La presse, 18 août 1990, I. Arts et spectacles
[" Arts et spectacles V Littératuire , ; Arts plaètiqfueié Bestaurants Vina \" oflo HÙTEL DES GOUTERN'EUUS Place Ounuis 1-115.riKSt-lliilKrt RÉSERVATIONS: 842^4881 9^ LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMED118 AOÛT 1990 Pierre Tissevre, guerre comme SONIA SARFATI coUiilxyration spvci:i!c guerre £W I ^* demande pas si je dois publier un manuscrit parce qu'il va rapporter de rargeiu ou s'il me faut le refuser parce qu'il ne se vendra pas.Si c'est bon, tant pis si j'y perds ma chemise.|e publie.» Le moins que Ton puisse dire est que Pierre Tisseyrc, président de la maison d'édition qui porte son nom, a réussi dans le domaine de l'édition québécoise.Même si cela lui a peut-être coûté quelques chemises.Au mois de mai dernier.l'Association des éditeurs a d'ailleurs décidé de rendre hommage à cet homme de 81 ans qui a édité plus de 400 titres au cours des 40 dernières années et que tous considèrent comme l'un des grands responsables du développement de l'édition québécoise.Sa «mission» débute en 1945.À la fin de la Deuxième Guerre mondiale.Quand Pierre Tisseyrc.d'origine française, fait son «débarquement » au Québec, chargé par des cousins de récupérer certaines sommes d'argent qui ont été mises sous séquestre au Canada pendant la guerre, et de l'investir.Dans le domaine de l'édition.M.Tisseyre possède une certaine expérience de ce monde: avocat de formation, il s'est toujours intéressé aux droits d'auteur; il a été, de 1935 à 1940, correspondant à New York pour des journaux et magazines français; et il est l'auteur d'un livre dont l'histoire est des plus particulières.Par son contenu, et par les conditions dans lesquelles il a été écrit.« En 40.j'ai été mobilisé», dit-il avec un grand sourire.Parce qu'il connaît déjà la suite de rhisioire.lui.« l'ai donc fait la guerre.Pendant 55 heures.Puis, les Allemands tn'oni fait prisonnier cl j'ai passé 59 mois en captivité.» Prisonnier, il raconte ses 55 heures de guerre, chapitre par chapitre, et envoie ses écrits à sa mère.Le livre est publié et a son petit succès.« Un professeur de l'Académie militaire de Wesipoint, dans rttat de New York, l'a utilisé comme livre de lecture pour les officiers pendant 10 ans», raconte Pierre Tisseyre.en souriant encore.Parce qu'encore une fois, la suite de l'histoire n'est pas banale.«A cause de cela, quand, dans un examen, il a demandé à ses étudiants de lui citer SUITE À LA PAGE 12 Bernheim et les «excès policiers» 0 |ean-C!audc Bernheim, coordonnatcur de l'Office des droits des détenus, n'a pas que des amis, on s'en doute.Mais ses critiques sont souvent justes.Ainsi, dans son dernier ouvrage.Police et pouvoir d'homicide, le biologiste devenu crimi-nologue dénonce Tabscnce, dans la Loi, de critères destines â encadrer l'usage de leurs armes à feu par les policiers.II note: «Un régime libéral peut accepter les excès policiers dans la mesure où il met en place un système de contrôle qui blanchit l'institution».Il en veut pour preuve les affaires Rock-Forest et Anthony Griffin.A lire en page 12 V w ' ¦ fascinant.amusant TOSHIBA l^TOWSir23rSEPT.VIEUX-PO HOILOGRAPHiL ESPACE JEUNESSE (8-18 ANS) CINÉMA ¦ 1 PAR ORDINATEUR DE LA (OMMUNE/ST-IAURENT (MÉTRO PLACE D'ARMES) Ouvert tous les jours, de 10 h o 23 h.(21 }\\ le dimtmche souf les 24 juin, 1\" juillet et 2 septembre) \u2022 Restaurant ' ¦\u20221 iTARIF FAMILLE ____¦ J \u2022 INFORM.: (514) 849 1612 inv,ju à ! nVieux Port 1» 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED118 AOUT 1990 9 filé o.l \u2022 * * J \u2022.' * n /\u2022\u2022 llJJt.\u2022 u » \u2022 #.II Jean-Claude Bernheim critique le pouvoir d'homicide de la police CILLES ST-JEAN S Jcan-Clau-de Bernheim n'a pas que des amis, on s'en doute, et sur* tout pas «dans le système»: u le critiquer comme il le fait avec une belle régularité depuis I972, année de son adhésion à la Ligue des droits et libertés, le coordon-nateur de l'Office des droits 'des détenus, a souvent brassé 'des cages plaquées or.Mais ses critiques sont souvent justes, malgré ce qui peut paraître comme une (grosse) tendance à la subjectivité.Ainsi, dans son dernier ouvrage, ' Police et pouvoir d'homicide, le biologiste devenu crimino-logue dénonce l'absence, dans la Loi.de critères destinés à 'encadrer l'usage de leurs armes à feu par les policiers.Et il ecorche au passage plusieurs \u2022institutions.L'auteur rappelle l'origine du pouvoir d'homicide de la police en vertu de la Common Law, soit la fleeing felon rule: à une époque où l'on pendait pour des peccadilles, tuer un fuyard qui aurait de toute façon fini sur l'échafaud n'avait rien pour choquer qui que ce soit.11 note: «Un régime libéral peut accepter les excès policiers dans la mesure où il met en place un système de contrôle qui blanchit l'institution».Il en veut pour preuve les affaires Rock-Forest et Anthony Griffin.M.Bernheim compare des btatbtiques et allègue que la violence policière au Canada est très comparable avec celle aux Etats-Unis.Il remarque que les tribunaux canadiens n'ont pu sanctionner des actes \u2022¦¦policiers marqués par l'impru- PHOTO U Presse Jean-Claude Nernheim dence ou un mauvais jugement, au nom de l'impunité accordée dans le cas où un policier tue un criminel dangereux.«Parce que ce principe a été étendu à tous les actes criminels.C'est le choix qu'a fait le Parlement et que les tribunaux ne peuvent remettre en question», a écrit le juge Antonio Lamer, de la Cour suprême du Canada, cité par M.Bernheim.Le criminologue cite des causes au civil contre des policiers, où les juges semblent s'être fait un point d'honneur «de rendre le fardeau de la preuve aussi difficile â faire qu'en matière criminelle».Et en matière criminelle, il conclut que les tribunaux acquittent presque systématiquement les policiers impliqués dans des morts d'homme.Il note que souvent, les procureurs de la Couronne y vont avec le dos de la cuillère, quand des policiers sont en cause, parce que ce sont à toutes fins utiles des col lègues de travail.Finalement, ce que M.Bernheim recommande, c'est l'entrée dans la Loi du principe qu'un policier ne devrait avoir le droit de se servir de son arme qu'en cas de légitime défense ou pour défendre la vie de quelqu'un d'autre.Notons que ce principe-là est déjà en vigueur, par voie de directive, dans plusieurs services de police: l'agent de la CUM impliqué dans l'affaire Griffin a été suspendu le jour même de l'événement, pour lavoir enfreinte.POLICE ET POUVOIR D'HOMICIDE, par Jean-Claude Bernheim Editions du Méridien, 178 pages Pierre Tisseyre, à la guerre comme à la guerre.SUITE DE LA PAGE I I trois grands auteurs français, mon nom s'est retrouvé à côté de ceux de Balzac et Victor Hugo!» Le Cercle du livre de France D'autres anecdotes?Attendez, ça s'en vient.Mais avant, retour à l'arrivée au Québec de M.Tisseyre, qui met sur pied une «édition canadienne» de Le Monde français et de l'hebdomadaire Carrefour.En 1947, il rencontre les deux Américains qui avaient fondé «Le Cercle du livre de France».Us étaient partis de l'idée que pendunt et après la guerre, beaucoup de Françaises avaient épousé des Américains et ^talent venues s'installer aux Etats-Unis.Elles seraient donc heureuses de pouvoir se procurer, par le biais du Club, des livres de leur pays d'origine.Pierre Tisseyre, intéressé, achète 10 p.cent de l'affaire.Puis un peu plus, et un peu plus et.en 1960, il possède l'entreprise au complet.Sa maison d'édition portera d'ailleurs officiellement le nom de Cercle du livre de France jusqu'en 1987, même si le nom des Editions Pierre Tisseyre est utilisé sur les livres qu'il édite depuis presque dix ans.Grâce au Cercle, M.Tisseyre possède un bassin de lecteurs assurés, donc un avantage sur les autres éditeurs.Avantage dont il décide dès ses débuts de faire profiter les auteurs québécois, choisissant leurs oeuvres comme «sélection du mois».« |e crois être celui qui a fait démarrer la littérature québécoise», dit-il.Sans prétention aucune* Pour lui, c'est un fait.« Bien sûr, le père de Raymond Lévesque a publié un grand nombre de livres.Mais presque uniquement â compte d'auteur», spécifie l'éditeur qui a fait partie de tous les organismes fondateurs de l'édition québécoise (Association des éditeurs canadiens, Société des éditeurs de manuels scolaires, Conseil supérieur du livre, Association pour l'exportation du livre canadien).Un exemple concret de son implication: il a occupé le poste de Pierre Tisseyre représentant pour le Canada de la Société des.gens de lettre de 1955 * à.1987.À son dépari, il avait donc 78 ans, \\ Il se donne comme ça parce qu'il croit en la littérature d'ici.Une littérature toutefois à !a merci d'un marché trop petit.Une littérature non viable sans subventions.Il faut donc quelqu'un pour uller les chercher, ces subventions.Quelqu'un n'ayant pas sa langue dans sa poche de préférence.C'est le cas de Pierre Tisseyre.Vraiment.« En 1959, il y a eu une grande bataille à Kingston», corn* mence-t-il.El là, il ne sourit plus.Il rit carrément.Parce qu'il connaît la suite, bien sûr.«Cette réunion était un genre de consultation sur la politique du Conseil des Arts.Des subventions y étaient attribuées.On a annoncé 500000$ pour le théâtre.Moi, j'ai crié «Et rien pour la littérature!».On a annoncé 500000$ pour le théâtre, l'ai crié «Et rien pour la littérature 1».Au bout de dix fois, on voulait me tuer.Mais quelques mois plus tard, le Conseil accordait 30000$ à la littérature/que se sont partagé moitié-moitié les éditeurs francophones et anglophones.» j Une carrière bien chargée, quoi.Mais qui n'a pas été sans déceptions.Pierre Tisseyre jurait voulu, par exemple, réussir une percée littéraire en France.Avec ses auteurs», bien sûr.Dans ce but, il a conclu un accord avec Robert Laffont.Il y a une vingtaine d'années, ce dernier a accepté de publier chaque dnnée le prix du Cercle du livre de France.«Il a édité une douzaine de ces prix, fait l'éditeur.Pas tin seul n'a marché.» La question de* subventions l'inquiète aussi encore.L'enveloppe est maintenant plus épaisse car elle contient beaucoup plus que 30000$, mais elle n'est pas gérée adéquatement.«Les autori- PHOTO MICHELCPMEl'ïdW&SS6 ' J IV1M ! v .\u2022\u2022 \u2022 tés gouvernementales aiment les solutions globales, affirmé l'éditeur.Or, on ne peut pas considérer l'édition québécoise comme fédition canadienne de langue anglaise.Nous avons un problème de marché, pas de distribution.Les éditeurs anglophone^ font face à la situation inverse.: ils ont un marché, mais il est éparpillé; d'où leur probleme'Uê'distribution.» Cette dernière remarque fuit référence au projet du ministère ; fédéral des Communications d'accorder des prêts (donc (les-, montants qui doivent être remboursés) aux éditeurs et des subventions aux distributeurs, Ijnc solution avantageuse pour les edi- ;; teurs.De langue anglaise seule-i-ment.;| J Mais enfin, il n'est jamais trop ; tard pour bien faire.Et Pierre Tis- \u2022\u2022 seyre n'a, après tout, que 81 ans.j! U a encore le temps de se pencher ; sur la question.Ce n'est en tout ' cas pas l'envie qui lui manque) Michel Michaud reçoit le Prix des Arcades de Bologne I \u2022 .t » ¦ Michel Michaud vient de remporter le Prix des Arcades de Bologne pour son roman Coyote, publié chez VLB à l'automne 1988.C'est la première récompense à part l'éloge de la critique, décernée à ce roman, et c'est aussi la première fois que le Prix Arcades est attribué.Ce prix a été imaginé et fondé en 1989 par trois professeurs du Centre d'études québécoises de l'Université de Bologne, il est dé; cerné à une oeuvre littéraire écrite en français par un Canadien, publiée dans les deux années précédentes, et n'ayant reçue aucun prix.Les professeurs Ruggero Campagnoli, Franca Marcato Fal-zoni et Caria Fratta composent le jury.MM.Gilles Marcotte et Pierre Nepveu.critiques et universitaires québécois bien connus, constituent le comité de sélection qui propose au jury italien les dix oeuvres, qu'il juge les plus valables.\u2022 Le Prix Arcades de Bologne sera désormais attribué chaque année.L'annonce du choix pour 1990, fait depuis le printemps, a été retardée par la maladie de la secrétaire du jury.!; j- Lu Presse a par ailleurs appris '¦\u2022 de M.Jacques .Lanctôt, l'éditeur du lauréat, que les droits pour; le \u2022 cinéma de Coyote avaient 'étë'ac- E quis par Film Stock Interuatio- ' nal.Le roman est présentement [ en voie de scenarisation.On doit : déjà à cette maison la production j de Comment faire l'amour avec \\ un nègre sans se fa tiguer.Un document t d'une richesse exceptionnelle I \"V - ri**»-.Dans le dernier tome des Apostasies, Jean-Louis Gagnon dresse le bilan des travaux de la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme.war ai 268 pages ofonrrnrv' Mnrôi Air.n.éditions la presse EN VENTE PARTOUT 24,95 $ Au plaisir de lire f.Les journaux d'écrivains: voyages avec \u2022 ; / i .-«T .».1 \u2022 M AT.\u2022* r.«\u2022* » i JACQUES FOIXH-RIBAS collaboration spéciale ¦ Les journaux d'écrivains, ces livres de réflexions, d'anecdotes, d'aventures intellectuelles ou bien tout à fait journalières et banales ( mais qui prennent un relief inusité, justement parce qu'elles sont dites par des écrivains).Pourquoi pas lire ce genre de livres?Ils ont deux mérites; l'un moral : ils élèvent l'esprit par petites touches inattendues \u2014 on dit: «Ah oui, ça c'est bien vrai, c'est en tout cas bien pensé, ce qui n'est pas mauvais pour la santé en ce moment infectée par la bassesse ambiante; l'autre esthétique: ils racontent le monde par aventures que le protagoniste transforme, transpose, souvent magnifie \u2014 mille aventures dont un besogneux tirerait une nouvelle ou un roman, et que ces écrivains talentueux laissent ouvertes, sans avoir l'air d'y toucher, avec désinvolture, ce qui nous permet tous les rêves.¦ J'en ai trois, de ces livres, que je prends et quitte au hasard d'une heure chaude ou d'une -mutinée pluvieuse.Que je mélange entre eux, ajoutant ainsi mes pas de danse à leur chorégraphie volontairement hachée.De Claude Roy: l'Étonnement du voyageur.C'est son journal d'écrivain pour la période très récente de 1987 à 1989.Claude Roy est un curieux de la vie, tout l'intéresse, il a voyagé, comme on dit, son titre est bien trouvé.11 raconte son jardin, son chat, les paysages de France, mais aussi comment on se sort d'un cancer, comment on reste fidèle à quelques amis, et en amour avec quelques très grands écrivains qu'il admire.Il raconte Venise, Paris, Leningrad et la Californie.lé suis ce guide avec, souvent, de .l'enchantement.De Jean Tardieu: On vient chercher Monsieur Jean.Ce sont tout d'abord des souvenirs d'enfance, genre extrêmement dange-^ reux pour lequel j'éprouve une petite répugnance, croyant toujours que l'auteur va «en remettre» soit dans le malheur soit dans le merveilleux.Aucun danger ici, Jean Tardieu est un vieillard irrévérencieux comme il fut un jeune homme mordant, destructeur, et toujours drôle.Pensez qu'il inventa le théâtre de l'absurde avant Ionesco et Beckett ! (Voyez son théâtre, la Comédie de la comédie (publié en Folio) qui fait utiliser aux acteurs des mots qui ne signifient rien ).Pensez qu'il fut surréaliste, fréquenta chez les révoltés de l'esthétisme.Jean Tardieu, c'est quelqu'un.Et ensuite, son beau livre s'en va, par petits chapitres, dans les territoires du langage, de la réflexion, de Tétonnement \u2014 oui, comme Claude Roy.De julien Green: L'expatrié.C'est son journal qui doit : bien comporter déjà plusieurs milliers de pages.Ici, la période de 1984 à 1990.Que dire du journal de Green, qui n'ait pas été dit?Chaque volume nous remet dans l'enchantement.Je le préfère à celui de Gide ( dans lequel je distingue trop souvent l'afféterie).Green est l'un des derniers dinosaures de la littérature française.Se dépêcher d'aller le voir, si oejï'est déjà fait.\u2022 - \u2022 \u2022 \u2022 L'ETONNEMENT OU VOYAGEUR (1987-1989), par Claude Roy, 370 pages, Gallimard, Paris, 1990.ON VIENT CHERCHER MONSIEUR JEAN, par Jean Tardieu, 142 pages, le Chemin, -Gallimard, Paris 1990.L'EXPATRIÉ, JOURNAL 1984-1990, par Julien Green, 551 pages, éditions du Seuil;.Paris.1990.ntflXi Les best-sellers Fiction et biographies 1 Innocence perdue N.Sheehan Seuil i \u2022 (8) ; .i * * i 2 La Petite marchande de prose D.Pennac Gallimard W2j 3 La Machine René Belletto P.O.L 4 Le Tueur et son ombre Hé Lieberman Seuil (14); 5 Zoya D.Steel Libre Expression » (8) 6 Le Général dans son labyrinthe! G.Garcia-Marquez .Grasset 7 Anne dans sa maison de rêve L.M.Montgomery (1) QuébeoAmériqu£itt2) 8 ' L'Échange Rhinemann R.Ludlum R.Laffont \u20141^ 9 News Arthur Hailey 10 Le Pendule de Foucault Umberto Eco Edition No.1 ££(2):> Grasset et.Ouvrages généraux 1 .Écoute ton corps Lise Bourbeau E.T.C.2 Le Chemin le moins fréquenté Scott Peck J'Ai Lu (3): 3 Se nourrir sans faire souffrir \u2022 John Robbins Stanké 4 L'Architecture de Montréal RémillardMerrettr Méridien or 5 L'Inde vivante J.-C.Dussault L'Hexagone Vllt 1 * Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Bertrand, Les Bouquiniste a (Chicoutimi), Charr pigny, Oemarc, Dueharme, Flammarion, Le Fureteur (Saint-Lamburj), Gallimard, Guèrin, Hermès, Martin .(Juliette), Le Parehôi Raffin, Renaud-Bray et Sons et Lettres.i «Ce chiffre indique la position de l'ouvrage la semaine précédente LA PRfcSSt, MONTREAL.SAMEDI 18 AOUT 1990 i\"3 L UICTIONNAIRE DES CINEASTES/ DICTION-NAtRE DES FILMS, de Georges Sadoul.nou-.vellc edition revue par Emile Breton.Microcosme Seuil.orsque Georges Sadoul publia ces deux dictionnaires de poche en 1965, deux ans \u2022 ûvant sa mort, ce critique français innovait.Depuis, la criti-¦que cinématographique a certes évolué cl les dictionnaires de loub genres et de tous formats se sont multiplies.Malgré ^.tout, même après trois réédi-^Ijwis.ces deux petits ouvrages \u2022^JglJCjlenl encore leur utilité.*^\"*_;;Sjidoul était un critique cos-r/^nûi)oliie.Il a révélé plusieurs '^.uôênjalographies nationales i>J^nt ces ouvrages gardent la ^^girace.Son idéologie marxiste jSS^'eiaii un communiste de !§§!§lncio obédience \u2014 le poussait ^> toutefois à encenser plus faci-\" lemeni les films progressistes .(^lire soviétiques) que les films ^Msapiialistes (c'esl-â-dire américains).Tout le monde doit reconnaître qu*un film comme .-fie document de Shanghaï et son réalisateur, lacob Biiokh, sont quelque peu tombés dans loubli.Des la seconde édition, le critique Lmile Breton s'est ef-^CoJce d'effectuer une mise à .jour siins rien enlever à Tap-port de Sadoul.La nouvelle ré-edition fait apparaître des noms comme David Lynch.Greenaway, Kieslowski.Aki .i\u201eKaurismaki, Ouedraogo.On '.^'trouve également quelques \"nouveaux films triés sur le vo-' ,Jfêl.par exemple.Camille Clau-.\\ldçlj Meurtre dims un jardin a/w/a/s.FullMeiallacket,,.Comme par le passé, la place ,\u201ef4ite au cinéma québécois est , Xquasi inexistante.adoul revu et corrigé '0 Luc Perreauit ' I * GILETTE SAURAT SIMON BOLIVAR LE LIBERIA DOR GRASSET .1 ^ \u2022 L0 dictateur républicain SIMON BOLIVAR LE LtBERTADOR, Gilettc Saurjt, Grasset, ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ *Tidependantisie, Simon Bolivar a libéré du joug espagnol le Venezuela (dont la monnaie porte son nom), la Colombie.l'Equateur, le Pérou, et la.Bolivie.Fédéraliste, il a échoué dans la réalisation de son grand rêve, réunir tous ces territoires dans une Grande Confédération des Andes.'-^'^Etî 47 ans, soit de 1783 à 1830, ce fils d'une riche famil- .le -d'aristocrates latino-améri- -cains qui est mort sur la paille aura connu un destin grandio-sè-èi tragique.Ce romantique .aOta fréquenté la cour impériale de Napoléon, développé des .talents de guerrier, de lea- .iler.ei d'homme d'État.On lui 'doit aussi des thèses politiques qul^ si elles avaient été mieux suivies, auraient peut-être permis à l'Amérique du Sud d'échapper au tourbillon de guerres civiles, de dictatures et d'ingérences américaines qui Tla~ ravagent depuis la mort du Ubertador, C^r.on l'aura compris, à tra-^yers la vie de Bolivar, Saurai nous raconte avec une rigueur .-un tantinet excessive l'histoire -d^un continent dont on soupçonne mal la complexité.Rudy Le Cours WILLIAM CARUCHET m.V\" , l LQ ItÉVÙJkTKHIS DQ «KMVB POUCtUS Calotami'liTi Bonriot exécuté ' ILS ONT TUË BONNOT'US REVELATIONS OES^ARCHIVES POUCIeRES, William Caru-chat.Calmann-Levy._J_ Jules Bonnot, enfant et mari malheureux, anar- chiste, assassin, desperado de Taulo, ex-chauffeur de Conan Doyie.créateur du hold-up motorise, a été tué, exécuté plutôt, par la police française, nous apprend l'avocat William Caruchet dans un ouvrage fort bien documenté (interviews, archives de la police et des journaux).Bonnot.pour ceux qui l'ignorent, c'est ce désespéré qui, avec une poignée de camarades aussi désespérés et fanatiques que lui, a écrit une des pages les plus noires de Tanar-Ohie française, de décembre 1911 à avril 1912, volant des banques et abattant des employés innocents et des policiers.Bonnot et ses amis ont été encerclés et abattus par la police, à la suite de sieges dont Caruchet rend fort bien tout le côté carnavalesque, l'aspect curée (quand on pense à certains soirs de juillet 90 à Châ-teauguay.) .L'auteur nous présente aussi les grands anarchistes de l'époque, dont l'émouvant Victor Serge, non violent et sympathique, qui se retrouvera pris dans la tourmente Bonnot parce que son chemin aura croisé celui de l'homme le plus sauté de son époque \u2014sans jeu de mots.Gilles St-Jean Eli RAVIN EST DEJA SI LOIN Amour et médecine DEMAIN EST DEJA SI LOIN, Neil Ravin, Presses de la Renaissance.n médecin rencontre une infirmière, ils tombent amoureux, se marient et ont des enfants.Histoire banale?À priori oui, sauf que le médecin.Brendan O'Brien, et l'infirmière, Caroline Bates, vivent une histoire d amour peu commune.Malheureusement, tout se termine dans un malencontreux accident d'automobile, dont l'auteur, Neil Ravin, nous fait part dès le début du roman.Le livre plaira à ceux qui s'intéressent aux histoires médicales.L'auteur nous en met plein la vue sur le cancer et les maladies înfectueuses, le sida notamment.Ravin est lui-même médecin et l'étendue de ses connaissances ne fait aucun doute.Le roman est particulièrement sympathique aux problèmes de l'exercice de la médecine aux États-Unis, nous apprenant que les médecins ne sont pas toujours si riches qu'on le croit et qu'ils sont tourmentés par les poursuites judiciaires.Francine Osbome D'amis et d'amitié VIENS-T'EN.JEFFUacques Greene, Bor«al Inter.1990._ Jeff est un obèse qui boîte terriblement à cause d'un accident survenu dans son enfance.Louis, avec ses cheveux entièrement rasés à l'exception de la longue mèche qui lui tombe dans le visage, est considéré comme un délinquant.Les deux adolescents se rencontrent et, même s'ils ne semblent rien avoir en commun, deviennent amis.Classique.Et puis, un jour, soudainement, Louis décide de se faire arranger les cheveux.et de s'habiller «comme du monde».Pourquoi?La scène suivante se passé dans la voiture dej'adolescent* Sur l'autoroute.À 130 km/h.«Bon, c'est classique, il se sent rejette et va se suicider!», pen-se-t-on.Et les mots nous donnent raison: c'est l'accident mortel.\u2022 Mais l'auteur habile peut faire dire ce qr.'il veut aux mots.Et là, ce n'est plus du tout classique.Disons que V/ens-r'en Jeff! est une belle histoire «de gars» qui a joué au yoyo avec mes sentiments: tantôt prévisible, et l'intérêt était à la baisse; souvent drôle, tendre et surprenante, et l'intérêt était à la hausse.Avec un bilan, somme toute, positif.Sonia Sarfati Le cinéma québécois veut parler au reste du monde MARIE-JOSÉE GAGNON B Le cinéma québécois était en piste depuis fort longtemps.Mais depuis Le déclin, il a décollé et ce serait très étonnant qu'il s'écrase.Voilà ce que constate Luc Perreauit, chroniqueur cinéina de La Presi'e depuis 21 ans et co-auleur du livre Le cinéma quebécoia à l'heure internationale, paru récemment chez Stanké.Ce livre, aussi écrit par Marie-Christine Abel, auteur dramatique et journaliste, et André Gi-guère, philosophe et critique de cinéma, trace un portrait de l'industrie cinématographique québécoise à travers 56 entrevues avec des personnalités fort connues des cinéphiles d'ici et magnifiquement photographiées par Daniel Kieffer.lih ! oui il est loin le temps où le Québec produisait un bon film par année.Maintenant, on compte au moins dix bons longs métrages par an.Au prochain Festival des films du monde, qui aura lieu du 23 août au 3 septembre, le Québec présentera en compétition /^a/a/es d'André Melan^on et Une Histoire inventée de Marc-André Korcier.Le cinéma québécois est donc assis sur une vague bien solide qui ne risque pas de le faire chavirer.Son degré de professionnalisme n'a rien à envier aux autres.Luc Perreauit explique ce bourgeonnement par trois facteurs: Le mûrissement des créateurs.Les cinéastes sont beaucoup plus créateurs puisqu'ils ont vieilli avec leur cinéma.L'exemple le plus éloquent est celui de Léa Pool qui.pour le tournage de La femtue de llwteK a choisi un hôtel de Québec, tandis que l'action se déroulait à Montréal.Ce fut un moment très révélateur de la créativité québécoise.L'infrastructure.Il y a trente ans.les cinéastes devaient repartir à zéro à chaque film.Aujourd'hui, grâce aux nombreux organismes de soutien et aux maisons de production, c'est plutôt la stabilité qui caractérise le cinéma québécois.Le choix du Québec comme scène de tournage de nombreux films américains serait aussi très important.Ce contact a amené les Québécois à adapter les innovations américaines et à innover eux-mêmes.Le critique de cinema Luc Perreauit.Le ciuLMua qucbccois ressemble beaucoup plus au cinéma américain qu'au cinema français, selon Luc Pcrreaull.«C'est entre autres par notre manière de travailler.c\\plique-t-il.Comme chez nos voisins du Sud, nus plateaux de tournage sont 1res peu hiérarchises.Aussi, on a compris que ce n'est pas parce qu'on parle français qu'on sera inieiiN compris par les l'rancais.Notre culture est lellemeni différente de la leur.» La conjoncture socio-politique Si les cinéastes ont mûri a travers le cinema québécois, celui-ci u graiuli.sans aucun doute, avec le Quebec de la Revolution tran-q uiltc.« Notre cinema veut mainte-nam parler au reste du niuiule et non plus seulement aux Québécois», ajoute Luc Perreauit.Il n'est donc plus question tl'iin cinema replie sur liii-nicinc.nom-brilisie.C'est un liiiî il'api)areMce plulut paradoxale f)uisqiie cette nouvelle tendance est en grande partie le fruit des années du ii.i-lionalisme québécois.« Maintenant ciu'on se realise nous-méme.un a le guui ifatler voir ailleurs, plus loin, prceise-i-il.On n'attend plus I.I ehet-d'oeuvre.On desire seulement que notre cinéma soit sur le même pied que les autres.erabend écrit : «L'action publique a ete utilisée contre la science par les communistes en Chine dans les années (mille neuf cent) cinquante et elle le fut encore, dans des circonstances très différentes, par les opposants a ce qu'on appelle l'évolution en Californie, dans les années (mille neuf cent) soi.xante-dix.Suivons leur e.xemple, et libérons la société du pouvoir d'étranglement d'une science idéologiquement pétrifiée, exactement comme nos ancêtres nous ont libérés du pouvoir d'étranglement de la « vraie-et-unique-reli-gion.»' Sose Onasakenrat aurait souscrit â cette conclusion sans pour autant démolir la religion et le témoignage les plus persistants de son asservissement : le calvaire qui s'intègre dans le décor avec un charme désuet.Un charme désuet?Le calvaire d'Oka ressemble à des fémurs dépassant accidentellement le sol d'un ossuaire soigneusement nivelé et réaménagé pour la récréation des citoyens d'une mégapole.11 s'intègre au parc Paul-Sauvé qui, aménagé sur la défunte seigneurie, répond en tous points aux voeux d'Alphonse Allais qui voulait qu'on construise les villes à la campagne pour les rendre plus habitables.Sur un panneau érige par le ministère des Affaires culturelles au pied du Calvaire, un pouvait lire en 1984 ce graffiti d'une main sans doute jeune, naïve et un peu illettrée: « Le calvaire ces les maringouins.» Le calvaire étant le douloureux memento d'une histoire plus pénible que glorieuse, autant pour les Iroquois que pour les Sulpiciens, on peut croire que.s'ils ont lu ce graffiti, leurs descendants se sont contentés de hausser les épaules avec un rien de tolérance.tu niche cnchamév et le monstre blcéphulc./\\.Cuiruion p.s.y V Morceaux d^anthologie de la sainte peur Dans ce Moyen Âge prolongé qui présida à la naissance de la Nouvelle-France et.tout particulièrement, ù lu fondation de Montréal, l'Iroquois était le diable en personne et il s'acharna si bien à le prouver par ses embuscades que le Blanc se retrouva tout naturellement justifié de le poursuivre au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.¦¦¦ ;.S ¦ Dans ce Moyen Age prolongé, le récit rejoint lame du fabliau français et des fioretti italiennes.Il faut absolument que le merveilleux s'ajoute a l'horrible sans quoi l'événement ne serait qu'un fait divers, sans intérêt pour le lecteur de l'époque et inapte à susciter chez lui le désir-de vengeance et de réparation essentiel à sa sur- Voici donc quelques historiettes à la mode dô l'époque, forcément authentiques, écrites pour, raconter en France des faits vécus au Canada'\u2014> on disait «en Canada» \u2014 et, aussi, pour susciter là-bas aux fins d'ici des renforts en ecus et.en bras.- \u2022 .titir lean de Saint-Père, greffier, notaire et syndic» né à Dornelles, en Gâtinois vers IbiS, vint-.à Montréal vers 1643 afin de contribuer à la con* version des sauvages.En octobre 1057, le voici qui aide son beau-père, Nicolas Gode, et son ser;: Vîteur lacques Noél, â construire une maison à la ^ pointe Saint-Charles quand un partid'lroquoi se présente.Les Français, les reçoivent fort poliment et leur servent même à manger.Le casse-croûte acheté, ils vont poursuivre leur travaux au sommet de la charpente quand, à coups d'arquebuse, les Iroquois les font tomber,«comme des moineaux», scalpent Gode et Noél mais de* .capitent Saint-Père et s'enfuient avec sa tète.;; 7.1.,- Vf.V.« Le ciel trouva cette action si noire qu'il punit ces barbares par des reproches qu'il tira de la langue d'un de ceux qu'ils avaient tués (.)Xa/, téle de feu Saint-Père, qu'ils avaient coupée, leur.' fit quantité de reproches en l'emportant et (.) leur disant en fort bon Iroquois, quoique de son .vivant le défunt ne l'entendit pas: tu nous tues;-* tu nous fais mille cruautés, tu veux anéantir les Français, tu n'en viendra pas â bout; ils seront ' un jour vos maîtres et vous leur obéirez, vous avez beau faire les méchants.»' Le fait suivant est mieux connu mais on omet souvent d'en mentionner les détails les plus savoureux.Nous sommes en mai 1660.Dollard des ' Ormeaux el seize* compagnons quittent Ville* Marie en grandes pompes pour aller faire_la_ guerre à l'Iroquois.C'est le printemps et Ton saft ^ qu'il revient ordinairement des pays d'en hâÇlti: avec de lourdes cargaisons de fourrures, de sorte;': que.jusqu'à ce jour, les historiens se chicanent^^ ' encore pour essayer de savoir si les dix-sepf;eSJZ.: sayaient de sauver Ville-Maire du massacre':eij^; attrapant les Iroquois ou s'ils essayaient de sâu^^' ver Ville-Marie de la faillite en attrapant ié^V^ fourrures.Ils n'attrapèrent rien n! personne et périrent* tous dans l'embuscade mais, par miracle, ils libérèrent la voie à Pierre Rad^sson et Médard Chouart Desgroseillers, deux contrebandiers qui -avaient battu les Iroquois au jeu de la traite et .qui les suivaient de loin avec des monceaux de'.fourrures.À leur arrivée à Ville-Marie, leur bu*-' tin fut saisi, sauvant ainsi.la colonie de la faillite^ à suivre ^ Les Éditions du Ginkgo, Montréal, 1987. LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 18 AOUT 1990 I 5 Du vin Jadot: des vins à l'image du grand patron JACQUES BENOIT Les viticulteurs font des vins qui leur ressemblent, dit-on souvent.M.An-drê Gagey, le à A'^k.h grand patron de fL G$\\Wk: la maison bourguignonne Louis )adot, est sans aucun doute Tune des meilleures illustrations de ce dicton.Grand, solidement bâti, corpulent, il affectionne en effet les bourgognes rouges bien charpentés.tout à fait à son image.« Mqi, j'aime avoir des vins qui ont une certaine couleur et une certaine structure.Je n'aime pas les vins fluets, délicats, sans rien.C'est ma carrure, c'est tout», disait-il dans une interview à La Presse, lors de sa plus récente visite au Québec.Le Mou(liclic Louis Jadot 1986 \u2014 le moins cher des vins rouges de cette maison vendus au Québec dans le moment, à 25,05 $, aux Maisons des vins \u2014 est un bon exemple du style Jadot.Bien coloré, avec un bon bouquet de Pinot Noir, c'est un vin de qualité, aux saveurs franches, qui a de la chair et du corps, bien plus que ce à quoi on s'attend de cette appellation et, surtout, de ce millésime.II en allait de même pour son Fixin 86 (environ 26$) et son simple Bourgogne 87 (un peu plus de 14$), typé Pinot Noir, vendus ce printemps mais tous deux épuisés à l'heure actuelle.Même chose, ajouterai-je enfin, pour le simple Bourgogne 88, que j'ai goûté l'automne dernier ù Beaune, et qu'on devrait trouver sous peu au Québec.Corsé, d'une couleur soutenue, c'est un vin étonnamment riche pour un rouge de simple appellation Bourgogne, et caractéristique de ce grand millésime.Comment fait-il pour élaborer de tels vins?Il emploie pour cela plusieurs moyens.D'abord, souligne-t-il, «toujours on élimine la grappe ( la partie boisée).Je pense que la grappe n'apporte rien dans la qualité du vin.Elle apporte seulement un peu de verdeur.Et ce n'est pas ce que nous souhaitons».Normalement, la plus haute température de fermentation, pour les rouges, ne dépasse jamais environ 32° Celsius.Or, chez Jadot, «nous vinifions à haute température, nous n'hésitons pas à laisser monter à 35° en milieu de fermentation.Cela permet d'extraire la couleur et les tannins beaucoup plus.On laisse ça une journée, c'est une pointe.Plus haut que 35*, il y a un risque d'arrêt de fermentation».Et puis, les vinifications y sont longues.beaucoup plus longues que les 10 à 15 jours qui ont été longtemps la règle en Bourgogne.Ainsi, en comptant les macérations (la période additionnelle pendant laquelle on laisse les peaux des raisins dans le vin, une fois la fermentation alcoolique terminée), la vinification y a duré « 23 jours pour beaucoup de vins en 1989».André Gagey Mais il ajoute: «Ma grande règle: en vinification et en vins, rien n'est absolu.En 1987, on a des cuves qui sont allées à 25 jours et on pu descendre à 13 jours.» Les cuves autovinifiantes La cuve de fermentation bourguignonne traditionnelle est la cuve en bois, ouverte.Les parties solides des raisins s'agglomèrent a la surface (c'est le chapeau, comme on dit), et, régulièrement, on disloque celles-ci avec les pieds ou un outil pour les mêler au jus, afin d'en extraire de la couleur et de la matière.Chose rare, jadot Utilise non seulement des cuves traditionnelles, mais également des cuves dites autovinifiantes, c'est-à-dire tournantes et ayant exactement la même forme que les cuves des camions-bétonnières.Pour favoriser l'extraction, il suffit de faire tourner la cuve, ce qui mêle les parties solides au jus.Ces cuves contribuent dans une bonne mesure au style Jadot \u2014 un style, doit-on dire, très apprécié, en raison notamment de la richesse des vins.« Les cuves autovinifiantes peuvent macérer un peu moins longtemps parce que l'extraction est meilleure.On fait tourner trois fois par jour pendant deux-trois minutes, et on extrait très bien.11 nous arrive souvent de faire une cuve en bois et une cuve autovinifiante pour une même vigne.Avec une cuve en bois, on a plus de finesse et de fruit, et avec une cuve autovini-fiante plus de fermeté, on extrait beaucoup plus de tannins, plus de couleur.» Cet assemblage d'une cuve en bois et d'une cuve autovinifiante donne selon lui «quelque chose de très bien.On l'a fait pour le Bonnes Mares 88.et c'est une belle réussite».Certains vins, toutefois \u2014à cause du style qu'on veut leur donner ou parce que la quantité de raisins ne suffirait pas à remplir une cuve autovinifiante \u2014 soin élabores uniquement en eu ves de bois: le Chambertin Clos de Beze, le Musigny, par exemple.«La récolte de Musigny n'est pas suffisante pour une cuve autovinifiante, dit-il, et on ne se pose même pas lu question.» Le domaine La rumeur publique veut que l'entreprise ait été rachetée en 1985 par l'importateur américain de ses vins, Kobrand.«Kobrand n'a pas acheté |;t-dot, déclare pour sa part André Gagey.Les parts de Jadot ont été rachetées par trois dames à titre personnel, et elles-mêmes sont actionnaires de Kobrand qui est resté l'importateur de ladot.Les trois dames sont américaines.» Quoiqu'il en soit, jadot, qui a des vignes dans de nombreuses appellations bourguignonnes fameuses ( Corton-Charlemagne, Chevalier-Montrachet, Musigny, etc.), compte parmi les plus reputes et les plus grands domaines de Bourgogne.«Nous contrôlons a peu.près 50 hectares», dit-il, constitués, comme toujours en Bourgogne, par de multiples parcelles, appartenant à plusieurs propriétaires.\u2022 En bref: 20 hectares sont la propriété d'une daine jadot et de ses enfants; 17 hectares, appartenant cette fois au Domaine-Louis ladot lui-même, proviennent du rachat du Domaine Clair'Dati il y a quelques années, auxquels s'ajoutent sept autres hectares «rachetés en novembre dernier qui constituaient le Domaine Champy»; plus cinq hectares appartenant au beau-père d'André Gagey, et enfin, dit-il, «mon domaine personnel, à Nuits Saint-Georges Les Boudots et différen- tes pieces de Beaune.ci qui font quatre hectares».La firme a également des contrats a long terme avec certains vignerons, auxquels elle acheté les moûts prêts à faire fermenter clans le cas des vins blancs, et les raisins pour ce qui est des vins rouges.André Gagey: «Le principal contrat est avec le Duc de Magenta qui a 17 hectares clans les vins blancs, principalement en Chassagne-Montrachet Mor-geot et Clos de la Chapelle, du Puligny-Montrachet Clos de la Garenne; du Meursault, de l'Auxey-Duresscs.etc.Le Duc de Magenta est responsable de la culture et de In vendange, et nous de la vinification et de la commercialisation.» Le bourgogne générique rouge \u2014 un vin toujours type et de qualité \u2014.dont une partie vieillit sous bois, est de son côté «un assemblage de vins d'une vingtaine de vignerons, de vins d'appellation Bourgogne des deux côtes ( de Nuits et de Beaune), de la cote chalonnaise et de Parric-re-côte, dont la composition varie d'année en année», note-t-il.A son avis, enfin, 88 et 89 sont deux millésimes très différents pour les rouges.« le pense que lu vie des 88 sera plus longue que celle des 89.Dans les 89.un certain nombre de tannins sont délicieux, tuais il y a peut-être inoins d'homogénéité, certaines cuvées n'ont pas été aussi reus sies.I! a fait très chaud au moment des vendanges, les tannins sont moins austères que les tannins des 88 qui sont très puissants.» EXPOSITIONS MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN (Cité du Havre) \u2022 Exposition «L'art conceptuel, une perspective».Jusqu'au 21 octobre.MUSEE DES BEAUX-ARTS 0E MONTRÉAL 11379 o., Sherbrooke) - Expositions «Mark Tansey: art et source» et «Cecil Buller, graveur .moderniste».Du mar.au dim., de 10 h à 17 h.«Exposition «Un regard passionné: chefs-d'oeuvre de l'impressionnisme et autres toiles de maîtres de la collection Emil C.Bùhrle».Du lun.au jeu., de 10 h à 19 h; ven., sam., dim., de 10 h à 21 h.JUUSEE MARC-AURELE FORTIN (118, Saint-Pierre) \u2022 Exposition «Hommage a René Richard» et peintures de Marc-Aurele Fortin.Du mar.au dim., de 11 h a 17 h, MUSEE DES ARTS DECORATIFS DE MONTREAL (Pie IX et Sherbrooke) \u2022 Oeuvres de Ron Araû et exposition «Design au bureau».Du mere, au dim., de 11 h a 17 h.Jusqu'au 2 septembro.MUSEE DAVID M.STEWART (Le Vieux Fort, Ile rSainte-Helene) \u2022 Exposition .Planètes, Potions r et Parchemins Scientifica Hebraicia des Ma- nuscrits de la Mer Morte au isieme siècle».I Jusqu'au 9 septembre.! MUSEE DE LACHINE (110, Chemin LaSalle) -I Au), et dem., de 11 h 30 à 16 h 30, exposition \u2022 -Le Musée de Charles et Vincent*.Installation i j de Michel Labbe.Du mere, au dim., de 11 h 30 « a 16 h 30.Jusqu'au 9 septembre.; ALLCGRA ( 3981, Saint-Laurent) \u2022 Peintures de [ Hondurien Ezequlel Padilla Ayesta.Du lun.au I mere, de 9 h a 18 h; jeu., ven., de 9 h â 19 h; * sam., dim., de 10 h a 17 h.Jusqu'au 3 septem- ore.f ATELIER 40G9 (4069, Saint-Denis) - Auj.et [dem., de 9 h à 14 h; mar., de 12 h à 16 h, , oeuvres de Labontë-Côte.jgOA OBJET D'ART (4859.Saint-Laurent) -i Sculptures d'Eva Ferenczy-Reichman.Du lun.» au mere, de 11 h à 18 h; jeu., ven., de 11 h à j 21 h; sam., de 11 h à 17 h.Jusqu'au 30 août.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, ; Baile) - Expositions «Ernest Cormier et l'Uni-j versite de Montréal» et «Passages à l'Universi-! te de Montréal», photographies de Cabor Szi-Jiasi.Merc, ven., de 11 h a 18 h; jeu., de 11 h a » 20 h; sam., dim., de 11 h à 17 h.'COMPLEXE DU CANAL LACHINE (4710, Saint-ÎAmbroise) - Peintures de Pascal-Antoine Hairnet et exposition «Différent Phases of Con-'cordia-.Jusqu'au 31 août.' - ESPACE GLOBAL (914, Mont-Royal e.) - Exposition «Portraits potins d'artistes».Jusqu'au 2 'septembre.'GALERIE CHANTAL BOULANGER (372, Sainte-; Catherine o.) \u2022 Oeuvres de Sylvie Bouchard.l i Serge Murphy et Danielle Sauvé.Jusqu'au 15 septembre.GALERIE D'ART DE BOUGAINVILLE (4511.saint-Denis) \u2022 Oeuvres de Diane Desmarais, Raymonde Duchesne, Louise Houde, André iDufour et Andrée Vèzina.galerie dazibao (4060.Saint-Laurent) \u2022 Exposition «Jeune photographie».Du mere, au .dim*, de 12 h a 17 h.Jusqu'au 9 septembre.GALERIE DES ARTISANS du MEUBLE 0UEBE- 1 COIS (88, Saint-Paul e.) - Exposition «Masques : et personnages».Du lun.au ven., de 10 h a 17 ;h; sam., dim., de 13 h à 17 h.Jusqu'au 31 ;aoûV GALERIE JOCELYNE GOBEIL (2154, Crescent) -Bijoux d'artistes contemporains du Ouébec et de l'étranger.Du mar.au ven., de 11 h à 18 h; sam., de 11 h à 17 h.Jusqu'au 20 octobre.galerie KÔ-ZEN (532.Duluth e.) \u2022 Oeuvres de Serge Lemoyne.Du lun.au ven., de 9 h à 18 h.Jusqu'au 22 septembre.GALERIE LAVALIN (1100 0., boul.René-Léves-que) \u2022 Oeuvres de Robert Roussil.Du mar.au dim.', de 12 h à 18 h.Jusqu'au 9 septembre.GALERIE l'EMPREINTE (272, Saint-Paul e.) -Peintures de Patrick Bourque et céramiques de Helga Mader.Tous les jours de 10 h à 22 h.Jusqu'au 3 septembre.\u2022galerie frederic palaroy (307, Sainte-Catherine o., Suite 515) - Auj., do 11 h à 17 h; mar., de 11 h à 18 h, exposition «Je bicycle», de Armand Destroimaisons-Picard.(galerie pink (1456 o., Notre-Dame) \u2022 Artistes de la galerie.Du ven.au dim., de 13 h a 17 Ji.Jusqu'au 26 août.GALERIE port-MAURICE (8420, boul.Lacor-dairé) - A compter de mere, pastels d'Anne Hughes.Lun., de 13 h à 21 h 30; mar., mere, Jeu., de 10 h à 21 h 30; ven., de 10 h à 18 h; sam.de 10 h a 17 h; dim., de 13 h à 17 h.Galerie relais des épooues mshs, Sherbrooke o.) \u2022 Oeuvres de Liane Paskaryk, Nicole st-Pierre, Monique Bedard, Jean Lamoureux, Aibric Soly, George Dedoyard, Patrick Mune-ret, Liliane Fournier, Gerard Castonguay, jeannine EveRell, Zero-Zoo, Lise Lajoie et Gilbert Thibault.Du mar.au sam., de 11 h a 17 h; dim., de 13 h a 17 h.GALERIE shayne (5471, Ave.Royamount) -Oeuvres de Chick Schwartz, Christine Knox.p.M.Z.Coyle et Laura Peery.GALERIE SKOL (4060, boul.Saint-Laurent.Espace 107) \u2022 Oeuvres d'Eric Raymond.Jusqu'au 2 septembre.galerie 5IEME vague (155, Saint-Paul e.Suite 2) \u2022 Oeuvres de Reynald Laçasse.Du mere, au dim., de 13 h a 21 h.Jusqu'au 1er Septembre.paierie trois points (307, Sainte-Catherine fc&llte 555) - Oeuvres do Yolando Brouillard.I Anne Asnton, Jacques LêDieu.Richard McRae, Genevieve Morin et Angele Verret.Jusqu'au 1er septembre.GALERIE SERGE TURGE0N INC.(2080, Crescent) \u2022 Oeuvres de Nicole Taillon.Paul Souli-kias, Colette Hébert, Cezyl Testeau, Gérard Castonguay, Nancy Cousin-Viau, Henri Mas-son, Marc-Aurele Fortin, Cornelius Krieghoff et Leo Ayotte.Du mere, au sam., de 12 h à 17 h; dim., de 13 h à 17 h.Jusqu'au 31 août.GALERIE WADDINGTON (1504 o., Sherbrooke) - Oeuvres de Chadwick, Avery.Colville, Comtois, Curnoe, Fafard, Forrestall, Hockney, Knowles, laliberté, Léfkovitz, Letendre, Lind-zon.McCall, McEwen.Michener, Moore, Pala-dino, Perehudoff, Riopelle, Scherman, Stewart.Tapies, Warhol et Winterer.GALERIE BRENDA WALLACE (372, Sainte-Catherine o.) - Estampes de la collection de Jennifer Melby.Du mar.au sam., do 11 h à 17 h.Jusqu'au 15 septembre.GALERIE WESTMOUNT (4912 o., Sherbrooxe) -Oeuvres d'artistes canadiens.Jusqu'au 15 septembre.GUILDE CANADIENNE DES METIERS D ART DU OUEBEC (2025, Peel) \u2022 Porcelaines de Harlan House.Jusqu'au 29 septembre.LES HAVRES GRIS (215, Saint-Paul o.) - Oeuvres de Nicole Brazeau.Jusqu'au 8 septembre.MAISON D'ART SAINT-LAURENT (742, boul.Decarie) \u2022 Oeuvres de Albini Leblanc et Elizabeth Fisher.MICHEL TETREAULT ART CONTEMPORAIN (1192, Beaudry) - Exposition «8e Coup d'éclat».Jusqu'au 16 septembre.OCCURRENCE (911 e., Jean-Talon.Suite 039) -Auj., de 12 h à 17 h.oeuvres de L.Bergeron.P.Desrosiers.S.Clément, P.Turgeon, M.Beauvais et P.Fournier.PALAIS DE LA CIVILISATION (île Notre-Dame> \u2022 Exposition «Cite-Cinés Prise 2 et «Norman McLaren».Tous les jours de 10 h à 22 h, sauf les 21,22 et 23 septembre.Jusqu'au 21 octobre.VIEUX FORT (lie Sainte-Hélène) \u2022 Exposition -Planètes, Potions et Parchemins Scientifica Hebraica».Jusqu'au 9 septembre.VIEUX-PORT DE MONTREAL -installation de Monique Savoie.Jusqu'au 9 septembre.Exposition -Celebration Cartoon».Mere.jeu., dim., de 11 h a 19 h; ven.sam., de 11 h a 20 h.Jusqu'au 3 septembre.HORS MONTRÉAL CENTRE D'exposition DE ST-hyacinthe (405, Saint-Simon, St-Hyacinthe)- Auj.et dem., «Expression», oeuvres de Vera Heller, Marie-Claude Leclerc, Michel Niquette, Gerald Ûuellet, Dominique Sarrazin et Jeremie Bou-dreault.GALERIE ACTION (190.Laurier, Saint-Jean-sur-Richelieu) \u2022 Auj., de 19 h â 23 h, photographies de Jean-Pierre Beaudin.GALERIE ART 8 (863.des Ursulines.Trois-Ri-vieres) \u2022 Photographies et photocopies de Fem3nd Durand.Jeu., ven., de 14 h a 17 h et de 19 h à 22 h; sam., de 13 h à 17 h et de 19 h a 21 h; dim., de 13 h à 18 h.GALERIE DU CENTRE (250, Saint-Laurent.Saint-Lambert) \u2022 Exposition «Sculpteurs de Saint-Lambert».Du mar.au ven., de 12 h à 17 h et de 19 h à 21 h; dim., de 13 h à 17 h.Jusqu'au 31 août.GALERIE DU MUSÉE DU OUEBEC (24, boul.Champlain, Quebec) \u2022 Sculptures de Paul Lacroix.Merc, sam., dim., de 12 h à 18 h; jeu., ven., de 12 h à 20 h 30.Jusqu'au 9 septembre.GALERIE LE PARVIS (1295 o., Girouard, Saint-Hyacinthe) \u2022 Oeuvres des artistes de la galerie.Jeu., ven., sam., de 13 h à 21 h; dim., de 13 |i à 18 h.Jusqu'au 15 septembre.GALERIE REGARD (774, Saint-Pierre, Terre-bonne) \u2022 Dessins et acryliques de Luc-Bernard Duquette.Merc, de 13 h d 17 h; jeu., de 13 h a 19 h; ven., sam., de 13 h à 17 h et de 19 h à 22 h; dim., de 13 h à 17 h.Jusqu'au 2 septembre.LA GALERIE (87.Saint-Paul, Saint-Jean-sur-Ri-chelieu) \u2022 Exposition «Etc.ou vice versa», de Martin Robichaud.MAISON DES ARTS DE PIEDMONT (13b, Chemin de la Gare, Piedmont) - Oeuvres de Riopelle, Beaulieu, Surrey, Bruni et Maltais.MAISON ANT0INE-LAC0MBE (895, Visitation.Saint-Charles-Borromée, Joliette) \u2022 Auj.et dem.de 13 h à 17 h, sculptures d'oiseaux de Sylvain Forest.MAISON LOUIS-H.LAFONTAINE (314, Marie-Victorin, Bouchervilie) \u2022 Peintures de Cécile leduc-Gauvin et Janine Leduc-Grisé.Du jeu.au dim., de 14 h à 16 h 30 et de 19 h à 21 h.Jusqu'au 14 septembre.MUSÉE PIERRE BOUCHER (858, Laviolette.Trois-Rivieres) \u2022 Exposition «S'ils pouvaient parler».Tous les jours de 13 h 30 a 16 h 30 et de 18 h 30 a 21 h.Jusqu'au 4 septembre.MUSEE CANADIEN DES CIVILISATIONS (100, Laurier, Hull) \u2022 Expositions «La tunique aux couleurs multiples, «Reflets de l'Arctique», \u2022Au-dela de la Montagne d'or», «De main de maître» et «Images de la Capitale nationale».Tous les jours de 9 h à 17 h; jeu., de 9 h a 21 h.MUSÉE D'ART DE JOLIETTE (145, Wilff id-Cor-beil, Joliette) \u2022 Sculptures d'Ivan Messac et objets d'art en ivoire.Jusqu'au 3 septembre.MUSEE DES BEAUX-ARTS DU CANADA (380.Promenade Sussex, Ottawa) \u2022 Dessins, aquarelles et peintures d'Emily Carr et dessins de Pudlo Pudlat.Jusqu'au 3 septembre.i Dans les galeries fi e «\u2022 .Claire Labonté-Côté, peintre autodidacte RAYMOND BERNATCH et était il y a quelques jours.En fin d'après-midi, un mercredi.Sans rien savoir de Claire Labonté-Côté.sans rien connaître de son oeuvre et de son travail, je me suis dirigé vers son atelier au 4069 Saint-Denis où elle expose jusqu'au 21 septembre quelques-unes de ses toiles.Coup de sonnette.Un grand chien noir (mi-labrador, mi-berger allemand ) se précipite vers la porte d'entrée en aboyant sourdement.Ameutée, sa mai tresse, qui le suit de près, ouvre la porte et rassure son animal.«Du calme Toto, c'est un visiteur.» Elle est seule dans l'atelier-gale-rie et ma présence l'étonné.«Qu'est-ce qui vous a amené ici?j'expose depuis le début de l'été et il ne vient personne.» Je réponds tout simplement que c'est un peu beaucoup le hasard et en jetant un regard circulaire dans l'atelier, je suis estomaqué.\u2014 Claire Labonté-Côié c'est vous?\u2014 C'est moi.\u2014 Cette grande toile, a été peinte par qui?\u2014 Par moi.\u2014 Et il ne vient personne pour voir ça?\u2014 Personne.Pas un chat.La grande toile, c'est une oeuvre inconcevable.Une oeuvre remarquable de cinq pieds de hauteur par.40 pieds de long.Une acrylique peinte au petit pinceau avec ici et là des insertions de collage.Exécutée par cette femme de 38 ans, peintre autodidacte qui définit son art comme un art primitif-moderne.J'apprends que Claire Labonté-Côté, qui a fait de la musique, du chant, étudié la comédie au Conservatoire d'art dramatique de Montréal en 1973-1974, sans toucher réellement le fond dés choses, à découvert un bon matin, en faisant l'acquisition d'une boîte d'aquarelle, que la peinture seule lui permettrait d'aller au bout de ses énergies, d'explorer la psyché de son univers mental.Depuis 12 ans elle peint sans arrêt.Des oeuvres d'abord naïves qui ont évolué au fil des ans vers le primitivisme-moderne.Nous pouvons suivre cet itinéraire sur les murs de son atelier.Mais c'est la période s'échellonnant de 1988 à 1990 qui retient surtout l'attention.Dans une série de tableaux anecdotiques, elle fixe un moment de son existence.Dans Crescent by night (1988), Si on.s'y mettait (peinte après la mort de René Lévesque), Laissez-boire la bête ( 1990) (qui fait état de ses préoccupations écologiques), elle se raconte par segments sur des Claire Labonté-Côté devant sa toile Casse-Maison que l'on ne voit qu'en partie puisqu'elle s'étale sur 5 pieds par 40 pieds.toiles de 16 pouces sur 37, 16 pouces sur 20 ou 13 pouces sur 41.C'est en 1988-1989 qu'elle produit son oeuvre monumentale de cinq pieds par 40 pieds.Une bourse gouvernementale lui permet de consacrer deux année à la réalisation de Casse-Maison, le titre attribué à cette étonnante création.Casse-Maison c'est la somme des parties du travail effectué sur ses tableaux de «petites dimensions».Une oeuvre globale qui devait lui permettre d'explorer plus profondément son délire, son obsession artistique: Vexogé-néïsation de l'oeuvre.Terme qu'elle définit comme «action de créer à l'extérieur de toute source d'inspiration connue ou, plus justement, action de créer ù partir de principes picturaux sans correspondance et de provenance encore inconnue».Claire Labonté-Côté possède un sens inné de la couleur.C'est lors d'un long séjour â la Martinique qu'elle s'est passionnée pour les couleurs vives, pour le « tranche-men t de couleurs».Les formes projetées font images.Le point d'appui est figuratif parce qu'elle risquerait de se perdre en exprimant le MOI, qui est déjà déraison, en puisant aux sources de l'abstraction.Comment a-t-elle pu ne pas se perdre en réalisant Casse-Maison?Comment a-t-elle pu équilibrer les masses, établir un juste poids de couleurs dans une oeuvre de 5 pieds sur 40 pieds elle qui ne pouvait s'appuyer que sur une façon instinctive de faire?En suivant ses images sans doute.De gauche â droite, celles qui expriment le monde ordinaire (avec des hommes d'affaires qui tombent des arbres), puis la végétation martiniquaise, et elle-même représentée par deux mains, et un arbre de vie avec la ville derrière, et un homme foule et un dragon de l'histoire avec les minuscules têtes de Hitler, Kennedy, Tru- PHOTO ROGER LAU20N t.» \"'«jr deau, Balzac, Napoléon.Tout au bout, le monde de demain avec des bibittes étranges, mutantes-mutées.Alors si vos pas vous conduisent â proximité du 4069 Saint* Denis, actionnez la sonnette.Vous entendrez japper le chien noir et vous serez peut-être la deuxième personne qui aura, cet été, admiré un chef-d'oeuvre dans cet atelier-galerie.GALERIES D'ART 6e étage Expo-vente d'oeuvres d'artistes canadiens CENTRÊ-VîliE EATON pamiciPBCTinn y l Le Cercle des Artistes Peintres du Québec PRESENTE SON SEPTIEME GRAND CONCOURS NATIONAL DES ARTS VISUELS À MONTRÉAL OU 10 AU 28 OCTOBRE 1990.OUVERT À TOUTES LES TENDANCES ET A TOUS LES MEDIAS TELS QUE: ACRYLIQUE - AQUARELLE \u2022 DESSIN \u2022 GRAVURE \u2022 GOUACHE \u2022 HUILE \u2022 MIXTE \u2022 ASTEL SCULPTURE.PRIX FANTASTIQUES EN ARGENT COMMANDITAIRES: AÛC ENCADRfcMENïb INC.- DESSSE.INC - LES EDITIONS MULTf-GRAPH - MICHEL FILION PHOTOGR APHf RENSEIGNEMENTS: (514) 662-0271 (514) 688-8015 i 16 LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 18 AOÛT 1990 Restaurants f: Est-ce cela la cuisine régionale au Québec ?FRANÇOISE KAVLER On frcquciuc le Café Cher-rier pour plusieurs raisons.Le café-terrasse est une formule qui a du succès à Montréal et celui-là esl pariiculiérement avantagé.L'espace est grand et permet d'installer les tables sans que l'on ait l'impression d'être directement sur le trottoir.L'établissement bénéficie d'une situa-lion en coin et la terrasse suit le contoiH* des deux rues, un côté à Tombre ei l'autre au soleil.A riniérieur.le style bistrot a été bien exploite.De grandes fenêtres, un grand bar, une salle vaste où l'alignement des tables permet d'être isolé tout en faisant partie de l'animation, une ambiance bruyante sans que Ton s'y sente bousculé, un service bien fait par un personnel qui semble bien cotnprendre le style de ce genre d'établissement.On n'y vient certainement pas pour la qualité de la cuisine.Sans originalité, sans recherche aucune, sans caractère, sans fraîcheur, elle est de celle dont on pourrait souhaiter la disparition.La clientèle semble s'en accommoder sans broncher puisqu'elle ne boude pas la maison et reste fidèle à ce lieu de rendez-vous.Mais, pourquoi a-t-on accordé à cet établissement Taccrédita-tion qui lui permet d'utiliser le logo officiel de «Cuisine régionale au Québec»?Signé par les ministres de l'Agriculture et du lourisme.le «papier» est affiché à l'entrée du restaurant.Il devrait assurer aux consommateurs qu'ils trouveront là «une cuisine évolutive préparée à l'aide des produits alimentaires régionaux du Québec et ce, scion l'art local des les apprêter».Cuisine régionale: de quelle région?Les termes utilisés font nettement référence à la cuisine de France.Dans la sélection des ELEGANCE ET RAFFINEMENT D'ITALIE Musique ((Live» au piano le soir Acccptcms k*s jjroiipc.s et receptions h t.6 TA un A ;V T- SA n 209b.A-fcG/LL COLLÈGE t-.fONTBÊAL 288-7901 \\aiMim eidê FESTIVAL DU MOIS CUISSES DE GRENOUILLES CREVEHES DE MER LANGOUSTINES comprenant ¦ jk :.'uîr\" 895$ à partir de Atm II MMtUi da oitH iiitiet Un dcmi-liire de vin pur pcrsunnc sera compris dans k' prix de Notre T:ible D'Hôte Moitié prix pour les entants Reservation ,, , ^yj-JJ^^ h)inti-f:iairc. \u2022I FlUT MIGNON BOUQUETIÈRE srm irtc iKfi eu tiWe rj-ux tt afi 44! 1.Pourréser»'atiCft ^ téléphonez au ^ les ^^Ht louis 300, chemin du Canal Lachine, au restaurant 10714.boul.Pie-IX.Montréal-Nord Tél.: 321-2340 SPECIAL DU MOIS D'AOÛT Le soir seulement pour 1 pour tables d'hôtes seulement r r \\ i 4 \u2022¦4 \u2022i VASTE STATIONNEMENT GRATUIT Fondue chinoise à volonté BRUNCH MUSICAL DU DIMANCHE SOIREES MUSICALES AVEC DANSE (du dimanche au vendredi inclus).Les vendredis, samedis et dimanches avec Solange Rochas et Paul Talbot au piano.1 1 « 1 -2ê- t i t I I 1 I * RESTAURANT-BAR Cuisine recherchée Accueil exceptionnel Fermé le dimanche 2067, rue Stanley, Montréal/288-3434 \u2022Ai.I îL' amicale ïiesf ê>onundicrô ïiu (Québec â>ctt(on biii^lontrrnl lurtropolitain COURS SUR LES VINS donnés par rAmicole des Sommeliers du Québec Débutant te mercredi 12 septembre et te manfi 18 septembre 1990 27 ANS D'EXPÉRIENCE D'ENSEIGNEMENT DANS LA SCIENCE DU VIN INFO: 467-1335-446-1860 Les cours se donneront à: L'HÔTEL DE LA MONTAGNE PEEL 1430, rue de la Montagne V.F n 4 I Buffet VENDREDI, SAMEDI et DIMANCHE dès 17 h RÔTI DE BOEUF AU JUS Potage.10 variétés de salades, hors-d'oeuvres, crudités, poissons et viandes froides.2 plats chauds du iour, choix de desserts, thé ou café.MUSICIEN iiiiiii ESSAYEZ NOTRE SANGRIA CET ETE SALLE DE RECEPTION FINE CUISINE Table d'hôte tous les iours SPÉCIAL DU MOIS D'AOÛT CREVEHES .AMOUREUSES li^^^ (Crevettes du golt dJ Mexique, nach pées d'une sauce au vin blanc parfumée à l'csiragon et au pernod).Brundi DIMANCHE de10h30à15h OEUFS ET CRÊPES PRÉPARÉS À VOTRE GOÛT Frais du jour Croissants, viandes troides, salado de thon ou saumon rose, salades assorties, boeuf bourguignon, saucisses, jambon à rôrabte et ananas, bacon, fèves au.lard, oeufs brouillés, pâtisseries maison, salade de fruits frais, jus d'orange, thé ou cafè.1299$ AVEC MAGICIEN enfantamoinsde lûins:S0% t.s it.677-6378 295 ouest, rue Saint-Charles» LongueurI ~ \u2022\u2014-^^-lil!2£fîW)Ger' Stationnement gratuit.-* 3 minutes à l'est du pont Jacijues-Cartler.Principales cartes de^rédH acceptées.5 "]
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