Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
dimanche 15 janvier 2006
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (24)

Références

L'itinéraire, 2006-01-15, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" \u2022 - « De compulsif à contemplatif Jérôme Savary Adjoint à la rédaction Poésie, dessin, jazz.Serge baigne dans les arts.«Eh! Jérôme, n'oublie pas! À la Cinémathèque, ce soir.» Toujours à l'affût des événements culturels, ce n'est pas pour rien que Serge Morin est camelot à la Place-des-Arts! Cet été, il vient de produire son premier recueil de poèmes : «Ce recueil représente pour moi une grande réflexion sur la vie et une fierté personnelle.» Inspiré des poètes tels Emile Nelligan, Jacques Prévert et Félix Leclerc, Serge écrit sans cesse.«Écrire, c'est libérateur.» L'art est une thérapie, et c'est d'ailleurs un thérapeute qui l'a fait se mettre au dessin, en 1986.Serge a repris le dessin l'année dernière à l'occasion d'un cours à Montréal-Nord.«On est deux fous!», dit-il en évoquant son professeur de dessin.Alors qu'il avait rapidement lâché ses pinceaux à la fin des années 1980, cette année, pas question d'arrêter: «Cet automne, j'y retourne!» Ancien joueur compulsif, ce rêveur de 49 ans a réglé une grande partie de ses problèmes grâce à l'écriture, et la détresse émotionnelle qui l'a conduit à pousser la porte de L'Itinéraire est aujourd'hui canalisée.«La reconnaissance des clients envers mes textes me fait chaud au cœur et le fait d'être publié dans L'Itinéraire m'apporte une grande fierté.» Serge Morin est sensible.«J'aime ce qui est fin.Dans le jazz, c'est la finesse que j'apprécie.» Véritable artiste touche-à-tout, il joue même de la batterie depuis l'âge de 13 ans.Du jazz be-bop, surtout.«La relation avec mon frère m'a sauvé.C'est mon frère qui m'a amené à la musique.» Hyperactif, il a la tête pleine de projets.En plus du dessin, il aimerait avancer dans l'écriture, mais il ne veut pas mettre la charrue avant les bœufs.«Je souhaite d'abord prendre des cours de français et de grammaire pour améliorer mes textes et aboutir un jour à des chroniques.Petit, j'étais pas bon en français.» Attachant et authentique, Serge Morin est désormais mieux dans son corps et dans sa tête.«Je n'ai jamais vécu et c'est maintenant que je commence à vivre.» «J'aime ce qui est Dans le jazz, c'est la finesse que j'apprécie.» Cylvie Gingras ' Jgg Camelot et journaliste de la rue Tiré de Street Sense, Washington DC, États-Unis, 28 novembre 2005 Des sans-abri protégés du froid En 2004, le district de Columbia, celui de la capitale des États-Unis, Washington, a reçu un nombre record de demandes d'hébergement lors des journées les plus froides de l'hiver.Pour affronter l'hiver 2005 le plus efficacement possible, Columbia a développé un plan qui prévoit une « alerte au froid » pour une période de 110 jours, qui s'étend du 1er novembre au 31 mars.De plus, un montant de 1,3 million de dollars permettra aux centres d'hébergement d'ouvrir leurs portes de 7h à 19 h, alors qu'ils sont habituellement fermés à ces heures.« Ce \"plan hiver\" a été mis en place pour empêcher que des sans-abri meurent d'hypothermie », affirme Deborah Daniels, porte-parole du service des ressources humaines du district de Columbia.Elle ajoute que l'objectif premier est de sensibiliser les résidents de Columbia sur le devoir de nous rapporter la présence de tout sans-abri vu dehors, dans le froid.Tiré du Street Feat, Nouvelle-Ecosse, édition juillet-septembre 2005 Sans-abri, dormez ailleurs! De tous les pays industrialisés, c'est chez nous que l'on retrouve le plus haut taux de sans-abri.Nous comptons 200 000 sans-abri canadiens alors qu'aux États-Unis, où la population est neuf fois plus élevée que la nôtre, il y en a 750 000.« En Ontario, on a coupé l'aide sociale aux pauvres, il y a un manque flagrant de centres d'hébergement et, cerise sur le sundae, une nouvelle loi spécifie qu'il est illégal de dormir dans des lieux publics! C'est odieux et immoral! La loi 8 cible directement les squeegees, les enfants.des personnes qui n'ont commis aucun crime! », clame haut et fort John Clarke, de la Coalition ontarienne contre la pauvreté.Tiré de La Quête, Québec, édition de décembre 2005 Des psychiatrisés publiés En octobre dernier, le Pavois Éditeur, nouvelle entité de Pavois, un organisme voué à la réinsertion sociale des personnes ayant connu des problèmes psychiatriques, a édité deux premiers ouvrages.Claude Bussières, responsable du Pavois Éditeur, croit que l'écriture peut contribuer au rétablissement et à la guérison.Selon lui, la personne qui écrit se ressaisit et se revalorise.Créé à Québec en 1989, Le Pavois est un organisme à but non lucratif qui tente de répondre aux besoins de personnes ayant connu des problèmes de santé mentale, qui tentent de réintégrer la société et le monde du travail.Pour lire d'autres nouvelles, partager vos idées et découvrir de nouveaux textes: LA CYBERCOLLECTMTÉ www.ilineraire.ca S3 15 JANVIER 2006 - NUMERO 139 3 L'ITINÉRAIRE Khauup Khun Yum bo' otik Des ados cuisinent pour nos camelots! Les camelots de L'Itinéraire et les clients du Café sur la rue se sont payés la traite grâce à de généreux donateurs, le 21 décembre dernier, lors du repas de Noël au Café sur la rue.De jeunes élèves en insertion sociale et professionnelle de l'école Pierre-Dupuy, se sont notamment mis à l'œuvre pour préparer une soupe délicieuse aux pommes et aux poireaux pour 100 personnes, ainsi que des tourtières pour autant de monde! Un gros merci à leur professeur, Patrice Campagna (à droite sur la photo), qui assistait notre cuisinière Lorraine Krupa.Au chaud grâce à la Caisse populaire Pour la troisième année consécutive, La Caisse populaire du Mont-Royal a contribué financièrement à maintenir nos camelots au chaud pour l'hiver.Grâce à un don de 3 000 $, L'Itinéraire a pu acheter gants et tuques à ses 150 camelots.Merci à tous les représentants de la Caisse pour leur solidarité! L'ITINÉRAIRE Vous avez découvert L'Itinéraire et vous souhaitez le partager ?Vous voulez que quelqu'un pense à vous deux fois par mois ?Offrez-lui un abonnement au bimensuel L'Itmérairel ?12 mois (24 numéros) =48$ 6 mois (12 numéros) = 24 $ J'ajoute un don de soutien de Vos Coordonnées Prénom_ Adresse_ ?Mme ?M._Nom Code postal Courriel_ i ; /, L'abonnement débute en .Mode de paiement Chèque ou mandat à l'ordre du Groupe communautaire L'Itinéraire ?VISA _I_l_ N° de carte J_I_I J_I_I_I_I_I_I I Les coordonnées de la personne à abonner _l Mme Q M.Prénom_Nom_ Adresse_ Code postal Courriel_ Tél.(_)_ Écrivez-lui un petit message que nous lui enverrons avec son premier numéro.15 janvier 2006 Postez le tout à l'adresse suivante : Abonnement à L'Itinéraire 2103 Ste-Catherine Est, Montréal (Québec) H2K 2H9 Information : (514) 597-0238 poste 226 Reçu de charité posté au début de l'année suivante NUMÉRO 139 - 15 JANVIER 2006 HEUREUSEMENT, ICI c est le BIOC 20061 En cette nouvelle année, c'est avec plaisir que je vous souhaite beaucoup de succès, de rêves et de projets enrichissants.Je tiens tout particulièrement à souligner l'implication déterminante des organismes communautaires et d'insertion de la région de Montréal.Grâce à vous, nous pouvons construire un Québec solidaire et respectueux des différences.Gilles Duceppe DÉPUTÉ DE LAURIER-SAINTE-MARIE Chef du Bloc Québécois Coordonnées du comité électoral du Bloc Québécois de Laurier-Sainte-Marie 926, Sainte-Catherine Est Téléphone : 514 843-4222 Courriel : laurier@bloc.org B L^5C Réal Ménard, Député Hochelaga 4036, rue Ontario Est Montréal (Québec) H1W 1T2 Téléphone: (514) 283-2655 Télécopieur: (514) 283-6485 Autorisé par l'agent officiel de Réal Ménard Un grand merci à tous nos donateurs et à nos trois principaux partenaires qui nous ont permis d'acheter et de rénover notre immeuble de trois étages qui est entièrement dédié à la réalisation de projets visant l'aide et l'autonomie des personnes de la rue.Canada Ville-Marie Montréal Affaires municipales et Région: E9 C3 Quebec nn «BLOC >F QUÉBÉCOIS CHAMBRE DES COMMUNES Bernard Bigras Député de Rosemont- ÉV La Petite-Patrie ¦h 2105, rue Beaubien Est Autorisé par l'agent officiel de Bernard Bigras Desjardins Solidaires de L'Itinéraire Caisse populaire Desjardins du Mont-Royal Deux endroits pour mieux vous servir Place d'affaires du Mont-Royal 435.avenue du Mont-Royal Est Montréal (Québec) H2J 1W2 Place d'affaires Saint-louis-de-France 745, rue Roy Est Montréal (Québec) H2L 1E1 Un seul numéro de téléphone pour nous joindre Tél.: (514) 288-5249 5 JANVIER 2006 - NUMÉRO 139 5 L'ITINÉRAIRE Actualité wim Édito La Chine persécute le Falun Gong Concours des journalistes de la rue L'Itinéraire perd un ami So/idaire Ignacio Ramonet dénonce.Itinérance et logement: que feront les partis aprèsle 23 janvier?\t7 10\t¦11 14\t¦15 16\t¦17 \t21 \t25 Chroniques Pas besoin de mourir pour renaître 18 Mots de camelots 9, 20 et 22 Littérature 23 Sudoku 24 G12 mois (24 numéros) =48$ ?6 mois (12 numéros) =24$ lJ J'ajoute un don de soutien de Coordonnées ?Mme ?M.Prénom_ Nom__ f Adresse Code postal Courriel_ M (_)_ Mon abonnement débute en_ mois Mode de paiement ?Chèque ou mandat à l'ordre du Groupe communautaire L'Itinéraire ?VISA _I_I_I_I_I_I_I_I_l_ I l J_I I I Expiration_/_ mois année Abonnement proposé par le camelot: Nom du camelot Reçu de chanté posté au début de l'année suivante Postez le tout à l'adresse suivante : Abonnement à L'Itinéraire 2103 Ste-Catherine Est, Montréal (Québec) H2K 2H9 Information : (514) 597-0238 poste 226 ' ' r 15 janvier 2006 Le magazine L'Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.A cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d'aide et maisons de chambres.Depuis mai 1994, L'Itinéraire est vendu régulière ment dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en majorité par des personnes vivant ou ayant connu l'itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.Pour chaque numéro vendu 2$, 1 S revient directement au camelot Les profits de L'Itinéraire servent à financer les projets d'entraide.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou demandent des dons, ils ne le font pas pour L'Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec le (514) 597-0238, poste 230.L'Itinéraire est appuyé financièrement par LES ŒUVRES DU CARDINAL LÉGER Convention de la Poste-publications No 40910015 No d'enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Groupe communautaire L'Itinéraire, 2103, rue Ste-Catherine Est, 3e étage Montréal (Québec) H2K 2H9, itineraire@itineraire.ca Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d'envoi postal et nos coûts rédactionnels par l'entremise du Programme d'aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Canada -I L'Itinéraire est membre de : AMEC( A^DA Rédaction et administration \u2022 2103, rue Ste-Catherine Est, 3e étage Montréal (Qc) H2K 2H9 Le Café sur la rue \u2022 2101, rue Ste-Catherine Est L'Espace Internet \u2022 2103, rue Ste-Catherine Est, 2e étage Téléphone : (514) 597-0238 Télécopieur: (514) 597-1544 Courriel : itinéraire g itineraire.ca Site : www.itineraire.ca Le Magazine l'tL \u2022 Éditeur et directeur général : Serge Lareault \u2022 Rédactrice en chef : Audrey Coté \u2022 Adjoint à la rédaction : Jérôme Savary \u2022 Infographiste : Serge Cloutier \u2022 Infographiste stagiaire: Valérie Banville \u2022 Couverture : Serge Cloutier \u2022 Photos de couverture : Leopold Brunet \u2022 Révision : André Martin, Rosalie Landry, Jean-Paul Baril, Mariette Éthier Morand, Lorraine Boulais et Hélène Paquet \u2022 Concepteur du site Internet : Serge Cloutier, Drafter.com \u2022 Conseillers publicitaires : Renée Lanvière et Mano St-Pierre \u2022 Imprimeur : Québécor World Lebonfon \u2022 Représentants des camelots : Gabriel Bissonnette, Robert Dion, André Canuel \u2022 Intervenante : Isabelle Bessette Le Groupe communautaire L'Itinéraire est un organisme à but non lucratif fondé en 1990 pour aider les personnes de la rue.Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'itinérance, l'alcoolisme ou la toxicomanie.Le Conseil d'administration \u2022 Président : Robert Beaupré \u2022 Vice- président : Jean-Paul Banl \u2022 Trésorier : Martin Gauthier \u2022 Secrétaire : André Martin \u2022 Conseillers : Audrey Coté (rep.employés), André Canuel, Gabriel Bissonnette (rep.camelots), Alain St-0nge, Sylvie Lauzon L'administration \u2022 Directeur général : Serge Lareault \u2022 Directrice des ressources humaines et de l'insertion sociale : Jocelyne Sénécal \u2022 Directrice du dévelopement : Claudette Turgeon \u2022 Adjoint à l'administration : Eduardo Moreno \u2022 Comptabilité : Manon Savaria, CMA Distribution \u2022 Agent de développement : Stéphane Lefebvre Le Café sur la rue \u2022 Chef cuisinière : Lorraine Krupa L'Espace Internet \u2022 Coordination : Vacant Association nord-américaine des journaux de rue I IHÏSff Le réseau international 1 i des journaux de rue L'Itinéraire est entièrement recyclable et fait de papier recyclé Attention aux fraudeurs: personne n'est autorisé à solliciter de porte en porte ou dans les commerces des dons monétaires ou matériels pour L'Itinéraire NUMÉRO 139- 15 JANVIER 2006 L'ITINÉRAIRE edit Audrey Coté Rédactrice en chef audrey.cote(S?itineraire.Ci Solidarité sociale morte au champ d'honneur Dans la tranchée qui sépare toujours davantage les pauvres du reste de la société, il n'y a jamais de répit.On tire à boulets rouges sur les pauvres, qui sont déjà front contre terre.En novembre dernier, le fabuleux ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale a décidé d'indexer de moitié seulement les prestations des 250 000 assistés sociaux qui sont considérés sans contrainte à l'emploi.Depuis le 1er janvier, ces prestataires ont vu leur revenu de survie indexé de seulement 1,21 °/o alors qu'il aurait dû l'être de 2,43 °/o, conformément au taux d'inflation en cours.Concrètement, cela signifie qu'un prestataire reçoit maintenant 543 $ au lieu de 537 $.Un beau six piasses de plus par mois! La situation est d'autant plus dramatique que la totalité de cette somme est généralement engloutie dans le paiement du loyer et que les biens et services augmentent à un rythme effréné.Par exemple, la carte mensuelle de transport en commun des montréalais vient de passer de 61 S à 63 $, ce qui retranche déjà 2 $ au beau six piasses d'indexation des assistés sociaux! De plus, le coût mensuel moyen d'un 3I/2 à Montréal, qui était de 458 S en 2000, est maintenant de 562 $'.Malgré toute la bonne volonté du monde, comment pensez-vous qu'un assisté social puisse parvenir à payer son loyer ?Il faut travailler 74 heures au salaire minimum pour y arriver! Après, on s'étonne de voir autant de personnes grossir les files d'attente de la Maison du Père, de la Mission Old Brewery ou de l'Accueil Bonneau.Ensuite, on s'offusque que les pauvres nous tendent la paume à chaque coin de rue.Selon le Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ), le revenu minimal pour assurer la survie d'une personne est de 793 $ par mois, soit le montant auquel ont droit les personnes considérées comme ayant des contraintes sévères à l'emploi.Le gouvernement lui-même sait, à partir des études qu'il a commandées, que ce fameux 793 $ constitue un revenu de survie pour une seule personne sans contrainte à l'emploi.Voilà que j'entends la rumeur de travailleurs de la classe moyenne, qui trotte doucement vers le cul-de-sac de la pauvreté, crier que les assistés sociaux, n'ont qu'à se grouiller le cul et aller travailler comme tout le monde! Chaque fois qu'on mitraille les assistés sociaux à coups de préjugés, on accepte indirectement la détérioration des conditions de travail de la majorité qui travaille à petit salaire.Pendant que le travailleur moyen voit ses conditions de travail devenir de plus en plus aliénantes, son salaire stagner ou fondre comme neige au soleil face au galop de l'augmentation du coût de la vie, nos gouvernements passent en douce des lois inacceptables qui nivellent constamment par le bas la qualité de vie de l'ensemble des citoyens.Il serait temps que l'on arrête de viser le plus mal pris que soi, que l'on cesse de se diviser pendant que régnent une poignée d'individus.N'indexer qu'à moitié les prestations d'aide sociale des plus pauvres d'entre les pauvres constitue bien la preuve tangible que le gouvernement Charest ne se cache même plus pour rire d'eux.Ce même gouvernement a même l'arrogance de rire à la face des représentants d'organismes qui prennent leur défense.Récemment, la porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, Viviane Labrie, s'est fait dire par un attaché politique du Conseil du Trésor : « Si vous voulez des solutions vertueuses, vous n'avez qu'à voter pour Option citoyenne aux prochaines élections! »2 Voilà qui nous confirme que le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale a hérité de la sale job d'inventer des bonnes intentions pour dissimuler les mauvaises.Parmi celles-ci, citons quelques chefs-d'œuvre : « La préoccupation première du gouvernement du Québec est d'améliorer les conditions de vie des plus pauvres, de favoriser leur autonomie et de bâtir un Québec meilleur où chaque personne a sa place, peut mener une vie digne et participer, selon ses capacités, à la vie sociale et au progrès collectif.» (www.mess.gouv.qc.ca) Ces belles paroles solidaires sifflent comme des balles au champ d'honneur des moins nantis.Ne vous inquiétez pas, M.Charest, nous sommes prêts à voter pour Option citoyenne dans deux ans! Rira bien qui rira le dernier.?Marc Favreau éternellement So/idaire de L'Itinéraire À la suite du décès de Marc Favreau, alias Sol, c'est avec émotion que L'Itinéraire a appris que ce dernier avait demandé à sa famille, à ses amis et au public de faire des dons à la Maison du Père et à L'Itinéraire plutôt que d'envoyer des fleurs au salon funéraire.L'alter ego du plus célèbre « vagabond à rien » du Québec a toujours été solidaire et sensible à la cause des pauvres et des moins chanceux, pour qui la survie constitue une lutte quotidienne.Il a été le porte-parole de La Maison du Père et de la campagne Solidaires face à l'itinérance.Ce mois-ci, vous pourrez d'ailleurs lire mon témoignage réalisé à partir d'une entrevue qu'il a accordée à L'Itinéraire en décembre 2004.Toute l'équipe de L'Itinéraire présente ses plus lumineuses condoléances à la famille et aux amis de Marc Favreau.1 Chiffres provenant du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) : La soupe au caillou, Collectif pour un Québec sans pauvreté, 29 novembre 2004, numéro 212, p.2.(www.pauvrete.qc.ca) 15 JANVIER 2006 - NUMERO 139 7 L'ITINÉRAIRE CENTRE D'AIDE AUX VICTIMES D'ACTES CRIMINELS Formé pour vous épauler Un soutien professionnel, gratuit et confidentiel aux victimes et à leurs proches 1 866 LE CAVAC \u2022 www.cavac.qc.ca Desjardins Sécurité financière Justice Québec Deux comptoirs Accès Ville-Marie pour mieux vous Pour accéder auxprogrammes, aux activités pu aux services offerts par l'arrondissement de Ville-Morie.Bureau d'arrondissement 888, boulevard 0e Maisonneuve Est, 5,?étage JpÉîiàl < Montréal (Québec) H2L 4S8 S3 Métro Berri-UQAM Hôtel de Ville 275, rue Notre-Dame Est Montréal (Québec) H2Y 1C6 I^J'Mérro Champ-de-Mars Ouverts du lundi au vendn de 8 h 30 à 16 h 30 Téléphone : 514 872-639: Pour se renseigner en tout temps r 514 87-ACCÈS (872-2237), ligne en service 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 CENTRE BOOTH Un milieu de vie à l'image des besoins de la communauté Le centre Booth est une ressource d'hébergement communautaire offrant, dans la tradition de l'Armée du Salut, des services adaptés aux besoins des hommes en difficulté et à risque d'itinérance, âgés de 18 ans et plus.880, rue Guy (angle St-Antoine) Tel (514) 932-2214 L'ITINERAIRE NUMÉRO 139 - 15 JANVIER 2006 DE CAMELOTS i t X Serge Morin Camelot, Bourbonnière / Ontario Caravane Musique déchaînée où les tambours battent fort Aiguillonnant mes sens, les notes se bousculent ardemment Battant la mesure, donnant le vertige Caravane submergeant mon âme flétrie Remplissant ma vie d'espoir J'observe tes pas langoureux dans le sable rugueux Viens me rejoindre dans l'oasis de mes rêves La musique s'intensifie.C'est bon! ô douce nuit voluptueuse Goûtant chaque instant pleinement Je me berce sur un dromadaire colossal, imaginaire Me sentant léger comme sur une vague invitante Caravane comme dans le désert lointain Loin du chemin, loin de la vérité Caravane de mes amours sublimes Ô tendre folie embellissant ma prose libre Je suis le névrosé, tel un roi portant la toge L'étranger sourd livrant son message Outrepassant le messager des temps obscurs Défiant la vie à vive cadence Caravane opiacée, merveilleuse, inoffensive Caravane mon unique spleen d'octobre Caravane je t'aime Ce texte s'inspire librement de la pièce Caravan, du jazzman Duke Ellington.Gilbert Pouliot Camelot, St-Denis / Marie-Anne Bonne année gros nez, pareillement grandes dents! Je vais vous parler de mon pire Jour de l'an.Ça c'est passé il y a « quelques » 25 ans.M'étant fait arrêter pour un délit de gravité minime (voie de fait), j'ai dû passer trois jours et quatre nuits au prestigieux « Bonsecours Inn » dans le vieux Montréal.À l'époque, c'était le quartier général de la police où l'on détenait des gens qui avaient besoin du consentement du juge pour pouvoir sortir moyennant l'argent nécessaire, si la raison de leur emprisonnement était liée à des contraventions ou des amendes de cour impayées.Nous étions tous dans une grande salle derrière les barreaux, avec comme confort, quatre grands bancs et un abreuvoir qui représentait le seul moyen pour tous de se laver et aussi, évidemment, le même bol de toilette pour tout le monde.Au menu, café et toasts humides le matin, le midi, sandwich, lait et biscuits et la même chose au souper.Je m'ennuyais du ragoût et de la tourtière de ma vieille tante.À cause du long congé de la nouvelle année, il n'y a pas eu de cour pendant trois jours.Durant ce temps, la population du « Bonsecours Inn » n'a cessé d'augmenter.Beaucoup rentraient avec des marques, ecchymoses, « shiners ».C'est alors que je me suis rappelé la chanson que me chantait mon « chum de brosse » : « C'est dans le temps du Jour de l'an, on se tape dans les dents pis on est content.» Enfin, bref, ce fut un Jour de l'an inoubliable.À tous nos supporteurs, je souhaite une bonne année remplie de bonheur, d'amour, de pain, de bonne santé.Et le paradis à la fin de vos jours.Quand à moi, je continue à garder l'espoir qu'un jour le pouvoir de l'amour sera plus fort que l'amour du pouvoir.Je n'ai pas l'impression que ce sera pour cette année cependant! Bonne année.Vous désirez donner votre ordinateur à une personne de la rue?L'Itinéraire recueille les ordinateurs afin de les remettre aux personnes qui tentent de se réinsérer en société.Vous avez un ordinateur (Pentium III et plus) qui fonctionne toujours mais dont vous n'avez plus besoin?Vous pouvez venir le déposer au Café sur la rue de L'Itinéraire, au 2101, rue Ste-Catherine Est (angle de Lorimier), tous les jours de la semaine de 10 heures à 16 heures.15 JANVIER 2006 - NUMÉRO 139 9 L'ITINÉRAIRE La Chine persécute le Falun Gong Emilie Miskdjian Madame Gao Rongrong a succombé à la torture le 16 juin 2005 en Chine.Elle était âgée de 37 ans.Deux policiers l'ont électrocuté au visage avec trois matraques électriques pendant sept heures.Son crime : pratiquer le Falun Gong.Arrestations abusives, emprisonnements sans procès et torture sont des méthodes régulièrement utilisées par l'État pour venir à bout du Falun Gong, un mouvement qui se veut pourtant apolitique et pacifique.D'après André Laliberté, professeur de sciences politiques à l'UQÀM, le Parti communiste chinois persécute les pratiquants du Falun Gong, « car il en a peur et il ne peut les contrôler.Il a peur de la concurrence qui porte atteinte à son propre pouvoir».Autrement dit, le Falun Gong menacerait la « stabilité » du pays.Pendant que des entreprises occidentales investissent massivement en Chine, le gouvernement chinois procède aux pires violations des droits humains.Plus de 2500 personnes auraient été torturées et tuées par l'État.Ce dernier a même créé une agence spéciale - le bureau 610 - dotée d'un pouvoir extrajudiciaire en vue d'éradiquer les pratiquants du Falun Gong.Des agents spéciaux les traînent dans des camps de travaux forcés, des prisons, des centres de lavage de cerveau ou des hôpitaux psychiatriques.L'acharnement de l'État chinois contre les fidèles du Falun Gong ne se limite pas aux frontières de l'Empire du milieu.Le gouvernement envoie à l'étranger des diplomates pour surveiller certains membres de la communauté chinoise.Ces diplomates sont investis de « missions spéciales » qui leur donnent le droit de persécuter ou de « dénoncer » les adeptes du mouvement.Des affiches diffamatoires sont également posées dans les ambassades et consulats.Propagande féroce Axé sur les notions de tolérance, de vérité et de compassion, ce mouvement est issu de la tradition spirituelle chinoise du Qigong (énergie) qui remonte au XIV siècle.Certains experts le qualifient de mélange entre le taoïsme et le bouddhisme.Le Falun Gong aurait des adeptes à travers plus de 60 pays.Au Canada, bien que le nombre de pratiquants soit difficile à évaluer, il y aurait plus de 2000 adeptes dans tout le pays, et environ 200 à Montréal, selon des pratiquants québécois.Cette tendance mondiale exaspère le gouvernement chinois qui y voit une menace à son pouvoir et persécute violemment les adeptes du mouvement où qu'ils soient.En bénéficiant de la totale complicité des médias chinois, l'État diffuse de faux reportages, achète les témoignages de voisins délateurs, bloque des sites Internet, surveille les communications et interdit aux journalistes étrangers tout contact avec des pratiquants du Falun Gong.La situation est tellement grave qu'elle ne laisse pas le Canada indifférent.Selon des articles du Ottawa Citizen et du Vancouver Sun publiés en janvier 2004, L'ITINÉRAIRE 10 NUMÉRO 139 - 15 JANVIER 2006 la Gendarmerie Royale du Canada posséderait la liste de 15 hauts fonctionnaires chinois qui ne peuvent mettre le pied au Canada, car ils auraient participé à la répression des membres chinois du Falun Gong.Cette liste noire inclut l'ancien président Jiang Zemin qui a lui-même ordonné la persécution.« Même à Montréal, il n'existe aucun média chinois indépendant.Ils sont tous contrôlés par des délégués du gouvernement», affirme Olivier Chartrand, très engagé dans la communauté Falun Gong de Montréal et qui a intégré la pratique à son quotidien.Ces journaux traînent le mouvement dans la boue et répandent des faussetés.On y retrouve, par exemple, des affirmations selon lesquelles les adeptes « boivent du sang, ont des relations sexuelles avec des animaux et sont cannibales », peut-on lire dans une édition du journal montréalais Falun Gong Info.Preuve que la propagande de l'État chinois a des répercussion jusqu'ici : les membres de la communauté chinoise de Montréal ont de vives réactions à l'égard des pratiquants du Falun Gong d'ici.Un tour dans le quartier chinois suffit pour prendre le pouls de cette réalité et se rendre compte que le mouvement est mal vu.«You look stupid! » a sèchement lancé un asiatique au regard durement désapprobateur à la vue d'une séance de méditation et d'un kiosque de sensibilisation en pleine rue.Les gens de la communauté chinoise semblaient mal à l'aise devant cette démonstration publique d'un mouvement sévèrement réprimé dans leur pays d'origine.Religion, secte ou simple philosphie?Le Falun Gong est devenu populaire en Chine au cours des années 1990.À l'époque, le gouvernement chinois voyait d'un bon oeil la pratique de ce culte devenu de plus en plus courant.En 1992, le Falun Gong est soutenu par les autorités comme l'une des meilleures écoles de Qigong - qui signifie « exercices d'énergie ».Mais sept ans plus tard, alors que ce mouvement spirituel est entré dans une majorité de foyers, le président « Le Parti communiste chinois persécute les pratiquants du Falun Gong, car il en a peur et il ne peut les contrôler.Il a peur de la concurrence qui porte atteinte à son propre pouvoir ».\u2014 André Laliberté, professeur de sciences politiques à l'UQÀM chinois change de cap, car il y voit une menace à son pouvoir.Le 22 juillet 1999, il en interdit la pratique et organise la persécution de ses adeptes.Pour discréditer le Falun Gong, l'État chinois a tenté de le dénoncer en tant que secte néfaste et dangereuse.Les adeptes du mouvement le perçoivent plutôt comme une philosophie de vie, dénuée de tout élément ou sens religieux.Selon Michel Martin, de l'organisme Info-Secte, le Falun Gong n'est pas une secte, mais une philosophie orientale.« Pour les Chinois, ajoute-t-il, tout groupe ou pensée qui ne se confond pas au communisme doit être enrayé.Dans ce contexte, les pratiquants du Falun Gong se dressent en objecteurs de conscience, ce qui dérange.» Le Canada n'a aucune politique officielle claire concernant le Falun Gong ou ses enseignements.D'après Pamela Greenwell, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, « Lors de rencontres avec les responsables chinois, le Canada évoque régulièrement les questions de liberté d'expression, de croyances et du Falun Gong, et exhorte aussi souvent le gouvernement chinois à mettre un terme à la répression.» Or, selon Carol Channer d'Amnistie Internationale, si le gouvernement canadien participe bel et bien à des consultations sur les droits humains - en secret - « Il préfère entretenir des relations non conflictuelles avec les Chinois, plutôt que de brasser les problèmes, souligne-t-elle.Le commerce avec ce pays est très important, mais il faut que le Canada prenne une position Les photos de ces séances de Falun Gong ont été prises dans le quartier chinois de Montréal.15 JANVIER 2006 - NUMERO 139 11 L'ITINÉRAIRE JrJcjiii L'Itinéraire offre aux bénéficiaires de l'aide sociale des places d'aide-cuisinier (ère) au Café sur la rue dans le cadre de la mesure d'insertion sociale.Vous pouvez aider: ® À la préparation des repas ® Au service à la clientèle Pour participer, vous devez: ® Être bénéficiaire de l'assistance-emploi ® Être disponible 20 heures par semaine La participation est accompagnée : ® D'une bonification de 120$/mois du chèque d'assistance-emploi et, dans certains cas, d'une indemnité de déplacement.Information: Claudette Turgeon, 597-0238 poste 231 Une^\u2014i- vision , du monde Pour une publicité qui compte ! 83 % de notre lectorat a une meilleure opinion des \"\"prises et organismes qui annoncent dans Lltmeraire.50 000 lectnees et lecteurs par mois remarquent une publicité socialement responsable Pour plus déformation Sergaiariault 514-597-0238 BOSte 228 pub!icite@itineraire.ca K Sondage effectué en février 2004 par le groupe Helyum (HEC).L'ITINERAIRE 12 NUMERO 139 - 15 JANVIER 2006 SAVIEZ-VOUS QUE.Quand on joue à des jeux de hasard et d'argent, il faut savoir que : ¦ CONTRÔLER LE HASARD EST IMPOSSIBLE S'il était si facile de maîtriser le hasard, on serait certainement tous millionnaires ! Le hasard est le seul aspect de la vie où l'expérience passée n'entre jamais en ligne de compte.Dans les jeux de hasard, chaque tour ou chaque tirage est indépendant des autres.¦ METTRE SON JEU À DÉCOUVERT EST SAIN On a gagné au jeu?On est content et on en parle autour de nous.On a perdu?Notre réaction se fait plus discrète.Pourtant, on n'y est pour rien.C'est le hasard qui en a décidé ainsi.Il est sain de pouvoir parler de ses mésaventures au jeu comme de ses gains.Commencer à dissimuler aux autres les sommes que l'on consacre au jeu, voir mentir à ce sujet, devrait nous convaincre qu'il est temps d'y mettre un frein.¦ JOUER SELON SES MOYENS EST UNE ATTITUDE RESPONSABLE Jouer selon ses moyens, c'est miser une somme d'argent établie en fonction de son budget et ne pas la dépasser.C'est éviter d'emprunter de l'argent pour dépenser davantage dans les jeux.Jouer selon ses moyens, c'est également éviter de s'endetter et c'est s'assurer d'avoir l'argent nécessaire pour payer les dépenses courantes.Si le jeu n'est plus un divertissement.JEU : AIDE ET RÉFÉRENCE MISE SUR TOI 15 JANVIER 2006 - NUMERO 139 13 L'ITINÉRAIRE une initiative de Loto-Québec Deuxième édition du concours des journalistes de la rue Des camelots à la plume incisive Jérôme Savary Le concours des journalistes de la rue est déjà en passe de devenir une tradition à L'Itinéraire.Le 14 décembre dernier, entourés de camelots galvanisés par le passage du journal à un rythme bimensuel, les prestigieux membres de notre jury \u2014 les journalistes Anne-Marie Dussault (Radio-Canada, TéléQuébec) et Patrick Lagacé (Les Francs-tireurs, Journal de Montréal) ainsi que la romancière Monique Proulx \u2014 ont salué les meilleurs textes parus dans L'Itinéraire en 2005 en remettant les prix aux gagnants.Réunis dans la salle de l'Alizé pour une deuxième année consécutive, les membres du jury n'ont pas manqué d'éloges pour les camelots.«Avec ce journal, vous sortez de l'ombre, vous devenez visibles pour tous », a indiqué Patrick Lagacé, membre du jury.« L'humanité qui jaillit des textes est particulièrement remarquable et est unique à L'Itinéraire », a souligné Monique Proulx.De son côté, Anne-Marie Dussault a félicité L'Itinéraire pour la qualité de sa ligne éditoriale, unique en son genre à Montréal! Les quatre gagnants de l'édition 2005 du concours des journalistes de la rue n'étaient pas peu fiers des prix que les membres du jury leur ont remis.Cylvie Gingras, lauréate du prix Jean-Pierre Lizotte pour la meilleure chronique 2005, assume pleinement son rôle de star de la plume.Elle peut même compter sur une admiratrice inconditionnelle parmi le jury.Il s'agit de Monique Proulx : « Même si les autres sont bons, Cylvie reste ma meilleure : elle sait faire flyer les mots et les images, elle a un humour salvateur, elle est à la fois désopilante et grave et elle nous amène dans une virée salutaire à travers les méandres de la psychiatrisation moderne.» Anne-Marie Dussault n'a pas été en reste : «Avec Qui sont les fous?, Cylvie Gingras met le doigt sur un problème réel en psychiatrie.la surmédicalisation.Elle témoigne de la détermination à s'en sortir.et de l'espoir.» Cylvie Gingras était sur un petit nuage.Un nuage sur lequel flottent certainement aussi France Lapointe et Alexandre Péloquin, récipiendaires ex aequo du prix « Alcatraz » dans la catégorie « meilleur mots de camelots ».Parti avec la pluie, texte écrit par France au sujet de son ami Lucien Paquin, camelot décédé en septembre dernier, a beaucoup ému le jury.« C'est un mot bien senti, poétique même, qui évoque la solidarité éternelle », a indiqué Anne-Marie Dussault.L'ITINÉRAIRE 14 NUMÉRO 139 - 15 JANVIER 2006 'umimmi ft *t Les camelots de L'Itinéraire en compagnie des trois prestigieux membres du jury.De gauche à droite : Gabriel Bissonnette, Anne-Marie Dussault, Monique ProuLx, Richard Hétu, Cylvie Cingras, Jean-Marie Tison, Jocelyn Larivière, France Lapointe, Patrick Lagacé, Josée Louise Tremblay, Norman Rickert et Alexandre Péloquin Pour Monique Proulx, c'est là « Un texte touchant, qui parle de l'amitié et de Lucien disparu, avec des mots justes qui vont droit au cœur».France était rayonnante de joie lorsqu'elle est montée sur scène pour recevoir son prix.Alexandre Péloquin, qui est parmi les plus jeunes camelots de L'Itinéraire, est resté bouche bée en voyant son texte primé.Avec La grosse machine à argent, Alexandre souligne la difficulté avec laquelle les détenus communiquent par téléphone avec l'extérieur, car des frais virés de 75 cents sont exigés pour chaque appel.Il écrit : « Admettons qu'une personne détenue a besoin d'appeler son propriétaire, sa banque ou une autre administration.Pas sûr qu'ils acceptent ces frais! À partir de là, tu perds tout pour 75 cennes?» Selon Patrick Lagacé, ces « 75 cennes » sont un petit problème aux conséquences énormes.Alexandre a également fait réagir.« Un sujet piquant, une dénonciation de quelques aspects méconnus du système carcéral : plus qu'instructif! » a commenté Monique Proulx.« J'ai choisi ce texte pour sa description d'une situation aberrante et surtout inéquitable dans les prisons.Il faut y avoir été pour le savoir! » a renchéri Mme Dussault.Déjà récipiendaire d'une mention d'honneur lors de la première édition du concours des journalistes de la rue, Gabriel Bissonnette, le camelot le plus prolifique et l'un des plus anciens de la gang, a encore vu cette année ses efforts « Avec ce journal, vous sortez de l'ombre, vous devenez visibles pour tous » \u2014 Patrick Lagacé, coanimateur des Francs-tireurs récompensés! Son texte De la discipline et de la vitesse, résultat de son entrevue avec le comédien Raymond Bouchard, lui a valu le prix Claude-Brûlé de la meilleure entrevue 2005.« Nous assistons ici à un véritable échange, où l'auteur s'implique avec doigté et discrétion, entre autres pour dresser un parallèle percutant à propos de l'utilisation des seringues.Ce texte nous révèle des côtés secrets attachants de l'acteur connu », a dit Mme Proulx.Pour sa part, M.Lagacé a souligné les qualités d'intervieweur de Gabriel : « Une bonne entrevue, c'est écouter pour forcer l'interviewé à nous révéler des choses sur sa vie.C'est ce qu'on sent dans cette entrevue avec Raymond Bouchard.Exemple : cette quasi-itinérance qui a frappé, jadis, le comédien.Il faut installer un climat pour réussir à extraire des confessions : de toute évidence, Gabriel y est parvenu avec Bouchard.J'aurais aimé en lire davantage.».Patrick Lagacé en aura bientôt l'occasion, car les camelots et les journalistes de la rue ont le moral gonflé à bloc depuis le passage de L'Itinéraire à un rythme bimensuel et grâce à cette deuxième édition du concours des journalistes de la rue, qui a tenu toutes ses promesses.15 JANVIER 2006 - NUMERO 15 L'ITINERAIRE L'Itinéraire perd un ami Audrey Coté ^^orsque le grand dramaturge, comédien, m «^philosophe et humoriste Marc Favreau, alias W Sol, nous a quittés en décembre dernier, ^^^^moi et tous les « vagabonds à rien » de L'Itinéraire sommes restés abasourdis.Ouille alors! Dur coup pour nous tous, qui perdons un ami solidaire.« J'admire les camelots de L'Itinéraire, parce qu'ils sont courageux et le courage est devenu une denrée rare dans notre société, comme dirait Sol, de \"sottisefaction\" immédiate », me confiait Marc Favreau en décembre 2004, moins d'un an avant que lui et son clochard céleste s'envolent pour un monde meilleur.Vivement touché que L'Itinéraire veuille faire la une de son édition de Noël 2004 avec Sol, le grand artiste m'avait chaleureusement reçue chez lui, dans son condo du Plateau Mont-Royal.Autour d'un café, nous avons discuté du sens de la vie, de notre société de performance, du sort des « embarassans-abri » et de la complaisance éhontée du père Noël capitaliste qu'on ne voit jamais rôder dans les « cruelles ».Aussi humble que son alter ego, Sol, Marc Favreau était plus intéressé à poser des questions au sujet de L'Itinéraire que de parler de son prochain spectacle \u2014 qui fut malheureusement le dernier \u2014, Prêtez-moi une oreille à tentative.« Sol voudrait savoir comment vous arrivez à faire écrire les horriblifiques petits nérants », m'avait-il lancé avec une tendresse presque paternelle dans la voix.Bref, Marc Favreau n'était pas facile à interviewer.Il fallait constamment insister pour revenir à lui et à Sol, son meilleur ami depuis 48 ans : « Sol, c'est un peu mon bébé, mon enfant intérieur que je n'ai jamais cessé d'écouter et de faire parler des choses les plus graves parce que lui, on l'écoute! » Effectivement, les propos du philosophe Marc Favreau étaient majestueusement rendus par le clochard le plus écouté du Québec.Engagé auprès des sans-abri, notamment auprès de La Maison du Père et de la campagne Solidaires face à l'itinérance, Marc Favreau comprenait profondément la difficulté d'attirer l'attention du public sur les moins favorisés de notre société : « L'itinérance n'est pas une cause facile, car beaucoup de gens ont tendance à « J'admire les camelots de L'Itinéraire, parce qu'ils sont courageux et le courage est devenu une denrée rare dans notre société de \"sottisefaction\" immédiate » \u2014 Marc Favreau (1929 -2005) juger ceux qui sont dans la rue en disant qu'ils sont paresseux, bons à rien, alors qu'en fait, c'est plus souvent qu'autrement une extrême malchance et une grande détresse humaine qui les y a conduits », m'avait expliqué le père spirituel de Sol, en me regardant droit dans les yeux.Il m'avait également raconté sa profonde tristesse de voir quotidiennement des gens s'arrêter pour caresser les chiens attendant leurs maîtres aux portes des commerces et, du même coup, ignorer l'être humain «tout recroquevillé dans son carton sur le trottinoir ».Le créateur de Sol se désolait aussi que « notre époque d'information à outrance nous étourdisse au point de finir par créer de la désinformation.» Très conscient et au fait des différents enjeux de notre société, il s'inquiétait pour ses petits-enfants, qui doivent vivre dans un monde où l'être humain persiste dans son égocentrisme, et ce, malgré toutes les possibilités d'entraide que lui permettent l'information et les technologies : « Moi d'abord et les autres ensuite, peut-être, si j'ai du temps et si ça ne me dérange pas trop résume le triste individualisme auquel on fait face.» Toute en tendresse et en finesse, ma rencontre avec Marc Favreau restera pour moi un souvenir mémorable.Humble comme le sont les artistes les plus authentiques, j'ai quitté Marc Favreau avec l'impression que j'avais vraiment de la chance d'avoir pu échanger avec ce grand humaniste : « Vous savez, Sol est là pour dire à tout le monde qu'on est toujours le petit de quelqu'un.» 15 JANVIER 2006 - NUMÉRO 139 17 L'ITINÉRAIRE Pas besoin de mourir L/\\J \\JL I I V*» I I v4 I Iw I Vh» Robert Beaupré Chroniqueur de la rue rbeaupre@gmail.com La sévérité m'a sauvé la vie, mais elle pourrait me tuer.J'avais gravé dans la mémoire morte de mon ordinateur mental, dans le « bios » de mon infini, le mode de vie de la perte.J'avais beau effacer mon disque dur, rien n'y faisait.Je suivais aveuglément les instructions du malheur, inscrites au fond de mon cœur.Le rationnel, avec son cortège de bonnes intentions, de morale, de peur et de stress ne règle pas le fond du problème.Y a-t-il une vie après la mort ?Y a-t-il une vie avant la mort?Mais pas besoin de mourir pour renaître.La vie suivante, la vraie, se situe au-delà du mental, de la mémoire, du doute et des regrets.Je les fourre tous dans un sac de coton et les propulse dans un puits sans fond.J'entends le sac se frotter aux parois, puis, plus rien.L'oubli.La destruction du bagage excédentaire, voilà ce qui redonne des ailes! Le temps passe.On ne l'entend pas mais il passe et saccage nos jardins.Pourtant il n'est pas uniquement source d'affliction.Il œuvre dans nos cœurs derrière ces décors que nous chérissons ou haïssons tant dans nos vies.Ces décors que nous assumons comme nos vies.Décors mutants incarnant tantôt la forme de dragons vociférants, tantôt de libellules délicates.Une guérison probable recouvre certaines plaies, comme je l'aurais cru impossible hier encore.Le monde est pourtant un lieu de dévastation et il faut être aveugle pour ne pas le reconnaître.Rien ne résiste au passage du temps, sauf la mémoire engrangée dans ce lieu imaginaire que nous nommons « expérience ».Et souvent la sagesse n'est qu'une monnaie avec laquelle nous ne pouvons plus rien acheter.Les empires s'effondrent, les dynasties s'effritent, le monde se tord sous une sourde énergie, dont le ricanement éclate au moment même de notre libération.Dieu est peut-être dans ce pouvoir qui détruit tout, qui nous met à nu dans le soleil.Et nous prions naïvement, primates pathétiques, pour des babioles.Comme l'enfant abandonné par tous, nous n'avons plus d'espoir.Et là se trouve notre bonheur puisque nous renaissons dans la conscience du moment présent, de l'instant essentiel, dans l'éclat de la vie réelle, dont l'unique point d'expression est ici et maintenant.Les seuls actes qui compteront lors du dernier souffle seront ceux qui ont contribué à la construction de mon être et de celui d'autrui.Maintenant, dans le recueillement de nos silences, il est possible de puiser à des énergies naissantes.Nul besoin de perfection.La Perfection est d'un autre ordre.La capture de nos pulsations intimes au moyen des mots féconde des instants de lumière si nécessaires à la poursuite de notre démarche individuelle.La peur panique recouvre la sensibilité.J'y travaille depuis peu.Cette sensibilité me procure ma seule véritable ambition: retrouver mon identité heureuse.La richesse d'expérience exprime la beauté des lieux entre la lumière et l'ombre, entre l'or et l'azur, entre la vie et la mort.Un point tournant a été franchi, je le sais.Je sens le bonheur s'inscrire dans la beauté, dans l'accalmie du renoncement quotidien.L'acceptation du pire permet parfois la joie de l'abondance, du moins la libération des chaînes de ce monde.SOLUTIONS de la page 24 1\t6\t8\t3\t4\t7\t5\t2\t9 3\t2\t5\t8\t9\t6\t4\t1\t7 7\t9\t4\t2\t1\t5\t3\t6\t8 4\t3\t7\t1\t6\t8\t9\t5\t2 9\t5\t1\t4\t7\t2\t6\t8\t3 2\t8\t6\t9\t5\t3\t7\t4\t1 8\t4\t2\t5\t3\t9\t1\t7\t6 5\t7\t9\t6\t2\t1\t8\t3\t4 6\t1\t3\t7\t8\t4\t2\t9\t5 L'ITINÉRAIRE 18 NUMÉRO 139 - 15 JANVIER 2006 L'a« sur pratique la ligne! \u2022 Une planification hebdomadaire Pt mpnçnpllp çiir Hpiiv nanpç \u2022 Plus de 200 ressources utiles pour défendre vos droits, bien consommer et économiser 200 pages, format pratique < En librairie NOUVEAU 8 pages je conseils ptatiq\"es lection fn tollflboioliori person ___A.intUflS FI pelles ^ en prime '\"\"Ijp Guide 1 de planification de la retraite offert par Question Retraite Ml t «1 votre argent Prenez le contrôle de vos finances! \u2022 Une méthode budgétaire simple et efficace en 5 étapes \u2022 8 pages de conseils utiles pour vous aider à atteindre vos objectifs financiers \u2022 Des grilles quotidiennes et mensuelles pour gérer vos revenus et vos dépenses \u2022 Des ressources pour vous aider 64 pages, format magazine I En kiosque et en librairie votre argent - 95$ En vente dès maintenant www.pv.qc.ca La Collection torn La référence des consommateurs 817722 ± DE CAMELOTS fer La.;., Michel Côté Camelot, Pointe-aux-trembles Froid de.pigeon ?En ce début d'année 2006, j'ai décidé de commencer du bon pied en vous racontant une autre histoire d'oiseaux.À mon point de vente principal, dans le stationnement d'un centre d'achats, j'ai pris l'habitude depuis environ quatre ans de nourrir les pigeons à tous les matins.Cela m'aide à égayer mes journées car, tous les jours, en me voyant arriver, ils viennent à ma rencontre.L'autre soir, en arrivant à la maison après avoir complété ma journée de travail, j'ai eu la surprise d'apercevoir sur le seuil de ma porte, un des pigeons qui m'attendait et qui me regardait en semblant me dire « laisse-moi entrer ».Ça m'amène à penser que même si on est un oiseau, l'hiver, quand on est tout le temps dehors, il ne fait pas chaud! Jean-Marc Boiteau Camelot, SAQ Beaudry / Ste-Catherine Prés, de la Conférence St-Vincent-de-Paul du Village Une société trop permissive Je sais que je ne suis pas parfait, loin de là.Juger n'est pas un passe temps que j'affectionne.Cependant, il y a des personnes qui sont au-dessus de toutes convenances.Cela m'interpelle, suffisamment pour que je serve à deux messieurs disgracieux, un jugement bien senti.Il s'agit bien évidemment de M.Cilles Proulx ainsi que du Dr Mailloux, un tandem plutôt con-descendant qui prend un plaisir jouissif et pernicieux à diminuer, puis dévaloriser des individus qui sont déjà dans des situations précaires.Les assistés sociaux, par exemple, sont les cibles favorites de Gilles Proulx.Des citoyens qui appellent à une station de radio, faute de pouvoir obtenir un rendez-vous avec un psychiatre, se font véritablement injurier par un charlatan qui fait la honte de l'ordre professionnel des psychiatres.Ce personnage se nomme, vous l'aurez deviné, le docteur Mailloux.Comment se fait-il que de tels frustrés puissent bénéficier d'une telle couverture médiatique, alors qu'ils devraient être au moins muselés! Apparemment, il existe des comités voués à la censure et à l'éthique.Où sont-ils passés ?En conclusion, je dois dire que l'on est une société beaucoup trop permissive! À tous les lecteurs et lectrices du journal L'Itinéraire, particulièrement à ma famille, ainsi qu'à tous ceux que j'aime, j'espère que vous avez passé de très heureuses fêtes! Cilles Bélanger Camelot, Complexe Desjardins /Guy Favreau, Jeanne-Mance/René-Lévesque Confiant dans l'avenir Les gens qui m'entourent et qui ont l'habitude de me rencontrer sur mon lieu de travail m'ont beaucoup encouragé à me « tenir debout » et à garder confiance en l'avenir.J'espère que je resterai en bonne santé en 2006 et je souhaite la même chose à mes clients.La parution de notre journal deux fois par mois va être très positive, pour nous les camelots, car cela est parfois difficile de vendre la dernière semaine du mois en cours.Les gens qui me connaissent se sont dits prêts à m'acheter dorénavant notre journal deux fois par mois, et je suis sûr que vous tiendrez parole.Pour votre information, sachez que je fais partie des rares camelots qui continuent l'hiver à vendre L'Itinéraire à l'extérieur.Pour les amoureux du ski et des sports d'hiver, j'espère que vous aurez de belles conditions de neige pour pratiquer vos activités favorites.Pour ma part, je n'ai jamais fait de ski et cela ne me manque pas.En revanche, quand j'étais jeune, dans dans le coin de Joliette et de Rawdon, dans ma famille adoptive, je me souviens avoir fait de la motoneige.En 2006, sachez que je resterai fidèle au poste, avec encore et toujours une pensée pour mon ami Albert.Je vous remercie beaucoup pour votre soutien.Daniel Grady Camelot, métro Guy-Concordia My own freedom When I was young I never had freedom But I live for today without it.I talked to myself many times How I pay the ultimate price ?I see it many ways It was not all that nice I can live it only so much How I guess I was blessedly touched In my mind I wonder what tomorrow brings Will I ever live to see a king ?I can run from seeing trouble I don't care about any double I live my life to the fullest every day Even though sometimes I don't want to stay The price of freedom is in the hands of God With him with us, there is hope for everyone.L'ITINÉRAIRE 20 NUMERO 139 - 15 JANVIER 2006 Un monde sans pauvreté Jérôme Savary Ignacio Ramonet, le directeur du Monde diplomatique, est un critique fervent de la mondialisation économique libérale et des entreprises globalisées.Il était à Montréal début novembre pour présenter sa lecture du phénomène de la pauvreté dans le monde.Invité par l'Association québécoise des organismes de coopération internationale dans le cadre des Journées québécoises de la solidarité internationale, il était aux côtés de Moussa Konaté, directeur au Mali de l'organisme Solidarité union coopération.Sans équivoque, Ignacio Ramonet a vivement dénoncé le manque de responsabilité sociale des grandes entreprises multinationales, le calcul à court terme des États, prêts à sacrifier leur cohésion sociale devant ces mêmes entreprises, et les organisations internationales qui n'ont de cesse de démanteler les services publics gérés par l'État.« Dans une centaine d'États, les entreprises multinationales sont si bien implantées qu'elles dirigent davantage ces pays que l'État lui-même », a expliqué M.Ramonet.Selon lui, l'objectif de ces entreprises n'a rien à voir avec celui d'anciens pays totalitaires.Il n'est plus ici question de maîtriser les corps, mais bien les richesses.Ignacio Ramonet, directeur du Monde diplomatique La pression des entreprises globalisées et des grandes organisations internationales sur les pauvres est telle qu'elle est souvent à l'origine de famines.Selon Moussa Konaté, le Mali, dont il est originaire, a dû privilégier la culture du coton au détriment de la production maraîchère et de l'élevage pour rembourser la dette qu'il a contracté auprès du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.« Le coton nous permet de rembourser notre dette, mais le Mali connaît aujourd'hui le déficit alimentaire le plus important de son histoire! » a déploré M.Konaté, directeur au Mali de l'organisme Solidarité union coopération.Les dernières négociations de l'Organisation mondiale du commerce, qui se sont tenues à Hong Kong du 13 au 18 décembre derniers, seront notamment décisives pour les subventions aux produits agricoles et aux matières premières.Au moment d'écrire ces lignes, nous n'en connaissons pas les résultats.«Les 15 000 cultivateurs de coton américains, subventionnés, mettent en péril la survie de 10 millions d'Africains », a souligné M.Konaté.La dette étouffe également ces populations.Selon M.Ramonet, les pays africains envoient plus d'argent aux pays du Nord pour la dette qu'ils n'en reçoivent en aide internationale.« Les 15 000 cultivateurs de coton américains, subventionnés, mettent en péril la survie de 10 millions d'Africains » \u2014 Moussa Konaté, directeur au Mali de l'organisme Solidarité union coopération Les subventions agricoles des pays du Nord, ajoutées à la dette des pays du Sud, maintiennent les habitants du monde dans une misère profonde.Certains chiffres donnent froid dans le dos.Dans le monde, une personne sur deux (trois milliards d'individus) vit avec moins de dollars par jour.Un autre exemple : chaque jour, 30 000 personnes meurent pour avoir consommé de l'eau non potable.Construire un monde plus juste ne semble pas superflu.Le directeur du Monde diplomatique propose plusieurs solutions inspirées par le Forum social mondial 2005 de Porto Alegre.Parmi elles, l'annulation de la dette des pays pauvres, l'interdiction des paradis fiscaux et la réforme des grandes organisations internationales telle l'ONU apparaissent incontournables.Comme le dit un vieil adage africain, « la marmite ne bout pas par le haut».Selon M.Konaté, cette devise culinaire indique que le changement viendra du peuple.15 JANVIER 2006 - NUMERO 139 21 L'ITINÉRAIRE MOTSDE CAMEL0TS Pierre Coupil Camelot, Masson/7e avenue (en face de la SAQ) Jouer sa vie Mon « petit » frère Gaétan a joué sa vie à 48 ans, le 12 octobre 2005, sur son lit de l'hôpital st-Luc, en cardiologie.Une bactérie au cœur a eu raison de lui.« Life is a bitch.and then you die », dit un proverbe états-unien pour exprimer en peu de mots notre condition humaine.Nous allions le visiter, un peu de présence, c'est tout ce que nous pouvions lui donner au cours des derniers mois de sa vie.Gaétan ne l'a pas eu facile.Il souffrait d'une grande blessure intérieure que rien ne pouvait soigner.Oh, il n'était pas un ange, pas plus que moi d'ailleurs.Il était quelqu'un de terre à terre, alors que moi je suis plus cérébral.Peindre un escalier n'est-il pas aussi honorable que de faire un film indépendant ?Lui connaissait la rue plus que moi et à la fin de sa vie il demeurait dans une chambre et allait souvent se distraire dans un bar pas loin de chez lui.Il était passé par quelques maisons spécialisées dans son adolescence et sa vie adulte.Il éprouvait un besoin d'amour jamais comblé et moi, « grand » frère, je lui en donnais, non sans le sermo-ner quelquefois.J'aurais aimé qu'il se passionne pour quelques arts.C'est dans son humanité blessée que je l'aimais et il fallait voir ses efforts réels pour moins consommer, mais comme il le disait souvent, mi-figue, mi-raisin : « Rome ne s'est pas bâtie en un jour.» Il laisse sur terre sa mère Cécile, son « ex » et demeurée amie Francine, sa sœur Pierrette, son frère Jacques, sa nièce Geneviève, son neveu Philippe et quelques amis dont Claude et Maryse.Je ne veux pas oublier sa tante Gisèle, son oncle Gilles, ses enfants et les enfants de leurs enfants.Maudite vie que j'aime à mort.Stéphane Ramadier Camelot, Bercy / Ontario Monsieur sourire Vous êtes encourageants et cela me motive à continuer de vendre le journal.J'aime énormément vous présenter ce produit car, selon vous, il y a de très bonnes chroniques.Et c'est vrai! Ce que j'aime aussi, c'est qu'il me donne l'occasion de m'exprimer.J'ai une méthode un peu particulière de vous proposer L'Itinéraire : que vous soyez conducteurs, apprentis conducteurs ou même ceux qui n'ont pas de permis, merci de votre patience et de votre compréhension.Aussitôt que la lumière devient rouge, je m'installe entre deux rangées de voitures une dizaine de secondes, le temps de vous offrir le journal.Je niaise pas là.Je suis un gars dynamique, actif, et j'aime travailler à l'extérieur.Vous me donnez cette énergie, car je me sens énormément apprécié de vous.C'est valorisant de vivre ces émotions-là, et c'est pour cela que j'ai souvent le sourire facile.Certains clients m'ont déjà dit que cela paraissait que j'aimais faire ce travail.Avant d'arriver à Montréal au mois de juillet, je vivais à Sherbrooke.Je suis venu ici pour trouver du travail en peinture, menuiserie, rénovation d'intérieur et restauration de meubles.J'ai réussi à trouver quelques contrats, mais l'intérêt que vous me démontrez m'incite à continuer à vendre le journal.Quand vous aimez quelque chose, cela vous donne une fierté, une liberté.C'est ce que je ressens.Vous êtes ma raison d'aimer ce travail.Merci à tous, à bientôt, bonne année.D'ici là, gardez le sourire! Sinon, monsieur « smiley » s'arrangera avec ça.problème «UN FOYER POUR TOI» 450-964-7077 « UN FOYER POUR TOI » est un centre mixte de soutien à la désintoxication ouvert 24h sur 24.Situé à Terrebonne en pleine nature, le centre offre l'aide qu'il te faut: ateliers de sensibilisation, rencontres individuelles dans le but de te reprendre en main et donner un sens à ta vie.Une aide gratuite pour les bénéficiaires de l'assistance-emploi ayant une adresse valide ou un montant de 540 $.L'ITINERAIRE 22 NUMERO 139-15 JANVIER 2006 Chroniqueur de la rue loco Locm POIDS PLUME Loco Locass occupe le ring Le 14 novembre dernier paraissait aux Éditions Fides le tout dernier recueil de textes du groupe Loco Locass.Porté par le succès commercial de son dernier album, le groupe nous présente un ouvrage agréable à lire et surtout agréable à regarder.Il est en effet magnifiquement illustré par Alain Reno, en plus d'être rempli de photos inédites du groupe.Poids plume, c'est la réunion des textes du cédérom interactif In Vivo et du plus récent album du groupe, Amour oral.On y retrouve également quelques extraits de conversations entre Biz, Chafik et Batlam, croqués sur le vif.Il m'aura fallu une soirée pour faire le tour du bouquin qui, même s'il permet une compréhension plus efficace des écrits du trio, s'adresse, selon moi, aux fans.Bien que la poésie de ces jeunes auteurs coule de source, quelques textes inédits auraient été bienvenus.Poids plume constitue tout de même une alternative aux albums de Loco Locass, dont le son - et c'est normal \u2014, ne peut plaire à tous.Il permet de sentir toute la colère, la passion et l'engagement de ses colorés auteurs.?Loco Locass, Poids Plume, Édition Fides, Montréal, 2005.Camelot, chroniqueur de la rue et cinéaste indépendant Vapeurs de jazz et alcool Parmi mes clients, il m'arrive de reconnaître une politicienne, un acteur ou un écrivain.C'est ainsi que je rencontre régulièrement Michel Vézina, chroniqueur littéraire à Ici Montréal, au journal engagé Le Mouton Noir, et cinéaste.Un jour, il m'annonce du même souffle qu'il vient de publier un premier roman, Asphalte et vodka.J'ai lu cet ouvrage d'une seule traite, un peu plus de 150 pages à saveur de jazz, de drogue et de vodka qui nous amène de Tampa Bay, U.S.A.à « St.Louis d'Gaspé Peninsula », Québec.C'est le voyage amical de deux trompettistes : Jean, relativement jeune et Cari à la veille de sa retraite, ils effectuent un retour aux sources à bord de leur vieille Oldsmobile Station-Wagon vert.Voilà l'intrigue suffisante à Michel Vézina, qui fait parler Cari dans un langage « bilingue », amalgame original du français et de l'anglais qui donne une bonne part de la beauté tendre et de l'originalité du roman.Un road novel, comme disent les États-Uniens, où ces deux amis, malgré les excès ou plutôt grâce à eux, mordent à fond dans la vie.Au détour de ce voyage intime apparaissent la figure emblématique de Victor-Lévy Beaulieu et le fantôme de Jayne Mansfield.À lire comme on écoute du jazz, en goûtant les varations sur un thème donné.?Michel Vézina, Asphalte et vodka, Québec Amérique, Montréal, 2005.15 JANVIER 2006 - NUMÉRO 139 23 L'ITINÉRAIRE SUDOKU Niveau de difficulté : FACILE Solution à la page 18 \t6\t8\t3\t\t\t\t\t9 \t2\t\t8\t\t\t4\t\t \t\t\t2\t\t\t\t6\t 4\t3\t\t\t6\t\t\t5\t 9\t5\t\t\t\t2\t\t\t \t\t\t\t\t3\t\t4\t1 \t\t2\t5\t3\t\t\t7\t \t\t\t\t\t\t\t3\t4 \t1\t3\t7\t\t\t2\t\t Sudoku Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Notre logiciel de sudokus est maitenant disponible.10 000 sudokus inédits de 4 niveaux par notre expert, Fabien Savary.En vente exclusivement sur notre site.www.les-mordus.com Jeu réalisé par Ludipresse info@les-mordus.com L'Itinéraire est à la recherche de bénévoles: Aide-cuisinier, plombier, entretien général, personnes avec véhicule et professionnel en pré-impression C Pour plus d'information : Jocelyne Sénécal, (514) 597-0238, poste 230.grande plaque à cuisson, vaisselle, batterie de cuisine, poêle anti-adhésive, réchauds commerciaux, lave-vaisselle et frigo commercial, outils de réparation.L'ITINÉRAIRE 24 NUMERO 139 - 15 JANVIER 2006 Itinérance et logement Que feront les partis après le 23 janvier?Bien qu'il aurait dû en être tout autrement, les enjeux de pauvreté n'ont pas été au cœur des élections fédérales.L'action du gouvernement central est pourtant cruciale à ce niveau.Que l'on pense au montant des prestations d'assurance-chômage ou d'aide sociale, au logement social, au soutien aux groupes en itinérance, l'argent qui vient, ou ne vient pas d'Ottawa est déterminant dans le partage de la richesse.Le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec (RSIQ) a interpellé les quatre principaux partis en leur demandant des engagements clairs.En ce qui concerne l'intervention en itinérance, le renouvellement et la bonification du programme d'Initiative de partenariats en action communautaire (IPAC), ce que les libéraux avaient promis, mais n'ont pas réalisés, sont cruciaux.Le gouvernement a mis en place des mesures de transition devant durer un an.Le RSIQ demande que le gouvernement reconduise ce programme pour au moins trois ans et en bonifie le budget en y consacrant 150 millions de dollars au Québec.Le gouvernement canadien n'accorde plus de financement direct pour la construction de logements sociaux depuis 1994.Pour sortir des gens de la rue et éviter que d'autres s'y retrouvent, le réinvestissement d'Ottawa en logement social est plus que nécessaire.Le RSIQ demande que le gouvernement fédéral rétablisse un financement aux provinces dédié au logement social, en y consacrant deux milliards de dollars par an, en utilisant pour y arriver, une partie des surplus de la Société canadienne d'hypothèque et de logement.(SCHL).Ce qu'en disent les partis politiques Bloc Québécois : Le Bloc s'engage à défendre la reconduction à long terme et la bonification de 50 millions par an de l'IPAC.En matière de logement social, le Bloc réclame un réinvestissement progressif du fédéral jusqu'à l'atteinte du 2 milliards.Il entend représenter son projet de loi visant l'utilisation partielle des surplus de la SCHL en ce sens.Nouveau Parti Démocratique : Le NPD a répondu aux demandes du RSIQ, mais sans dire un mot sur l'IPAC Quant au logement social, il reprend dans ses promesses la demande du deux milliards de dollars et l'utilisation d'une partie des surplus de la SCHL, comme moyen d'y parvenir.Parti conservateur : Les conservateurs n'ont pas répondu au RSIQ et surtout, n'ont pris aucun engagement envers l'IPAC ni envers le logement social.Parti libéral du Canada : Le PLC n'a pas pris de nouveaux engagements envers l'IPAC Pour le logement social, il se réfère à l'engagement budgétaire de mai 2005, soit d'y consacrer 1,6 milliards de dollars.Que valent ces engagements ?Bien sûr, selon les partis, les promesses d'élections ne sont pas toujours respectées.Il demeure que ces engagements donnent des prises aux groupes pour intervenir et en demander leur respect.Par exemple, si les libéraux n'ont pas respecté leur engagement concernant l'IPAC, le fait qu'ils s'étaient engagés à reconduire ce programme a permis aux groupes de leur rappeler et d'obtenir une réponse partielle.De même, l'engagement du Bloc Québécois pour l'IPAC s'est traduit par un suivi constant aux Communes et un appui aux actions des groupes.Qu'en est-il du 1, 6 milliards?Libéraux et néo-démocrates font souvent référence au 1,6 milliard en argent neuf pour le logement social.Ce montant faisait partie du deal convenu avec les Libéraux lorsque le NPD les a maintenus au pouvoir en mai dernier.Huit mois plus tard, pas un sou ni un logement résultant de cette entente n'est atterri au Québec.L'Ontario a reçu 300 millions de dollars, et encore, on y comptabilise des dépenses engagées en avril 2005, soit avant le deal avec le NPD.Les réponses des partis étaient à pur au 20 décembre dernier.Pour une mise à pur, consultez le www.rapsim.org IHWRAPSIM Le réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal.Tél.: (5 Le réseau d'aide ^^^M www.rapsim.org 14) 879-1949 15 JANVIER 2006 - NUMÉRO 139 25 L'ITINÉRAIRE Pour le droit d'apprendre France-R.Lemelin Du quotidien Le Tour D'y Voir L'Institut de coopération pour l'éducation aux adultes (ICEA) est un organisme qui a vu le jour en 1946 et dont la mission est de promouvoir la reconnaissance et l'exercice du droit d'apprendre pour tous.« Nous nous inscrivons dans une vision démocratique de la société, à laquelle l'éducation des adultes contribue d'au moins trois façons : que l'ensemble des adultes ait une formation de base, des formations liées à l'emploi et des formations liées à la citoyenneté », mentionne Bernard Normand, directeur général de cet organisme.Aux questions « Qu'est-ce qui motive les adultes à retourner aux études ?Qu'est-ce qui les motive à vouloir à tout prix apprendre ?», M.Normand répond que la motivation est liée à plusieurs facteurs : «Ce qui ressort le plus souvent, c'est que les gens, sur le plan individuel, veulent améliorer leur sort.Je dirais qu'il y a à la fois une base économique et humaineà leur décision.Les gens veulent contribuer davantage à la société et avoir un meilleur revenu.» Un autre élément intéressant à considérer est le fait que bien des gens ont le goût d'apprendre gratuitement.« Pensons par exemple aux personnes âgées, qui s'intéressent aux nouvelles technologies, particulièrement à l'Internet, parce qu'elles sont curieuses d'apprendre plein de choses sur le monde, des choses qu'elles n'ont jamais eu la chance de voir auparavant.» Par ailleurs, Bernard Normand affirme que les secteurs les plus en demande sont ceux en lien avec la formation nécessaire au maintien des gens en emploi, qu'on appelle aussi formation continue.Il poursuit : « Il y a beaucoup d'évolution dans les domaines technologiques.Il y a aussi, et c'est important de le mentionner, quelque 200 000 personnes au Québec qui fréquentent le réseau des Centres d'éducation aux adultes ou des Centres de formation professionnelle.On y retrouve des gens qui n'ont pas terminé leur secondaire 5 et qui, pour avancer dans la vie, considèrent que c'est très important de le faire.Il ne faut pas oublier non plus la formation dispensée dans le réseau communautaire, souvent méconnue, offerte dans les Centres d'alphabétisation, les CDC, les CDEC et l'Éducation populaire autonome où l'on trouve des formations fort enrichissantes.» L'un des problèmes majeurs actuellement au Québec en matière d'éducation des adultes n'est pas tant le domaine vers lequel les gens veulent se diriger, mais plutôt le manque de ressources, comme on le constate pour l'Éducation populaire autonome.On déplore aussi le manque très significatif de formation de base.Selon Bernard Normand, on souhaite qu'il y ait plus de liens entre les divers réseaux afin d'offrir de la formation de base vraiment plus solide et pas seulement de la formation d'appoint.À l'aube de 2006, l'ICEA se donne comme objectif d'élaborer une stratégie pour une plus grande accessibilité des adultes à la formation, surtout pour ceux et celles qui sont plus en difficulté.Il faudra d'ailleurs surveiller les prochaines activités qui marqueront, justement, l'élaboration de cette nouvelle stratégie visant à accroître l'accessibilité à la formation pour les adultes désireux d'apprendre ou de se perfectionner.Pour plus d'information, visitez le site www.icea.qc.ca icea Institut de coopération pour l'éducation des adultes L'ITINÉRAIRE 26 NUMERO 139-15 JANVIER 2006 MERCI à tous ceux qui nous ont appuyés! Vos dons sont investis dans la revalorisation des camelots N° et rue/app.Ville_ Tél.(_)_ Courriel_ Coordonnées Q Mme Q M.Prénom_ Nom_ _Code postal Don avec reçu officiel* 25$ Q 50$ LJ ?250$ ?Autre N° de charité 3648 4219 RR 0001 ''Reçus postés au début de 2006 Mode de paiement ^Chèque ou mandat à l'ordre du Groupe communautaire L'Itinéraire _l_I_I_I_I_l_ N° de la carte _/_ I I I I I I mois année Pour plus d'information (514) 597-0238 poste 226 Détachez, découpez et postez votre cadeau au Groupe communautaire L'Itinéraire 2103, rue Ste-Catherine Est, Montréal (QC) H2K 2H9 es calories i?les -abri OffregV^es cartes-repas! Coordonnées ?Mme Q M.Prénom_ et rue/app._Code postal.Cartes-repas à 3 $ œrtes X 3,00$ Je désire acheter_ Nombre Postez-moi les cartes._) Cardez les cartes et distribuez-les pour Montant total moi.Mode de paiement LmmChèque ou mandat à l'ordre du Groupe communautaire L'Itinéraire ?VISA I I I N° de la carte Expiration _ mois année Un protêt de L'Itinéraire appuyé par : \u2022 Les Oeuvres du Cardinal Léger \u2022 Arrondissement Ville-Marie \u2022 RAPSIM \u2022 Sécurité du Revenu de Montréal /CLE Ste-Marie \u2022 L'Accueil Bonneau \u2022 CDEC Centre-Sud/Plateau M.-R.Pour plus d'information (514) 597-0238 poste 226 "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.