 ans du CPQ, M.Dufour a fait remarquer que les relations patronales-syndicales se sont «assainies» au Québec.«On ne peut pas s'engueuler parce qu'on se voit à peu près tous les deux ou trois jours», disait-il.en faisant allusion au fait que le CPQ siège avec des représentants syndicaux dans différents comités ou conseils consultatifs mis sur pied par l'État.«Les syndicats québécois contemporains sont réalistes.Notre principal problème dans le domaine des relations de travail est dans les secteurs public et para-public.Règle générale, les syndicats de nos jours se préoccupent du contexte économique, et je suis sûr que nous pourrions faire une déclaration commune sur le dollar ou les taux d'intérêt avec la FTQ, la CSN et la CEQ.Je ne dis pas que ça se fera mais ça Le dollar et la concurrence .L'ascension du dollar canadien, due en partie à la faiblesse de la devise américaine, donne des sueurs froides au secteur des exportations.M.Dufour a indiqué que le CPQ dévoilerait au cours des prochains jours une etude montrant la dégringolade de la capacité des Canadiens à faire concurrence aux Américains depuis quelques années.«On a étudié nos performances dans 19 secteurs.Nous étions concurrentiels dans 12 de ces secteurs, à la fin de 1987; à la fin de 1989, nous ne Tétions plus que dans cinq et c'est sûrement pire aujourd'hui compte tenu de la flambée des taux d'intérêt, de la force du dollar et de la dette canadienne», a dit M.Dufour.Selon lui.le mandat du CPQ de l'avenir sera justement d'intervenir dans la définitation du Québec économique dans le contexte nord-américain.« Nous devons affirmer le Québec sur le continent, faire en sorte qu'il y ait le moins de contraintes possible au commerce, intervenir de plus en plus auprès du gouvernement fédéral; notre mission est d'abord au Québec mais les problèmes auxquels nos membres sont confrontés ne sont pas du ressort du seul Ôué-bec».a soutenu M.Dufour.C'est dans cette perspective que le conseil est en train dé préparer un mémoire sur les suites à donner à.l'accord de libre-échange États-Unis-Mexique parce que «nous aurions avafita-ge à y participer nous aussi ».Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de Veffort.Air Canada i AIM » \u2022 La Presse rlb ¦ uploup 4 B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 AOUT 1990 Le GRIDPad : une petite informatique Un outil précieux pour ceux dont le travail consiste à remplir des formules CAROLE THIBAUDEAU_ ¦ Un étonnant ordinateur portable, sans clavier ni souris, devrait se révéler un outil précieux pour les distributeurs, les inspecteurs, les représentants de commerce, bref tous ceux qui ont à griffonner d'innombrables papiers en plusieurs exemplaires.Déjà, les négociateurs du parquet de la bourse de Chicago ont adopté, le «GRIDPad».C'est le premier ordinateur bloc-note, peut-être «l'appareil le plus révolutionnaire depuis l'avènement du Macintosh», selon le magazine américain Bytewcek.Au Canada, la société GRID du Canada, une filiale du géant Tandy (Fort Worth, Texas), le lançait sur le marché la semaine dernière.On inscrit les données sur l'écran au stylo de métal, et l'ordinateur transforme cette écriture cminuelle en caractères d'imprimerie (ASCII).L'usager écrit en lettre carrées sur son bloc-note écran sur lequel est affichée, selon le logiciel en usage, une liste d'actions, une formule de vente, un formulaire d'inspection, etc.Une erreur s'efface le plus facilement du monde, en biffant d'un Le plus vieux mammifère connu Presse Cnnndienne AlMUOULRQUi: B Des scientifiques affirment avoir découvert un minuscule crâne provenant d'un animal semblable à une musaraigne ayant vécu à une époque antérieure de dix millions d'années au mammifère le plus ancien jusqu'ici connu.Une équipe de paléontologues du Musée d'histoire naturelle du Nouveau-Mexique a découvert le fossile près de Lubbock, au Texas.trait latéral le ou les caractères erronés.Le système n'est pas parfait: l'ordinateur ne reconnaît pas toujours des lettres négligemment formées.Un entraînement d'une quinzaine de minutes suffit cependant pour contrôler son écriture et maîtriser le fonctionnement du GRIDPad.L'ordinateur ne décode pas encore l'écriture cursive de celui ou de celle qui prend des notes, comme voudraient en avoir les secrétaires et des journalistes.Cette petite merveille, et ceci est une autre histoire, nous est promise par IBM pour dans quelques années.La société GRID du Canada (une filiale de Tandy's), a été la première à mettre sur le marché des ordinateurs portables.Les appareils du système GRID font partie des navettes spatiales depuis le lancement numéro l.Le bloc-note est un peu plus petit qu'une feuille de cartable, et un peu plus épais: il fait 23 centimètres sur 31, pour 3,6 centimètres de hauteur.11 pèse moins de deux kilos.On peut y insérer une carte de mémoire grosse comme une carte de crédit, plus précisément une carte ram statique (random access memory), et qui porte sa mémoire à 1,5 megabytes.Le stylo de métal est branché à la droite de l'écran, mais on peut inverser ce dernier sans aucune difficulté pour travailler de la main gauche.Si on le désire, on peut brancher un clavier au bloc-notes, qui devient l'écran d'un ordinateur portable.Le GRIDPad a toutefois été conçu pour fonctionner sans clavier, comme un ordinateur autonome.On peut le brancher à un ordinateur IBM-compatible pour transférer les données, ou encore à une imprimante.Un modem donne accès à une ligne téléphonique qui donne sur un bellino-graphe ou sur un ordinateur.Médecine Tout a un sens, même un pli au lobe de l'oreille W.G1FFOKD-JONES collaboration spéciale a médecine semble en voie de devenir une technique beaucoup plus qu'un art : les médecins se fient aux machines et ne pensent plus par eux-mêmes, et cette attitude fait dépenser inutilement aux services de santé des millions de dollars.Le docteur William Elliott, professeur de médecine à l'Université de Chicago, propose un moyen de rendre aux médecins leur faculté de penser par eux-mêmes sans s'en remettre constamment à la technologie: qu'ils examinent, dit-il, le pli du lobe de l'oreille, et il leur sera possible de dépister les maladies coronariennes.Le docteur Elliott affirme que là où le lobe est rattaché à la tête et où il descend diago-nalemcm vers l'extrémité inférieure de l'oreille, on décèle chez certaines personnes un pli marqué, tandis que chez d'autres, il est à peine discernable.Ce phénomène peut se manifester sur une oreille ou sur les deux., Le spécialiste précise qu'il y a plusieurs années déjà, en examinant 1000 patients atteints d'affections coronariennes, il a constaté que 74 p.cent d'entre eux présentaient ce pli particu-lier du lobe de l'oreille.D'autres études, effectuées sur un total de 6000 sujets, ont permis de confirmer ce rapport entre le pli du lobe et les maladies de coeur.Ces conclusions ne parurent toutefois pas influencer outre mesure le monde médical, puisque l'Institut américain de la santé et d'autres organismes subventionnant la recherche sur les affections coronariennes n'ont pas jugé bon d'inclure le pli du lobe auriculaire dans leurs banques de données.Le docteur Elliott n'en soutient pas moins que cette constatation est absolument valable, puisque, dit-il, un suivi effectué sur une période de huit ansdes 1000 patients qu'il avait examinés lui a permis de constater que leur taux de mortalité avait été de 78 p.cent pour ceux qui présentaient un pli marqué du lobe, et de 57 p.cent seulement pour les autres.On sait que le lobe de l'oreille est l'une des parties les plus minces e l'organisme, et qu'il est nourri par une multitude d'artérioles.Les chercheurs pensent que c'est la dégénérescence des tissus élastiques en- tourant les arterioles qui produit le pli en question ; il s'agit d'une modification analogue à celle que l'on associe au durcissement des artères.Les médecins ne partagent pas tous l'opinion du docteur Elliott selon laquelle le pli du lobe donne une indication de l'état du coeur.Certains affirment qu'il s'agit d'une pure coïncidence, et que le pli du lobe est simplement plus com-mun parmi les personnes âgées, qui sont par définition plus susceptibles de souffrir d'un durcissement des artères.Le docteur Elliott soutient néanmoins que ces arguments ne sont pas valables, puisque les maladies coronariennes tout comme le pli du lobe prennent longtemps à se développer.Par exemple, des autopsies pratiquées sur de jeunes victimes d'accidents ont montré que les maladies coronariennes dues à l'athérosclérose prennent souvent naissance très tôt en Amérique du Nord, provoquant une crise cardiaque des années plus tard.Quant au pli du lobe, il s'agit d'une anomalie acquise, qui devient graduellement apparente chez les personnes souffrant d'un durcissement des artères.Il ne faudrait pas pour autant qu'après avoir pris connaissance de cet article, le lecteur se précipite sur son miroir pour examiner ses oreilles, et qu'il plonge dans le désespoir si il y découvre un pli marqué.Le rapport entre le pli et les maladies de coeur n'a pas encore été établi d'une façon définitive.\u2022 Quoi qu'il en soit, le docteur Elliott aura au moins eu le mérite de nous rappeler que le diagnostic médical ne se limite pas aux électrocardiogrammes et aux tacographies.Et un souffle nouveau constituera un changement fort apprécié de ceux qui paient la facture.Examiner son lobe auriculaire ne coûte rien, ne prend que quelques secondes, est sans douleur et ne peut susciter aucune complication.Mais que faire si l'on découvre le pli en question?Je ne pense pas qu'il soit prudent de n'y attacher aucune importance, car il est possible qu'il représente un facteur de risque au même titre que l'hypertension, l'obésité, l'usage du tabac ou le cholestérol.Et il convient de ne pas oublier que l'hérédité joue un rôle de premier plan dans la détermination des sujets qui sont disposés aux maladies coronariennes.Personne ne peut changer de parents, mais la prudence peut éliminer bien des risques.Le fait de découvrir un pli dans le lobe de l'oreille pourrait être une bénédiction, s'il nous incite à vivre plus sainement à l'avenir.Ces ondes pernicieuses SUITE DE LA PACE B 1 groupe de savants américains soutiennent qu'un cordon ombé-lical relie l'humain à l'univers.Toute variation au rayonnement naturel de la terre altère les champs électromagnétiques situés à l'intérieur de l'organisme et fait obstacle à la transmission de l'information biologique.Le corps, par analogie, pourrait se comparer à un téléviseur ou à un transistor.S'il y a une interférence, des messages inopportuns s'introduisent dans le récepteur, les images se superposent et les fréquences radio se chevauchent.La cellule des êtres vivants comporte des membranes qui sont entourées d'ions ou de particules chargées positivement ou négativement ( tout comme le système électrique à la maison ).Les micro-ondes de faible amplitude modifient cet équilibre.La membrane ne joue plus son rôle d'isolant et la communication intra et extra cellulaire est brouillée.Les grues blanches d'Amérique En 1980.Parc Canada s'objectait à la demande de la compagnie de communication North-westel qui voulait installer une station relais sur micro-ondes à l'intérieur du Parc national Wood Buffalo dans les Territoires du Nord-Ouest.«Ce refus, peut-on lire dans une étude commandée par le ministère des Communications du Canada, était motivé par l'appréhension légitime concernant les effets potentiels de l'énergie ra-dioélectrique et des haubans sur la grue blanche d'Amérique dont on savait qu'elle nichait à cet endroit.» D'autres exemples s'ajouteront-ils aux objections de Parc Canada?Chose certaine, les oiseaux se dirigent grâce à des collecteurs d'ondes qu'ils portent au bout des ailes: sans eux.ils risquent de perdre.la boussole.Et l'humain, pourra-t-il s'adapter, lui, aux mutations trop rapides qui l'entourent sans ce rapport?Le commerce, qui a réponse à tout, a déjà une solution en poche: en Suisse, la société Invas-creen fabrique des vêtements adaptés aux fréquences VHF-UHF, SHF et EHF, Il s'agit d'une combinaison surmontée d'un casque d'astronaute, tout d'une pièce.Elle est exportée en France, elle pourrait l'être au Canada.A moins, «Perestroïka» aidant.que nous ne prenions avis des pays de l'Europe de l'Est.C'est peut-être ce qui s'amorce car la ville de Seattle aux États-Unis préconise l'adoption de leurs normes suite à une enquête sur la pollution locale faite en 1987.À la recherche des premières nations Presse Canadienne PHOTO JEAN GOUPIL.La Presse Le GRIDPad ne lit pas l'écriture cursive mais il reconnaît les lettres carrées.Il peut sauver des tonnes de paperasseries aux gens dont le métier demande de remplir beaucoup de formulaires.Ci-haut, M.Richard Deshales aurait pu inverser le clavier pour écrire de la main gauche.l'HILUPSUURG ¦ Un inventaire des zones à potentiel archéologique de la région de Brome-Missisquoi, en Estrie, sera réalisé au cours des prochaines semaines par quatre chercheurs du département d'archéologie de l'Université de Montréal.Les recherches s'effectuent, officiellement depuis hier, principalement aux abords de la baie Missisquoi, autour de Phillips-burg, et le long de la rivière aux Brochets.Ces secteurs ont fait, en novembre 1986, l'objet d'une première étude pour le compte du ministère québécois des Affaires culturelles, étude qui laisse présager qu'ils recèlent une grande richesse archéologique.«Le territoire correspondant aujourd'hui à la MRC de Brome-Missisquoi et plus particulièrement la partie nord du lac Cham-plain, a été un carrefour de plusieurs nations amérindiennes et la possibilité de trouver des sites de ces nations est très forte», affirme Claude Chapdelaine, responsable du projet de recherche.Dans le plan d'action préparé par les archéologues de l'Université de Montréal, ceux-ci rappellent que l'occupation du territoire par les Amérindiens a pu varier en fonction des périodes chronologiques et des saisons.Mais il apparaît de façon évidente que les Algonquins et les Iroquois, qui étaient en conflit, ainsi que les Mohawks y ont vécu.Les animaux Enfin la « Castonpet » ! DR FRANÇOIS LUBRINA collaboration spéciale ombre de propriétaires d'animaux qui usent (ou abusent) pour eux-mêmes des soins médicaux gratuits (grâce à la «Carte Soleil») se demandent souvent pourquoi il n'existerait pas aussi une sorte de «Castonpet».A plumes et à poils celle-là! Les élections provinciales se suivent.Mais, à chaque fois, c'est le courage politique (ou l'imagination) qui manque.Les chiens aboient mais ne votent pas, il est vrai.Empoisonnement Or, il n'est pas possible pour toutes les bourses, lors d'accidents graves, de maladies complexes ou de longue durée, d'assumer les coûts importants qu'imposent la chirurgie d'une fracture, les soins intensifs d'un empoisonnement par de la mort-aux-rats ou ceux, plus longs, d'une grave maladie cardiaque ou hépato-rénale.Pour palier à cette fâcheuse carence gouvernementale, un programme d'assurance-santé pour animaux domestiques, baptisé «Petsure» (et déjà en vigueur en Ontario et depuis six ans en Europe), sera très bientôt lancé par le bureau du courtier Dale-Pari-zeau sur le marché québécois.Ce programme est particulièrement intéressant puisque, pour 11,95 $ par mois ( plus taxe ), vous pourrez vous faire rembourser jusqu'à 1500$ de frais vétérinaires pour chaque accident ou maladie grave; recevoir aussi 500$ en cas de décès de votre animal.Boas exclus D'autre part, 300$ vous seront remis au cas où votre chien serait volé.Ou se serait perdu! Cela, pour vous permettre de placer les petites annonces et d'offrir les récompenses pour le retrouver.Si votre pitou est perdu à tout jamais, par contre, vous toucherez jusqu'à 500$ pour en acheter un autre.Enfin, si vous-même tombiez malade, passé vos deux premiers jours d'hospitalisa- Avec la «Castonpet», les chirurgies d'urgence seront moins douloureuses pour votre gOUSSet.PHOTO PAUL-HENRI TALBOT, U PrtSSe tion, la pension de votre chien (dans un chenil) vous sera remboursée jusqu'à concurrence de 500$.Mais les seuls animaux assurables, pour le moment, sont les chiens et les chats.Gentilles moufettes, rouges-gorges chantant et boas constrictors «étreignant» sont exclus.On peut assurer son compagnon depuis l'âge de huit semaines et ce, sa vie durant.Cependant, on ne pourra assurer pour la toute première fois un animal du troisième âge (plus de 10 ans).Si un chien, par contre, était assuré avant l'âge de 10 ans, sa police pourra être renouvelée jusqu'à la fin de ses jours.Advenant que l'animal souffre de maladie déjà existante, l'assureur se réserve toutefois le droit d'exclure ce type de maladie à la signature de sa police.À lire la brochure informative, il existe cependant, dans les politiques de «Petsure», de graves et regrettables formes de discrimination.Discrimination raciale, d'une part: le Sharpei (chien chinois) en est rigoureusement exclu.On ne sait pas encore comment réagiront leurs propriétaires révoltés.Ni si la communauté chinoise du Québec envisage ou non de porter plainte à la Commission des Droits de la Personne «à quatre pattes».En plus des aînés non-assurables, ségrégation très nette aussi à l'endroit des travailleurs à poils qui, eux, ne passent pourtant pas leur vie oisivement sur nos coussins.Les chiens, qui ont un métier et gagnent leur Dr Ballourd à la sueur de leurs coussinets en effet, (à l'exclusion des chiens d'aveugles et de sourds-muets), ne pourront être assurés.À savoir «tout animal qui doit remplir des fonctions de sécurité, de travail commercial, ou de course».L'avenir seul dira si les syndiqués à deux pattes (CSN, FTQ, CEQ.) se déclareront solidaires des revendications sociales de leurs camarades besognant sur quatre pattes.Sachez enfin que ne seront pas couverts tous les frais d'entretien réguliers (vaccins, analyses de selles, tests pour le ver du coeur.) Une franchise de 25$ sera applicable pour les honoraires vétérinaires comme pour les frais de pension en chenil.Tous les chiens et chats doivent être dûment vaccinés pour être couverts par «Petsure».Cependant, les visites à domicile du vétérinaire sont incluses dans le programme.Tout comme les aliments diététiques prescrits (pour les maladies de coeur, de rein.) pendant les 30 premiers jours du traitement.Les maladies héréditaires ou congénitales fréquentes chez un grand nombre de races (cataracte du lévrier afghan, épilepsie du Beagle, perte de poil psychopathique du chat Abyssin ) semblent être couvertes par cette assurance.Dans la mesure, bien sûr, où toutes les anomalies qui en découleraient ne se sont pas encore manifestées au moment de la toute première demande d'assurance.Quant au propriétaire-assuré, il peut être sûr d'être remboursé dans les 72 heures lorsque tous les documents sont déposés chez son courtier.Cette «Castonpet», qui n'est pas totalement parfaite, est néanmoins une belle initiative au Québec, en évitant nombre d'eu-thanasies économiques.Elle donnera sûrement un bon coup de patte aux propriétaires d'animaux, et à leurs petits protégés.Pour tous renseignements: Tél.:( 514) 849-1026 ou (800) 465-1430. I Germain Tardif M i i ¦ O uatrc architectes québécois ont remporté des pre-imiers prix, lors 'd'un récent concours organisé conjointement par la ville de Toronto, le Toronto métropolitain et le gouvernement ontarien, pour encourager la construction d'habitations et améliorer la qualité des rues de la Ville-Reine.Alain Carie, De-nysc Gauthier et Nicolas Roquet ont gagné le grand prix toutes catégorie, soit 10 000$ chacun.Martin Allard, qui demeure maintenant à Mascouche, a reçu l'un des trois prix de 4000$ dans la catégorie A.Ce dernier a fait ses études à l'Université Laval de Québec.Mme Suzanne talon* devient d'être nommée directrice générale adjointe de la Chambre de Commerce du Montréal métropolitain.Diplômée des HEC.elle a été active au sein de divers groupes ou mouvements.Elle était, jusqu'ici, directrice des affaires publiques de l'Institut de recherches cliniques de Montréal depuis 1988.La paroisse Immaculée Conception, histoire d'alléger son fardeau financier, offre en vente des billets type «gratteux» pour le tirage d'une voiture et de neuf autres prix qui aura lieu, à 20h, le 29 septembre, à l'église située au 1855, Rachel, coin Papineau.En plus d'une voiture Plymouth Sundance 1990, il y aura un prix de 500$, trois de 300$ et cinq de 100$.On peut se procurer les billets au bureau de la paroisse.O À compter de lundi et durant sept jours, la chaîne des restaurants Giorgio tiendra une Semai-.ne de financement spaghetti au profit de l'Hôpital de Montréal pour enfants.Durant cette période, pour chaque assiette de spaghetti vendue, un dollar sera donné à ce centre hospitalier et Ton vise recueillir ainsi au moins 20 000$, souligne M.Gilles Vigeant, de Giorgio.Cet argent permettra d'acheter de l'équipement médical et de faire certaines rénovations ou, encore, pourra servir à la recherche et assurer une certaine qualité de vie à l'enfant hospitalisé.O Un bronze de deux mètres de hauteur représentant la bienheureuse Catherine de Saint-Augustin est présentement exposé à la chapelle du Bon-Pasteur, 100, est, rue Sherbrooke, et le sera jusqu'à mercredi.Oeuvre de fuies LaSalle, a qui l'on doit également la statue de Marguerite Bourgeoys, rue Notre-Dame, non loin de l'hôtel de ville de Montréal, elle a été offerte par l'Association Bayeux-Québee et sera expédiée, en septembre, à Bayeux, en Normandie, où elle sera érigée sur la Place de Québec.Catherine de Saint-Augustin était une jeune Normande qui a été missionnaire au Canada, de 1648 à 1668, et qui est reconnue comme l'un des co-fon-dateurs de l'Église canadienne.O Images d'Outremont.Tel est le nom d'une nouvelle revue trimestrielle dont vient de paraître le premier numéro et qui sera distribuée dans les commerces et résidences d'Outremont, au Sanctuaire du Mont-Royal, aux bureaux Infotourisme et dans les kiosques environnants.Il s'agit d'une publication de luxe dans laquelle apparaissent, sur papier, glacé des articles et des photos couleur ou blanc et noir, qui se veulent le reflet de l'histoire de cette ville, de ses manifestations culturelles et artistiques et des faits et gestes remarquables de ses citoyens.O La Société d'histoire des iles Percées prépare, pour le 8 septembre, une ballade du côté de la rivière Châteauguay et une visite, avec un guide, du parc historique de la Bataille de la Châteauguay où fut repoussée, en 1813, l'invasion américaine.Après le repas du midi, à Orms-town, le Parc archéologique de la Pointc-du-Buisson dévoilera aux visiteurs 5000 ans d'occupation humaine.Le tout se terminera par la visite d'une exposition sur les bâtisseurs de Beau-harnois.Le départ aura lieu à 8h30, devant l'église Sainte-Famille de Bouchcrvillc.Le retour est prévu avant 18h.Le coût du voyage, repas non compris, est de 14$ pour les membres de la Société et de 19$ pour les non-membres.Pour participer â cette randonnée, communiquer au plus tôt avec Claude Phaneuf (655-6077) ou Sylvie Lamou-reux (449-1287).O La Place des Arts entend encourager les jeunes à s'intéresser aux choses culturelles.C'est dans cet esprit qu'elle a acheté 2000 billets de L'Opéra de Montréal pour les offrir â de jeunes étudiants recrutés dans les concentrations «musique» des institutions d'enseignement, leur permettant ainsi d'assister aux spectacles de la saison 1990-91.Ces étudiants suivront également des sessions d'initiation à l'opéra, une nouvelle série d'activités ajoutées au programme des Heures de la Place.Chaque présentation comportera une écoute commentée de certains extraits de l'opéra à l'affiche ce soir-là.Ces rencontres seront a-nimées par M.Guy Marchand, musicologue.O Parrainage civique de l'est de l'île de Montréal, un organisme sans but lucratif qui promouvoit et dispense un programme d'aide naturelle par le biais d'un parrainage entre un aidant et une personne aux prises avec des difficultés, sur le plan de la santé mentale, lance une campagne de recrutement qui se tient â partir d'aujourd'hui jusqu'au 28 septembre.L'objectif est d'accueillir 80 nouveaux bénévoles afin de répondre à autant de dossiers en attente.'Pour renseignements, communiquer au 255-1054.O Humanis Inc., une société â but non lucratif, offre deux cours qui s'adressent aux intervenants (directeurs généraux, directeurs de campagnes, coordon-nateurs d'événements spéciaux et administrateurs) du milieu de la philanthropie.Un premier cours de base sur «L'organisation d'une collecte de fonds», donné par M.André Verref, se tiendra les 20 et 21 septembre et les 8 et 9 octobre, de 8 h 30 à 17 h, au coût de 280$.une nou uelle oeuvre tÊ'art orne la salle au conseil tie Longueuil Une oeuvre artistique orne désormais la salle récemment rénovée du conseil municipal de la Ville de Longueuil.Il s'agit d'un bas-relief mural en céramique intitulé L'assemblée, création de Violette Dionne, à la demande du comité d'acquisition d'oeuvres d'art de la Ville.On voit ici l'artiste, à gauche, en compagnie du maire Roger Ferland et de Mme Use Sauvé-Thlvierge, présidente du comité d'acquisition.L'oeuvre met en scène 21 personnages \u2014soit le nombre de membres dont est composé le conseil municipal\u2014 à l'allure de magistrats, rappelant la vocation du lieu où elle se trouve.À MARDI La reloue clnéma-tv à CItés-CInés Plus d'une vingtaine de comédiens, de scénaristes, de réalisateurs et de producteurs participant au programme Fictions 1626, destiné principalement à la relève cinématographique et télévisuelle, se sont récemment réunis au Palais de la Civilisation, à l'île Notre-Dame, pour visiter l'exposition Cités-Cinés Prise 2.Sept des 16 courts métrages du programme Fictions 1626 ont déjà été tournés.Les neuf autres le seront d'ici la fin de novembre.La diffusion est prévue pour l'automne 1991, sur les ondes de Radio-Québec.Quant à la saison de Cités-Cinés, elle se terminera le 21 octobre.La mere et l'enfant La sculpture Mere et enfant, oeuvre de l'artiste canadienne d'origine autrichienne Anne Kaha-ne, fait partie de l'aménagement paysager du centre commercial Rockland.Appui à ruMiemrs De septembre a avril, les consommateurs canadiens pourront appuyer concrètement l'oeuvre de /'UNICEF en postant les preuves d'achat de produits Heinz.On espère recueillir ainsi au-delà de 50 000 $.Llv Ullmann, ambassadrice de bonne entente de /'UNICEF et Maureen Leon, gérante des produits Heinz s'occupent de la campagne.Religion fà Un colloque de théologie au Grand Séminaire de Montréal JULES BÉLIVEAU Le Grand Séminaire de Montréal ne pouvait célébrer son 150e anniversaire sans inscrire au programme de cette année spéciale un colloque de théologie.C'est dans un peu moins d'un mois, plus précisément les 20, 21 et 22 septembre, qu'aura lieu cet événement.Le titre et le thème du colloque sont: Québec: terre d'Évangile?et Les défis de I evangelisation dans la culture contemporaine.On a invité pour cette occasion le cardinal Paul Poupard, préfet du Conseil pontifical pour la culture, qui prononcera la conférence inaugurale du colloque.Un panel au cours duquel sera posée la question du titre du colloque ( Québec: terre d'Évangile?) permettra d'entendre les réponses de Mgr Bertrand Blanchet, évoque de Gaspé, Simonne Monet-Chartrand, écrivaine et conférencière, et Marie-France James, spécialiste du phénomène des sectes et des nouvelles religions.Plusieurs ateliers offriront également aux personnes inscrites l'occasion de discuter de divers sujets.On y traitera notamment de l'intégration de la foi et de la culture selon le théologien Urs von Balthasar, de la perception de la réalité québécoise par leç évéques du Québec au lendemain de la Révolution tranquille, de l'identité chrétienne dans un Montréal multireligieux, du catéchisme universel actuellement à l'étude dans l'Église catholique et de ('evangelisation des jeunes.LES FRÈRES MENNONITES EN PLEINE EFFERVESCENCE ¦ Après ce que plusieurs de leurs membres décrivent comme le stimulant succès de la croisade de Mission Québec avec le prédicateur Leighton Ford au Forum de Montréal en juin dernier, les Églises des Frères mennonites du Québec semblent en pleine effervescence.Ces Églises, qui ont connu quelques déceptions au cours des dernières années et qui ne parvenaient pas à se remettre d'un certain ralentissement au chapitre du recrutement de nouveaux membres, préparent en effet avec grand enthousiasme leur prochaine convention annuelle et leur ralliement 1990, qui auront lieu les vendredi, samedi et dimanche 7, 8 et 9 septembre à l'église chrétienne évangélique de Saint-Eusta-che et à la polyvalente de Deux-Montagnes.Dans le dernier numéro du bulletin Le Lien, le président de l'association et du comité exécutif des Églises des Frères mennonites, Richard Wingender, souligne que «le Québec, même s'il change, est et demeure ouvert à l'Évangile».Le président note un peu plus loin: «Le coeur ouvert et l'esprit bien disposé, les Québécois demeurent sensibles au message de la Bonne Nouvelle de Notre Seigneur )ésus Christ.Encore La première fraternité capucine au Canada.Cette photo a été prise à Ottawa en 1891.faudra-t-il en faire maintenant des disciples fidèles et consacrés; mais cela constitue un nouveau défi qui sera beaucoup plus difficile à relever que celui de remplir le temple de la Sainte Flanelle.» L'EXPOSITION DES CAPUCINS: QUELQUES JOURS ENCORE ¦ Il ne reste que quelques jours pour «faire un voyage dans le temps» en allant admirer à la Chapelle de la Réparation, à Pointe-aux-Trcmbles, les photos et autres objets de l'exposition itinérante Les Capucins, 100 ans avec nous.C'est en effet le 30 août que cette fresque de grands panneaux retraçant l'histoire et l'apostolat des capucins au Canada depuis leur arrivée au pays en 1890 pliera bagage pour reparaître ailleurs â Montréal.Cette fois, du 1er au 7 septembre, l'exposition sera installée au Centre missionnaire Sainte- Thérèse, au 4387 de la rue Esplanade.Et elle gagnera ensuite successivement Ottawa, Cap-Rouge, v^acouna, Restigcuchè et Bathurst.DES NOUVEAUX SUPÉRIEURS ¦ Plusieurs communautés religieuses ont élu récemment leur nouveau supérieur.Dans le cas de la Congrégation de Notre-Dame, c'est â une réélection quo l'on a assisté: soeur Madeleine Rochet-te en est de nouveau la supérieure générale pour un autre terme de six ans.Chez les eudistes de l'Amérique du Nord, c'est le père François Thibodeau, rédacteur de la revue Pastorale Québec .du diocèse de Québec, qui a été désigné supérieur provincial.Il succède au père Gilles Ouellet, qui avait été nomme à cette fonction en 1983.Les capucins de l'Est du Canada ont.élu de leur côté le frère Clifford Cogger comme nouveau ministre provincial pour un mandat de trois ans.Son prédécesseur, le frère Benoît Fortin, a assumé cette fonction pendant deux mandats successifs.Des nominations ont aussi été faites chez les sulpiciens.C'est ainsi que M.Marc Ouellet est devenu le nouveau recteur du Grand Séminaire de Montréal.Son prédécesseur, M.Lionel Gen-dron, a été nommé recteur au Grand Séminaire d'Edmonton, dont les prêtres de Saint-Sulpice ont accepté récemment la direction. Economie ï » c LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 AOÛT 1990 B7 EN BREF COUP DUR POUR PRINCEVILLE ¦ Sérieusement affectée par la crise du bateau de plaisance, la petite localité de Princeville vient d'encaisser un autre dur coup.En effet, une faillite rétroactive au 29 juin dernier a été appliquée au fabricant de maisons, restaurants et motels modulaires Demtec, de Princeville.Celte fermeture touche 52 travailleurs.Le syndic responsable du dossier, M.lacques Roy de, Victoriaville.a appliqué cette mesure lors d'une récente assemblée réunissant près de 190 créanciers.Ces derniers ont préféré mettre un terme à cette aventure.PERTE POUR LESSARD BEAUCAGE LEMIEUX ¦ Lessard Beaucage Lemîeux Inc.annonce que le premier trimestre clos le 30 juin s*est soldé par une perte nette de 215 221 $, comparativement à un bénéfice de 206 641 $ pour la même période Tan dernier.La compagnie a encaissé des revenus de 9 millions contre 7,1 millions précédemment, soit une progression de.27 p.cent.Le carnet de commandes de LBL totalise 35 millions, pkécise un communiqué.MOINS DE VENTES DANS LE MEUBLE ¦ La compagnie Bestar Inc.de Lac-Mégantic, spécialisée dans la fabrication de meubles prêts à assembler, a clos le premier semestre avec un chiffre d'affaires de 14.4 millions comparativement à 15,1 pour la même période en 1989, ce qui représente un recul de 4 p.cent.Les ventes du deuxième trimestre ont fortement diminué, passant de 8,4 millions en 1989 à 6,8 millions cette année, soit une baisse de 19 p.cent.Les activités du deuxième trimestre 1990 présentent une détérioration marquée par rapport à la même période de Tan dernier avec une perle nette de 962000 $ contre 173000$ précédemment.Les résultats pour le semestre reflètent une perte nette de 12,7 millions comparativement à 644 000$ en 1989.RENCONTRE DE L'IATA ¦ Les 30 à 40 plus importantes compagnies aériennes vont se rencontrer cette semaine à Genève pour fixer une hausse de leurs tarifs à la suite de la hausse des prix pétroliers, annonce TIATA (Internationa! Air Transport Association).Les délégués de ces compagnies devraient tenter de mettre au point une politique de tarif aussi raisonnable que possible et qui puisse être entérinée rapidement par les gouvernements concernés.Selon une source, Taugmcntation des tarifs pourrait aller jusqu'à 10 p.cent.2100 SUPPRESSIONS D'EMPLOI CHEZ US AIR ¦ US Air Inc., troisième compagnie aérienne américaine, a annoncé 2100 suppressions d'emploi supplémentaires au cours des quatre prochains mois, portant à 3600 le nombre total de licenciements annoncés cette semaine.Ce dégraissage doit être terminé avant le début de 1991, période à partir de laquelle le rythme d'activité des affaires devrait commencer à se ralentir, a précisé un porte parole de la compagnie aérienne, M.Mike Clark.Ce dernier a souligné que le groupe «tablait sur une baisse du nombre de passagers due à une dégradation de Tenvironnement économique en général, ainsi que sur une flambée des coûts du carburant résultant de la crise du Golfe>».DÉCOUVERTES OFFSHORE ¦ L*URSS a confirmé avoir découvert deux champs de pétrole et le plus grand gisement offshore de gaz du monde dans la mer de Barents.«Nous avons découvert deux champs de pétrole et quatre gisements de gaz dans la mer de Barents ainsi qu'un gisement de gaz dans la mer de Kara », a déclare Boris Ostîsti, géologue attaché au monistère soviétique du Pétrole et du Gaz.PLAFOND POUR LE MEXIQUE fl Le Mexique a retiré des avantages de la hausse des prix du pétrole brut en raison de la crise du Golfe, mais sa capacité de production pétrolière a atteint son niveau plafond, estiment des experts pétroliers à Mexico.Dans un contexte de demande croissante de brut, le Mexique ne pourra augmenter ses exportations à court terme, ni accroître ses activités de prospection, car le niveau d'investissement dans Tin-dustrie pétrolière est en baisse depuis la crise de 1982.En 89, le Mexique a produit 2,5 millions de barils par jour (mbj), dont 1,3 ont été exportés vers 20 pays tels que les États-Unis (pour 56,8 p.cent).Les mises à pied annuelles chez Bombardier dureront deux fois plus longtemps en 1990 Prcfisc Canadienne VALCOURT ¦ Les prochaines mises à pied temporaires annuelles à Tusine Bombardier, à Valcourl, dureront deux fois plus longtemps en raison du contexte économique plutôt difficile» a indiqué hier M.Marc Pelletier, vice-président aux ressources humaines chez Bombardier.Mais, poursuit-il, ces mises à pied de quelques mois ne seront pas plus importantes que par les années antérieures.Entre 500 à 600 employés pourraient être touchés par cette mesure à laquelle on est habitué depuis belle lurette dans la petite municipalité de Val-court, en Estrie, La situation a d'ailleurs été expliquée aux employés la semaine dernière.Chaque année, précise M.Pelletier, Tusinc Bombardier doit mettre des employés à pied lorsque survient la fin de la production des motoneiges.«Chez nous, on est habitué ù cette mesure même si ce n'est pas drôle, mais c'est comme ça depuis des années», souligne le vice-président aux ressources humaines.Comme Ton veut éviter à tout prix de supporter des inventaires trop imposants en cette difficile période économique et que l'on craint une récession, on prolongera donc la période de mise à pied cette année.En novembre Ces mises à pied s'effectueront dans la dernière semaine de novembre et les employés pourraient être rappelés au travail en février, soit une période de chômage de trois mois au lieu d'un mois et demi.On ignore le nombre précis de travailleurs de l'usine qui seront touchés par celle mesure puisque, explique M.Pelletier, il faut attendre pour voir comment les ventes se comporte- ront durant les prochaines semaines.Chose certaine, leur nombre variera de 500 à 600.Par ailleurs, plusieurs employés assignés habituellement à l'assemblage des motoneiges dans l'usine de Valcourl iront, durant la période de relâche, travailler à la chaîne de montage des motos marines, une division qu'on a fusionnée avec celle des motoneiges il y a quelques mois.Le contexte économique difficile n'est pas sans inquiéter les dirigeants de Bombardier, particulièrement dans le secteur des motos marines, qui réalise habituellement des affaires d'or au pays de l'Oncle Sam.La hausse du dollar canadien pourrait avoir un effet désastreux dans la vente des motos marines Bombardier aux Etats-Unis.; .L'usine de Bombardier, à Valcourt, employait 2300 personnes l'an dernier et quelque 2000 employés y travaillent actuellement.Le moulin n'a pas violé le droit à un individu de respirer l'air pur Presse Canadienne HAMLOOPS, C.B.¦ Le juge d'une cour provinciale a rejeté, hier, une poursuite intentée au niveau des petites créances par un citoyen de Chase, en Colombie-Britannique, affirmant que le moulin de pulpe de Weyerhaeuser Canada Ltd.avait violé son droit de respirer de Taîr pur.Le juge Ross Simpson a été d'accord avec l'avocat de la compagnie.Me Ross Switzer, pour affirmer qu'il y avait une distinction entre une cause de nuisances publiques et une autre de nuisances privées.Me Switzer avait dit que la poursuite de M.Laurence Payne contre, le moulin de Kam-loops était basée sur la loi concernant les nuisances publiques et devait donc être rejelée.De plus, c'est habituellement le ministère de l'Attor- ney General ( Procureur général) qui porte les accusations de nuisances publiques, non pas les citoyens.En rejetant l'accusation, le juge Simpson a de plus souligné que la réclamation de M.Payne consistait en dommages généraux \u2014 comme la perte de jouissance de la vie \u2014 mais en aucun dommage spécifique, telle une incapacité.Toutefois.le juge a été d'accord avec M.Payne et, du haut du banc, a affirmé qu'en effet, l'usine de pâte de Kamioops puait.M.Payne, écrivain et artiste qui vit et travaille assez souvent à Kamioops, a précisé par la suite que dans sa cause, il avait accusé la compagnie de brimer ses droits individuels.Il ne poursuivait pas la compagnie pour nuisances publiques, a-t-il dit, mais maintenait que ta ville sentait la toilette à cause des odeurs émanant du moulin.Les métallos devront se prononcer sur une offre globale d'Algoma Steél d'après CP SAULTSm MARIE ¦ La société Algoma Steel a demandé au Syndicat des métallos unis d'Amérique de soumettre une «proposition globale finale» à ses membres après la rupture des négociations de la convention collective.Algoma a ainsi demandé au syndicat de présenter l'offre directement à ses 6000 membres à Sault Ste.Marie et Wawa avant de quitter la table de négociation en fin de soirée, a précisé Gerry Biais, porte-parole des métallos.«Si nos membres sont prêts à accepter l'offre nous reviendrons à la table de négociation et nous signerons une entente avec l'entreprise.» Trop éloignées Le médiateur provincial Romain Verheyen a quitté les négociations vendredi en disant que les parties «étaient trop éloignées l'une de l'autre.» Algoma a émis un communiqué qui affirmait que la dernière offre pouvait mettre fin au conflit de travail qui a commencé le 1er août.¦ \u2022 Le syndicat a qualifié l'offre de «contre-proposition inacceptable qui dépasse de beaucoup la capacité de payer de l'entreprise sidérurgique», disait le communiqué.Les détails de l'offre d'Algoma seront rendus publics quand le syndicat rencontrera ses membres au cours des prochains jours, a indiqué M.Biais.Quelque 10000 métallos sont également touchés par l'arrêt de travail aux usines Stelco en Ontario, au Québec et en Alberta; les négociations se déroulent ù Hamilton.TORONTO REVUE DE LA SEMAINE Vohm Hm fill Qdi 52iJef.«tn.Veltm Haul fit) OM.Vir.HM Bm VcteM Htm Bti 061 m\ten \t31 \t 80\t20 \t7lu 9S\t37 32\t2iV4 6'2 4/5\t 350\t125 3S5\t210 10\"i\t7 8^\t6 nu\t 15\t0 IIV]\tm 65\t35 1249\t5ïi 78\t18 \t9 ns\t75 95\t20 \t123i 495\t260 ?8\t20 5\t350 160\t78 110\t5 Ï9\t1 15\t5 81 .\t38 25\t1610 210\t135 230\t63 5'i\tISS 9'i\t53.14^\t9^ 18\t13 Wé\tWé 46Mi\t 2I'i\t16'4 U'i\t8H 355\t240 360\t150 é\"i\t260 7'8\t6'i \t350 6U\t360 63\t23 10^\t8H Vohm Ktgt Bm Oât hôsi.wk Var.HmI Bu vaàM Htm lis oat S2der.im | HM Bu 061 Vv.KM Janock 120 Jascân o Jean Cout ( ¦ Jonpoi 0 Joss Enr 0 Journcv f Joutcl 0 f Jou'et W K/L 206 JllJy Uhi llHi- ^ 8200 M 50 50 -4 1165 JlSis 15'-3 15iii- 'b 110062 50 41 se +1 16740 250 720 250 45270 SB \u2022 7'î V>3 + -a 38313 19 15 15 -4 ISMO 3 l'2 \\v4 10'.4 75 35 I6'4 12'4 1IB 35 + 10 375 182 2Ui 7^ 44 15 3 l'a KRG Mnag\t20900\t160\t156\t156\t-4\t345\t125 Kam Crcd o 113800\t\t3'3\t2\"j\t\t\tMl\t2'J Kaufel G A\t600\t$7'e\t7\t7\t\u2014\t\\V.i\t7 Kaufcl 08 f\t8D0\tS63j\t6'i\t6'^\t- 1,,\t1234)\t6'3 Keijcy H\t1900\tS19^\tIS^b\t18^s\t\u2014 J4\t22V3\t18^ Keltic A of\t1500\t300\t300\t300\t\t5V2 290\t Kerr Add\t2363\tSlB^i\t18^^\t1B>«\t- Sb\t71'1\t17',-3 K Anacon o\t822\t40\t40\t40\t- 10\t68\t40 LSI Lcgic\t2700\t100\t100\t100\t\t700\t85 La Fosse o\t26095\t32\t31\t31\t+ 1\t61\t25 LâûaM\t138543\t572-i\t21^8\t21 !b\t- 'ï\t76'8\t20'i Lac Wnris\th29606\tSl3'o\t17\t12''ii\t\t16\t10 Lac Mnri w 514450\t\t159\t126\t129\t- 28\t470\t80 Lac M 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p\t5600\t\t15\t15 -'^\t2OV1 14 Motfat\t2300 im\t\t10\t10 -'y^\t25'/i 9^1 Moison A f 373578 $33'4 31 Molson B 1800 i33 37 14350 3 7 3 5 31^-24s 3?\u20147ii Moneta 0 14350 3 7 3 5 35 -S M Trsco B 7150 $19'4 19 19\"< Moore 516435 $28?.4 27'/4 78ia-'/a Morgn F C 3300 345 340 340 \u20145 Morgan 250779 $6»« S^i 6'/b\u2014Mi Morisn Mo 5500 40 3 5 40 +5 Morisn P 207650 $12'4 ll'i IP4\u2014 Moss Pwr 0 95000 7 6 6 \u20147 3700 $16^1) 16''3 Wà~ '-i 10050 $12'3 lOU IW4-2 700 $12^4 I2I4 3000 $I04 27^ 73 \u20141'/4 2749 14 14 14 +7 4000 $5'3 5H SVi\u2014 1000 420 470 420 24^ 24i*-3ii 11 n -2 40 47 -3 38591 $25 30700 13 10000 43 100 $173,4 173'4 \\Vi 18 20 +2 370 320 -5 IS IS 45 45 61 81 -7 5'.^ 5H+'-^ 7 8 -1 450 450.8 8 -2 313 $19'i 19'3 19'3 500 $19 19 19 - 'b 140 170 - 10 72 -1 5500 500 37820 111959 IS 45 86 SSTt B 500 450 6O00 8 66360 1B0 59500 24 20 8021 $16 ISSi 153i\u2014 ','b Noble Mo .1000 25 2 5 25 +5 Noma A f 77030 $6''i S'/j 6'\u2014'^ Noma a 2700 $6Afc 6 6 \u2014 '/î Noramcoo 34264 4 0 3 7 38 Noranda F 7I32S SI0'.4 9'a 9ra\u2014 V* N'oranda I 976114 $19 18 l8'/4\u2014H Nornda I B 51172 $26 25'/4 25'.'3\u2014'.^ Nornda I C 46633 $23^ 72>fe 22Tii\u2014 '-i Norcen 43612 $29'.'4 78 7fl',i+^ Norcn ord f 156406 $27\"4 2534 26'/4 + ^ Norcn 8.12 llflOO $23H 73'.4 23h\u20144t 166561 $18^ 17^4 17^i- NC Oils NCO 6 p NCO 7p Normair 0 NDvnsW 0 N Minn 0 Nor Tel Northgat Norttisir E 400 $18'^ 18'^ 181^4- ^ 114 S17'/4 17'/4 Wk 48089 78 21 21 -5 500 IB IS 67640 26 70 954622 $79^ 26'^ 10767 14200 21 IB 20 78 Nwst Dgll 0 65745 Nthws Org 300 375 N Beauc 0 6000 3 Nva Coges 0 2O80O 40 Nova Cor f h30424 $B''< Nova E p Nova F p Nova G p 5^4 6 m $6^4 50 40 375 3 36 7'-: -7 -1'6 6U+ ^ 40 \u201410 375 - 70 3 -'^ 39 +4 7'.3-'-^ 160 $18'j 18'/2 m 752 $24 74 24 rl27 $24 24 24 Nova 0 0 4370 $23l4 ?21'3 ?2''î\u2014H Novagtd 0 187974 100 88 100 Novcrco 370 $15 15 15 Nowsco W 75600 iW.* 15 -1'.* Nu Gro 0 41600 67 60 67 4-3 Nufort R 0 17375 20 70 20 +2 Nuinsco 0 1000 17 17 17 + ',1 Numac 47200 $7î1i 7'A 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Paper Scotts f Scoïts C Scurry Rn Sebrghl E Seagram Sears Can Securlv H c Seel Mto Sensormat Service C ShawC B f Shaw I Af Shaw I B Shell Con ShIIr OG 0 Sheltr OG d Sherritt Sico Siontech Sikaman 0 Sllcorp A f Silversid 0 Simco Eri Simax 0 i Skyline 0 Staler A Slater B f Slater Ip Staler 7''3 p Siocan F Socnav A f S Louvem 0 Soltkev S 0 Sogeoei 0 Sonor I A p Sonora 0 Southam Southern 0 16^ 50 220 18 14 14 27 0 10000 10 10 349325 $90^ B4^ 307127 %\\]^» SBU 52 2800 250 2850 S18'3 75870 S14b-m 440 13'^+ 17 135 +5 77 \"4 14i*- l« 51 -9 770 - 30 IB'i- U UKU\" ',% 14 - 3k.27'/2 10 85'fl-4 lO^i
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