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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1990-08-15, Collections de BAnQ.

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[" Auiourd hui intervalles de nuages et de soleil Minimum 14 Maximum 26\" Domain: Partiellement ensoleille et chaud details cahier sports MONTREAL, MERCRED115 AOUT 1990 106e ANNÉE N° 291 68 PAGES, 6 CAHIERS Hors de la zone métropolitaine 50 cents îles de La Madeleine 1 00 35e ¦ Aujourd'hui -\u2022\u2014\u2014.C6 CORMORAN Louise Cousineau reprend sa chronique en prédisant que le telero-man Cormoran nous captivera autant que Le Temps ci une paix.PREMIERS D MINISTRES Les provinces renoncent a manifester leur preference pour les compagnies \\oca\\es dans l'octroi des contrats gouvernementaux.3 IRAK Sans écarter I éventualité d une solution diplomatique a la crise du Golfe, le president Bush souligne que cela prendra du temps Sommaire Annonces classées immobilier D1 a 08 marchandises .os emplois 03 a D12 automobiles dit 3 oio prepositions d affaires.E2 Alim.Consomm.C1 a C3 Arts et spectacles informations C6.C7 horaires.C3 Bandes dessinées.D4 Bridge.D8 Carrières et prof.C4.C5 Deces.B4 Economie.E1 a E6 Editorial.B2 Etes-vous observateur?.D1 Feuilleton.D3 Horoscope.D2 Le monde.B3 Loteries.A4 Mots croises.D5, S10 policiers, dont la patience a été tout a fait exemplaire.Lors tics manifestations nocturnes de dimanche et lundi, ce sont les agent- de la Gendarmerie royale du C anadà qui avaient pris la relevé de leurs collègues tie la SO.dont les assai tv du week-end ont été dénoncés par les dirigeants politiques Ineaux el même par leur propre etat-major.Ainsi, les policiers de la Se) n'uni que très peu réagi aux mouvements de roule, la nuit dernière, st.» contentant d'esquiver la VOÏR VIOLENCE EN A 2 Les observateurs ne s'attendent pas à une partie de plaisir JEAN-PAUL SOULIE Les 24 observateurs dépêches d'Europe par la Fédération internationale des droits de l'homme seront a pied d'oeuvre dan- les heures qui viennent aux huit points d'observation fixes par un accord intervenu hier entre la Nation Mohawk, les gouvernements du Canada et du Quebec et la Federation.Le role des observateurs sera de veiller à la mise en oeuvre des trois points de l'entente conclue dimanche a la suite de la média-lion du juge en chef de la Cour supérieure Alan B.Gold.Mais le juge Gilbert I lamme, de France, qui dirige celte mission, a été bien incapable de prévoir quand elle se terminera \u2022 Nous ne savons rien du calendrier, ni de l'ordre du jour, ni du lieu où auront lieu les négocia-lions, a explique le juge flamme, et nous ne nous attendons pas à ce que ce soit facile.Ce ne sera pas une partie de plaisir.» La Fédération internationale des droits de l'homme a formé un comité de coordination préside par le juge Flamme, auquel participent Gilles Tardif, vice-président de la Fédération internationale et de la Federation canadienne des droits de l'homme et membre du conseil d'administration de la Ligue des droits de la personne du Quebec, el Gerald McKenzie.président de cette même ligue.Les 24 observateurs pourront circuler librement a Kanesatake et Kahnawake et ils pourront effectuer leur travail d'observation au\\ huit points fixes par l'entente d'hier.Leur nombre et leur localisation pourront être régulièrement révisés en fonction de la situation.De plus, les observateurs poursuivront leur mission dans les né-I ociations, toujours a titre de simples observateurs Ces négociations débuteront des que les observateurs de la Fédération internationale seront en poste.VOIR PLAISIR EN A brigadier general Roy a bien précise qu'il n'était pas question pour l'instant de déplacer la troupe aux barricades d'Oka et Kahnawake et que ce déplacement constituait une mesure administrative seulement.«La nature precise de ma mision n'est pas encore déterminée».«Il s'agit d'augmenter notre souplesse et d'assurer au gouvernement du Quebec une réponse professionnelle et rapide s'il devait faire appel a nos services pour quelque mission que ce soit.» Le long convoi, qui comprend 874 véhicules sur roues.I35 blindes sur chenilles et l 35 autres blindes sur roues.;i pris la route un peu après 21 h hier et il devait atteindre les quatre points de ralliement par les autoroutes 20 et 40 au cours de la nuit.Ce déplacement s'est effectué de nuit afin de réduire le plus possible les embouteillages sur les routes.I n plus de ces effectifs compris dans la 5e Brigade mécanisée du Canada.12 hélicoptères du 430 Escadron doivent prendre part aux opérations, notamment pour faire de l'observa lion, a fait sa* voir le brigadier général Roy.Chacun des militaires est mum de son arme personnelle, de modèle C-7, identique au modeh américain M-16.Ce déploiement militaire, a en VOIR ARMEE EU A ?photo RëtlTP?Un militaire passe quelques derniers instants en compagnie de sa petite fille, s Valcartier, avant de rejoindre la 5e Brigade mécanisée, dont plusieurs unités ont été dépêchées hier près de Montréal.Les cinq signataires de l'entente de dimanche sont tous liés aux Warriors BRUNO BISSON ¦ \u2022es cinq Mohawks qui ont st-Gbd gne, dimanche a Oka, l'entente arrachée par le médiateur nomme dans le conflit et juge en chef de la Cour supérieure Alan B.Gold, sont tous lies aux Warriors et aux traditionnalistcs du Longhouse.Lû Presse a appris, hier, l'identité des cinq Mohawks qui ont paraphe l'entente en utilisant leur nom en langue Mohawk.L'entente a été signée par le ministre federal des Affaires indiennes et du Nord.Tom Siddon, et le ministre délègue au.x Affaires autochtones du Quebec.M.|ohn Ciaccia.Seuls deux des cinq signataires sont de Kanesatake.soit Walter David Sr et son fils Walter David |t.des militants connus du Longhouse traditionnaliste qui eriga les premieres barricades a Oka, en mars, pour protester contre l'aménagement d'un terrain de golf.Les trois autres Mohavv ks sont I rank Natawc, un ex-sous-chcl traditionnel, membre du Lon-ghouse radical de Kahnawake, implique dans l'organisation des «super-bingos» et possédant des liens etroils avec les Warriors; Alan McNaughton, un chef de la reserve ontarienne Six-Nations, près de Brantford en Ontario, et dont l.i légitimité est contestée par la Confederation des Six Nations Iroquoises: et |ohn Maracle.de la reserve de I yendiuaga.près de Bel kv il le en Ontario \\ l'exception de ce dernier, les signataires de cette entente sont tous connus pour être sympathisants des Warriors Aucun d'en- V01R WARPiORS EN A : Québec, via la RIO, pourrait mettre 50 millions $ dans les Expos DENIS ARCAND evant la nette insuffisance de fonds prives reunis jusqu'à present au Québec pour acheter les Expos de Montréal, le gouvernement provincial envisagera ce matin d'acquérir entre 30 et 50 p.cent de l'équité de l'équipe, soit de 30 à 50 millionsS US si on se fie au prix de 100 millionsî souvent évoque depuis que la mise en vente de l'équipe.L'appel à l'aide du président des Expos, Claude Brochu, été lancé lundi après-midi lors d'une rencontre entre ce dernier et le premier ministre Robert Bouras-sa, a appris Lu Presse, Ce projet est a l'ordre du jour du Conseil des ministres d'aujourd'hui, mais la «vente» de l'idée à l'ensemble des ministres risque d'être corsée, le cabinet étant divise sur la question.Quinze jours avant l'échéance fixée par l'actuel propriétaire des Expos, Charles Bronfman, le président de l'équipe, Claude Brochu, n'a toujours pas trouve d'actionnaire principal.Un tel actionnaire, dont on attend qu'il assume environ 25 p.cent du prix de vente, est indispensable pour arrimer les petits actionnaires qui se sont manifestés jusqu'à présent.L'action gouvernementale pourrait viser à convaincre certains hommes d'affaires québécois qui ont jusqu'à présent refuse l'invitation de Brochu.Par ailleurs, la société Burns Fry, mandatée pour le recrutement d'investisseurs québécois, n'a pas espoir de trouver plus de la moitié des fonds privés au Québec.Selon une source, «des représentations ont commence auprès d'Américains qui seraient intéressés à devenir actionnaires» d'un partenariat majoritairement québécois mais dont le principal actionnaire serait un Américain.La RIO L'hypothèse d'utiliser la Société de développement industriel ou la Société générale de financement comme instrument d'acquisition est actuellement à l'étude, mais c'est la Régie des installations olympiques qui est la plus sérieusement considérée.Des contacts au plus haut niveau ont déjà eu lieu à ce sujet entre l'organisme et les Expos.D'ailleurs, le président de la RIO, Pierre Bibeau, a été convoque a Quebec pour éclairer les de liberations du Conseil cies ministres de ce matin.Le financement de l'acquisition se ferait par un emprunt garanti par le Fonds spécial olympique, qui est mieux connu sous ses diverses appellations familières telles la «taxe des fumeurs» ou la «taxe sur la boucane», perçue sur le tabac au detail.L'utilisation de la RIO par le gouvernement implique un changement à la Loi créant ta Regie VOIR EXPOS EN A 2 PARISMIŒ A PARTIR DE PERMIS DU QUtB£C I iyàuvELLES FRONTIÈRES 288-4600 800 EST, DE MAISONNEUVE (MÉTRO BERRI) SUITE DE LA UNE: LA PRESSE, MONTREAL, MERCRED115 AOÛT 1990 ARMÉE L'armée se déploie près de Montréal core precise l'officier commandant, ne comprend aucun char d'assaut.Les véhicules hlindés qui loin partie des operations servent surtout a transporter les troupes.Le brigadier général a dit que cette mission ne constituait pas une gloire pour les soldats qui y participent.« Nous exécutons seulement les ordres, c'est tout ce que je peux vous dire.» Scenes émouvantes Les manoeuvres qui ont entoure ce déploiement militaire hier voir a Valcartier ont donné lieu à des scenes fort émouvantes.Une cinquantaine de personnes, pour la plupart des jeunes femmes et leurs enfants, se sont massées a la sortie de la base dans l'espoir de reconnaître et de saluer un mari, un frère, ou un ami qui prenaient place dans les véhicules.Mais ces derniers sortaient a bonne vitesse et il était difficile d'identifier conducteurs et passagers.« Moi, j'ai mon mari et mon frère qui partent cette nuit et je vous dis que je subis beaucoup de stress a cause de cette mission, confie Mme Nicole Pelletier, une jeune femme tenant dans ses bras un de ses deux enfants et cherchant à repérer son époux.Je pense qu'il a déjà quitté la base», dit-elle.«Cette mission est bien différente de toutes les autres, explique Mme Pelletier.Quand nos nijjfcte.s'en vont à Chypre ou en -._____________._________ Allemagne, ils savent et nous savons ce qu'ils feront.On sait à quoi s'attendre et on sait quand ils reviendront « Mais celte fois, c'est beaucoup plus stressant et mon mari était très stressé aujourd'hui.Comme les autres, il ne sait rien de ce qu'il va aller faire ni quand il va revenir», poursuit la jeune femme.Elle raconte que les militaires membres de cette 5e brigade sont sur appel depuis mercredi dernier, moment ou le premier ministre Bourassa a fait appel à l'armée.«Depuis ce temps-la, mon mari est demeuré sur la base et il n'a pu venir coucher a la maison.Tout était secret.Pas moyen de rien savoir.» A Ottawa, le lieutenant-general Kent Foster a reitéré que '(l'intervention militaire se fait et continuera de se faire dans un esprit pacifique et que toute autre activité de la part de l'armée sera rendu publique.» |oe Deom, porte-parole des Mohawks, a indiqué que ce déploiement n'empêchera pas les négociations de débuter sous peu comme prévu.«Nous avons déjà été informés par le ministre des Affaires autochtones lohn Ciaccia que les troupes interviendront seulement s'il y a de nouvelles émeutes à Chàteauguay», a-t-il dit.«C'est une décision logique.Nous l'attendions depuis plus d'une semaine», a déclaré M.Jo-celyn Turcotte, président des policiers provinciaux du Québec (APPQ), le syndicat des agents de la Sûreté du Québec.;.V.,A»V'va ManËfBstatÊon a LaSaiIo Le pont Mercier?Tiens donc, ça faisait longtemps qu'on ne l'avait pas vu, lui! Fatigués d'attendre sa réouverture et tannés de l'inaction du gouvernement, une trentaine de manifestants accompagnés par deux fois plus de curieux ont donc décidé de s'y retrouver, hier soir, du côté de LaSalle.La manifestation, organisée par SOS Génocide, un groupe de défense du peuple québécois francophone, avait pour but de dénoncer l'implication des anglophones dans le conflit «Les autochtones sont appuyés par les anglais et toute l'affaire est téléguidée par Ottawa», raconte le secrétaire de l'association, Luc Potvin.La crise arrive au lendemain de l'échec de l'accord du lac Meech, et M.Potvin pense qu'il s'agit là d'une tactique pour calmer les aspirations indépendantistes des Québécois.D'ailleurs, un des représentants de ce peuple brandissait une pacarte dénonçant /'«alliance anglo-iroquoise contre nous ».Tout s'est déroulé dans le calme.PHOTO RICHARD GODirj La Presse La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 435 5000 l ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 a I8h REDACTION 285« PROMOTION 285 COMPTABILITÉ Grandes annonces 285 Annonces classées 285' 7070 7100 6892 6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi dt 8h.a 17h.GRANDES ANNONCES Détaillants National.Télé-Presse Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations I 285-7111 | 285-7202 J 285-7306 I 285-7265 | 285-7520 I ' \u2022 ¦\u2022 \u2022 \u2022 Jkfi fi i ^?E55EcjtcjCieeo3rPRESSE w'EE 7,rueSamt-jacaues Montrea'~2v 1K9 Seu'eia « Presse Canadienne est autor-see a diffuser tes informâtes ce -la s^ESSE* er celles ces | I La Presse 1 services de ia Presse Associée et de Reuter ~ous droits de reoreducter.ces informat ons | :2\"-:\\.ere: 2 5?ES?E ïo~: egaien-en: reserves 'Courrier ce la deuxième c'asse \u2014 Enregistrement : numéro 1400- Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.| RENSEIGNEMENTS__285-7272^__________ r i ! k ! I MERCREDI ^15 AOÛT 1990 33-3-01 i LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 ¦¦H.-if.' '¦> Une horde de manifestants, surtout de jeunes hommes et des adolescents, se sont défoulés à qui mieux mieux sur les policiers, dont la patience a été tout à fait exemplaire.photo richard godin «Pwse M.Turcotte a indiqué qu'il attendait «d'en savoir plus long sur leur mission exacte» avant de commenter davantage.De son côté, le directeur du service des affaires publiques de la SQ, M.André Dugas, n'a voulu faire aucun commentaire.La Gendarmerie royale du Canada n'a pas été plus loquace.?VIOLENCE Troisième soirée de violence à Chàteauguay pluie de projectiles qui étaient diriges contre eux.Vers 22h45, des manifestants ont mis le feu au pavillon touristique de Chàteauguay, adjacent au lieu de l'affrontement.Les pompiers ont eu tôt fait de maîtriser ce début d'incendie, pendant que les jeunes continuaient de plus belle à jouer leur partie de souque à la corde avec les policiers, peu enclins à donner la riposte.Les manifestants ont également défoncé une affiche lumineuse de la station Petro-Canada, malgré les gaz lacrymogènes qui, comme lors de l'assaut du 11 juillet à Oka, se retournaient vers les policiers et les journalistes en raison des vents contraires.Quelques arrestations ont eu lieu pendant ces trois heures de manifestation, dont la répétition quotidienne laisse songeurs les chefs de file de Chàteauguay.Ceux-ci, y compris le leader' du Groupe Solidarité, Yvon Poitras, réitèrent leur appel au calme et à la pacification des moyens de pression.11 n'en demeure pas moins qu'ils exigent, au plus haut point, la presence des Forces canadiennes sur les barricades de Chàteauguay, «avant que la marmite ne saute pour de bon», explique M.Poitras.Lundi soir, la police avait procédé a 22 arrestations.Deux des personnes appréhendées, accusées de possession illégale d'armes à feu, ont comparu hier au Palais de justice de Valleyfield, tandis que les 20 autres ont été relâchées et comparaîtront ultérieurement par voie de sommations.A Oka Entre-temps, les maires du village et de la paroisse d'Oka voient dans l'arrivée de l'armée une suite logique aux récentes déclarations des premiers ministres Mulroney et Bourassa.Pour leur part, des résidants et même des policiers ont accueilli cette nouvelle avec une certaine indifference.Le maire de la paroisse, M.Yvan Patry, s'est dit très satisfait du travail accompli par la Sûreté du Québec.«a Oka».«Par contre, voir l'armée pas loin de moi, ça me rassure si jamais la situation dure.» De son côté, le maire du village, M.lean Ouellette, a indiqué qu'il favorisait toujours une intervention pacifique des militaires.Un homme âgé qui déambulait avec sa femme dans le secteur de la mairie, vers 21 h, a dit faire confiance au gouvernement, estimant que l'arrivée de l'armée ne changerait rien a sa façon de vivre.Une femme interrogée dans la rue s'est aussi montrée indifférente.Tout comme quelques policiers qui venaient se restaurer après avoir été en poste durant plusieurs heures.Quant au restaurateur Michel Beaulne, il s'est dit «énervé» par la venue des militaires, même si quelques minutes auparavant, le ministre Claude Ryan l'avait assuré que les négociations se déroulaient très bien.«C'est la deuxième fois dans ma vie que je vais voir l'armée de près.La premiere est survenue en 1970», a-t-il précis.?fi PLAISOR Les observateurs ne s'attendent pas à une partie de plaisir L'accord de dimanche dernier les Mohawks et les gouvernements du Canada et du Québec porte sur la libre circulation des biens et services à destination et en provenance des deux territoires Mohawks.11 assure également la libre circulation des leaders spirituels, mères de clan, chefs, conseillers et avocats désignés par la nation Mohawk.Il spécifie en outre que le groupe d'observateurs, qui a été présenté hier à la presse, «restera en poste jusqu'à ce que les barricades soient démantelées et les forces policières ou armées retirées.» En fin de journée, un accord était enfin atteint.«L'entente signée aujourd'hui nous fixe un cadre étroit et précis pour notre travail, a expliqué le juge Flamme.Si des difficultés surgissent, nous les constaterons, nous ferons le point et saisirons la ou les parties concernées.À aucun moment, nous ne prendrons de décision, ni ne pratiquerons d'intervention.» Des rapports écrits décrivant les situations conflictuelles seront remis aux parties qui seront chargées d'apporter des solutions.Pour le juge Flamme, le fait que les policiers de la Sûreté du Québec soient éventuellement remplacés en face des barricades mo-hawks par des soldats ne change rien à l'accord intervenu, puisque les deux types de forces de l'ordre y sont mentionnés.Les observateurs seront munis de brassards distinctifs mais le juge Flamme a rejeté l'idée de gilets pare-balles.Les 24 observateurs sont restés muets pendant toute la conférence de presse mais ils ont répondu à certaines questions après.Sept viennent de France, onze de Suisse, trois de Grande-Bretagne, deux de RFA et une de Belgique, la présidente de la Fédération belge des droits de l'homme Sabine Missistrana.Un jeune Suisse, Christophe Buchwalder, est avocat stagiaire, David Goldberg, de Glasgow, est professeur de droit, Eckart Rottka, de Berlin, est juge.L'autre représentante de la RFA, Françoise Geiger, est la présidente de l'Association pour les peuples menacés tandis que Michèle Vignard, de Suisse, travaille pour une organisation non gouvernementale (ONG).La plupart de ces observateurs ont déjà participé à des missions dans des pays d'Afrique ou d'Amérique du Sud.Ils sont tous actifs dans les fédérations de défense des droits de l'homme.Mais cette mission est une première pour eux comme pour la Fédération internationale.«C'est la première fois, a expliqué le juge Flamme, que nous acceptons une mission d'observation comme celle-là.D'habitude, nous mettons sur pied des missions judiciaires ou des missions à thème, qui permettent d'établir des rapports.» À Ottawa, le gouvernement fédéral a nommé hier un négociateur pour la troisième partie de ces négociations, l'ancien conseiller du premier ministre Mulroney, Bernard Roy.Mais il ne commencera à négocier qu'après que les barricades auront disparu et que le «conflit armé» sera réglé.Bernard Roy, selon le ministre des Affaires indiennes Tom Sid-don, négociera un plan de développement économique et social pour la communauté de Kanesa-take, à Oka.Cette nomination ne concerne en rien la mission des observateurs de la Fédération internationale, qui seront rentrés chez eux quand M.Roy se mettra au travail.Elle n'a pas impressionné non plus des résidents d'Oka, réfugiés dans l'hôtel de Dorval où la mission était présentée hier.«Ces négociations vont trainer en longueur jusqu'à ce que les Mohawks abattent leurs derniers cartes: la demande d'autonomie et l'amnistie pour les W^rriors», soupirait un réfugié qui a réclamé l'anonymat.«t.fe serais vite la cible des Warriors, et j'ai peur.D'ailleurs, il y en a ici, dans cet hôtel.Pas des chefs, mais des jeunes qui se sont laissés entraîner.C'est drôle de les voir au restaurant après qu'ils aient pointé une arme sur moi, à Oka.»:.WARRIORS Les signataires de l'entente de dimanche sont tous lies aux Warriors tre eux n'est considéré comme un «modéré ».Selon des Mohawks joints par La Presse hier, la présence des ministres Siddon et Ciaccia derrière les barricades de Kanesata-ke et leur signature au bas d'une entente satisfaisant à toutes les exigences des Warriors, pourraient mener à une prise de contrôle absolue de la «Nation Mohawk » par ce groupe de militants armés.Par un curieux retour des choses, La Presse a appris que le ministre Ciaccia avait refusé, récemment, de négocier avec des représentants du Longhouse de Kahnawake parce qu'il doutait de leur représentativité au sein de leur communauté.Dans une lettre adressée le 30 avril au coordonnateur du Longhouse de cette réserve, M.Kenneth Deer, M.Ciaccia annonçait qu'il ne pouvait poursuivre les négociations entamées en décembre sur des questions de revendications territoriales, de développement économique et d'administration de la justice.Disant avoir été informé par le Grand Chef de la Confédération des Six Nations Iroquoises, M.Leon Shenandoah, M.Ciaccia précisait: «le me trouve dans la situation où je dois me demander si les gens assis à la table de négociations sont, en fait, de véritables traditionnalistcs».M.Ciaccia ajoutait que le chef Shenandoah considérait que les personnes présentes à la réunion du 18 décembre «ne sont pas de vrais traditionnalistcs et ont commis des violations de la Grande Loi de la Paix Iroquoise.» La Confédération des Six Nations, dont fait partie la Nation Mohawk, considère les Warriors comme bannis de leur assemblée en vertu de leurs activités de contrebande notamment, menées en violation des principes de la Loi traditionnelle des Iroquois.Au cours d'un entretien avec La Presse, hier, M.Laurier Thibault, chef de cabinet de M.Ciaccia, a reconnu que les signataires de l'entente de dimanche sont liés aux factions qui contrôlent les barricades.«Ce qu'il nous fallait, c'était une entente sur les conditions préalables à toute négociation afin de lever les barricades, a déclaré M.Thibault.Et c'est évident que cette entente, nous devions la faire avec les gens qui maintiennent les barricades.Nous aurions pu en arriver à un accord avec le conseil de bande de Kanesatake, mais le conseil ne contrôle rien dans la crise actuelle.» (Juant au choix des signataires de cette entente, M.Thibault a déclaré que le ministre Ciaccia ne pouvait pas imposer qu'ils proviennent d'une faction particulière, notamment du conseil de bande qui se trouve pourtant à être le seul interloctuteur reconnu par les gouvernements de Québec et d'Ottawa.Quant aux négociations qui suivront le démantèlement des barricades d'Oka et de Chàteauguay, M.Thibault a précisé que le ministre s'assurera qu'il négocie avec des représentants de tous les groupes qui se disputent le pouvoir à Kanesatake.«Le leadership est exercé par les traditionnalistcs dans la crise actuelle, a-t-il déclare, et il est à prévoir que les gens du Longhouse exigeront de participer aux négociations sur les questions de fond, comme celle des revendications territoriales.» Par ailleurs, des sources de La Presse ont affirmé hier que l'entente de dimanche inquiète beaucoup les traditionnalistcs de la réserve de Akwesasne, près de Cornwall, fortement opposés aux Warriors et à leurs activités de contrebande.Depuis le ltr mai, la Sûreté du Québec, la police provinciale on-tarienne et la police de l'État de New York maintiennent une présence permanente sur cette réserve où une guerre ouverte entre factions avait fait deux morts à la suite d'une controverse sur l'ouverture de casinos illégaux administrés et protégés par les Warriors.Z EXPOS Quebec, via la RIO, pourrait mettre 50 millions S dans les Expos des installations olympiques puisque le Fonds spécial olympique devait être fermé une fois le remboursement de la dette olympique complété.Le transfert du Parc olympique à la Ville de Montréal, au terme du remboursement, pourrait également aboli.Avantages En plus de réaliser l'objectif général de solidifier la présence de la concession à Montréal, cette méthode comporterait deux avantages pour le gouvernement.Politiquement, la mesure serait la meilleure alternative pour ne pas trop prêter flanc aux critiques que ne manquera pas de susciter une implication financière, même indirecte, de l'État dans le sport professionnel: ce serait encore les méchants fumeurs qui expieraient leur vice en continuant de payer à chaque bouffée.Financièrement, cette méthode serait éminemment défendable: comme la «taxe de la boucane» rapporte à la RIO 10 millionsS (CAN) par mois, son utilisation ne résulterait qu'en un report de son échéance de six mois au maximum.La taxe, qui doit cesser d'être utilisée pour le remboursement des installations olympiques en octobre 1995, serait prolongée jusqu'en avril 1996 au plus tard.Pour la RIO, posséder une partie des Expos comporterait trois avantages importants, qui transformeraient radicalement la relation entre la RIO et son capricieux locataire.Cela donnerait enfin à la RIO accès aux livres comptables de l'équipe de baseball, une lacune maintes fois déplorée par l'organisme locateur du stade, notamment lors des acrimonieuses négociations qui ont mené au dernier renouvellement du bail avec les Expos, en mars 1988.Les Expos sont une compagnie privée et ne sont pas tenus de dévoiler leur bilan annuel.Dans le passé, les Expos ont à plusieurs fois fait état de déficits lors des négociations avec la RIO, sans jamais étayer ces allegations par l'ouverture des livres.Un niveau de participation aussi élevé assurerait à la RIO de participer au processus décisionnel sur les diverses dépenses des Expos.Plus important encore, cela permettrait à la RIO de participer aux profits de l'équipe.Depuis la mise en vente des Expos, le président Brochu ne parle plus de déficit comme par le passé et évoque même des profits annuels de 4 millionsS (CAN).?36e meurtre B Un cuisinier a été assassiné au restaurant Chàteau-barbecue, sis au 5151 ouest, rue Sherbrooke à Montréal, hier soir vers 20 h 40.Un individu armé d'un revolver a fait irruption dans la cuisine et tiré plusieurs coups de feu sur lui.Selon un témoin, l'homme serait entré par la porte arrière de l'établissement qui jouxte la cuisine et, après avoir localisé sa victime parmi les membres du personnel présents, a tiré cinq fois sur le cuisinier âgé de 45 ans.Le meurtrier a pu prendre la fuite et n'a fait aucune autre victime.Le cuisinier, dont l'identité n'a pas pu être révélée en fin de soirée, est mort sur le coup.Le mobile du meutre demeure mystérieux.La section des homicides du service de police de la CUM mène l'enquête sur ce 36e meurtre survenu sur le territoire de la CUM cette année.Où donner de son sang B Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs .aux endroits suivants: \u2022 à Montréal: Centre permanent de la Croix-Rouge, 5131 est, rue Sherbrooke, de9hà!8h; \u2022 a Pointe-Claire: Hewitt Equipement, 5001, chemin Transcanadienne, de 9 h 30 a 15 h 30; \u2022 à Hull: Roger Lachapel-le Pontiac Buick, 900, boul.Saint- loseph, de 12 h 30 à 20 h 30; o à Sabrevois: Le Belgo, 1665, route 133, de 15 h à 20 h 30. LA PRESSE, MONTREAL.MERCREDI 15 AOUT 1990 La Presse Les hommes politiques embrouillent les ordres de la SQ, selon l'APPQ ANDRÉ CÉDILOT ¦ La confusion qui règne à la Sûreté du Quebec vient du fait que les opérations à Oka et à Kahnawake ne sont pas menées uniquement par les policiers, mais aussi par les hommes politiques.C'est ce qu'a déclaré, hier, le président de l'Association des policiers provinciaux du Québec, locelyn Turcotte, à sa sortie d'une rencontre qui a duré trois heures avec le directeur Robert Lavignc et des membres de son état-major.A cause de «l'inertie du gouvernement et de la mollesse de la direction de la SQ», il se demande déjà si les policiers pourront à nouveau exécuter leur travail dans des conditions normales au terme de la crise actuelle.« À l'évidence, la loi n'est plus la même pour tout le monde.On laisse agir des criminels armés (en parlant des Warriors) et, d'un autre côté, on nous demande d'appliquer les lois.», a-t-il dit.Cela explique la situation explosive qui régne à Châteaugay et, dans une moindre mesure, à Oka, soutient le président du puissant syndicat de policiers.\u2022 «Les policiers sont épuisés et travaillent dans des conditions difficiles.Les ordres sont souvent contradictoires; une journée on interdit l'entrée des vi- vres, le lendemain on laisse tout passer.En vérité, on ne contrôle rien ; on ne fait qu'obéir aux ordres et maintenir la paix au meilleur de nos possibilités», affirme M.Turcotte.«De voir nos gouvernements signer une entente avec des guerriers, des criminels masqués et armés n'a rien pour apaiser les citoyens, ni remonter le moral des policiers», a-joute M.Turcotte, qui se défend bien de vouloir cautionner les actes de violence de ses hommes.Il affirme avoir lui-même demandé une enquête interne sur les officiers qui ont dirigé l'opération de dimanche sur le pont- levis de Saint-Louis de Gonzague, près de Valleyfield.Dans le contexte actuel, plus la t crise s'éternise, plus les risques d'affrontement sont grands.À son avis, les mécontents devraient plutôt manifester à Québec et à Ottawa, «là où se trouvent les vrais coupables», suggère M.Turcotte.Selon lui, la situation est à ce point tendu aux barricades qu'il est quasi impossible de prévoir les réactions des citoyens et des policiers.«Après nous avoir servi le café dans les premières journées, les gens nous lancent maintenant des roches.Et bientôt, on ne serait pas surpris qu'ils nous tirent dessus avec des fusils.», conclut M.Turcotte.peux offres sont sur la table des négociations avec les Mohawks SUZANNE COLPRON ¦ Les négociations entre les Mohawks de Kanesatake et de Kahnawake et les conciliateurs gouvernementaux porteront non seulement sur la proposition du 27 juillet du ministre délégué aux Affaires autochtones, |ohn Ciac-cia, mais aussi sur les demandes des Indiens du 18 juillet.En gros, les Mohawks demandaient le départ de toutes les forces policières des territoires de Kanesatake, de Kahnawake et d'Akwesasne, ainsi que l'amnistie pour les Warriors.Leur offre comprenait en outre le transfert des questions en litige au tribunal international de La Haye et l'abandon par la municipalité d'Oka de son projet d'agrandissement du golf.La première de ces deux dernières demandes s'est avérée irréalisable étant donné que le tribunal de La Haye n'est habilité qu'à entendre des affaires opposant des États souverains, membres des Nations Unies.La seule voie qui s'offre aux Indiens est celle d'un comité des Nations unies sur les droits de l'Homme.Mais ils doivent au préalable épuiser tous les recours juridiques disponibles au Canada.Quant à l'abandon du projet de golf, le gouvernement fédéral s'est déjà porté acquéreur des 67 acres de terres revendiquées par les autochtones dans la municipalité d'Oka.Ottawa a offert 3,84 millionsS pour les 22 acres payés 90000$ par la localité.Les Mohawks avaient ajouté à leur proposition du 18 juillet trois conditions préalables à la reprise des pourparlers: la libre circulation des biens essentiels ainsi que des chefs spirituels, et la formation d'un comité de 24 observateurs étrangers.Ces conditions ont fait l'objet d'une entente de principe dimanche dernier.En somme, les Mohawks ne demandent plus que l'amnistie et le retrait des forces policières.Le 27 juillet Qu'en est-il de la proposition de gouvernement?Introduite le 27 juillet, cette offre globale comportait sept points.Le ministre Ciaccia promettait notamment aux Mohawks le retrait complet des forces policières d'Oka et de Kanhawake en échange du dépôt des armes par les insurgés et de la levée des barricades.Il souscrivait aussi aux engagements du fédéral qui se proposait d'acheter, aux fins et au bénifice des Mohawks de Kanesatake, les terrains qui devaient servir à l'agrandissement du golf.Le gouvernement fédéral acceptait du même coup de négocier avec les représentants choisis par les Mohawks, y compris les membres du Longhouse, pour résoudre les questions territoriales.Il promettait également de s'occuper du développement social et économique de la communauté de Kanesatake.De son côté, le gouvernement du Québec s'engageait à associer la nation mohawk à l'enquête du coroner sur la mort du caporal Marcel Lemay, tué lors du raid raté de la Sûreté du Québec à Oka le 11 juillet.En retour, les Mohawks devaient déposer les armes et quitter les barricades érigées à Kahnawake et Kanesatake.Les auto-rités entendaient procéder ensuite à une inspection en règle du pont Mercier, du terrain de golf de la municipalité d'Oka et des terrains avoisinants.Toutes les étapes du retour à la normalité devaient se dérouler en présence d'une commission de surveillance composée de sept membres choisis de concert par le gouvernement et la nation mohawk.Cette commission aurait dû comprendre au moins un membre de l'Assemblée des premières nations et un autre de la Confédération des Iroquois.Le gouvernement offrait d'assumer les frais inhérents à l'exercice des responsabilités de ce comité.Ce dernier point a toutefois été retiré de l'offre gouvernementale parce qu'une délégation de 24 observateurs étrangers a été mandatée par la Fédération internationale des droits de l'Homme pour superviser les négociations, à la demande des Indiens.Les marchands d'armes de Chât refusent de vendre balles et carabines PIERRE BELLE MAR CHATEAUGUAY ¦ Les deux principaux marchands d'armes et de munitions de Chàteauguay refusent, depuis hier, toute vente à l'ensemble de leur clientèle.Gerard Lemay, directeur adjoint chez Canadian lire, affirme qu'il «a retourne à Toronto une arme de calibre 30.30 et cinq armes de calibre .22.Nous avons aussi enlevé, de nos rayons, les couteaux de chasse et les lance-pierres dont se servent les chasseurs».On a pris cette decision parce que Canadian Tire a reçu des menaces de citoyens qui, dit-on, projetaient de voler les armes stockés dans cet établissement.Le gérant du département des sports de ce même magasin, Michel Hyland, a précisé que les armes ou les munitions «ne seront vendues qu'après la levée des barricades, par mesure de précaution ».Des jeunes se sont présentes a lui pour acheter cinquante boites de balles pour carabines de calibre .22.«L'un d'eux a spécifique-mcnl indique que c'était pour aller a la chasse aux barricades», confie M.11 y land.«Et cela ne m'apparaît pas comme une mauvaise plaisanterie, puisqu'a chaque soir, ces jeunes (qui voulaient acheter des munitions) font le trouble sur les barricades et provoquent les policiers.Selon moi.la situation est inquiétante», dit-il.[acques Crepin, propriétaire de Crépin Sports, refuse également la vente d'armes ou de munitions «d'ici à la prochaine saison de chasse».Il possède dans son magasin sept armes, dont des 410 et des .22.Entre-temps, un appel a la bombe au centre commercial régional de Chàteauguay a obligé plusieurs marchands à fermer leurs portes, vers l'heure du midi.Real Roch, président de l'Association des marchands, a réclame l'aide de la police municipale de Chàteauguay.qui a ratisse les lieux avant que les marchands puissent rouvrir leur établissement.En outre, plusieurs marchands et restaurateurs ont été intimides par des appels de citoyens, qui menacent de saccager leurs installations, si on les surprend a servir des policiers, notamment ceux de la Sûreté du Quebec, auteurs durant le week-end d'actes de violence a l'endroit des manifestants du Groupe Solidarité.Par ailleurs.|ude Duquette, un pompier montréalais a la retraite, victime dimanche soir de l'assaut policier, faisait remarquer hier à La Presse que les coktails molo-tov, lances lundi soir aux barricades de Chàteauguay.«ont été inspires par des agitateurs qui sont, pour nous, (les visages absolument pas familiers.On ne sait pas d'où ils viennent ».dit-il.Yvon Poitras, l'ex-policier de la SO qui dirige le drupe Solidarité, faisait aussi état lundi de la provocation policière, pour expliquer les nombreux actes de violence observes, ces derniers jours, dans la region de Chàteauguay.Du reste, la Gendarmerie royale du Canada a annonce hier qu'elle fera enquête pour vérifier la véracité des plaintes de citoyens de Chàteauguay, a qui un de leurs officiers a lance dimanche sur les barricades du boulevard Saint-lean-liaptistc : «Mil these lucking frenchmen et clean the road ».Lu GRC tient û en avoir le coeur net et |.A.M.lireau.commandant de la di\\i ion C et commissaire adjoint a la GRC, entend dénoncer le comportement de cet officier, le cas échéant.1 n!in.Lise Bcaudoin, une citoyenne de Chàteauguay, nous informait hier qu'une deuxième pétition, signée celle-là par 4571 résidants, reclame a nouveau l'intervention des forces canadiennes pour protéger la population, pour ouvrir le pont Mercier et les routes des alentours, ainsi que pour désarmer les Warriors.Cette petition a été adressée aux premiers ministres canadien et québécois.On lance un message particulier a celui du Quebec: « Les citoyens de Chàteauguay ne veulent plus de négociations.M.Robert Bourassa, il est grand temps de montrer aux citoyens, ainsi qu'au Québec entier, que vous n'êtes pas un lâche, ni un ignoble menteur.Passe/ aux actes tel que VOUS l'ave/, promis».PHOTO ROBERT VAiLlOJX.U Proue Quelque 200 manifestants sympatiques aux Mohawks se sont rassemblés hier midi au Square Phillips.Le réalisateur Arthur Lamothe, qui a signé plusieurs films sur les Amérindiens, a pris la parole pour situer la crise dans son contexte historique.Le Regroupement de solidarité avec les autochtones manifeste au Square Phillips ANNE-MARIE SIMARD ¦ Les Mohawks ont fait des gains importants dimanche, mais il faut rester vigilant devant la possibilité d'une intervention armée et la montée du racisme blanc, selon François Saillant, porte-parole du Regroupement de solidarité avec les autochtones, dont les membres sont issus de groupes d'action sociale.Le regroupement a manifesté hier midi au Square Phillips et une autre manifestation est prévue pour vendredi, à 20h, au Centre Saint-Pierre, rue Panet.La crainte d'une intervention armée, justifiée par l'appel aux forces canadiennes mercredi dernier, a incité le groupe de pression a orga- niser cette semaine deux manifestations plutôt qu'une, dérogeant ainsi à l'usage \u2014 établi depuis le début du siège \u2014 d'un rassemblement hebdomadaire le mercredi soir.Environ 200 personnes se sont présentées dans ce square que bordent notamment le grand magasin La Baie et la bijouterie Birks, alors que les organisateurs en attendaient 500.«Nous voulions faire pression en faveur de la venue d'observateurs étrangers, a indique François Saillant, mais l'arrivée (la veille) d'un groupe international à l'aéroport de Dorval nous rassure».«Nous nous rejouissons avec les Mohawks de la victoire de dimanche.Les gouvernements québécois et tédéral ont accepté les trois conditions préalables des Mohawks et ont reconnus ces Indiens en tant que Nation » Plusieurs orateurs se sont succédé.Michèle Rouleau, présidente du regroupement des femmes autochtones du Québec, a rappelé aux Québécois que le principe de société distincte s'applique également aux* autochtones.Le réalisateur Arthur Lamothe, auteur de plusieurs films sur les Indiens, a situe la crise dans son contexte historique.«le suis désolé pour les gens de Chàteauguay.victimes d'une situation dont ils ne sont pas responsables.Mais un mois de petites souffrances n'est rien comparé a ce que les Indiens ont endure pendant 400 ans».«En tant que Blancs colonisateurs, nous devrions leur deman- der pardon ! Rappelons que Montréal fut un jour Hochelaga, une bourgade indienne, et 51 chefs indiens furent jadis envoyés aux galères.Seulement 13 en revinrent.» Lamothe a aussi déplore «les propos fascistes entendus dans des tribunes radiophoni-ques».Pendant qu'Éric Gabriel, animateur radiophonique de Kahnawake.prenait la parole, un ct-toven de la Rive-Sud s'est mani-feste: «Vous ne savez, pas ce que c'est de passer deux heures par jour dans sa voiture!», s'est-il exclame.Selon François Saillant, des rendants de Chàteauguay sympathiques aux Mohawks devaient venir s'exprimer, mais la peur de représailles les aurait retenus.La remise des chèques aux Châteauguois évacués a fait beaucoup de mécontents ROLAND-YVES CARIGNAN ¦ La première journée de remise des chèques aux citoyens relogésà cause du conflit autochtone a fait bien des mécontents, hier, à Chàteauguay.Plusieurs personnes sont revenues bredouilles: il n'y avait pas de chèque pour elles.Aimé Meunier était l'un des rares satisfaits hier, lorsque la vérificatrice à la sécurité civile, Christiane Boutin, lui a remis un chèque de 717 $ couvrant les dépenses encourues depuis qu'il a quitte sa demeure de Chàteauguay.Plusieurs de ses concitoyens n'ont rien reçu.PHOTO REMI lEMEE U PrniC «Quand j'ai décidé de partir, j'étais dans la /.one d'évacuation et aujourd'hui ils me disent que je n'y suis plus, raconte Paul Leroux, qui reside à quelques rues des barricades, le n'ai donc pas reçu de chèque.» Toute cette confusion est due a une erreur des employés municipaux qui ne devaient appeler, lundi, que les citoyens relogés dont la demeure est attenante a la réserve de Kahnawake.Eux seuls peuvent recevoir des cheques.Mais voilà, les employés ont joint toutes les personnes ayant évacué leur maison, peu importe ou elle est située en ville.Alors des gens se sont présentés hier pour se faire dire que leur dossier sera étudié individuellement a compter de la semaine prochaine.Des demain, une équipe de fonctionnaires cl de ci- v -, toyens sera formée a cet effet par la direction générale de la sécurité civile \u2014 qui relève du ministère de la Sécurité publique \u2014 et devrait pouvoir répondre a toutes les demandes dans les jours suivants.Toutefois, certains citoyens ont quand même reçu leur chèque tel que prévu dans le décret du gouvernement autorisant cette aide financière.Aimé Meunier, 52 ans, a reçu un total de 717 $ pour huit jours d'évacuation.Ce montant est a partager entre lui et son épouse et comprend, par personne et par jour, une allocation de 12 $ pour l'hébergement chez un parent (ou ami ) et une autre de 32,85 $ pour la nourriture.Si M.Meunier avait opte pour l'hôtel, le coût de sa chambre aurait été défrayé mais il n'aurait pas touché les 12 $.Une somme allant jusqu'à 150 S par semaine d'évacuation pourra aussi lui être distribuée, mais seulement aptes la fin du conflit.Ce montant couvrira les frais divers tels l'essence, le gardiennage et autres dépenses découlant de la nécessite de se loger ailleurs durant la crise.Au total, plus de III cheques avaient été émis en milieu de soiree hier, alors qu'on s'attendait a ce qu'une cinquantaine de familles viennent reclamer leur du.Plusieurs citoyens ne se sont pas présentes au rendez-vous.Le centre d'aide aux citoyens, situe a l'arena Léo Crepin a Chàteauguay.est aussi le lieu d'émission des cheques devant être distribues aux personnes relocalisées demeurant a Oka, Sainte-Catherine et Kahnawake.Les sommes seront cependant distribuées dans des centres d'aide locaux. A4* LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 15 AOUT 1990 SO Un Warrior avait oublié l'arme dans l'auto d'un reporter de CJMS SUZANNE COLPRON_ ¦ «Qu'est-ce que je fais avec un fusil M-l I dans mon auto?» Patrice Servant, reporter à la station de radio de (JJMS, a eu ia surprise de sa vie, hier, en aperce- vant la carabine d'un Warrior à l'arriére de sa voiture.Mine de rien, il avait franchi un barrage de la Sûreté du Québec a Oka en se soumettant à toutes les fouilles policières de ri-, gueur.L'arme oubliée dans sa voiture par un guerrier de l'armée clandestine indienne se trouvait à l'arrière de son siège.«Imaginez! Si les policiers avaient trouvé l'arme, ils auraient pu croire que je collaborais avec les Indiens en tentant de sortir des fusils des territoires occupés pour leur éviter des ennuis.» Patrice Servant ignorait la présence de l'arme dans son automobile.Ce n'est qu'en arrivant à son bureau de Montreal qu'il en a fait la découverte.Plus tôt dans la journée, son patron lui avait demande de se rendre derrière les barricades mo-hawks pour ramener à Montréal la voiture de la station qui se trouvait à Kanesatake depuis le début de la crise amérindienne, le 11 juillet.Un Warrior du village indien a accepté de l'escorter à l'extérieur des barricades.Arrivé à proximité du barrage de la police, érigé sur le rang Sainte-Germaine, le reporter de CI MS a repris le volant de son auto.Pendant 20 minutes, les policiers ont vérifié son idendité à l'aide de son permis de conduire et sa carte d'accréditation de journaliste émise par la Sûreté du Québec.Ils ont aussi jeté un coup d'oeil rapide dans sa voiture et fouillé le coffre arrière sans trouver le fusil M-ll oublié par le Warrior.En après-midi hier, des agents de la Sûreté du Québec se sont rendus dans les bureaux de la station de radio pour prendre possession de l'arme prohibée sous les flashs des photographes de presse.Rodrigue Clavet, de la section des crimes contre la personne de la SO, s'est rendu à la station CJMS où le reporter Patrice Servant (à droite) lui a remis le fusil M-11 trouvé quelques minutes plus tôt dans sa voiture photo rocer lauzon.l* preue r Tutu appuie la lutte des amérindiens du Canada Agence l runcvl'rc^sv OS\\ \\BURGH ¦ L'archevêque anglican du Cap, Mgr Desmond Tutu, a mis fin hier a une visite de 48 heures dans une reserve indienne appauvrie et isolée du nord du Canada, estimant que ce qu'il y a vu et entendu ne l'avait nullement dépaysé de son Afrique du Sud natale.Pas de plainte, pas d'enquête Presse Canadienne OUI HIC D La Commission de police du Quebec a fait savoir hier qu'il n'est pas question pour le moment de faire enquête sur la conduite de la police au cours de la manifestation île dimanche soir à Châ-teauguay.La raison en est, a explique le porte-parole de la commission, M.Serge For-tin, que personne n'a porté plainte.« Il n'y a pas l'ombre d'un doute que si quelqu'un se plaignait de ce qui s'est produit dimanche, nous ferions enquête», a assuré M.Fortin.Il est vrai, a-t-il reconnu, que «la commission a le pouvoir d'entreprendre une enquête de sa propre initiative, mais il n'est pas question de le faire pour le moment ».M.Fortin a signalé que la Commission de police n'a reçu qu'une seule plainte au sujet des affrontements enta- la police, les Mohawks et les Blancs d'Oka et de Châteauguay.Cette plainte, a-t-il précise, a etc portée le 30 avril, le jour de l'érection des barricades.Depuis ce temps, rien «Tout m'a semble tellement familier», a déclaré Mgr Tutu, avant de regagner Toronto où il doit poursuivre une tournée de dix jours au Canada, commencée samedi soir.«l'avais l'impression qu'il parlait de choses qui se produisent chez moi», a affirmé Mgr Tutu, après avoir entendu lundi le discours de bienvenue prononcé par le chef Roy Kaminawaish de la réserve de Osnaburgh, dans le nord de l'Ontario, où vivent 700 personnes.Dans son discours, le chef Kaminawaish avait fait allusion au chômage qui atteint 90 p.cent sur la réserve, aux nombreux cas de morts violentes, aux taux de suicide et d'alcoolisme très élevés, aux maladies, aux problèmes de logement et d'eau potable qui sont le lot des membres de sa tribu Ojib-way, majoritairement de confession anglicane.«Nous nous engageons à appuyer votre lutte », a dit Mgr Tutu aux Indiens de la petite communauté.Nous appuyons vos appels en faveur de la reconnaissance de vos revendications territoriales.Nous appuyons vos appels à l'autonomie gouvernementale.Nous appuyons vos appels pour que l'on vous écoute», a-t-il poursuivi.Soulignant que les autorités canadiennes appuient depuis longtemps son combat contre l'apartheid, Mgr Tutu s'est déclaré étonné de ce qu'elles ne se sentent pas «également concernées par les situations d'injustice qui existent dans leur propre pays».Visiblement heureux d'entendre ces paroles, un jeune Ojib-way, Gary Wassaykeesic, a souligné que jamais une personnalité aussi importante n'était venue auparavant à Osnaburgh.«Nous n'avons jamais connu un tel moment d'excitation», a indiqué cet homme de 28 ans.«Les seules fois que cela se produit, c'est quand une maison est détruite par le feu ou lorsque passe une ambulance».Sinon, a-t-il ajouté, «c'est tellement déprimant de vivre ici.Pour la plupart des gens, la bouteille (d'alcool) est le seul moyen de fuite».Pour Desmond Tutu, les conditions de vie des amérindiens du Canada sont semblables à celles de son peuple en Afrique du SUd.photopc Scion les anciens Ojibway, les problèmes de leur communauté ont débuté en 1928, lorsque de For a été découvert dans la région.Des prospecteurs blancs sont arrivés, des compagnies minières s'y sont installées, extrayant pour des millions de dollars du précieux métal jaune, sans toutefois que les Indiens ne profitent des retombées.Au contraire, soutiennent-ils, puisque quelques années plus tard, dans les années 1930, des barrages hydro-électriques ont été construits dans la région pour alimenter en énergie les installations aurifères, inondant du coup leurs campements, leur cimetière ancestral et détruisant à jamais leur mode de vie tradionnel base sur la chasse et la pêche.Oka : la rentrée des classes est retardée JEAN-PAUL CHARBONNEAU & Les 300 écoliers de la paroisse et du village d'Oka profiteront de vacances estivales prolongées à cause des événements qui frappent cette région depuis le 11 juillet.Lors d'une entrevue, hier, le directeur général de la Commission scolaire Deux-Montagnes, M.Pierre Leduc, a déclaré qu'il a été convenu avec le ministre de l'Lducation, M.Claude Ryan, de ne pas ouvrir les écoles primaires tant et aussi longtemnps que les barricades n'auront pas été levees.«Selon les informations oui nous ont été transmises, dit M.Leduc, il ne reste pius d'enfants du primaire à l'intérieur des barricades.Ils ont tous été évacués.» Par contre, la polyvalente de 1 300 élèves ouvrira comme prévu le 4 septembre.La très grande majorité des élèves qui fréquentent cette école secondaire ne proviennent pas d'Oka mais des municipalités environnantes.Il faudra donc que le Centre d'aide et d'information qui loge au premier plancher de cette école secondaire, située devant les barrages de ia Sûreté du Québec sur la 344, se trouve un autre local afin de s'occuper des évacués, «l'ai avisé, explique M.Leduc, que j'avais besoin de l'école.» Les fonctionnaires affectés à ce centre et les familles qui doivent s'y rendre préfèrent être à l'extérieur des barrages, mais un policier de la SQ a mentionné que depuis hier les fouilles étaient allégées.II est par ailleurs question que les enfants, 75 environ, du primaire demeurant à l'extérieur des barricades soient invités à assister à des activités de plein air qui auront lieu au pavillon de la com- PUBLICITE H & R BLOCK OFFRE AUX RETRAITES LA POSSIBILITÉ D'UNE NOUVELLE CARRIÈRE Des milliers de personnes retraitées s'engagent dans une nouvelle carrière en sïnscrivant au cours d'impôt donné par H & R Block.Cette entreprise dédiée entièrement à la préparation de déclarations de revenus, est la plus réputée au monde.Son cours d'impôt débute le 12 septembre.On peut assister au cours offert le matin, l'après-midi, !e soir ou le samedi.Le cours offre une excellente formation aux personnes qui veulent continuer à travailler après leur retraite ou qui sont déjà à la retraite et veulent retourner travailler.Un instructeur d'expérience guide les étudiants dans toutes les étapes d'une déclaration de revenus.Le cours comprend des discussions, des problèmes théoriques et des travaux pratiques sur de véritables formules d'impôt.Les diplômés du cours bénéficient énormément de cette nouvelle 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La première et la dernière vente de vêtements PATAGONIA à la Boutique L'Aventurier du 15 au 25 août Du jamais vu I Des milliers de vêtements de Tannée vous sont offerts à moitié prix: pantalons, chemises, gilets, laine polaire, coupe-vent légers, coupe-vent doublés légèrement, manteaux quatre saisons, vêtements spécialisés pour le kayak et la pêche.Faites vite l C'est un événement qui ne se reproduira plus I L'AVENTURIER rend possible cette vente unique an vous faisant profiter de rachat d'un vaste inventaire du distributeur canadien qui cesse ses opérations avec PATAGONIA.XL'A/OITUQK 1604, rue Sf-Denis, Montréal \u2022 849-4100 mission scolaire et sur le terrain du parc d'Oka.Les autorités scolaires ont demandé la collaboration de la SQ et une réponse à ce sujet doit être rendue vendredi.Le 15 septembre SU advenait que la crise n'est pas réglée le 15 septembre, M.Leduc a mentionné qu'on tentera d'organiser des écoles temporaires dans les secteurs où les familles se sont réfugiées ou on demandera aux parents d'inscrire leurs enfants dans d'autres commissions scolaires.Plusieurs enseignants domiciliés à Oka ont eux aussi quitté les lieux et ils habitent présentement près de plusieurs autres familles et il sera donc facile d'organiser des séances d'études, croit M.Leduc.M.Leduc craint des problèmes de communications entre enseignants, dont 42 sont résidants d'Oka.La polyvalente en compte 22.«Tous ne sont pas sur la même longueur d'onde relativement au conflit: certains sont pour les amérindiens et d'autres sont en guerre contre eux.Une chose est sure, ils devront tous travailler ensemble quand les classes vont reprendre.» M.Leduc demande à tous les parents qui demeurent temporairement dans d'autres secteurs et qui ont des enfants au primaire, de contacter les directions des écoles des Pins ou Sainte-Marguerite au 479-8476 afin de donner les numéros de téléphone où ils peuvent être joints.Le débat se poursuit ¦ Les avocats poursuivront cet' après-midi la présentation de leurs arguments devant le juge Claire Barrette-Ioncas dans l'affaire des cassettes vidéo saisies voici deux semaines par la Sûreté du Québec dans des stations de télévision.Le magistrat de la Cour supérieure a refusé d'entendre les témoins par lesquels Radio-Canada voulait démontrer que la SQ disposait de sources alternatives de preuve dans cette enquête.Les deux avocats des postes de télévision prétendent en effet que la saisie des 34 cassettes dans les salles de nouvelles de Télé-Métropole, Télévision Qua-tre-Saisons, Radio-Canada, CBC et CTV était illégale parce que la SQ n'en avait pas le besoin mdis?pensable pour mener à bien son enquête sur les agissements des Mohawks.L'ÉDUCATION DES ADULTES AU CÉGEP Renseignez-vous au cégep de votre région ou à CÉGÉPHONE (514) 271-1124 du lundi au vendredi jusqu'à 21 h.nous acceptons les frais d'interurbain AVEZ-V0US L'IMPRESSION D'ÊTRE OBLIGÉS DE SIGNER UN NOUVEAU CONTRAT AVEC LE MÊME FOURNISSEUR?APPELEZ-NOUS MS/Hasler AU 333-0724 PRECISION SUISSE QUALITÉ SUPÉRIEURE SYSTÈME MODULAIRE FACILITÉ ET FIABILITÉ D'OPÉRATION 1 22 manifestants seront formellement accuses MARCEL LAROCHE ffl Des accusations de possession d'arme prohibée el d'entrave au travail des policiers seront portées incessamment contre 22 individus appréhendés lors de l'affrontement de lundi soir dernier au.\\ abords des barrieades de Châ-teauguay.Dans le feu de l'action, eette poignée de jeunes gens dont certains n'ont que 15 et Ib ans ont été pris en flagrant délit, transportant des armes de toutes sortes allant du simple tournevis jusqu'à une carabine à canon coupé et des munitions en passant par des ehaines, un poing américain, une barre de fer, un couteau, un bâton, des pierres, une étoile «Nin-ja » et des boules d'acier.Cet «arsenal» saisi par la police; aucunement comparable à celui des Warriors armes jusqu'aux dents qui montent la garde depuis maintenant 3b jours aux barricades d'Oka et de Kah-nawake, a été exposé hier pour le bénéfice des médias convoques pour la circonstance au quartier general de la SQ, rue Parthenais.Les 22 manifestants faisaient partie d'une foule de près d'un millier de citoyens que les policiers de la SQ et de la GRC ont repoussée à l'aide de gaz lacrymogènes lors de l'affrontemenl de lundi soir.le relationniste Andre Manchette, des affaires publiques de la SQ.a indiqué que toutes les armes saisies étaient directement relices a chacun des jeunes manifestants.Vous les prévenus dont l'âge moyen se situe aux environs de 25 ans sont tous des résidants de Chàteauguay et des petites localités avoisinantes et ne sont aucunement reliés a un quelconque regroupement.«Tout ce que l'on peut dire pour le moment est que ces indi- vidus étaient en possession d'articles divers susceptibles de causer de graves blessures à toute personne, policiers ou manifestants, se trouvant dans le champ de tir.», a commente le porte-parole de la SO.La 50 a étale hier ces différents articles, dont une carabine a canon coupe, saisis lors de l'affrontement de lundi soir dernier aux barricades de Chàteauguay.PM0T0 PAUL-HENRI TAL0OT Li FrviSC \" -t Les assureurs auraient déclaré forfait trop vite, selon le Barreau du Québec YVES BOISVERT ¦ Le Barreau du Québec critique fortement l'attitude du Bureau d'assurance du Canada (BAC) au sujet des possibilité de réclamation des citoyens d'Oka et de Chàteauguay.Dans un communique émis il y a deux semaines, le BAC a émis l'avis que la majorité des contrats d'assurance des citoyens de ces regions (dont plusieurs ont vu leur maison endommagée) pourraient très bien ne pas trouver application à cause de l'état presume de « rébellion ».En effet, la plupart des contrats d'assurance comprennent une clause d'exclusion en cas de guerre civile, revolution, insurrection, rebellion.«Si les dommages sont la conséquence directe d'un état de ré- E\t\tSOLDE \"PLAISIRS D'ÉTÉ EN RAPIDES!!!\"\t\t LA RIVIERE ROUGE A 1 Heure de Montreal - Nouveau Monde vous offre du rafting de Premiere Classe^ etcu'sion a une journée comprend -i-i> ^jres rte descente I i ^ ?un guice de t euuipe Nouveau Monde \u2022 equi; nent de descente ^ » ie rjuifet ctiner comuie! bat .salade ci dessert ^ ^ » Bar-Restaurant \u2022 Bar Polynésien \u2022 Bains fourniiions ^ ivÇ * > \u2022 cine et aouenes \u2022 Camping \u2022 Equitation ^ K Çlr^ ^& Aussi disponible Mini vacances de 2 iours Riviere Batiscan \u2022 Rivière Jacques Cartier ti encore plus nouveau l new monde I \u2022 ?\u2022» l\"1 'OSS 11' .- si^s^v^ information & réservations^ aeAV^° ¦ pA \" Carrier Profitez-en! EN AOÛT À l'achat d'une thermopompe Recevez Gratuitement : UNE ENTRÉE ÉLECTRIQUE 200 AMPÈRES OU ! UN RABAIS DE S95000 Aucun dépôt Financement bancaire Programme DT Hydro-Quebec Aussi: systèmes maisons constructions Estimation gratuite Installation faite par membres du CMMTQ hellion, par exemple, qui nécessite des mesures d'intervention particulières de la part des autorités, l'exclusion de la majorité des contrats d'assurance pourrait s'appliquer», estime le BAC, dans un avis date du 27 juillet et en-vine aux compagnies d'assurance.Me Claude Masse, responahle du comité des urgences collectives du Barreau a déploré, hier, que le BAC ait pris position si vile.est loin d'etre aussi clair « que les contrats d'assuarnee des évacues seront exclus, de dire Me Musse.Tout d'abord, c'est à l'assureur à prouver qu'il y a eu ré-bellion.11 y a très peu de jurisprudence (à-dessus, et les juges interpréteront la notion de rébellion restrictivement.» De plus, de dire Me Masse, même en admettant que les tribunaux en viennent à la conclusion qu'il y a rebellion à Chàteauguay et a Oka, il n'y aura exclusion du contrat que >i les dommages sont le fait de la rébellion.S'il s'agit de vandalisme u l'occasion de la rébellion, c'est autre chose.Si des gens profitent de la situation pour faire du vandalisme, ce ne sont pas la des dommages causes par la rebellion mais faits a l'occasion de la rebellion.1 inalement, Me Masse a deplore que le BAC «sur une hase factuelle ires faible fasse tomber un autre plafond sur la téte des gens qui ont été évacues.C'est une précipitation tout a fait regrettable.» Tout n'est donc pas aussi clair que voudraient le faire croire certains assureurs.Les représentants du Barreau font actuellement le tour des municipalités affectées par la crise mohawk pour informer les gens et les inciter à la prudence.i iémologistes diplômés AGS Choisissez un ioailÙer avant de choisir des diamants Achetez vos diamants en connaissance de Ctiuse - sache/ l,i vérité sur l.i pierre qui vous plait! Notre savoir et notre probité contribuent à votre choiv KAUF M ANN MAÎTRES IOAILLIERS DEPUIS 1954 2195, rue Crescent \u2022 Tél.: (514) 048-0595 \u2022 M Le gouvernement es succombé au chantage, croit Parizeau \u2022 t.Presse Canadienne B Le chef péquiste Incques Pari/eau demande a son tour une commission d'enquête qui se penche a la fois sur le comportement des policiers envers la population de Chàteauguay et sur les relations entre les corps policiers et le pouvoir politique.En conference de presse hier a Montreal, le chef du Parti québécois en avait long a dire sur la crise amérindienne et les assauts policiers.Et il n'a pas mâche ses mots.A ses yeux, les deux gouvernements sont «peureux», ils ont tout donné sous la pression des mitraillettes et ils ont signe une entente sur les préconditions avec un Warrior et quatre Mohawks qui ne sont même pas reconnus par leurs leaders.«150 Warriors mènent la totalité des autochtones, le gouvernement du Quebec, le gouvernement fédéral, la Sûreté du Québec, la GRC et l'année».M.Pari/eau demande carrément que le ministre de la Sécurité publique Sain Elkas soit relevé de ses fonctions pour être mute ?un ministère moins tumultueux, comme le Tourisme.Dans une démocratie, le pouvoir policier répond aux ordres du pouvoir politique, rappel le-t-il.Le chef du PO ne croit pas que le ministre Elkas et le premier ministre Robert Bourasso n'aient pas été mis au courant des assauts policiers.Si tel est le cas, «des têtes doivent tomber d'ici 48 heures».Citoyens battus, humilies Pour les citoyens de Chàteauguay, il conserve quelques bons mots.«Jusqu'à present, 60 Blancs ont été blessés, un caporal u été tué, pas un Mohawk.Les 60 blessés, selon lui, ont dû être traites a l'hôpital «parce qu'aucun d'entre eux ne portait de AK-47».«Aucun Mohawk n'a subi le sort d'une soixantaine tie personnes qui ont été soignées a l'hôpital.» Maigre leur colère, il incite les citoyens au calme.«II est clair que vous êtes face ù des operations de provocation.Ne tombe/ pas dans la trappe.Vous êtes en face de deux gouvernements peureux, qui sont prêts a lâcher n'importe quoi, en face d'une police qui sous a tape dessus, d'une police qui vous insulte, mais reste/ calme.Dans une démocratie arrive is moment de vérité ou vous pouvez vous débarrasser de ces gouvernements qui vous ont humilies.» Il prête foi a l'information voulant qu'un officier de la GRC aurait crie «Hit the fuck in Frenchmen and clear the road ».«Moi aussi je suis un Frenchmen.Si un agent de la SO avait lance Hit the fucking Mohawks on en aurait entendu parler et on se serait tous fait traiter île racistes, affirme M.Pari/eau.Il s'en prend au gouvernement Bourassa, qui n'a pas le courage d'aller expliquer aux citoyens ce qui se passe vraiment.ARGENT DISPONIBLE I Problèmes de liquidités.I d expansion?/ Compagnies établies seulement Rapid Finance Co.Ltd.342-4488 CLIMAT8SEURS-THERM0P0MPES LES PLUS BAS PRIX GARANTIS ¦ :\u2022 PATEK PHILIPPE ROLEX Cartier \u20acBCL PlAGI | BREITLING APPELEZ MAINTENANT ECONO-TECH TÉL.: 733-1414 Il y a des remises sur tous les modèles 1990 et sur certaines voitures et camionnettes GM 1991 en stock.De 500 à 3 000S* Décidez-vous maintenant avant que l'été ne s'achève.Remise en espèces de 1000$ sur une Pontiac Grand Prix.(Ou voulez-vous acheter une Nissan Maxima pour 5 000S en plus?) S.I M » \u2022 \u2022 M \u2022 ' 4» .» , ¥ Non seulement vous bénéficiez d'une remise de 1000S sur une Grand Prix 1990, niais en plus vous visez un prix qui est inférieur^ de plus de 5000S à celui d'une Nissan Maxima.Non, ce n'est pas une erreur d'impression.Comparez-les et vous verrez que ce n est pas la Maxima qui vous en donne le plus pour votre argent, mais bien la Grand Prix.En route vers une bonne affaire \u2022L'offro s'applique aux modôlos 1990 ou antérieurs intégralement neufs ou do demonstration, ot à certains modèles 1991.de toutes les voitures ot camionnettes GM achotées a partir du stock du concessionnaire.Lorfre ost valablo a compter du 15 août 1990.pour uno durée limitée ou jusqu'à épuisement des stocks.Pour les détails complets, consultez votre concessionnaire GM \u2022 Dapres les comparaisons sur le PDSP.T A6 LA PRESSE.MONTRÉAL, MERCRED115 AOÛT 1990 Pont Champlain : les travaux majeurs reportés à l'an prochain GEORGES LAMON ¦ En plus d'être la cause directe de l'augmentation considérable du trafic sur le pont Champlain, la crise amérindienne engendre également d'importantes répercussions sur les travaux majeurs qui devaient y être entrepris cet été.\u2022 En effet, les travaux majeurs (un projet global de 32 mil- ACCÈS A L'UNIVERSITE Complétez les préalables nécessaires en sciences pures et de la santé, en sciences numaines et de l'administration, ou en arts et lettres.Inscription jusqu'au 24 août 1990 FORMATION DES ADULTES \u2022 747-6616 625.boul.Samte-Croix.Saint-Laurent \u2022 Metro Du Collège POUR DÉVELOPPER DE NOUVELLES COMPÉTENCES ièges réserves aux non-fumeurs: ils passeront de 25 p.cent la premiere année a 50 p.cent deux ans après l'adoption du règlement.Le règlement sur la protection des non-fumeurs entre en vigueur immédiatement.Mais, ainsi que l'a expliqué Mme Léa Cousineau.membre du comité executif de la ville, les établissements touchés par ces dispositions disposeront d'environ trois mois pour s'y conformer.La version finale de la réglementation anti-tabac reprend les principales r e c o m n 1 a n d a t i o î i s formules par la Commission du développement communautaire qui a tenu des audiences à ce sujet le printemps dernier.Le comité executif a toutefois rejeté la suggestion faite à la demande des restaurateurs, qui souhaitaient que l'on tienne compte de l'achalandage d'un établissement dans le calcul des places «sans fumée.» Selon Mme Cousineau, l'introduction de cet assouplissement PHOTOTHWUC.La Prvsso Mme Léa Cousineau aurait donne lieu a «l'arbitraire le plus total.» A l'Association des restaurateurs du Ouehec.on accepte la decision de la ville sur ce point.Mais l'organisme, qui a été étroitement associé a la redaction du règlement, déplorait hier certaines difficultés d'interprétation du règlement.Ainsi, les bars sont soustraits à l'application du règlement.\".Mais la distinction entre les bars et les restaurants n'est pas claire», s'est inquiété un porte-parole de l'Association.M.François Meunier.« Qu'arrivera-t-il par exemple de tous les bistros de la rue Saint-Denis, qui sont à la fois \u2022Jes bars et des restaurants?» Un autre assouplissement pro- DISTRIBUTION AUX CONSOMMATEURS CENTRE DE LIQUIDA TION \u2022'¦¦\u2022soxy*.\\ r 4 JOURS SEULEMENT 1 DE RABAIS SUR TOU LES ARTICLE EN MAGA 4?Ne comprend ni les piles ni les cartes de souhaits.Ventes fermes.Le solde se termine le 18 août 1990.s Indication des prix Los rabais annoncés sont' basés sur les prix en catalogue ou les .prix de détail anciens ou courants fjèé : Di s tributi o n aux Consomma-teurs et do Toyville.( Le prix courant indiqué est celui , auquel la marchandUe a d'abord 3 été offerte dans notre catalogue | ou dans let magasins Toyvilie.; HÂTEZ-VOUS! LES QUANTITÉS SONT LIMITÉES \u2022\u2022.s : è O c Boui.des cd c 3 0) O (D (/) SL 5T cr 3 Sources PLAZA CENTENNIAL 3399, BOUL.DES SOURCES < DOLLARD-DESORMEAUX (QUÉBEC) (514) 683-0353 \u2014HEURES: Lundi et mardi 9 h 30 a 18 h 00- Mercredi, jeudi, vendredi 9 h 30 à 21 h 00 Samedi 9 h 30 à 17 h 00 pose* par la Commission du développement communautaire a été retenu: lorsqu'un organisme tiendra une assemblée dans un lieu considéré comme public, la «gestion de la cigarette» sera laissée à sa discrétion.Cela vaut, par exemple, pour les assemblées syndicales.Ce sont les inspecteurs municipaux et les policiers de la CUM qui verront a l'application du règlement.En cas d'infraction, ils distribueront des amendes allant de 300 S à l (XX) S.Les édifices municipaux sont déjà en principe soumise à un «zonage anti-fumée.» Mais Mme Cousineau a reconnu hier que la ville éprouvait quelques difficultés à faire respecter l'interdiction de fumer dans ses locaux.En l'absence de fumoir, plusieurs conseillers ont l'habitude de fumer dans le hall d'entrée, a-t-elle mentionne.«Ilssiègent parfois pendant plusieurs heures, et nous ne voulons pas aller jusqu'à les obliger à sortir dehors.» En attendant de trouver une solution à ce dilemme, l'administration a confie au secrétariat général le mandat de «resserrer le règlement.» La réglementation de la ville s'ajoute a la loi provinciale sur lu protection des non-fumeurs, qui interdit déjà l'usage de la cigarette dans certaines aires des edifices \u2022 \u2022 V»'.v* J \u2022 .\u201e».\u2022 .' ¦ gouvernementaux, municipaux et scolaires, ainsi que dans les transports publics et dans les établisse ments de santé.Paramunicipales La Coalition démocratique de Montreal réclame la création d'une commission d'enquête portant sur la gestion de toutes les sociétés para-municipales.Dans un avis de motion présenté hier au cours d'une assemblée du conseil municipal, ce parti d'opposition soutient que «le comité executif semble avoir véritablement perdu le contrôle de certaines de ces sociétés.» Parallèlement, le conseil municipal a adopté hier une série de nouveaux protocoles d'entente avec plusieurs sociétés paramuni-cipales, dont la Société d'habitation et de développement de Montreal (SHDM) et la Société de développement industriel (SDI).Cette nouvelle génération de contrats avec les organismes pa-ramunicipaux oblige ces derniers ù s'inspirer de la gestion de la .notamment en ce qui a trait aux politiques d'achat et aux critères d'embauché.Toutefois, pour la Coalition, ces mesures sont insuffisantes pour garantir une saine gestion des sociétés paramunicipales.Les jeudis et Samedis, de 19na23h - , L PLACE V ^ \u2022 A LA ,i SU|itrbt démonstration Dà*r 3 services \u2022 spectocte \u2022 prii Cnwiéf e de 4 heures.Pour réserver, composez 307-2840 / 3Ô7-1629 depart de Lachinc tout inclus d0 LAMBADA Plus concours ttoa meilleur* danseurs Les Tours St-Louis «*éL_ _ 300 chemin du Canal, Lachinc CROISIÈRE GALYPSO dimanche de 14h à 16ti Seulement 14$: * RFORD Station touristique internationale CP.248, Magog-Orford, J1X 3W8 819-843-6548 10 BONNES RAISONS DE CHOISIR LE MONT ORFORD 1 ¦ Une des trois plus grandes stations de ski du Quebec; 2.Un dénivelé élevé: 540 mètres r 3.Du ski sur 3 montagnes à caractère different; 4.4 versants au lieu d'un seul; 5.Un vaste domaine skiable de 180 acres avec des pistes longues, larges et des plus panoramiques; » 6.De la neige artificielle en abondance avec du ski assuré pour près de 5 mois par année; 7.L'entretien des pistes est constant et de haute qualité; 8» Les remontées mécaniques sont en opération plus tôt le matin que dans la majorité des autres stations; 9.Le Mont Orford est facilement accessible par autoroute; 10.Les billets sont moins chers que dans les 2 autres stations majeures.\u2022\t\tPayable en 1 versement Le ou event le 31 août 90\tPayable en 3 versements Le eu event le 16 sept 00\tPeyebla en ?versements Le ou avant le 14 otl M\tPeyable en 1 versement Le ou event le 18 mi.50\t- Fl)it>lg in I «irttBiM *pft> ii IS mv.93 Escompte utilisé pour Il calcul des prix Indiqués\t\t\t\u2022\u20225%\t= 4%\t\tPrli régulier \tAdulti \u2022 7 lours\t$591.00\t$603.00\t$610.00\t$616.00\t$635.00 mJ lu\tAdulte \u2022 S |eun (du lundi tu ve«drtdi|\t391.00\t399.00\t403.00\t407.00\t420.00 I0IAI\tEtudiant \u2022 ?iiurt 114 I23ip.iI\t484.00\t494.00\t499.00\t504.00\t520.00 a\t(rrijnt 7 jour?|6 i 13 int| Adults |65 ans d plusl\t310.00\t323.00\t326.00\t330.00\t340.00 \tEntant \u2022 7 joun (S in tl nolnl\tGRATUIT\t\t\t\t \tPrenlir nasiori\t591.00\t603.00\t610.00\t616.00\t635.00 \tOiuilemi membre\t405.00\t475.00\t480.00\t485.00\t500.00 ILIAI\t3l tu 6t rr.ii.bra étudiant |I4 è H Ht)\t302.00\t309.00\t312.00\t315.00\t325.00 < u.\t3» au 6a membre entent |8 ft 13 tns|\t200.00\t204.00\t206.00\t.209.00\t215.00 \t3e au 6e membre entent |5 ans et me in)\tGRATUIT\t\t\t\t \tMAXIMUM FAMILLE\t1870.00\t1705.00\t1723.00\t1741.00\t1795.00 279$/Tp
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