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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-08-07, Collections de BAnQ.

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[" C'EST AUSSI IMPORTANT QU'UN TESTAMENT INFORMEZ-VOUS AUPRES DE VOTRE NOTAIRE 3 Aujourd'hui: Nuageux avec quelques averses Minimum 15\" Maximum 24 Demain: Nuageux, une ou deux averses details CAHIER sports MONTREAL, MARDI 7 AOÛT 1990 106e ANNÉE N° 283 52 PAGES, 4 CAHIERS Hors de la zone métropolitaine: cents îles de La Madeleine.1.00 Aujourd'hui 3 SPORTS Charles Thiffault est embauche par le Canadien comme entraîneur adjoint de Pat Burns après avoir seconde Michel Bergeron chez les Nordiques et chez les Rangers.THUNDERDOME Leslie Presley a tire le premier avant de se faire abattre par des policiers de la CUM au bar Thunder-dome, conclut le coroner Denis Boudrias qui a entendu 21 témoins.3 PAKISTAN Le president pakistanais démet de ses fonctions le premier ministre Benazir Bhutto et instaure letat d'urgence, alors que les soldats commencent a patrouiller les rues.AL.ECONOMIE Le projet d'usine le desencrage de Cascades et de son partenaire allemand Steinbis.d'une valeur de 150 millions S.devrait finalement voir le jour mais a.Niagara Falls.mm î LA MODE Les femmes dé petite taille peuvent maintenant trouver des vêtements mieux adaptes a leur corps alors que des couturiers leur portent de plus en plus d'attention.Sommaire Annonces classées immobilier.C3 a C7 marchandises.C7 emplois.C7, C8 automobiles.C8 a C10 propositions d'affaires.B7 Arts et spectacles informations.A9 à A12 horaires.A11 Bandes dessinées.C6 Bridge.C8 Décès.C10 Economie.B4 à B9 (\"GllilI^COIi.C5 MoroscQ[)tj.C^l La mode.C1, C2 Le monde.B1 et B3 Loteries.A4 Mots croises.C9 «Mot mystère».C7 Télévision.A10 Tète d'affiches.B10 Sports Réjean Tremblay Irak au ban des nations Grandes manoeuvres militaires pour appliquer l'embargo de l'ONU ilnprcs Renter.At P.A P.UPICt CP NEW YORK m ugeant qu'il fallait «stopper wB Saddam 11nssein .les l tats-Unis ont obtenu hier soir la mise au ban de l'Irak par la communauté internationale et renforce leur dispositif naval et aérien dans le Golfe arabo-persique alors que le président irakien, fort de son invasion du Koweït, mettait en garde Washington contre «tout abaissement qui porterait atteinte a la stabilité et a la see u ri te de la région ».Le président George Bush a discute de la crise tin Golfe tour à tour, hier soir à la Maison-Blanche, avec les premiers ministres britannique et canadien, Margaret Thatcher et Brian Muîronev.\u2022 3 1: Mulroney rencontre Bush et avec le secretaire général de l'OTAN, Manfred Woerner.Le secrétaire à la Défense, Dick Cheney, obtenait des Saoudiens entre-temps un renforcement de leur diapositif militaire à la frontière koweïto-irakienne, et le secrétaire d'État lames Baker partait persuader la Turquie d'envisager la fermeture des oléoducs \u2022 B 4: Les cours pétroliers flambent transportant le pétrole irakien sur son territoire.Bush, Thatcher ct Woerner se sont vivement félicités du vote du Conseil de sécurité de l'ONU imposant un boycottage commercial, militaire et financier de l'Irak et ont appelé a sa mise en oeuvre immédiate et effective «Treize voix pour et aucune con- B 4: Les places boursières vacillent Ire, c'est très bon-, a declare Mme Thatcher, «cela veut dire que la resolution a force de loi pour tous les pays».«Je ne me souviens pas d'avoir jamais su le monde si fortement uni et j'espère que les sanctions seront bien appliquées», a-t-el!e dit, «Ces sanctions doivent être appliquées», a renchéri Bush, « nous allons commencer îles consultatif »us» sur ce point VOIR IRAK EN A 2 Les rejettent l'ultimatum SUZANNE COLPRON OKA éagîssant hier à l'ultimatum de 48 heures lancé par le premier ministre Robert Bouras-sa, les insurgés de Kanesatake et de Kahnawake ont fait savoir qu'ils ne reculeraient pas devant lu menace du gouvernement.«On a été alarme mais peu surpris par la déclaration de M.Bou-rassa», a affirmé Ellen Gabriel, porte-parole des traditionnalistes Longhouse.Entourée d'une vingtaine de personnes, dont |oey Deom de la faction Warrior de Kahnawake, Mme Gabriel a ajoute que les Mohawks entendaient alerter l'opinion mondiale dans les prochaines heure* afin de gagner des appuis et \u2022'énoncer l'attitude des autorités gouvernementales a l'endroit de?membres de leur communauté.Une lettre adressée hier malin au premier ministre Brian Mulro-ika demande en outre {'intervention immédiate du Federal a Kanesatake et Kahnawake dans l'espoir de dénouer la crise et d'éviter un bain de sang.Cette requête maintes lois formulée depuis le jour du raid manque de la Sûreté du Québec, le 11 juillet, n'a encore jamais trouve un echo favorable chez les représentants du gouvernement a Ottawa.Apres 27 jours de dialogue de sourds, les Mohawks estiment que le ministre délégué aux Affaires autochtones, |ohn Ciaccia, ne peut plus mener les négociations.Letat d'urgence L'avocat James O'Reilly, émissaire des Mohawks, croit pour sa part que les premiers ministres Bourassa et Mulroney ont l'intention de déclarer l'état d'urgence et de dépécher l'armée à Oka.Selon lui, les gouvernements québécois et canadien préparent le public à une intervention en invoquant le fait que la sécurité des gens est en danger.Me O'Reilly a rappelé que M.Bourassa s'est dit prêt à «tirer les conclusions appopriées et à assumer ses responsabilités» si les négociations ne reprenaient pas dans 48 heures.L'avocat montréalais croit fermement que le gouvernement du Québec essaie de saboter les négociations.«Nous avions une en- Pour tuer le temps, des Mohawks de Kanesatake ont sculpte le mot « Warrior » dans le tronc d'arbre qui barre la route 344, en haut de la côte de la rue Saint-Michel.PH0TO R0BWT MA,Ll0UX u Preiie Une poudrière aux portes de Sainte-Catherine VOIR MOHAWKS EN A 2 © A 3: Nouveau blocus routier sur la 2-20 PIERRE BEUEIY1ARE___ CHÂTEA UGUA Y gj es Warriors se sont installés à rJks proximité d'un veritable baril de poudre entre la réserve de Kahnawake et le parc industriel de Sainte-Catherine, sur la Rive-Sud, a appris La Presse.Ils ont même arraisonne quelques wagons de chemin de fer remplis de matières explosives pour éventuellement riposter a un coup de force du gouvernement québécois ou a une intervention de l'armée, au terme de l'ultimatum de 48 heures du premier ministre Bourassa.La Presse a aussi appris que les Warriors pourraient faire sauter certains réservoirs en bordure de leur reserve, pour ainsi causer une catastrophe dans les environs.Surveillance accrue Le fait que la frontière de Kahnawake et de Sainte-Catherine soit habitée par des Blancs, mais qu'elle se situe a plus de deux kilometres du coeur de la reserve, est à l'avantage des Warriors.C'est pourquoi le maire de Sainte-Catherine, Raymond Bellavance, reclame haut et fort une surveillance accrue de la Sûreté du Que-bec dans le périmètre habité par environ 500 contribuables, le long de la frontière de Kahnawake.«Notre service des incendies a deja prévu un plan d'évacuation, mais il pourrait être difficile de convaincre certains propriétaires de quitter leurs maisons a moins de savoir ce que nous réservent les prochaines heures», soutient le maire.«On ignore en quoi consiste précisément l'ultimatum de 48 heures lance dimanche soir aux Mohawks par M.Bourassa.Mais nos concitoyens, le long de la reserve, sont sur les nerfs», affirme-t-il.«Ils sont d'autant plus angoissés que des wagons remplis de matières explosives et dangereu- ses, notamment de l'ammoniac, ont été arraisonnés par les Warriors sur la voie ferrée qui sépare Kahnawake de notre parc industriel», soutient le maire.Les autochtones, selon M.Bellavance.ont coupé les rails sur la route 152, à l'intérieur du territoire de la réserve, pour empêcher tout déplacement de wagons sur la voie ferrée en direction de Saint-Constant.Ils ont également creuse une tranchée, non loin de la rue Garnies pour renforcer leur mur de protection et ils sèment la crainte parmi la population et certains industriels de Saint-Catherine.VOIR POUDRIERE'EN A 2 L'ANC suspend la lutte armée en Afrique du Sud d'après Reutcr, AFP et UPI PRETORIA Le Congres national africain (ANC), mouvement démocratique multiracial qui menait depuis 29 ans la lutte armée con ire le regime minoritaire blanc en Afrique du Sud, a annoncé la nuit dernière la suspension de la lutte armée, avec effet immédiat.«Afin de nous diriger le plus rapidement possible vers un règlement politique pacifique et négocie, et dans le cadre de l'accord conclu, l'ANC a annoncé qu'il suspendait maintenant toutes les actions armées, avec effet immédiat.Par consequent, aucune action armée et aucune activité liée a l'action armée ne seront menées par l'ANC et son aile militaire Umkhonto wcSizwc (Lance de la Nation )», affirme la declaration.Cette percée historique s'est produite après plus de 15 heures de pourparlers préliminaires avec le régime du president Frederik de Klerk.Le vice-président de l'ANC, Nelson Mandela, dirigeait la délégation anti-apartheid, qui comprenait également le Blanc |oe SIovo, secrétaire-général du Parti communiste sud-africain arrivé au volant d'une BMW blanche.Le régime avait en vain demandé qu'il en soit écarté après la découverte par la police sud-africaine d'un soi-disant «complot communiste».La décision ouvre la voie a des négociations officielles sur la disparition du régime d'apartheid et la rédaction d'une nouvelle constitution non-raciale donnant aux 52 millions de Non-Blancs les mê- mes droits qu'aux cinq millions de Blancs du pavs.Un accord en neuf points a été mis au point par les délégations de cinq membres chacune, qui n'avaient fait aucun commentaire avant de s'asseoir hier matin autour de la table de négociations a la résidence des h oies présidentiels à Pretoria, pour y tenir leur deuxième série de discussions préliminaires.Les deux parties ont adopté un programme de libération par étapes des prisonniers politiques.Les premières mises en liberté débuteront le 1er septembre, selon le communiqué.«La réunion a demandé au groupe de travail conjoint de mettre au point un plan pour la liberation des prisonniers liés a l'ANC et l'octroi d'indemnités de manière graduelle», dit le texte, qui ajoute que les libérations devront être achevées d'ici le 50 avril 1991.Le régime s'est engagé à réexaminer dès que possible la question de l'état d'urgence imposé dans la province du Natal et à abroger en partie la Loi sur la sécurité intérieure, qui restreint la liberté politique des opposants et qui permet la détention sans jugement ni inculpation.Annonçant lors d'une conférence de presse les résultats de la rencontre, Mandela, avec à ses cotés loe Slovo, a précisé que l'ANC poursuivrait les actions et les manifestations de masse contre l'apartheid.« Personne ne doit attendre la cessation de telles activités si aucun mécanisme ne permet de répondre aux doléan* VOIR LUTTE EN A 2 Nelson Mandela 2 vois hebdomadaires directs soit le jeudi et le lundi Vol ailer et retour vol aller simple 249$ V'.Minimum cli» bOjour4 jours.maximum 1 ,«n LES AILES DE L'OUEST Nous acceptons égaie-(rent les reservations d'origine de Vancouver CES S OPERENT DURANT TOUTE L'ANNEE -?-«- Vol additionnels pour Vancouver.tous les m a rd Ï3 du 3 juillet au 28 août, ainsi que les mercredis 29 août et 5 septembre.¦ A partir de alter retour 359* aller simple 199* fJL L .;.M Depart tous les mercredis du 4 juillet au jnfk ' 5 septembre 1990 wMn Vol direct LES AILES DE L'OUEST Vol aller-retour Hlus taxes 1 semaine à partir de 730^ wcjuani wYxm, now ci Aller simple partir de i 1995 Incluant avion, 'note! et transferts 2 semaines à partir de HAWAII TOURS plus taxe: Do^antout .os dimanche* u onn.r 4r HAITI TOURS laces limité x les brochures disponibles chez v:- -a 1 Presse Canadienne est autorisée a àffuser les informations de -la PRESSE- et cènes ces I services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de recrocuction des informations * i particulières a la PRESSE sont également reserves -Courrier de la deuxième casse \u2014 [ Enregistrement: numéro 1400- Port de retour garanti.\\ (USPS005692) Champlaln N.Y.12919*1518.| RENSEIGNEMENTS 285-7272 | I MARDI 7 AOÛT 1990 32-2-01 service des incendies, a confirmé que des Warriors armés ont été aperçus aux abords des résidences des rues Garnier et des Quais et que depuis hier soir, une patrouille policière Delson-Sainte-Catherine circule dans le «périmètre dangereux» 24 heures par jour.Il s'attend d'ailleurs à ce que d'autres contribuables se prévalent des mesures d'évacuation aujourd'hui, des mesures qui sont, pour l'instant, assumées par la ville.Le maire Bel (avance a indiqué que «la facture sera plus tard acheminée au gouvernement Bourassa».Jordan Bottineili, directeur des Industries associées de l'acier, une entreprise qui recycle des vieilles carcasses d'autos dans le parc industriel de Sainte-Catherine, travaille sous la menace constante des Warriors.«Leur barricade est à une trentaine de mètres de notre usine.On peut voir tout ce qu'ils font, mais on ignore toujours quels visages se cachent derrière les foulards», signale M.Bottineili.«Si on n'obéit pas à leurs directives, ils risquent de bloquer le passage aux camions qui nous approvisionnent en ferraille.«Du reste, la cantine mobile ne passe plus à l'usine depuis le 11 juillet et les camions transportant des boissons gazeuses qui continuent de livrer leurs produits à l'usine sont fouillés par les War-riors», conclut M.Bottineili.Réunion à Chàteauguay Entre-temps, certains conseillers de Chàteauguay se demandent s'ils participeront, ce soir, à la première séance que le conseil municipal tiendra depuis l'éclatement de la crise améridienne, le Il juillet.«Les citoyens nous bombarderont de questions et, de notre côté, on n'aura aucune réponse à leur fournir.Les autorités gouvernementales nous informent les derniers des actions qu'ils font ou planifient», s'inquiète le conseiller Pierre Lalonde.Cependant, le maire Jean-Bosco Bourcier a indiqué h La Presse que la séance se tiendra exceptionnellement à l'église Saint-Joachim, adjacente à l'historique hôtel de ville.«On a reçu la permission des autorités religieuses pour se réunir à l'église, qui peut recevoir 800 personnes assises et presque 1000 debout.On ne peut accueillir qu'une centaine de personnes à l'hôtel de ville, un ancien couvent religieux», observe le maire Bourcier.Yvon Poitras, ex-enquêteur de la Sûreté du Québec à la retraite converti en courtier immobilier, devrait s'installer dans les premiers bancs, lui qui pave la voie à sa candidature à la mairie en prévision de la prochaine élection municipale de novembre 1991.Il s'est déjà fait des milliers d'alliés dans cette ville de 40000 citoyens en organisant des manifestations et des blocus depuis une semaine, à la tête du Groupe Solidarité.Tronçon de contournement Par ailleurs, le cabinet Bourassa, qui aura demain à adopter les mesures appropriées au lendemain de l'ultimatum prenant fin à minuit ce soir, devra aussi prendre une décision sur le projet de construire un tronçon de route afin de soulager le paisible village de Saint-Isidore, tout en contournant la réserve.Depuis le début de la crise, entre 28000 à 30000 véhicules envahissent quotidiennement la rue principale et les rangs de Saint-Isidore dont une partie du rang Saint-Régis nord était encore en réparation, hier matin.Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont voté (13 contre, deux abstentions) en faveur de dures sanctions à rencontre de l'Irak.photo ap «Une voie temporaire de contournement n'est pas une solution à long terme.Elle peut toutefois décongestionner Saint-Isidore et raccourcir la période de transport entre Chàteauguay et le centre-vile», observe le maire Bourcier.Le tronçon projeté partirait du boulevard Ford, à Chàteauguay, pour se raccorder au rang Saint-Régis, à Saint-Isidore, d'où les automobilistes se dirigent ensuite vers la l32.Cette construction supposerait certaines expropriations et déjà, durant le week-end, on a aperçu des arpenteurs sur des propriétés des environs.?IRAK L'Irak au ban des nations En recevant par la suite Mulro-ney, Bush a laissé entendre que les oléoducs acheminant le pétrole irakien à travers la Turquie et l'Arabie Saoudite pourraient être coupés à la suite du vote de la résolution.«Le chapitre 7 de la Charte de l'ONU donne beaucoup de muscle», a-t-il dit, ajoutant que la résolution de l'ONU «fait référence aux produits» d'exportation de l'Irak, parmi lesquels le pétrole occupe une place de premier plan.En recevant hier l'ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad, le chef de l'État irakien a assuré Washington de sa volonté de maintenir les relations bilatérales, mais l'administration Bush, soucieuse à la fois de forcer le retrait irakien du Koweït et de garantir la protection de la souveraineté saoudienne, jugeait la nuit dernière «extrêmement menaçantes» deux initiatives de Bagdad: le renforcement militaire irakien à la frontière de l'Arabie Saoudite et la capture de plusieurs centaines d'Occidentaux -y- Français, Américains, Britanniques, Allemands, Canadiens \u2014 au Koweït par les troupes d'occupation irakiennes.Selon Bonn, plusieurs de ces ressortissants ont été emmenés à Bagdad.Trente-et-un bâtiments de la marine américaine, dont deux porte-avions, sont capables d'être engagés contre l'Irak à partir de la Méditerranée orientale ou de la mer d'Oman si la situation empire dans le Golfe, où croisent huit navires de PUS Navy, estiment les analystes.Le porte-avions Saratoga, le Wisconsin et treize bâtiments se dirigeaient hier vers la Méditerranée orientale, a annoncé le Pentagone.Ils doivent assurer la relève du porte-avions nucléaire Dwight D.Eisenhower, mais ce dernier pourrait rester sur place si la situation l'exige, a-t-on précisé de môme source.Dans le Golfe croisent actuellement les huit navires de la flotte du Proche-Orient: le navire-amiral LaSalie, un croiseur, un contre-torpilleur et cinq frégates.Venant de l'océan Indien, le porte-avions Independence se dirige vers le détroit d'Or-mouz, avec huit navires d'escorte et quatre bâtiments auxiliaires.Une frégate lance-missiles soviétique faisant route vers le Golfe était aperçue hier par une équipe de télévision survolant la région en hélicoptère.La frégate, de modèle Oudaloï, est accompagnée de deux navires ravitail-leurs.Les Oudaloï disposent de huit lance-missiles et de deux hélicoptères.La Grande-Bretagne maintient de son côté deux navires de guerre dans le Golfe.Elle compte y envoyer deux autres navires.Quant à la France, elle a dépêché une de ses frégates vers la mer d'Oman, où elle rejoindra deux autres unités françaises.Le réseau NBC rapportait hier soir que des bombardiers F-/// américains sont actuellement stationnés en Turquie, à moins de 700 km de la frontière irakienne.Ces appareils, habituellement basés en Angleterre, sont sur la base aérienne d'Incirlik.Ils pourraient être utilisés dans une attaque contre le site irakien de Mossoul.Les F-/// avaient participé au raid américain contre la Libye en 1986.Dans un «mesage verbal» à George Bush, Saddam Hussein affirme que l'Irak est «en mesure d'assurer sa souveraineté, ses droits et ses intérêts» et que «la disposition de l'Irak au sacrifice est à son plus haut niveau, en dépit des pressions et menaces».Il a toutefois souligné le souci de son pays d'avoir «des rapports normaux» avec les États-Unis «sur la base du respect mutuel» et sa détermination à «sauvegarder la paix et la sécurité dans la région » ainsi que «son respect des intérêts internationaux légitimes» dans le Golfe.Le «gouvernement provisoire du Koweït libre», installé et soutenu par l'armée irakienne, menaçait toutefois d'exercer des représailles contre les pays ayant des ressortissants et des intérêts dans l'émirat et qui prennent des sanctions contre l'Irak et le nouveau régime koweïtien.Premier impact de l'embargo sur les importations depétrole de l'Irak décrété par les Etats-Unis, la CEE et le Japon, l'Irak a informé Ankara que l'un des deux oléoducs traversant la Turquie jusqu'à la Méditerranée serait fermé à compter d'hier «pour des raisons commerciales».Cela réduira de moitié les exportations irakiennes de pétrole (2,7 millions de barils par jour).Dans une interview au réseau ABC, le président Turgut Ozal laissait entendre hier soir que la Turquie fermerait le deuxième oléoduc irakien traversant son territoire.«Nous allons respecter l'embargo», a déclaré Ozal, «la Turquie agira conformément à ses responsabilités envers l'ONU».Les cours du brut ont continué de monter hier, le Brent de la mer du Nord gagnant 2,50$ US à 26,05$.Sur le marché à terme de New York, le baril a dépassé les 27$.À l'ONU, c'est par 13 voix pour, aucune contre, et seulement deux abstentions (Yémen et Cuba) que le Conseil de sécurité adoptait hier soir la résolution 661 aux termes de laquelle tous les États empêcheront toutes les importations et exportations avec l'Irak et le Koweït jusqu'au retrait total des troupes irakiennes et la restauration de la souveraineté du Koweït.La résolution demande à tous les États, même ceux qui ne sont pas membres de l'ONU, d'empêcher toutes relations économiques avec l'Irak et le Koweït occupé.C'est ainsi que la résolution comporte un des éventails les plus larges de sanctions jamais décidés par l'ONU depuis sa création en 1945.L'ambassadeur du Koweït à Londres annonçait hier que des centaines de volontaires koweïtiens regagnaient le Golfe pour mener une guerre de résistance contre l'occupant irakien, son collègue en poste à Rome affirmait que le gouvernement légitime de l'émirat siégeait toujours, et un autre diplomate affirmait que les troupes irakiennes changeaient d'uniforme à la frontière avant de pénétrer au Koweït.Enfin, le ministre d'État koweïtien Abderrahman Al-Aouadi affirmait hier que le chef du régime pro-irakien du Koweït, le colonel Ala'a Hussein Ali, était un ancien «attaché militaire irakien en Libye».?LUTTE L'ANC suspend la lutte armée en Afrique du Sud ces des gens sur le terrain», a-t-il expliqué.Développement symbolique: Adelaide Tambo, épouse du pre: sident de l'ANC Oliver Tambo, en convalescence à Londres, est rentrée hier en Afrique du Sud après 30 années d'exil.Mme Tambo était accueillie à Durban, sur l'océan Indien, pour le lancement jeudi de la Ligue des femmes de l'ANC, par une importante délégation de l'ANC dirigée par Winnie Mandela, l'épouse du vice-président de l'organisation.Un rapport publié hier par l'Institut sud-africain des relations inter-raciales établissait à 1 700 le nombre de civils non-blancs tués dans des affrontements de nature politique au cours des sept premiers mois de 1990, ce qui dépasse le bilan des morts (1403) pour l'ensemble de l'année 1989.On comptait six autres morts hier, victimes d'affrontements entre partisans de l'ANC et ceux du mouvement tribaliste Inkatha.Selon l'institut, plus de 7130 civils ont été tués en Afrique du Sud depuis le début de la révolte anti-apartheid, en 1984.De Klerk s'était plaint du non-; respect de cet engagement le mois dernier lorsque la police fit état d'une conspiration communiste en cas d'échec des pourparlers et de la découverte de caches d'armes de l'ANC, dont deux dirigeants furent arrêtés.Mandela avait réagi en assurant que la promesse serait tenue et en accusant «des éléments puissants dans le gouvernement, la police et l'armée» de chercher à faire échouer les pourparlers.?Où donner de son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants: .à Montréal: Centre permanent de la Croix-Rouge, 3131 est, rue Sherbrooke, de9hà20h; .à Sainte-Sophie: Pavillon de la Jeunesse, 2181 rue Hôtel-de- ville, de 14 h 30 à 20 h 30; .à Valcourt: Salle municipale, rue Desranleau, de 14h30à20h30.Mise au point ¦ Contrairement à ce que nous avons publié samedi, le Centre culturel de Beloeil présente bel et bien la pièce Pique-nique en ville du mardi au vendredi à 20 h 30, et le samedi à 19h.Têtes d'affiche ¦ La rubrique «Têtes d'affiche», habituellement publiée en page A 7, parait exceptionnellement aujourd'hui en page B 10.RENTRE! 2 cahiers spéciaux à ne pas manquer demain dans Blocus d'une heure sur l'autoroute 20 Des voyageurs, attendus à l'aéroport de Dorval, ont manqué leur vol.«Ils (les manifestants) sont plus sauvages que les sauvages», s'exclamait un automobiliste en colère, dont le vol était sur le point de quitter l'aéroport.ph0t0 andrew taylor u presse PBERRE BELIEMARE_ CHATEAUGUAY H Un blocus d'une heure a été imposé, hier matin, dès six heures par le Groupe Solidarité de Châ-teauguay sur la 2-20 à la hauteur du rond-point Dorval, à l'intérieur de la circonscription du ministre |ohn Ciaccia.Vers sept heures les manifestants levaient leur blocus, «avant même l'arrivée des policiers de la Sûreté du Québec», explique Michel Martin, relationniste à la SQ.«On n'a procédé â aucune arrestation et on n'a distribué aucune contravention», assure l'agent Martin, contredisant ainsi certains manifestants qui, sur les onde*» de la télévision, se révoltaient d'avoir reçu une contravention de 200 $.«Les contraventions que nous pouvons donner, pour avoir immobilisé la circulation, peuvent s'élever entre 30 et 60 $.Dans le cas présent, aucune contravention n'a été distribuée sur les lieux du blocus.Qu'on m'en montre une contravention», insiste l'agent Martin.\"Après avoir levé le blocus du rond-point Dorval, les manifestants de Châteauguay se sont regroupés sur l'autoroute 13, à la hauteur de la sortie Côte-de-Lies-sc,\"- pour finalement rétablir un troisième blocus d'une dizaine de minutes aux abords de la 55e ave-, nue, à Lachine.Vers 8h 30, la circulation reprenait son cours normal.«Il a fallu une heure pour débioquer les bouchons de circulation», selon l'agent Martin.Mais des voyageurs, attendus à l'aéroport de Dorval, ont manqué leur vol.«Ils (les manifestants) sont plus sauvages que les sauvages», s'exclamait un automobiliste en colè- re, dont le vol était sur le point de quitter l'aéroport.Bourassa.plus tard Le premier ministre Bourassa était impatiemment attendu hier à Châteauguay.«Sa visite a été remise pour lui permettre de préparer la réunion du conseil des ministres de mercredi.Il se rendra à Châteauguay dans un avenir prévisible», indiquait-on au cabinet de M.Bourassa à Montréal.Toutefois, les huit jeunes libéraux de Châteauguay, qui se rendront, le week-end prochain, au huitième congrès de la commission jeunesse du PLQ, à La Poca-tière, y soumettront deux résolutions.La première somme le gouvernement libéral de «précipiter les travaux de parachèvement de l'autoroute 30, particulièrement le tronçon qui contourne la réserve de Kahnawake».La deuxième exige qu'Ottawa «s'implique davantage pour désamorcer la situation explosive et que Québec s'assure que les négociations se poursuivent avec les autochtones après la présente crise».Selon Geneviève Boucher, porte-parole des jeunes de Châteauguay au congrès, «toutes les études concernant le parachèvement de l'autoroute 30 ont été effectuées et toutes les négociations entre les ministères des Transports et de l'Environnement, ainsi qu'entre les municipalités, l'Union des producteurs agricoles et les autres intervenants sont maintenant terminées».Les jeunes libéraux de Châteauguay ont envie «de prendre le micro à La Pocatière».Mais d'ici là, le dossier de la crise va évoluer.Enfin, la Société de développement économique de Châteauguay ( SODEC ) exhorte le gouver- nement Bourassa de préparer un plan de relance, selon le modèle du plan établi au lendemain de la catastrophe écologique de BPC à Saint-Basile-le-Grand.«Le 2 août, le gouvernement a annoncé qu'il rembourserait les victimes du conflit à Oka et à Châteauguay.Nous constatons qu'il n'existe aucune compensa- tion financière à l'égard des commerçants et des industriels des municipalités concernées», déclare Michel Brière, commissaire industriel de Châteauguay.En outre, les chefs de file accentuent leurs moyens de pression pour qu'on accélère le prolongement de la 30, «l'outil dont on a besoin pour relancer l'éco- nomie du sud-ouest, à partir de Châteauguay».Sur la barricade de Châteauguay, hier soir, le temps était à la grisaille.À l'abri du mauvais temps, les clients des restaurants et bars de Châteauguay se refilaient le dernier gag: quel est le code postal de Kahnawake?G1H-2M16.Kahnawake se prépare au pire PIERRE BELLEMARE CHATEAUGUAY ¦ Un sociologue montréalais a été approché récemment pour préparer un plan d'évacuation dç la réserve de Kahnawake.Selon les informations obtenues par La Presse, ce sociologue \u2014 dont on ne peut pas divulguer le nom\u2014 sert de personne-ressource aux Warriors, surtout auprès des enfants et des personnes âgées.La menace d'une intervention «musclée des Blancs», d'autant plus réelle depuis l'ultimatum de quarante-huit heures du premier ministre Bourassa, amené les rebelles autochtones à resserrer leurs mesures de sécurité.Comme l'a affirme |oe Diome.hier à Kanesatake (Oka), «nous craignons le pire et nous exigeons l'implication du premier ministre Brian Mulroney dans celte crise».Les Mohawks appréhendent un bain de sang, autant à Kahnawake qu'à Kanesatake.Cependant, Raoul Volant, un Montagnais de Sept-Iles, qui vient d'être désigne comme porte-parole francophone des Mohawks à Kahnawake, se contente de nier qu'il n'existe «aucun plan d'évacuation sur la reserve».Ces derniers jours, par-delà toutes les rumeurs \u2014 dont certaines pour le moins farfelues\u2014- qui circulent â Châteauguay, il est pratiquement impossible d'obtenir des informations du chef du conseil de bande, lue Norton, ni du leader warrior Peter Diome.Yvon Poitras envisagerait de se porter candidat à la mairie de Châteauguay PATRICK GRAND JE AN ¦ L'ancien sergent de la Sûreté du Québec, Yvon Poitras, qui orchestre les coups d'éclats de ses concitoyens excédés par le blocus du pent Mercier et l'«inaction» du maire de Châteauguay, envisagerait de devenir maire de cette ville à la place du maire actuel, M.Jean Bosco Bourcier.Propulsé à l'avant-scène de Tac* tualité depuis qu'il s'est jeté dans la bataille pour la réouverture du pont Mercier, le stratège, leader et porte-parole du Groupe Solidarité n'a cependant pas voulu confirmer la nouvelle, se contentant dé dire qu'il étudie effectivement celte possibilité avec sa famille.M.Poitras, qui a déjà demandé la démission du maire, en raison de son peu d'empressement â épauler la population de sa municipalité, ne peut annoncer officiellement qu'il sera candidat en ce moment, sous peine de se faire accuser de faire du capital politique en dirigeant les opérations defc citoyens de Châteauguay, ont expliqué plusieurs sources.:En outre, le leader du regroupement, qui est agent d'immeuble, a admis qu'«il n'y a guère d'avenir et de piastres dans l'immobilier dans sa région» et qu'il désirait «rester au service de la population», lors d'une entrevue téléphonique.\u2022 «Il a le droit d'être candidat.C'est son droit le plus strict», a déclaré hier M.Bosco Bourcier, laissant entendre que M.Poitras sera son rival à la mairie, en novembre 1991.Père de deux enfants, M.Poitras a pris sa retraite il y a trois ans pour devenir copropriétaire de deux boutiques Podium Sports à Brossard et Châteauguay.Il aime les nouveaux défis.Très impliqué à Châteauguay, où il demeure depuis 22 ans, il a une passion pour la photo et les fleurs.Il fut même juge des Floralies de Montréal.Il a avoué être «très sollicité» par la frange de population qui appuie le Comité Solidarité.Selon lui, ce regroupement ad hoc anti-blocus compte de 200 à 300 membres actifs et de nombreux sympathisants qui luttent pour le démantèlement des barricades tenues par les «terroristes armés», les Warriors.Ce groupe est l'auteur de coups d'éclats depuis quelques jours, tels le blocus de la 220 â Dorval, hier matin.Poursuite de 500 millions $ «Quand les routes et le pont Mercier seront débloqués, je vais continuer ma mission et aider les citoyens.Nous entamerons une procédure de recours collectif d'un montant d'un demi milliard $ au moins contre les Warriors*, a-t-il prévenu.Cette somme servirait à construire de nouvelles routes évitant la réserve de Kahnawake et à dédommager les résidents et les commerçants touchés par le conflit qui a débuté le 11 juillet dernier, après le coup de force de la SQ à Oka.Patrouilleur sur le pont Mercier en 1967 et 69, M.Poitras est originaire de loliette.Il est entré à la Sûreté du Québec en 1965, allant à Shawinnigan puis à Saint-Gabriel-de-Bran don.Successivement enquêteur, patrouilleur, Le club de golf d'Oka n'est plus assuré JEAN-PAUL CHARBONNEAU OKA ¦ Les dirigeants du club de golf d'Oka ne savent plus où .donner de la tête: leur domai-; ne n'est plus couvert par les assurances depuis le début du * Tnois.À la suite des événements ; que tous connaissent, la com-; pagnie d'assurance a refusé de ' renouveler le contrat pour responsabilité civile et autres couvertures qui est venu à échéance, il y a quelques quelques jours.La direction du club a donc avisé les dirigeants municipaux, 'ors de rassemblée ordinaire du conseil hier soir, de la situation, tout en prenant bien soin de mentionner que la municipalité sera tenue responsa-blé pour tous dommages causés dans le futur.«Il ne manque plus maintenant que l'immeuble, que le «club-house» passe au feu», a dit un membre qui estime à un demi-million de dollars les dommages causés au terrain de 2 olf jusqu'à maintenant.L'assemblée du conseil a été très calme.Elle n'a duré que y45 minutes et aucun citoyen' n'a posé des questions relative- ment à la situation qui existe depuis le 11 juillet.Pas de commentaire Le maire Ouelette n'a pas voulu commenter la décision du premier ministre Bourassa de lancer un ultimatum de 48 heures aux Amérindiens.«l'ai pris ma décision et il vient de prendre la sienne», s'est-t-il contenté de dire.Avant la réunion, le conseil municipal avait fait état que les négociations avec le gouvernement fédéral se pousui-vaient et que les procureurs du village tentaient d'obtenir des précisions sur la destination ultime des terrains que la municipalité céderait à Ottawa.«II s'agit de l'unique point sur lequel la municipalité souhaite obtenir des éclaircissements.En conséquence, les négociateurs d'Oka ont déposé une requête pour extension du délai fixé au mercredi 8 août à 13 h, et les discussions avec les conseillers juridiques se poursuivent à ce sujet», indique un bref communiqué.Rappelons que dans sa nouvelle offre, le gouvernement fédéral a accepté que l'acte de vente ne soit signé qu'après l'enlèvement des barricades, condition que la municipalité avait posée à la suite de l'assemblée publique extraordinaire du 31 juillet.r analyste des rapports d'enquête criminelle, puis membre de l'unité d'urgence, il reviendra à son poste d'analyste et d'officier de liaison au Palais de justice de Montréal.De la crise d'octobre à la crise d'Oka «l'ai monté les dossiers des affaires Cross et Lcportc, au moment de la crise d'octobre», a précisé M.Poitras.«À l'époque, nous avons emprisonné de 300 à 500 personnes et la plupart étaient innocentes.Aujourd'hui, nous avons affaire a des criminels de la pire espèce et il ne se passe rien.On parle même d'amnistie», a-t-il déploré.Le «justicier» considère qu'il ne transgresse la loi que pour faire passer son message sans heurts.«Et nous y parvenons, l'en sais pas mal sur les tactiques de mes collègues», a précisé l'ancien membre de la SQ, peu avant une réunion du comité qui planifiait, hier soir, les actions des jours à venir.Évidemment, le leader n'en a pas dit mot.Il s'est barricadé dans le silence.\"A l'époque, nous avons emprisonné de 300 à 500 personnes et la plupart étaient innocentes.Aujourd'hui, nous avons affaire a des criminels de la pire espèce et II ne se passe rien.On parle même d'amnistie m, clame Yvon Poitras.Des résidants d'Oka lancent un message de paix et d'amitié La journaliste Myra Crée est parmi les dirigeants du groupe JEAN-PAUL CHARBONNEAU OKA H Pendant que des Blancs de la region de Châteauguay montent aux barricades, des résidants d'Oka lancent un message de paix, d'amour et d'amitié.Ils ont même déposé des roses en guise de sympathie, dont quelques-unes destinées à la veuve du caporal Marcel Lemay.Regroupés au sein du Mouvement pour la paix et la justice à Oka et à Kanesatake (MPJOK), plus de 100 personnes, dont une trentaine d'Amérindiens, se sont entassées, hier soir, dans la petite salle de TUnited Church.Elles ont entendu le président de cet organisme nouvellement formé, M.Gilles Vézina, dénoncer le premier ministre Robert Bourassa.À l'entrée de la salle, l'une des hôtes répétait: «on est là pour parler de paix ».Selon M.Vézina, l'ultimatum lancé dimanche par M.Bourassa ne peut que contribuer à accroître «ce climat de crainte et à favoriser l'escalade de la violence».Dans une lettre envoyée aux premiers ^ministres Bourassa et Mulroney et a d'autres ministres, les huit dirigeants du MPIOK, dont la journaliste Myra Crée, affirment que leur groupe est constitué de personnes inquiètes de la tournure des événements.Le titre de la missive est: un message de paix et de justice.Droits ancestraux «Il est impérieux, écrivent-ils, que le règlement tienne compte des droits ancestraux des peuples autochtones du Canada, reconnus et confirmés par l'article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982.Il est tout aussi impérieux de reconnaître la légitimité historique des droits de la nation Mohawk de Kanasatake.» \u2022 « Aucun terrain de golf, aucun complexe résidentiel ne justifiaient l'imposant déploiement policier qui a abouti au décès du caporal Lemay, à l'état de siège que nous connaissons depuis et à un conflit d'une ampleur démesurée.Le mépris dont sont victimes les Amérindiens dure depuis trop longtemps.«Le manque de démocratric et de tolérance, les manquements au respect des droits et libertés individuelles ont engendré un climat de crainte et de tension qui dété- riore les relations entres les membres de nos communautés.» Ce nouveau mouvement est oppose au Regroupement des citoyens d'Oka ( RCO) qui a donné son appui à l'administration du maire lean Ouellette.Le protecteur du citoyen Myra Crée a fait lecture d'un communiqué du protecteur du citoyen, M.David lacoby, qui mentionne qu'il est plus que temps qu'une véritable ronde de médiation soit enclenchée.Il écrit aussi qu'on ne peut plus ignorer l'état de crise et la montée du racisme.Il demande un engagement du premier ministre du Canada pour qu'il règle une fois pour toute le problème du peuple amérindien.En plus de déposer une rose à Mme Lemay, M.Bob Richard, accompagné de son fils Christian, 11 ans, a dans son message offert des roses à Ellen Gabriel et au maire Ouellette.11 a d'aileurs invité ce dernier à venir assister à une prochaine assemblée du MPIOK.11 va sans dire que ces apôtres de l'amour et de l'amitié sont contre une intervention des Forces armées canadiennes.Deepak Massand hospitalisé PATRICK GRAND JE AN ¦ Deepak Massand, qui jeûnait depuis 18 jours pour appuyer une solution négociée et pacifique du conflit d'Oka, a été hospitalise hier en début d'apres-midi a Montréal.L'Hôpital général de Montreal n'a donné aucune information sur l'état de santé du gréviste de la faim, originaire de l'Inde, qui est resté assis près du barrage policier dressé sur la route 344 pendant près de deux semaines, pour appuyer la cause des Mohawks.M.Massand a fait parvenir hier matin une lettre photocopiée à La Presse.Dans cet appel désespéré, il demande à la population de le suivre dans son refus de s'alimenter.«Sacrifiez une journée en signe de protestation contre le gouvernement, sa négligence et son inaction», écrit-il.Peu avant l'échéance de l'accord du lac Meech.le 22 juin dernier, ce Montréalais de 48 ans était à Saint-lcan, Terre-Neuve, pour militer pour «un grand Canada, fort et uni», l'unifolié dans une main, une pétition dans Tautre.Pour pouvoir poursuivre sa grève de la faim, le défenseur de «là paix et l'harmonie dans le mon-, de» précise qu'il avait été oblige par son médecin, la veille de son hospitalisation, d'ajouter du.jus d'oranges à l'eau dont il s'alimentait depuis le 20 juillet dernier.Malgré ce nouveau régime, M: Massand, qui désirait se rendre a la barricade de Kahnawake, a dû être transporté â l'hôpital hier vers 13 h.Selon un membre du personnel, ses jours ne sont pas en danger.«l'ai mal aux yeux.le ne vois plus très bien», a-t-il dit samedi dernier.Mercredi, Deepak était au nombre des manifestants venus appuyer la cause autochtone, s'asseyant près du monument de Dollard-des-Ormcaux avec son panneau bilingue, dans le parc Lafontaine.â Montréal.Delia Noce ferait appel à l'armée Presse Canadienne ¦ Les «autorités politiques de-, vraient maintenant envisager dé faire appel aux Forces armées canadiennes» pour dénouer la crise à Oka et Kahnawake, estime le député conservateur de Duvcr-nay, M.Vincent Delia Noce.Dans un communiqué publié, hier, M.Delia Noce a affirmé, qu'il était évident qu'il sera impossible de trouver une solution négociée à cette crise en raison de la présence des Warriors, qu'il qualifie de «véritable déshonneur pour la nation amérindienne.» Le député de Duvernay estime en outre que le fait de négocier avec les Warriors viendrait «cautionner la légitimité d'une guérilla urbaine, dans une société qui se veut civilisée.» Se plaignant par ailleurs du fait que les députés conservateurs du Québec sont laissés dans l'ignorance la plus totale par leur propre gouvernement depuis le début du conflit.M.Delia Noce a réclamé la tenue d'un caucus d'urgence des députes québécois. A4 LA PRESSE, MONTREAL.MARDI 7 AOUT 1990 demande de terrains de golf explose au Québec Une quinzaine de projets d'aménagement de terrains de golf, qui s'ajouteront aux 305 clubs existants, sont en cours i ^ Kl DRE NOËL ¦ Les événements d'Oka mettent en lumière un phénomène social très peu amérindien: l'explosion du nombre de terrains de golf au Québec, au grand plaisir des golfeurs, mais au grand dam des environ nementalistes.«Depuis deux ans, il se construit une dizaine de terrains de golf à chaque année dans la province, comparativement à trois ou quatre auparavant», indique Philip Gribbin, directeur général de l'Association de golf du Québec.«Le nombre de golfeurs s'accroît de sept p.cent par an depuis 1988: c'est deux fois plus qu'avant, ajoute-t-il.Les enfants du baby-boom atteignent la quarantaine.Ils ont de l'argent et plus de temps.Ils aiment les acti-\\ ités de plein air.De plus, le sport esl devenu populaire a la télévision.» Le president de l'Union québécoise pour la conservation de la nature ( UQCN ), Denis Bergeron, déplore cette nouvelle tendance.« L'aménagement des terrains de golf se fait souvent au detriment des forêts et des autres espaces naturels, dit-il.Il y a une contradiction entre l'utilisation exclusive d'un espace vert par un petit groupe de privilégiés, et l'accès général de la population.Il y a aussi un problème de pesticides.» Le président de l'Association des surintendants des terrains de golf, Paulo Roberge, reconnaît que les terrains de 18 trous réclament l'emploi de 20 à 100 litres de pesticides par année, et de trois à 20 tonnes de fertilisants.«On doit surtout se battre contre les champignons microscopiques qui se développent avec l'humidité, explique-t-il.On essaie d'utiliser le moins possible de fongicides, mais si on n'en utilise pas du tout, les greens deviennent jaunes et meurent.Ça coûte une fortune pour les remplacer.» Les pesticides sont néfastes pour l'environnement et surtout pour la faune, affirme Diane Goulet, une biochimiste de Greenpeace.« Les pesticides et les fongicides ne sont pas toujours très sélectifs, dit-elle.Ils peuvent attaquer d'autre chose que leur cible.Les produits chimiques sont ingérés par les insectes, qui sont mangés à leur tour par d'autres animaux.La contamination remonte alors la chaîne alimentaire.» Jacques Paré, de la direction du milieu agricole et du contrôle des pesticides du ministère de l'Environnement, affirme que les pesticides peuvent aussi contaminer les cours d'eau.Les terrains de mmwE of # r t Wm m rS^'ï 831 ¦ r £ 4 Il n'y a pas que les Mohawks d'Oka qui s'opposent à la destruction de bois pour l'aménagement de clubs de golf.PHOTO LUC SIMON PERRAULT.Lû Presse golf sont loin d'être les plus Deux entreprises, Graham Co- sign Ltée, de Lachute, se parta- C'est Graham Cooke qui a dessi- grands consommateurs de pestici- oke et associés Inc., de Pointe- gent 90 p.cent de l'aménagement né les plans de l'agrandissement des, souligne-t-il, mais ils peuvent Claire, et lohn Watson Golf De- des terrains de golf au Québec.du terrain d'Oka.se caractériser par l'intensité de leur utilisation.___\"_'_' _!_ Il y a actuellement une quinzaine de projets en cours.Graham Cooke construit ou agrandit des golfs à l'Ile Perrot (18 trous), à Sainte-Adèle pour l'hôtel Chante-clerc (neuf trous), à Saint-Sauveur ( 18), à Laval (neuf), à Lon-gueuil ( 18), dans les Iles de Bou-cherville (18), près du centre de ski Owl's Head dans les Cantons de l'Est (18) et à Baie-Comeau (18).|ohn Watson vient de construire, construit ou construira des terrains à Terrebonne (36 trous), à Saint-Ligori ( un quatrième neuf trous); à lac Brome (neuf) et à Hudson ( 18 trous).L'entreprise a cinq projets sur ses planches à dessin.«11 y a carrément une explosion de la demande de terrains de golf au Québec, dit M.Watson, président de l'entreprise du même nom.Ça fait longtemps qu'il y a des joueurs de golf.au Québec, mais ils devaient souvent s'expatrier pour pratiquer leur sport.Maintenant, ils veulent des terrains près de chez eux.» Les coûts d'aménagement d'un terrain de golf varient entre 100 000$ et 200 000$ par trou, affirme M.Cooke.Cela sans compter le prix d'achat du terrain et les frais de construction des .bâtiments.On trouve environ 305 terrains au Québec, affirme-M.Gribbin, de l'Association de golf du Québec, qui compte 75 000 membres, dont 30 000 femmes.Selon M.Gribbin, 10 p.cent des Québécois jouent au golf au moins une fois par année.Il s'agit surtout de gens aisés, admet-il.La carte de membre d'un club de golf, qui facilite l'accès au terrain, coûte en moyenne 1000 $ par année.L'UQCN a protesté contre la construction d'un terrain de golf de 18 trous dans le parc provincial des îles de Boucherville.Plusieurs groupes de citoyens \u2014 et pas seulement les Mohawks d'Oka \u2014 s'opposent aussi à la destruction de bois pour l'amena-gement.de clubs de golf, entre autres à l'île Perrot.AVIS À TOUS LES MEMBRES DU PARTI ÉGALITÉ DU QUÉBEC Une réunion du conseil général aura lieu le 30 septembre 1990 pour l'élection des membres de l'exécutif.La date [imite pour soumettre vos nominations est le 20 août 1990.Pour plus de renseignements, veuillez contacter le bureau central, au: 733-9131 LE COMITÉ DES NOMINATIONS m ES ULTATS loto u Tirage du: 90-08-06 1 15.32 60 18 19 23 28 Vous pouvez miser jusqu'à 21 h les soirs de tirages Prochain tirage: 90-08-08 45 51 56 59 61 63 69 70 TV A, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.LE VOYAGE VOUS INTÉRESSE ?Le Collège April-Fortier: un nom qui vous ouvre toutes les portes Devenir conseiller de voyage, c'est accéder à un nouveau style de vie, à un travail passionnant qui permet de voyager, de côtoyer une clientèle intéressante, de réaliser ses ambitions.quels que soient votre âge et votre situation.Aujourd'hui, les familles, les gens d'affaires, les retraités, les jeunes, tout le monde voyage de plus en plus, l'industrie a donc continuellement besoin de nouvelles compétences.UN DOMAINE OÙ L'EXCELLENCE MÈNE AU SUCCÈS le conseiller de voyage doit maîtriser les techniques actuelles de l'industrie, connaître les routes aériennes, les principes de la tarification, la législation, les destinations.mais il doit également être capable de conclure ses ventes.C'est pourquoi les vrais professionnels se classent vite premiers.DÉBUT DES COURS LE 28 AOÛT INSCRIVEZ-VOUS SANS PLUS TARDER ! 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shadow s élèvera respectivement a Il »I9 40 S et i I !5M 26$ Offre conditionne Ile a une approbation de Chrysler (redit Canada Itee I e locataire est responsable des taxes, de I immatriculation du transport*, des assurances, de l'entretien et des autres trais pouvant s'appliquer, le locataire a droit à 25 non km gratuits par année.tout kilométrage excédant ce nombre est a si charge nu >\\ ennant 0.06 S du kill .metre.I) autres conditions quant au kilométrage et a la surutilisation du véhicule peuvent s'appliquer A la fin du contrat, la valeur résiduelle du véhicule revient à Chrysler (redit Canada Itee.Certains concessionnaires peuvent louer à prix moindre Quantités limitées; offre cl une durée limitée.Les voitures louées doivent faire partie du stock du concessionnaire.Vnye* votre conccssioniyirc pour tout autre detail.^ & il y* Dodge \\ \\flymoulH | Cernions Dodge I Cornions Oodge CHRYSLER CHRYSLER 4, r i ï s ! t A5 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 7 AOUT 1990 «À l'action Montréal» réclame la remise des audiences publiques sur l'aménagement du centre-ville GEORGES LAMON \u2022 - - \u2022 ¦ Un groupe de citoyens réunis au sein de «À l'action Montréal» a reclame du maire lean Doré le report a septembre des audiences publiques relatives aux amendements au plan directeur de l'arrondissement Ville-Marie qui doivent se tenir les 7,8 et 9 août à l'hôtel de ville de Montréal.De l'avis des porte-parole de ce groupement, il est aberrant de tenir des audiences publiques en plein été sur des questions aussi importantes pour l'avenir d'un secteur.D'autant plus que peu de gens assistent à ces [séahoes et seuls les spécialistes peuvent s'y retrouver dans ce jargon.De «plus, le temps requis est insuffisant pour étudier les 300 amendements proposés.Dans un ultimatum qu'il a présente, hier au maire lean Doré, l'avocat Brent D.Tyler, au nom du groupe, a averti que si la Ville ne reporte pas ces audiences publiques en septembre, il présentera une action en nullité du processus d'amendement en Cour supérieure de Montréal.D'ailleurs, le ministre des Affaires municipales.Yvon Picottc, a également été saisi de cette demande des citoyens.Le groupe a invité le ministre Picotte à faire enquête relativement à la manière inadéquante du déroulement de ce processus d'amendement.Hier en conférence de presse, les porte-parole du groupement, parmi lesquels se trouvait le conseiller de la Coalition démocratique Pierre G oyer, ont estimé que le processus de consultation n'a pas été respecté dans ce cas.Ils allèguent qu'aucune annonce n'a été faite dans les journaux pour expliquer avec précision le but de cette consultation publique.Pour les opposants à ces 300 amendements au plan directeur qui, assurent-ils.«ne sortent de nulle part», il faut absolument reprendre les règles de consultation en retournant au plan initial et aussi revoir la neutralité des commissaires.«Ce serait de l'obstruction terrible de la part de |ohn Gardiner de ne W ROLEX \u2022 \u2022 * K AU Y MAN N M Al I R I !» | OAI III I RS l)l PUIS 1954 21 descent, Montreal IMG ICI Tel.r,U) 848-0595 [PATEK PHILIPPE ROLEX f ,///\u201e\u2022/\u2022 \u20ac3CL h\\M I BREITLING ARGENT DISPONIBLE Problèmes de liquidités, dexpansion?Compagnies établies seulement Rapid Finance Co.Ltd.342-4488 pas accepter le report de cette consultation, a noté Pierre Gover.Il n'est pas sûr que les gens vont accepter ces amendements dont les conséquences sont inadmissibles.C'est un cadeau avant les élections.» On reproche aussi a [ohn Gardiner, membre du comité exécutif de la Ville de Montréal, qui a déposé les amendements, de siéger et de voter en même temps à un comité appelé a statuer sur ces mêmes propositions d'amendements.À l'Action Montréal invite donc le maire à ne confier à M.Gardiner aucun rôle public lors de ces audiences.Quant à l'architecte montréalais, Michael Fish, ardent défenseur de la conservation du patrimoine, il considère que ce qu'on pourrait appeler «du dynamisme de la part de |ohn Gardiner, n'est à ses yeux que de l'amateurisme».Pour lui, ce sont 80 projets immobiliers qui ont été à l'origine des 300 amendements au plan directeur du centre-ville.«Ce n'est pas un plan directeur mais une recette suicide de conservation, a estimé Fish.C'est un vrai scandale que Montréal entreprenne un tel processus avant les élections.Ce ne sont pas des amendements mais un nouveau plan d'urbanisme qu'on veut présenter.» ^ Dans l'esprit de l'architecte, l'adoption d'un tel plan directeur va poussera la speculation non pas à la conservation des édifices.FINISSEZ L'ÉTÉ EN BEAUTÉ \t ¦ .-.*\t \tI **5*\t CAMPIN D'OKA ET PROFITEZ DE NOS FORFAITS SPÉCIAUX DE FIN DE SAISON FACILE D'ACCÈS PAR LA ROUTE 640 OUEST QUI VOUS V MÈNE DIRECTEMENT foarc d m ma plage de l'été Le camping sans problème.Profitez de nos forfaits comprenant tente, poêle et lanterne.Un weekend * à partir de Le parc d'Oka c'est aussi.2 km de plage \u2022 École de planche à voile \u2022 Canots, kayaks, pédalos, voiliers \u2022 Chaises, parasols \u2022 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la question.Qu'on l'admette ou pas, elle renvoie a une autre, vieille de trente ans: «What does Quebec want?» |e parle bien de même texture, de même interrogation excédée qui.BU fond, n'attend pas de réponse.Qu'on l'admette ou pas.les deux questions \u2014 Que veulent les Indiens?Que veut le Quebec?\u2014 ont en commun de ne pas attendre de réponse.Dans les deux cas.la vraie question étant: Que voulez-vous ENCORE?Autrement dit: «Avez-vous bien loi fini de nous emmerder?» Qu'on l'admette ou pas les Mohawks sont engages dans une lutte de reconnaissance nationale.Cause juste ou débile, combat ridicule ou glorieux, c'est une autre discussion.La difficulté est de l'admettre.Parce que l'admettre, c'est aussi donner une caution politique â un crime de droit commun.C'est traiter ties bandits en patriotes.Inacceptable répond le pouvoir blanc.justement.La preuve la plus patente qu'on est bien en presence d'une lutte nationale d'indépendance c'est que ceux qui la nient, disent: «Mais pas du tout, ce sont des bandits qui tiennent la population en otage».C'est toujours.TOUJOURS et de tous les temps ce que dit le pouvoir dans ces cas-là.En Afrique.Au Vietnam.En Amérique du sud.Ici en 70 et avant.Rappelez-vous la crise d'Octobre.Des bandits.Des assassins.Ce n'est pas faux d'ailleurs.Ces! vrai que ce son! souvent des bandits.C'est vrai que les «rebelles» ne sont pas regardants sur les moyens pour se procurer du fric.Le jeu.La dope (comme en Amérique du Sud) bientôt les enlevements?(comme au Moyen-Orient).Me reviennent de l'époque ou je me tenais à la périphérie du FLQ (deuxième vague) les discussions «morales» sur la «collecte» des fonds, le me souviens en particulier d'une engueulade a propos de fausse monnaie cl d'un hol-up projele a la caisse du cinema Elysée, l'étais contre.Ca s'esi fait pareil, je crois.Donc dans le vocabulaire du pouvoir, les rebelles sont toujours des bandits.De même qu'ils sont souvent des «étrangers».Ou entraines par des étrangers.Comme les Warriors qui sont Américains, entrailles par des Marines du Viel-Nam .On accusait de la même façon les felquisles d'etre entraines a Cuba et en Palestine.Donc des bandits étrangers regnant par la terreur sur un peuple très divise.On le répète tous les jours a la radio: les Mohawks sont très divises sur la question de la résistance armée.Cela aussi c'est probablement vrai.Nombre de Mohawks ordinaires ( peut-être même une majorité ) doivent haïr les Warriors.Parce qu'ils dérangent leurs habitudes, parce qu'ils menacent leur confort.C'est toujours comme ça.C'est toujours une petite gang de mongols armés, derrière le Che ou l'oncle Ho qui agissent au nom du peuple.S'il avait le choix le peuple, il ne bougerait jamais.Avez-vous oublie vos classiques?Une petite gang d'excités et d'activistes, auxquels se mêlent quelques névropathes exploitent soudain une situation donnée.Ce que feu les révolutionnaires marxistes appelaient: les «conditions objectives» a la revolution.À Oka la condition objective a été le terrain de golf.Sauf que lorsqu'on a dit ca \u2014 que ce sont des bandits, qu'ils abusent de la situation et qu'ils terrorisent ceux qui les contestent \u2014 quand on a dit ça, on n'a rien dit.Lt surtout on n'a rien compris.Même si tout cela est vrai.On a rien compris à l'essentiel si on n'ajoute pas qu'une large MAJORITÉ de Mohawks, et d'autochtones a travers l'Amérique partagent les vues des Warriors, sinon les moyens.Que même terrorisés, ceux de Kanesatake et de Kahnawake sont cent mille fois du bord des Warriors avant que d'être du bord des Blancs.Au lieu de répeter sans arrêt que les Mohawks sont divisés, on ferait mieux d'insister sur le fait qu'ils sontunis derrière les Warriors sur l'essentiel.C'est quoi l'essentiel?On peut lui donner le nom que l'on veut: nation, dignité, reconnaissance.Ca veut tout dire la même chose.Que veulent les Indiens?Ils veulent ÊTRE.Et ça c'est moins facile cl pas mal plus long à négocier qu'un terrain de golf.C'est pour ca qu'il n'y a pas de vraies négociations.Les Blancs veulent seulement régler «les conditions objectives».Leur marché est le suivant: on vous donne tout ce que vous demande/, des sous, des vivres, des terrains.En échange vous rentre/ dans votre trou.( Votre 18 trous).Les Indiens veulent beaucoup plus.Ils veulent l'essentiel : exister.Plus ça gueule, plus la tension monte, plus le problème est aigu, plus ils existent.Quand ils auront rendu leurs armes, ils n'auront plus qu'a rentrer dans leur trou.Gavés, entretenus, subventionnés, gras dur.Mais dans leur trou.Assimilés.Nies.Unis.Folkloriques.Rien.Les Indiens veulent ÊTRE.Les Indiens veulent vivre en Indiens.Comme nous voulons vivre en Québécois.Lt ça n'a rien à voir avec le confort, avec l'économie, avec le bon voisinage, avec la richesse, avec plus ou moins de terrain, avec une affaire de pont.Cela concerne l'essence de l'essentiel.La vie.Cela concerne, pour eux comme pour nous, une suite, une trace possibles.On the road again le reprends mon petit tour de province, plus tard cette semaine.Le temps de me rendre, je n'aurai pas de chronique jeudi.Next samedi.Je me demande si je devrais annoncer mon itinéraire pour permettre aux foules délirantes de m'accueillir avec fleurs et fanfares?Eh bien voici, le passerai donc par Trois-Rivières.Shawinigan, La Tuque, le Lac Saint-Jean, le Saguè-nay, retour par Québec.Vous ne pouvez pas me manquer, je me déplace désormais en char d'assaut arme de canons de 105mm .S'il y a quelque chose que vous n'avez pas compris dans mes dernières chroniques, plutôt que de dire n'importe quoi comme c'est arrivé récemment dans des régions particulièrement écartées, n'hésitez pas, venez frapper a ma tourelle, je vous ferai un petit dessin . A6 LA PRESSE, MONTREAL.MARDI 7 AOÛT 1990 Leslie Presley a bel et bien tiré le premier, conclut le core Ce dernier ne formule ni blâme, ni recommandation à la suite de l'affaire du jeune Noir abattu par les policiers » 1 lia mévesque de la Presse Canadienne ».\u2022t.S»: là ¦ Leslie Presley, ce jeune Noir abattu par les policiers au bar Thunderdome, le 9 avril dernier, a bel et bien tiré le premier et dans une direction qui pouvait être perçue par les policiers comme étant clans leur direction.Voila un des éléments que fait ressortir le coroner Denis Boudrias, après avoir entendu 21 témoins au cours de son enquête.Le rapport d'enquête du coroner a été rendu public hier.Le coroner Denis Boudrias ne formule aucune recommandation ni blame.Il laisse le soin au procureur général d'analyser les faits mis en lumière par l'enquête et de «décider si le comportement des intervenants nécessite que d'autres démarches soient envisagées.» Lui n'en suggère aucune.L'avocat représentant la famille de Presley aurait aimé que le coroner recommande des poursuites pénales, mais le coroner croit que «la preuve n'a pas révélé d'éléments susceptibles de donner ouverture à une telle recommandation » .À la toute fin de son rapport, le coroner émet seulement un souhait : que les événements malheureux de la discothèque Thunderdome n'effacent pas «les efforts de ceux qui, de part et d'autre, tentent d'établir un climat de respect et de confiance réciproque entre les corps policiers et les diverses communautés de Montréal » .Tiré le premier Malgré les contradictions entre les témoignages, le coroner sem- ble croire la version des policiers et de quatre témoins civils, qui affirment tous que Presley avait un revolver à la main et a tiré avec cette arme.«La preuve n'est pas unanime quant au nombre exact de coups de feu qui auraient été tirés par Presley, mais c'est clair qu'il a tiré le premier», tranche le coroner.Le coroner explique les divergences dans les témoignages par le fait que toute l'altercation s'est déroulée très rapidement, dans un moment de panique, et alors que plusieurs dizaines de clients se trouvaient dans l'établissement, au milieu d'une bataille à 3h du matin.De fait, en 15 à 20 secondes, pas moins de neuf coups de feu ont été tirés.La confusion la plus totale régnait ce soir-là.Tout d'abord, entre 200 et 300 personnes se sont présentées à la discotheque Thunderdome au cours de la soirée.À la fermeture, une bagarre a éclaté entre une dizaine de personnes.Cela était chose courante à la discothèque Thunderdome, semble-t-il, puisque les policiers y sont intervenus pas moins de 65 fois en 15 mois, dont 10 fois pour des agressions armées.À l'arrivée des policiers, des clients se précipitaient dans les escaliers pour sortir.D'autres clients dans la discothèque se sont montrés agressifs envers les policiers, leur lançant des chaises et des bouteilles.11 semble que Presley soit intervenu dans la bagarre en* frappant un belligérant avec sa main qui tenait une arme.Presley a d'abord été maîtrisé, mais est ensuite sorti du coin où il avait été placé en retrait.C'est à partir de VENEZ FAIRE UNE AFFAIRE AU BOUT1! toyota mm .mt« 111m cd cj cd 3 jd CD > cd td jd \"03 o *cd cd cd td OS) C cd (_ C- cd \u2022 \u2014 \u2014 E cd o O cd OS) cd E o cd ô ¦ cd '3 o\t2\tse \to\tco co\t\tcd c\t\t¦ o \u2022 \u2014- ¦\tpa\to cd \u2022 \u2014\t\tc_ td\tcd\t
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