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L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
mardi 15 août 2006
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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L'itinéraire, 2006-08-15, Collections de BAnQ.

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[" ;irque du Soleil & OX FA M LE SfiUIEZ-UOUS ?est beaucoup plus qu'un centre d'impression numérique et de urgmeupws photocopies C'est aussi une imprimerie commerciale complète pour tous jos besoins de factures, papeterie [entêtes de lettres, cartes d'affaires, enueloppesl, pads mémo, dépliants, etc.De la pré-presse à l'impression finale, tout est fait sur place assurant ainsi des prix plus compétitifs el de meilleur délai.Pour une demande de soumission, appelez le : 1514] 523-2911 I imprimerie Partenaire /\"\"\"\"t^S depuis dans vos projets 2250, rue Ontario Est Montréal (Québec) II2K 1V8 i (514)523-291 1 a (5141523-9453 Votre Publicité ICI Contactez Jean-François Ouellon au 514-597-0208 poste 246 La Capitale du Mont-Royal L'achat et la vente d'une propriété, c'est une affaire de cœur et de savoir-faire H, Garantie de service \u2022 Intégrité \u2022 Mise en marché b jjjMLft exceptionnelle \u2022 Conseils \u2022 Expertise \u2022 Opinion de la valeur marchande de votre propriété \"\u2022-fc/T»\"!?1152, av.du Mont-Royal Est (514) 597-2121 www.lacapitalevendu.com mont-royaieiacapitalevendu.com Actualités Libéria, le sport plus fort que la guerre Édito Briser la glace entre les générations Intervenants extraordinaires Steve Marin, empathique au coeur d'or Cuisiner à travers le monde Aider les jeunes Péruviens Les enfants du docteur Gilles Julien Solidarité en santé « FER sa place » Une loi linguistique qui fait jaser 4 7 10 12 14 15 16 18 22 25 26 Chroniques Mots de camelots Littérature Sudoku 8 et 23 21 24 BEN L'Itinéraire est à la recherche de bénévoles: Aide-cuisinier, plombier, entretien général et personnes avec véhicule Pour plus d'information : Jocelyne Sénécal, (514) 597-0238, poste 230.y i si on du u\"~ 83% de notre lectorat a une meilleure opinion des entreprises et organismes qui annoncent dans L'Itinéraire.35 000 lectrices et lecteurs par numéro remarquent une publicité socialement responsable.225 000 Montréalais par année ^Pour plus d'information Jean-François Ouellon \" 514^597-0238 poste 246 publicite^tineraire.ctf^1^ Sondage effectué en février 2004 par le groupe Helyum (HEC).m Plus de détails en page 6 MONTRÉAL, 15 AOÛT 2006 3 L'ITINÉRAIRE Liberia I «le sport plus fort que la guerre» Marc Ollivier Stagiaire à la rédaction Le journal de rue Sport for the developement of the underpriviledged (SDU) sera bientôt distribué dans la capitale libérienne, Monrovia.La première parution est prévue pour décembre 2006.Mais, ici plus qu'ailleurs, mettre sur pied un journal de rue représente un véritable défi.Plus de 600 000 réfugiés, plusieurs milliers de sans-abri, entre 85 % et 90 % de chômeurs.Le bilan humain de 15 ans de guerre est douloureux.Dans ce pays d'Afrique de l'Ouest où beaucoup de villages ont été entièrement détruits, beaucoup d'enfants sont orphelins et la pauvreté est généralisée.Lancer un journal de rue dans ces conditions semble bien difficile.Mais, c'est peut être là que se trouvent des solutions pour l'avenir.Egeeza Williams, l'un des journalistes fondateurs du journal en est convaincu : «On veut redonner de l'espoir aux gens.SDU permettra de créer des emplois.» Le journal a pour ambition de faire participer les enfants de la rue, notamment par le biais de l'écriture, et ainsi en retour de les aider à vivre mieux.Un peu d'histoire et beaucoup d'espoir Dans le premier numéro, Egeeza Williams a prévu de parler de la situation des enfants qui ont souffert de la guerre.«Nous insisterons sur les conditions de vie des enfants et nous informerons en même temps les gens de l'aide qu'ils peuvent recevoir», précise le journaliste.Dans ce pays de 3,3 millions d'habitants, la violence continue de régner, les armes de la guerre n'ont pas été toutes rendues et les gangs font la loi.Dans ce climat dangereux, «une seule chose peut réunir les hommes : le sport», affirme Egeeza Williams.«Quand un match s'organise, on pose les armes, on oublie les querelles et on joue ensemble.Le sport est plus fort que la guerre.» La passion des Libériens pour le football a récemment emprunté les traits du sportif Georges Weah, devenu héros national.Le journal souhaite utiliser cette ferveur populaire pour le sport afin de véhiculer des valeurs de solidarité et d'entraide.«Depuis la nomination d'Ellen Johnson-Sirleaf, la première femme présidente en Afrique, un espoir est né», lance Egeeza Williams.Journaliste réfugié Egeeza Williams n'est pas un journaliste comme les autres.Avant de décider de créer un journal de rue, il a vécu dans plusieurs pays.Alors que la guerre dévastait le Libéria, il s'est réfugié au Ghana pendant sept ans.C'est là qu'il a étudié le journalisme.Il a ensuite voyagé en Europe puis s'est installé à Bristol (États-unis) où il a vécu pendant six ans.Le temps est maintenant venu pour lui de rentrer pour de bon.Finis les allers-retours qui empêchent toute construction sur le long terme.«Je pense utiliser à la fois mon expérience de réfugié et de journaliste pour lancer le journal», explique-t-il.Des projets pleins la tête, des outils dans les mains et ses valises remplies de promesses de dons en argent et en matériel informatique de plusieurs organisations (dont le Réseau international des journaux de rue), il retrouve son pays d'origine.Cette aide lui permettra enfin de démarrer et de réaliser un rêve : «Donner du pouvoir aux gens pour qu'ils puissent eux-mêmes se sortir de la misère.» s ce pays de 3,3 millions d'habitants, ence continue de régner, les armes la guerre n'ont pas été toutes dues et les gangs font la loi.ce climat dangereux, le chose peut réunir hommes : le sport».Egeeza Williams, co-fondateur du journal de rue libérien L'ITINÉRAIRE 4 MONTRÉAL, 15 AOÛT 2006 Pour un sens à la vie ! Radio Ville-Marie- 91,3 fm Montréal 91,3 fm Montréal Une programmation de très grande qualité! INFORMER \u2022 ÉDUQUER \u2022 DIVERTIR 257 500 auditeurs MUSIQUE Tout un monde à découvrir! INFORMATION \u2022 RÉFLEXION \u2022 SPIRITUALITÉ \u2022 SOCIÉTÉ 4020, rue Saint-Ambroise, suite 199 Montréal QC H4C2C7 Tél.: (514) 382-3913 ExL Sans frais 1-877-66fr«601 www.radiovm.com * 100,3 f m Sherbrooke * 89,9 fm Trois-Rivières * 89,3 fm Victorioville 0PERATI0NM0NTREAL.NET Ville-Marie Montréal Deux comptoirs Accès Ville-Marie pour mieux vous servir Pour accéder aux programmes, aux activités et aux services offerts par l'arrondissement de Ville-Marie Bureau d'arrondissement 888, boul.De Maisonneuve Est, 5' étage Montréal (Québec) H2L 4S8 E3Berri-UQÀM Hôtel de ville 275, rue Notre-Dame Est Montréal (Québec) H2Y1C6 M Champ-de-Mars Les comptoirs sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 sans interruption Téléphone : 514.872.6395 www.ville.montreal.qc.ca/villemarie tolérance MONTRÉAL, 15 AOÛT 2006 5 L'ITINÉRAIRE c'esJgé^é^(M^' f ?l2 mois (24 numéros) =48$ 6 mois (12 numéros) =24$ \u2014I J'ajoute un don de soutien de_ Coordonnées ?Mme ?M.Prénom__ Nom Adresse Code postal Courriel_ Tél.(_).Mon abonnement débute en_ mois Mode de paiement ?Chèque ou mandat à l'ordre du Groupe communautaire L'Itinéraire ?VISA année I I j_i_i_i I I J_l_ Expiration_/_ mois année Abonnement proposé par le camelot: Nom du camelot 'Reçu de charité posté au début de l'année suivante Postez le tout à l'adtesse suivante : Abonnement à L'Itinéraire 2103 Ste-Catherine Est, Montréal (Québec) H2K 2H9 Information : (514) 597-0238 poste 226 15 août 2006 QUEBECOR INC.Québécor inc.est fière d'appuyer l'action sociale de L'Itinéraire en lui offrant des services d'imprimerie ainsi que le câble et Internet haute vitesse Vidéotron.Le magazine L'Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.A cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d'aide et maisons de chambres.Depuis mai 1994, L'Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en ma|orité par des personnes vivant ou ayant connu l'itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.Pour chaque numéro vendu 2$, 1 $ revient directement au camelot Les profits de L'Itinéraire servent à financer les projets d'entraide de l'organisme.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le font pas pour Llunéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec le (514) 597-0238, poste 230.L'Itinéraire est appuyé financièrement par LES ŒUVRES DU CARDINAL LÉGER Convention de la Poste-publications No 40910015 No d'enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Croupe communautaire L'Itinéraire, 2103, rue Ste-Cathenne Est, 3e étage Montréal (Québec) H2K 2H9, 1t1nera1re@1tinera1re.ca Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d'envoi postal et nos coûts rédactionnels par l'entremise du Programme d'aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Canada L'Itinéraire est membre de : AMECO^ A^DA Rédaction et administration \u2022 2103, rue Ste-Catherine Est, 3e étage Montréal (Qc) H2K 2H9 Le Café sur la rue \u2022 2101, rue Ste-Catherine Est L'Espace Internet \u2022 2103, rue Ste-Catherine Est, 2e étage Téléphone : (514) 597-0238 Télécopieur: (514)597-1544 Courriel : itinéraires itinéraire.ca Site : www.itineraire.ca Le Magazine L'Itinéraire \u2022 Éditeur et directeur général : Serge Lareault \u2022 Adjoint à l'éditeur : Jean-François Ouellon \u2022 Rédactrice en chef : Audrey Coté \u2022 Adjoint à la rédaction : Jérôme Savary \u2022 Infographiste : Serge Cloutier \u2022 Photo de couverture : Marc Ollivier \u2022 Révision : André Martin, Jean-Paul Baril, Lorraine Boulais, Hélène Paquet, Sylvie Martin, Isabelle Provost, Sophie Des|ardins, et Edith Verreault \u2022 Agent de développement : Stéphane Lefebvre \u2022 Concepteur du site Internet : Serge Cloutier, Drafter.com \u2022 Conseillers publicitaires : Renée Lanvière et Mano St-Pierre \u2022 Imprimeur : Québécor World Le Croupe communautaire L'Itinéraire est un organisme à but non lucratif fondé en 1990 pour aider les personnes de la rue.Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'itinérance, l'alcoolisme ou la toxicomanie.Le Conseil d'administration \u2022 Président : Robert Beaupré \u2022 Vice- président : Jean-Paul Banl \u2022 Trésorier : Martin Gauthier \u2022 Secrétaire : André Martin \u2022 Conseillers : Audrey Coté (rep.employés), Cabnel Bissonnette (rep.camelots), Cylvie Gingras, Hector Daigle et Richard Hétu L'administration \u2022 Directeur général : Serge Lareault \u2022 Directrice des ressources humaines et de l'insertion sociale : Jocelyne Sénécal \u2022 Directrice administrative: Geneviève Lussier \u2022 Adjoint à l'administration : Eduardo Moreno \u2022 Coordonnateur au développement : Benoit Racette \u2022 Comptabilité : Manon Savana, CMA Association nord-américaine des journaux de rue Le réseau international des journaux de rue L'Itinéraire est entièrement recyclable et fait de papier recyclé Attention aux fraudeurs: personne n'est autonsé à solliciter de porte en porte ou dans les commerces des dons monétaires ou maténels pour L'Itinéraire.15 juillet 2006 L'ITINÉRAIRE 6 MONTRÉAL, 15 AOÛT 2006 Audrey Coté M ' 1 Rédactrice en chef «B -Z r ™ «HBlSff audrey.cote@itineraire.ca | ™, ^BftlBAbi L'usine G rover : un modèle de vitalité artistique et économique En juillet dernier, 300 artistes et artisans regroupés en coopérative ont perdu la lutte qu'ils menaient depuis trois ans pour devenir propriétaires de l'usine Graver.Un promoteur privé a acheté l'immeuble pour la somme de 6,8 MS.Depuis une dizaine d'année, plusieurs artistes, artisans et organismes communautaires ont élu domicile dans l'usine située rue Parthenais à l'angle de la rue Ontario.Ancienne usine de textile construite en 1923, l'usine Grover constitue l'une des dernières représentantes de l'âge d'or industriel de Montréal.Même si les locataires ont perdu la bataille pour devenir propriétaires de leur espace de création, il reste beaucoup d'espoir dans l'air du côté de l'arrondissement Ville-Marie.Malgré la tempête de juillet, les représentants de la coopérative Sauvons l'usine Crover ont le vent dans les voiles, car leurs partenaires politiques et financiers se sont engagés à étudier toutes les solutions possibles pour les reloger ou racheter l'immeuble au nouveau propriétaire.Selon Louis-Georges Vanier, artiste locataire et vice-président de la coopérative Sauvons l'usine Crover, la volonté politique de préserver un lieu dédié à la création et à la vie communautaire montréalaise n'a jamais été aussi manifeste.En janvier dernier, Benoît Labonté, maire de l'arrondissement Ville-Marie et responsable de la culture au Comité exécutif de la Ville de Montréal, a mis sur pied un comité d'urgence, à la fois pour suivre l'évolution de l'offre d'achat du promoteur privé et pour explorer toutes les solutions possibles pour les locataires de l'usine.Ainsi, des représentants de l'arrondissement Ville-Marie, de la Ville de Montréal, de la Société de développement de Montréal, de Culture Montréal, de la CDEC Centre-Sud/Plateau Mont-Royal et de Fondaction ont réuni leurs forces pour favoriser l'achat de l'usine par les membres de la coopérative.En mai dernier, le comité d'urgence du maire de l'arrondissement Ville-Marie a annoncé un investissement financier de 700 000 à 1 million de dollars, réitérant concrètement son appui à la coopérative.Même s'ils ont perdu la partie, le travail effectué par ce comité d'urgence et les autres partenaires n'aura pas été vain, car il pourrait permettre l'achat d'un autre immeuble : celui de l'usine de tabac JTI-MacDonald située rue Ontario.Le projet de l'usine Grover a le mérite d'être à la fois viable artistiquement et économiquement.Inspiré des modèles de ArtScape à Toronto et de Granville à Vancouver, il est fondé sur la mixité des locataires.Il avait été prévu de séparer l'usine en deux, avec des espaces à prix réduits pour les artistes, et des lofts industriels et commerciaux au prix du marché.De plus, on prévoyait un montage financier diversifié, alliant harmonieusement subventions, partenariats institutionnels et revenus de location.Le budget global avait été établi à 9 millions de dollars, y compris le coût d'achat et la rénovation.Même s'il n'a pas pu voir le jour, le modèle issu du travail concerté des membres de la coopérative Sauvons l'usine Crover et du comité d'urgence demeure crédible, et les partenaires politiques et financiers sont loin de vouloir abandonner la partie.Même si le nouveau propriétaire de l'usine Grover dit vouloir conserver la vocation artistique et sociale de l'usine, il est fort probable que les loyers doubleront de prix et que la plupart des locataires actuels n'auront pas les moyens d'absorber cette augmentation.C'est pourquoi la coopérative et le comité d'urgence poursuivront leurs démarches pour faciliter la création et la diffusion de l'art et la vie communautaire dans l'arrondissement Ville-Marie.Enfin, chose certaine, les représentants de Sauvons l'usine Grover et le comité d'urgence instauré par le maire d'arrondissement Benoît Labonté ont inscrit un modèle de vitalité artistique et économique dans l'avenir culturel de Montréal : celui de l'usine Grover.En mettant l'accent sur l'importance de préserver des espaces de création pour les artistes et les artisans, qui sont aussi de petits entrepreneurs, le modèle «Grover» gagnerait à être reproduit dans d'autres arrondissements montréalais.Il insuffle l'espoir d'encourager la création et l'innovation de ceux qui participent activement à l'âme et au dynamisme de la métropole.MONTRÉAL, ! 5 AOÛT 2006 ! 7 L'ITINÉRAIRE DE CAMELOTS Norman Rickert Camelot, métro Édouard-Monpetit normartmusic® yahoo.ca My favourite summer vacation In this work-ethic crazy society, taking a vacation is almost a sin.Some countries are more vacation-prone : a case in point is France, with an average of 5 weeks a year per worker of vacation time, whereas in this fair province of ours, it's a measly two weeks (to begin with).We got a bad deal there, one could say.Some people, who I will not name, seem to think that by working long hours, they can enjoy the good life, otherwise you're just a good-for-nothing lazy welfare slob drinking beer in front of the TV set.Looking back on my favorite childhood vacations, I can definitively say that summer camps don't belong in that category.I think that my favorite summer vacation took place in Huberdeau, when I was 13.Otter Lake Haus was an inn located in Huberdeau offering a stupendous view of the nearby mountains and Otter Lake.I just browsed the Net to glean more info on the inn, but I'm afraid it doesn't exist anymore.Some German immigrants founded Otter Lake Haus and I still remember the wonderful German and East European cuisine, as well as the amazing pumpernickel bread.I also have vivid memories of waking up in the morning and paddling a rowboat through the misty morning fog of lake Otter and staring at the nearby mountains.I think I would definitely include my trip in Germany in 1990 as runner-up for favorite vacations, although the wonderful memories are also interspersed with painful ones.Well, you've guessed it, it involved a girl, who was sexy and 17 at the time.Well, enough said, for this chapter of my life, since it's time to move on and smell the roses.Pierre Fournier Camelot, Chambord/Laurier Pascal Desjardins Camelot, Papineau/Ontario Une oreille vaut bien un casque Longtemps, je fus de ceux qui ne croyaient pas aux vertus du casque de vélo, pensant que ce n'était qu'un tactique commerciale mise de l'avant par les fabricants pour monopoliser le marché et faire de l'argent.Toutes les excuses étaient bonnes pour ne pas en mettre.Allant du classique «C'est affreux!» jusqu'aux excuses plus élaborées que seule une langue bien pendue comme la mienne peut réussir à imaginer.Le 17 juin dernier, vers 1 lh30, j'étais en route pour aller chercher mes exemplaires de L'Itinéraire quand, sur le pont Jacques-Cartier, j'ai dérapé et me suis retrouvé à l'hôpital Charles-Lemoyne avec, on peut s'en douter, de multiples contusions.Et, comme je ne portais pas de casque, j'ai eu une oreille presque arrachée et je devrai, au moment d'écrire ces lignes, subir une reconstruction maxillo-faciale.Si j'avais eu un casque, je n'aurais peut-être pas fait une commotion cérébrale qui m'a fait oublier jusqu'aux circonstances de l'accident et la moitié de la journée qui a suivi.Si vous êtes de ceux qui ne comprennent que quand ça vous arrive, alors je ne puis que prier pour que vous n'ayez pas trop de mal.Si, par contre, il vous suffit de connaître quelqu'un à qui c'est arrivé, venez me rencontrer! Quoi qu'il en soit, je ne sais pas à combien vous évaluez une journée de travail dans votre vie, mais pour moi, une journée de congé perdue, ça n'a pas de prix.P.S.: Croyez-moi, on est moins laid avec un casque de vélo qu'avec des contusions et des fractures.Salut à mes clients Bonjour chers clients, vous m'apportez beaucoup : vous m'aidez par vos sourires, vos bonjours, vos petites attentions, votre générosité et votre goût de la vie.Parfois je suis malheureux et ne trouve pas d'issue à certains problèmes de la vie.Vous voir quelques jours chaque semaine me réconforte.L'argent que je gagne grâce à vous me permet de vivre plus à l'aise financièrement.Vos encouragements sont aussi un soutien pour continuer à accepter les réalités de la vie qui sont parfois pénibles à supporter.Merci mille fois encore de tant m'apporter.L'ITINÉRAIRE 8 MONTRÉAL, 15 AOÛT 2006 Juste un jeu.Savez-vous pourquoi on appelle ça « jouer » aux loteries vidéo ?C'est parce que c'est d'abord et avant tout un jeu, un divertissement.Et c'est d'ailleurs comme ça que la plupart des gens pensent.Mais si vous n'êtes plus capable de passer devant une machine sans vider vos poches.là, ce n'est plus juste un jeu.Il existe de l'aide.Appelez.Vous n'avez rien à perdre.Jeu : Aide et Référence 1 866 SOS-J EUX FONDATION MISE SUR TOI une initiative de LotoOuébec m ise-su r-toi.loto-qu ebecco m BLOC QUÉBÉCOIS CHAMBRE DES COMMUNES Bernard Bigras Député de Rosemont-La Petite-Patrie 2105, rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2G 1M5 Téléphone: (514) 729-5342 Télécopieur: (514) 729-5875 LA TERRE EST UN BEAU JARDIN \u2022 Fruits et légumes frais \u2022 Arrangements floraux \u2022 Paniers de fruits \u2022 Plantes vertes \u2022 Poteries \u2022 Service de livraison Kiosque Mont-Royal 482, rue Mont-Royal Est S3 Mont-Royal Tél.: (514) 281-7537 BLOC QUÉBÉCOIS Gilles Duceppe Chef du Bloc Québécois Député de Laurier-Sainte-Marie 200, rue Papineau, bureau 350 Montréal (Québec) H2K 4R5 Téléphone: (514) 522-1339 Télécopieur: (514) 522-9899 f Plus de détails en page 6 MONTRÉAL, 15 AOÛT 2006 9 L'ITINÉRAIRE Hie Kie Spacibo Khauup Khun Obr&do La rencontre internationale des journaux de rue à Montréal Serge Lareault Éditeur et directeur général de L'Itinéraire, Président du Réseau international des journaux de rue L'Itinéraire a reçu à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), du 7 au 11 juin 2006, plus de 80 journalistes d'une quarantaine de pays des cinq continents, pour la 11e Conférence internationale des journaux de rue de VInternational Network of Street Papers (INSP).On compte environ 200 journaux de rue comme L'Itinéraire dans le monde.Le mouvement, né à la fin des années 80 aux États-Unis, prend de l'ampleur avec la création de nouveaux journaux chaque année.L'Itinéraire avait reçu le mandat à Buenos Aires, en 2005, d'organiser la plus importante conférence depuis la création du réseau des journaux de rue en 1994.L'événement a permis aux délégués de partager leur expertise en matière d'aide aux sans-abri mais aussi de faire le point sur la situation de la pauvreté dans le monde : augmentation partout de la grande pauvreté, tant dans les pays industrialisés que dans les pays en développement; régression des droits humains et de l'accessibilité aux services et besoins fondamentaux, etc.Les délégués ont aussi échangé sur les solutions novatrices réalisées dans le monde pour combattre ces fléaux.Des projets ont aussi été mis de l'avant pour accroître la solidarité entre les journaux de rue des différents pays et pour appuyer notamment la création de journaux en Afrique, en Amérique latine et en Europe de l'Est.Des jumelages d'organisations devraient voir le jour dès 2007.Seulement au Canada, la conférence a été le point de départ de projets conjoints entre les 8 journaux de rue canadiens qui touchent un public de 500 000 lecteurs par année.Tous les journalistes présents ont été enchantés de l'accueil de Montréal et de l'appui des entreprises et institutions de notre ville dans l'organisation d'un tel événement.Les membres de l'INSP ont tellement apprécié la conférence qu'ils ont élu l'éditeur de L'Itinéraire président du réseau des journaux de rue pour les deux prochaines années.La prochaine conférence que je présiderai aura lieu en 2007 à Poznan, en Pologne, et poursuivra les travaux de développement et de consolidation d'un vaste réseau de solidarité.À travers les journaux de rue, le réseau rejoint plus de 38 millions de lecteurs dans le monde.Cette conférence de Montréal n'aurait pas été possible sans l'appui de nos partenaires majeurs, et de plusieurs autres, que nous tenons à remercier chaleureusement.Un immense succès et la création de solidarités.Merci aux partenaires! L'Université du Québec à Montréal (UQÀM) et particulièrement le Service aux collectivités pour son appui à l'organisation Les Œuvres du cardinal Léger La Ville de Montréal L'Arrondissement Ville-Marie Air Canada Santé Canada Patrimoine Canada Le Ministère de l'emploi et de la Solidarité sociale Tourisme Montréal Le Chantier de l'économie sociale Le Fonds de solidarité FTQ, la CSN, la CSQ, la FTQ, le SCFP Les journaux de rue : pour un changement social, local et global L'ITINÉRAIRE 10 MONTRÉAL, 15 AOÛT 2006 m iftJttAl Briser la glace entre les générations Marc Ollivier Stagiaire à la rédaction Timidité, peur, préjugés.Les différentes générations ont souvent du mal à communiquer entre elles.Dans les sociétés modernes, les familles sont souvent divisées et éloignées.Une situation que certains jeunes, en quête de repères, payent cher.L'échange entre générations permet d'apprendre des aînés et de casser les préjugés.Evelyne, 72 ans, offre chaque semaine un peu de son temps pour aider les enfants du Plateau à faire leurs devoirs.«C'est pas si facile d'être jeune», reconnaît Evelyne, 72 ans, qui entretient depuis près de dix ans des amitiés avec des jeunes.Depuis qu'elle travaille avec des enfants, elle a beaucoup appris sur leur vie, leurs préoccupations et leurs difficultés.Grâce à l'intermédiaire de la Maison Aurore, elle apporte quotidiennement à un enfant une aide aux devoirs.Pour elle, les rapports intergénérationnels sont très importants car ils permettent de «transmettre des valeurs humaines».Jeunes et aînés se fréquentent de moins en moins et, pour certains psychologues, cette perte de liens entre générations provoque chez les jeunes des difficultés à s'insérer dans la vie active.Par ailleurs, pour cause d'improductivité, la société met les personnes âgées au ban de la société.Briser les préjugés «Les jeunes ne respectent rien».Voici un préjugé qu'ont certains aînés vis-à-vis des jeunes générations.De leur côté, les adolescents classent parfois un peu vite les aînés dans la catégorie des «ringards ennuyeux et moralisateurs».Les liens intergénérationnels permettent de dépasser ces a priori.«Il y a des jugements des deux côtés, mais le fait de se parler, de s'écouter peut diminuer les préjugés», admet Evelyne qui ajoute : «Cet échange apporte aux aînés la spontanéité, la naïveté, la franchise.» Dans l'aide aux devoirs, Evelyne rencontre parfois des enfants qui ont beaucoup de mal à apprendre leurs leçons.Mais l'échange porte aussi ses fruits dans les moments difficiles.«J'apprends beaucoup de leurs difficultés», avoue-t-elle.Apprendre aux jeunes la stabilité amoureuse De leur côté, les jeunes ont des choses à apprendre de leurs aînés.Ces derniers ont acquis de l'expérience au cours de leur vie, et peuvent donc éclairer autrui.Dans les villages africains, les aînés sont toujours des sages que l'on vient consulter avant de prendre une décision importante.«La perte des relations entre générations s'est faite dans les années 50», rappelle Suzanne Larocque, coordinatrice de l'association l'Amitié n'a pas d'âge.En dehors des bonnes recettes de cuisine, des remèdes de grands-mères ou des techniques de couture, les aînés peuvent transmettre certaines connaissances plus profondes.Parmi elles : la stabilité dans la vie amoureuse.«Un engagement sur le long terme est tellement plus enrichissant.De nos jours, on consomme tout très vite, même l'amour», remarque Evelyne.Le vouvoiement est un code social que certains grands-parents souhaiteraient aussi voir davantage utilisé.«Ce n'est pas une question de respect, cela relève du savoir-vivre et de la politesse,» précise Evelyne.Anaïs, 10 ans, vient profiter de l'aide aux devoirs à la Maison Aurore.Elle entretient un contact régulier avec sa grand-mère.«Je parle plus facilement avec ma grand-mère qu'avec ma mère, confie la petite-fille.Elle m'aime, m'offre toujours des cadeaux et ne me gronde jamais.» Dans cette relation privilégiée, grand-mère et petite-fille se confient des secrets : «Je lui parle de mes amoureux et elle me raconte comment c'était quand elle était jeune.» Un peu à l'image des arbres qui ont besoin d'un tuteur pour pousser bien droit, les jeunes ont beaucoup à gagner à écouter les conseils des aînés pour mener leur vie.«Les loisirs sont un bon moyen de briser la glace», témoigne Suzanne Larocque.Alertée par la souffrance des aînés dans la solitude et l'isolement, le Direction de la santé publique de Montréal a décidé, en 1987, de mettre en place une structure axée sur l'entraide entre voisins et entre générations.Depuis, l'association a pris son envol.En 1995, elle est devenue une organisation à but non lucratif et travaille aujourd'hui avec environ 250 partenaires.«Notre mission est toujours la même, indique Suzanne Larocque : favoriser les échanges et transmettre aux jeunes le savoir des aînés.» MONTRÉAL, 15 AOÛT 2006 11 L'ITINÉRAIRE Clémence, Natacha, Pamélie, Carolo et Alex-Gadget, tous pairs-aidants Intervenants extraordinaires Ariane Lacoursière Pendant un an, Natacha s'est prostituée pour se payer la drogue qu'elle s'injectait quotidiennement «Je suis quelqu'un de très têtu.Un bon jour, j'ai décidé que je prenais ma vie en main.J'ai réussi», raconte la jeune femme.Après avoir réglé ses problèmes de consommation et cessé de se prostituer, Natacha a travaillé pendant un an dans une maison de jeunes.Même si elle appréciait son boulot, elle désirait intervenir plus directement auprès des jeunes en difficulté.Cest alors qu'elle a entendu parler des Pairs-aidants.«Je voulais devenir intervenante sans avoir à étudier en travail social.Cet emploi était parfait pour moi!» explique-t-elle.Supervisé par six organismes communautaires, le programme des Pairs-aidants existe au centre-ville de Montréal depuis maintenant 11 ans.Six intervenants ont pour mission de rencontrer les jeunes de la rue et ceux qui fréquentent les différents centres de ressources pour les écouter et discuter avec eux dans le but de faire de la prévention.Les Pairs-aidants sont tous d'anciens jeunes de la rue qui ont réussi à s'en sortir.«Ils tissent de bons liens avec les jeunes et peuvent ainsi les aider directement.C'est une excellente façon d'approcher ceux qui ne font pas confiance aux intervenants conventionnels», affirme la coordonnatrice du programme, Johanne Tessier.Pour entrer en contact avec leur clientèle, les Pairs-aidants organisent parfois des activités dans leurs centres.Natacha aime, entre autres, donner des cours de jonglerie et de cirque.Les Pairs-aidants organisent aussi chaque année le Festival d'expression de la rue, dans le cadre duquel les jeunes sont invités à mettre leurs talents en valeur.L'événement, qui aura lieu à la fin d'août à la place Pasteur à Montréal, vise à démystifier l'univers des jeunes de la rue et à favoriser la cohabitation entre la population et les jeunes marginaux.MONTRÉAL, 15 AOÛT 2006 «J'étais dans la rue depuis près d'un an.Je consommais de la cocaïne et de l'héroïne.Chaque fois que je m'injectais de la drogue, je me piquais en deuxième.J'étais sûre d'avoir le sida.» - Julie, 22 ans L'histoire de Julie Julie, une Montréalaise de 22 ans, estime s'être sortie de la rue grâce à Natacha.Les deux jeunes femmes se sont rencontrées il y a deux ans, dans les rues de Montréal.«J'étais dans la rue depuis près d'un an.Je consommais de la cocaïne et de l'héroïne.Chaque fois que je m'injectais de la drogue, je me piquais en deuxième, explique Julie.J'étais sûre d'avoir le sida.J'étais maganée.» À l'époque, Julie était tellement isolée qu'elle ne parlait à personne.C'est alors qu'elle a rencontré Natacha.«Elle m'a parlé.Elle avait le même parcours de vie que moi.Elle m'a dit qu'elle aussi avait été persuadée d'avoir le sida et que finalement, elle ne l'avait pas», raconte Julie.À la suite de cette rencontre, la jeune femme a tranquillement réglé ses problèmes.Aujourd'hui, elle termine une formation en réinsertion sociale et espère un jour devenir paire-aidante.«Natacha m'a tout simplement sauvé la vie», dit Julie.Jusqu'à maintenant, le programme de Pairs-aidants semble remporter un grand succès.Chaque année, plus de 1 000 personnes en bénéficient.«Les gens se sentent plus compris par quelqu'un qui a vécu les mêmes problèmes qu'eux», estime Natacha.Julie ne peut qu'être d'accord avec cette affirmation.«Avant de connaître Natacha, j'avais rencontré des dizaines d'intervenants.C'est elle que j'ai trouvée la plus crédible, mais chaque cas est différent.» Les Pairs-aidants n'osent toutefois pas prétendre qu'ils sont plus utiles que les intervenants traditionnels.«Je crois que nous devons travailler main dans la main.Nous ne sommes pas outillés pour bien intervenir auprès des cas plus lourds.Nous devons souvent les amener vers des ressources plus appropriées», explique Natacha.Même si Natacha adore être paire-aidante, elle reconnaît que ce n'est pas toujours facile.«Nous ne sommes payés que 28 heures par semaine pour travailler et pour suivre de la formation.Pour boucler notre budget, on doit avoir un autre emploi.Ce serait beaucoup mieux si on pouvait être pair aidant à temps plein», estime-t-elle.Même si ses conditions de travail ne sont pas parfaites, la jeune femme est fière du chemin qu'elle a parcouru.Elle ne peut d'ailleurs s'empêcher de lancer le message suivant à tous les jeunes qui éprouvent des problèmes : «Peu importe où tu te ramasses dans la vie, il y a toujours de l'espoir de s'en sortir un jour!» Jj^Jïi^jiï PAlt CÂH.LES PLUS Point final Choix de 3 services Internet selon vos besoins: > Internet Intermédiaire > Internet haute vitesse > Internet haute vitesse Extrême Abonnez-vous vite ! 1 88-VIDEOTRON videotron.com MONTRÉAL, 15 AOUT 2006 13 L'ITINÉRAIRE VIDEOTRON ® QUEBECOR MEDIA Le pouvoir infini du câble Le chanteur Steve Marin Rachelle Gayadeen Journaliste de la rue Pour ma première entrevue à titre de journaliste de la rue, je peux dire que j'ai été gâtée.Je suis tombée sur un gars généreux à la parole facile : Steve Marin, auteur-compositeur-interprète.J'étais hyperstressée et c'est lui qui m'a rassurée, alors que dans la plupart des entrevues, c'est l'inverse qui se produit Ce grand gaillard de 6 pieds 2 pouces a vraiment un coeur d'or! Steve Marin Empathique cœur a or Originaire de Samte-Anne-des-Monts, une petite ville de la Gaspésie, Steve a lancé son premier album, Passager du temps, le 21 mars dernier.Il vit à Montréal depuis une dizaine d'années.En 1997, juste après la fin de ses études, il prend part à quelques concours et se produit en première partie de groupes musicaux.Il se rend compte rapidement qu'il a encore beaucoup de chemin à faire pour se tailler une place dans l'industrie de la musique.Il suit donc son «plan B», qui est de travailler dans son domaine d'études, l'information scolaire et professionnelle.Quatre ans plus tard, il revient à ses premières amours et décide de s'investir à 100 % dans son art et de produire son premier album.La plupart des chansons de l'album ont l'amour pour thème.Il voit l'amour comme quelque chose d'universel, quelque chose que nous partageons tous.Il s'inspire aussi des gens, de leur vie, tant des petits bonheurs que des petits malheurs.«J'aime beaucoup les gens, j'entre facilement en contact avec eux, j'ai vraiment besoin de ça.Même qu'il faut des fois que j'apprenne à restreindre mon aller vers les gens!».De plus, il garde toujours une note d'optimisme et un espoir dans ses compositions, car il estime que le négatif attire le négatif.On pourrait qualifier le style de l'album de rock léger, un genre populaire qui devrait l'aider à connaître un certain succès.Le résultat général coule bien et on ne s'aperçoit pas du temps qui passe.Steve est extrêmement satisfait du produit fini, mais surtout du travail accompli au fil des années.«Je me donnerais dix sur dix pour le travail que j'ai fait, j'ai été là à toutes les étapes.il n'y a aucune chanson qui a été laissée pour compte», m'explique-t-il.Fait intéressant, durant le dernier sprint d'enregistrement, il a passé une journée complète à «bûcher» sur la chanson // faudrait.La version ultime de la chanson s'est finalement réalisée en une heure, à la fin de la journée, alors qu'il improvisait avec son complice et réalisateur, Hugo Perrault.C'est d'ailleurs avec ce dernier qu'il a le plus aimé travailler et qu'il aimerait collaborer à l'avenir.Il se voit aussi travailler dans plusieurs autres domaines en lien avec la musique, notamment en réalisation et en production.Bien sûr, son but premier est de faire plusieurs albums, de connaître un bon succès et une certaine notoriété.«C'est toujours mieux de bien vivre comme artiste que d'en arracher!», m'a-t-il lancé sur un ton enjoué.«J'aime beaucoup les gens, j'entre facilement en contact avec eux, j'ai vraiment besoin de ça!» \u2014 Steve Mann Enfin, ce qui m'a le plus touchée en Steve Martin, c'est son côté empathique.Cette dimension de sa personnalité se reflète d'ailleurs dans sa façon de répondre aux questions pendant l'entrevue.Voilà une belle qualité qui ne manquera pas de lui permettre de se démarquer de ses contemporains.Merci Steve! ?Pour en savoir plus, consultez le site Web de Steve à l'adresse www.stevemarin.com.L'ITINÉRAIRE 14 MONTRÉAL, 15 AOÛT 2006 Cuisiner à travers le mond Dominique Fortier Stagiaire à la rédaction domfisichella@hotmail.com «Cuisiniers sans frontières, c'est le projet de ma vie!» lance le célèbre chef cuisinier Jean-Louis Thémis, enseignant à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec (ITHQ) et ex-chroniqueur de télévision.Celui-ci se consacre aujourd'hui à son organisme humanitaire, dont le but est de donner une formation en cuisine aux gens défavorisés partout sur la planète.Le projet est né alors que le cuistot d'origine malgache et sa défunte épouse, Lucie Carrier, ont eu l'idée de combattre la pauvreté dans les pays du tiers-monde en formant des cuisiniers qui pourront par la suite mieux subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs proches.«On vise la réinsertion sociale, l'abolition de la mortalité infantile et l'aide aux plus démunis», de continuer M.Thémis.L'organisme, qui n'a pas encore commencé sa croisade autour du monde, oeuvre néanmoins déjà dans la région, leur premier projet ayant été de prendre d'assaut le Café sur la rue pour offrir bénévolement leurs services et mettre à profit leurs compétences culinaires.L'organisme Cuisiniers sans frontières a vu le jour en 2003 mais, selon les dires de M.Thémis, le projet commence à peine à prendre forme.«C'est dur d'être philanthrope! Ça prend de l'argent et ça, on en manque toujours.» L'organisme compte six membres bénévoles qui peuvent intervenir dans diverses sphères d'activité.Bernard Légaré agit comme directeur général des opérations : «C'est moi qui fais en sorte que nous ramons tous dans la même direction.C'est un travail de coordination, de paperasse et d'administration.J'ai accepté de participer à ce projet parce que je crois en ce que fait Jean-Louis.» «C'est dur d'être philanthrope! Ça prend de l'argent et ça, on en manque toujours.» Mais tout n'est pas si simple pour l'organisme humanitaire qui, jusqu'à maintenant, ne jouit d'aucun soutien financier.M.Thémis parle d'ailleurs des refus de certains bailleurs de fonds qui prétendent que Cuisiniers sans frontières ne cadre pas dans leurs objectifs.Heureusement pour le groupe, malgré le manque de financement, il peut compter sur l'appui moral et technique de l'ITHQ qui fournit, entre autres, des locaux gratuitement.Jean-Louis Thémis est d'avis que, lorsque le projet sera plus concret, il sera plus facile d'établir des partenariats.«Je pars justement pour Madagascar en juin Le chef cuisinier Jean-Louis Thémis pour donner mes premiers cours.» Mentionnons que Madagascar, une île située au sud-est du continent africain, compte parmi les pays les plus pauvres du monde - 80 °/o de sa population vit avec moins d'un dollar par jour.Si tout se déroule bien là-bas, le sympathique cuisinier prévoit cibler d'autres pays défavorisés comme le Burkina Faso, et il veut étoffer son équipe.?Pour venir en aide à Cuisiniers sans frontières ou simplement pour envoyer des mots d'encouragement à Jean-Louis, vous pouvez visiter le site Web de l'organisme au www.cuisinierssansfrontieres.org.MONTRÉAL, 15 AOÛT 2006 15 L'ITINÉRAIRE L,e tour du monde Aider les jeunes Péruviens Martine Letarte Au Pérou, les écarts entre les riches et les pauvres sont alarmants.La moitié de la population vit sous le seuil de la pauvreté.Les enfants de familles pauvres sont obligés de travailler pour aider leurs parents.L'exploitation des enfants est courante et, pour s'en sortir, plusieurs se retrouvent à la rue où toutes sortes de dangers et de tentations les guettent : drogue, violence, prostitution, crime.Depuis 1996, l'organisme Médecins aux pieds nus Canada, en partenariat avec l'Agence canadienne de développement international (ACDI), soutient la Restinga, un refuge pour les jeunes de la rue installé dans la ville d'Iquitos, au Pérou.William Macahuachi Tapayuni est né en campagne, sur les rives de l'Amazone au Pérou.Une fois son primaire terminé, il voulait poursuivre ses études, ce qui signifiait aller vivre en ville, à Iquitos.«C'est certain que ma mère et mon père étaient des obstacles pour moi si je voulais poursuivre mes études, car pour eux, ça représentait un homme de moins à travailler dans les champs», explique William dans le court métrage Métamorphose, réalisé par Érick Jhou Agullar Lomas, un jeune de la Restinga.William a finalement décidé de quitter la campagne pour s'installer en ville, chez sa tante, alors qu'il était âgé de 13 ans.«Les deux premières années, tout allait bien mais après, les problèmes ont commencé.Ma tante était injuste, elle voulait me faire travailler plus et elle se moquait de savoir si j'étudiais ou non», raconte le jeune qui s'est finalement retrouvé dans la rue.Il n'allait pratiquement plus à l'école et avait de mauvaises fréquentations qui le poussaient à faire la fête.Heureusement, il s'est rapidement rendu compte qu'il faisait fausse route et s'est réfugié à la Restinga.En lieu sûr Au Pérou, les restingas sont les dernières zones à être inondées et sont couvertes de peu d'eau.C'est là où se réfugient les personnes et les animaux lors des crues abondantes.C'est un éducateur de rue surnommé Puchin qui a fondé la Restinga en 1996, grâce au soutien de Médecins aux pieds nus Canada.Au départ, l'idée de Puchin était de faire de la prévention contre le VIH auprès des jeunes de la rue au moyen du théâtre.Son objectif ultime était d'éloigner les jeunes de cette vie.L'ITINÉRAIRE 16 MONTRÉAL, 15 AOÛT 2006 avec lea OlMG cl ici «Nous avons décidé de lui donner les moyens de réaliser ses projets.Nous lui fournissons de l'équipement, des ressources humaines et financières, mais nous ne dirigeons pas la Restinga à sa place.Nous souhaitons qu'il soit autonome.Ça fait partie de notre philosophie», explique la cofondatrice et présidente de Médecins aux pieds nus Canada, Francine Rodet.La Restinga accueille plus d'une centaine de jeunes par semaine.Puchin leur offre le repas du midi et parfois, le repas du soir aussi.Seule condition : les jeunes doivent aller à l'école.permettre d'avoir suffisamment de sous pour payer leurs dépenses liées à l'école, la Restinga a créé un programme de microentreprises d'artisanat.«Nous faisons travailler des enfants, et même si ça peut paraître bien terrible, c'est la réalité des enfants péruviens.S'ils ne travaillaient pas dans le cadre de notre programme de microentreprises, ils le feraient quand même.Au moins, en faisant de l'artisanat, ils travaillent à leur rythme, les sous qu'ils gagnent leur reviennent et avec ça, ils peuvent aller à l'école.Personne ne les exploite.Nous leur achetons les bracelets, les poupées, les ceintures et les sacs qu'ils fabriquent de montage aux jeunes.L'organisme, qui a établi ses quartiers généraux rue Masson à Montréal, fait également parvenir l'équipement nécessaire à ces jeunes pour réaliser des films : caméras, ordinateurs, etc.Dans le vidéo Génération libérée, réalisé par Yannick lors de l'un de ses séjours à Iquitos, Puchin parle de l'effet bénéfique que la réalisation de court métrages a sur les jeunes : «Cest un outil pédagogique dynamique qui permet aux jeunes de prendre la parole, une chose que la société ne leur permet pas de faire.» « S'ils ne travaillaient pas dans le cadre de notre programme de microentreprises, les enfants péruviens le feraient quand même.Au moins, en faisant de l'artisanat, ils travaillent à leur rythme, les sous qu'ils gagnent leur reviennent et avec ça, ils peuvent aller à l'école (.) » Francine Rodet, cofondatrice et présidente de Médecins aux pieds nus Canada La réalité des élèves Pour favoriser la réussite scolaire des jeunes, la Restinga se rend dans les écoles pour sensibiliser les professeurs à la dure réalité des enfants de la rue.Ensemble, ils essaient d'élaborer des méthodes pédagogiques adaptées aux besoins particuliers des jeunes qui ne l'ont pas eu facile.La Restinga offre également des services d'aide aux devoirs.«La Restinga m'aide beaucoup à étudier.Puchin fait tout ce qu'il peut pour que je puisse faire mes travaux ici.J'aide aussi les plus jeunes à faire leurs devoirs», affirme William, âgé de 20 ans lors du tournage du documentaire.La Restinga doit mettre en œuvre des projets sans jamais perdre de vue la dure réalité des jeunes de la rue.Pour leur au prix où nous les vendons ici.C'est beaucoup d'argent pour eux», explique Mme Rodet.Laisser sortir le méchant La Restinga offre une foule d'activités aux jeunes pour leur permettre de s'exprimer : théâtre, peinture, vidéo, capoeira.«Il ne faut pas oublier que quelqu'un en santé est quelqu'un qui a le moral.La capoeira, mélange de danse et d'arts martiaux, c'est très bon pour les jeunes de la rue puisque ça leur permet d'extérioriser leur violence», soutient Mme Rodet.Le projet de centre de médias alternatifs, Habla Barrio (la voix du village), est aussi très important.Chaque été, Médecins aux pieds nus envoie un de ses collaborateurs, Yannick Nolin, pour donner des cours de scénarisation, de réalisation et C'est lorsqu'il crée, particulièrement lorsqu'il peint, que William exprime ce qu'il ressent, ce qu'il pense, ce qu'il voit.Maintenant, il a un but : devenir artiste professionnel.«Je ne pense pas que mon travail diminue la violence dans les rues, mais je donne une chance de s'en sortir à celui qui le veut bien», confie humblement Puchin.Avec William, il peut dire qu'il a réussi.La publication de ce reportage a été rendue possible grâce à lAgence canadienne de développement international (ACDI).MONTRÉAL, 15 AOÛT 2006 17 L'ITINÉRAIRE Jérôme Savary Tout en bas du chemin de la Côte-des-Neiges, où plus de cinquante nationalités sont représentées', la pauvreté crève les yeux et handicape l'épanouissement de plusieurs enfants, pour qui tout se joue dès les premières années de la vie.Décidé à leur donner toutes les chances de réussir, le «pédiatre social» Gilles Julien et son équipe du Centre de services préventifs à l'enfance de Côte-des-Neiges (CSPE) travaillent depuis bientôt trois ans auprès de 500 enfants âgés de 0 à 6 ans.Inspiré par la réussite de son organisme Aide aux enfants en difficulté dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, où il aide des enfants de 6 à 12 ans qui ont des problèmes de comportement, Gilles Julien a décidé de s'impliquer auprès des très jeunes enfants de Côte-des-Neiges.Avec le CSPE, l'instigateur de la pédiatrie sociale et son équipe interviennent pour prévenir les problèmes d'apprentissage.«C'est un projet du CLSC, consistant à rencontrer des enfants en difficulté à l'école, qui nous a inspiré la création du Centre de services préventifs à l'enfance, explique Marie-Agnès Lebreton, directrice du centre.Si on avait pu donner des services à ces enfants avant leur entrée à l'école, on aurait peut-être évité ces problèmes.» Faire sortir les mots Margaret, 5 ans, est l'une de ces enfants du CSPE.À deux pas de sa maman Eleonora, originaire d'Ouzbékistan, Margaret court à travers la pièce, rebondit sur de gros ballons, joue au docteur avec sa maman.Bref, cette petite blonde aux yeux bleus ressemble aux filles de son âge.Cependant, à 2 ans, Margaret ne parlait toujours pas.«Au CLSC, on me disait \"Ça va venir, soyez patiente\", mais j'étais très inquiète», se souvient sa maman.Selon elle, le fait que Margaret ne puisse parler russe qu'à la maison explique une partie de ses retards.Référée au docteur Julien par un orthophoniste russe, Margaret est enfin prise en main.Par la suite, elle est évaluée au Montreal Children's Institute et le diagnostic tombe : «retard de langage expressif».«Pour des retards de langage, j'entends des médecins dire \"Ça va passer!\" C'est fou d'entendre ça», s'emporte le docteur Julien.Margaret, 5 ans, et sa maman En effet, c'est dès le plus jeune âge que les facteurs de risque sont les plus importants : l'alimentation, l'hygiène, la stimulation du langage, la socialisation, le développement de l'autonomie, les carences affectives.Tout peut causer des dommages importants si on ne s'en occupe pas.Une carence affective, par exemple, peut entraîner un arrêt de la croissance physique de l'enfant.Prise en main par l'équipe du CSPE, Margaret participe alors, dans un groupe de quatre enfants, à des activités de stimulation du langage.«On croit beaucoup à l'approche interdisciplinaire et globale des problèmes, où les différents spécialistes sont obligés de se parler pour établir un plan d'intervention pour chaque enfant, en accord avec les familles», précise Marie-Agnès Lebreton.Ainsi, Gilles Julien est loin d'agir seul.Il est entouré d'une équipe multidisciplinaire d'intervenants en santé, composée entre autres d'un ergothérapeute, d'un orthophoniste, d'un art thérapeute et de deux pédopsychiatres.Inclure la famille Souvent désemparés lorsqu'ils prennent connaissance des problèmes de leurs enfants, les parents se retrouvent sans ressources.L'une des forces de la «méthode Julien» est justement d'inclure les parents dans le processus thérapeutique.«La famille est au cœur de l'intervention, car mieux la connaître nous aide à déterminer les meilleurs services que nous pouvons apporter aux enfants», insiste Marie-Agnès Lebreton. « La famille est au cœur de l'intervention, car mieux la connaître nous aide à déterminer les meilleurs services que nous pouvons apporter aux enfants » - Marie-Agnès Lebreto En plus de la famille, les écoles, les organismes communautaires et les institutions en santé sont sollicités par le CSPE pour travailler main dans la main.«Nous faisons de la prévention dans huit écoles primaires du quartier, où des intervenants en milieu scolaire nous réfèrent des enfants», explique la directrice.C'est d'ailleurs la Commission scolaire de Montréal qui libère des orthophonistes pour le CSPE.Gilles Julien est satisfait du succès de ces partenariats : «On a réussi à créer une convergence autour de la population du bas de Côte-des-Neiges.» Ce sont les enfants qui en récoltent les fruits.«Après seulement deux mois de présence au CSPE, Margaret a commencé à parler!», témoigne sa maman.La petite de 5 ans déboule une nouvelle fois près de nous, pédalant sur un tricycle, déguisée en princesse : nul doute qu'au CSPE, Margaret se sent comme chez elle! Intervenir dès la naissance L'équipe du CSPE fait du dépistage dès l'entrée en prématernelle, afin que les enfants partent du bon pied dans la vie.«Les enfants sont invités à circuler dans les classes et à participer à des activités qui permettront de déterminer quels enfants seront vus en groupe avant l'entrée à l'école», explique le pédiatre social.Depuis le mois d'avril, le CSPE intervient même dès la grossesse, pour offrir de meeilleurs services! Les intervenants du CSPE effectuent un travail important, mais doivent cependant se contenter d'un espace de travail inadéquat, au dernier étage d'un bâtiment commercial.«Lors de notre ouverture durant l'hiver 2004, on cherchait une maison, comme celle que nous avons dans Hochelaga, et on en avait trouvé une avec un jardin», indique Gilles Julien.Sourde aux besoins des enfants, la Ville leur interdit de s'y installer, s'appuyant sur des règlements municipaux que le docteur Julien juge rétrogrades.Celui-ci n'en revient toujours pas.«La société ne s'occupe pas de ses enfants, regrette-t-il.C'est fou qu'ici les enfants du quartier ne puissent pas avoir une maison pour eux.C'est comme si les gens ne voulaient plus avoir d'enfants dans leur voisinage.Quel genre de société ça fait ?» Si courir dans un jardin n'a pas son pareil, les enfants et leurs parents s'en fichent pas mal, car le CSPE représente pour eux un milieu de vie inestimable.Ce n'est pas la petite Margaret qui dira le contraire! ' Selon Marie-Agnès Lebreton Centre de services préventifs à l'enfance de Côte-des-Neiges (CSPE) Tél.: 514-341-2220 Le docteur Gilles Julien « L'enfant transcende les cultures » Propos recueillis par Jérôme Savary Cilles Julien est l'instigateur de la pédiatrie sociale au Québec.Cette philosophie d'intervention, qui consiste à considérer l'enfant et sa famille dans sa globalité ainsi qu'à faire la promotion des droits des enfants, est désormais reconnue comme une spécialité en médecine.Toujours à la recherche de nouvelles méthodes de prévention, le docteur Julien, à 60 ans, n'est pas prêt d'abandonner «ses» enfants.«J'ai toujours voulu m'occuper des enfants, mais j'ai décidé de travailler avec des communautés plus appauvries après avoir constaté que les écarts de réussite des enfants dépendaient souvent du revenu de leurs parents.» \u2014 Le docteur Cilles Julien Le docteur Cilles Julien L'Itinéraire : Vous intervenez de plus en plus tôt même auprès des femmes enceintes.Pourquoi si tôt?Gilles Julien : L'enfant démontre une très grande vulnérabilité dès les premières années de sa vie, la maturation du cerveau ayant lieu à ce moment-là.Quand tu as des difficultés à 4 ou 5 ans, tu ne t'en sors pas.Il faut éviter ça.L'Itinéraire : Comment intervenez-vous dans un quartier où plus de 50 nationalités sont représentées ?Cilles Julien : L'enfant transcende les cultures.Les parents sont très reconnaissants, car je suis intéressé par leur enfant avant tout Je me mets à leur niveau, ce qui fait sauter les barrières culturelles et met les parents à l'aise.L'Itinéraire : Êtes-vous étonné de la réussite du centre de Côte-des-Neiges ?Gilles Julien : J'ai toujours cru que l'intervention de proximité, se concentrant sur l'enfant, était la solution.J'ai toujours fonctionné de manière intuitive, et je ne me suis jamais trompé.Quand on a une idée et qu'on y croit, il faut aller jusqu'au bout.Cependant, je suis surpris que cela fonctionne aussi facilement avec toutes les communautés, qu'elles soient arabe, juive ou bouddhiste.L'Itinéraire : Pourquoi travaillez-vous auprès d'enfants pauvres?Gilles Julien : J'ai toujours voulu m'occuper des enfants, mais j'ai décidé de travailler avec des communautés plus appauvries après avoir constaté que les écarts de réussite des enfants dépendaient souvent du revenu de leurs parents.L'Itinéraire : Avez-vous un rêve pour les enfants en difficulté de Montréal ?Gilles Julien : Je veux qu'ils aient accès aux services offerts par la pédiatrie sociale, surtout dans les quartiers sensibles.Malheureusement, nous sommes encore vus par certains comme des compétiteurs, au CLSC Hochelaga par exemple.Je ne comprends toujours pas que certains ne veuillent pas travailler avec nous.L'ITINÉRAIRE 20 MONTRÉAL, 15 AOÛT 2006 Littérature Chroniqueuse de la rue Thérapies critiques Marie Gagnon nous emmène dans l'univers tordu d'un centre de thérapie.Pendant que son conjoint Jean-Marie, surnommé Prince, est gravement malade, Emma doit sans quoi travailler au centre Nuit et Jour, sinon elle retournera en prison.On y rencontre, entre autres, la directrice, Diane, la diabolique, faisant figure de perroquet qui répète inlassablement des phrases vides de sens apprises par cœur.Ce que j'aime de Marie Gagnon, c'est qu'elle ne ménage personne, bon ou mauvais.Par exemple, au centre, il y a Renée, une intervenante intègre qui choisira un poste ailleurs et en profitera pour dénoncer les mauvais traitements infligés aux résidents par Diane et par ses acolytes.Pour ma part, je n'ai jamais connu de «bon» centre.Il y a 10 ans, je me suis retrouvée en désintox chez un gars qui avait transformé la grande maison paternelle en centre de thérapie et qui mène une vie de playboy avec l'argent des résidents.Certains matins, il n'y avait pas de café, tous les résidents étaient sur les nerfs et on nous faisait faire du ménage.Une résidente avait sa propre chambre parce qu'elle couchait avec un intervenant et les chambres des hommes avaient une vue sur le lac et surtout, oh! surtout, on nous faisait signer une clause minuscule qui donnait le droit à l'administration de nous mettre à la porte n'importe quand, sans remboursement de notre chèque d'aide sociale.Moi qui croyais avoir tout vu et tout entendu, en me promenant d'un centre à l'autre, je n'étais jamais au bout de mes «mauvaises» surprises.En lisant le roman de Marie Gagnon, j'ai réalisé que les centres de thérapie d'il y j Mane Gagnon DesHtoj/es \"jumelles a 10 ou 15 ans ne sont pas différents de ceux d'aujourd'hui et qu'il n'y a de place à l'amélioration que de la part.des résidents.Si je n'avais pas ma minette Chouchoune, je me permettrais de faire la tournée des centres, seulement pour tous les faire fermer, comme dans mon bon vieux temps de junkie! Marie Gagnon, Des étoiles jumelles, VLB éditeur, Montéal, 2005.WEEK-END « Effata » À la recherche de ta perle précieuse 22 - 24 septembre 2006 Une ouverture sur la vie contemplative en milieu monastique.Pour jeunes femmes 18-35 ans - Animation par les Reduses.Monastère des Recluses Missionnaires 12050 boul.Gouin Est, Montréal www.reclusesmiss.org Inscription : 514-648-6801 Les Œuvres de la Maison du Père 550, boul.René-Lévesque Est Montréal (Québec) H2L 2L3 Tél.: (514) 845-0168 Fax: (514) 845-2108 Centre d'accueil pour hommes de 25 ans et plus.6\t3\t4\t1\t\u2014 7\t8\t9\t2\t5 9\t1\t8\t2\t4\t5\t3\t6\t7 2\t7\t5\t3\t9\t6\t8\t1\t4 1\t4\t9\t8\t6\t3\t5\t7\t2 7\t6\t2\t5\t1\t9\t4\t8\t3 5\t8\t3\t4\t2\t7\t1\t9\t6 8\t5\t1\t6\t3\t2\t7\t4\t9 3\t9\t6\t7\t8\t4\t2\t5\t1 4\t2\t7\t9\t5\t1\t6\t3\t8 427, rue de la Commune Est Montréal (Québec) H2Y l]4 ^Téléphone: (514) 845-3906 Télécopieur: (514) 845-7019 MONTRÉAL, 15 AOÛT 2006 21 L'ITINÉRAIRE /BIEN-ETRE Coop Santé Globale , oud3rite en sântè Marie-Odile Marcoux-Fortier Acupuncture, homéopathie, massothérapie, psychothérapie, médiation familiale.Autant de services qui sont, le plus souvent, offerts par des cliniques privées.Il existe pourtant à Montréal une coopérative qui fait les choses autrement Les services offerts par la Coop le sont à souvent pour ça qu'elles choisissent de des prix concurrentiels, souvent un travailler dans une coopérative», explique «Tout de suite, je me suis dit : je vais investir là-dedans.» Ginette Gaudreault a été séduite par cette façon différente d'offrir des services psychosociaux et des approches alternatives en santé.Elle utilise les services de la Coop Santé Globale depuis plusieurs années.Cette façon de faire unique s'inscrit à l'intérieur d'une coopérative de travail, une coopérative de femmes.Antonella Perzia, travailleuse sociale et médiatrice familiale, est l'une des fondatrices de la Coop Santé Globale.Il émane d'elle une force tranquille.Dans ses propos, on sent qu'elle a dû se battre pour faire vivre ce projet qui lui tient à cœur.«C'est mon grain de sable dans le mouvement féministe.Je crois à l'autonomie financière des femmes et ça passe par le travail.Mais ce n'est pas une religion non plus!», précise-t-elle.L'été dernier, la Coop a donné, pour la première fois, un contrat à un homme.«C'était la personne la plus compétente et son approche était tout à fait en accord avec notre vision.» La coopérative est membre du Regroupement québécois pour la coopération du travail.Les professionnelles qui sont membres de la Coop Santé Globale détiennent des parts sociales.Elles promettent de mettre une somme d'argent et du temps dans le projet, mais surtout, elles s'engagent «à s'investir comme personne».C'est par consensus que les décisions importantes se prennent.Bien que certains membres aient investi plus d'argent au départ, le principe de prise de décision est simple : chaque personne a droit à un seul vote.peu moins chers que ceux qu'offrent les centres privés.Le regroupement «ne poursuit pas de but lucratif», selon l'expression utilisée par Mme Perzia, mais veut aussi offrir, aux femmes qui y travaillent, un salaire décent.La coopérative réussit même à assurer un service de psychothérapie à un tarif variant selon les revenus.«Il y a des gens qui viennent de la Rive-Sud pour en bénéficier.» C'est dire les besoins criants pour des services à prix abordables.« Les professionnelles de la Coop font passer l'humain avant l'argent, elles ont des idéaux sociaux.C'est souvent pour ça qu'elles choisissent de travailler dans une coopérative.» - Antonella Perzia, membre-fondatrice de la Coop Santé Globale Une approche humaine Ginette Gaudreault a trouvé à la Coop Santé Globale une approche holistique.«Les professionnelles ne prennent pas la personne en charge à un seul niveau.Elles ont une grande écoute de toutes les dimensions : physique, émotive, mais aussi spirituelle.» Ce regroupement de thérapeutes, qui existe depuis 1996, est basé sur des valeurs particulières.«Elles font passer l'humain avant l'argent, elles ont des idéaux sociaux et c'est Antonella Perzia.Ces valeurs se traduisent dans l'approche qui prévaut auprès des utilisateurs de services.«Il faut voir la personne qui est devant nous, souligne Mme Perzia.Cette façon de faire se poursuit aussi entre les professionnelles.Ici, la compétitivité est remplacée par un travail en complémentarité.» Actuellement, la Coop Santé Globale a un petit bureau dans un centre communautaire du quartier Petite-Patrie.Certaines thérapeutes offrent des services en cabinet privé ou se rendent à domicile, mais la fondatrice rêve de locaux qui permettraient d'avoir un lieu commun pour rassembler les membres.Quel beau cadeau ce serait pour cette coopérative de travail qui fête cette année son dixième anniversaire! ?La Coop Santé Globale est située au 6865, avenue Christophe-Colomb, bureau 109, Montréal.Pour information : 514-277-3051 ou www.coopsanteglobale.ca Au Canada, qui profite des approches complémentaires ou non traditionnelles en santé ?Selon l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2003, un cinquième des Canadiens de plus de 12 ans ont eu recours à ces approches.Alors que 26 % de ces personnes avaient un revenu dans la catégorie supérieure, seulement 13 % avaient un revenu dans la tranche inférieure.L'ITINÉRAIRE 22 MONTRÉAL, 15 AOÛT 2006 MOTSDE CAMEL0TS Lucie Hamel Camelot, SAQ Mont-Royal / Papineau Des bébés partout Vous connaissez l'expression «On aura tout vu» ?Je ne sais pas d'où elle vient, mais laissez-moi vous dire que, pour ma part, je vois de nouvelles choses presque tous les jours à mon point de vente.Ce qui me dépasse le plus, c'est sûrement la bassesse de certains individus qui demandent l'aumône et qui diminuent, de bien des façons, la joie de vivre de ceux et celles qui participent à la société en travaillant, par exemple, dans le milieu communautaire pour aider les plus démunis de la société.Ces quêteux sont de plus en plus nombreux à harceler tout le monde pour avoir ce qu'ils veulent, de toutes les façons possibles et même, parfois, de façon presque impensable.Après ces quelques précisions, il me fait plaisir de vous parler de madame Lucille.C'est une belle dame de 96 ans qui fait ses commissions en chaise roulante en se déplaçant elle-même à l'aide de ses pieds, un exercice qu'elle aime bien! Quel beau modèle que cette Lucille! Elle me fait apprécier le beau côté du genre humain! Je veux dire aussi un bonjour tout spécial à ces belles frimousses de bébés qui me font oublier les choses négatives pendant les quelques secondes où ils passent devant moi.Je suis chanceuse car il y en a de plus en plus cette année! À la prochaine et passez un beau mois d'août.Michel Côté Camelot, Pointe-aux-trembles Courage L'autre soir, aux informations de Radio-Canada, je regardais un reportage sur nos forces armées présentes en Afghanistan.À la fin de ce compte rendu, je me suis demandé ce que nous, civils souvent portés à nous apitoyer sur notre sort à cause de nos tracas quotidiens, ferions si nous étions à la place de ces hommes.Par devoir, ils partent risquer leur vie dans des pays étrangers, entourés d'ennemis, dans on ne sait quel véritable but.Nous devrions penser plus souvent à ces soldats et, au moins, leur apporter ainsi qu'à leurs familles, notre soutien moral et leur dire «bravo».Daniel Crady Camelot, métro Cuy-Concordia Talk of the moon Rats on board a tiny ship.I can't take all the hits.A morning sunshine is coming my way.From the loving God, Who cares about me?Can you get more women In and out of the deserted streets?Find feelings now and forever.Money, honey, funny.Ten men will build a lot of cakes.No one loves man and me.Shake and make a tiny cup.I can always get what I want.Go man, go for it.Purple haze is something you don't know nothing about.And red dragon too.Pie custard is everything to all the freaky people.Diamonds are going to a supermarket.Find and gather all the oranges, apples, pears and bananas.Baby or human cells are feeding away.Sole fish more findings.Like you is finish time.I have only a little time left on this earth.So show me what it's worth.Falcon feathers are flying to our Canada And would you be interested in me?If I can go to your restaurant.Chicken, turkeys, ham and eggs, it tastes so good.Go away, some other time.Pole north and south is believing in good times.Go West it's the best, I love the people I have met along the way.Kick my bad times behind, A goat is your truth.The force to be with you.And also within you \"Montreal, Montreal, Atwater Park.Where they say you shouldn't go after dark.\" Leave me alone in my world.MONTRÉAL, 15 AOÛT 2006 23 L'ITINÉRAIRE Niveau de difficulté : MOYEN Solution à la page 21 SUDOK \t\t\t\t7\t8\t\t\t 9\t1\t\t\t4\t5\t\t\t 2\t\t\t\t\t\t\t\t4 1\t\t9\t\t\t3\t\t\t2 7\t\t\t5\t1\t\t\t\t \t\t\t4\t\t\t\t\t6 \t5\t\t6\t\t2\t\t4\t 3\t\t\t\t\t\t2\t\t 4\t\t7\t\t\t1\t\t3\t Sudoku Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Notre logiciel de sudokus est maintenant disponible.10 000 sudokus inédits de 4 niveaux par notre expert, Fabien Savary.En vente exclusivement sur notre site.www.les-mordus.com Jeu réalisé par Ludipresse info@les-mordus.com ma viffe, r mon miracle Prière au Saint-Esprit Saint-Esprit toi qui résous tous les problèmes, toi qui éclaires tous les chemins pour m'aider à atteindre mon but, toi qui me donnes le don divin de pardonner et d'oublier le mal que l'on fait toi qui te trouves à mes côtés dans toutes les circonstances de la vie.Je veux, par cette courte prière, te remercier pour tout et te confirmer une fois de plus que je ne voudrais pas être séparé de toi, même en dépit de toutes tentations matérielles illusoires.Je veux être avec toi dans la gloire éternelle.Merci pour ta miséricorde envers moi et les miens.Vous devez réciter cette prière pendant trois |0urs consécutifs Ensuite, la faveur demandée vous sera accordée, même si elle vous parait difficile à obtenir.Vous devez alors publier cette prière, y compris les instructions, immédiatement après que votre souhait a été exaucé, mais sans mentionner la nature de votre voeu Seulement vos initiales devront apparaître à la fin de cette pnère.CP, Prière au Saint-Esprit Saint-Esprit, toi qui résous tous les problèmes, toi qui éclaires tous les chemins pour m'aider à atteindre mon but, toi qui me donnes le don divin de pardonner et d'oublier le mal que l'on fait, toi qui te trouves à mes côtés dans toutes les circonstances de la vie.Je veux, par cette courte pnère, te remercier pour tout et te confirmer une fois de plus que je ne voudrais pas être séparé de toi, même en dépit de toutes tentations maténelles illusoires.Je veux être avec toi dans la gloire éternelle.Merci pour ta misêncorde envers moi et les miens.Vous devez réciter cette prière pendant trois jours consécutifs.Ensuite, la faveur demandée vous sera accordée, même si elle vous paraît difficile à obtenir.Vous devez alors publier cette prière, y compris les instructions, immédiatement après que votre souhait a été exaucé, mais sans mentionner la nature de votre voeu.Seulement vos initiales devront apparaître à la fin de cette pnère.Remerciements à St-Jude et Saint-Joseph pour faveur obtenue A.D.Vous désirez donner votre ordinateur à une personne de la rue?L'Itinéraire récupère des ordinateurs et les distribue à des personnes en réinsertion sociale.De plus, nos intervenants et nos employés ont besoin d'écrans et d'ordinateurs performants.Veuillez les déposer au Café sur la rue de L'Itinéraire, au 2101, rue Ste-Catherine Est (angle de Lorimier), tous les jours de la semaine de 10 heures à 16 heures.Merci de votre générosité! Nous nous réservons le droit de refuser les ordinateurs jugés obsolètes.L'ITINÉRAIRE 24 MONTRÉAL, 15 AOÛT 2006 «FER Sa place» 10e édition d'un festival au centre-ville pour les jeunes de la rue Le Collectif d'intervention par les pairs, qui célébrait son 10e anniversaire l'an dernier, tiendra cette année encore le mouton noir des innombrables festivals qui se déroulent au cœur du centre-ville durant la saison estivale.Cette 10e édition du Festival d'Expression de la Rue aura d'ailleurs pour thème, nécessairement «FER sa place».L'incontournable événement consiste à regrouper les jeunes, et plus particulièrement les jeunes de la rue, dans un lieu qui leur est familier et où ils peuvent participer à des activités, en partie réalisées par eux.Après 10 ans d'existence, le Collectif revendique, par l'intermédiaire du «FER sa place», la réappropnation de l'espace public par les jeunes marginaux et l'affirmation de leur droit de citoyenneté.Au programme Mardi 22 août : Journée d'expression libre Cette journée sera consacrée à la reconnaissance des talents artistiques des jeunes de la rue et à la projection de courts métrages, notamment réalisés par des jeunes de la rue.Mercredi 23 août : Journée multiculturelle Outre une traditionnelle compétition de break dancing et du graffiti en direct, plusieurs spectacles seront présentés par des groupes et des DJ, notamment au son du hip-hop et du reggae.Jeudi 24 août : Journée punk Culture punk, olympiades et musique, d'ordre artistique ou sociopolitique, la de lournee clôture se tiendra en son, en ambiance et en cirque.à la hauteur de la 10e chandelle de cette fête de la marginalité.L'instigateur de cet incontournable événement auprès des jeunes marginaux, le Collectif d'intervention par les pairs, regroupe d'ex-jeunes de la rue qui interviennent auprès de leurs pairs.Le groupe réalise plusieurs activités pendant l'année, dont le festival.De plus, chaque pair est jumelé à un organisme parrain, comme Dans la rue, Stella, CSSS Jeanne-Mance, CACTUS, pour lequel il fait un travail général d'accompagnement et de suivi (écoute active, référence, prévention en toxicomanie et en ITSS, etc.).Si cet événement est loin d'être connu de tous et de toutes, il n'a plus besoin de présentation auprès des jeunes de la rue.D'ailleurs, c'est très certainement le seul festival d'été montréalais qui peut se vanter de ne pas avoir à expulser les jeunes de la rue de son périmètre.Venez donc faire un tour! Le Festival d'expression de la rue (FER) aura lieu les 22, 23 et 24 août prochains à la place Pasteur, en plein cœur du campus de l'UQAM, rue Saint-Denis, entre Sainte-Catherine et Maisonneuve.Le réseau d .RAPSIM 'aide aux personnes s< personnes seules et itinérantes de Montréal.Tél.: (514) 879-1949 U P6863B u i www.rapsim.org MONTRÉAL, 15 AOÛT 2006 25 L'ITINÉRAIRE I Une loi linguistique qui fait jaser.Ariane Gagné Ah! La loi 101! On l'aura critiquée, louangée, vilipendée.On l'aura défendue bec et ongles ou alors, attaquée sans relâche.Pour certains trop rigide, pour d'autres pas assez affirmée, elle n'en a pas laissé beaucoup indifférents.Le 26 août, la loi 101 célébrera son 29e anniversaire.30 ans.et encore toutes ses dents ?Mario Beaulieu, premier vice-président de la Société Saint-Jean-Baptiste La loi 101 a été adoptée en 1977 par le premier gouvernement péquiste de René Lévesque et proclamait le français seule langue officielle de l'État québécois.La législation, la justice, l'administration, les organismes parapublics, le travail, le commerce, les affaires et l'enseignement devaient se soumettre aux exigences de la loi.Amputations «Ce qui a attiré mon attention sur le dossier de la langue, c'est quand, petit à petit, les gouvernements libéraux successifs ont décidé qu'ils en diminueraient la portée», affirme Mario Beaulieu, premier vice-président de la Société Saint-Jean-Baptiste.En 1988, le parti de Robert Bourassa s'appuie sur un jugement de la Cour suprême du Canada pour modifier, par le biais de la loi 178, la réglementation de l'affichage commercial.Depuis ce changement législatif, les enseignes au Québec peuvent être présentées dans toutes les langues, pourvu que le français prédomine.Quelques années plus tard, le ministre Claude Ryan élabore un projet de loi qui sera adopté en 1993.La loi 86 facilite l'accès aux écoles de langue anglaise pour les enfants dont les parents ou les frères et soeurs ont étudié en anglais.Monsieur Beaulieu voit une autre conséquence à la loi 86.«Alors que la loi 101 exigeait que les communications écrites soient uniquement en français, la loi 86 a enlevé le uniquement.Peu à peu, tout est devenu bilingue partout.» À l'heure actuelle, 53 °/o des transferts linguistiques - changement de la langue d'usage à la maison - se feraient en faveur de l'anglais.«Si tous les services sont systématiquement offerts dans les deux langues, pourquoi donc apprendrait-on le français ?» De cette façon, croit M.Beaulieu, on permet à une partie de la population de vivre isolée du reste de la société.Avant l'adoption de la loi 104, en 2002 par le Parti québécois, on pouvait envoyer son premier enfant à l'école privée anglaise, ce qui lui donnait le droit à lui, à ses frères et sœurs et à ses descendants d'aller à l'école publique anglaise par la suite.La loi 104 a éliminé la possibilité d'un tel contournement de la loi 101.Le vice-président de la Société Saint-Jean-Baptiste regrette que certains voient un signe de xénophobie dans les initiatives qui sont prises pour protéger la langue française.«Si on veut une société inclusive et offrir à tous les mêmes droits et le même espace public, il faut qu'il y ait une langue commune.» Il se dit bien d'accord pour protéger les droits historiques de la minorité anglophone.Mais le nécessaire n'est pas fait, croit-il, pour valoriser le français auprès des allophones, qui s'identifient plus naturellement à la majorité continentale.De l'espoir Certes, la portée de la loi 101 a été restreinte au fil des ans.Or, la loi 104, adoptée en 2002 par le Parti québécois, prouve que l'on est encore disposé à agir pour la protection du français.Avant son adoption, on pouvait envoyer son premier enfant pendant un an à l'école privée anglaise, ce qui lui donnait le droit à lui, à ses frères et sœurs et à ses descendants d'aller à l'école publique anglaise par la suite.La loi 104 a éliminé la possibilité d'un tel contournement de la loi 101.Monsieur Beaulieu affirme que l'action citoyenne est l'un des moyens efficaces pour faire la promotion du français.«Beaucoup d'allophones reprochent aux francophones de s'adresser à eux en anglais dès qu'ils perçoivent un accent ou une difficulté d'expression.Leur parler français, c'est leur ouvrir les bras comme société.C'est ça qu'il faut comprendre.» L'ITINÉRAIRE 26 MONTRÉAL, 15 AOÛT 2006 PLUS ON CONSOMM MOINS ON RAISOFv Oui, j'offre des cartes-repas aux gens de la rue! SVP, retournez ce coupon-réponse ou faites votre achat sur www.itineraire.ca En contribuant au Fonds des cartes-repas, chaque tranche de 3$ de votre achat permet de nourrir une personne par l'émission d'une carte-repas et de lui offrir la chance de recevoir du soutien psychosocial.Les cartes-repas émises grâce aux dons sont remises par notre personnel et des bénévoles à des personnes qui peuvent les échanger contre un repas au Café sur la rue de L'Itinéraire (coin Ste-Catherine et De Lorimier).Si vous le désirez, vous pouvez recevoir par la poste les cartes-repas émises grâce à votre don et les distribuer bénévolement aux personnes dans le besoin que vous croisez dans la rue.?25 2 (10 repas X 3$) Q45$ (15 repas X 3$) 060 $ (20 repas X 3 $) je préfère donner_$ Prénom : M.?Mme.?Nom : ?chèque au nom du Groupe communautaire L'Itinéraire Adresse : App.a visa Ville : Province : Code Postal : No de carte I_1_I_1_I_|_l Expiration_/ 20_ I_1_I_l_I_1_1_I_I_I_I Courriel : Mois Année Téléphone : ( ) Signature X ?Postez-moi les cartes-repas pour que je les distribue ?Je désire que vos intervenants ou bénévoles les distribuent i Ce projet est rendu possible entre autres grâce aux Œuvres du Cardinal Léger, au Budget partenariat (Ministère de la Solidarité sociale Sécurité du Revenu de Montréal, le Centre local d'emploi de Sainte-Mane),Emploi-Québec et Moisson Montréal."]
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