La presse, 24 mars 1990, Publiscopie: l'environnement
[" r LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 MARS 1990 PUBLISCOPIE La Presse La force de la FQE ses 25.000 membres Une stratégie de la conservation es* -1\t\t\t La récupération f des huifles usées \u2022 * * î\t\t\t \t\t\t Les pesticides domestiques: «le neuf ? La Fondation québécoise en environnement: 25 000 membres CONCERTATION: LA TABLE EST MISE Ala fin du mois d'avril prochain, des dizaines de milliers de Québécois rentreront chez eux avec une petite épinette.L'arbre sera planté dans la cour ou devant la maison.Les enfants poseront des questions et les voisins, toujours curieux, s'en serviront comme prétexte pour engager la conversation.La Fondation québécoise en environnement aura encore réussi son coup: sensibiliser les gens à la dimension environnementale dans la vie de tous les jours.L'année dernière, on avait procédé à la distribution de 100000 arbres.En 1990, on a quintuplé la mise.Les épinettes sont offertes par le ministère québécois des Terres et Forêts.La chaîne d'alimentation Steinberg participera au transport et à la distribution via ses succursales.Des journaux et des stations de télévision et de radio offriront des pages et du temps d'antenne pour promouvoir l'événement.Depuis sa création, la Fondation passe d'un show médiatique à l'autre, organise dîners-galas par-ci, conférences par-là, embarque dans sa campagne environnementale les gouvernements, les grandes entreprises, les personnalités publiques et recrute des supporteurs: 25 000 après trois ans.Comment expliquer un tel succès?Et comment la Fondation réussit-elle à ouvrir tant de portes?Question d'approche Pour Louis-Paul Allard, président de la Fondation, tout est une question d'approche.D'abord, au cours de 1986, un noyau d'une vingtaine de personnalités québécoises s'est formé autour de l'idée d'un mouvement ayant des objectifs d'éducation, de formation et de sensibilisation.Il n'était pas question d'une fédération d'organismes déjà impliqués dans la protection de l'environnement.Les membres devaient adhérer à titre individuel, tout SPÉCIAL ENVIRONNEMENT Hebdobec-La Presse Responsable dès cahiers spéciaux Alain Brunet Responsable de la rédaction Manon Chevalier Communications Photo de la page couverture Pierre Charbonneau Montage Atelier La Presse Impression T.R.Offset Hebdobec Inc.7, rue Saint-Jacques Montréal H2Y 1K9 Tél.: (514) 285-7319 simplement parce que l'environnement, ça les préoccupe.Et surtout, on privilégiait une approche globale.«Nous sommes tous des pollueurs, explique Louis-Paul Allard.On blâme souvent les dirigeants.Moi, je dis que les entreprises et les gouvernements, ça n'existe pas.Une entreprise, c'est une personne morale composée de personnes physiques.Si on réussit à atteindre les personnes physiques, on arrive à changer l'attitude des entreprises.Mais tout cela ne se fera pas du jour au lendemain.Tout comme la dégradation de la planète ne s'est pas produite instantanément.La Fondation a abordé avec autant de pragmatisme ses premiers mois d'existence, toujours critiques, au cours desquels elle a dû se faire une place sur la scène québécoise.Là, on n'hésite pas à parler de marketing et de l'importance de l'image véhiculée par la Fondation.«Nous avons choisi une approche marketing normale, comme n'importe quelle entreprise qui se lance en affaires.Si on n'utilisait pas les mêmes moyens que l'entreprise privée pour se faire connaître, on manquerait notre coup.On serait obligé de faire dix fois le même chemin pour arriver au même résultat», soutient Louis-Paul Allard.La Fondation a donc fait appel aux journaux, aux magazines, à la radio et à la télévision.Elle s'est aussi donné une image de marque positive, ni défaitiste, ni alarmiste.Nous sommes bien loin des guerres de tranchées.Sortir de l'isolement Louis-Paul Allard, se souvient du temps pas si lointain où il fondait dans son patelin À court d'eau, organisme dont l'objectif est de dépolluer la.rivère l'Assomption.L'équipe d'À court d'eau a réussi à obtenir des résultats concrets, mais, en contrepartie, «Ile s'est retrouvée rapidement toute seule.«Nous avions exercé beaucoup de pression, c'était presque une bataille de ruelle.Mais on nous a isolés, personne ne voulait plus nous parler», se rappelle Louis-Paul Allard.Il était alors temps de créer une table de concertation capable de suivre l'évolution des dossiers.«Il fallait réunir des gens qui ne s'étaient jamais parlé, qui ne s'étaient jamais retrouvés.» La Fondation québécoise ne se définit donc pas comme groupe de pression.Peut-on alors parler d'une approche modérée?«Personnellement, Louis-Paul Allard, président de la Fondation québécoise en environnement.FONDATION QUEBECOISE EN ENVIRONNEMENT Nos traces.un héritage Tel est le titre de la sculpture (page couverture) de Roger Langevin (à l'oeuvre, ci-contre) achetée de la Fondation québécoise en environnement par la ville de Laval et qu'on peut admirer au Centre de la nature de Laval.La beauté et le sens de l'oeuvre sont dans son double .mouvement.Partenaires, l'homme et la femme sont en marche, ce qui symbolise le progrès, mais en même temps ils regardent derrière eux.C'est le regard de la responsabilité, et de la réparation, face à la nature.De toute son oeuvre, Roger Langevin dit: «Mes personnages évoluent dans une sorte de société idéale.Je suis un sculpteur du plaisir d'être: le monde actuel est si angoissé.» Voilà qui décrit bien «Nos traces.un héritage».Roger Langevin a 50 ans et vit à Mont-Laurier. I je dis réaliste, répond Louis-Paul Allard.Je serais bien prêt à lancer qu'on doit éliminer toutes les automobiles, mais, dans la réalité, c'est impossible.Il faut travailler à des solutions applicables et acceptables.» Exemple: le dossier des huiles usées, dont on ne recycle qu'une partie.Ou bien on en brûle des millions de litres chaque année au Québec, ou bien on les éparpille dans l'environnement.La Fondation y travaille depuis le tout début de son existence.Elle tente d'amener les concessionnaires et les pétrolières à la recherche de solutions.«On essaie de susciter l'intérêt des divers intervenants, mais dans leur domaine propre, là où ils sont compétents, poursuit Louis-Paul Allard.Ce que je dis, c'est qu'il n'y a personne qui connaît mieux leur travail qu'eux et, souvent, ils savent ce qu'il faut faire pour améliorer la situation de l'environnement dans leur milieu.Et une fois que ces gens sont sensibilisés, il n'y a personne pour arrêter leur élan.» La Fondation a aussi ses détracteurs.Il est arrivé qu'on lui reproche de puiser ses fonds dans les caisses des entreprises pollueuses.Ou encore que certaines sociétés fassent preuve d'opportunisme et endossant l'uniforme environnementaliste pour se donner un look vert.«Quand les entreprises ne faisaient rien pour l'environnement, les radicaux réagissaient très fort.Maintenant, quand elles entrent en action, on les traite d'opportunistes.Ce ne sera pas long avant que les entreprises qui s'impliquent uniquement par opportunisme se fassent prendre.Une fois qu'elles auront mis le pied dans l'étrier, elles vont devoir suivre le cheval», de rétorquer Louis-Paul Allard.Le talent de rassembler Quoi qu'il en soit, il n'est absolument pas question pour la Fondation d'écarter les entreprises du mouvement écologiste.Pour Louis-Paul Allard, citoyens, organismes, entreprises et gouvernements doivent regarder ensemble dans la même direction.La Fondation se penche actuellement sur la question du recyclage des pneus usés.On songe à la création d'un comité spécial qui suivrait non seulement l'évolution des techniques de recyclage, mais aussi celle des méthodes de fabrication, les premières étant intimement liées aux secondes.«C'est la concurrence des méthodes qui va faire en sorte qu'on va trouver les meilleures solutions pour sauver l'environnement», * {* .- \u2022 .73.' m enchaîne le président de la Fondation.La Fondation québécoise en environnement compte bien utiliser la même recette, mais éprouvée, pour réunir les intervenants autour de la table.«Nous avons le talent de regrouper les gens, nous sommes des rassembleurs de scientifiques, de décideurs, de gens d'action, et c'est comme ça que chaque dossier est mis de l'avant et acheminé.On remet généralement les dossiers en mains propres soit au premier ministre, soit au ministre concerné.» Marketing et concertation Sur le terrain, la Fondation mène de front son action d'éducation et de sensibilisation de la population, et de concertation sur certains dossiers chauds de l'actualité environnementale.Une stratégie de présence et de visibilité.Voilà en quelques mots l'approche de «marketing environnemental» privilégiée par la Fondation.Grands médias, conférences d'experts, forums populaires sont autant de canaux empruntés par la Fondation pour faire passer son message de pro- tection et de conservation de la nature, pour parler d'environnement et pour en faire parler.Les messages prennent surtout la forme de «capsules écologiques» à la radio et à la télévision, et de chroniques hebdomadaires dans plusieurs journaux.On retrouve aussi la Fondation dans des événements et des salons rejoignant de larges publics.La Fondation produit une émission d'information sur les questions environnementale «Nature Enjeu» est diffusée depuis le début de l'année 1990 sur une gran- La nature est vie et beauté.C'est à nous tous de la préserver, pour la suite du monde.de chaîne de télévision.Chaque année, une grande fête télévisuelle est aussi organisée à l'intention d'un vaste auditoire.Véritable téléthon de l'environnement, cette émission spéciale vise à susciter l'engagement d'un nombre accru de citoyens, jeunes et adultes.Cet appel à la mobilisation s'adresse aussi aux milieux de l'entreprise et aux décideurs de la société qui contribuent d'ailleurs au financement de ces activités.Dans d'autres dossiers plus spécialisés et plus complexe, la Fondation n'hésite pas à faire jouer ses influences pour réunir les groupes concernés et provoquer des actions concertées de leur part.Ainsi, certains projets sont en cours por mettre en place des solutions aux problèmes créés par les vieux pneus et les huilesusées.Des comités d'action sont aussi à l'oeuvre pour appuer le développement de la recherche et des technologies environnementales, ou pour faire mieux connaître le droit de l'environnement.Comptant sur deux cents donateurs et une cinquantaine d'entreprises commanditaires, et sur des milliers de supporteurs ou «amis», la Fondation québécoise en environnement a inventé de nouvelles formules de partenariat pour la prise en charge collective des problèmes de la Planète.Elle est désormais bien présente, et de plus en plus active, dans le paysage environnemental québécois.Cette année \u2014 jeudi dernier pour être précis \u2014, c'est au Centre des congrès de Laval que s'est tenu le gala de la Fondation québécoise en environnement.Une première, puisque jusqu'à maintenant l'événement avait toujours eu lieu à Montréal.«La préservation de l'environnement est beaucoup trop importante pour laisser à d'autres le soin de s'en occuper, a dit une personnalité de Laval lors du gala.Il faut s'en charger soi-même.» Voilà qui est fait. 4 PUBLISCOPIE LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 MARS 1990 Une stratégie québécoise de la conservation APRÈS LE GASPILLAGE DES RESSOURCES, LE DÉVELOPPEMENT DURABLE ant que le citoyen n'aura pas décidé de la composition et de la grosseur de son sac vert, tant qu'il ne sera pas préoccupé de ce que l'on en fait, il sera très difficile de changer le cours des choses en ma-' tière d'environnement.Car toute stratégie de conservation repose, entre autres, sur la collaboration active de chaque citoyen.C'est dans les actions prises par chacun, individuellement, qu'on pourra mesurer la capacité de la société à s'adapter au nécessaire changement de cap environnemental que l'on propose.» Ces propos du président du Conseil de la conservation et de l'environnement, M.Bertrand Té-treault, ont été tenus en marge de la récente parution de l'avis général du Conseil intitulé «Les éléments d'une stratégie québécoise de la conservation et du développement».Cet avis constitue le premier élément de réponse au mandat confié au Conseil en 1988, lui demandant de procéder à une consultation publique et de fournir des recommandations afin d'aider le ministre de l'Environnement du Québec à mettre au point une stratégie québécoise de la conservation.L'avis du Conseil s'inspire en grande partie des consensus dégagés des quelque 200 mémoires déposés dans le cadre de la consultation publique tenue fin 198G et début 1989 dans neuf villes importantes du Québec.Un consensus clair L'un des faits marquants portés à l'attention du Conseil par l'ensemble des personnes consultées est que la qualité de l'environnement, déjà dégradée par 100 ans d'industrialisation, continue de se détériorer et ce, à un rythme très rapide.Les différents mémoires soulignent également le manque de rigueur dans l'application de la loi sur la qualité de l'environnement, une bonne application de la loi étant identifiée comme la toute première mesure d'une bonne stratégie de la conservation.Les personnes consultées notent de plus le manque de sévérité dans les exigences environnementales à l'égard des pollueurs ainsi qu'une trop grande tolérance envers les contrevenants.«La consultation a en outre permis aux intervenants de proclamer, de façon unanime, que les richesses de la nature sont un bien commun et que leur conservation est un devoir qui incombe à tous les citoyens, aux entrepri- C'est avant tout sur les jeunes qu'il faut miser pour effectuer le véritable virage environnemental dont notre société a besoin.Nous sommes confrontés à un inévitable choix de société si nous voulons jouir d'une qualité de vie acceptable.mm ses et au gouvernement», note M.Tétreault.Cependant, il est apparu, à la lumière de cette consultation, que les grands principes internatio-¦ naux de la stratégie mondiale de la conservation n'ont pas du tout pénétré les différentes couches de notre société.«En fait, explique Bertrand Tétreault, les gens ne bougeront pas, ne changeront pas leurs attitudes ou leurs comportements face à l'environnement tant et aussi longtemps qu'ils n'auront pas compris que c'est là une nécessité vitale, qu'il en va de l'avenir de leurs enfants et de leurs petits-enfants.«Par ailleurs, il faut se réjouir que l'idée de mettre en pratique la conservation des ressources pour un développement durable ait été acceptée et encouragée par tous les intervenants consultés.Il faut donc s'y atteler sans attendre, car le temps presse», ajoute M.Tétreault.De plus, bon nombre de participants ont témoigné, dans le cadre de cette consultation, du besoin de la population de s'exprimer sans contrainte devant un bureau constitué de personnes indépendantes du pouvoir et des groupes de pression.«Ce point est d'une importance cruciale», note le président du Conseil de la conservation et de l'environnement.En somme, il ressort de cette tournée de consultation que la qualité de vie et la santé publique vont de pair avec l'utilisation rationnelle, voire harmonieuse, des richesses naturelles de notre territoire.Nous sommes donc confrontés à un choix de société inévitable si nous voulons continuer à vivre, à vivre en santé et à jouir d'une qualité de vie acceptable.Le gouvernement doit donner le ton «C'est toute notre façon de faire les choses en matière d'environnement qui doit être revue et corrigée, soutient le président du Conseil de la conservation et de l'environnement.Pour ce faire, la conservation des ressources en vue d'un développement durable doit constituer pour le gouvernement du Québec une priorité fondamentale.Le mot d'ordre doit venir des plus hauts niveaux politiques si l'on veut que tout l'appareil administratif et gouvernemen-talemboîte le pas.» La consultation publique a permis de dégager un consensus sur l'urgence d'agir pour sauvegarder et protéger les milieux et les ressources, consensus qui va aussi dans le sens d'un leader- ship à assumer par les divers niveaux de gouvernement et d'un pouvoir d'intervention à accroître.Dans la même foulée, on s'entend pour que le rôle des régions soit renforcé afin qu'elles puissent contribuer à la mise en oeuvre d'une stratégie globale et concertée de la conservation.Il semble qu'on n'ait guère le choix: pour assurer un développement durable, il faudra réaliser, à court ou moyen terme, un mariage de raison entre l'environnement et l'économie.Car c'est notamment au niveau économique que se situent quelques-uns des enjeux majeurs auxquels notre société est confrontée si elle veut éviter de gaspiller ses ressources tout en assurant sa capacité même de développement et de survie.On peut déjà compter sur des politiques qui visent à utiliser de façon optimale des ressources, comme par exemple les programmes qui encouragent le recyclage et la réutilisation des déchets et des résidus ou les programmes de restauration de milieux déjà dégradés ou pollués.«Mais il faut aller plus loin, note Bertrand Tétreault.Il faut renforcer la démarche engagée en mettant sur pied des structures qui vont permettre de mieux intégrer les préoccupations environnementales à la prise de décision économique.Il faut aussi associer les différents secteurs d'activité à la définition et à la mise en oeuvre de mesures de conservation et de protection.» Miser sur les citoyens, sur les enfants «Les gouvernements vont aller jusqu'où la population va leur demander d'aller.C'est pourquoi le citoyen doit développer une conscience environnementale et prendre parti pour la qualité de vie, le développement durable, la protection de son environnement, poursuit M.Tétreault.Mais, à moyen terme, c'est peut-être avant tout sur les jeunes qu'il faut miser pour effectuer le véritable virage environnemental dont notre société a besoin.C'est en effet chez les jeunes, les futurs décideurs du Québec, qu'on peut véritablement développer des attitudes, des comportements, et globalement une mentalité favorable à la conservation et à l'environnement.» Mais, dans l'immédiat, nous n'avons guère le choix: il est impérieux de réparer les dégâts causés par les générations qui nous ont précédés et de préparer le terrain pour celles qui montent. la presse, montreal, samedi 24 mars 1990 PUBLISCOPIE 5 Parce que son engagement à sauvegarder l'environnement s'enracine dans le quotidien.Dans le quotidien de ses clients, en leur donnant l'occasion de choisir les produits les plus propices à la protection de l'environnement \u2022 Des contenants de marque moison entièrement exempts de CFC \u2022 Des contenants d'oeufs Steinberg faits de carton de fibres fabriqué à partir de papier recyclé \u2022 Des produits d'hygiène et de beauté Steinberg en aérosol exempts de CFC ° Une gamme de produits Cercle Vert en plein développement \u2022 Des fruits et légumes portant la Triple Garantie Steinberg, c'est-à-dire qui répondent aux normes gouvernementales et qui sont inspectés régulièrement en laboratoire \u2022 Des emballages Enviro-Pak contenant jusqu'à 70% moins de plastique \u2022 Des produits de culture organique offrant un bon rapport qualité/prix \u2022 Sans le quotidien de sa vie d'entreprise, en préconisant le recyclage, la récupération et la réduction de la consommation d'énergie \u2022 Récupération annuelle de 30,000 tonnes de carton \u2022 Récupération de 95% du fréon utilisé dans les unités réfrigérées tant en magasin que dans les camions \u2022 Récupération des huiles usées des camions pour recyclage en huile à chauffage \u2022 Récupération en magasin du gras et des os pour recyclage dans les cosmétiques \u2022 Réduction de consommation de carburant depuis 1981:5 millions de litres \u2022 Rationalisation de la distribution des circulaires pour diminuer le tonnage de papier gaspillé ° Production de la circulaire sur papier recyclé et désencré vaillant à sensibiliser les gens à l'environnement, en la cause \u2022 En collaboration avec les Caisses populaires Desjardins, activités de pourcentage de chaque achat, entre autres, à la Fondation québécoise en les inciter à collaborer aux attentes des consommateurs en matière d'écologie secteur environnement.planifiée pour mai \u2022 Dans le quotidien de la vie sociale, en traies informant et en cherchant d'autres moyens d'aider soutien à la Carte Visa Steinberg Environnement, laquelle permet de verser un environnement \u2022 Démarches auprès des multiples fournisseurs et fabricants afin de \u2022 Pour toutes ces raisons, l'entreprise est finaliste aux Mercuriades 90 dans le vec vous POUR UN MONDE MEILLEUR 6 PUBLISCOPIE la presse, montreal, samedi 24 mars 1990 Le Centre de formation en environnement ÉCONOMIE ET ENVIRONNEMENT DOIVENT FAIRE BON MÉNAGE /r 111 y a quelques années, la plu-I I part des entreprises ne se ¦ souciaient pas de l'impact de leurs décisions sur le personnel.Lorsque ça n'allait pas, on remplaçait tout simplement les employés.Maintenant, les dirigeants tiennent compte de leurs ressources humaines.De la même façon, on verra graduellement apparaître une nouvelle dimension dans le processus décisionnel: l'environnement.» Le Centre a mis sur pied des programmes pour les municipalités, les entreprises et le secteur de la santé, ce dernier volet étant conçu en collaboration avec le département de santé communautaire de l'Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme.On peut compter sur plus de 400 personnes-ressources.Une quinzaine d'entreprises ont déjà utilisé ses services depuis son lancement, il y a à peine un an.L'intérêt des entreprises?Chantale Boutin est directrice générale du Centre de formation en environnement, le premier centre du genre au Québec.Ce centre, installé au Manoir Belle-Rivière à Mirabel, est le résultat d'une initiative du cégep de Saint-Jérôme.En plus des ministères de l'Environnement et de l'Enseignement supérieur et de la Science, plusieurs grandes sociétés ont donné leur appui au Centre: Kruger, Norsk Hydro Canada, les caisses populaires Desjardins.Selon Chantale Boutin, la création du Centre est intimement liée à l'expropriation des terrains de Mirabel en 1969.À ce moment-là, l'écosystème local a été complètement bouleversé.La situation vécue dans la région a contribué à l'éveil du souci environnemental.Chantale Boutin, directrice générale du Centre de formation en environnement, le premier du genre au Québec, installé au Manoir Belle-Rivière à Mirabel.La Stone Consolidated donne des cours de formation en environnement à ses employés.«Essentiellement d'ordre légal, répond Chantale Boutin.Il semble qu'il y ait un resserrement des politiques environnementales.De plus en plus, on tient compte de l'environnement dans les décisions économiques.» Le résultat: les entreprises et les municipalités n'ont plus le choix: elles doivent se doter de politiques environnementales.Il reste maintenant à les intégrer à la gestion courante.Modifier les attitudes En fait, les sociétés modernes s'apprêtent à passer à l'ère du développement durable.Le temps où l'on ne faisait que réparer les pots cassés est révolu.Il faut maintenant prévenir, réfléchir avant d'agir.Le rapport Brundtland, publié en 1987 par la Commission mondiale de l'environnement, trace les grandes lignes du nouveau mariage entre économie et environnement: «Il faut donc intégrer l'économie et l'écologie dans la prise de décisions et dans le processus législatif, non seulement pour protéger l'environnement mais encore pour favoriser le développement», indique le rapport.Les grandes sociétés commencent donc à agiter le drapeau vert.En 1989, la Stone Consolidated \u2014 autrefois la Consolida-ted-Bathurst \u2014 est allée cogner à la porte du Centre de formation en environnement.La grande papetiére venait de mettre à jour sa politique environnementale et était bien déterminée à passer à l'action.Il fallait maintenant l'intégrer aux processus de décision et de production.«Nous voulions aller plus loin dans le domaine environnemental, explique Florent Villeneuve, ingénieur responsable de la mise en application de la nouvelle politique.Il est important de connaître les conséquences des agissements des employés et de pouvoir déterminer ce qui est acceptable ou non.» Donc modifier à la base les attitudes de chaque personne dans l'entreprise.À la fin de 1989, la Stone Consolidated a mis en marche la phase I de son programme d'intégration.Ses 600 cadres ont assisté aux séminaires de formation conçus sur mesure par le Centre à partir des politiques établies.La prochaine phase consistera pour la papetiére à former les opérateurs.Par la suite, on adoptera un programme de formation continue.Mais à chaque étape les spécialistes en formation repartiront presque à la case départ.\u2022 D'abord, la formation en environnement est toute nouvelle.Impossible de calquer sur des expériences passées.De plus, chaque entreprise possède un passé environnemental qui lui est propre.«Nous développons des outils d'intervention et de développement avec des clients qui ont chacun des besoins spécifiques, explique Chantale Boutin.Tout ce que l'on fait est créé de toutes pièces.Nous partons de zéro.Il n'existe pas d'autre centre qui fait de la gestion en environnement.» Toutefois les besoins sont pressants partout au Québec.Le Centre de formation en environnement est en contact avec le collège de Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean.On y offre, depuis 1976, un cours en techniques du milieu naturel, le seul programme collégial spécialisé en environnement au Québec.Dans la,région, les entreprises et les municipalités se trouvent confrontées aux législations.Entre autres, les municipalités ont lancé un appel au cégep, connaissant son savoir-faire en matière d'environnement.Le collège prépare présentement un projet de centre de formation et on compte y faire de la recherche appliquée.Les programmes pourront s'appliquer aussi bien aux grandes entreprises qu'aux élus et fonctionnaires municipaux.Du côté de Sorel-Tracy, on concocte un projet d'envergure.La région, particulièrement riche en industries lourdes \u2014 entre autres les aciéries \u2014 constitue une zone écologiquement fragile.La menace pèse sur le lac Saint-Pierre et la baie Lavallière.De plus, son écosystème est exposé aux rejets de la grande région de Montréal et on y trouve toutes les formes de pollution: gaz industriels, poussières, enfouissse-ment de déchets, boues industrielles, pesticides.Les entreprises établies dans la région \u2014 Sidbec-Dosco, Aciers inoxydables Atlas, Tioxide du Canada, pour ne nommer qu'elles \u2014 ont déjà investi des millions dans la protection de l'environnement.Les sociétés se sont associées avec le cégep de Sorel-Tracy et l'Université du Québec à Montréal afin de mettre sur pied un centre de recherche en environnement.On y a prévu un volet de formation.Pour les initiateurs du projet, il s'agit d'un emplacement tout désigné.«La région constitue un laboratoire «idéal» pour évaluer les progrès de la dè-pollution», peut-on lire dans un document de travail.L'UQAM deviendra un des moteurs principaux de la formation.En effet, elle possède déjà une chaire en environnement, un institut des sciences de l'environnement ainsi que des programmes en sciences de l'environnement jusqu'au niveau du doctorat.Les entreprises de service et les PME Les entreprises de service emboîtent aussi le pas.Comme le souligne Chantale Boutin, les institutions bancaires n'ont pas actuellement les outils nécessaires pour évaluer les risques environnementaux que représente une nouvelle entreprise ou un projet d'expansion, par exemple.«Les banques devront être en mesure d'évaluer l'impact environnemental des projets qu'elles financent.C'est le défi qu'elles ont à relever.» Qui dit si l'entreprise financée ne sera pas obligée, après seulement quelques mois d'exploitation, de fermer ses portes pour avoir enfreint la législation?Une grande institution financière québécoise travaille actuellement avec le Centre afin de se donner des outils d'évaluation environnementale.Et les PME dans toute cette histoire?Le Centre de formation en environnement vise dans un premier temps les grandes entreprises, celles qui sont actuellement pointées du doigt.Mais rapidement les PME auront aussi à adopter le profil environnemental.Graduellement, elles intégreront conscience écologique et économie.«Plusieurs politiques environnementales ne concernent pas encore les PME, explique Chantale Boutin.Mais à moyen et à long terme, elles seront touchées elles aussi.» LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 MARS 1990 PUBLISCOPIE 7 : Pour Shell le respect et la protection de l'environnement signifient plus qu'un simple thème à la mode.pqur nous, c'est une préoccupation quotidienne.Consciente de l'importance de la qualité de l'environnement, notre entreprise s'implique et en fait une priorité corporative car c'est dès maintenant qu'il faut préserver l'héritage des générations à venir.Shell Les huiles usées au Québec UN EXXON VALDEZ PAR AN Plusieurs organismes se sont concertés pour trouver des solutions au problème de récupération et de recyclage.des huiles usées.Chaque année, au Québec, l'équivalent du déversement de l'Exxon Valdez se retrouve dans la nature sans que personne ne puisse dire ce qu'il en advient véritablement.En effet, selon les dernières statistiques disponibles (1988), près de 40 millions de litres d'huiles lubrifiantes usées disparaissent tout bonnement de la circulation.De ce volume, une dizaine de millions proviendraient des industries tandis que le reste, près de 30 millions de litres, serait constitué d'huile à moteur usée.Ainsi, en 1988,155 millions de litres d'huiles lubrifiantes ont été vendus au Québec seulement.Ces données regroupent les huiles à moteur et les lubrifiants employés dans l'industrie.Selon un document du Conseil canadien des ministres de l'Environnement, 87 de ces 155 millions de litres seraient brûlés à l'usage, à cause de la friction notamment.Il reste donc 68 millions de litres d'huiles usées dont, toujours selon le même document, environ 30 millions seraient récupérés.Le solde, c'est-à-dire 38 millions de litres, n'est pas récupéré.Si l'impact environnemental d'une telle négligence ne peut pas vraiment se comparer à celui de l'Exxon Valdez, il n'en demeure pas moins que le problème est de taille.Dans un regroupement probablement sans précédent au Québec, une demi-douzaine d'organismes ont accepté de se concerter pour trouver des solutions.La Fondation québécoise en environnement, l'Association des pétrolières du Québec, le CAA-Québec, la Corporation des concessionnaires automobiles du Québec, l'Union des municipalités et l'Union des municipalités régionales de comté collaborent activement, en relation avec les ministères concernés, à la réorganisation du recyclage des huiles usées.«Chacun a fait un bout de chemin, dit Arthur Dubé, et tout le monde a accepté de s'asseoir à la même table pour déceler les obstacles et trouver les moyens d'en venir à bout.» Premier directeur général de la Fondation québécoise en environnement (FQE), Arthur Dubé pilote maintenant, à titre bénévole, le dossier des huiles usées pour le compte de cet organisme.«Pour la Fondation, explique-t-il, le problème des huiles à moteur usées est très intéressant.D'abord en raison de son importance, mais aussi parce qu'il touche beaucoup de monde.Nous y voyons une bonne occasion de sensibiliser les gens à l'impact d'actions quotidiennes sur l'environnement.Et une fois que les individus auront compris le problème, nous espérons qu'ils apporteront cette nouvelle perception dans leur milieu de travail.» C'est dans cette optique que, dans un premier temps, les efforts porteront sur le problème des huiles à moteur usées.Plus tard, ce seront les huiles industrielles.Pas de vidange d'huile chez soi! Actuellement, il n'existe pratiquement pas de contrôle sur les moyens d'élimination des huiles usées.Le problème est de taille, car ces huiles, en plus de leur effet nocif sur l'environnement, contiennent des contaminants comme le plomb, le cadmium et le benzène.Les principaux groupes préoccupés par la récupération des huiles estiment qu'une partie se retrouve sûrement dans les déchets domestiques.L'automobiliste qui effectue lui-même la vidange de son auto est le principal responsable de cette situation.Ces huiles usées sont alors enfouies dans des dépotoirs, ce qui est illégal puisqu'il s'agit d'un déchet dangereux.Une autre partie serait brûlée dans les fournaises de serres.Encore là, l'impact sur l'environnement est réel: la température de combustion dans ces fournaises est nettement insuffisante pour détruire les métaux présents dans l'huile.Enfin, il est à peu près certain que des garagistes peu scrupuleux balancent tout simplement dans les égouts au moins une partie de leur huiles usées.C'est donc à la réorganisation du système de récupération des huiles usées que s'attaque le regroupement d'organismes animé par la Fondation.On vise la récupération mais aussi et surtout le recyclage.«Les procédés de reraffinage des huiles sont bien maîtrisés, explique Arthur Dubé, il n'y a donc pas d'obstacles technologiques.» Le problème consiste plutôt à déterminer qui prendra en charge le réseau de collecte et qui assurera le recyclage des huiles.\u2022 Les solutions à ce problème ne sont pas aussi simples qu'il y paraît.Les personnes qui font elles-mêmes la vidange d'huile de leur véhicule peuvent difficilement aller porter les huiles usées chez le garagiste du coin.D'abord parce que celui-ci n'est pas intéresse à rendre service à quelqu'un qui n'achète pas son huile chez lui.Mais aussi parce que lui-même doit payer entre 25 et 30 cents le litre pour la récupération des huiles usées.De surcroît, le garagiste n'a pas la compétence technique pour analyser les huiles qu'on lui remet.Il ne peut donc pas s'assurer que les huiles qu'on lui remet ne sont pas contaminées par des produits plus dangereux, comme des BPC.Comme le garagiste assume l'entière responsabilité de ces produits, c'est lui encore une fois qui devra défrayer les coûts supplémentaires pour l'élimination d'une huile contamimée.Jusqu'à l'an dernier, une compagnie de Toronto, Canadian Oil, faisait la récupération des huiles auprès des garagistes.On estime à environ 25 millions de litres le volume d'huiles en provenance du Québec qui pouvait être ainsi reraffiné par la firme torontoise.Depuis quelques mois, le ministère de l'Environnement du Québec a retiré à Canadian Oil son permis d'exploitation en sol québécois.Apparemment, les installations d'entreposage de Canadian Oil en sol québécois ne répondaient pas aux normes du ministère.Cette version des faits n'a cependant pas pu être vérifiée auprès de la direction des substances dangereuses de ce ministère.Quoi qu'il en soit, quelques compagnies québécoises font de la récupération des huiles usées.Par exemple, la firme Écolocycle, de Saint-Hyacinthe, récupère les huiles des garagistes.Toutefois, elle ne fait pas de reraffinage.La compagnie transporte simple-meant les huiles chez Tricil, où elles sont brûlées en pure perte.L'Association pétrolière du Québec L'automne dernier, l'Association pétrolière du Québec (APQ) a affiché ses couleurs sur les questions environnementales.L'industrie adhère maintenant au principe écologique dit du «berceau à la tombe», qui gagne de plus en plus de terrain dans différents milieux.«Nous reconnaissons ainsi, explique René Miglie-rina, vice-président exécutif de l'APQ, notre responsabilité dans le cycle de vie des produits que nous mettons sur le marché.» Dans cet esprit, l'APQ estime que le gouvernement et l'industrie doivent partager la responsabilité de sensibiliser les consommateurs aux problèmes des huiles usées.Selon l'APQ, le gouverne- ment devrait s'assurer du respect de la réglementation.«Nous croyons aussi, poursuit René Mi-glierina, que les producteurs, les importateurs et les distributeurs d'huiles ont la responsablité de mettre en place un réseau de collecte capable de recevoir les huiles usées des consommateurs.» Toutefois, les modalités de fonctionnement de ce réseau ne sont pas encore arrêtées.Le regroupement de tous ces organismes a entrepris des démarches auprès des détaillants qui vendent de l'huile à moteur pour les inciter à participer activement au réseau.Par ailleurs, l'APQ cherche à obtenir un certain soutien de la part des constructeurs automobiles.En effet, les huiles reraffïnées n'ont pas bonne réputation \u2014 bien à tort \u2014 auprès des automobilistes qui les considèrent comme des huiles de qualité inférieure.«En effectuant le premier remplissage à l'usine avec des huiles reraffinées, et en les recommandant dans le manuel d'entretien de l'automobile, les constructeurs pourraient nous donner un sérieux coup de pouce», suggère René Miglierina.Parallèlement à cette éventuelle mise en place d'un réseau de collecte, il faut s'attendre à ce que les organismes intéressés lancent une vaste campagne de sensibilisation dans les mois à venir.L'APQ doit annoncer clairement ses intentions vers la fin du mois de mars.Son vice-président exécutif assure que des sommes importantes et des ressources humaines seront consacrées à la solution de ce problème.De son côté, le CAA-Québec, pour qui l'environnement est une préoccupation relativement nouvelle, pourrait lancer une campagne de sensibilisation auprès de ses 540000 membres au Québec.«Nous avons un important rôle éducatif à jouer auprès de nos membres», estime Paula Landry, directrice du service de protection du consommateur au CAA-Québec.Pour sa part, la Fondation québécoise en environnement poursuivra son travail de concertation auprès des associations engagées dans ce dossier, tout en participant activement à la sensibilisation du public.«On connaît très bien les problèmes, les solutions et les responsables, souligne Arthur Dubé.Il nous faut maintenant travailler ensemble à la mise en place de solutions durables.» LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 24 MARS 1990 PUBLISCOPIE Conformément à sa Politique d'environnement, Hydro-Québec favorise l'utili- sation polyvalente de ses équipements et propriétés à des fins communau- PROTÉGER L'ENVIRONNEMENT.taires ou privées.Cette utilisation secondaire, à condition qu'elle ne nuise C'EST TOUT NATUREL pas aux activités et équipements d'Hydro-Québec, permet de mieux intégrer ses installations aux milieux récepteurs.Ainsi sont aménagés, à même les emprises de lignes, des jardins commu- nautaires ou privés, des pistes de ski de randonnée et de vélo, des aires de stationnement et d'entreposage et des parcs linéaires.Hydro-Québec favorise également l'utilisation polyvalente des plans d'eau et de ses propriétés riveraines : aires de pêche, passes migratoires, parcs linéai- res, quais, prises d'eau potable, navigation de plaisance et sentiers d'inter- prétation de la nature.L'utilisation polyvalente des équipements et propriétés d'Hydro-Québec permet d'en optimiser les retombées sociales et économiques et de mettre en valeur l'environnement 10 PUBUSCOPIE LA PRESSÉ.MONTRÉAL, SAMEDI 24 MARS 1990 Le public a une très mauvaise perception de l'industrie chimique, déplore Claude Roy, de l'Association canadienne des fabricants de produits chimiques (ACFPC).Président du comité régional de la qualité de l'environnement, Claude Roy explique que c'est en grande partie pour dissiper les craintes de la population face aux risques pour la santé et l'environnement, que r ACFPC a adopté, au début des années 80, une politique de gestion des produits chimiques.Mais, poursuit-il, c'est aussi pour que chaque entreprise gère elle-même ses produits et ses procédés, sans devoir être soumise à une réglementation excessive.Cette politique, appelée «gestion responsable», exige que chacune des quelque 70 compagnies membres de r ACFPC identifie les risques associés à ses produits et à ses procédés, et protège ses employés, ses clients, la collectivité et l'environnement contre ces risques.Le respect de cet engagement par les compagnies constitue, depuis 1984, une condition d'adhésion à l'Association, et les membres qui ne suivraient pas la politique sont sujets à l'exclusion, explique M.Roy.L'ACFPC regroupe environ 90 p.cent de toutes les compagnies de produits chimiques au Canada, avec un chiffre d'affaires global de 11,3 milliards de dollars en 1988.Le Québec compte 45 entreprises, où sont représentés les secteurs de la pétrochimie (exemple: Dow Chemical Canada, C-l-L), des produits chimiques inorganiques (exemple : No-randa Sales Corporation, Du Pont Canada) et des produits organiques (exemple: Hoechst Canada).La politique de «gestion responsable» vise à bien géror toutes les étapes du cycle de la vie des produits chimiques, depuis leur conception jusqu'à leur élimination.L'ACFPC a élaboré six codes de gestion à l'intention des entreprises: 1) la sensibilisation de la collectivité et l'élaboration d'un plan d'action en cas d'urgence; 2) la fabrication des produits; 3) leur transport; 4) leur distribution; 5) la gestion des déchets dangereux; 6) la recherche et le développement.Vue aérienne des installations de l'usine Pétromont à Varennes, sur la rive sud du Saint-Laurent.«Des voisins responsables».Claude Roy, directeur de la santé, de la sécurité et de l'environnement chez Pétromont.À titre d'exemple, le code de gestion du transport a pour but de réduire le nombre d'accidents lors du transport des produits chimiques et d'assurer une intervention efficace en cas d'accident.Le code de gestion des déchets dangereux veut diminuer les risques liés à l'élimination des déchets et à informer le public des risques et des dangers.En principe, le code exige que les fabricants explorent d'autres avenues pour éviter la production de déchets ou, sinon, à les recycler, les détruire ou les enfouir en toute sécurité.Pour le moment, seuls les codes de sensibilisation du public et du transport des produits ont été mis en application.L'expérience de Pétromont En fait, toutes les entreprises membres devront avoir franchi toutes les étapes de réalisation des codes à la fin de 1992, affirme Claude Roy.À la compagnie pétrochimique Pétromont inc., dont il est directeur de la santé, de la sécurité et de l'environnement, M.Roy parle des initiatives de sensibilisation de la collectivité.Pétromont et neuf autres compagnies de produits chimiques situées à Varennes ont distribué des brochures sur le thème Se sentir bien entre voisins et intitulées: «Des voisins responsables» et «Des produits chimiques bien contrôlés».L'ACFPC a aussi créé un centre de référence sur les produits chimiques.Il s'agit d'un service téléphonique gratuit offert à toute personne qui désire des renseignements sur les produits chimiques en dehors des situations d'urgence (1-800-267-6666).Ce service fournit les coordonnées de personnes-ressources, experts, fabricants ou distributeurs de produits chimiques.Parallèlement au code de gestion de l'ACFPC, le Système d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail, le SIM- DUT, a été mis sur pied pour fournir aux travailleurs et aux employeurs des renseignements sur les risques à la santé et à la sécurité associés aux matières dangereuses.Ce programme, élaboré avec le Centre canadien d'hygiène au travail, est le résultat d'un consensus entre les représentants des employeurs, des travailleurs et les gouvernements fédéral et provinciaux.FONDATION QUEBECOISE EN ENVIRONNEMENT DEVENEZ AMI(E) DE LA FONDATION Faites parvenir votre contribution de 20.00 $ ou plus à : Fondation québécoise en environnement 800, boul.de Maisonneuve Est Pièce 207 \u2014 2e étage Montréal, Qc H2L 4L8 Tél.: (514) 849-3323 1 (800)361-2503 Nom:_ Âge:_ Profession:_ Adresse: Code postal: Téléphone: Désirez-vous un reçu pour fin d'impôt?oui in non ?L'INDUSTRIE CHIMIQUE PASSE À L'ACTION 11 m m, ¦ 'V y* Pcv è grandeur du monde et sa beauté.m Pour les défis de l'ère nouvelle et la qualité de notre environnement gaz naturel et gazotechnologies se conjuguent aujourd'hui pour demain.raGaz Métropolitain LA FO Dipiu j te tournant du siècle, alors qu'ABB s'établissait au pays, les Canadiens recherchent efficacité et innovation en matière de production, transport et distribution d'énergie.Aujourd'hui, à titre de chef de file mondial de l'électrotechnologie, ABB continue de répondre aux besoins des sociétés productrices d'électricité canadiennes et des secteurs clés que sont les industries papetière, minière, sidérurgique, pétrochimique, maritime, de transport et de l'automobile.Au Canada, nous sommes fiers de notre grand pays, de ses ressources hydroélectriques inépuisables et de son potentiel industriel considérable.Chez ABB, notre défi principal est de fournir aux Canadiens une énergie électrique efficace et propre pour le siècle à venir.Afin de relever ce défi, nous intensifions notre présence et nos investissements tout en offrant à l'industrie canadienne les produits d'électrotechnologie d'avant-garde.Au fur et à mesure que d'autres pays perfectionnent leurs systèmes énergétiques, nous sommes en mesure de leur fournir les compétences et les technologies mises au point ici même au Canada.Chez ABB, nous sommes fiers de participer à la puissance de l'industrie canadienne.uissance du génie électrique.il » Il è¥\\ li IP ASEA BROWN BOVERI LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 MARS 1990 PUBLISCOPIE LA FONDATION QUÉBÉCOISE EN ENVIRONNEMENT, ORGANISME À BUT NON LUCRATIF, A COMME OBJECTIF DE PROMOUVOIR LA QUALITÉ DE L'ENVIRONNEMENT PAR L'INFORMATION, L'ÉDUCATION ET LA RECHERCHE ALLARD, Ange-Albert vice-président Animât ALLARD, Me Louis-Paul directeur des communications Commission des services juridiques ARCHAMBAULT, Guy vice-président, ventes et service Ultramar Canada Inc.FONDATION QUEBECOISE EN ENVIRONNEMENT ARCHAMBAULT, Louis président Groupe conseil Entraco Inc ASSELIN, Yvan président et ingénieur conseil Ordre des ingénieurs du Québec AUBUT, Marcel président Les Nordiques Inc.BAULU, Roger animateur BÉLANGER, Jean-Luc président Beltec BOURGEOIS, Michel R.président Ecolocycle Inc.BUREAU, Me André conseiller Heenan-Blaikie BEAUBIEN, Marie conseillère en implantation de projet Cogesult inc.BELLEMARE, Me Daniel avocat Desjardins, Ducharme BOURGET, Robert Près.Lamond & Ris BUSSIÈRES, Yvan premier vice-président exécutif et chef des opérations Provigo Inc.BEAUCHAMP, Normand président Communications Radiomutuel Inc.BERTRAND, Me Guy avocat Tremblay, Bois & Ass.BOURNIVAL, J.-Marc vice-président W.M.I.Waste Management du Canada CABANA, Aidée recteur Un.de Sherbrooke BEAUDET, Gilles vice-doyen à la gestion Faculté des Arts et des Sciences, U.de Montréal BIBEAU, Pierre président Régie des installations olympiques BOURQUE, Me Luc-Un notaire CAILLÉ, André président, chef de direction Gaz Métropolitain Inc.4tk BEAUMONT, J.-Pierre président Association des biologistes du Québec BISAILLON, Guy premier vice-président.Que.Banque de Nouvette-Ecosse t > V BOURQUE, Pierre directeur Jardin botanique CARRIÈRE, Kathteen directrice, Min.de rEnvircflnementdu Québec, car.reg.MwrtréaRanauoTere CHAREST, Revnatd directeur général Agropur Coopérative agro-alimentaire BÈGIN, Claude président Imprimerie Jacques-Cartier BOBÊE, Bernard INRS, EAU, Un.du Québec BRINDAMOUR, Marc vice-président assurances générales Groupe Promutuel CASGRAIN, Me André- P.BYCCSl BÉLAND, Claude président Mouvement Desjardins BORDUA, Me Adrien vice-président, affaires juridiques L'Industrielie-Ali'iance BROCHU-ROUX, Margot directrice chef oivisionnaire, tâches spéciales Bel Canada C ASSISTA, Denis directeur général Purdel-coop agroalimentaire BÉLANGER, François ingénieur Groupe Teknika BOUCHARD, Me Denis juge Cour du Québec BRODEUR, Pierre président-directeur général Steinberg Québec CHAMBERLAND, Hubert architecte et urbaniste BÉLANGER, Ginette P.C.C.E.Pètro-Canada BOUCHARD, Jacques président du conseil BCP Stratégie Créativité Inc.BRUNETTE, Robert vice-président Affaires Amérindiennes et traits, Hydro-Québec CHAMBERLAND, Michel vice-président Télé-métropole inc. 14 CHEVALIER, Pierre chargé de projets Bureau de consultation de Montréal PUBLISCOPIE LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 24 MARS 1990 CHOLETTE, Claude médecm CHOUINARD, Raymond drecteur, service des comm, Banque Royale du Canada, direc du Que.I * - y.CLERMONT, Mariette présidente Mariette Clormont Inc.CLOUTIER, Gilles-G.recteur Un.de Montréal CODERRE, Juge Jacques Palais de justice de Montréal CORBO, Claude recteur Un.du Québec à Montréal COREY, Ronald président Club le Canadien COUTU, Jean président Groupe Jean Coutu Inc.DEMERS, Raymond, ing.vice^sident comité Charmes\u2014Ordre de Stfrarçois, Groupe Teknia DES ROCHES, Sylvie directrice générale Caisse d'Economie des Pompiers de Montréal DESJARDINS, Pierre président Sovenca, Gestion de projets Inc.DESMARAIS, René directeur général Tricil Québec Inc.DEVEAU, Me Fernand avocat Deveau, Paquetie, Lavoie et Associés m DICK, Jacques administrateur Les Productions Diva Inc.DIMARCHI, Moreno propriétaire Restaurant Le Latini DION, André président Groupe Ro-Na Dismat Inc.DOIN, Richard prés, et consultant senior Doin, Alexandre et As.FONTAINE, Fernand président-directeur générol DutaiHier Inc.FORCIER, André Ofecteur gênerai Aflrinove, Coop Agro-aamentaire FORTIER, Albert directeur général Auberge Wedge Hills Inc FORTIER, Roger président Institut National des Viandes FORTIN, Me Clément avocat Cons.en investissement imm.Audette! Audette Inc FOURNELLE, Michel président Hôtel F.L Ltée Foumier, Gilles vice-président Emnrwinement et Travaux PubScs SHC Inc FRANCOEUR, Marcel directeur général Acier Stelco FREDtTTE, Me Thérèse avocate, présidente Centre de rech.et d'analyse sur les Corporations Ltée GINGRAS, André GIRARD, Jacques GODARD, Benoît GOSSEUN, Jacques GOSSEUN, Pierre GRATTON, Robert GRAVEL, Pierre GRENIER, Pierre GROU, André directeur de la éditeur président président médecin, D.S.C.PréiSTRN ingénieur président sociologue promotion Journal de Montréal Meubles Norbec Fertilec Ltée Hôpital Enfant-Jésus CommunicalJons Boileau & Associés Inc.Stablex Canada Inc.Journal de Montréal KENNIFF, Patrick LABERGE, Christiane LABERGE, Me Denis LABERGE, Louis LACHAPELLE, Jean LACROIX, Louis LAGANIÈRE, Gérard LAJOIE, Pierre LA LANDE, Sylvie recteur et vice- médecin avocat président courtier tf assurances et cSrecteur international vice-président médecin- directeur vice-présidente président Fertand, Archambauft, Léger, F.T.Q.président Conférene canadienne des Groupe Conseil SM Module santé en Groupe Vidéotron Ltée Université Concordia Laberge&Ass.As.Jean Lachapelle Inc.Teamsters emwwernemCML LAROCHE, Gilles président Institut du Bassin du Saint-Laurent LAUZIÈRE, Benoit directeur Le Devoir LAUZON, Jacques président Jacques Lauzon & Associés LEBEL, Jacques Pouliot, Mercure & Associés LEBLANC, Michel président et chef de la direction Intair LEFEBVRE, Claude F., ing.prés, du Conseil (Tadrn Gendron, Lefebvre, Consuttants LEFEBVRE, Daniel, ing.vice-président Marketing Gendron, Lefebvre, consultants 4 'f-\\ \\ LÉGER, Marcel président Léger et Léger LE JEUNE, Maurice premier vice-presioern Services de détail-Québec La Banque Royale du Canada LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 24 MARS 1990 PUBLISCOPIE 15 a COUTURE, Jean-François chef de cabinet, bureau du près., Fed.des Caisses Pop.de MU et de rOuest-du-Que CRETON, Alain Propriétaire Restaurant Alexandre Inc.D'ALLAIRE, Aurèlien Directeur, gestion de rinformatxxi, Commission des normes du travail DANSEREAU, Pierre écologiste Université du Québec à Montréal DARCHE, Anne Présidente Natcom Publicité Promotion DAWSON, Robert vice-président exécutif Télémédia Communications Inc.m.DE CONINCK, Danielle Chargée de projets Bureau de consultation de Montréal OÊ GASPE-BEAUBIEN, Phippe prés, du consei, chef de Il olrectxxi corp.TeJemécia DELVIN, Edgard biochimiste, Unité de génétique, Hôpital Shriners DOUVILLE, Jean E.vice-président général Schroder Ventures Canada Ltée Drouin, Richard président du conseil chef de la direction Hydro-Québec DUBÉ, Arthur membre du conseil d'administration Fond.Que.en environnement DUBE, Jean-Claude conseiller en environnement Sanimal Industries Inc.DUBEAU, Daniel vice-président, Environnement Hydro-Québec DUCHARME, Robert président Laboratoire Acoustique 3D DUFOUR, Ghislain président Conseil du Patronat FAFARD, Normand président Arcon Canada FOLOT, Me François avocat Flynn, Rivard, Avocats FRF.NETTE, Pierre comptable agrée Rousseau, Frenette, Lessard 6 Associés GAGNON, Ghislain vice-président exécutif Jardin zoologique de St-Feicien GAUDET, Pierre premier vice-président Union des Producteurs agricoles GAULIN, Jean président Ultramar Canada Inc.GAUTHIER, Jean-Louis conseiller en valeurs mobilières Midland Doherty GERIN, Jacques, ing.vice-président environnement Hatch Associés GHANIMÉ, Linda chargée de projet, analyste en environnement Lavafe Environnement Inc GILBERT, Guy directeur régional L'Oeil régional GILL, Aurélien HALLE, Jean propriétaire Les Entreprises Halle Inc HAMELIN, Me Charles notaire Hydro-Québec HEBERT, Liza mnsïïe oes wjfrBTwrBcauyns HÉBERT, Pierre président Vidéotron International Ltée HUBERDEAU, Monique Les Productions Diva Inc HUBERT, Bernard évêque et président Conf.des evéques catholiques du Canada HUNEAULT, Pierre .-près, issnssi r , - J n - \u2014tà.1-.;\u2014 en EriYVonnement JÉRÔME-FORGET, Monique JUTRAS, Claude Association des fabricants de meubles du Québec.Inc LAMARRE, Bernard président-directeur général Lavalin Inc LAMBERT, Me Jean notaire, président Chambre des Notaires LAMBERT, Phyllis architecte et directrice Centre canadien d'architecture LAMONTÀGNE, Michel P.directeur Centre St-Laurent Envionnement Canada LANOfiEYILLE, Jacques président Groupe Pâtisserie et Confiserie Cuimar LANDRY, Roger D.président et éditeur La Presse LANTHIER, Roch directeur Durotest LAPOINTE, Denis, ing.président Les Consultants LB.C.D.Inc LAPOINTE, Me Gabriet bâtonnier de Montréal Lapointe, Schachter, Champagne et Tafeot LEMAIRE, Alain Cascades Inc.LEMAITRE-AUGER, Me Jacques, secrétaire Commission des Services Juridiques LEMAY, Luc président Groupe Polygone LÉONARD, Monique directrice générale Hebdos régionaux Québécor Inc.LEPAGE, Gaston LE ROUZES, Michel comptable agréé Thèeaurt, Marchand, Peat, Manricx L'ESPÉRANCE, André président Les Industries Dettson Inc LÉVEILLÉ, Jean président Léveillé, Vickers & Benson Inc.LEW, Yung-Chien président Hablutzel & Yung ^1 LIZOTTE.Jean-Marie président Enviroservices Inc.Meunier, Pierre B.avocat Martineau Walker OUIMET, Myriam v.*prèsid6nte Affiins Intergouvemement^ Ouimet Cordon Bleu Inc.PENH.Alain directeur de projet Administration Régionale Crie riLLON, Marcel associé Manette, Benoit, Boulanger, Rondeau SABATINI, Ûino océanographe TRUDEU MarcJ.oojfcn UaLavU-SdâtrAgr.itdtrAimanUtion PUBLISCOPIE LAPRESSE, MONTRÉAL, SÀMÊ'dÏ24 MArViSSO i LORRAIN, Jacques Dr dnc de la section (fend, gyi^etrepr.H6p.duS.-CoetfdeMtl MICHAUD.Claude vice-président du Conseil Groupe Val Royal Inc.PAfiEAlMX)YETTE,Nycol drectrice^énénle Fonds Québécois de ecupcfniOQ PERRON.Jean Nomick Perron RATELLE, Jean-Pierre vice-président marketing Steint>erg SAUCIER, Claude aninnateur Télé-Métropole TURCOTTE, René dncteurdelafonnstion prof.M barreau, Un de Sherbrooke, FactM de droit LUNDHAU Pierre président-directeur jénéral jvalin Environnement MINKOFF, Michael actionnHf Centrale de la Machine i couke IndustrieBe hc PAQUET, Jacques avocat PotNer,Bè9in,Dèfsle, Veileui, Morency, Sativageau PERRON, Louis, B.LA.architecte paysagiste RISI.Marcel prèsKient-dncteur général Centre Ûuèbècon de nMition de La Biomasse SAUCIER, Guylaine rite générale VACH0N,Pien»4latfice naire SiiRte4larie de Beauce MARSAN, André directeur, programmes industriels Institut de Technologie 3 MONTREUlU Jacques directeur Police C.U.M.PARENT.Pierre vicefrésidentetdRCteur tien Montréal 1992 POIRIER, André R06ICHAUD.Yvon hjfpottiécan FklucieDn^SucdeMt] SIROIS, Raymond président Ouébec-Téléphone j VALLÉE, Prandne vice-présidente.Affaires publiques Air Canada -V MARSAN, Jean-Ctaude architecle - Doyen - Facuftè de ramenaoenwnt Université dB Montréal MONTREUlU Marcel directeur général Cégep Joliette de Lanaudière PÉUDEAU, Pierre président et chef de la direction Québécor Inc.PORTUGAIS, Laurent directeur générât CiE.C>M.ROCHETTE, Me Hartkt, avocat assodéDrintipal Groupe iobecokK.SUVITSKY, Michel conseiller technique I.N.R.S.- Eau VA!LLANCÛURT,Jearv O' LA BRASSERIE MOLSON O'KEEFE LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 24 MARS 1990 PUBLISCOPIE L'usage domestique des pesticides ATTENTION AU POISON DANS NOS ARMOIRES! 21 L'allure «pacifique» des maisons entourées de gazon d'un vert parfait trompe l'oeil.Sous l'évier de la cuisine et sur les tablettes des cabanons, trônent des armes redoutables: les pesticides.Destinées à exterminer les insectes malvenus, les champignons indésirables et les pissenlits offensants pour la vue, ces poudres et potions ne sont pas inoffensives pour l'être humain et son environnement.Le danger qu'elles représentent se manifeste autant lors de l'épan-dage qu'au moment de jeter le produit devenu inutile, sans compter les risques d'absorption accidentelle par des enfants.Plus de 1000 cas d'intoxication par les pesticides sont rapportés chaque année au Centre de toxicologie du Québec.Leur usage courant les rend pourtant anodins.Selon une étude menée par Environnement Canada, de concert avec le département de santé communautaire (DSC) de Lanaudiére, et rendue publique en 1989, plus de 70 p.cent des habitants de cette région qui entretiennent un terrain utilisent des pesticides allant du très répandu «Raid» jusqu'aux redoutables 2-4D, captane et mala-thion.Ces jardiniers amateurs conservent à la maison, en moyenne, trois produits distincts.Chez certains, on en a même retrouvé jusqu'à 21, parmi lesquels figurait un pesticide banni du marché depuis 1948! Un canon pour tuer une mouche «Les gens sont peu conscients que le fait d'utiliser des pesticides est une solution extrême», souligne Francine Perron d'Environnement Canada, l'une des responsables de cette étude.«Avant d'acheter des produits, on devrait toujours se demander s'il n'existe pas des techniques plus douces et tout aussi efficaces.Et surtout, il faut remettre en question la nécessité d'avoir, autour de sa maison, un beau tapis vert dénué de tout insecte et de toute mauvaise herbe.» L'enquête de Lanaudiére a révélé que les propriétaires de petits terrains en milieu urbain eu en banlieue faisaient devantage usage de pesticides que les citoyens des petites collectivités, pour des raisons avant tout esthétiques.Il existe pourtant des solutions de rechange pour lutter tant contre l'invasion des insectes parasites que contre les épidémies de mauvaises herbes.L'apparition massive de pissenlits est, par exemple, le signe d'un entretien inadéquat du terrain: mauvaise aération de la pelouse, tonte trop peu fréquente ou trop sévère, couche de terre arable insuffisante, etc.De vieux trucs ont par ailleurs fait leurs preuves, tels que l'assiette couverte de bière où viendront se noyer par dizaines les limaces qui ont investi le jardin.De plus, il existe maintenant sur le marché des pesticides d'origine biologique, moins nocifs pour la santé et l'environnement: la terre diatomée dont les particules perforent les entrailles des insectes, le Baciilus thuringiensis qui s'attaque aux chenilles, les savons insecticides, etc.Votre certificat, s.v.p.?L'enquête menée dans Lanaudiére ainsi qu'une étude semblable effectuée sur le territoire de La-keshore montrent qu'une proportion croissante de gens ont recours à des firmes spécialisées pour l'épandage des pesticides.Depuis février 1990, les travailleurs de ces entreprises doivent détenir un certificat délivré par le ministère de l'Environnement du Québec.L'examen qui précède leur certification touche surtout à l'utilisation sécuritaire des pesticides chimiques, mais teste également la connaissance des pratiques de rechange.Devant les pressions de citoyens conscients des dangers pour eux-mêmes et l'environnement, plusieurs firmes offrent aujourd'hui des programmes d'entretien «écologiques» où les méthodes mécaniques et les pesticides biologiques volent la vedette aux traitements choc.Dans les pépinières et les centres jardins, les vendeurs devront l'an prochain se soumettre eux aussi à un tel examen.Souvent quitte pour glaner ses renseignements dans les dépliants produits par les fabricants de pesticides chimiques, le consommateur pourra donc de plus en plus recevoir des conseils avisés dans les points de vente spécialisés.Un problème persiste cependant: comment éliminer les contenants de pesticides que l'on possède déjà?Les jeter avec les ordures ménagères ne résout rien puisque les substances peuvent contaminer le sol du dépotoir ou Jes émanations de l'incinérateur.À la suite de l'enquête du DSC de La-keshore, les autorités ont organisé en 1987 une collecte des produits nuisibles.Plus de 80 tonneaux ont alors été remplis d'une multitude de contenants où figuraient, aux côtés des pots de solvants et des résidus d'huile, les boîtes de pesticides souvent périmés.Ces déchets ont été confiés à une entreprise chargée de les C'est à l'extérieur qu'on arrose, mais c'est à l'intérieur, souvent, que Ton garde les pesticides.Attention, danger! détruire selon les normes de sécurité en vigueur.«Il s'agissait d'un projet pilote, explique Claudine Christin, agente de programmation au DSC Lakeshore.Son succès a entraîné l'instauration d'une collecte annuelle dans quelques municipalités.» Comme le coût de collecte et d'élimination est élevé, 375$ le tonneau lors de l'opération de 1987, les citoyens doivont se faire convaincants auprès de leur administration municipale.Afin d'éviter l'accumulation des pesticides à domicile, Francine Perron suggère également que les compagnies offrent leurs produits dans des contenants plus petits, de manière à assurer que Le Groupe NRJ inc.Conseil en communication Développement organisationnel 360, rue St-François-Xavier Bureau 400 ^ t .Montréal (Ouébec) Des décisions à communiquer?H?v Qfi ^es ^^ations \u2022 \u2022 \u2022 délicates à expliquer?Y 18 Des groupes-cibles à convaincre?S ira typiquement.Systématiquement.Vous pouvez voua aider à tirer le meilleur de nous-même en appelant Dominique Ferrand ou Pierre Landry (514)282-9766 22 PUBUSCOPIE LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 MARS 1990 L'usage des pesticides peut entraîner à long terme des problèmes aigus pour son utilisateur de même que pour l'écosystème.tout le contenu soit utilisé lors d'un même traitement.Mme Perron rappelle aussi que l'usage des pesticides peut entraîner à long terme des problèmes aigus pour son utilisateur de même que pour l'écosystème, problèmes auxquels on ne songe pas spontanément.Certains pesticides autrefois courants se sont, par exemple, révélés cancérigènes ou mutagènes.Il faut aussi considérer que les produits répandus sur la pelouse se retrouvent en partie dans les égouts, les cours d'eau et les nappes souterraines.«En ville surtout, on a peur des bibittes, observe-t-elle.Mais à la limite, si on éliminait tous les insectes parasites, leurs prédateurs ne survivraient pas davantage: une prochaine vague de parasites aurait alors beau jeu pour proliférer.» PESTICIDES?i NON MERCI! Aux grands maux, les petites ruses ¦ a lutte contre l'invasion jl des perce-oreilles au ¦¦moyen de vieux journaux sous lesquels les petites bêtes noires s'agglutinent, l'élimination des pucerons des plantes en pot grâce à la vaporisation de savon à vaisselle dilué dans de l'eau, le contrôle des pissenlits par un meilleur entretien technique plutôt que chimique de la pelouse: voilà autant de ruses proposées pour remplacer le recours systématique aux pesticides.Quelques organismes diffusent aujourd'hui de telles informations, au moyen de brochures et dépliants.Environnement Canada a notammant conçu en collaboration avec le Département de santé communautaire (DSC) de Lanau-dière, une série de cinq feuillets traitant des moyens de rechange aux pesticides.Ces fiches seront disponibles au mois de mai.«Elles sont remplies de trucs simples et sûrs pour résoudre les problèmes les plus courants», assure Suzanne Hamel Fortin, omnipra-ticienne responsable des dossiers environnementaux au DSC Lanaudière.Les thèmes suivants y sont abordés: entretien préventif de la pelouse, solutions aux invasions d'insectes dans la maison, problèmes et traitements de la pelouse, des fleurs, des arbustes et arbres fruitiers.Il est également possible de consulter: \u2014 Pesticides, le moins possible.Solutions de rechange aux pesticides chimiques pour pelouses, arbres, arbustes et potagers.Dépliant publié par le ministère de l'Environnement du Québec.\u2014 Une belle pelouse?C'est possible sans produits chimiques.Dépliant publié par Nature-action, groupe de Saint-Bruno-de-Montarville.Ce groupe vend également une petite affiche de coro-plast avec l'inscription: Pesticides?non merci! \u2014 Guide d'utilisation domestique des pesticides.Brochure de 32 pages publiée par le DSC Lakeshore (Pointe-Claire).péLQQUIN Au Québec depuis 20 ans, quand on parle de recyclage, on parle de Robert Péloquin & fils.En 1989, l'équipe de Robert Péloquin et fils ltée a recyclé : 60 000 tonnes de verre 4 000 000 Ibs d'aluminium 10 000 000 Ibs de plastique Aujourd'hui, le plus important recycleur québécois se dote d'une nouvelle image.S'inscrivant comme chef de file dans la nouvelle politique de récupération et de recyclage au Québec, Robert Péloquin et fils ltée, grâce à son infrastructure moderne, répond à la demande croissante de ceux et celles qui agissent pour préserver notre environnement.RECYCLAGE Robert Péloquin & fils ltée 5441, rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H4C 1T8 Téléphone: 932-4474 Télécopieur: 931-7445 5955, rue Frontenac Saint-Hyacinthe (Québec) J2S 7A9 Téléphone: (514) 774-4989 LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 24 MARS 1990 23 LA QUALITE DE VIE DE DEMAIN L'APPROCHE ENVIRONNEMENTALE DE LAVAL On aura beau avoir le service de l'Environnement le plus efficace, adopter les règlements les plus sévères, si les citoyens ne sont pas sensibles à l'environnement, s'ils ne sont pas convaincus qu'ils ont leur rôle à jouer, on n'ira pas très loin.» André Perrault, directeur du service de l'Environnement de Laval est formel.À la base de toute politique municipale de l'environnement, il doit y avoir une volonté claire et partagée par l'ensemble de la communauté: citoyens, entrepreneurs, commerçants.La municipalité doit par ailleurs assumer le leadership de toute cette bonne volonté.C'est pourquoi, en août 1988, Laval créait son service de l'Environnement, l'une des rares municipalités qui aient fait ce geste au Canada.Ce service permettra à Laval de mieux coordonner les actions et d'entretenir de meilleures relations avec les autres paliers de gouvernement en matière d'environnement.«Cette préoccupation de l'environnement est relativement récente, rappelle le directeur.Il faut un certain temps pour changer les mentalités.Nous devons nous employer à faire partager cette préoccupation par l'ensemble des Lavallois.» ACTION ENVIRONNEMENT Laval a pris un virage environnemental d'envergure en créant son service de l'Environnement, un service à la population pratiquement sans égal au pays.Il a donné naissance à Action Environnement, au printemps 1989, un programme dans lequel Laval a injecté plus de 1 million de dollars en 1989.Action Environnement est un programme d'information, de protection, de conservation et d'amélioration de l'environnement de Laval comptant une équipe de 30 personnes munie de 10 véhicules identifiés et d'équipement spécialisé.Action Environnement a mené une campagne de sensibilisation à la qualité de l'eau produite à Laval.PUBLIREPORTAGE Il vise en grande partie à informer les citoyens sur les principaux \\ problèmes de pollution, et, surtout, de les inciter à collaborer à l'effort municipal pour protéger et améliorer l'environnement.Le programme consiste en des mesures pour améliorer la qualité de vie de la population lavalloise reflétant une politique environnementale globale.Parmi celles-ci, des mesures et règlements pour réduire le bruit communautaire, la surveillance et le contrôle de la pollution de l'air, la collecte de déchets domestiques dangereux et la protection des rives du littoral.De plus, Action Environnement consiste en des actions innovatrices: entre autres, visites des usines d'épuration et de filtration, activités d'amélioration des rivières entourant Laval, distribution de trois dépliants d'information aux 120000 portes de la ville, conférences de presse et vidéo Action Environnement.Les interventions rapides et efficaces auprès des citoyens et les interventions d'urgence font également partie des services du programme.«Les dépliants que nous avons distribués ont susc;té beaucoup d'intérêt.Ils portaient sur l'approche globale de Laval, la réglementation municipale, l'eau potable et les déchets domestiques dangereux.La réponse a été excellente, se réjouit André Perrault.Les gens nous appellent pour avoir des renseignements supplémentaires ou pour faire des suggestions.» Toujours dans l'optique d'être plus visible et plus accessible à la population, le service de l'Environnement s'est doté d'une identité visuelle pour son programme Action Environnement.C'est ainsi que les uniformes des membres de l'équipe et les véhicules arborent la signature Action Environnement.C'est un programme spécifiquement créé pour r l i Des mesures antibruit sont au nombre des activités de l'équipe Action Environnement au cours de la saison estivale.concrétiser la préoccupation environnementale de Laval et sa volonté d'intégrer la population à sa démarche.SIX DOMAINES D'INTERVENTION La nature peut vivre sans l'être humain, l'être humain ne peut vivre sans la nature.Cette réalité n'est désormais plus un secret pour personne.Elle définit par ailleurs toute l'importance qui doit être accordée à l'environnement.En regard de sa mission, le service de l'Environnement a identifié six domaines dans lesquels il est important d'entreprendre des actions, tant de prévention que d'intervention, afin de conserver notre environnement et assurer la qualité de vie de demain.Il s'agit de l'alimentation en eau potable pour les 300000 Lavallois, la conservation des 75 kilom.très de rives, l'assainissement des eaux usées, la planification des rése< d'égouts et d'aqueduc, la gestion des déchets solides ainsi oue Insalubrité et l'hygiène du milieu.C'est ce respect de la nature et de nos besoins qui a guidé Laval dans l'élaboration globale de son approche face à l'environnement: la conservation et l'amélioration de notre milieu de vie, de notre environnement.Pour donner à l'environnement tous les soins nécessaires à son bien-être, ce que ça prend avant tout, c'est de la bonne volonté. 24 PUBLISCOPIE LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 MARS 1990 a région du Saguenay-Lac-I Saint-Jean est en voie de ¦¦¦démontrer qu'il est possible, dans le contexte socio-économique actuel, de favoriser un esprit de consensus et de responsabilité.Des notions qui sont essentielles pour un engagement sur la voie du développement durable.L'organisation mise en place pour relever un tel défi a exigé oes Jeannois et des Saguenèens des efforts considérables de concertation qui ont mené à la tenue des États généraux de l'environnement (26 novembre 1988) et qui leur permettent aujourd'hui d'être en mesure, au plan environnemental, de réaliser des actions bien concrètes.Consultation tous azimuts Directeur général du Conseil régional de l'environnement (CRE), Alain Bergeron rappelle que cette idée de tenir des Etats généraux de l'environnement revient à Jean-Guy Renaud, ex-président de la table sectorielle sur l'environnement du Conseil régional de concertation et de développement (CRCD) et ex-président du comité organisateur de cet événement majeur que furent les États généraux.L'un des points marquants du lar- * ge exercice démocratique réalisé à l'instigation du CRCD et du CRE, commente le directeur gé- néral, a été la qualité des consensus effectués, de même que tout le dynamisme qui en est issu par la suite.«Au cours de la première étape de cette vaste entreprise, rappel-le-t-il, il a fallu élaborer un «état de la situation» ou, si l'on préfère, tenter de cerner au mieux la problématique environnementale existante.Quelques compagnies, par exemple, ont dû froidement faire les constats qui s'imposaient et reconnaître que leur façon de surexploiter des ressources naturelles, sans aucun souci environnemental, menait tôt ou tard à un gâchis socio-économique.» Colloques de zone À l'étape suivante, c'est-à-dire lors des colloques de zone tenus à Mistassini, à Saint-Félicien, à Aima et à Chicoutimi, les représentants des milieux industriel, agricole, socio-communautaire et municipal ont fait savoir comment ils percevaient, eux, cet état de la situation.Là encore, les discussions ont été vives, mais peu à peu des «propositions constructi-ves» ont émergé des débats, signale Alain Bergeron.En effet, un coup d'oeil rétrospectif sur le contenu des ateliers démontre clairement que les groupes et organismes participants se sont efforcés de combler de façon ingénieuse les lacu- mm.Caron Bélanger Ernst & Young COMPTABLES AGRÉÉS Montréal (514)875-6060 Laval (514) 337-8105 Hull-Ottawa (613) 232-1511 Granby-Bromont (514) 375-4400 Montréal-Rive-Sud (514) 671-1960 Québec (418) 524-5151 La Malbaie (418)665-4465 Alain Bergeron, directeur général du Conseil régional de l'environnement (CRE).nés existantes, de même que d'élargir la sensibilisation et l'éducation de leurs membres face à leur milieu de vie.«Il faut reconnaître que l'initiative environnementale envisagée était audacieuse, car il n'était pas du tout évident, à ce moment-là, que l'exercice pouvait porter fruit.Rassembler, à une même table, des écoles militantes de la première heure et des industriels «pollueurs» qui par le passé avaient dans quelques cas servi de cible à ces mêmes écolos, tenait de la haute voltige.«Heureusement, les participants ont démontré un vif intérêt pour la démarche mise de l'avant.Et cela est d'ailleurs tout à leur honneur, car ils ont accepté collectivement de prendre ce beau risque.» Il faut aussi préciser que quelques rares entreprises, dont Hydro-Québec, ont mis un certain temps avant de véritablement mettre à profit les tribunes qui leur étaient offertes.«Mais la tache noire sur le bulletin revient sans contredit à la municipalité de Jonquière qui a refusé tout autant de participer aux colloques de zone que de fournir un appui financier aux organisateurs», souligne le porte-parole du CRE.Au total, les discussions intervenues lors dés quatre colloques de zone préparatoires aux États généraux ont donné lieu à 89 propositions d'action et à 24 projets concrets.Le jour « J» Dans l'esprit de plusieurs Jeannois et Saguenèens, le jour «J» demeurera une date mémorable pour une double raison.D'abord, la veille, c'est-à-dire le 25 novembre 1988, un tremblement de terre de magnitude 6 sur l'échelle de Richter et dont l'épicentre se trouvait à 35 km au sud de Chicoutimi, secouait la majeure partie du Québec.L'autre raison: les États généraux ont connu un succès retentissant.Le directeur général du CRE rappelle d'ailleurs avec fierté que l'ex-ministre de l'Environnement du Québec, Clifford Lincoln, n'avait pas hésité dans son discours de clôture des États généraux à qualifier d'avant-gardiste et de belle région verte la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Essentiellement, mentionne le directeur général, la journée des États généraux a permis d'élaborer par le biais de consensus, un ordre de priorité parmi la masse de données recueillies antérieu- rement.L'imposition de normes environnementales plus sévères, la récupération, la restaurât:?\" des sites dégradés, l'expérimentation de nouvelles techniques et le financement des divers groupes environnementaux comptent parmi les nombreuses pririorités qui y ont été retenues.Un premier bilan Vu la quantité considérable d'informations techniques et autres fournies par les groupes participants, les intervenants de la table sectorielle sur l'environnement du CRCD, conjointement avec le CRE, ont pris la décision de produire un premier bilan ou portrait d'ensemble de l'état de l'environnement régional.Intitulé «Pour que demain soit», le document rendu public en novembre dernier constitue un cadre de référence qui permet une meilleure évaluation des mesures correctrices à prendre et favorise les changements nécessaires à l'intégration du volet environnemental au développement socio-économique.Un tel bilan est une première au Québec et au Canada.Ce document est un outil précieux pour les groupes désireux de bien circonscrire la situation environnementale actuelle du Saguenay-Lac-Saint-Jean de réaliser des actions bien concrètes dans leurs milieux respectifs.Des retombées Les retombées des efforts investis dans les États généraux devraient être encore perceptibles lors de la tenue de la conférence socio-économique régionale prévue pour l'automne prochain, estime le directeur général.Tout récemment encore, dans le cadre du colloque sur le développement durable tenu à Montréal, bon nombre de participants d'autres régions du Québec se sont enquis auprès du CRE des efforts qu'il a dû mettre de l'avant pour «démarginaliser» le discours environnemental de même que pour financer la mise sur pied d'une stratégie régionale similaire de conservation et de protection de l'environnement.«Personnellement, conclut Alain Bergeron, je considère qu'il appartient à chacune des autres régions du Québec de déterminer les moyens de s'engager sur la voie du développement durable.Il se peut que dans quelques cas cela passe par un tout autre moyen que la tenue d'États généraux.Il appartient aux intéressés de découvrir les meilleures voies à emprunter.» LES ÉTATS GÉNÉRAUX DU SAGUENA Y-LAC-SAINT-JEAN LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 MARS 1990 PUBUSCOPIE 25 Protéger Penvironnemepf c'est penser à leur avenir! ra E o T3 CO .w 6 co \"D co (D X) u CD E o \"O 0) 3 cr re ® Soucieuse de protéger la qualité de l'environnement et d'assurer un avenir meilleur à nos enfants, Petro-Canada a été la première société pétrolière nationale à retirer ses essences au plomb du marché.Par cette initiative, Petro-Canada se range parmi les entreprises qui ont fait de la protection de l'environnement leur principale préoccupation.Ce n'est là qu'une des multiples mesures que compte prendre Petro-Canada afin que nous puissions tous jouir d'une meilleure qualité de vie.À Petro-Canada, nous croyons que chaque geste posé pour protéger l'environnement est d'une importance capitale pour l'avenir de nos enfants et de l'humanité.* 1 Au service des gens d'ici - - - - ' __«L- 26 PUBL'SCOPJE LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 MARS 1990 Développement international L'ENVIRONNEMENT, LE CANADA Y VOIT es Canadiens ont gagné I une réputation enviable WÊÊËpour leur engagement en développement international.Et si on parle d'environnement, le Canada a été un des premiers pays à tenir compte de cette préoccupation dans l'attribution de son aide au tiers monde.Partout dans les pays en développement, l'environnement est menacé.Certaines régions sont déjà le théâtre de désastres écologiques.Dans une arène économique mondiale où les combats ne se livrent pas à armes égales, certains pays aux prises avec des besoins pressants dus à une croissance démographique effrénée n'ont parfois même pas les moyens d'investir dans le long terme.Dans ces pays, les problèmes environnementaux revêtent un caractère particulièrement aigu.En Amérique latine, l'Amazonie perd plus de 12 000 km2 de forêt par année, les zones forestières des Andes et de l'Amérique centrale voient leur superficie diminuer de jour en jour et déjà 20 p.cent des terres du continent sont désertiques.L'Asie fait également face à de graves problèmes environnementaux dont l'érosion, le déboisement, la pollution industrielle, la pollution de l'air et des régions côtières.La dégradation de l'environnement n'épargne pas les îles du Pacifique-Sud et des Antilles où l'élimination des déchets, la pollution de l'eau, l'érosion du sol et du littoral, la gestion des forêts et des pêcheries, la mauvaise utilisation des terres et l'extinction d'un nombre croissant d'espèces fau-niques sont parmi les principaux sujets d'inquiétude.Enfin, le continent africain est durement touché par la détérioration des sols, l'épuisement des pâturages, la sécheresse, la désertification et la culture excessive.L'économie de l'Afrique dans son ensemble souffre des problèmes environnementaux et on y Quatre-vingts pour cent des habitants des pays en développement dépendent du bois comme source d'énergie.enregistre une progression constante des taux de malnutrition et de mortalité.Aussi, parce que les besoins des populations de cette région du globe sont les plus criants à l'heure actuelle, le Canada y concentre ces années-ci son effort de soutien au développement.L'ACDI veille au grain L'Agence canadienne de développement international (ACDI), créée en 1968, constitue l'instrument privilégié de réalisation de l'aide canadienne aux pays du tiers monde.Selon Gilles Lamou-reux, conseiller spécial de l'Agep-ce pour les questions environnementales, le Canada a fait preuve de leadership dans ce domaine dès les années 70.Mais avec l'adoption en 1988 de la Charte canadienne de l'aide publique au développement et avec l'inclusion de l'environnement dans ses priorités d'intervention, le Canada prenait des engagements officiels.La politique actuelle de l'ACDI en matière d'environnement est claire.Gilles Lamoureux précise que «tous les projets sous l'entière responsabilité de l'ACDI doivent passer au crible de l'évaluation environnementale.Seuls les projets multilatéraux, c'est-à-dire impliquant une action concertée avec plusieurs pays, échappent à Ultramar respecte les grands espaces cette règle mais, encore là, l'ACDI doit faire valoir la problématique environnementale auprès de ses partenaires».En plus d'une préoccupation intégrée à l'ensemble de ses activités, l'ACDI finance de nombreux projets conçus dans une perspective environnementaliste.Parmi ceux-ci, un bon nombre sont orientés vers l'amélioration de la qualité de l'environnement.Par exemple, au Sahel, en Afrique, on met l'accent sur la stabilisation du couvert végétal, le rétablissement de l'équilibre alimentaire et le développement des sources d'énergie renouvelable.D'autres projets visent à renforcer l'autonomie des pays en développement dans la gestion de l'environnement.Gilles Lamou-reux insiste sur l'importance accordée par l'ACDI à cet objectif et mentionne que les projets en ce sens sont aussi nombreux que variés.Ainsi, au Népal, au Pakistan et dans les Caraïbes, le Canada a apporté un soutien à l'élabo- En Chine, dans les cultures intercalaires, le paulownia fait des merveilles à cause de sa croissance très rapide.ration de stratégies nationales visant à mettre en pratique le principe de développement durable.En Indonésie, un progamme de formation et d'éducation, dont la troisième phase bénéficiera de 35 millions de dollars en cinq ans.permettra d'améliorer le contrôle par des experts locaux d'une foule d'aspects dont la gestion des toxiques, les études d'impact, le droit de l'environnement et la création de réseaux de recherche en environnement.La sensibilisation est un autre volet de l'engagement de l'ACDI, qui finance entre autres des forums internationaux et des activités d'information de toutes sortes.Enfin, l'aide de l'ACDI à la collecte et à la gestion des données de base sur l'environnement se concrétise principalement dans des projets de cartographie où, notamment, l'expertise canadienne en télédétection peut être mise à contribution.D'après ses propres estimations, l'ACDI affecterait entre 20 et 25 pour cent des fonds d'assistance bilatérale (ententes entre le Canada et un pays en développement) à des projets destinés à améliorer la gestion, la conservation et le renouvellement des ressources du milieu, ce qui représenterait environ 250 millions de dollars annuellement.Malgré l'imposition d'une limite à la croissance de l'aide publique au développement dans le nouveau budget fédéral, l'ensemble des crédits alloués en 1990-1991 totaliseront 2,9 milliards, soit 188,4 millions de plus qu'en 1989-1990.L'ACDI gère environ 75 p.cent de ces fonds, le reste étant réparti entre divers organismes internationaux et canadiens.Parmi ces derniers, le Centre de recherche pour le développement international (CRDI).basé à Ottawa, recevra 114 millions de dollars.r i.- m Pour des visites guidées ^ dans nos sites naturels ! w \u2022 .v.;: Pour vos congrès et réunions dans un environnement de qualité ! Pour vos activités dans nos espaces verts ! L'environnement nous préoccupe.et nous occupe !.LAVAL.\u2022 Un choix naturel ! i ni idi ic^ahic rtfULi«9wr il.Z A crrccr MftfcJTPFÛ! c a ¦¦cni *yn iiaoc ioqo Rechercher des solutions durables Au CRDI, les chercheurs sont confrontés depuis longtemps au Jien entre développement et envi- ronnement.En particulier en agriculture, en foresterie et dans les pêcheries, le CRDI soutient depuis sa fondation en 1970 les efforts des chercheurs du tiers monde pour trouver des solu- Des raisons terre à terre de ê avoriser le nucléaire.Depuis quelques années, la protection de l'environnement est au coeur de nos préoccupât ioas.L'intérêt accru que nous portons «i la nature constitue une raison de faire appel à l'électricité d'origine nucléaire.Les raisons sont évidentes.Les pluies acides étouffent la vie dans nos lacs et menacent la survie de l'industrie du sirop d'érable.L'effet de serre (le réchauffement global de la température) va entraîner un assèchement des terres cultivables et des inondations daas toutes les régions côtières.Les deux problêmes sont dans une large mesure attribuables aux gaz que dégagent les \\ combustibles fossiles en brûlant.D'un autre côté, la production d'électricité à l'aide de réacteurs nucléaires CANDU est propre.Elle ne contribue pas à accroître les précipitations acides ou les émissions de gaz carbonique qui est le principal responsable de l'effet de serre.Energie atomique du Canada limitée (EACL) coasacre chaque année 50 millions $ à des travaux de recherche sur l'environnement.120 de nos scientifiques et ingénieurs oeuvrent dans ce secteur.Nous estimons qu'il existe des méthodes permettant d'entreposer les déchets nucléaires jusqu'à ce qu'ils ne constituent plus une menace.Le confinement d'une quantité relativement faible de combustible nucléaire irradié est préférable au déversement massif dans l'atmosphère des polluants que dégagent les combustibles fossiles.Si vous désirez obtenir plus de réalignements au sujet des autres avantages que présente l'énergie nucléaire sur le plan de l'environnement, détachez le coupon ci-après et expédiez-le par la poste à EACL.Nous seroas heureux de répondre à vos demandes de renseignements.A> Énergie atomique du Canada limitée \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022« \u2022 Retourner le coupon aux Affairer, publiques d'KACL bu M4, me Slater, Ottawa (Ontario) Kl A 0S4.?Je désire obtenir de plus amples 'renseignement s au sujet des avantages de l'énergie nucléaire sur le plan de l'environnement.\u2022 ?Je désire obtenir de plus amples renseignements au sujet d'Lnergie \u2022 atomique du Canada limitée.Nom Adre> ri->m.- Ville Province Code postal Numéro de téléphone \u2022 Préférence linguistique: ?Anglais q Français Dans les pays en développement, le problème consiste à concilier progrès et conservation des ressources.Ce n'est pas une mince tâche.tions durables aux problèmes environnementaux.Parmi les nombreuses réalisations du CRDI, le responsable des services d'éducation de l'organisme, Jean-Marc Fleury, parle avec enthousiasme des cultures intercalaires, une idée qui a pris des formes diverses et qui a donné des résultats spectaculaires dans plusieurs pays.En gros, la technique consiste à planter des arbres ou des arbustes en rangées, de façon à former des couloirs dans lesquels on peut intercaler diverses cultures comme le blé, le maïs ou le coton.Les racines des arbres stoppent l'érosion, enrichissent le sol et aident à garder l'humidité; les branches et les feuilles peuvent fournir un ombrage bénéfique ou contribuer à enrichir la terre lorsqu'elles sont laissées sur le sol.«Depuis sa participation à la création du Conseil international de recherche en agroforesterie, au Kenya, il y a pjus de 10 ans, le CRDI a largement contribué aux recherches dans ce domaine», ajoute Jean-Marc Fleury.Pour David Brooks, responsable des programmes d'environnement au CRDI, un développement qui tient compte de l'environnement peut être rentable à court terme.Pour appuyer ses dires, il cite un projet réalisé avec des pêcheurs de poissons d'aquarium aux Philippines.«Traditionnellement, explique David Brooks, ces pêcheurs dispersaient du cyanure dans l'eau et cueillaient ensuite les poissons «endormis» flottant à la surface.Malheureusement, beaucoup de ces petits poissons très colorés et très appréciés dans le monde entier mouraient empoisonnés; sans compter la destruction de nombreux autres organismes vivants touchés par le cyanure.» Le CRDI a contribué à mettre au point une nouvelle technique de filets à mailles fines qui s'est révélée plus efficace et qui a permis d'augmenter les revenus des pêcheurs.Lors d'une enquête réalisée en 1988 par la firme Décima de Toronto auprès de 1 000 Canadiens, la majorité des personnes interrogées mentionnait l'environnement comme problème mondial numéro un.Certes, les pays industrialisés voient de plus en plus l'urgence de se responsabiliser face aux problèmes environnementaux du tiers monde.Selon toutes probabilités, la population mondiale doublera au cours du prochain siècle, avec pour effet d'accroître la pression sur les ressources naturelles du globe.L'environnement est bel et bien un défi planétaire et nous commençons à peine à le relever."]
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