La presse, 8 avril 1990, Cahier A
[" Ces femmes qui aiment conduire des mastodontes - Cahier C .Le télescope spatial Hubble fera avancer l'astronomie d'un pas de géant - Cahier B Clairette meuble sa solitude avec la foi \u2022 Cahier D ! v r 2 132538404247 1 24 29 30 33 38 10 \\ La météo Aujourd'hui: Mélange de nuages et de soleil Minimum -5' Maximum 6' Demain: Mélange de nuages et de soleil DÉTAILS CAHIER SPORTS .AIT AU PLUS BAS PRIX HOMO 3,52$ 4,04$ 0,52$ 3,32$ 3,84$ 0,52 S MONTREAL, DIMANCHE 8 AVRIL 1990 106e ANNÉE N° 167 66 PAGES, 6 CAHIERS Abitibi-Tomiscamingue 55 cents îles de La Madeleine: t 00 Extérieur de la ville de Québec (Région est): 65 cents À domicile par porteurs : 60 cents Routes motorisées : 70 cents 50e mu Bonjour ! Lu personnalité lie la semaine 3 Fernand Nault Y e .la J page A G Sommaire Annonces classées immobilier.D7 à D10, E2, E3 marchandises.E3, E4 emplois.E4 automobiles.E4 à E6 propositions d'affaires.B7 Arts et spectacles informations.D1 à D5 clne-horalre.D6 Étes-vous observateur?.E7 Feuilleton.D9 Horoscope.D8 Le bridge.D10 Le monde.B6 Loterie.A4 \u2022 Mot mystère».E4 Mots croisés.C7 \u2022aUl Mm Affehtpciïs t HMMM Patrick Roy freine les sabres /cahier Sports Toutes les consultations avec Québec sont suspendues MARC DORÉ ien décidés à faire savoir au gouvernement du premier ministre Robert Bourassa qu'il devra s'asseoir avec eux s'il veut modifier les règles de la fiscalité municipale, les maires des plus importantes villes du Québec ont adopté hier une série de mesures qui pourraient mener à un affrontement majeur avec Québec.Mais le président de l'Union des municipalités (UMQ), le maire de Valcourt, Camille Rouillant, a affirmé que les villes ne cherchaient pas nécessairement une lutte ouverte avec le gouvernement et qu'elles étaient prêtes à faire des concessions, à condition que ce soit dans le cadre d'une négociation globale sur le pacte fiscal signé en I980 par les municipalités et Québec.M.Rouillard et plusieurs membres de l'UMQ qui sont intervenus hier, ont pris grand soin de ne pas attaquer les administra- Irangate : Poindexter reconnu coupable d'après Rcutcrct AFP WASHINGTON John Poindexter, ancien conseiller de l'ex-président Ronald Reagan à la Maison-Blanche, a été reconnu coupable hier des cinq chefs d'accusation qui pesaient sur lui dans le cadre du scandale de l'irangatc.L'ancien conseiller aux affaires de Sécurité nationale a été reconnu coupable d'avoir caché la vérité deux fois au Congrès, d'avoir à deux reprises fait obstacle à l'enquête du Congrès, et d'avoir dissimulé les opérations illégales qui ont provoqué le pire scandale de la présidence de Reagan.teurs scolaires, dont Québec fait les gagnants de sa décision.Celte retenue n'a pas empêché les dirigeants de la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec ( FCSCQ), réunis eux aussi à Montréal, d'affirmer que les municipalités n'ont pas l'exclusivité du champ d'impôt foncier, «nulle part en Amérique du Nord».Le président de la FCSCQ, Guy D'Anjou, a exprime «haut et fort» son appui aux changements apportés par Québec, parce qu'ils répondent a «ce que nous demandons depuis dix ans».«Il faut être respectueux des contribuables», a déclaré M.D'Anjou, selon qui la population n'a pas à assumer les coûts de «débats démagogiques».«Il faut travailler ensemble, localement et régionalement même si le contexte actuel est difficile», a ajouté M.D'Anjou.lin attendant, quelque 700 dé- \"voir vil'.es en a 2 11' /'.Y>.v Un Dolicier norvégien se porte a l'aide dune survivante de l'incendie qui s'est déclare hier à bord du ferry danois Scandinavian Star, près dé la Norvège, faisant au moins 150 morts.photo reute* L'incendie du ferry danois serait d'origine criminelle d'après Rcutcr et AFP voir poindexter en a 2 John Poindexter photo reuter OSLO Ljt incendie qui a ravagé hier un ferry danois à l'entrée du fjord d'Oslo, en mer du Nord, a peut-être fait près de 150 morts et les survivants de la catastrophe ont déclaré qu'aucune alarme d'incendie n'avait été déclenchée à bord.Une journée après le début de l'incendie, qui serait d'origine criminelle, le navire était toujours la proie des flammes, après avoir été remorque dans le port suédois de Lysckil.Le chef de la police Roald On-soe de Lysckil, au nord de Gole-borg, en Suède, a déclaré que jusqu'à 130 cadavres se trouvaient à bord et que 16 autres personnes étaient portées disparues.Plus de 300 ont réussi à échapper aux flammes et ont été secourues.«Nous n'avons pas d'autres renseignements sur le bilan réel des victimes», a déclaré Alice Carlsson, de l'équipe de secouristes à Lysckil.«Le bateau continue de brûler et il est difficile de faire un bilan maintenant», a-t-elle dit.Le Scandinavian Star, d'où s'échappait encore de la fumée, a été mis à quai par trois remorqueurs à 21 h locales.« Il n'y a plus personne en vie à bord», avait auparavant déclaré Roald Onsoe au cours d'une conférence de presse.«Il y a encore des cabines a explorer sur le bateau et des gens ont pu être perdus en mer.» Le feu s'est déclaré peu après minuit, alors que le ferry reliait Oslo au port danois de Frcdcriks-havn avec environ 465 passagers et membres d'équipage.Le ferry se trouvait alors à une cinquantaine de kilomètres au sud du phare de Faerder, à l'entrée du fjord d'Oslo.Plus de 300 personnes ont pu évacuer le navire à la hâte à bord de canots de sauvetage ou ont été recueillies par d'autres navires et des hélicoptères venus de Norvège, de Suède et du Danemark.La plupart des morts ont été victimes des flammes ou des émanations toxiques de l'épaisse fumée dégagée par l'incendie.Les passagers étaient surtout des Norvégiens et des Danois, dont des enfants et des retraités, se rendant en week-end au Danemark.La plupart des 100 membres d'équipage étaient Portugais et Philippins.Comme plusieurs autres passagers, Eli Kvale Niclscn, une jeune voir ferry en a 2 La moitié des Cubains passent leur vie à épier l'autre moitié CILLES PAQUIN envoyé spécial La Presse A LA HAVANE Si 2.¦ La moitié des Cubains passent leur vie à épier l'autre moitié, vous diront certains d'entre eux.A w «9 'orsclu se senlcnl cn con\" wmm fiance.C'est là le résultat du système de délation mis sur pied par Fidel Castro pour faire peur aux adversaires de son régime.Les cellules de base du Parti, les Comités de défense de la révolution (CDR ), en sont la cheville ouvrière.Créés au lendemain de la révolution de 1959, ces comités ont pignon sur rue dans chacun des cuadras ou blocs des villes.Ils regroupent tous les «militants» du secteur.Il y en a plus de 80 000 dans le pays.En se relayant nuit et jour, ils exercent une surveillance de tous les instants dans le voisinage.Le commandant en chef leur a demandé, le mois dernier, de redoubler de vigilance, étant donné la «situation d'urgence» actuelle.«Les comités doivent s'organiser partout afin de démontrer que lorsque la masse s'organise, il n'y a pas d'impérialisme, ni de vendus à l'impérialisme ou d'instruments de l'impérialisme», a lancé la semaine dernière le chef du Parti.Effectivement, lorsqu'on déambule dans les rues de La Havane, on voit un peu partout des panonceaux du CDR.Ceux-ci sont souvent accompagnés de slogans, de photos de Fidel ou dcCheGuevara.Sur la porte d'un immeuble décrépit du centre de la ville, une liste précise les noms des responsables de chacun des tours de garde du mois.La note qui accompagne cette liste est signée Elena Lescaîlle, présidente du CDR de la Zone 79.Le bureau du CDR situe au rez-de-chaussee est vide, mais la voisine s'empresse de signaler aux visiteurs que la companera Elena habite au fond du couloir du troisième étage.«l'ai été élue présidente il y un an.Si les 320 militants du bloc le veulent, je le resterai l'an prochain», répond Elena, une grande femme noire aux mains rugueuses.Après avoir invité l'étranger à prendre place à la table de cuisine de son exigu logis de deux pièces encombré de meubles disparates et d'un téléviseur noir et blanc, elle s'explique: «Le jour, ce sont les étudiants, les femmes au foyer et les hommes disponibles qui surveillent.La nuit, entre 10 heures et une heure, ce sont les anciens (retraités) qui patrouillent notre secteur.Et plus tard, jusqu'au matin, des vigilantes des Services de sécurité», dit fièrement Elena.«La fonction de tout ce monde est de protéger ceux qui dorment contre les voleurs ou les contre-révolutionnaires et de signaler tout ce La Presse a voir cubains en a 2 m Pour vivre à Cuba, il faut de la patience.et des dollars/page C9 SPEE, clïctkonique .-7tir.Tr*\" E SPCC mmfitit *8fr A mmâ 4 ¦ OSHIB TOUJOURS UN PAS EN AYANT \u2022 2 tôtes, hi-fi, stéréo \u2022 Compatible ovec le câble, 181 canaux \u2022 Télécommanda \u2022 Programmation affichée» 5 l'écran \u2022 G événements/1 on PRIX DE PROMOTION TELE \u2022 VIDEO \u2022 AUDIO -SUITE DE LA UNE i \u2022 - '_:_m_A LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 8 AVRIL 1S90 VILLES Les villes ripostent légués ont adopte à l'unanimité un plan d'action qui prévoit comme mesure musclée la suspension de toutes les consultations entre Québec et les municipalités, y compris de la table de concertation Québec-municipalités, «sauf s'il y est question de fiscalité».«Nos possibilités de participation sont tellement nombreuses, que le gouvernement n'appréciera sûrement pas que l'on se retire», a prédit le vice-président de l'UMQ, lean-Louis Desrosiers, maire de Mont-joli.Les dirigeants de l'UMQ ont par ailleurs cherche à rassurer plusieurs dirigeants locaux qui craignaient qu'en se retirant des nombreux comités conjoints où ils font affaire avec les fonctionnaires et les élus de Québec, les administrateurs municipaux ne «se tirent dans le pied».Le maire de Montréal, Jean Doré, qui est membre du bureau de direction de l'UMQ, a indiqué que l'objectif de la résolution adoptée hier par les municipalités était d'ôter au gouvernement toutes les occasions où il pourrait exposer ses demandes sur la transformation du champ de l'impôt foncier.Cet objectif ne devrait pas empêcher le fonctionnement de comités traitant de dossier précis, comme le plan de relance du sud-ouest de Montréal, «où l'intérêt immédiat des citoyens est en cause», a précisé le maire Doré.Les autres mesures adoptées par l'UMQ comprennent l'annulation des ententes avec les commissions scolaires pour la perception des taxes scolaires, des rencontres avec les députés, des conférences de presse et une campagne d'information pour laquelle l'UMQ a voté un budget spécial de 400 000$ provenant d'une cotisation extraordinaire de dix cents par habitant.L'UMQ semble compter beaucoup sur les pressions que pourront exercer les élus des quelque l 500 municipalités sur les députés, «il faut parler aux députés, qui ont été sous-informés, a dit le maire Doré.Ceux qui ne sont pas dans le coup et qui essaient de vendre leur salade, ceux qui sont dans le coup et qui se tiennent muets, et expliquer à tout ce beau monde que ce qu'on s'apprête à faire, c'est de taxer pour 140$ chaque famille québécoise sans donner un seul service de plus au niveau scolaire.» Les villes ont annoncé aussi qu'elles refuseront, «au moment opportun », de participer à la révision du zonage agricole et des schémas d'aménagement.Par ailleurs, l'UMQ maintiendra des contacts étroits avec l'Union des municipalités régionales de comté ( UMRCQ ), qui représente le monde rural et qui a adopté des positions similaires.Le président de l'UMQ espère que l'étalement de force que fait ces jours-ci le monde municipal suffira a amener l'ouverture de discussions structurées avec Québec.L'UMQ estime en effet que la partie pourrait se jouer dans les deux ou trois prochaines semaines, d'ici à ce que le ministre des Finances soumette son budget à l'Assemblée nationale.M.Rouillard compte rencontrer le premier ministre Bourassa dans les prochains jours, pour lui exposer le contenu des deux résolutions adoptées hier par les maires de l'UMQ.Outre les moyens d'action, l'UMQ a en effet adopté une position de principe qui réaffirme le respect des principes à la base de la réforme de 1980, notamment la taxation selon le bénéfice reçu et la transparence des mesures fiscales.Le président de l'UMQ, qui a continué à employer un langage dur à l'égard du gouvernement Bourassa, a dit par ailleurs espérer du gouvernement qu'il précise ses intentions une fois pour toutes.Dans son compte-rendu de la rencontre secrète qu'il a eue vendredi avec MM.Bourassa et Yvon Picotte, ministre des Affaires municipales, M.Rouillard a indiqué qu'il ne savait pas encore vraiment l'importance du transfert fiscal que Québec s'apprête à faire.Compte tenu de la situation financière «déplorable» du gouvernement, l'UMQ a déjà consenti pour 1990 une actualisation de l'impôt scolaire de 75 millions $ au maximum, «dans un esprit de partenariat».Le ministre de l'Éducation, Claude Ryan, chiffre de son côté à 320 millions $ les besoins des commissions scolaires pour la prochaine année, à la suite d'une réduction équivalente des subventions gouvernementales.Québec a également annoncé une réduction de ses engagements dans le domaine de l'entretien des routes régionales.Divers recoupements faits par l'UMQ à l'aide de bribes d'information venant de Québec laissent entrevoir que l'objectif gouvernemental pourrait être de l'ordre de 700 millions $.L'UMQ a reçu hier l'appui du chef de l'opposition officielle pour son plan d'action, qualifié de «réaliste et légitime» par Jacques Parizeau.Le chef du Parti québécois a demandé au premier ministre Bourassa de décréter un moratoire sur la question et d'entreprendre des discussions avec les représentants des municipalités.?POINDEXTER Irangate: Poindexter reconnu coupable Il est passible d'amendes totalisant 1,25 million $ US ainsi que de 25 années de prison.Le verdict doit être prononcé le 11 juin.L'avocat de Poindexter, Richard Beckler, a déclaré à la presse: «Naturellement, nous sommes déçus de ce verdict du UN NOMMAI\tl 3 03.ggUiPi\u2014S>T \u2022 La Fédération des associations de familles monoparentales du Québec est venue en aide, depuis 1974, à plus de 20 000 femmes chefs de famille.(514-288-5224)\t\u2022 j^^% ^^^^ (19) FEMMES EN TÊTE\tCDMPTE À REBOURS La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 369 3614 ABONNEMENT 265-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 a 18h.RÉDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 COMPTABILITE Grandes annonces 285-6892 Annonces classées 285-6900 285-7202 285-7306 285-7265 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8h.a 17h.285-7111 |j GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tele-Presse Vacances.Voyages Carrières et professions, nominations 285-7320 presse est cuo'-ee car .a ^esse.ltee.7.rue Sa^t-jacaues Montréal m:y 1K9 Seule la Presse Canas'en~e es: autersee a diffuser les ^formations de \"tA presse- et cènes des ser\\ :es se la Presse Assoctee et de Peuter tous droits ce reproduction aes informations ¦ amcui c-'es a la presse sort également réserves -Courrier ce la deuxième classe \u2014 Enregistrement: numéro 1400- Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.I I i RENSEIGNEMENTS r- i i 285-7272 DIMANCHE 8 AVRIL 1990 14-7-01 jury, mais nous allons faire appel et nous continuerons de nous battre jusqu'au bout».Le procureur spécial Lawrence Walsh, qui enquête sur toute l'affaire, s'est pour sa part félicité du verdict: «Le procès a été exemplaire.Le verdict parle de lui-même».Amiral à la retraite de 53 ans, Poindexter avait démissionné de son poste de conseiller de la Maison-Blanche en 1986, après les révélations sur son rôle dans une vente d'armes américaines à l'Iran ei le détournement des bénéfices au profit des rebelles nicaraguayens de la contra.Ces deux opérations étaient à l'époque interdites par le Congrès.Poindexter est le membre de l'ancienne administration Reagan le plus haut placé à comparaître devant un tribunal.En un mois, son procès a vu défiler des témoins aussi célèbres que Reagan ou Oliver North, l'ex-adjoint de Poindexter et cerveau de l'opération.Reagan n'est pas venu en personne à la barre et a témoigné par vidéocassettes interposées.En près de huit heures d'enregistrement, il a cherché à étayer l'argument de la défense selon lequel Poindexter a agi en croyant avoir l'aval du président.Reagan a cependant réaffirmé qu'il avait demandé à ses subordonnés d'agir dans les limites de la loi.Cité comme témoin à charges après avoir été lui-même condamné l'année dernière, North a déclaré avoir tenu Poindexter informé du déroulement des opérations.Il a déclaré que son chef l'avait félicité d'avoir menti à la commission d'enquête du Congrès.Outre John Poindexter, six autres personnes ont été reconnues coupables de divers crimes et délits dans le cadre de l'affaire de l'Irangatc, au cours d'une enquête menée par un procureur spécial qui a déjà coûté 20 millions $.Aucun des condamnés n'a été incarcéré.Oliver North, adjoint de Poindexter au Conseil national de sécurité de la Maison-Blanche, a été reconnu coupable le 4 mai 1989 d'avoir caché la vérité au Congrès, d'avoir détruit des documents du gouvernement et accepté un cadeau indu.Il a été condamné le 5 juillet 1989 à deux ans de mise à l'épreuve, une amende de 150 000 $ et 1 200 heures de travail d'intérêt général.Robert McFarlane, prédécesseur de Poindexter, a été reconnu coupable le 11 mars 1988 de quatre chefs d'inculpation pour dissimulation.Il a été condamné le 3 mars 1989 à deux ans de mise à l'épreuve, 20 000$ d'amendes et 200 heures de travail d'intérêt général.Richard Secord, général de l'US Air Force à la retraite et maître d'oeuvre des opérations conçues par North, a été reconnu coupable le 8 novembre 1989 d'avoir menti aux enquêteurs du Congrès.Il a été condamné le 24 janvier dernier à deux ans de mise à l'épreuve.Albert Hakim, homme d'affaires chargé de l'aspect financier de la vente d'armes à l'Iran, notamment pour faire parvenir l'argent détourné aux rebelles de la contra, a été reconnu coupable le 21 novembre 1989 d'avoir offert un grillage de sécurité pour le domicile de North.11 a été condamné à deux ans de mise à l'épreuve et à une amende de 5 000$.Il a accepté de renoncer aux 7,3 millions $ qu'il comptait empocher grâce aux ventes d'armes.Cari «Spitz» Channell, spécialisé dans la collecte d'argent pour les milieux politiques conservateurs, a participé à la mise en place d'une organisation non lucrative qui a recueilli des fonds privés pour les contras nicaraguayens.Reconnu coupable le 29 avril 1987 de fraude fiscale, il a été condamné le 7 juillet 1989 à deux ans de probation.Richard Miller, ex-directeur d'une société de relations publiques de Washington, a été reconnu coupable le 6 mai 1987 d'avoir comploté pour fournir aux contras des armes achetées avec de l'argent déduit de ses impôts.Il a été condamné le 6 juillet 1989 à deux ans de mise à l'épreuve.» Un huitième acteur de l'affaire, Thomas Clines, ancien agent de la CIA, qui a collaboré avec North, doit comparaître devant le tribunal pour fraude fiscale.Une inculpation contre Joseph Fernandez, ancien chef de bureau de la CIA au Costa Rica, a été retirée le 24 novembre 1989, les informations nécessaires à sa défense étant classées secrètes et leur révélation lors d'un procès pouvant affecter la sécurité nationale.Le procureur spécial a fait appel de cette décision.?FERRY L'incendie du ferry danois serait d'origine criminelle Norvégienne, a assuré qu'elle n'avait pas entendu de sirène d'alarme.«C'était le chaos le plus total, sans aucune organisation.Nous Le ferry Scandinavian Star en feu dans le détroit du Skagerrak, près des côtes Scandinaves.Plus de 150 personnes auraient péri dans la catastrophe.photo ap Les ponts du Scandinavian Star ont été complètement ravagés par les flammes de l'incendie qui aurait fait 150 victimes, parmi lesquelles de nombreux enfants.avons dû trouver les gilets de sauvetage nous-mêmes.Il est évident que l'équipage n'avait pas été préparé à une telle éventualité», a-t-elledit.D'autres survivants, emmitouflés dans des couvertures après avoir été transportés à terre par des navires venus au secours du Scandinavian Star, ont déclaré aux journalistes que les procédures d'urgence étaient pratiquement inexistantes à bord.Interrogés à ce sujet, des responsables de la société maritime danoise Dano Line, propriétaire du ferry, ont refusé de répondre.Le capitaine Hugo Larseh a émis l'hypothèse d'un incendie criminel en affirmant que trois feux s'étaient déclarés simultanément sur le bateau.Un passager norvégien.Ame Solbrekk, a déclaré avoir vu un tas de vêtements brûler dans le couloir près de sa cabine.«l'ai senti la fumée, je me suis levée et je suis sortie», a dit une passagère.«Personne n'avait pris en main la situation sur le pont (.) Les chaloupes de sauvetage (\u2022\u2022aient pleines de monde».«Le capitaine Larsen a dit qu'il y a eu trois feux différents, allumés avec des tas de vêtements devant les cabines», a déclaré Mark Comilon, employée à Oslo par Ika Dano Line.Selon le capitaine Larsen, l'équipage est venu à bout de deux des incendies, mais il n'a pas pu maîtriser le troisième.Marit Comilon a ajouté que sa société n'avait reçu aucune menace et qu'elle ignorait les raisons d'un éventuel acte criminel.Le Scandinavian Star, construit en France en 1972, a servi notam- ment comme navire de croisière durant 15 ans (jusqu'en 1989) dans la mer des Caraïbes à partir de Miami.Il avait été racheté, fin mars par le groupe financier danois V.R.Gruppen à la compagnie américaine Sea Escape.L'incendie du Scandinavian Star est la dernière en date d'une série de catastrophes ayant affecté les ferries ces dernières décennies.Des milliers de personnes ont trouvé la mort sur des ferries souvent surchargés qui ont chaviré, pris feu ou heurté d'autres navires.La plus grande catastrophe enregistrée en ce domaine semble avoir été la collision du ferry Dona Paz et du pétrolier Vector, survenue par une nuit obscure de décembre 1987 dans le centre de l'archipel philippin, où n'avaient survécu que 26 personnes.?CUBAINS La moitié des Cubains passent leur vie à épier l'autre moitié qui est anormal à la police», ajou-te-t-elle.Son quartier est heureusement l'un des plus calmes, assure la vieille dame.On y trouve rarement ce genre de personnes.Comment reconnaît-on un contre-révolutionnaire?«Eh bien, ils ne sont pas membres de l'organisation, ou ils peuvent être de ces jineterosqui font du change au noir et reçoivent beaucoup d'étrangers», dit-elle.Pour d'autres cèdéristes, le contre-révolutionnaire est simplement celui qui critique le gouvernement en ternissant l'image du pays à l'étranger, comme le font les défenseurs des droits de la personne.Ils estiment de leur devoir photo reuter de rapporter toutes ces personnes à la police puisqu'ils sont des «asociaux», des «pro-Améri-cains» ou de vulgaires «trafiquants».Avec une telle organisation, le gouvernement connaît les fréquentations de chacun; sait ce qu'il dit et peut même avoir une idée assez précise de ses revenus supplémentaires par son mode de vie.Pas étonnant, dans ces circonstances, que peu de gens vous invitent à la maison ou acceptent de tenir des propos critiques devant témoin.Ceux qui accostent régulièrement les touristes pour changer des dollars, vendre ou acheter des articles rares, le font à leurs risques.«Ce n'est pas illégal de vous aborder, mais la police me demandera pourquoi je vous ai parlé.Elle soupçonnera que je voulais vous changer des dollars», explique Marco, un jeune ouvrier dans la vingtaine qui arpente le parc Victor-Hugo pour rencontrer des touristes.S'il admet chercher de telles occasions pour obtenir des cigarettes américaines et des vêtements de l'étranger, Marco soutient qu'il n'est pas un jinctero pour autant.Néanmoins, la police l'a déjà interpellé trois fois et le CDR de son quartier est au fait de la chose.Pour se racheter, il doit se comporter en bon militant et faire son tour de garde lorsqu'on le lui demande.Après avoir lui-même été l'objet de soupçons, le jeune homme se met lui aussi à soulever des doutes sur les autres.Ainsi tourne la roue de la délation.?Une équipe de Marseille découvre un anticorps pouvant bloquer le sida Agence France-Presse MARSEILLE ¦ Une nouvelle étape dans la recherche sur le sida vient d'être franchie par une équipe de l'Institut français de la santé et recherche médicale (INSERM, public), qui a annoncé avoir mis en évidence un anticorps susceptible de bloquer le développement du virus chez les personnes infectées.À Marseille, seconde ville de la France sur la côte méditerranéenne, l'équipe du professeur Jean-Claude Chermann a découvert l'existence d'un signal-déclencheur précoce nécessaire à la ré-plication du virus, et l'anti-corps agit schématiquement comme une sorte d'interrupteur qui coupe le courant favorisant sa reproduction.L'anticorps, baptisé «anti-Bêta 2 microglobuline», s'est montré capable d'inhiber la réplication du virus HIV dans les lymphocytes, globules blancs chargés de la défense de l'organisme.Il parvient ainsi en quelque sorte à verrouiller leur intégration dans le noyau ADN du lymphocyte.Ces résultats préliminaires, obtenus en éprouvette en laboratoire mais non pas sur une personne humaine, peuvent avoir des implications thérapeutiques.Ils ont fait l'objet d'une publication dans l'édition d'avril du Journal of Vi-rology, publié aux Etats-Unis.«L'anticorps déclenche un signal intra-cellulaire qui bloque le virus», a expliqué samedi à Y AFP le Pr Chermann, ancien membre de l'équipe de l'Institut Pasteur (Paris), qui a découvert le virus du sida.L'équipe se livre à «un travail fondamental de façon à connaître de mieux en mieux ce qui se passe dans les interactions entre le virus et la cellule qu'il va tuer, et à mieux les combattre», a-t-il poursuivi.Il ne s'agit pas d'un blocage de la fixation du virus à la surface de la cellule.«On vient de démontrer, précise le professeur, qu'il y a un nouveau mécanisme, c'est-à-dire quelque chose qui intervient dans la cellule, avant qu'elle ne s'infecte eî au moment où elle s'infecte».AMATEURS DE MOTS CROISÉS DANS Presse LE JEUD112 AVRIL 1990 lJ\tIa\t\tnm n ran ra m n n ri ra EJ LU MM U ul 13 lu UUI9LI\t\t\t\t\t\t D\t\\E\t\tP\tA\tQ\tlu\tE\tS\t\u2022 En collaboration avec LOCUTIONS AINSI QU'UN T-SHIRT \"J'AI RÉUSSI\" DICOROBERT \u2022 > i la presse, montreal, dimanche 0 avril 1990 La Presse A 3 Catelli reste à Montréal et y investira 14 millions $ C'est par une mince majorité que les employés décident de faire confiance à la compagnie RAYMOND GERVAIS ¦ « L'avenir de l'usine Catelli a Montréal est maintenant assuré».C'est ce qu'a fait savoir hier après-midi par voie de communiqué, Jon G.Hcttin-gër, vice-président exécutif de Borden Inc., propriétaire de Catelli.M.Hettinger a fait cette déclaration après avoir pris connaissance de la décision prise hier matin par les quelque 286 travailleurs syndiqués de Catelli qui ont accepté dans une proportion de 53 p.cent, les offres finales que leur proposait la compagnie pour sauver l'usine de la fermeture.Réunis pour la seconde fois en assemblée générale en une semaine, les employés membres du Syndicat international des travailleurs de la boulangerie, de la confiserie et du tabac, affilié à la FTQ, ont finalement décidé après trois heures de débats, de signer la convention collective de trois ans que leur proposait leur employeur.Le vote Le vote des travailleurs a cependant été très serré.Sur les 234 personnes présentes à l'assemblée, 125 ont voté en faveur des offres de la compagnie tandis que 108 se sont prononcés contre tandis qu'un bulletin a été rejeté.La multinationale Borden, qui a acheté Catelli de Labatt avait lancé il y a deux semaines, un ultimatum à ses employés: « Vous acceptez nos offres, ou on met la clé dans la boite».face à cette menace de la compagnie de fermer définitivement ses portes rue Notre-Dame est, les travailleurs avaient le choix d'accepter d'importantes coupures de salaires, de vacances et un recul important au chapitre des bénéfices marginaux ou bien de refuser la proposition de Borden au risque de perdre leur emploi.Comme l'heure était grave, les dirigeants du syndicat eux- mêmes divisés sur la question, n'ont fait aucune recommandation à leurs membres, pas plus d'ailleurs que le président de la FTQ, Louis Laberge, invité à assister à l'assemblée.Le vieux routier du syndicalisme a bien pris la parole, mais a refusé de se prononcer sur l'issu du vote.Le message Toutefois, M.Laberge a su passer habilement son message en comparant les travailleurs de Catelli à une personne atteinte du cancer qui a le choix entre l'amputation d'une jambe pour survivre ou de mourir avec tous ses membres.«La situation est grave, ce n'est pas une décision facile à prendre.On vous demande un net recul sur ce que vous avez obtenu durement à la suite de batailles», a expliqué aux employés Louis Laberge.Et de renchérir le dirigeant syndical-:«Votre exécutif vous a explique qu'il était allé le plus loin possible avec les négociateurs de la compagnie.Vous savez ce qu'ils exigent de vous pour maintenir l'usine et pour y investir 14 millions de dollars», a ajouté M.Laberge.photo armand trottier Lû Presse Catelli c'est comme un cancer: vous avez le choix d'être amputé d'un bras ou de mourir avec tous vos membres, a déclaré Louis Laberge \u2014dans un message qu'il voulait neutre\u2014 aux employés de la compagnie.Le vice-président du syndicat M.Patrick Soultère a expliqué pour sa part a rassemblée que le syndicat avait reçu au cours des derniers jours un document provenant de Borden dans lequel il est question de trois scénarios possibles.Le premier consiste à rentabiliser l'usine de la rue Notre- Dame en y injectant 14 millions S.Le second est de fermer l'usine de la rue Notre-Dame et de construire duns l'ouest canadien une nouvelle usine au coût de 2b millions $.Le troisième scénario dont il est question dans le document fait état d'un transfert aux États-Unis de la fabrication des pâtes Catelli, et cela au coût de 10 millions.de dollars.Pendant que les employés de Catelli se rendaient aux urnes.M.Laberge a laissé tomber aux journalistes, qu'il ne savait réellement pas s'il y avait encore quelque chose à faire pour sauver les quelques 350 emplois chez Catelli.advenant que les employés refusent les concessions demandées.Surveillance Après le vote, M.Laberge a précise que la FTQ était pour surveiller de très près la compagnie afin de s'assurer que l'employeur respecte ses engagements et que la petite majorité de travailleurs qui a vote en faveur de l'offre finale était un avertissement sérieux à Borden que les travailleurs n'étaient pas écrases.« Ils ont accepte de se serrer la ceinture et de renoncer a leurs droits pour sauver leur emploi, il faut maintenant s'assurer que la compagnie tienne ses engagements», a déclare M.Laberge.Ce dernier a ajoute qu'il n'était ni heu reux.ni malheureux de la tournure des événements.«On ne peut se réjouir devant toutes ces concessions des employés, mais d'un autre cote de voir disparaitre 500 emplois, je n'aurais pas trouve ça très réjouissant non plus», a ajoute le président de la I I Q.Pour sa part, le président du synd cal.André Ciagnon a expliqué après dépouillement du vote qu'on ne pout ait pas pour une fois mettre sur le dos du syndicat l'odieux île la fermeture d'une, entreprise.Néanmoins, M.Gagnon a reconnu qu'il ne possédait aucune garantie écrite de la compagnie pour maintenir les emplois existants.« La seule chose que nous savons, c'est que Borden a l'intention d'investir plusieurs milliers de dollars pour moderniser l'usine» I )u cote tle Borden.on se dit satisfait et on affirme que celte décision des employés était une étape essentielle pour assurer l'avenir des opérations Catelli a Montréal.«Nous pouvons désormais mettre en oeuvre notre programme d'investissement de plusieurs millions de dollars pour moderniser les installations, accroître la capacité île production et ajouter de nouvelles lignes de produits dans cette usine», a-t-il dit.La Dauversière: le conseil étudiant ira de classe en classe MARIE-CLAUDE LORTIE ¦ Demain, le conseil étudiant de l'école secondaire La Dauversière à Ahunîsic va aller de classe en classe, pour tenter d'apaiser les tensions, calmer les esprits.«C'est vraiment déplorable qu'on est soit rendu la», a commente Geneviève Reed, 17 ans, présidente du conseil étudiant de cette école qui est restée fermée vendredi après-midi après que ses quelque 500 étudiants se soient affrontés verbalement au sujet du projet de règlement de la Commission des écoles catholiques de Montréal.Personne n'a été blessé au cours de cette manifestation qui a eu lieu tout juste devant l'école.Le projet de la CECM vise à encourager fortement les 78300 élèves des écoles de la CECM à parler français durant toutes les activités scolaires, même à l'extérieur des saîles de classe.Il prévoit en outre des mesures disciplinaires pour les étudiants qui refusent de se plier à cette exigence.Le français n'est pas la langue maternelle de près de 70 p.cent des étudiants de l'école La Dauversière.« La situation est tendue à La Dauversière depuis un bon bout de temps, mais c'est vraiment le projet de règlement qui a fait éclater les émotions.Les allopho-nes qui parlent anglais pensaient que c'était déjà adopté », a commenté Mme Reed.Un rappel Vendredi, lors de la manifestation, un drapeau du Québec a été déchiré.Ce parent l'a vu et ne l'a pas pris.«Moi je les ai faites les ma-nifs au temps de la loi 63.Et je vous jure qu'on a jamais déchiré le drapeau de ces pays, d'où viennent les étudiants qui refusent de parler français.» «On parle anglais partout, même dans les cours.Des fois les étudiants changent au français en nous voyant passer parce qu'ils savent qu'on tient au français», a commenté une étudiante.Geneviève Reed, qui termine son secondaire 5, craint que l'atmosphère ne soit pas des plus sereines demain, au retour à l'école.Elle dit avoir reçu des appels anonymes la traitant de raciste.« le ne suis pas raciste voyons», a-t-elle dit, peinée qu'on la traite ainsi.Geneviève estime que l'attitude des étudiants allophones qui préfèrent parler anglais à l'école est attribuable à un manque d'information et de communication.¦y, Pierre Marcil et sa femme Micheline comptent retourner sur leur île dés aujourd'hui malgré leur mésaventure.Derrière M.Mardi on aperçoit I embarcation qui a chaviré.PH0T0S BERNARD BRAULT Lg Prci5e Sauvée des eaux des Mille-Îles, elle déclare: «Je savais que ce n'était pas mon heure» MARTIN PELCHAT ¦ Une femme de 49 ans, Micheline Marcil, a été tirée des eaux glacées de la rivière des Milles-Îles par les pompiers de Laval hier après-midi, après que son embarcation eut chaviré.Mme Marcil, qui portait un vêtement de flottaison, est demeurée une quinzaine de minutes à l'eau avant l'intervention des secouristes.Son mari a assisté impuissant à son sauvetage.«l'ai la foi et je savais que ce n'était pas mon heure», disait-elle un peu plus tard, dans un couloir de l'urgence de l'hôpital de Saint-Eustache, en riant de sa mésaventure.Les Marcil, qui résident à Pierrefonds, ont acheté il y a trois ans un chalet sur une petite ile, l'île Hector-Champagne, située à 75 mètres de la berge, à Laval-Ouest.Mme Marcil s'y trouvait depuis deux jours hier quand son mari Pierre est venu la rejoindre.Vers 15h30, il attendait à la hauteur de la 25e avenue qu'elle passe le prendre en chaloupe.Mais la crue des eaux ayant pousse les glaces de la rivière devant leur chalet, la dame a eu de la difficulté à se frayer une chemin.Debout dans sa chaloupe, elle a tenté de briser les blocs avec une pelle.À mi-chemin entre l'île et la berge, l'embarcation a chaviré.«Au début, j'ai paniqué un peu et j'ai manqué de souffle, racontait-elle.Puis j'ai nage pour me réchauffer, en écartant les glaces qui étaient poussées vers moi.» Pierre Marcil avait tout vu.«Je ne pouvais absolument rien faire, disait-il.|'ai paniqué.» Il entendait par ailleurs sa femme reclamer un hélicoptère.A un jeune homme qui avait lui aussi assisté à la scène, M.Marcil a demande de courir dans une résidence pour appeler la police.Les pompiers de la caserne numéro six se trouvant heureusement à moins d'un kilomètre des lieux, leur intervention a été rapide.En une dizaine de minutes, ils avaient volé au secours de Mme Marcil, qu'ils ont ramenée dans leur chaloupe.Une fois sur la terre ferme, ils ont emmailloté la malheureuse dans des couvertures en lui massant les extrémités.Elle a ensuite été transportée en ambulance à Saint-Eustachc.En fin de journée, elle a obtenu son congé de l'hôpital.Les Marcil comptent retourner aujourd'hui même sur leur ile, un havre de paix qu'ils retrouvent habituellement à la fin de leur semaine de travail.Elle travaille a la pouponnière de l'hôpital Sacré-Coeur et lui est électricien.Pendant l'été, ils y vivent avec leurs chats et leur chien, élevant des poules et se livrant à l'observation des oiseaux.L'hiver, tant que la glace ne cède pas, ils y pratiquent le ski de fond.Pas question de renoncer a ce petit paradis pour rien au monde, pas même une chute qui vous plonge en hypothermie.«On y vit de trop belles aventures», lance Mme Marcil.lit il y a les chats qui attendent.Je pense qu on est en train de se rouvrir le coeur, dit Ruffo ¦ Même si elle n'a de cesse de dénoncer l'insuffisance des ressources à la disposition des mineurs en difficulté, c'est un message d'espoir que réservait hier le juge Andrée Ruffo aux participants à la lournée des droits des enfants dans le monde, au cégep du Vieux-Montréal.«le pense qu'on est en train de se rouvrir le coeur», a lancé Mme Ruffo aux étudiants, éducateurs et travailleurs sociaux venus entendre sa conférence.Le juge de la Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec souligne que le bénévolat gagne en popularité.Un million de personnes offrent gratuitement leurs services.Il y en a peut-être autant qui ne le font pas de façon officielle, dit-elle.k Le juge, qui vient d'ailleurs d'accepter la présidence d'honneur de la Semaine du bénévolat, a par ailleurs invité les professeurs et autres professionnels qui oeuvrent auprès des jeunes à ne pas se laisser décourager par les délais qui trop souvent retardent l'intervention des autorités dans les cas de violence faite aux enfants.Notre devoir ne s'arrête pas avec le signalement, explique le juge.Il faut rappeler encore et encore, dit-elle.D'autres instances existent aussi, ajoutc-t-elle, citant l'exemple de la Commission de protection des droits de la jeunesse.Et si les gens se donnent la main, pense-t-elle, on finira bien par agir.«11 faut se lever et agir», insiste Mme Ruffo.Ses actions souvent spectaculaires ont conduit récemment le juge Ruffo devant le Conseil de la magistrature, dont un comité reprend lundi l'audition d'une dizaine de plaintes pour manquements déontologiques portées contre elle.Le juge Andrée Ruffo EN BREF AQUARELLE DÉROBÉE ¦ Une aquarelle d'une valeur de 775S a été dérobée dans la nuit de samedi a dimanche au Complexe Guy-Favreau, où se tient depuis mercredi le septième salon de l'aquarelle de Montréal.Parmi les 138 tableaux exposes, c'est une oeuvre de Yolaine Lefcbvre intitulée Contact qui a été volée.La toile de 30 pouces par 20 pouces met en scène la rencontre de sept personnages.Le site-de l'exposition n'est fermé qu'aux heures de fermeture du métro.Le vol a été rapporte à 9h40 hier matin.La Société canadienne d'aquarelle, par la voix d'un porte-parole.Robert Lortie.demande a toute personne ayant en possession la toile de la faire parvenir par la poste a ses soins, au casier postal 454, a Vimont, Laval.H7M 3P1.TOMBE DU PONT DE LA RUE MILLS ¦ Un homme de 52 ans qui était tombe d'une quinzaine de pieds du pont de la rue Mills, au-dessus du canal Lachine, a été secouru vers 1 5h45 hier par les pompiers.L'homme s'est perfore un poumon dans sa chute, la glace n'ayant pas cédé sous son poids.Pour avoir accès au canal au-dela des rives escarpées, les pompiers ont dû recourir à des échelles et des cables pour le sortir de son mauvais pas.Plutôt confus, le malheureux aurait selon toute vraisemblance tente de mettre fin a ces jours.230000$ À PLUS DE 20 ORGANISMES ¦ Montréal versera 230000 S à plus d'une vingtaine d'organismes et d'en treprises culturelles pour des activités de financement, de promotion ou de développement en 1990, aannonce la responsable du développement culturel au comité exécutif, Kathleen Verdon.Un montant de 70 000 S permettra de soutenir l'organisation de cueillettes de fonds pour sept organisations, tandis que 110000$ seront consacres au soutien de huit salons et et foires professionnelles.Par ailleurs, le Théâtre expérimental des femmes recevra une somme de 30 000 $ pour une étude en vue de créer un nouvel équipement théâtral, et une somme de 25 000 $ est accordée au Conseil de la communauté noire du Québec pour mieux connaître les besoins en matière de lieux de production et de diffusion.DES MILLIONS DE DOLLARS PERDUS ¦ En éducation, des dizaines de millions de dollars se perdent dans les dédales de la bureaucratie gouvernementale, estime le président du Conseil du patronat du Québec, Ghislain Dufour.Pour corriger cette situation, il faut donner davantage de responsabilités aux agents scolaires, tant privés que publics, qui sont proche des besoins de la population, croit M.Dufour, qui s'adressait hier aux délègues du Mouvement pour renseignement prive reunis à Montréal.V v ¦ .i 5 A4* LA HKfcbbt, rvi JN \\ KfcAL, DIMANCHE b AVRIL 1990 Antagonismes entre les avocats et les notaires autour du nouveau Code civil HOLLANDE PARENT do la Presse Canadienne n Le dépôt prochain du nouveau Code civil à l'Assemblée nationale, en septembre, attise les antagonismes entre avocats et notaires et le débat suscité par la campagne publicitaire menée ces semaines-ci par la Chambre des notaires du Québec permet de mieux cerner les enjeux de la lutte.Depuis trois semaines dans les journaux, à la radio et à la télévision, la Chambre des notaires demande aux citoyens s'ils veulent vraiment d'un Code civil qui augmente la nécessité de recourir aux tribunaux.Les notaires font valoir qu'il suffirait d'utiliser le droit préventif pour être en mesure de régler un grand nombre de différends.À la lumière des avant-projets de loi sur le Code civil analysés au cours des quatre dernières années, le président de la Chambre des notaires du Québec, Jean Lambert, estime que les légistes québécois sont «aveuglés par la judiciarisation à l'américaine et sont incapables de concevoir le droit autrement qu'en multipliant les recours aux tribunaux.» En guise d'exemple de judiciarisation excessive observée dans le passé, M.Lambert cite la récente loi sur le partage du patrimoine familial où le législateur a déterminé que la date d'évaluation pour les biens familiaux serait celle du début des procédures.H a également dit qu'il était possible d'adresser une requête au tribunal pour qu'une autre date soit retenue, comme celle de la cessation de la vie commune.«Il aurait été si simple d'éliminer un recours», de dire le notaire Lambert.Dans le domaine des contrats, M.Lambert considère que les auteurs du Code civil seraient bien inspirés de permettre qu'un contrat ait une force exécutoire dans le cas où un débiteur ne respecterait pas ses obligations, par exemple, en négligeant de payer ses créanciers.Après un avis et un certain délai, les biens du débiteur seraient liquidés, sans qu'il soit nécessaire de passer devant les tribunaux, a-t-il expliqué.Le législateur a été mieux inspiré, estime le porte-parole des notaires, quand il a finalement déju-diciarisé la procédure à suivre pour la modification des régimes matrimoniaux.En 1970, lors de la réforme des régimes matrimoniaux, avec le régime de société d'acquêts comme régime légal, le législateur a permis aux gens de changer de régime matrimonial.De 1970 à 1981, il y a eu 225 changements de régime par année.Pour ce faire, il fallait consulter un avocat, publier un avis dans les journaux, présenter une requête à la cour.Il en coûtait de 700$ à 1000$.En 1981, quand le législateur a déjudiciarisé le processus en permettant aux couples de se présenter chez le notaire pour modifier leur convention et la faire enregistrer par la suite, il y a eu 900 changements de régime.Dans les années qui ont suivi il y en a eu 1650 annuellement.Les frais étaient de 100$ à 250$.Du côté du Barreau du Québec, le Bâtonnier André Gauthier fait valoir que les notaires par leur campagne de publicité de 350 000$ cherchent à protéger des privilèges, notamment celui obligeant les citoyens à retenir les services d'un notaire pour l'acte d'hypothèque.De son côté, M.Lambert rapporte que les avocats réclament que ce champ leur soit ouvert et font des pressions en ce sens.M.Gauthier dit avoir renoncé à obtenir ce pouvoir pour ne pas mettre en péril le consensus nécessaire à établir pour l'adoption du nouveau Code civil.Mais il croit inévitable qu'à court ou moyen terme, les gens vont dire que ça n'a pas de bon sens de payer 1800$ au notaire pour obtenir une hypothèque de 100 000$ sur une maison, alors qu'il est possible de faire un emprunt personnel aussi important auprès d'un simple employé d'une banque.M.Gauthier suggère finale- ment aux notaires d'attendre la publication du nouveau Code civil avant d'en faire le procès parce cju'à la lumière des discussions qu'il a eues avec les légistes, il est prévisible que vont tomber des grands parties de la réforme du Code civil contenues dans certains avant-projets.Le Barreau en est d'autant plus certain qu'il a obtenu que les légistes soient conseillés par des gens de l'extérieur de la fonction publique, par exemple par le juge jean-Louis Beaudoin de la Cour d'appel du Québec, considéré comme un des grands civilistes contemporains, qui fut à la fois chercheur universitaire et praticien du droit civil.M.Gauthier assure que les concepteurs et rédacteurs du nouveau Code civil, qui ont mené des consultations intensives au cours de l'automne ont reconnu, en octobre, le besoin de reprendre l'exercice au complet.Après le dépôt à l'Assemblée nationale, le Barreau a demandé qu'il s'écoule 12 mois pour permettre la discussion dans le milieu juridique puis dans la société québécoise puis un autre six mois pour des analyses de spécialistes.M.Lambert croit pour sa part que l'expérience lui a appris que «l'opinion publique, même décharnée, n'arrive pas à stopper le processus politico-législatif si elle se manifeste trop tardivement.» «Le seul rempart, c'est l'opinion publique pourvu qu'elle se manifeste en temps utile», écrivait-il le 21 août 1989 aux 3500 notaires du Québec au moment où il les convoquait à une assemblée spéciale pour une levée de fonds.Celle-ci a rapporté plus de 3 millions $ et servira à faire des représentations auprès du public et du législateur.La Chambre des notaires aime bien rappeler qu'en 1988, lors d'une commission parlementaire sur la réforme du Code civil, le bâtonnier Guv Gilbert avait dé-claré: «l'aime ce labyrinthe législatif qui nous plonge dans la nécessité d'avoir recours aux avocats et de nous retrouver devant des juges pour d'interminables procès, si on se remet au texte de cet avant-projet.» Paul Martin n'a jamais renié sa loyauté envers le Parti libéral PIERRE APRIL de la Presse Canadienne OTTAWA ¦ Paul Martin II, 53 ans, a travaillé dans sa jeunesse comme matelot de la marine marchande sur le rivière Mackenzie, dans l'océan Arctique de même que dans l'océan Atlantique.Avant son élection en 1988, dans Lasalle-Emard, il était devenu président du Conseil d'administration de la Canadien Steamship Lines, la seule entreprise de transport maritime canadienne digne de mention.Pendant cette ascension, Paul Martin \u2014¦ le fils de l'ancien ministre dans les gouvernements libéraux de Louis Saint-Laurent et Lester B.Pearson et qui avait tenté à deux reprises de se faire élire chef du Parti libéral du Canada \u2014 n'a jamais renié sa loyauté à l'endroit du Parti libéral et des idées défendues jadis par son père.Ces engagements publics auxquels il a participé ont fait de lui, au moins pour ses amis, «le vrai libéral», le dauphin, «un naturel » et un futur leader.Né A Windsor en Ontario en 1938, avocat diplômé de la Os-goode Hall Law School, Paul Martin II est le seul candidat au leadership libéral qui affirme sans ambages que c'est la révolution tranquille de |ean Lesage en 1960 qui l'a incité à quitter sa province natale pour s'installer au Québec où il s'est acquis une réputation d'homme d'affaires averti au sein de l'empire de Power Corporation de M.Paul Desmarais, un autre fran-co-ontarien qui a établi son quartier général à Montréal et qui est vite devenu un exemple à suivre dans le monde des affaires québécois.Tout comme John Turner beaucoup de libéraux voyaient Paul Martin comme un successeur naturel, un authentique libéral modéré, capable de refaire l'image sérieusement amochée du Parti depuis le départ de Pierre Trudeau et l'élection de 1984.Le 3 mai 1989, lohn Turner a annoncé qu'il quittait la vie po- litique fédérale.Immédiatement, les regards se sont tout naturellement tournés vers Paul Martin qui s'est d'abord empressé de regretter la démission de son chef.Québécois par choix, comme il se plait à le répéter, Paul Martin s'est lancé dans la campagne au leadership libéral le 17 janvier dernier en réaffirmant fermement l'engagement politique de son prédécesseur en faveur de l'Accord du lac Mcech.Le 22 janvier, c'était au tour de l'ex-ministre libéral, M.lean Chrétien, un centralisateur opposé à l'Accord du lac Meech, d'annoncer son entrée dans la course libérale.Parce qu'il a refusé de s'opposer rapidement à son adversaire en s'identifiant à une vision libérale plus ouverte, Paul Martin a tenté de gagner des appuis par ses seuls engagements et idées en refusant d'attaquer son adversaire identifié à l'ancien premier ministre Pierre Trudeau.Allocations familiales : Québec veut procéder par dépôt bancaire MICHEL VENNE de la Presse Canadienne Qvïnmc B Québec veut mettre fin au paiement par chèques, une fois par mois, des allocations familiales de base.Par souci d'économie, le gou-vernenent a décidé de verser dans l'avenir les allocations familiales une fois par mois aux seuls bénéficiaires qui accepteront de procéder par dépôt direct dans un compte de banque ouvert auprès d'une institution financière agréée par le gouvernement.Ceux qui tiendront absolument à être payés par chèque, pourraient voir leurs allocations versées de façon regroupée une fois ious les deux ou trois mois, selon une formule qui sera annoncée dans quelques semaines et que le gouvernement pourra changer à sa guise par règlement.Le gouvernement continuera toutefois de payer mensuellement par chèque les allocations versées pour enfants handicapés.Cette nouvelle politique administrative n'entrera en vigueur que dans quelques mois, a indiqué hier le ministre responsable André Bourbeau, dans un entretien téléphonique avec la Presse canadienne.Chaque année, Québec émet' environ 11 millions de chèques d'allocations familiales dont près de la moitié, adressés à des familles qui n'ont qu'un enfant, sont d'un montant inférieur à 10 $.Le ministre Bourbeau a soutenu qu'en réduisant considérablement le nombre de chèques émis et en les remplaçant par des vire-1 ments informatisés, le gouverne- j ment pourrait réaliser une écono-1 mie annuelle de près de quatre millions de dollars en frais administratifs.I?E S ULTAT S loto u Provincial Tirage du 90-04-06 NUMÉROS 389234a 892344 92344 2344 344 44 LOTS 1 000 000 $ 10 000 $ 1 000 $ 100 $ 25 $ 10 $ Le billet donne droit à cinq tirages consécutifs mm NUMÉROS 644277 44277 4277 277 77 64427B 6442BB 64 Tirage du 90-04-06 LOTS 50 000 $ 5 000 $ 250 $ 25$ 5$ f 000 $ 100 $ 10$ Tirages du 90-04-02 au 90-04-07 LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI 301 488 304 939 264 369 2484 5378 9744 7C64 5098 3614 IIMTER5 PLUS NUMÉROS 155965 55965 5965 965 65 Tirage du 90-04-06 LOTS 250 000 $ 2 500 $ 250 $ 25 $ 10 $ NUMÉROS MOBILES 67912 2 500 $ 1043 250 $ 781 25 $ m\tj.\t\tA v-j\t\t\t Tirage du 90-04-06 13 18 Vous pouvez miser jusqu'à 21 h les soirs de tirages 22 23 26 27 28 31 38 41 42 43 52 53 55 61 64 69 Prochain tirage: 90-04-09 TV A, le réseau dès tirages de Loto-Québec Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.__________»__-__-_-_-___-___ DES ORDINATEURS COMPATIBLES À LA PORTÉE DE VOTRE BUDGET ÉQUIPÉS DE LECTEURS 5V4 P0, D'UN ÉCRAN ET D'UN DISQUE DUR 40 MB AT/80286 12 MHz .iqcAS 1MEG 1350* 80386 SX W 1650* 80386 » 2245* AUSSI : XT 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5QQ ( 10 MISE-TÔT\t17 24 GAGNANTS\tLOT \u2022 212\t235,80$ >,
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