La presse, 22 février 1990, B. Informations nationales - Arts et spectacles
[" Informations nationales r.i Arts et Spectacles CELTEX ,nc 1299*1 HT 5000 PORTATIF AVEC ACTIVATION 953-0292 gm' Bureau: 967-9770 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 22 FÉVRIER 1990 ' ¦ 9 § Les recteurs pressent le gouvernement de combler le sous-financement des universités du Ouébec «Désappointé par le budget Wilson », le ministre de l'Éducation ne peut s'engager à quoi que ce soit gilles normand du bureau dc La Presse QUÉBEC Tandis que les recteurs et les principaux des universités du Québec pressent le gouvernement de combler en totalité le sous-financement de ses universités, le ministre Claude Ryan, «profondément désappointé» par le budget Wilson, n'est plus en mesure de s'engager à quoi que ce soit vis-à-vis de ces institutions de haut-savoir.En effet, qu'importe les résultats du dégel des frais de scolarité, qui est vu comme « un pas dans la voie d'une solution au problème de sous-financement des universités», le gel pour deux ans des paiements des transferts d'argent aux provinces, con-séquemment aux dispositions du budget fédéral, entraînera un manque à gagner de 66 millionsS dans le budget consacré à l'éducation au Québec, et maintiendra grosso modo à 50 millions $ l'écart entre les universités québécoises et canadiennes, pour ce qui est de leur financement.C'est ce qu'a déploré hier le président et recteur de l'Université Concordia, Patrick Kenniff, qui a pris la parole au nom de la Conférence des recteurs, devant la Commission permanente de l'éducation chargée d'étudier le projet de loi sur l'aide financière aux étudiants.M.Kenniff a dit espérer que le gouvernement du Québec ne fasse pas subir aux universités les compressions budgétaires dont le gouvernement fédéral vient de re- filer la facture aux provinces.Ce à quoi M.Ryan a rétorqué que 30 p.cent des transferts, soit 6b millions $ sur 222 militons $ allaient toucher l'éducation, comparativement à 70 p.cent pour le secteur de la santé.Est-ce que la situation qui s'ensuivra amènera le gouvernement du Québec à réduire ses subventions au^ universités?Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Science n'a pu s'engager dans un sens ou dans l'autre.«|e ne sais pas, a dit M.Ryan.Nous devrons mesurer les implications des décisions du gouvernement fédéral.C'est sûr qu'elles auront des implications très réelles pour nous.» Interrogé à savoir si les frais de scolarité pourraient en être affectés à la hausse, M.Ryan a répondu que cette éventualité n'avait pas été considérée, mais il a ajouté: «L'avenir, Dieu seul en est maître.» «On n'invente pas l'argent» Concernant le manque à gagner de 50 millions $, qui maintient l'écart entre le financement des universités québécoises et celui des institutions canadiennes, M.Ryan a indiqué que le Québec aussi souffrait d'un manque à gagner.«On ne peut quand méme pas inventer l'argent, comme M.Gérard D.Lévesque le disait hier.Nous n'avons pas à notre disposition la Banque du Canada.Il faut tenir compte de la réalité.Il y aura le dépôt des crédits au mois de mars.Il y aura le bud- get.C'est là que le gouvernement annoncera ses intentions.» M.Ryan s'en est pris à ce qu'il a appelé «la mode du jour» qui consiste, pour le gouvernement fédéral, à lancer de nouveaux programmes dans certains domaines, notamment celui de l'enseignement supérieur et de la science, sans prendre soin de s'informer auprès des provinces de quelle manière devrait être aménagée l'aide qu'il veut apporter.Le ministre a donné l'exemple d'un programme fédéral nommé « Bourse Canada», lancé il y a deux ans, et dont «nous n'avions pas un véritable besoin, étant donné le régime de prêts et bourses que nous avons au Québec».«Ce programme, qui doit entraîner des déboursés d'au moins 80 millions $ par année, vient s'ajouter sans qu'il y ait eu consultation avec les provinces.» «Un autre programme lancé l'an passé, le programme des centres d'excellence, oblige nos universités à mettre sur pied à la course des programmes qui vont être de beaucoup amplifiés par rapport à ce qui existait normalement.Pendant ce temps, on rogne sur la base pour être capable de lancer des programmes de valeur dans le domaine de la recherche scientifique avancée.On érode la base pour promouvoir ces programmes», explique le ministre Ryan, précisant qu'il trouvait cette politique «catastrophique ef profondément déplorable».M.Patrick Kenniff a quant à lui rappelé à M.Ryan les deux conditions exigées par la Conférence des recteurs ct des principaux d'universités, pour donner son appui, en décembre dernier, à la décision dc mettre fin au gel des frais dc scolarité.La première condition voulait qu'il y ait amélioration du régime des prêts et bourses, suffisamment pour compenser l'augmentation des frais de scolarité et faire en sorte que les étudiants incapables de défrayer ces coûts n'en subissent aucun tort; la deuxième condition stipulait que le produit net de l'augmentation de ces revenus profite aux universités, c'est à dire qu'elle ne soit pas compensée par une diminution correspondante, totale ou partielle des subventions gouvernementales.M.Ryan, dans son discours d'ouverture des travaux de la commission, a réitéré sa conviction que l'augmentation des droits de scolarité représente la voie du réalisme, de l'équilibre et de la justice.Le ministre a par ailleurs souligné que le nombre total d'étudiants bénéficiaires du régime de prêts et bourses devrait augmenter de plus de 20 p.cent avec la réforme proposée par le gouvernement.Cette réforme, précise-t-il, favoriserait surtout les étudiants non résidents, ceux qui ont un conjoint et ceux qui n'en ont pas mais qui ont des enfants à charge.Selon lui.comparativement aux étudiants membres de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), les étudiants québécois continueront de jouir d'un support financier relativement plus avantageux.L Ontario est la plus touchée Peterson Presse Canadienne TORONTO Tout en reprochant à Ottawa de se débarrasser de ses ennuis fiscaux en les rejetant sur le dos des provinces les plus riches, le gouvernement libéral de l'Ontario a soulevé hier la menace d'une hausse des taxes.« La moitié des réductions sont en gros exigées de ces provinces.Nous sommes les plus touchés, mais d'autres provinces le sont également», a déclaré le premier ministre David Peterson, en faisant ailusion au budget fédéral déposé mardi par le ministre des Finances Michael Wilson.Le premier ministre a aussi mis en doute les prévisions de M.Wilson sur l'ampleur du prochain déficit fédéral annuel, les taux d'intérêt et l'inflation.Quant au Trésorier provincial Robert Nixon, qui avait clamé avec fierté lundi que cour la première fois depuis 20 ans, l'Ontario n'était plus dans le rouge, il a affirmé que l'Ontario payait plus de 40 pour cent des taxes collectées par Ottawa.Ouébec pourrait retarder le dépôt de son budget de dépenses Presse Canadienne r QUÉBEC t «Mettons les choses en perspective», a demandé Michael Wilson hier dans un appel «au réalisme et à l'ouverture»: photo cp Le budget de dépenses du gouvernement du Québec pourrait être déposé avec quelques semaines de retard cette année à cause de l'impact du budget Wilson sur les finances proviitciales.«Le budget fédéral vient de jeter un petit pavé dans la mare», a déclaré hier le président du Conseil du Trésor, M.Daniel Johnson.Selon le ministre, la préparation du budget de dépenses du gouvernement (les crédits), généralement présenté avant le 31 mars, pourrait en être retardé.M.lohnson n'a pas voulu se prononcer sur les intentions du gouvernement pour combler le manque à gagner de 220 millionsS pour 1990-91 provoqué par la décision de M.Wilson de geler à leur niveau actuel les paiements de transfert aux provinces en matière de santé et d'enseignement post-secondaire.Le ministre a fait valoir que le gouvernement du Québec s'était imposé un régime rigoureux de contrôle de ses dépenses depuis quatre ans et qu'il ignorait s'il était possible de faire mieux.Du coup, il a reproché au gouvernement fédéral de n'avoir «pas fait suffisamment» pour serrer sa propre ceinture depuis 1984.y «Pendant que nous avons instauré un régime de rigueur exemplaire, a-t-il dit à son arrivée au conseil des ministres, il y avait Daniel Johnson beaucoup d'activités récréatives ailleurs de toute évidence.» Pour cette raison, pense M.lohnson, le gouvernement fédéral est «bien malvenu» de «pelleter» son déficit dans la cour des provinces.11 dit souhaiter vivement que M.Wilson lui fasse des suggestions sur les manières de combler le manque à gagner auquel Québec devra faire face, soulignant que la gestion des dépenses est déjà rigoureuse et que le niveau d'imposition des Québécois est déjà très élevé.En outre, il semble rejeter l'idée d'augmenter le déficit de la province pour payer des dépenses courantes, faisant remarquer que le Québec consacre déjà 2 milliardsS par an pour payer les intérêts sur sa dette à long terme.Holden joint les Amis dii lac Meech norman delisle de la Presse Canadienne , QUÉBEC s' *¦ .n député du Parti Ega lîté se joint aux A mis du lac Mcccn.M.Richard Holden; député de Westmount, a confirmé hier qu'il accompagnera un groupe des «Amis du lac Meech» à Winnipeg le 3 mars prochain pour exposer aux députés manitô-bains des arguments en faveur dc l'accord constitutionnel.M.Holden sera du groupe même si la formation politique dont il est membre est officiellement opposée à l'accord.«Cela va contribuer à améliorer la crédibilité'du Parti Égalité», a commenté M.Holden hier en confirmant à la Presse Canadienne sa participation à la mission entreprise par les Amis du lac Meech.Cette crédibilité a été remise en cause la semaine dernière par plusieurs déclarations du chef du parti, le député de D'Arcy-McGec, Robert Libman, un adversaire avoué dc l'entente constitutionnelle.L'organisateur de la mission à Winnipeg, le professeur Storrs McCall de l'université McGill, a indiqué hier que la délégation des Amis rencontrera le groupe parlementaire des députés conservateurs de la Législature de Winnipeg, qui forme le gouvernement, et les membres de l'opposition officielle, c'est-à-dire les députés libéraux de Mme Sharon Carstairs.«Au Manitoba, l'eau du lac Meech est assez froide mais on va essayer de Ja ré-chauffer», a expliqué M.McCall lors d'un entretien téléphonique avec la Presse Canadienne.Selon lui, Mme Carstairs est carrément opposée à l'accord constitutionnel mais il n'en serait pas de même de tous ses députés.11 y a 21 députés libéraux et 12 néo-démocrates dans l'opposition à la Législature manitobaine, le premier ministre conservateur Gary Fiimon ne disposant que de 24 députés dans un gouvernement minoritaire.«Nous voulons discuter du lac Meech ct donner aux députés manitobains un point de vue qu'ils n'ont pas eu l'occasion d'entendre», a pour sa part expliqué une.' autre membre de la délégation des Amis du lac Meech, la chroniqueuse Grcta Chambers du quotidien The Gazette M.McCall a indiqué que la délégation québécoise à Winnipeg comprendra entre autres, outre Mme Chambers et M.McCall lui-même, le politicologue Charles Taylor de McGill, l'homme d'affaires Claude Castonguay et l'ex-député' (1958-1962) de St.Lawren-ce-St.George à la Chambre des communes, Egan Chambers.Libman reçoit des menaces de mort mm la suite de ses dec 1 ara-àw*m tions fracassantes de la semaine.dernière, le chef du Parti égalité, Robert Libman, dit avoir reçu plus de 50 menacés de mort de la part de francophones en colère.À tel point qu'il a demandé la protection de la police 'pouf.quelques jours.Visiblement ébranlé par les réactions que ses propos, ont''suscitées, M.Libman a soutenu qu'il avait été mal cité, que jamais il n'avait parlé d'un «plan d'extermination» visant les anglophones du Québec ou comparé les francophones à des nazis.«Si la mauvaise interprétation qu'on a faite de mes remarques a blessé des gens personnellement, je m'en excuse», a-t-il déclaré en entrevue hier, ajoutant que lui-même «a beaucoup souffert la semaine .dernière», notamment quand M.Claude Ryan l'a invité à se «déniaiser».Libéraux et néo-démocrates crient au scandale « \"if «La contribution demandée aux provinces est mineure», répond le ministre des Finances Presse Canadienne OTTAWA Libéraux et néo-démocrates criaient au scandale hier aux Communes, soutenant que le budget Wilson allait conduire à des fermetures de lits dans les hôpitaux ct à une hausse des frais de scolarité daps les universités canadiennes.Le budget est une «fraude et une farce», s'est indigné le chef de l'opposition libérale Herb Gray.«Le ministre est en train de jouir à l'idée de jeter le pays dans la récession », Un gouvernement «borné», a lancé de soft côté la leader néo-démocrate Audrey McLaughlin.Les partis d'opposition pensent, comme plusieurs provinces l'ont déjà fait savoir, que le nouveau budget du ministre Michael Wilson forcera les gouvernements provinciaux à taxer là où Ottawa a refusé de le faire, ou encore à couper des services.En vertu du budget déposé en Chambre mardi, Ottawa coupe cette année 870 millions S dans les transferts aux provinces, dont 220 millionsS au Québec, en ralentissant le rythme de leur augmentation annuelle.Ces coupures sont apportées au Financement des programmes établis (FPE), conçu au départ comme un système de contributions fédérales aux soins de santé et à l'éducation post-secondaire, deux domaines qui sont sous juridiction provinciale.Soumis au feu nourri des critiques de l'opposition pendant près d'une heure, le ministre des Finances a fait valoir que les provinces n'étaient plus tenues depuis 1977 d'utiliser les sommes provenant du FPE au financement des soins de santé et de l'éducation.Elles peuvent lès utiliser comme bon leur semble.Plus tôt dans la journée, alors qu'il s'apprêtait, à participer à la réunion hebdomadaire de ses députés, le premier ministre Brian Mul-roney avait déclaré que le déficit était un «problème national» auquel il était «tout à ï Tait naturel»que tout le monde, y compris les provinces, apporte sa contribution.«Mettons les choses en perspective», a affirmé M.Wilson dans un appel au «réalisme et à l'ouverture».La contribution demandée aux provinces est «mineure», a-t-il dit, en regard des quelque 34 milliards S qui leur sont transférés chaque année par Ottawa.M.Gray et ses libéraux, a affirmé le ministre, «jouent à l'autruche» en demandant au gouvernement d'ignorer le grave problème du déficit.Mais selon le libéral Brian Tobin, le budget Wilson constitue «un plan de bataille en vue d'une guerre avec les provinces dont les victimes seront les malades et les étudiants».Les partis d'opposition n'étaient toutefois pas les seuls hier à critiquer le budget Wilson.Des députés conservateurs le faisaient aussi.quoique pour des raisons différentes.Des députés comme MM.Vincent délia Noce (Duvernay) et lean-Guy Hudon ( Beauharnois-Sa-laberry) ont estimé que le ministre aurait pu aller plus loin dans sa lutte contre le déficit.Le conservateur Guy Saint-Julien, de la région minière de l'Abitibi, était, lui, carrément déçu.La rage au coeur, il a dénoncé en Chambre l'abandon par son gouvernement du programme d'actions accréditives, grâce auquel Ottawa finançait une partie des travaux d'exploration minière, pétrolière et gazière.Une coupure qui entraînera pour le gouvernement fédéral une économie de 811 millionsS sur cinq ans.Mme McLaughlin s'est aussi indignée des ajustements apportés dans le nouveau budget aux systèmes d'aide financière aux anciens combattants, ajustements qui permettront au gouvernement d'empocher 35 millionsS additionnels sur deux ans.Mieux vaudrait pour le gouvernement, a-t-elle suggéré, qu'il consacre aux anciens combattants les 4 millionsS que coûtera sa campagne de publicité sur la Taxe sur les produits et services (TPS).Le ministre des Anciens Combattants Gerald Merrithew s'est défendu en affirmant qu'il s'agissait d'une opération de rationalisa-lion à laquelle ont donné leur appui les associations d'anciens combattants au Canada.t Audrey McLaughlin i \\ B2 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 22 FÉVRIER 1990 Editorial Paul Desmarais président du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de I information Alain Dubuc éditorialiste en chef La fin du fédéralisme rentable Ce qui a suscité le plus de réactions dans le budget fédéral, c'est sans contredit le fait que le ministre Michael Wilson refile une grosse partie de sa facture aux provinces.Sur lés deux milliards de vraies compressions, plus de huit cents millions ont été tout simplement obtenus en fermant un peu plus le robinet qui va vers les capitales provinciales.Évidemment, les ministres des Finances provinciaux s'indignent, hurlent, n'écartent plus des hausses d'impôt.Ce n'est là qu'une petite chicane intergouvemementale classique.Le vrai problème posé par la crise budgétaire du gouvernement fédéral, bien plus profond, est de nature politique.Cette crise financière marque en effet la fin du fédéralisme rentable tel que nous l'avons connu.Au fil des ans, elle modifiera profondément les règles du jeu entre Ottawa et les provinces, bien plus que toutes les ententes constitutionnelles dont nous discutons interminablement.; D'abord, dans l'immédiat, la ponction qu'Ottawa exerce dans les coffres provinciaux rappelle une vérité moins agréable à entendre: le fédéralisme est une voie à deux sens.Il est en effet logique que les provinces partagent le coût de la lutte au déficit canadien, parce qu'elles ont contribué à le gonfler.Avec la complicité d'Ottawa, elles ont façonné une forme de fédéra- lisme de surenchère, qui a amené les provinces à hurler contre toute compression, à réclamer ce que les autres provinces obtenaient, à exercer du chantage politique pour obtenir plus.Cela a donné une coûteuse politique de saupoudrage qui explique en partie la crise financière actuelle et qui explique surtout pourquoi Ottawa a tant de mal à la résoudre.Quand Ottawa veut éviter la débâcle, il est donc normal qu'il regarde aussi les 33 $ milliards qu'il verse aux provinces, pour quelles partagent la disette comme elles ont partagé les fruits de l'abondance.Bien sûr, les provinces se rebiffent.Le Québec, par exemple, qui perd 220 $ millions, va peut-être devoir augmenter ses impôts.Mais ces réactions ont quelque chose d'irréel, un peu comme si Ottawa pouvait se financer sur la planète Mars.Si M.Wilson avait lui-môme taxé pour récupérer des fonds, l'argent proviendrait des mêmes poches: les nôtres.Mais il n'en est pas moins, qu'en refilant la note aux provinces, M.Wilson ouvre la porte à de délicates réflexions.Les provinces découvriront de plus en plus, si elles se donnent la peine de faire les calculs, qu'elles envoient plus d'argent à Ottawa qu'elles n'en reçoivent d'Ottawa.Pendant des années, elles étaient gagnantes, en grande partie grâce au déficit.Comme Ottawa dépensait beaucoup plus qu'il n'avait, tout le monde en profitait.C'était l'âge d'or du fédéralisme.Mais depuis que ces déficits ont fait gonfler la dette, le tiers des revenus d'Ottawa ne profite à aucune province; il sert à payer les intérêts de la dette.Maintenant, Ottawa dépense moins pour ses programmes qu'il ne perçoit de revenus.La conséquence la plus notable est qu'Ottawa, en se désengageant de programmes dont il partageait le financement avec les provinces, risque de perdre son droit de regard.Traditionnellement, en assumant une partie du coût de ces programmes, le gouvernement fédéral a été en mesure de mettre en place des politiques nationales, d'imposer ses principes et ses critères.Moins il met d'argent, plus il lui sera difficile d'exercer son leadership.Cet affaiblissement du pouvoir central risque d'avoir une portée plus grande que des clauses, comme celle de «r opt ing out», qui inquiètent tant les adversaires de l'accord du lac Meech.Et cela rappelle une chose.Le fédéralisme centralisateur de M.Trudeau reposait certes sur des principes, mais aussi sur le pouvoir de l'argent.C'est sa richesse qui permettait à Ottawa de mettre sur pied des programmes unificateurs.Est-il possible de maintenir cette conception du fédéralisme quand le gouvernement central est au bord de la faillite et qu'il ne pourra pas, pour un bon nombre d'années, lancer de nouveaux projets?Alain dubuc Le Soleil et le tyran de la capitale uelques organismes importants de la région de Québec, dont la Communauté urbaine de Québec et le quotidien Le Soleil, réclameront devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications (CRTC), le 13 mars, le retrait de la licence de la station radiophonique CHRC, le numéro un de la radio AM à Québec, en raison des propos régulièrement déplacés, nettement exagérés et souvent grossiers de Tanimateur-vedette André Arthur.Charrieur professionnel, M.Arthur est un personnage public insupportable pour beaucoup de monde, qui attise ou assouvit les passions de Jimamr se$ auditeurs en riant, en insultant, en blessant.Bk^ttSfT'' ,es personnes en autorité.Il frappe fréquem- , ment en bas de la ceinture.C'est le plus grand WUL Mti % démagogue des ondes québécoises, prêt a tout pour obtenir de meilleures cotes d'écoute.C'est un profiteur qui tire avantage du malheur des autres.C'est un être qui joue à la vierge offensée pour demeurer populaire.C'est un racoleur qui fait vibrer la corde sensible du monde ordinaire en exploitant leur intelligence ou leur innocence.C'est une peste sinon une honte pour les gens qui travaillent dans le monde des communications.Il faut comprendre l'impatience et même l'exaspération des organismes du milieu qui réclament le retrait de la licence de CHRC.Les plaintes antérieures faites au CRTC n'ont résulté qu'en des avertissements polis, gentils, mièvres à l'égard de l'attitude inqualifiable du dénommé André Arthur.Après tout, la radio est publique: il faut être responsable de ce que l'on dit en ondes.Mais qu'un média d'information comme Le Soleil, qui doit être à l'avant-scène pour protéger à tout prix la liberté d'expression soit le premier à se lever pour demander de faire taire André Arthur en retirant le permis d'exploitation de la station CHRC est incompréhensible, voire même inadmissible.Un journal aussi important que Le Soleil accepterait-il de servir d'outil pour bâillonner un animateur radiophonique, même ennemi?Un quotidien aussi crédible accepterait-il d'être identifié comme un instrument de censure s'il advenait que le CRTC donne suite à sa demande de retirer la licence?Le Soleil accepterai t-il de jouer le même jeu démagogique que celui dont il se plaint en se portant volontaire comme matamore et porte-étendard de toutes les personnalités et de tous les partis, organismes, associations brimés et offensés par le suppôt de Québec?À la défense de la liberté d'expression dans une société démocratique, il faut supplier Le Soleil de retirer sa demande au CRTC, quitte à multiplier ses poursuites devant les tribunaux contre le tyran de la capitale.Claude masson Ayatollahs à l'UQAM La liberté d'information, c'est une bonne information», c'est-à-dire celle qui ne nuit pas à la mobilisation pour une juste cause.''Cet énoncé de principe, que n'aurait pas désavoué Nicolas Ceau-cescu, ne provient pas de Staline ni de Mao.Il a été formulé cette semaine par un porte-parole de l'Association générale des étudiants de l'UQAM (AGEUQAM).C'est apparemment la conception qu'on y a de la liberté d'expression et du droit à la dissidence! Résolus â engager, au nom de la démocratrie, une épreuve de force avec le ministre de l'Éducation sur la question des frais de scolarité, les membres de l'exécutif n'entendent pas tolérer la moindre entorse à la nouvelle orthodoxie contestataire.^ Lundi, les membres de l'assemblée générale ont approuvé la -décision de l'exécutif de suspendre la distribution de leur journal qui a osé publier un texte faisant état de la réticence des étudiants en gestion et en sciences à se laisser embrigader en vue de la prochaine guerre sainte.Un porte-parole a expliqué: «Avec un tel article, le front commun des étudiants de l'UQAM risquait de çe désagréger; l'esprit de mobilisation n'était pas respecté.¦ - Finalement, saisis d'un scrupule tardif, ces nouveaux ayatollahs Mont autorisé la distribution de L'Unité, avec une semaine de regard.Mais en l'accompagnant d'une lettre dans laquelle ils se dissocient de ces Salman Rushdie de la solidarité étudiante.Et pour éviter la répétition d'un tel écart de conduite, ils ont déjà dissous Jfi comité de rédaction responsable de cette hérésie.Heureusement pour les membres de ce comité, les dirigeants étudiants njont pas encore le pouvoir d'emprisonner ni de fusiller les affreux déviationnistes.priais on ne perd peut-être rien pour attendre.Les universités sont traditionnellement des foyers de liberté et des lieux privilégiés d'expression de la dissidence.Si ceux qui président actuellement aux destinés de l'AGEUQAM réagissent déjà comme des autocrates seniles, on peut ajuste titre s'interroger sur la société qu'ils nous préparent.2 En affichant un tel degré d'intolérance, il n'est pas du tout certain que ces dirigeants étudiants se soient fait de nouveaux aljiés dans leur bataille contre le dégel des frais de scolarité.Même, et surtout, quand elle provient de l'université, la censure a toujours un effet répulsif.Pierre GRAVEL MSS>îSJRw.-.\u2022.-.¦M- .\u2022 4:4.».\u2022 .* \".^\"A^X*-?'\u2022 .^^^** DROITS RESERVES Le bilinguisme: un fusil à deux coups qui s'est révélé passablement efficace marcel adam La politique de bilinguisme du gouvernement fédéral est remise en cause non seulement par unc minorité d'intolérants anglo-canadiens mats aussi, pour des raisons différentes, par bon nombre de nationalistes québécois \u2014 notamment ceux d'obédience souverainiste.Depuis près de trente ans les gouvernements qui se sont succédés à Québec ont tous réclamé une réforme du fédéralisme fondée sur une nouvelle répartition des pouvoirs, afin de mieux répondre aux aspirations du Québec moderne.Le fédéral n'a pas donné suite à cette requête autrement que par des arrangements administratifs en matières sociale et d'immigration, mais surtout par l'instauration du bilinguisme dans les institutions tombant sous sa juridiction.Cela, afin d'améliorer le sort des minorités francophones en leur accordant des services en français.Réagir aux réclamations du Québec en administrant un viatique à des minorités francophones dont la plupart sont en voie d'extinction, c'est à première vue répondre par un coq-à-l'âne à un problème constitutionnel embarrassant.De prime abord incongrue, à l'analyse la stratégie fédérale se défend fort bien.Aucun gouvernement démocratique sérieux ne se laisse facilement entraîner à chambarder sa Constitution en pleine période de stabilité politique et de prospérité économique, alors que la très grande majorité de la population n'en sent aucunement le besoin.C'est pourquoi, règle générale, les réformes constitutionnelles de l'ampleur de celle que le Québec réclame depuis des lustres sont entreprises après une révolution ou une guerre.On comprend qu'un État fédéral confronté à la perspective d'ouvrir cette boîte de Pandore en temps de paix \u2014 et par-dessus le marché sur la requête d'une seule province (comme ce fut le cas pendant longtemps) \u2014 répugne à courir le risque de déstabiliser dangereusement la fédération et essaie de s'en tirer avec une stratégie de diversion.Comme la fait Ottawa avec sa loi sur les langues officielles.Mais sur quelle analyse concrète se fondait donc cette stratégie particulière?Le gouvernement fédéral avait fait deux constats.1- La réforme constitutionnelle réclamée par les nationalistes et la classe politique du Québec laissait indifférente la grande majorité de la population.2- Parce que les injustices subies par les minorités francophones en matière linguistique révoltent leurs congénères québécois, elles sont la principale cause de la désaffection de beaucoup à l'égard du Canada, et servent mieux que n'importe quoi d'autres les fins de ceux qui remettent cn question les termes du pacte confédératif.# C'est ainsi que le fédéral décida qu'il pourrait peut-être empêcher un grand mal au pays en faisant un peu de bien aux minorités francophones.Il adopta une politique de bilinguisme qui, en améliorant le sort des francophones de la diaspora canadienne, couperait l'herbe sous les pieds des nationalistes en réduisant les occasions de s'indigner au Québec des injustices faites aux minorités françaises.Le fédéral a-t-il fait un bon calcul?|e constate que les épreuves linguistiques de nos compatriotes éloignés continuent comme toujours de révolter la population du Québec.On peut aussi constater qu'elles constituent plus que jamais une manne providentielle pour les nationalistes et autres sécessionnistes, qui les exploitent à tour de bras.Bref, il faut être aveugle pour ne pas voir que la tentation souverainiste n'est jamais aussi forte que lorsque des minorités françaises souffrent persécution au Canada anglais.Quand on comprend cela, on comprend pourquoi ceux qui remettent radicalement en question le fédéralisme actuel, n'ont jamais voué un attachement immodéré à la politique du bilinguisme.Et on s'explique mieux pourquoi ils encouragent les Québécois à laisser s'évanouir ces minorités moribondes qui, comme uh boulet au pied, freinent la marche du Québec sur la voie de l'émancipation.|e constate également que plus de vingt ans après l'adoption de cette politique \u2014 pé- riode au cours de laquelle est né au Québec un parti souverainiste qui a profité de l'exercice du pouvoir durant près de dix ans \u2014 que celui-ci est toujours dans la fédération.Et que les récents sondages montrent qu'à deux contre un les Québécois favorisent encore le régime fédéral.Il est permis de penser que cette politique y est pour quelque chose si le Canada a pu traverser les grandes secousses des deux dernières décennies sans se briser.Mais le dénouement du débat sur le libre-échange, les tensions créées par l'Accord du lac Meech, l'adoption de la loi 178 par le truchement de la clause dérogatoire, les manifestations d'intolérance linguistique en Ontario et ailleurs au Canada, tous ces événements survenant presque simultanément ont créé une situation conflictuelle entre le Québec et le Canada d'une gravité exceptionnelle.De mémoire d'homme l'avenir de la fédération n'a jamais été perçu avec autant de pessimisme par la plupart des observateurs professionnels.Il se pourrait bien en effet que cette fois-ci la conjugaison de tous ces facteurs avec un autre \u2014 inusité, celui-là, mais d'une portée considérable \u2014 aboutisse en une crise qui ne pourrait être surmontée par la voie du compromis politique habituel.Ce facteur nouveau découlerait d'un échec de l'Accord Meech.Il ne se trouverait à peu près plus personne au Québec pour livrer la lutte aux forces souverainistes sous l'enseigne fédéraliste. LA PRESSE, MONTREAL.JEUDI 22 FEVRIER 1990 La boîte aux lettres - La BFD n est pas liée par le petit catéchisme Juge démissionnaire de la Cour d'appel fédérale du Canada, l'honorable Bertrand Lacombe commente ici un récent éditorial d'Alain Dubuc sur l'aide financière fournie par la Banque fédérale de développement à des clubs de danseuses nues.bertrand lacombe Monsieur Dubuc, isant sur l'honnêteté intellectuelle proverbiale de la Boîte aux lettres, j'ose vous dire que je suis en léger désaccord avec votre éditorial du 2 février: BFD: le péché d'incompétence.D'entrée de jeu, je vous concéderai que votre point de vue est fort défendable: il traduit très correctement le puritanisme et le jansénisme de l'Ontario rural.Quant à moi, humble mortel, c'est de la tartufferie: «Cachez ce sein, que je ne saurais voir».Vous savez, depuis la Révolution tranquille, on (et cela inclut même les prêtres et les évêques) est beaucoup plus «relaxe» au Québec sur les questions de sexe.Alors qu'on censure encore les films «cochons» en Ontario, il y a belle lurette qu'on ne le fait plus dans la Belle Province.Comme contribuable (l'anglicisme «payeur de taxes» traduirait cependant mieux mon sentiment) et comme catholique pratiquant (oui, monsieur, tous les dimanches je vais faire mes dévotions dans le dernier banc de mon église paroissiale), je suis tout à fait en paix avec ma conscience et d'accord avec les décisions de la Banque fédérale de développement d'avancer des fonds à des clubs de danseuses nues.On s'entend, n'est-ce pas?U s'agit bien d'une banque, dont vous et moi sommes des actionnaires fiduciaires par le truchement des taxes que nous payons au trésor fédéral.Au lieu d'affliger monsieur Lavigueur et ses fonctionnaires, je suis parfaitement heureux de savoir qu'ils consentent des prêts aux entreprises avec d'autres points de références que le petit catéchisme.L'emprunteur a-t-il les reins assez solides pour rembourser son prêt à échéance?C'est ça, et seulement ça, qu'un bon banquier (fût-il une corpo- m e trouve pour le moins dé-00 roiitant cet empressement des non-fumeurs et celui de nos gouvernements à s'occuper d# notre santé, même contre notre gré: interdiction de fumer dans les bureaux fédéraux, interdict tion de toute publicité sur le tal bac, obligation pour des employés de la Banque nationale de fumer sur le trottoir pu de s'abstenir.Une société sans fumeurs pour l'an 2 000! Elle me parait triste la vie en 2 000.N'y a-t-il pas danger dansThy-giénisme maniaque et quelque peu fascinant des non-fumeurs «engagés»?N'ouvre-t-on pas la porte à d'autres interdits semblables?Qu'on ne se méprenne pas : je suis non-fumeur.Je'^eltume plus depuis longtemps.Mais je peux assurer que chaque;*bouffée de tabac grillé qui a flatté mes poumons m'était savoureuse.Obi» fumer est bon! Je conçois que fumer constitue un choix.Et gué celui qui ne fume pas ne veut pas respirer la; boucane de l'autre.)e conçois que certains fumeurs sont négligents, irrespectueux même.Mais on peut s'entendre, non?De toute façon, un petit filet de la fumée vicieuse de l'autre s'insinuant dans mes poumons encore roses, accélère-t-il à ce point ma déchéance?La boucane qui flotte illégalement hors du fumoir est-elle à ce point malsaine?Mais les non-fumeurs enragés ont la fâcheuse manie de ne voir dans la notion de bonne santé que l'aspect biologique.Et on évacue le symbolique, le principe de plaisir, lh liberté de l'autre, de bonne foi médicale.D'interdire la publicité ou d'imprimer les méfaits biologique de la cigarette en phrases culpabilisantes occupant 50% de la surface du paquet, n'empêchera pas de fumer la personne qui désire le faire.Qu'on mette en garde, d'accord.À partir de là, la personne sait, et choisit.Que l'on interdise de fumer dans les endroits publics à espace restreint, d'accord.Mais, mont dieu! que les fumeurs et les non-fumeurs se laissent respirer.Et que les non-fumeurs oublient la bomié santé biologique des fu-méuyrs! BEAÙCHESNE Montréal Le testament notarié ÊÊa Presse a publié dans son flv édition du mercredi 31 janvier un article d'un comptable agréé portant sur les testaments.Ce n'est pas facile de faire de la vulgarisation en droit.Permettez-moi d'y apporter une correction sur un point que je considère significatif.Après avoir indiqué les types de testaments possibles selon les lois du Québec, notre comptable tente d'en expliquer les qualités, les faiblesses et les formalités de validité.Et c'est là que les choses se compliquent.Voilà que le testament notarié est «homologué» à la suite de sa signature alors que l'homologation du testament sous la forme anglaise doit s'effectuer au décès du testateur.Justement, le testament notarié n'a jamais à être «homologué».Il est authentique par la seule présence du notaire comme officier public à qui l'État a conféré une parcelle de la puissance publique pour donner le caractère d'acte de l'autorité publique à un acte privé.Il n'a pas besoin d'une sanction du tribunal pour acquérir sa validité, sa force probante et pour produire ses effets.D'ail- leurs, avec notre Code civil, tout notre droit des successions est déjudiciarisé, contrairement au common law» des 9 autres provinces.Si bien qu'au décès d'une personne nous n'avons jamais besoin d'avoir recours au tribunal pour régler la succession, pour transmettre des biens ou décider du partage.Nous devons y recourir seulement si le testament n'est pas notarié ou si un héritier mécontent ou insatisfait demande un partage forcé entre les héritiers ou une reddition de compte à un exécuteur traînard ou cachotier.Cette particularité du droit civil québécois en matière de succession, évitant systématiquement le recours aux tribunaux, n'est malheureusement pas suffisamment connue.Elle aurait avantage à être appliquée à d'autres domaines du droit.Elle servirait à mieux responsabiliser le public et ferait ressortir le caractère distinct de notre société québécoise.Julien S.MACKAY, notaire Direction des services professionnels Chambre des notaires du Québec v y., .-.v;- La faim dans le monde En réponse à l'article de Marcel Adam paru le samedi 3 février sous le titre «Quand un tiers-mondiste vient dire des contre-vérités sur la faim dans le monde».n e temps n'est plus aux que-mm relies de statistiques et de systèmes politiques.Le manque d'eau et de nourriture est responsable de plusieurs millions de décès chaque année.Nos dirigeants n'ont, pas encore trouvé le temps d'éliminer ce problème.La faim chronique, responsable de 90 p.cent des décès dus au manque de nourriture, pourrait être éliminée de la surface de notre planète en une décennie.À une seule condition: qu'une majorité de dirigeants de pays prenne la résolution de régler le problème.Nous, simples citoyens, de- vons pousser à la roue pour qu'elle tourne dansée sens.La moitié de la population mondiale dispose d'environi2Q:p.cent des richesses de cette planète; l'autre moitié bénéficie de 80 p.cent de ces mêmes ressources.Comme nous faisons partie de la moitié favorisée, il ne nous est pas facile de nous arrêter pour réfléchir sur ce problème qui s'accentue chaque jour.Les solutions existent, mais nou* ne sommes pas prêts à les entendre; il est plus facile de faire la sourde oreille.L'élimination de la pauvreté ct de la faim passe par une plus grande équité internationale.Chacun de nous est un élément important dans la solution de ce problème.André DÉS1LETS Montréal ration de la Couronne) doit vérifier.U n'a pas à sonder les reins et les coeurs de ses employées, qu'elles les aient dénudés ou pas sur les trétaux.ou ailleurs, de son établissement.Derechef, il n'y a, au dossier, aucune preuve du moindre soupçon que les emprunteurs «pornographiques» ne pouvaient rencontrer ce critère-là, et j'en suis fort rassuré, beaucoup plus que je ne l'étais aux temps jadis lorsque certains gouvernements, à des fins partisanes, électoralis-tes et «idéologiques», ont, dans des patentes de diverses sortes, englouti des fonds publics que, par nos taxes, nous devons encore éponger.Telles: a) les quelques 3 ou 5 millions qu'on a avancés à M a isl in (déjà en déconfiture financière) quelque temps avant des élections générales; b) le risque non calculé dans l'aventure de Tricofil à Saint-Jérôme ( par le biais de la SDI ); c) les milliards dépensés pour acheter Petrofina (à 2 ou 3 fois la valeur du marché, ce que le vérificateur général du Canada n'a pu savoir) et doter le Canada de «sa» politique nationale de l'énergie (un autre gâchis gou- Véronique Béliveau Bravo! Véronique Je viens de lire dans un journal de Winnipeg que Véronique Béliveau venait de signer un nouveau contrat de plus d'un million de dollars avec une télévision ontarienne pour d'autres émissions de variété.Ici, pas un mot.Depuis trois ans, cette artiste est allée chercher à l'extérieur de la province plus de trois millions de dollars qu'elle partage avec son équipe entièrement québécoise.C'est mieux que la plupart de nos PME locale.Combien d'artistes d'ici en font autant?Au contraire, 90 pour cent d'entre eux vivent de subventions du gouvernement du Québec.Philippe R0LAUDIN Saint-Laurent Roger Lemelin Chapeau ! M.Lemelin LW écrivain Roger Lemelin a été fait chevalier de la Légion d'honneur.C'est le couronnement d'une brillante et fructueuse carrière.Nous, Canadiens d'expression française, avons tous une dette de reconnaissance envers lui.Lucien L'ECUYER, Fils Montréal ¦ Permettez-moi de vous dire ma déception en lisant l'information ayant trait à Monsieur Roger Lemelin à la toute dernière page (16) de la Section C de votre édition du 11 janvier, tandis qu'un criminel avait son nom en caractères gras à la une de la même édition et de celle du 13 janvier.Ne croyez-vous pas qu'une personne de la valeur de Monsieur Lemelin aurait dû mériter un peu plus d'égard de votre part?barbara tassé Saint-Bruno vernemental «hénaurme») afin de planter, par l'intermédiaire dc Petro-Canada des feuilles d'érable (emblème du Canada) aux coins des rues sur l'ensemble du territoire québécois et contrecarrer les visées politiques du gouvernement péquiste de l'époque, qui y agitait plutôt le fleurdelisé.Comme catholique, je me souviens de saint Thomas d'Aquin (notre maître à penser à nous tous, surtout ceux de nos anciens collèges classiques) qui, dans la Somme théologique, enseignait que la prostitution est un mal nécessaire.Je n'ai pas la référence précise sous la main, mais je ne doute pas qu'un homme aussi instruit que vous la répère facilement.«Où arrêter?», comme vous dites si bien.Ou, pour dire différemment mais moins bellement que vous : où cette bigoterie nous conduira-t-elle?Tout droit au ciel ou directement à l'enfer de l'intolérance?Si on apprenait que le prochain concours de Miss Canada ou Miss So and So devait se tenir dans un édifice fédéral ou financé par la Banque de développement industriel, va-t-on, encore une fois, jeter les hauts cris ou jouer à la vierge offensée au sujet de l'exploitation éhontée de ces pauvres mais belles filles (ce qui semble être au coeur de vos préoccupations didactiques )?À moins que ma vue baisse dangereusement, lorsque je les regarde à la télévision d'État (fédéral incidemment), je ne vois pas, à première vue du moins, éclater et resplendir à l'oeil.nu l'intelligence féminine en voyant parader les candidates en maillots de bain sur des talons hauts! Pour vous paraphraser, quelle est la contribution économique des concours de Miss Canada ou de Miss Sault-Sainte-Marie (?) ou Jump St.Mary, comme l'écrivait délicieusement votre collègue Pierre Vennat?Comme il le dit si bien: l'intolérance reste de l'intolérance: c'est un virus qui investit toutes les sphères d'activités, qu'il infecte la langue ou le sexe.Je ne vote pas et ne paie pas mes impôts pour que nos gouvernements fassent de l'apostolat et protègent et propagent mes valeurs morales qui ne sont pas forcément celles de mon voisin de palier ou celles de mon voisin du sud dc l'Ontario, de Winni- peg ou de Terre-Neuve.Par mes modestes oboles à la quête du dimanche, je laisse le missionmi-riat évangélique à la Conférence des évêques catholiques dû Canada, qui, incidemment, est moins sectaire et moralisatrice qu'avant, si j'en juge de ses récentes positions sur la violence aux femmes, les abus sexuels tic ses prêtres et même la loi sur l'avortement.U ne faut tout de méme pas être plus catholique que le pape et les évèque;;.\u2022 À mon très humble avis,, ôrvïi fait de tout ça une tempête daijs un verre d'eau \u2014 ou plutôt,'dans un lit d'eau.Incidemment, ûq trouvez-vous pas qu'o.i devrait laisser un peu de divertissement, au Lido ou ailleurs, à nos pauvres fonctionnaires dans cette ville par trop aseptisée qu'est notre capitale nationale?Je termine en vous confessant un autre de mes péchés mignons: celui d'apprécier et de goûter vos éditoriaux, bien frappés, amusants, souvent humoristiques et toujours instructifs, ainsi que ceux de vos collègues à La Presse.Je regrette, pour une fois, ne pas pouvoir entièrement partager votre point de vue.Encore le « soo » ! Le 1er février, La Presse déplorait la décision de la ville de Sault-Sainte-Marie de se déclarer unilingue anglaise.Les politiciens à travers le Québec dénonçaient «l'intolérance» et «l'étroitesse d'esprit» des Anglo-Canadiens.Pourtant, deux jours plus tôt, un commerçant de l'ouest de Montréal, dont les clients sont à 90% anglophones, avait dû comparaître en cour.Son crime?Il avait placé des affiches bilingues! Il est passible dc 1500$ d'amende.Pas un seul commentaire à ce sujet dans la presse francophone.Silence aussi chez les politiciens.Ici, l'unilinguisme (l'intolérance?), c'est la loi, et c'est tout à fait normal, nous dit-on.Oui, c'est tout à fait normal que dans les 118 municipalités à majorité anglophone au Québec, l'anglais soit banni de la vue du public sur tout commerce.Tout à fait normal de voir des inspecteurs de l'État dans ces mêmes villes et villages distribuer de façon courante des contraventions aux commerçants qui affichent dans la langue de leurs clients.Tout à fait normal de voir les citoyens dénoncer ces commerçants à raison de 2500 appels par année parce qu'ils ont osé afficher dans les deux langues officielles du pays.Et on a le culot de critiquer Sault-Sainte-Marie, où moins de 4% de la population est francophone.Quelle hypocrisie ! Paul LEBLOND Montréal CHACUN DANS SA COUR ! ¦ Quelles sont les langues principales au Canada?Le français et l'anglais, bien sûr! Chez nous, au Québec, le français; ailleurs au Canada, l'anglais.Bravo «SOO»! tu viens de régler le problème de Rosemère.Qu'on n'en parle plus, jamais! Comme si le bilinguisme d'Ottawa ne nous coûtait rien à nous, les Québécois francophones, hein?Plutôt que de transmettre nos protestations de conseils de ville offusqués à l'administration de Sot-Sainte-Marie-Pray-For-Us, qu'on reconnaisse donc qu'elle a après tout raison, dans une certaine logique, de ne pas payer le prix du bilinguisme \u2014 et qu'on en fasse autant partout au Québec où la majorité francophone ( 50 p.cent + 1 le justifie.Ayant été éduqués dans la «bonne odeur des vertus chrétiennes», nous avons appris à présenter la joue droite quand on nous gifle à la joue gauche.C'est ainsi que nous agissons en matière de langue.Si nous avions du cran, du coeur, de la fierté et du respect de nous-mêmes, c'est par des «coups de pied politiques» au cul que l'on répondrait aux insultes linguistiques.Et dire qu'en ce moment même, notre «Ministre de la langue de chez nous ( Y a Ryan-là.) étudie la proposition de l'Equality Party de revenir aux panneaux de signalisation routière bilingues! Heureusement que ça ne coûterait que quelques millions, en plus d'être une véritable insulte à l'intelligence des anglophones d'ici qui se respectent et qui nous respectent encore.Quant à faire, pourquoi ne pas tout traduire aussi en mesures anglaises : ARRET/STOP/500 m/1500 fl.Ce serait bien «cutc», sous le doucereux pré- texte de plaire aux touristes américains.Et cette Commission de la représentation électorale du Québec qui vient de faire parvenir aux contribuables municipaux un dépliant bilingue en six volets: trois en français et trois en anglais! Heureusement, hein, que ça ne nous coûte pas cher, nos 10 à 15 p.cent d'anglophones «de souche» au Québec, pour leur donner ces loyaux services dans leur langue.d'ailleurs! Jacques ROULEAU Sainte-Thérèse LA POUTRE DANS L'OEIL ¦ La décision du conseil municipal de Sault-Sainte-Marie de se déclarer officiellement unilingue anglaise est regrettable.Elle a naturellement provoqué de sévères condamnations à travers le pays, surtout de la part des politiciens francophones du Québec.Mais, avant d'accuser ces municipalités ontariennes d'être racistes, ces politiciens québécois devraient peut-être regarder de plus près le statut des minorités du Québec au niveau municipal.La loi 101 stipule qu'une municipalité québécoise ne mérite le statut de bilingue que si elle compte plus de 50% de citoyens anglophones.Présentement, au Québec, plusieurs municipalités bilingues où la minorité anglophone est en déclin (par exemple Rosemère et Mont-Royal) sont menacées par un racisme comparable à ce que l'on trouve à Sault-Sainte-Marie, où la minorité francophone ne constitue que 10% de la population.Je suis complètement d'accord Pierre Vennat qui disait dans un éditorial, le jeudi 1er février, que «les bigots et les sectaires sont encore nombreux en ce pays, en Ontario comme d'ailleurs, y compris, malheureusement, au Québec».Mais, au moins, dans les autres régions du pays, il n'y a pas de loi provinciale qui entérine ce type d'idiotie raciste.C'est à M.Claude Ryan d'agir.Le responsable de l'application de la loi 101 doit apporter des amendements pour corriger ces inéquités.Nous, Québécois, mettons notre maison à l'ordre avant de critiquer les autres! Alan SCRIVENER Montréal LA VRAIE MISSION DES ELUS MUNICIPAUX ¦ Les institutions locales constituent le palier de gouvernement le plus près du citoyen.Le but principal des gouvernements locaux est de fournir de façon équitable des services aux citoyens et citoyennes pour améliorer leur qualité de vie.(.) Or les élus locaux qui optent actuellement pour l'unilinguisme indiquent bien qu'ils n'ont rien compris à leur mission.Ils font preuve d'un manque total de respect non seulement pour les francophones du Canada mais pour toutes les autres minorités canadiennes.Et les élus municipaux du Québec doivent réagir fermement.À l'aube d'un possible accord fédéral-provincial historique, les décisions de certaines municipalités ontariennes risquent d'avoir des conséquences négatives.C'est pourquoi je me permets de réclamer du gouvernement de l'Ontario qu'il intervienne directement dans les pouvoirs municipaux, en vertu de l'article 92 (8) de l'Acte d'Amérique du Nord britannique (AANB).11 faut agir rapidement pour empêcher qu'on se retrouve au Canada avec plusieurs autres muncipalités unilingues.Benoit CORBEIL Conseiller municipal Ville d'Anjou INTOLÉRANCE ¦ Je me souviens des années 1930-40.Le centre-ville de Montréal était encore unilingue anglais.Nous, les Canadiens français, prônions l'«achat chez nous» et insistions pour que les grands magasins de l'ouest nous servent dans notre langue.«Sorry we don't speak french», répondait-on souvent.Petit à petit, nous avons réussi à nous impôr ser.; ; Lors de la conquête de 175ÇT, après que les Anglais eurent décimé par lc feu les côtes te long du fleuve et affamé des insulaires ( ile-aux-Grues ) en brûlant leurs animaux, nous avions au moins gardé les privilèges de notre langue et de notre religion.Encore aujourd'hui, en maints endroits du pays, tel Sault-Sainte-Marie, l'intoléraiv ce persiste.Si nous étions aussi fanatiques que ces gens, noiis' demanderions à notre ministre de l'Éducation de modifier la loi qui accorde des privilèges spéciaux (et onéreux) à dé9 petits groupes dc contribuables de langue anglaise au Quebec.Simone Treniblay-Lamonta- gne Union des Artistes N.B.ïï b La Presse accorde priorijç sous cette rubrique aux lettre» qui font suite à des articles publics dans ses pages et se réserve le droit dc les abréger.L'auteur doit être clair ct concis, signet son texte, donner son nom complet, son adresse ct son numéro de téléphone.Adresses* toute correspondance comme suit: La boite aux lettres, La Presse.7, rue Saint-lncques, Montreal, H2Y IK9.mmm ¦on \u2014\u2014 f t -f CÉRÉMONIES \\ [flURIfRÉHfllIl; R E C : ; E ¦ p t i \u2022 0 n S 1 400, RUE LAURIER OUEST, MONTflE/M.1 277-9157 ¦ | Arts et spectacles B4# LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 22 FÉVRIER 1990 \u2022v Robitaille et Bissonnette réunis aux Grands Ballets Louis Robitaille et Anik Bissonnette ont joué de malchance depuis leur arrivée aux Grands Ballets canadiens.On avait certes pu les voir danser ensemble VOuverture russe de lames Kudelka lors des représentations données par la compagnie au parc La Fontaine cet été.À la fin d'octobre, Louis interprétait le Faune dans la reconstitution du célèbre ballet de Nijinski, tandis qu'Anik soignait une blessure.Louis s'est ensuite blessé à son tour.Rétablis, ils seront réunis ce soir â la Place des Arts â l'occasion de la première d'une nouvelle oeuvre de Kudelka, Romance (mus.de Dvorak).* Sont aussi au programme, jusqu'à samedi, la reprise du .Sacre du printemps, également de Kudelka (mus.de Stravinski), Divertimento no 15 (Balanchine-Mozart) et la première de Na Flores-ta, chorégraphie créée spécifiquement pour la compagnie par Nacho Duato, du Nederlands Dans Theater, qui lui donnait l'an dernier lard: Tancat.Deux grands du reggae au Zénith ALAIN BRUNET collaboration spéciale Les rastas Dennis Brown et Freddie McGrcgor sont en ville.Très peu publicisés mais bien en ville, plus précisément ce soir et demain au Zénith, salle multiculturelle de la rue Saint-Hubert.Dommage que la promotion n'ait pas été forte, car ces artistes figurent parmi les très grosses pointures du reggae jamaïcain.De6 preuves?Brown est l'artiste rasta qui détient le plus grand nombre de premières positions au palmarès de la Jamaïque.Plus que le défunt Bob Marley ! Ce dernier le considérait d'ailleurs comme son chanteur favori.La biographie de Brown nous apprend qu'il est né en février 1957, qu'il est membre d'une de la secte des «douze tribus d'Israël».On dit qu'il serait dans la tribu de Joseph.Évidemment si l'on s'en tient à la mystique rastafarien-ne.Pour le profane, Dennis Brown peut donner l'impression d'un crooner à la voix chaude et coulante.Peut-être l'est-il, mais le vétéran n'a pas d'égal pour confectionner des tubes sur son île.En marche depuis la fin des années soixante, il figure certainement au panthéon des grands chanteurs de reggae, aux côtés du prophète Marley, de Peter Tosh, Bunny Wailer et quelques autres mythes.On l'appelle même «The Crown Prince of Reggae » ! \u2022Freddie McGregor, ce non moins rasta, est au sommet de sa forme, il projette vocalement comme peu de chanteurs peuvent la faire.Sur disque, ce chanteur de 34 ans bénéficie d'excellents musiciens, de puissants arrangements, d'une section rythmique de premier plan.Risquons ce commentaire: dans sa façon de livrer le reggae, McGregor manifeste plus dc créativité que Brown.Son plus récent microsillon en pressage canadien est tout à fait recoin manclable: Ail In The Su me Boat.On prévoit que McGregor chantera avec l'imposant groupe de.Dennis Brown: le Lloyd Par-ke$ and We the People Band.Grosse affaire.Petit public?Appelez au 272-2151, il reste certainement des places au 6505 Saint-Hubert.Beaucoup de places.Grammy: K.D.Lang consacrée chanteuse country de l'année Télévision AP, REUTER, AFP LOS ANGELES La chanteuse canadienne K.D Lang est devenue hier soir la reine de la musique country en raflant le prix de la meilleure chanteuse dans cette catégorie, lors de 32e remise annuelle des Grammy Awards à Los Angeles, la plus haute récompense américaine pour le disque et la chanson.Originaire de l'Alberta, Mme Lang a cependant perdu dans les catégories country de la meilleure.chanson ct de la meilleure collaboration vocale.Nick of Time de la chanteuse Bonnie Raitt a été consacré album de l'année, tandis qu'en début de soirée, Michael Bolton remportait le prix du meilleur chanteur dans la catégorie pop pour son succès «How Am I Sup-posed to live Without You».Linda Ronstadt et Aaron Nevil-le ont reçu le Grammy du meilleur duo pop pour leur ballade «Don't Know Much».Quelques minutes après avoir interprété son succès «Girl You know It's True», le duo britannique Milli Vanilli a été choisi découverte de l'année.Même scénario pour Bonnie Rait qui, après avoir chanté, a obtenu le prix dc la meilleure chanteuse rock.De nombreuses vedette du monde des variétés ou du cinéma, telles que l'actrice Meryl Streep ou le chanteur Sting, étaient présentes au Shrine Auditorium et ont participé â la cérémonie.Manifestation Les Anges gardiens de la ville de Los Angeles ont profité de la remise des Grammys pour manifester devant le Shrine Auditorium contre la mise en nomination des groupes Guns N' Roses et Public Enemy qui selon eux font la promotion de la «musique haineuse».L'ancien membre du célèbre groupe The Beatles, Paul McCartney, la légendaire vedette de Jazz Miles Davis et l'animateur américain Dick Clark ont chacun reçu un prix honorifique de l'Académie de l'industrie du disque.Profitant de la tribune qui lui était offerte, McCartney a exprimé son inquiétude concernant la PHOTO REUTER Paul McCartney a mérité un prix honorifique de l'Académie.dégradation de l'environnement.« Mais j'ai confiance, je crois que nous parviendrons à faire le nettoyage», a-t-il lancé.L'Académie a également décerné des prix à titre posthume au chanteur Nat «King» Cole et au pianiste d'origine russe Vladimir Horowitz.Avant la cérémonie Miles Davis avait reçu deux prix avant que ne débute la cérémonie télévisée: meilleure pièce instrumentale d'un soliste de jazz et meilleur orchestre de jazz instrumental pour son disque «Aura».Le frère et la soeur, Michael et Janet Jackson, ont tous deux reçu un trophée pour leur dernier clip, Michael pour la version courte grâce à «Leave Me Alone» et Janet pour la version longue avec son succès «Rhythm Nation 1814».Bobby Brown a été choisi meilleur chanteur dans la catégorie rhythm and blues pour son 45 tours «Every Little Step» Dans la catégorie musique classique, Léonard Bernstein au pupitre dc l'Orchestre philharmonique de New York a remporté le Grammy du meilleur enregistrement de musique orchestrale pour La Symphonie No 3 en ré mineur de Mahler.Par contre, le directeur de l'Orchestre symphonique de Montréal, Charles Dutoit, qui était en nomination dans quatre catégories, n'a rien remporté cette année.Une majorité de Québécois câblés prêts à payer 1,75$ par mois pour de l'information LOUISE COUSINEAU n croyait que les abonnés du câble trouvaient leur abonnement trop cher, à quelque 20$ par mois.Erreur.Le vice-président de Radio-Canada, Franklin Delaney, a révélé hier que 57 pour cent des Québécois francophones abonnés au câble seraient prêts à payer jusqu'à 1,75 $ par mois pour voir un canal de nouvelles en français, 24 heures par jour.Radio-Canada a commandé un sondage à la maison CROP pour appuyer la nouvelle demande qu'elle entend présenter au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).On se souvient que le CRTC avait répondu non à la première demande de Radio-Canada l'année dernière.Alléguant qu'il n'y avait pas de demande pour ce canal, qui de toute façon offrirait trop de reprises.Selon M.Delaney, qui parlait hier devant la Chambre de commerce de la Vallée du Richelieu à Beloeil, le sondage indique un bel enthousiasme des câblés devant un tel canal de nouvelles: 86 pour cent d'entre eux écouteraient la nouvelle chaîne souvent ou à l'occasion.Le sondage, a-t-il précisé, a été fait en décembre, avant que la chaîne anglophone Newsworld soit diffusée au Québec.Il révèle qu'un canal d'information est le premier choix de 42 pour cent des francophones, devançant de loin le Canal Famille (déjà en ondes) qui est second avec 20 pour cent.On le constate: les compressions budgétaires de 140 millionsS à Radio-Canada n'ont pas réprimé les envies du réseau français de se doter d'un canal d'information continue.Mais voilà: la marge entre les désirs d'expansion de Radio-Canada et le serrage de ceinture qui a lieu actuellement à la Société crée une zone de doute dans l'esprit de plusieurs.Ainsi, Jean-Pierre Perron, un reporter de la Radio de Radio-Canada, a demandé à M.Delaney hier pourquoi la Radio n'a pas pu envoyer de correspondants en Europe de l'Est dans cette période de grands changements, se contentant de reportages de pigistes.M.Delaney a répondu que la radio n'était pas plus victime des restrictions que la télévision.On se souvient qu'une équipe du Point n'a pas pu partir en Europe de l'Est récemment, faute d'argent.Mais par ailleurs, M.Delaney a catégoriquement nié que le service de l'Information allait devoir couper 3 millionsS dc son budget.La nouvelle chaîne d'information aurait un budget de quelque 30 millionsS, dont 10 pour cent, soit 3 millionsS, viendraient des revenus publicitaires.Les abonnements fourniraient une partie des revenus de la nouvelle chaîne.M.Delaney a convenu que les revenus publicitaires des chaînes francophones sont deux fois moins élevés, par spectateur, que ceux des chaînes anglophones au Canada.Et que l'avènement de nouveaux canaux comme Télévision Quatre Saisons et les canaux spécialisés ont réduit les revenus commerciaux de Radio-Canada et Télé-Métropole.U a de nouveau suggéré aux réseaux privés d'unir leurs efforts à ceux de Radio-Canada pour relever les tarifs publicitaires, au lieu de pester contre les supposées coupures de tarifs pratiquées par Radio-Canada.RELATIONNISTE EXTERNE A L'AIDE DE RADIO-CANADA ¦ Radio-Canada, qui dispose toujours d'un vaste personnel pour ses relations publiques, malgré les restrictions budgétaires, a fait appel à une firme extérieure, Les Communicateurs associés, pour relancer son projet de canal d'information continue.Certains patrons des Communicateurs associés sont identifiés au parti conservateur.Le rôle de l'entreprise dans cette campagne dc relancement est de trouver des tribunes au vice-président de la télévision française Franklin Delaney, pour répandre la bonne nouvelle.Hier midi, c'était la Chambre de commerce de la Vallée du Richelieu.DRÔLE DE VIDÉO: 1,5 MILLION DE TÉLÉSPECTATEURS ¦ La première émission de Drôle de vidéo, diffusée au réseau TVA le vendredi 26 janvier, a attiré 1,5 million de téléspectateurs et s'est classée au cinquième rang du palmarès BBM de la semaine du 25 au 31 janvier, dominé par les téléromans L'Héritage, Entre chien et loup, Un Signe de feu et Chop Suey.Drôle de vidéo présente des vidéos-maison américains et québécois.Ce genre d'émissions fait actuellement des ravages aux USA.Celle de Télé-Métropole en a toutefois déçu plus d'un lors de la première: les commentaires de l'animateur Serge Grenier manquaient de piquant, et l'addition de vidéos pas drôles diminuaient l'intérêt du spectacle.On verra avec intérêt les résultats de la deuxième semaine.Par ailleurs, l'émission d'humour Rira bien, toujours à Télé-Métropole, s'est classée sixième au palmarès avec 1,4 million.Ce dimanche-là.Télévision Quatre Saisons présentait le Super Bowl à 19 h 30, au lieu de la populaire émission Caméra 90 qui a été reportée à 21 h 15.Mais la semaine précédente, alors que Caméra 90 était à l'heure habituelle, Rira bien l'avait tout de même devancée.La seule émission d'information â se classer au palmarès des 10 émissions les plus populaires est L'Heure juste, toujours au réseau TVA, avec 1 262 00O spectateurs.Les autres émissions au palmarès sont Samedi PM.avec 1,1 million, Chambres en ville (1,1 million ) et Super sans plomb ( 1 million ).Rock Young M.c.Non-violence, rejet de la drogue, respect des femmes ALAIN de REPENTIGNY BÈB&'*' I k v MF* - .t.j-,f : \u2022V/, A- \u2022* - ¦ V'\u2022 \u2022 il : .» }*w.v,.*a«*»WV \u2022 ./ . .' \" : - -Gate «UNE COMEDIE ECLATEE, COMPLETEMENT FOLL Poignante et drôle à la fois.» r===-i ,\u2014 M McGrady.NEWSDAV [ES «Parfait! Fin, doux et touchant.Un film à conserver dans son coeur.Jessica Lange est extraordinaire.son meilleur rôle à ce jour.» \u2014 P.Collins, WWOR-TV «Le meilleur film américain sur la famille depuis 'PARENTHOOD'.Mérite un 10.» \u2014 G.Franklin, KABC-TV Chorus Line quitte l'affiche après 6 104 représentations Associated Press V.F.De «COURAGE MOUNTAIN» LES PRODUCTIONS EPIC Inc.prtsemtnt unt production STONE GROUP LTD.ovec CHARLIE SHEEN \u2022 LESLIE CARON \u2022 JULIETTE CATON Réalise par CHRISTOPHER LEITCH \u2022 Producteur! ixécutits JOËL et MICHAEL DOUGLAS JESSICA LANGE ARLÎSS HOWARD JOAN CUSACK À L'AFFICHE DÈS DEMAIN! W two ai nw~] ¦M tlKOMOM version o.anglaise À L'AFFICHE DÈS DEMAIN! 8&4STt CATMCWNEa LOEWS © ¦¦ 'IV.IIIUMIU NEW YORK ¦ Chorus Line, le spectacle de music hall qui aura tenu l'affiche depuis le plus de temps à Broadway offrira, en raison d'une diminution de l'audience, sa dernière représentation le 31 mars.Le spectacle aura été présenté pas moins de 6 104 fois depuis sa création en 1976.Aujourd'hui, le coût de chaque spectacle atteint 160 000$ par semaine pour des recettes dc 122 000$ seulement.Les représentations pourraient être prolongées de deux semaines si l'annonce de la fin relance la fréquentation.L'histoire raconte la compétition de danseurs qui tentent leur chance à Broadway et avait fait l'objet d'un film.La pièce était réalisée par loseph rapp.Votre soirée de télévision CHOIX D'EMISSIONS par Louise Coustoeou 20:00 O GD D \u2014 Lance et compte En attendant les nouveaux téléfilms qui seront diffusés à Télé-Métropole la saison prochaine» on se console en revoyant les reprises de la saison dernière.20:00 (D \u2014 Lumières lanette Bertrand a écrit une dramatique pour Gaétan Labrèche et son fils Marc, sur les relations père-fils.Us seront tous trois à l'émission pour en discuter.22:00 O Ot CD \u2014 Ad Lib Parmi les invités, le séduisant chanteur-acteur Patrick Bruel, qu'on a.vu avant-hier à Champs-Elysées.Attention, mesdamc.23:25 O \u2014 «Les Chariots de feus Un bon film sur deux gars qui s'entraînent pour les Olympiques.La musique est inoubliable.23:45 OD \u2014 «La compagnie des loups» Un drame fantastique sur les rapports bizarres entre les humains et les loups.Avec Sarah Patterson et Angela Lansbury.\t\t18 h 00\t18 h 30\t19 h 00\t19 h 30\t20 h 00\t20 h 30\t21 h 00\t21 h 30\t22 h 00\t22 h 30\t23 h 00\t23 h 30 \t\tMontrai ce soir\t\tCTYVON\tLa Cour en direct\tLance et compte III (2e de 13)\t\tLa Chine en révolution (dem.de 2)\t\tLeTéléjoumal\tLe Point (22h2S)\tMétéo/Sports\tCinéma (23h25) QD\t\tThe News\t\tCBS News\tFamily Feud\t48 Hours\t\tIsland Son\t\tKnot's Landing\t\tThe News\tPat Sajak Show ©\t\tNews S\tNightly News\tJeopardy!\tCheers\tThe Cosby Show\tFamily Ties\tCheers\tGrand\tLA.Law\t\tNews S\tThe Tonight Show O\t\tMWHUwl\t\tOn the Road Again\tEmpty Nest\tFrontPage Challenge\tFamily Pictures\tCodco\tKids in The Hall\tThe National\tThe Journal (22h22)\tNewswatch\tNewhart O\t\tLe Monde\tCharivari\tVie gens riches.\tChambres en ville\tCiné-enquête: \"Gideon et la secte sanglante\".\t\t\t\tAdUb\tQuotidienne (22hS8)\tNouvelles TVA\tMongraindesel(23h45) \t\tLe Monde\tCharivari\tVie gens riches.\tChambres en ville\tCiné-enquéte: \"Gideon et la secte sanglante\".\t\t\t\tAdLib\tQuotidienne (22h58)\tNouvelles TVA\tMongrain de sel (23h45) o\t\tNewshne\t\tEntertainment Tonight\tMy Secret Identity\tThe Cosby Show\tA Different World\tThe Young Riders\t\tE.N.0.\t\tCTV National News\tNightline G)\t\tEyewitness News\tABC World News\tA Current Affair\tWho's The Boss\tFather Dowling Mysteries\t\tThe Young Riders\t\tPrimetime Live\t\tNews Nightbea t\tABC News Nightline ®\t\tEn Estrie ce soir\t\tCTYVON\tLa Cour en direct\tLance et cempte II! (2e de 13)\t\tLa Chine en revolution (dem.de 2)\t\tLeTéléjoumal\tLe Point (22h25)\tMétéo/Sports\tCinéma (23h25) (D\t\tIci Montreal | Charivari\t\tVie gens riches.\tChambres en ville\tCmé-enquéte: \"Gideon et ia secte sanglante*.\t\t\t\tAdUb\tQuotidienne (22hS8)\tNouvelles TVA\tCmé-nurt(23h4S) (D\t\tPuise\t\tEntertainment Tonight\tMy Secret Identity\tThe Cosby Show\tA Different World\tCheers\tDear John\tLA.Law\t\tCTV National News\tPuise (D\t\tEn Mauricie ce soir\t\tCTYVON\tLa Cour en direct\tLance et compte III (2e de 13)\t\tLa Chine en révolution (dem.de 2)\t\tLeTétéjcumal\tLe Point (22h25)\tMétéo/Sports\tCméma(23h25) m\t\tPasse-Partout\tDébut de soirée\t\tDegrassi\tLumières\tQuestions d'argent\tPoints de vue: Sida: vivre malgré tout.\t\tC'est la vie: Avoir un grand âge (2e de 2).\t\tProfession prof\t \t\tNewscenter 22\tABC World News\tWheel of Fortune\tA Current Affair\tFather Dowling Mysteries\t\tThe Young Riders\t\tPrimetime Live\t\tNewscenter 22\tABC News Nightline Œ)\t\tPolka Dot Door\tToday's Special\tEspanaViva(19h05)\tLearn English (19h40)\tExploration: Icebreaker Life m The Soviet Union (20h20).\t\t\tSpeaking Out\t\tBetter Wntmg(22h35)\tPick 3 Rockschool\tQuestion Penod(23h40) \t\tThe MacNeil /Lehrer Newshour\t\tBusiness Report\tSmile.Things Could Be Worse\t\tTo The Manor Bom\tMystery: Poirot Tnangle at Rhodes.\t\tHannay: The Hazard of The Die.\t\tFront Row Feature: \"Goodbye Mr.Chips\".\t \t\tLa Roue chanceuse\tCoup de foudre\t24/24\tHockey: le Canadien de Montreal vs les Nordiques de Quebec.\t\t\t\t\t\tFlic./Dem.Edition\tSports Plus (23h04)\tSports en ligne (23h40) \t\t3-2-1 Contact\tBusiness Report\tThe MacNeil/Lehrer Newshour\t\tFrontline: My Husband Is Going To Kill Me.\t\tGreat Performances: The Margot Fonteyn Story.\t\t\tArrau & Muti & Beethoven\t\tNewshour ©\t\tPapier glacé\tChiffres et lettres\tLe Journal télévisé\tL'Info-5 (2e édition)\tEx Libris\t\tAvis de recherche: Léon Zrtrone.\t\t\tVues d'Afnque (4e de 9)\t\tCarabine FM \t\tMusique Vidéo\tFax: lïnf oPIus\tSolidrok\t\tMusique Video\t\tRock en bulle\tMusique Vidéo t21 h 15)\tMusique Video\t\tFax: l'InfoPlus\tMusique Video ca\t\tRtinman (17h30)\t\t\t\tThe Image\t\t\t\tDangerous Liaisons\t\t\t \t\tLe Monde du ski\tSports 30\tCoupe de squash Mennen\t\tSeneautospon\tChasse et pèche.Ligne ouverte.\t\tLes Qu'Iles: Special Amateur.\t\t\tSports 30\tCoursesaT.-Rivieres E3\t\tLe Serment.(17h1S)\tUne femme en péril (18h40)\t\t\tAla vie.a la mort (20h25)\t\t\t\tAdieu, je t'aime\t\t\tSoldats de fortune Changement de dernière heure.f B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 22 FÉVRIER 1990 Spectacles CINEMA A DEUX MINUTES PRES Parisien (3): 12 h 45.14 h 50, 16 h 55, 19 h, 21 h 05.AUSTRALIA Cineplex centre-ville (6): 15 h 45, 19 h 05.21 h 25.Complexe Desjardins (4): 14 h.16 h 45.19 h 15.21 h 30.AUSTRALIA (V.f.) Cineplex centre-ville (1î: 13h15.15h15 19 h 05, 21 h 25.BACK TO THE FUTURE (2) Bonaventure (2): 19 h 10.21 h 20.BANDINI Cineplex centre-ville (3): 13 h 05.15 h 05.17 h 05,19 h 05, 21 h 05.BIMBO (LA) CUV: 10 h 15.12 h 58.15 h 41.18 h 24.21 h 07.BORN ON THE 4th OF JULY Bonaventure (1): 19 h, 21 h 35.rm CALENDRIER ENEME 318.RUE STE-CATHERINE OUEST METRO PLACE DES ARTS B'LIETS EN VENTE AU SPECTRUM (TOUS LES JOURS OE 10H00 A J2H00) ETA TOUS LES COMPTOIRS TICKETRON .FRAIS OE SERVICE * INFO 861 5851 EJETFKALET Une présentation de Samedi 24 février 19h00*et22h30 ?(pour tous) autorisé par la Régie des permis d'alcool avec Spectacles à venin (Billets en vente) .90 f .LE GROUPE SANGUIN .'.1, 2 et 3 mars ¦ THE SUQARÇUDES .8 mars PAUL PICHE.9 et 10 mars SupplémonUIro.24 mars THE JESUS AND MARY CHAIN .12 mars UNI.18 mars DAVE EDMUND'S ROCK'N ROLL REVUE .20 mars LAURIE ANDERSON.21 et 22 mars IAN McCULLOCK .29 mars J.J.CALE .6 avril LE SPECTACLE Bud DU MOIS Découpez cette annonce ct écoutez CKOI-FM tous les sous à I9h pour savoir où l'échanger pour obtenu- un véritable billet cRoi l(9£9 FM TANKS V\\AMA/^»^rV^WVWA>A>A^>AM Mardi 27 mars 20h30 Carrefour lavai (4): 19 h 05.21 h 45.Cinéma Égyptien (1): 13 h, 16 h, 19 h.21 h 45.Pointe-Claire (5): 19 h, 21 h 50.CARESSEUSES EXPRESS Eve: 12 h 35,16 h 30, 20 h 25.CINÉMA PARADISO Berri (5): 13 h 30,16 h, 19 h, 21 h 30.Cinema Paris: 15 h.19 h.COURAGE MOUNTAIN Faubourg Sainte-Catherine (4): 13 h 20, 15 h 20,17 h 15.19 h 10.21 h 10.Pointe-Claire (6): 19 h 05.21 h 05.COURS TRÈS PRIVÉS Bijou: 10 h, 12 h 35,15 h 10.17 h 45,20 h 20.CRIMES ET DELITS Cineplex centre-ville (4): 13 h.15 h, 17 h.21 h 30.CRUISING BAR Carrefour Laval (1): 19 h, 21 Ir.Cineplex centre-ville (1): 13 h 05.15 h 05.17 h 05,19 h 05.21 h 05.DE OUOI JE ME MÊLE Imperial (2.Trois-Rivières): 19 h 15,21 h 25.Laval (4): 19 h, 21 h 10.Omega (1, Longueuil): 20 h.Versailles (5): 19 h 30.21 h 35.DRIVING MISS DAISY Cinéma V(1): 19 h 15.21 h 35.Cinéma du Parc (1): 19 h 10,21 h 20.Loews (3): 13 h 15,15 h 20.17 h 20.19 h 25, 21 h 30.Pine (2, Sainte-Adèle) : 20 h 15.ENEMIES: A LOVE STORY Faubourg Sainte-Catherine (3): 13 h 40.Îôh20.19 h 15, 21 h 35.Pointe-Claire (1): 19 h.21 h 30.ERIK THE VIKING Cinéma Paris: 17 h 15.21 h 30.FLASHBACK Omega (2, Longueuil): 20 h.Palace (3): 16 h 40.18 h 55, 21 h 15.Versailles (4): 19 h.21 h 20.FLORENCE Carré Saint-Louis: 12 h 50.16 h 40.20 h 35.GLORY Loews (4): 12 h 50.15 h 30.16 h 20.21 h 20.GUERRE DES ROSES (LA) Brossard (1):19h, 21 h 25.Carrefour LavaJ (3): 19 h 10,21 h 35.Cineplex centre-ville (8): 13 h 30.16 h 10.19 h 10.21 h 30.Crémazie: 19 h.21 h 10.Le Paradis (1): 19 h 15.21 h 30.HARD TO KILL Dorval (1): 19 h 15.21 h 30.Fairview (2): 19 h 20.21 h 30.Palace (1): 12 h.14 h 15.16 h 30, 19 h, 21 h 30.Pine (4, Sainte-Adèle): 20 h.Versailles (3): 19 h.21 h.IMAX \u2014 GRAND CANYON ET THE DEEPEST GARDEN Vieux-Port.Du mar.au dim.12 h.20 h 45.IMAX \u2014 GRAND CANYON ET BENTHOS (v.f.) Vieux-Port.Du mar.au ven., 10 h 15,13 h 45, 15 h 30.17 h 15, 19 h; sam.dim.13 h 45, 15 h 30,17 h 15,19 h.Dernier spectacle ven., sam.22 h 30.INTERNAL AFFAIRS Dorval (3): 18 h 45.21 h 15.Palace (2): 13 h 10.15 h 50,18 h 30.21 h.Pine (5.Sainte-Adèle): 20 h.JÉSUS DE MONTRÉAL Cineplex centre-ville (2): 13 h, 16 h, 19 h 15, 21 h 35.JE T'OFFRE MON CORPS Carré Saint-Louis: 11 h 30,15 h 25,19 h 15.L'AMOUR AU PARADIS Eve: 11 h 15.15 h 10,19 h 05.LIONS 89 FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM PUBLICITAIRE Joliette (3): 19 h.Auj.aucune représentation UTTLE MERMAID (THE) Palace (3): 12 h 30.1A h 30.LOOK WHO'S TALKING Loews(5): 13h.15 h, 17 h.19 h 05.LOOSE CANNONS Dorval (2): 19 h 10, 21 h 15.Uval (2): 19 h 20.21 h 40.les am mm mmm GALA-BÉNÉFICE INFORMATION: 849-8681 HOMMAGE A FERNAND PLUS DE 150 ARTISTES! CHOREGRAPHE 25 ANS AVEC LES GRANDS BALLETS CANADIENS extraits de SYMPHONIE DE PSAUMES / Stravinsky \u2022 QUINTESSENCE / Mohler PAS D'ÉPOQUE / Percussion \u2022 CÉRÉMONIE / Spooky Tooth - Henry INCOHÉRENCE / Flynn \u2022 LIBERTÉ TEMPÉRÉE / Mercure IE TEMPS APRÈS / Debussy \u2022 LA SCOUINE / Tremblay et la version intégrale de Il IIHl 11 II I IS t \\ A musique de Cari Orff AVEC L'ENSEMBLE VOCAL TUDOR DE MONTRÉAL.DES SOLISTES ET L'ORCHESTRE DES GRANDS BALLETS CANADIENS DIRIGE PAR ROLF BERTSCH 16*17*22*23*24 MARS * 20 H PDA: 842-7112«INFO TICKETRON: 268 3651 \u2022 COMMANDES TELETROH: 288-252S _BILLETS: IPS \u2022 22$ \u2022 30S \u2022 44S * ETUDIANTS n 3; ÂGE: 22$ (PIÈCE D'IDENTITE REQUISE A L'ENTRÉE.)_ a Hydro Owetxc H Salle Wilfrid-Pelletier U KJ Place des Arts ftascrvritmns ti'ii-piiiiniquci 514 842 2112.Fr/»éi di» service.' Buii m Loews (2): 13h, 15h05, 17h 10.19h 15, 21 h 20.MADHOUSE Astre (4): 19 h 15.21 h 10.Carrefour Laval (5): 19 h 20, 21 h 15.Cinéma Égyptien (3): 13 h 20, 15 h 20, 17 h 20.19 h 20.21 h 20.Place Alexis-Nihon (2): 13 h 30, 15 h 30, 17 h 30.19 h 30.21 h 30.Pointe-Claire (5): 19 h 10.21 h 10.MILOU EN MAI Complexe Desjardins (2): 13 h, 15 h 10, 17 h 15,19 h 25, 21 h 35.MONDE SANS PITIÉ (UN) Complexe Desjardins (3): 13 h 20, 15 h 20, 17 h 20.19 h 20.21 h 20.Pine (1, Sainte-Adele): 20 h 15.MON XXe SIÈCLE Parisien (7): 12 h 30, 14 h 45, 17 h.19 h 15.21 h 30.MUSIC BOX Cinéma V (2): 18 h 45.21 h 30.Palace (4): 13 h.15 h 50.18 h 35.21 h 10.MUSIC BOX (V.f.) Parisien (2): 16 h 10.18 h 40.21 h 20.NÉ UN 4 JUILLET Astre (3): 19 h.21 h 50.Berri (3): 13 h 30.16 h 15.19 h.21 h 35.Carrefour du Nord (1, Saint-Jérôme): 19 h, 21 h 50.Cinéma Capitol (2): 19 h, 21 h 30.Cinéma Joliette (1): 19 h.21 h 30.Commodore (Cartierville): 19 h.21 h 40.Fleur de Lys (Trois-Rivières): 19 h 30.Laval 2000(1): 19 h, 21 h 45.Longueuil (1): 19 h, 21 h 50.NIGHT BREED Astre (2).19 h, 21 h.Carrefour Uval (2): 19 h 15, 21 h 20.Cineplex centre-ville (7): 13 h 10.15 h 10, 17 h 10.19 h 10, 21 h 10.Decarie (2): 19 h 30, 21 h 30.Place Alexis-Nihon (1): 13 h, 15 h.17 h, 19 h, 21 h.OURS (L'I Du Plateau (2): 13 h 15,15 h 15.17 h 15.PARTY (LE) Greenfield (2): 19 h 05.21 h 30.Impérial (1, Trois-Rivières): 19 h 20.?1 h 20 ; Jean-Talon: 19 h 15.21 h 15.Joliette (3): 21 h.Auj., aucune representation' Laval (5): 19 h 10.21 h 30.Parisien (4): 12 h 10.14 h 20.16 h 45.19 h 10,21 h 30.Rex (1, Saint-Jérôme): 19 h.21 h 15.Versailles (2): 19 h, 21 h 15.PATROUILLE EN FOLIE (LA) Capitol (4, Drummondville): 19 h, 21 h 30.Greenfield (1): 19 h 20.21 h 30.Laval (1): 19 h.21 h 10.Le Paris (2.Saint-Hyacinthe): 19 h 15, 21 h 20 Université: 19 h.21 h.; Versailles (1): 19 h 20.21 h 30 PETITE SIRÈNE (LA) Parisien (2): 12 h 30,14 h 20.PLAY ME AGAIN VANESSA Cinéma l'Amour: 10 h 55.13 h 55.16 h 55.19 h 55.PLUIE NOIRE Parisien (5): 16 h 20,18 h 50.PUBLICITE 89 s ' Parisien (5): 12 h 20,14 h 20.21 h 35.PUCELLES EN EXTASE Carré Saint-Louis: 14 h 05.17 h 55.21 h 50.: RÉPRESSION Parisien (1): 12 h 55.15 h, 17 h 05, 19 h 10.21 h 15.RETOUR VERS LE FUTUR (2) Berri (4): 13 h.15 h 15, 17 h 30.19 h 45.21 h 50.Cinéma de Paris (2.Trois-Rivieres): 19 h.Laval 2000 (2): 19 h 15.21 h 20.Longueuil (2) : 19 h 10.21 h 30.Paradis (3): 19 h 15.21 h 20.-, REVENGE Astre (1): 19 h, 21 h 20.Décarie (1): 19 h.21 h 45.Faubourg Sainte-Catherine (1): 13 h 30.16 h 10,19 h, 21 h 25.SUITE A LA PAGE B7 KUDELKA Stravinsky PREMIERE BHEjHHHH MONDIALE Assis Brasil, Matogrosso, Tiso d'après la musique brésilienne de Villa-Lobos Ml ERTIMEYTO Vft I» BALANCHINE Mozart PREMIERE ¦WWMjlifïM MONDIALE Dvorak _Avec rOrchestre des Grands Ballets Canadiens_ 22«23'24 FÉVRIER «20 H PDA: 842-2112 \u2022 TICKETRON
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