L'itinéraire, 1 janvier 2005, avril
[" On vous écoute et on vous comprend Spécialisation en MTS, VIH/SIDA et hépatite.Consultation et analyse pharmacologjque Conseils et services personnalisés Courtoisie et confidentialité assurées Membre du projet TADO m PHARMACIES À la clinique l'Actuel : 1001, boul.de Maisonneuve Est, bureau 1130, Montréal _514.528.0877 Pharmacie Martin Duquette : 600, rue Sherbrooke Est, bureau 101, Montréal _514.842.7065 MARTIN DUQUETTE Ces À l'unique journal de rue montréalais! Pour une perspective originale des réalités urbaines! j \u2022 Pour améliorer les conditions de vie de plus de 1000 personnes de la rue! Cochez ?12 numéros =74$' ?6 numéros = 40 $2 Prénom : _ Nom :_ Adresse :_ Code postal : Courriel:_ .Tél.:(_).Mon abonnement débute en:_ Postez le tout à l'adresse suivante : Abonnement à L'Itinéraire 2103, Ste-Catherine Est, Montréal (Québec) H2K 2H9 Information: (514) 597-0238 poste 231 Inclus un don de (1) 50 $ (2) 40 $.Reçus de charité envoyés à la fin de l'année TOTAL : Pour tout abonnement additionnel, à la même adresse, ajoutez 24$ (taxes et frais de port compris) Mode de paiement ?Chèque à l'ordre du ,\u2014| Groupe communautaire L'Itinéraire U Mandat à l'ordre du ?VISA I i J_l_I l I I i l l i No de la carte Expiration .mois année Signature Merci de participer au changement social CyberCap Organisme de revalorisation des jeunes en difficulté Serge Lareault « J'étais complètement décroché de la société, je ne voulais plus rien savoir », de dire Michel Poirier, un jeune de 24 ans qui en est à son troisième mois de stage à Cybercap.Au cœur de la Cité du multimédia et des entreprises de nouvelles technologies, Cybercap est un organisme à but non lucratif qui, depuis cinq ans, vient en aide à des jeunes de 18-25 ans qui n'ont pas terminé leurs études secondaires et qui sont sans perspective d'emploi : des jeunes souvent découragés, meurtris par la vie et qui ont besoin d'une expérience de resilience pour trouver la force de prendre leur vie en main.Ici, l'apprentissage de nouvelles technologies devient thérapeutique.Quand l'ordinateur nous fait du bien! Michel ne voulait plus rien savoir de personne.Trop de gens l'avaient déçu, lui avaient menti.D'un foyer d'accueil à l'autre dès l'âge de 14 ans, la vie n'avait pas été facile pour lui et il ne voyait rien de bon pour l'avenir.«À Cybercap, je me surprends à parler aux autres, à aller voir les nouveaux pour les encourager».Il a repris confiance aux autres, des adultes surtout, découvrant, peut-être pour la première fois de sa vie, qu'il y a des gens qui veulent vraiment l'aider.Il découvre qu'il a des talents, qu'il peut réussir des choses.« L'apprentissage des nouvelles technologies, un domaine attrayant pour les jeunes, représente une expérience positive pour ceux qui ont vraiment besoin de se revaloriser», explique le directeur général, Christian Grégoire.Intégratiojnjs ^~erpjgj/e|itiorjjjdu décrJ le multim Cap sur l'avenir «Je n'avais jamais rien terminé de ce que je commençais, explique Michel.Je me trouvais bon à rien.Maintenant, j'ai découvert que je peux faire des choses.Je ne savais même pas dessiner et je fais des illustrations sur ordinateur! » Le programme d'intégration de Cybercap dure six mois intensifs, au cours desquels les jeunes recrues (quatre groupes de 16 participants par année, référés par des CLSC, des organismes et surtout par d'autres jeunes qui ont vécu l'expérience), obtiendront gratuitement de la formation en création et en montage vidéo, en illustration informatique et en création de sites web.La formation consiste surtout en une initiation qui leur permet de toucher à divers aspects de la production multimédia, leur permettant d'entrevoir la discipline dans laquelle ils réussissent le mieux.En six mois, les jeunes en apprennent assez pour réaliser des produits tangibles impressionnants.Les participants travaillent sur des commandes réelles de clients et de de partenaires de Cybercap.Ils doivent rencontrer les clients et répondre à leurs besoins.Une véritable expérience de travail leur est offerte.« Le fait d'être installés dans la Cité du multimédia, dans un environnement de travail professionnel et de réaliser des commandes en travaillant avec des clients est très motivant pour les jeunes, affirme M.Grégoire.Nous avons aussi un programme de reconnaissance qui souligne l'évolution Michel Poirier, stagiaire à Cybercap des jeunes.» De plus, une diplômée en psychosociologie évalue leur parcours à chaque semaine et les encourage à poursuivre.« Ce n'est pas toujours facile pour eux, raconte Line Savoie, coordonnatrice au développement des compétences de Cybercap.Ils ont souvent divers problèmes à affronter, ici comme en dehors de leur stage.» Mais Cybercap est manifestement une formule gagnante.Les jeunes reprennent confiance en leurs capacités et le taux de réussite est de 75 °/o; puis, ils retournent à l'école ou exercent une activité concrète.Cybercap réalise sa mission grâce à l'appui de nombreux partenaires privés et publics, dont les deux principaux sont Microsoft et Emploi-Québec.Interaxion, un programme pour les jeunes à risque de décrocher dans certaines écoles de quartiers défavorisés, a également vu le jour l'an dernier et pourrait se développer à plus grande échelle.Deux jeunes par école participent à une expérience de création et de montage vidéo en collaboration avec Cybercap.Quant à Michel, il veut maintenant terminer ses études secondaires et s'inscrire au cégep.« C'est fini de végéter.Je resterai toujours un marginal, mais je sais qu'on peut faire des concessions.» Michel sourit.Au bout de quelques semaines à Cybercap, un changement s'est produit en lui et il voit enfin poindre son avenir à l'horizon. une carte par jour.Seulement 3 $ par repas : argent de poche pour vous, carte de survie pour une personne de la rue! Commandez les cartes-repas.Distribuez-les VOUS-mêmeS ou laissez-les à L'Itinéraire.Une personne de la rue qui utilise une Carte-repas est accueillie, aidée et encouragée par notre équipe.¦fccette carte, K recevra* un repas gratuit au Café sur la r* de L'Itinéraire.'Si éloigne de la faim Commandez-les dès maintenant ?M ?Mme Prénom :_ Nom :_ Adresse : Code postal .Courriel:_ Jél.:(_ Je désire acheter _œrtes X 3,00 S = ?Postez-moi les cartes.?Cardez les cartes et distribuez-les vous-mêmes au Café.Mode de paiement Croupe communautaire L'Itinéraire ?Chèque à l'ordre du ?Mandat à l'ordre du ?VISA_I_I_l_ No de la carte Expiration_ I I I I I I I .Signature mois année Postez le tout à l'adresse suivante : Cartes-repas, L'Itinéraire 2103, rue Ste-Catherine Est, Montréal (QC) H2K 2H9 Information: (514) 597-0238 poste 231 Un pro/et de L'Itinéraire appuyé par : Les Oeuvres du Cardinal Léger \u2022 Arrondissement Ville-Marie \u2022 RAPSIM \u2022 Sécurité du Revenu de Montréal/CLE Ste-Marie \u2022 L'Accueil Bonneau \u2022 CDEC Centre-Sud/Plateau M.-R. Rédaction et administration \u2022 2103, rue Ste-Catherine Est, 3e étage Montréal (Qc) H2K 2H9 Le Café sur la rue \u2022 2101, rue Ste-Catherine Est L'Espace Internet \u2022 2103, rue Ste-Cathenne Est, 2e étage Téléphone : (514) 597-0238 Télécopieur: (514) 597-1544 Courriel : itinéraire u itinéraire.ca Site : www.itineraire.ca Le magazine L'Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d'aide et maisons de chambres.Depuis mai 1994, L'Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en maiorité par des personnes vivant ou ayant connu l'itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.Pour chaque numéro vendu 2 $, 1 t revient directement au camelot Les profits de L'Itinéraire servent à financer les proiets d'entraide.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le |Ournal ou demandent des dons, ils ne le font pas pour L'Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus ou le comportement des vendeurs, communiquez sans hésiter avec le (514) 597-0238, poste 230.Le Magazine L'Itinaire \u2022 Editeur: Serge Lareaull - Rédactrice en chef: Audrey Coté - Adjoint à la rédaction: Jérôme Savary ¦ Infographiste: Serge Cloutier ¦ Couverture: Drafter.com \u2022 Révision: André Martin, Lorraine Boulais, Hélène Paquet et Jean-Paul Baril - Mots croisés: Gaston Pipon -Représentants des camelots: Gabriel Bissonnette.Robert Dion, André Canuel ¦ Concepteur du Site Internet : Serge Cloutier, Drattercom \u2022 Conseillère publicitaire : Renée Larivière ¦ Imprimeur : Québécor World Lebonlon Le groupe communautaire L'Itinéraire est un organisme à but non lucratif fondé en 1990 pour aider les personnes de la rue.Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'itinérance, l'alcoolisme ou la toxicomanie.Le Conseil d'administration \u2022 Président: Robert Beaupré ¦ Vice-président: Jean-Paul Baril -Trésorier: Martin Gauthier \u2022 Secrétaire: André Martin \u2022 Conseillers: Audrey Coté (rep employés), André Canuel.Gabriel Bissonnette (repr camelots).Cylvie Gingras.Sylvie Lauzon L'administration \u2022 Directeur administratif: Serge Lareault ¦ Directrice aux ressources humaines et insertion sociale: Jocelyne Seneca - Coordonnante de l'administration: Claudette Turgeon ¦ Comptabilité: Manon Savaria Le Café sur la rue \u2022 Organisatrice: Nancy Trépanier L'Espace Internet \u2022 Coordonnâtes: Vacant L'Itinéraire est appuyé financièrement par les œuvres du cardinal léger Convention de la Poste-publications No 40910015 No d'enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Groupe communautaire L'Itinéraire, 2103, rue Ste-Catherine Est, 3e étage Montréal (Québec) H2K 2H9, itineraire@itineraire.ca Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d'envoi postal et nos coûts rédactionnels par l'entremise du Programme d'aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Canada L'Itinéraire est membre de : A^DA \\IHM Association nord-américaine des journaux de rue Le réseau international des lournaux de rue Actualité Édito Mots de camelots Shylock ou banquier?Bio pour les riches, restants pour les pauvres Entrevue avec Laure Waridel Qui sont les fous?Pany Laferrière Ecrivain dans un pays libre 7 14,27-29 12-13 16 18-19 21 24-25 Chroniques Cinéma & livres 23 Cyberltinéraire 15 Prof lauzon 34 Mots croisés 36 Monde du travail 37 L'Itinéraire embauche Adjoint-e administrative L'Itinéraire est à la recherche d'une adjointe administrative pour effectuer les différentes tâches reliées à la comptabilité et à la gestion administrative (tenu de livres sur logiciel Dynacom, entrée de données, gestion de caisses, etc.).Connaissances de la comptabilité, logiciels Access et Excell.Salaire selon l'expérience.Intervenant-e social Nous recherchons un intervenant au développement de notre réseau de vente dans la rue: encadrement et recrutement de nouveaux vendeurs; soutien à la réinsertion sociale des personnes qui deviennent vendeurs.Pour intervenants à la recherche de nouveaux défis.Expérience avec les personnes de la rue nécessaire.Salaire selon l'expérience.L'Itinéraire est entièrement recyclable et fait de papier recyclé Envoyez votre CV à : Jocelyne Senécal, directrice des ressources humaines, Téléc.: (514)597-1544 jocelyne.senecal@itineraire.ca Attention aux fraudeurs: personne n'est autorisé à solliciter de porte en porte ou dans les commerces des dons monétaires ou matériels pour L'Itinéraire.AVRIL.2005 - NUMERO 128 L'ITINERAIRE Des personnalités solidaires de L'Itinéraire De gauche à droite: Nicky Tanguay, camelot; Pierre Hébert, camelot; Éric Lapointe, chanteur; Alain St-Onge, camelot; Audrey Côté, réd.en chef; Sylvie Lauzon et Maxime Valcourt, camelots.Éric Lapointe joue au billard pour L'Itinéraire Le 1er mars dernier, le chanteur Éric Lapointe et sa gang ont joué au billard au profit de L'Itinéraire au Boule noire sur l'Avenue du Mont-Royal.Deux camelots de L'Itinéraire, Jean-Paul Lebel et Gabriel Bissonnette, ont pu jouer avec Éric et quelques-unes des nombreuses personnalités présentes dont le chanteur Stefie Shock, les comédiens Normand Daneau, Bobby Beshro, James Hyndman, l'humoriste Patrick Huard et le journaliste Franco Nuovo.Comme l'an dernier, c'est Patrick Huard qui a remporté le tournoi en finale contre Éric Lapointe.Ce tournoi bénéfice a permis d'amasser 2 500 $ pour L'Itinéraire.Merci à tous les joueurs de billard solidaires de L'Itmérairel À la mémoire des disparus de la rue En hommage aux 56 personnes de la rue mortes en 2004 à Montréal, le sculpteur André Fournelle a rassemblé plus de 300 personnes \u2014 dont Dan Bigras, porte-parole de l'événement \u2014 autour de son oeuvre intitulée Les Incendiaires, le 14 mars dernier.Cette oeuvre était constituée de neuf lits couverts de braise représentant la lumière, non seulement en tant que feu qui brille, mais avant tout comme feu qui éclaire et réchauffe, à l'angle des rues Bleury et De Maisonneuve.L'Itinéraire tient particulièrement à honorer la mémoire de Michel Boyer et Guylaine Harnois, deux anciens camelots.Une pub dans L'Itinéraire comme nulle part ailleurs! Plus de 50 000 lectrices et lecteurs qui remarquent une publicité socialement responsable qui soutient un organisme de charité.83 % de notre lectorat a une meilleure opinion des entreprises et organismes qui annoncent dans L'Itinéraire.70 % de notre public s'intéresse au développement social et environnemental du Québec.Information Notre conseillère publicitaire Renée Larivière 1-866-255-2211 renée lariviere@videotron.ca Un grand merci à tous nos donateurs et partenaires qui nous auront permis de rénover notre immeuble de trois étages qui sera entièrement dédié à la réalisation de projets visant l'aide et l'autonomie des personnes de la rue.11*1 Ville-Marie Canada Montréal® Affaires municipales.Sport et Loisir Québec II « L'ITINÉRAIRE 6 NUMERO 123 - AVRIL 2005 Audrey Côté Rédactrice en chef audrey.cote@itineraire.ca La maladie de la gestion Que l'on soit « employé du mois » chez McDonald's, secrétaire dans un cabinet d'avocat ou personnalité de la semaine de La Presse, on échappe rarement à la pression de la performance au travail.Notre société a tendance à déterminer notre valeur uniquement en fonction de notre rentabilité professionnelle : il faut produire vite, bien et toujours davantage, sous peine de perdre revenu, estime personnelle et considération sociale.Dans cet univers déstabilisant, la détresse psychologique au travail monte en flèche.Selon la Fondation des maladies mentales, le nombre de Québécois stressés au travail a doublé en dix ans alors que la proportion de ceux qui s'estiment satisfaits de leur emploi est passée de 62% en 1991 à 45% en 2001.Mais dans l'ombre de ces statistiques, de vraies personnes s'essoufflent et souffrent dans la course effrénée à la productivité.Résultat?Burn-out, dépression et exclusion sociale sont le lot de plus en plus de travailleurs.Le pire est que ceux qui s'écroulent en chemin sont culpabilisés et isolés comme des pestiférés de l'âme.Or, tout n'est peut-être pas perdu si l'on tente de comprendre pourquoi le travail nous rend de plus en plus malades.De passage à Montréal pour faire la promotion de son ouvrage, La société malade de la gestion, le sociologue français Vincent de Gaulejac considère que les maux psychologiques sont davantage liés à des causes organisationnelles qu'aux individus.Selon l'auteur, l'idéologie dominante de la gestion, exercice du pouvoir dans l'entreprise, impose une course aux résultats qui contamine toutes les sphères de la société.Aujourd'hui, un citoyen exemplaire doit gérer parfaitement sa vie professionnelle, familiale, amoureuse, sociale, sexuelle.et le stress qui en découle! Tout est casé, divisé et conçu pour isoler la personne qui, étourdie par le discours de la performance qu'on lui assène à tout propos, se transforme en « entrepreneur » de son existence.Loin de se présenter sous les traits durs de l'autoritarisme, l'idéologie actuelle de la gestion prend plutôt l'apparence de la liberté en incitant à «l'investissement illimité de soi dans le travail pour tenter de satisfaire ses penchants narcissiques et ses besoins de reconnaissance», de dire le sociologue.Cet aspect semble être le plus pernicieux de la pratique actuelle de la gestion.Dans plusieurs entreprises, on mise notamment sur une philosophie qui préconise le sentiment d'appartenance absolue.Peu importe son poste, on fait croire au travailleur qu'il fait partie intégrante de la prise de décision de l'entreprise.C'est le cas, par exemple, des pseudoassociés au salaire minimum de Wal-Mart, à qui les dirigeants martèlent un propos aliénant: T'appartiens à une grande entreprise familiale et tu es privilégié d'y avoir ta place, car quelqu'un d'autre pourrait la prendre si tu ne performes pas.Ne manque que le pendule de l'hypnotiseur.En annonçant la fermeture du Wal-Mart de Jonquière, quelques mois après l'obtention d'une accréditation syndicale, l'employeur a ainsi enfoncé le clou.L'opération de culpabilisation a d'ailleurs si bien réussi que des «madames ben contentes» ont déclaré aux médias à quel point Wal-Mart était un employeur exemplaire pour les avoir engagées au salaire minimum, malgré leur cinquantaine avancée.Après cela, comment espérer que les dirigeants respectent ceux et celles qui consentent «en toute liberté» à leur asservissement?Inspirés par la gestion entrepreneunale, nos politiciens ne gouvernent plus, mais gèrent la société comme une entreprise, croulant sous la pression de la haute finance.Alors qu'on sait à quel point l'avenir appartient aux sociétés axées sur le savoir, le gouvernement du Québec continue à couper dans l'éducation et les services publics et à maintenir un taux d'imposition plus faible qu'ailleurs (comme l'Ontario, par exemple).La notion de rentabilité de l'État prime sur l'intérêt public.On a qu'à évoquer le retranchement de 103 millions au programme de prêts et bourses qui, au moment d'aller sous presse, n'est toujours pas rendu aux étudiants qui manifestent en grand nombre.Malgré cela, le sociologue demeure tout de même optimiste.Selon lui, la principale solution consiste à réhabiliter le politique qui doit retrouver sa fonction la plus noble: servir de réel intermédiaire entre l'économique et le social.Individuellement, il importe aussi de résister à la tentation du discours gestionnaire et de s'imprégner de valeurs solidaires pour échapper aux méfaits psychologiques de la performance à tout prix.AVRIL 2005 - NUMERO 128 L'ITINERAIRE En ligne Gilles Duceppe Député de Laurier\u2014Sainte-Marie Chef du Bloc Québécois 1717 boul.René-Lévesque est, bureau 305 Montréal (Québec) H2L 4T3 Téléphone: (514) 522-1339 Télécopieur: (514) 522-9899 Courriel: ducepg1@parl.gc.ca Appuyons L'Itinéraire pour bâtir une société plus juste.EN 2005, RETROUVEZ TOUTE L'INFORMATION SUR VOTRE VIE DE QUARTIER.l'ar.tiialité Ictr.alR sur www.arrondissement.com Pour une vie citoyenne plus active et mieux informée Présent dans : Mercier - Hochelaga-Maisonneuve Plateau Mont-Royal Rosemont - La Petite-Patrie Villeray - St-Michel - Parc Extension CHAMBRE DES COMMUNES Bernard Bigras Député de Rosemont-La Petite-Patrie 2105, rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2G 1M5 Tél.: (514) 729-5342 Télécopieur: (514) 729-5875 Real Ménard, Député Hochelaga-Maisonneuve 4036, rue Ontario Est Montréal (Québec) H1W 1T2 Tél.: (514) 283-2655 Fax: (514) 283-6485 CIRQUE DU SOLEIL 8400,2e Avenue, Montréal (Québec) Canada H1Z 4M6 L'ITINÉRAIRE 8 NUMÉRC Norman Rickert Camelot, métro Édouard-Montpetit MOTDE CAMEL0T Péter une coche, les « pulules » et le bon vieux Jack.Il m'arrive parfois de péter ma coche, de faire des montées de lait et d'envoyer promener le grand et petit peuple (comme Denise Bombardier avec les humoristes ?).Les gens au 3e étage du journal le savent bien et ils sont très compréhensifs.C'est un peu pour ça que je continue tant bien que mal à fréquenter L'Itinéraire.Pour la passion de l'écriture aussi.Je me sens comme un Jack Kerouac du 21e siècle, (en moins cafardeux) ne se sentant pas totalement à sa place dans un groupe (Kerouac avec la Beat Generation, par exemple: il était supposé en être le porte-étendard, mais les gens ont mal compris sa vision de ce que cela signifiait d'être «beat»).Nul n'est prophète en son pays.J'ai eu la chance de visiter sa ville natale, Lowell, au Massachusetts, en octobre dernier.Cette ville, autrefois fier bastion de la culture franco-américaine, en garde les traces avec des patronymes typiquement québécois.Lowell m'a donné l'impression d'un Pointe-St-Charles ou Saint-Henri-du-Québec-d'en bas.Jack aimait jouer avec les mots.S'il vivait aujourd'hui il écrirait peut-être les textes suivants portant sur l'industrie pharmaceutique : LE VIAGRA EST UNE SORTE DE VITAGRO POUR CONSOLIDER LA VIE DU MEMBRE FLASQUE ET GRAS.LE PAXIL N'EST PAS UN ACCIDENT POUR DÉSAXÉS DÉBILES.IL AGIT PLUTÔT SUR LES CONNEXIONS EXCITÉES DES IDÉES FÉBRILES.LE RITALIN RIDICULISE LES TANNANTS EN LES TABASSANT DE L'INTÉRIEUR DU NERF CRÂNIEN.L'ORAP ORGANISE UN RÉTRÉCISSEMENT ADDITIONNÉ D'UNE PAIX POUR QUE L'ORDRE DE LA RAISON ARRÊTE DE DÉRAPER.normartmusic(5)yahoo.ca Tous les ordinateurs rêvent de vitesse.Mais avec une augmentation de 4,1 à 5,1 Mbit/s, jamais ils n'avaient rêvé d'autant de vitesse.95$ /mois 3 premiers mois* Installation gratuite* Modem câble en location gratuite* 1 mois d'antivirus gratuit* *Certaines conditions s'appliquent.AVRIL 2005 - NUMERO 128 L'ITINÉRAIRE Si vous avez un problème de |eu.1 866 SOS-JEUX 1 866 767-5389 L'ITINÉRAIRE 10 NUMbRO 128 - AVRIL 2005 Chronique Interdire * Force rouge des travailleuses du sexe! Stella Travailleuses du sexe, ouvrières de l'érotisme, Mesdames et Webmistress unies du monde ! Nous sommes sorties de l'ombre des ruelles, des bars enfumés, des chambres d'hôtel et autres lieux feutrés.Pour que notre diversité soit visible, nous faire connaître des autres travailleuses du sexe et démystifier notre travail aux yeux du public en général.On a occupé les trottoirs du Red light, la rue, les journaux, les studios de télé! On a pris la parole collectivement pour nous nommer et exiger la reconnaissance de notre travail! On a publié notre propre magazine Constellation et mis en ligne un site Web'.On a dévoilé nos talents créatifs et artistiques! Sexy, fières et solidaires, parées de nos boas écarlates, avec les autres membres de la Coalition pour les droits des travailleuses et travailleurs du sexe, on a teint en rouge l'eau de la fontaine de l'Hôtel de Ville pour obtenir un dialogue avec la mairie.Une autre fois, on a invité le maire Tremblay, nouvellement élu, à manger des spaghettis à la sauce « Puttanesca »2.On se souvient aussi du jour où on est passées en gang au Point J : vous vous rappelez cette émission de fin de soirée animée par Julie Snyder ?Le lendemain et les jours suivants, le téléphone n'a pas dérougi.Des travailleuses du sexe ont appris notre existence et se sont senties moins seules.En 2000, on était dans la rue, sourire et rouge aux lèvres, à la Marche mondiale des femmes.On a scandé nos slogans : « Sexe payé n'égale pas violence en option », « luttons contre la pauvreté, pas contre la prostitution ».Et cetera.Et ça a fait nappe d'encre.D'autres ont pris le plancher, la plume, l'espace virtuel, pour dire et écrire nos réalités, nos histoires : Mélodie, Roxane, Emmanuelle, Nicole.Manifestation de travailleuses du sexe réunies à Bangkok en juillet 2004.Pendant tout ce temps, on a aussi été solidaires d'autres luttes sociales : nous étions avec les altermondialistes au Sommet des Amériques, aux manifs contre la guerre en Irak, à la célébration du premier mariage gai au Québec.Et vous qui aimez nos couleurs, qui êtes solidaires avec nous, pourquoi ne pas vous joindre à nos actions ?Aujourd'hui, le Québec est nostalgique de son Red light d'une époque désormais révolue.La preuve en est que les cinéastes en font le décor de nombreux films : Monica la Mitraille, Jack Paradise, Ma vie en cinémascope, etc.Arrêtez d'être nostalgique ! Si vous habitez l'arrondissement Ville-Marie à Montréal, faites pression sur vos élus pour qu'ils intègrent la conservation et la revitalisation du Red light à leur plan de revitalisation urbaine.Ça profitera au tourisme et nous serons moins nombreuses à être dispersées sur les trottoirs des rues résidentielles.Si vous êtes un contribuable, révoltez-vous ! Écrivez à vos députés fédéraux et provinciaux et demandez qu'on cesse d'engloutir des millions de dollars annuellement pour nous traiter comme des criminelles, pour enquêter sur notre cas, pour nous harceler, pour procéder à notre arrestation, nous poursuivre devant les tribunaux et nous emprisonner.Tout cet argent est dépensé inutilement ! Et vous, dans nos alcôves, vous qui êtes clients et qui avez souvent la même question au bord des lèvres : « Qu'est-ce qu'une fille comme toi fait ici ?» Ce serait le fun que vous assumiez vous aussi ce que vous faites là, et le fait que vous soyez bien contents de nous y trouver.1 Notre dernier numéro «spécial Prison» est maintenant disponible.Surveillez aussi la sortie de notre numéro spécial 10e anniversaire à la fin avril.Pour plus d'infos, consultez notre site web : www.chezstella.org.2 Sauce à spag des putains italiennes : une boîte de tomates, une boîte d'anchois, une poignée d'olives noires, une poignée de câpres, chauffer et servir sur vos pâtes préférées.C'est simple et pratique à faire, entre deux clients.AVRIL 2005 - NUMERO 128 11 L'ITINÉRAIRE ^Shylock ou banquier Ils sont là pour votre intérêt oc Guillaume D.-Dutil Journaliste Michel Coudreault Recherchiste de la rue Shylock, le terrible banquier du Marchand de Venise de Shakespeare, exige une livre de chair « prélevée au plus près du cœur » s'il n'est pas remboursé à temps.Du casseur de jambes au banquier cravaté, les shylocks d'aujourd'hui sont nombreux à prêter de l'argent avec intérêt, une pratique longtemps considérée immorale par plusieurs religions.Les temps ont changé, mais les prêteurs modernes sont encore très exigeants.« Il faut se demander pourquoi ce métier-là existe.Bien des gens n'ont pas accès au crédit des banques, alors ils vont voir un shylock », observe Alex, client occasionnel d'un usurier.Emprunter à un shylock, c'est se mettre à sa merci, sans droits ni recours.Beaucoup de gens de la rue l'apprennent à leurs dépens.« Il va toujours finir par avoir le gros bout du bâton», raconte Nick, qui fait affaire avec un usurier depuis plusieurs années.À des taux d'intérêts oscillant entre 25 et 50% par mois, un revenu déjà maigre est vite englouti.« Il y en a souvent qui arrivent au début du mois et qui doivent tout leur chèque d'aide sociale au shylock, alors ils paient seulement l'intérêt», poursuit-il.L'usurier est là.dans votre intérêt Comme les assistés sociaux, les petits salariés souffrent aussi du manque d'accès au crédit traditionnel, et doivent payer leurs emprunts au prix fort.« Ce ne sont pas seulement les shylocks, c'est toute l'industrie autour du prêt qui est en cause : les services d'avance sur la paye, les prêteurs sur gage », précise Jean-Marc Fontan, sociologue et chercheur sur la pauvreté et l'exclusion à l'UQAM.La croissance de cette industrie du prêt à court terme et à haut risque intéresse particulièrement Luc Rochefort, analyste en crédit, budget et endettement à l'Union des consommateurs : « Les banques ne font plus de petits prêts, ils proposent des cartes de crédit ou des marges de crédit à la place.» Cela expliquerait en partie la forte expansion, souvent dans les quartiers défavorisés, des compagnies comme Instachèque et Money Mart.Ces institutions financières d'un nouveau genre permettent aux clients qui ont un besoin d'argent pressant d'obtenir une avance sur leur paye, moyennant un taux d'intérêt à la limite de la légalité.Le taux d'intérêt annuel maximum permis par la loi est de 60%.Or, ces entreprises de prêt à court terme pratiquent des taux de 59%, sans compter les frais d'ouverture de dossier (autour de 15?) qui doivent être acquittés à chaque nouveau prêt, renouvellement ou extension.L'analyste estime qu'une personne qui emprunte à une de ces entreprises peut avoir à rembourser sa dette à un taux d'intérêt réel de 600 à 1000% au bout d'un an.De plus, une étude du Centre pour la défense de l'intérêt public a démontré en 2002 que 41% des utilisateurs de services d'avance de paye ignoraient ou sous-estimaient leur coût réel.«Quand tu entres dans leur processus, résume M.Rochefort, c'est pratiquement impossible de t'en sortir.» Ces pratiques qui ont peu à envier aux shylocks de la rue demeurent tout à fait légales, mais un comité du Sénat étudie actuellement le phénomène afin de revoir à la baisse le taux d'intérêt maximal permis.De services en sévices Les habitudes coûteuses des gens de la rue sont souvent le pain et le beurre des shylocks.Alcool, loteries vidéo, drogue.Les prêteurs investissent dans les dépendances des autres.Comme toute bonne banque, les usuriers exigent des garanties.Pour quelqu'un dont le seul revenu est l'aide sociale, la limite est déjà fixée à quelques centaines de dollars.« Il ne te passera pas plus que le montant de ton chèque, c'est sûr! » explique Marco.Crouler sous les dettes face à un shylock semble donc assez difficile, mais le danger est ailleurs.«Tu peux emprunter à deux, trois shylocks, précise Marco.Tu te retrouves à faire comme les gens avec les cartes de crédit, et à emprunter à l'un pour rembourser l'autre.Ça, c'est un beau piège à con! » L'ITINÉRAIRE 12 NUMERO AVRIL 200Ê i D'après Alex, les passages à tabac et autres cassages de membres sont plutôt des cas isolés, du moins en ce qui concerne les gens de la rue.Encore faut-il rembourser rubis sur l'ongle le moment venu.«Il veut se faire payer quand le chèque arrive, quitte à te reprêter le lendemain », raconte Marco.Nick a toujours eu une bonne relation avec son shylock, mais il sait qu'il n'en va pas de même pour tous les clients.Celui qui tarde quelques mois à rembourser une dette recevra la visite des hommes de main de son usurier.Les saisies, les menaces et le harcèlement physique sont les tactiques de choix des prêteurs interlopes.« Si ses fiers-à-bras te cassent les jambes, le shylock ne perd rien, ta dette continue d'augmenter, et en plus il a fait peur aux autres clients.» Sous ce régime de peur, des personnes déjà fragiles peuvent tomber encore plus bas et commettre des gestes qu'elles n'auraient pas posés en d'autres circonstances.« Souvent, les gens n'ont pas la force ou les ressources pour utiliser les moyens qui leur permettraient de se sortir de ce cercle vicieux, note M.Fontan.Ça les marginalise, les isole et les fragilise encore plus.» Marco résume la situation étouffante des emprunteurs : « Un gars qui doit n'a pas le choix de rembourser.Il peut voler, se prostituer, peut-être même tuer le shylock s'il a trop peur.» Responsabilité de l'État et des banques Étant donné l'offre réduite de petits prêts par les institutions financières, un nombre croissant de personnes doit se tourner vers des prêts plus risqués, légaux ou pas.Renée Coulombe, directrice des opérations à la Caisse populaire du Quartier-Latin, admet que, même pour les Caisses populaires, il peut être difficile de concilier la performance et la mission communautaire.« C'est sûr qu'antérieurement, les Caisses avaient pour philosophie d'aider les membres, mais il faut aussi être concurrentiel et offrir les mêmes services que les banques.» Cette Caisse a depuis plusieurs années une entente avec La Maison du Père, qui garantit l'identité des sans-abri dépourvus de pièces d'identité et leur permet d'encaisser leur chèque d'aide sociale.Le sociologue Jean-Marc Fontan croit pour sa part qu'un choix de société s'impose.Si on accepte le monopole de l'État sur le jeu et l'alcool, il faudrait selon lui assumer le coût social qui découle de ces dépendances.« En ayant des casinos, des loteries vidéo, on sait qu'on va avoir des dépendances, des suicides, des gens qui vont se tourner vers les shylocks.» M.Fontan propose donc de couper l'herbe sous le pied des usuriers.« Si on fait l'échange de seringues, pourquoi ne pourrait-on pas encadrer le prêt?Si la personne accepte de déclarer sa dépendance, d'être encadrée, l'État devrait être responsable de l'aider», poursuit-il.Selon lui, c'est à la société de mettre les mécanismes nécessaires à la disposition des gens qui veulent s'en sortir.Les statistiques démontren que de plus en plus de Canadiens dépendent du crédit pour leurs dépenses courantes.Il existe toute une gamme de services entre la carte de crédit «Or» et le shylock : chacun a le créancier de ses moyens reste que les créanciers des pauvres sont ceux qui coûtent le plus cher, autant en argent que socialement.Ils ne représentent pourtant qu'une infime partie d'un système financier basé sur les emprunts et les intérêts.À ce sujet, Alex s'interroge.« Penses-tu que le gouvernement, avec son programme de prêts étudiants, il n'est pas un peu un shylock aussi?» Il existe toute une gamme de services entre la carte de crédit « Or » et le shylock : chacun a le créancier de ses moyens.AVRIL 2005 NUMERO 128 13 L'ITINERAIRE Ph0t0:,St0Ck^enéLachapelle DE CAMELOTS Nicky Camelot, Parthenais/Mont-Royal Merci à Éric Lapointe Le 1er mars dernier, je suis allée retrouver les membres de ma gang du journal L'Itinéraire avec celle d'Éric Lapointe pour la 4ème édition de son tournoi annuel de billard au profit de notre journal.Ce fut un succès.C'était l'fun de voir tout ce beau monde.Moi qui suis de nature «peace'n'love», j'ai remarqué que, parmi les artistes, il y en avait plusieurs qui avaient l'âge d'être mes petits frères.«Maudit gaspillage»! Ce qui signifie, dans mon livre, que les petits frères, je les aime tous de façon inconditionnelle.Des fois, on les aime, des fois on les haït, mais on ne peut s'en passer.Éric, je n'ai pas eu la chance de te dire que je te félicite pour ton interprétation dans le rôle du « Chat» dans le négociateur.Je suis fière de toi, p'tit frère, t'es «hot»! Un gros merci à toi pour cette super belle soirée au Boul Noire, en espérant que tu remettras cela encore l'an prochain.Merci aussi à tous les artistes présents à cette soirée ainsi qu'à l'équipe de Flash, aux journalistes et aux photographes qui ont tous été super avec nous.Gros bisous La Che Guevara du groupe! et candidate du Parti Marijuana P.S : Je ne regrette que deux choses.La première est de ne pas avoir eu l'occasion d'être prise en photo avec toi, et la seconde, de ne pas avoir ta signature dans mon carnet d'autographes.Si tu veux me joindre, téléphone à Audrey Coté et elle te donnera mes coordonnées, car j'ai un projet d'entrevue avec toi pour le journal.N.B : En réponse à ta chanson Un beau grand slow, je te réponds : «N'importe quand!» Josée Louise Camelot, rue Sainte-Catherine et Maison de Radio-Canada L'Affirmation J'émerge des boueux marécages Je pousse à fond d'train les moteurs sans peur d'rester prise dans les algues Mon cœur navigue vers le grand large Refrain Je fais d'ma vie une poésie Parfois, c'est sombre Parfois, c'est gai Et toujours c'est ma vérité C'est mon coeur qui mène ma raison C'est l'élan d'mon affirmation C'est l'équilibre qui me guide J'suis sur un fil comme l'artiste Et si je saute dans le vide Ça sera en parachutiste D'aller vers l'autre, sans s'imposer tout un défi pour une fêlée Et je sens l'odeur de mes vagues que fait mon cœur et ses parages.Paroles & musique: Josée Louise là Pierre Goupil Camelot, Masson/3e avenue Dure nuit de folie Souvenir de quelques nuits passées à l'urgence de l'hôpital Royal Victoria entre 1985 et 1991.Bien sûr que j'en sautais des coches dans mes états de bipolaire alors souvent psychotique, mais je crois fermement que l'accueil à l'urgence de cet hôpital a empiré mon cas au lieu de le soulager.En 1987, j'ai été arrêté par les flics après avoir décrissé pas mal de choses dans mon bel appartement d'alors.Les policiers m'ont alors immobilisé, étranglé, puis mis sur une civière.Les ambulanciers étaient très gentils, le voyage pas énervant.À l'hôpital, des infirmiers très nerveux me manipulent violemment en me donnant des ordres contradictoires.Ils m'ont attaché aux poignets et aux chevilles.Ça fait très mal.Une nuit sur une civière, sans pouvoir m'appuyer le dos.et ces courroies qui bloquaient la circulation aux extrémités.À ce moment, je me suis senti éclater en mille miettes.j'aurais aimé être dans la ouate.Moi qui suis sensible et très orgueilleux, je criais contre le Royal Victoria Hospital, les psychiatres, les flics, les infirmiers au nom de ceux que j'aimais, de John Lennon à mon père.Après avoir gueulé pendant quelques heures, je me suis tu pour qu'ils me laissent sortir de là.Le lendemain, assez tôt, ils m'ont détaché.Ils m'ont donné mes vêtements.Allez! à la rue sans personne à qui parler, sans café ni beigne.Dans quel état étais-je, pensez-vous?Ils créent la folie dans leurs enceintes coercitives, la poussent à bout.Lire ou relire Laing, Cooper et consorts sur l'antipsychiatrie.Relire Foucault.Et si par hasard vous rencontrez un être souffrant et perdu, offrez-lui une cigarette s'il fume, parlez-lui doucement.Peut-être ne saisira-t-il pas vos bonnes intentions rapidement, mais dites-vous que ce petit geste lui reviendra en mémoire un jour et le soulagera et l'aidera éventuellement.J'espère que depuis ce temps les conditions d'accueil dans les hôpitaux ont changé quoique j'en doute.Allez, à la prochaine! L'ITINÉRAIRE 14 NUMÉRO 128 \u2022 AVRIL 2005 CYBERCOLLECTIVITÉ Cylvie Gingras Camelot et journaliste de la rue Tiré de Grapevine, Ohio, décembre 2004 À New York, des milliers de sans-abri de plus L'épidémie de sans-abri est de retour à New York.Les groupes communautaires se sont promenés dans les rues et ont vu des hommes dormir sur un banc; un itinérant qui vend ses nouvelles sur Broadway; du Bronx à Bowery, les lignes pour la soupe populaire n'ont jamais été aussi longues - et le visage des nouveaux arrivants sont de plus en plus jeunes.Jamais il n'y a eu autant de familles.La ville n'a pas le chiffre exact des sans-abri, la première étude faite en février 2004 a dénombré que, à Manhattan seulement, il y avait 1 780 sans-abri et ce chiffre ne représentait pas la réalité : en fait, il y avait plus de sans-abri que l'étude ne l'avait démontré.Les experts affirment que les raisons de l'augmentation galopante de sans-abri à New York est due, entre autre, aux pertes d'emploi, à la hausse faramineuse des loyers et aux coupures dans les programmes sociaux.Tiré de Big Issue, Afrique du Sud, édition 2004 En Afrique du Sud, une solution pour nourrir les pauvres Le gaspillage de nourriture est devenu une pratique en pleine croissance.En 2004, en Afrique du Sud, on a mis sur pied un organisme sans but lucratif nommé «Redistribution des aliments».Afin de mettre fin au gaspillage excessif des denrées comestibles, on distribue les excédents dans les communautés les plus démunies.Ce concept, efficace, est fort simple : chaque jour, des camions font le tour des supermarchés, des hôtels et des usines pour ramasser les surplus alimentaires de bonne qualité.Ensuite, la nourriture est acheminée dans les communautés les plus pauvres, dans les cliniques de traitement pour personnes atteintes du VIH/Sida et dans les refuges du Cap, de Johannesburg et de Durban.Lorsque l'organisme a débuté, il redistribuait 20 000 kilogrammes de nourriture tous les mois.Actuellement, la redistribution dépasse les 45 000 kilogrammes.Pour lire ces nouvelles et bien d' et découvrir de la suite de autres, partager vos idées nouveaux textes: www.itineraire.ca _S^j_ 427, rue de la Commune Est Montréal (Québec) >' H2Y l]4 Téléphone: (514) 845-3906 Télécopieur: (514) 845-7019 Les Œuvres de la Maison du Père 550, boul.René-Lévesque Est Montréal (Québec) H2L 2L3 Tél.: (514) 845-0168 Fax: (514) 845-2108 Centre d'accueil pour hommes de 25 ans et plus.\\ywe-marie__ Priorité à la propreté Merci d'y participer! LA DIVISION DES PERMIS ET DE L'INSPECTION VOUS ECOUTE Votre voisin a-t-il un permis pour les travaux qu'il vient de débuter?Votre propriétaire refuse de corriger une anomalie dans votre logement.Informez-vous de vos droits.Pour toutes vos questions sur : \u2022 Les permis de construction et de transformation de bâtiments; \u2022 Les certificats d'occupation commerciale; \u2022 Les enseignes commerciales et publicitaires; Ville-Marie Montréal 1 Le code du logement; 1 Tout autre règlement de la ville visant les bâtiments, l'urbanisme et les nuisances; I Personne ressource Une boite vocale peut I du lundi au vendredi, prendre les messages | de 8 h ÏO à 16 h 15.en tout temps.I Renseignements et plaintes : 872-1672 ] AVRIL 2005 - NUMERO 12 15 L'ITINERAIRE Bio pour les riches, restants Martine Letarte Dans la folie actuelle de la saine alimentation, une partie importante de la population est mise à l'écart.Tentant péniblement de remplir leur frigo, les personnes à faible revenu sont bien loin de se demander si elles achètent biologique ou non.La révolution des riches Enregistrant une croissance annuelle des ventes de plus de 20 %, le biologique représente le secteur de l'industrie alimentaire qui augmente le plus rapidement depuis 10 ans, selon le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec.Cependant, l'engouement pour l'alimentation biologique semble bien futile à celui qui a faim.« Mon salaire ne me permet pas d'acheter du bio, se désole Hector Daigle, camelot du journal L'Itinéraire.Je prends des moins bonnes choses, mais j'en ai plus pour le même prix.On ne mange pas comme on veut, on mange comme on peut.» Ainsi, 29% de la population montréalaise doit dépenser près de 55% de son revenu pour réussir à se loger, à se nourrir et à s'habiller, d'après le récent Rapport sur la pauvreté à Montréal, publié par le Forum régional sur le développement social de l'île de Montréal.Avec le Groupe-Ressource du Plateau Mont-Royal, Louise Bergeron mène des groupes d'achats coopératifs pour négocier des prix directement auprès des producteurs d'ici.Bien que le collectif achète quelques produits biologiques comme de la farine et du tofu, les légumes demeurent trop chers.« Malgré la popularité actuelle du biologique, les prix ne baissent pas et ça n'arrivera pas tant que le gouvernement ne subventionnera pas les agriculteurs.» En attendant que les producteurs convainquent le gouvernement de faciliter l'accès à l'alimentation biologique, Mme Bergeron se tourne vers les fermes écologiques qui utilisent le moins possible de pesticides.Les grandes chaînes d'alimentation évitent de s'installer dans les quartiers pauvres, remarque Lise Dubois, nutritionniste et sociologue de la santé au Département d'épidémiologie et de médecine sociale de l'Université d'Ottawa.« Les supermarchés sont davantage construits en périphérie, alors que beaucoup de pauvres n'ont pas de voiture.Ils se contentent des petites épiceries indépendantes ou, pire encore, des dépanneurs offrant peu de variété de fruits et légumes, souvent très chers et de piètre qualité », constate-t-elle.Un combat quotidien Les groupes d'achats comme celui de Mme Bergeron, les épiceries communautaires et les cuisines collectives permettent aux citoyens de retrouver de la variété et un contrôle sur ce qui se retrouve dans leur assiette.« Il n'en demeure pas moins que les pauvres doivent travailler très fort pour avoir une bonne alimentation.Malgré leurs efforts, ils doivent toujours renoncer à une gamme de produits qui ne s'adresse pas à eux », explique Lise Dubois.Cette dure réalité n'est pas sans faire réagir Louise Bergeron, qui constate qu'il y a maintenant deux types de table.« Pendant que les riches mangent bio, les pauvres doivent se contenter d'aliments transgéniques, périmés ou invendables », s'insurge celle qui croit que les citoyens doivent commencer par bien s'alimenter, pour ensuite s'occuper de faire valoir leurs droits.À ce sujet, l'Union des consommateurs, appuyée par l'Ordre professionnel des diététistes du Québec, tente de faire ratifier sa charte des droits alimentaires par l'Organisation des Nations Unies.Le document stipule que chaque citoyen doit avoir accès à de la nourriture équilibrée à prix raisonnable, à de l'information permettant de faire des choix éclairés et à un pouvoir d'achat suffisant pour se nourrir adéquatement.Plus localement, la Table de concertation sur la faim et le développement social du Montréal métropolitain essaie de favoriser l'élaboration d'une politique montréalaise de sécurité alimentaire.S'il ne tourne pas, ce vent nouveau qui souffle sur le Québec pourrait être salutaire pour ceux qui, tout en se battant pour remplir leur frigo, s'inquiètent de ce qui s'y trouve.l'itinéraire 16 NUMÉRO 128 - AVRIL 2005 cwec Le caucus montréalais de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale du Québec ASSEMBLEE NATIONALE QUEBEC Elsie Lefebvre, Nicolas Girard, Louise Harel, Daniel Turp, Diane Lemieux, André Boulerice, Nicole Léger et Rita Dionne-Marsolais.Solidaire avec L'Itinéraire MARINA ACHATS ET VENTES 1175, rue Ontario Est Tél.: (514) 529-3008 ®Place-des-Arts OR, DIAMANTS, BIJOUX, Frontenac, CAMÉRAS ET VIDÉOS, etc.autobus 125 Vous avez du matériel à donner?L'Itinéraire manque de matériel.Il y a peut-être des choses utiles que vous vous apprêtez à jeter : vaisselle, batterie de cuisine, lave-vaisselle et frigo commercial, air climatisé commmercial, magnétophones pour journalistes, outils de réparation.Pour plus d'information : Jocelyne Senécal, directrice des ressources humaines, (514) 597-0238, poste 230.Le député de Mercier, Daniel Turp Pour nous joindre : 1012, avenue du Mont-Royal Est Bureau 102 Tel (514)525-8877 Télécopieur (514) 521-0147 www danielturp org d@nierturp org ***** ASSEMBLEE NATIONALE AVRIL 2005 ¦ NUMERO 12'< 17 L'ITINÉRAIRE Entrevue avec Laure Waride.Achat équitable accessible à tous?Jean-Philippe Pleau jppleau(5)videotron.ca Acheter, c'est voter est le titre du dernier essai de Laure Waridel, sociologue et présidente d'Équiterre.Son cheval de bataille ?Le commerce équitable.Son objectif ?Changer le monde selon la théorie des petits pas, par la consommation responsable.Mais qui a les moyens de changer le monde de cette façon?Les moins bien nantis ne sont pas contre la vertu, mais leur pouvoir d'achat est réduit au minimum vital, et quand ils peinent à mettre du beurre sur la table, le slogan « Acheter, c'est voter » peut sembler antidémocratique.L'Itinéraire l'a rencontrée pour éclaircir cette question.L'Itinéraire : D'abord, qu'est-ce que le commerce équitable ?Laure Waridel : C'est un commerce qui est basé sur des rapports de justice et qui vise à créer un partenariat entre les consommateurs et les producteurs afin que ces derniers reçoivent un meilleur prix pour leurs produits, et pour que nos échanges se réalisent dans de meilleures conditions.Donc, ça va au-delà du prix puisque ça cherche à redonner une dignité à ceux qui nous permettent de boire notre café, de manger notre chocolat, notre riz ou encore d'acheter notre savon.L'Itinéraire : Où en est rendue cette pratique au Québec ?Laure Waridel : Il y a de plus en plus de supermarchés qui offrent des produits équitables et c'est bon signe ! En fait, j'espère que ça deviendra comme en Europe où les étalages sont remplis de ces produits.D'ailleurs, depuis mon passage à l'émission Tout le monde en parle, il y a plein d'employés de petites et grandes épiceries qui se disent «Pourquoi n'a-t-on pas de produits équitables dans notre magasin ?» et qui se sont mis à en demander.L'Itinéraire : N'est-ce pas un paradoxe de retrouver des produits équitables dans des supermarchés grande surface, eux qui ont parfois des politiques à l'opposé de la consommation responsable ?Laure Waridel : D'un point de vue éthique, c'est certain qu'il y a un questionnement à faire surtout quand on voit, d'une part, des multinationales développer leurs propres produits équitables et d'autre part, des magasins qui ont comme philosophie « Le panier le moins le cher», ou qui font de la publicité en expliquant comment ils achètent le café au plus bas prix tout en vendant du café équitable ! Mais si on cherche à accroître la demande pour ces produits et à améliorer le sort des producteurs, il faut absolument sortir des chaînes spécialisées et rendre disponibles ces produits, là où les gens font leur épicerie.Ensuite, rien n'empêche d'élargir cette prise de conscience en leur disant : «Quand vous achetez dans une grande surface, oui, vous achetez un produit équitable, mais vous l'achetez dans un endroit où une partie des profits sert à enrichir une compagnie qui agit de manière très discutable sur le plan éthique.» Ça, pour moi, c'est le début d'une deuxième étape dans le processus de consommation responsable.L'Itinéraire : Le slogan «Acheter, c'est voter» commence à être de plus en plus connu.Or, n'y a-t-il pas un danger d'encourager une déresponsabilisation des gouvernements et des entreprises en véhiculant cette idée que la consommation est un geste politique, voire que le changement attendu est peut-être individuel ?Laure Waridel : Je ne dis pas que «Voter, c'est acheter», mais bien qu'acheter, c'est voter.C'est très différent.Et ça ne remplace en rien l'importance de voter et de s'impliquer dans les structures démocratiques.Donc, non, ce n'est pas individuel, c'est un slogan qui parle beaucoup et qui reste aussi dans la tête des gens ! Et puis, on ne doit pas penser que le commerce équitable doit à lui seul faire changer le commerce mondial.Par ailleurs, dans «Acheter, c'est voter», il y a aussi l'idée qu'acheter, c'est ne pas acheter certaines choses.Donc, le fait de réduire sa consommation est un choix politique et social de première importance.Vous savez, on n'arrête pas de dire que l'argent mène le monde et qu'il a un immense pouvoir.C'est donc à nous de nous en servir.L'ITINÉRAIRE 18 NUMÉRO 128 - AVRIL 2005 L'Itinéraire : Mais justement, est-ce que ce slogan ne cache pas l'effet pervers d'une démocratie à la carte où les plus pauvres écopent ?Laure Wandel : Comme consommateurs, payer 10, 20, ou 60 sous de plus pour un paquet de café par exemple, ça ne change pas notre vie.Mais, pour les producteurs, c'est la différence qui leur permet de rester dans leur communauté plutôt que de devoir aller travailler dans des maquiladoras [usines où les travailleurs sont sous-payés].Il faut se demander à quoi sert notre argent, car nous contribuons chaque jour au système.Quelle économie veut-on ?Une économie qui vise à répondre aux besoins des gens ou une économie qui repose sur l'intérêt d'entreprises qui n'ont aucune responsabilité sociale, mais qui sont considérées néanmoins comme des « citoyens » corporatifs ?Moi, je veux qu'on en revienne aux citoyens, à l'humain.Et quand je dis «Acheter c'est voter», il est précisément question de ce lien avec les gens autant que de celui avec l'écosystème.L'itinéraire : Qu'est-ce qu'il faudrait pour que le commerce équitable franchisse un pas supplémentaire et s'installe pour de bon dans les mœurs québécoises ?Laure Waridel : D'abord, ça peut passer par une augmentation de la volonté politique de nos gouvernements.«Je pense qu'on a vraiment besoin de politiciens qui ont une vision progressiste afin de rendre possible la concrétisation d'un projet de société dont le commerce équitable en serait une composante.» - Laure Waridel Par exemple, à la Ville de Montréal, tout le bureau du maire Tremblay boit du café équitable, mais c'est seulement lors d'événements externes et seulement au bureau du maire.Donc, un petit geste positif serait de négocier des ententes similaires dans tous les bureaux des différents gouvernements, provinciaux ou municipaux.Aussi, je pense qu'on a vraiment besoin de politiciens qui ont une vision progressiste afin de rendre possible la concrétisation d'un projet de société dont le commerce équitable en serait une composante.J'ai espoir dans le mouvement Option citoyenne, mais je remarque que la gauche québécoise demeure très fragmentée entre le Parti québécois, l'Union des Forces Progressistes, Option citoyenne, les partis municipaux et les petits partis.Ça, c'est une faiblesse importante.L'Itinéraire : En terminant, est-ce qu'on peut imaginer un jour voir Laure Waridel en politique ?Laure Waridel : Je suis consciente que beaucoup de changements se font par la politique.Mais je suis tellement sensible que je ne pense pas que je ferais une bonne politicienne.Ça nécessite de faire beaucoup de compromis, de laisser tomber des idées auxquelles on croit vraiment et je trouverais ça difficile.Malgré tout, je ne dis pas je n'en ferai jamais.Mais j'attendrai que mes enfants soient plus grands parce là, c'est eux qui ont le plus besoin de moi.Y V ' f Laure Waridel, Acheter, c'est voter, Éditions Écosociété, Montréal, 2005.Équiterre : www.equiterre.qc.ca AVRIL 2005 - NUMERO 128 19 l'itin^M Cinéma engagé S'inspirant de leurs collègues de l'université Concordia, des étudiants de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) lancent à leur tour des soirées cinématographiques «CINÉMA POLITICA».Ces projections, reliées à des enjeux économiques, sociaux, environnementaux et culturels, sont gratuites et ouvertes à tous.Les soirées CINÉMA POLITICA proposent ensuite une discussion sur le documentaire en présence des réalisateurs et d'organismes oeuvrant autour des enjeux abordés.Ces soirées se déroulent le lundi à 18h, au bar Le Grimoire de l'Université du Québec à Montréal, situé au 450, rue Ste-Cathenne Est, Pavillon Hubert-Aquin, local A-M640.Ne manquez pas les projections du mois d'avril : Imaginez votre quartier Développer le sentiment d'appartenance au quartier Sainte-Marie au moyen d'un concours de dessins, d'écriture et de photos.Voici ce que le collectif de résidants et d'organisations «Sainte-Marie en action » propose aux habitants (âgés de 5 à 99 ans) de ce quartier de Centre-Sud, à Montréal.Pour sa troisième année, le concours a pour thème « Mille et un visages », en rapport avec les citoyens de Sainte- iimiiiiuiiminium i ttt : 4 avril : Musiques Rebelles Americas, réalisé par Marie Boti et Malcom Guy et produit par Productions Multi-Monde.11 avril : Bacon le film, réalisé par Hugo Latulippe et produit par l'ONF.18 avril : L'île aux fleurs, réalisé par Jorge Furtado et produit par Casa de Cinema de Porto Alegre, suivi de Surplus: terrorized into being consumers, réalisé par Erik Gandini et Johan Sôderberg.Les jeunes de la rue s'entraident Cela fait déjà dix ans que d'ex-jeunes de la rue interviennent auprès de leurs pairs.Portant désormais le nom de «Collectif des Pairs-Aidants», cette approche des jeunes de la rue a fait ses preuves.«Les jeunes ne voient pas les Pairs comme des intervenants classiques et ils sont alors plus en confiance», explique Caroline Doyon, membre du Collectif des Pairs-Aidants jumelée avec l'organisme Stella.Pour souligner cet anniversaire, un show a été monté par des jeunes pour des jeunes aux Foufounes électriques le 17 mars dernier.Des retrouvailles ont aussi été organisées avec d'anciens Pairs et un film a même été réalisé à partir de leurs témoignages pour retracer l'histoire du groupe.Le Collectif organise d'autres activités en cours d'année, dont le Festival d'expression de la rue qui se tient au mois d'août pendant trois jours, à la place Pasteur, à Montréal.Par ailleurs, chaque pair est jumelé à un organisme parrain pour lequel il ou elle fait un travail général d'accompagnement.Les six organismes partenaires sont LAnonyme, Le Bunker, Stella, le Centre Dollard-Cormier, le CLSC des Faubourgs et Cactus.Marie.L'exposition des oeuvres aura lieu du 1\" juin au 27 août 2005, à la Maison de la culture Frontenac, sans compter plusieurs autres prix à gagner! La date limite pour participer est le 2 mai 2005, et les personnes intéressées doivent déposer leurs œuvres à l'accueil du Centre Jean-Claude Malépart, au 2633, rue Ontario Est.on sction t DESSINS ECRITURE PHOTOS visum 2 MAI 2G05 Montréal capitale mondiale À partir de 1930, on retrouvait plusieurs vespasiennes dans l'île de Montréal, dans les parcs et endroits publics.L'une d'entre elles a échappé à la démolition.Il s'agit de celle du Square Viger qui, durant les années 70, fut déplacée au Carré Saint-Louis.Elle abrite maintenant un commerce.AVRIL NUMERO 33 L'ITINERAIRE LA FRAUDE FISCALE PRATIQUÉE PAR LES BANQUES DANS LES PARADIS FISCAUX (1« partie) Juste pour vous, mes amis, j'ai analysé scrupuleusement les rapports annuels des cinq plus grandes banques canadiennes pour les treize dernières années (1991-2003).Ce sont, par ordre de grandeur, les banques Royale, Scotia, CIBC, TD et de Montréal.Mettons les points sur les « i » et les barres sur les « t », mes constatations reposent sur l'analyse de leurs propres états financiers vérifiés et non sur des hypothèses, des prévisions ou des modèles économétriques très subjectifs dont les résultats sont fonction des variables retenues par le chercheur et de son propre biais.En prenant leurs propres chiffres, on observe qu'elles ont éludé 10 milliards de dollars dans les paradis fiscaux entre 1991 et 2003.Cette évasion fiscale représente en moyenne plus du quart de leur charge annuelle d'impôt sur le revenu pour ces treize années, mais près de 50% pour les quatre dernières années.Ces cinq grandes banques comptent au moins 73 filiales dans les paradis fiscaux, dont 16 à la Barbade, 11 aux Iles Caïmans, 9 aux Bahamas et le même nombre aux îles Anglo-Normandes.Ces informations ont aussi été puisées dans leur rapport annuel.Elles fraudent allègrement l'impôt et ne s'en cachent même pas, faisant étalage de leurs filiales dans ces paradis fiscaux dans leur rapport annuel officiel.Nos politiciens sont parfaitement au fait de cette fraude fiscale généralisée pratiquée par les banques et sont même leurs complices puisque même si le vérificateur général du Canada dénonce annuellement ce vol de fonds publics, nos élus ne font rien, même qu'ils ont réduit leur taux d'impôt de base de 5% au cours des deux dernières années, passant de 41,6% en 2001 à 36,6% en 2003, soit un taux d'impôt sur le revenu statutaire (fédéral et provincial) nettement moins élevé qu'aux États-Unis.Attention, taux d'impôt sur le revenu statutaire ou légal ne signifie pas taux d'impôt réel ou effectif.Par exemple, même si en 2003, la CIBC indique dans ses états financiers un taux combiné d'impôt fédéral et provinciaux canadiens de 36,6%, son taux d'impôt réellement payé n'a été de 10,4% grâce à l'utilisation de paradis fiscaux et de nombreux abris fiscaux qui font que plusieurs revenus ne sont pas imposables, gracieuseté de vos politiciens adorés.Après, elles osent se plaindre qu'elles sont surtaxées.Allez-vous comprendre une fois pour toutes que si les individus d'ici paient trop d'impôt, ce n'est pas en raison du coût des programmes sociaux décrié par ces voleurs, mais bien du fait que les compagnies et les banques ne paient pas leur juste part d'impôt et qu'elles fraudent l'impôt, au vu et au su de tous, par l'utilisation des paradis fiscaux et d'échappatoires fiscales.Comment peuvent-elles avoir le front de prétendre qu'elles sont surtaxées alors qu'elles réalisent des profits record chaque année ?Le pire dans tout ça, c'est que ce sont ces mêmes voleurs de banques et leurs économistes qui viennent nous dire qu'il faut absolument réduire les services publics, privatiser, diminuer le nombre et le salaire des fonctionnaires, rembourser la dette publique, alléger radicalement l'État, etc.Merde, s'ils payaient leur juste part d'impôt et arrêtaient de frauder le fisc, on pourrait rembourser la dette de l'État, réinvestir dans nos programmes sociaux et réduire l'impôt des particuliers.«Ottawa recrute Tim O'Neill », tel était le titre de l'article du Devoir du 30 septembre 2004.C'est que le gouvernement fédéral a poussé le mépris d'engager un filou en la personne de monsieur O'Neill, qui est économiste en chef et vice-président à la direction de la Banque de Montréal, pour «diriger» l'examen «indépendant» des prévisions économiques et financières du gouvernement fédéral.Allô examen «indépendant».Cet exercice est aussi loufoque que d'embaucher Maurice « Mom » Boucher pour diriger un examen indépendant des libérations conditionnelles.Mises en garde répétées du vérificateur général Il n'y a pas une année où le vérificateur général ne dénonce la gravité de la fraude fiscale généralisée dans les paradis fiscaux et qu'il n'implore, au nom de la justice et de l'équité, les gouvernements de mettre fin à ce vol institutionnalisé érigé en système.« Les échappatoires fiscales font perdre des milliards en impôts à Ottawa.Le vérificateur général blâme Ottawa de ne rien faire pour remédier à la situation», tel était le titre de l'article de La Presse du 25 novembre 1992.Puis, dans un autre article de La Presse du 3 mars 2001, intitulé « L'avertissement de Denis Desautels.Le manque de rigueur des politiciens mène au cynisme et à la méfiance », le vérificateur général d'alors a « avoué avoir mené des batailles, notamment contre Revenu Canada, au L'ITINÉRAIRE 34 NUMÉRO 128 - AVRIL 2005 début des années 90, quand les Canadiens ont appris avec stupéfaction que certains de leurs fortunés compatriotes exportaient des milliards pour se mettre à l'abri de l'impôt».Bout de merde, c'est pas moi qui le dit, c'est le vérificateur général du Canada que vous ne pouvez pas taxer d'être de la grosse méchante gauche politique.Même que la nouvelle vérificatrice générale du Canada, madame Sheila Fraser, a écrit dans un article du Journal de Montréal du 4 décembre 2002 intitulé : « Des millions de dollars perdus dans les paradis fiscaux» qu'elle «déplore le manque de volonté du gouvernement d'agir pour empêcher l'évasion fiscale » et a enchaîné, fort à propos, que « les règles fiscales qui réduisent les recettes fiscales entraînent soit des impôts plus élevés pour les autres contribuables, soit des réductions des dépenses publiques.Personne ne veut payer les impôts des autres.Il est temps de régler ce problème ».Bien dit, madame Fraser ! La réaction du gouvernement Même après les appels répétés du vérificateur général année après année, le gouvernement fédéral n'a rien fait et ne fera rien pour mettre fin à cette fraude pratiquée par le gratin de notre société, ceux-là même qui ne se gênent pas pour dire à leurs élus comment gérer l'État en coupant, en privatisant, en déréglementant, en désyndicalisant, en défiscalisant les compagnies et les riches, etc.Voici, à cet effet, le titre révélateur de deux articles parus dans La Presse du 4 avril 2001 : «Martin hésite à déclarer la guerre aux paradis fiscaux», et dans le Devoir du 6 février 2004 : «Paradis fiscaux : il faut jouer le jeu de la concurrence, dit Martin».Par contre, lorsqu'il s'agit de s'en prendre aux chômeurs, là monsieur Paul Martin et son gouvernement n'hésitent pas à prendre les moyens voulus pour traquer ceux qui osent partir en vacances tout en encaissant leur chèque de chômage, comme l'indique clairement le titre de l'article suivant paru dans le Journal de Montréal du 8 décembre 2001 : « La Cour suprême valide la chasse aux chômeurs en vacances ».Oui madame, la Cour suprême.Et rien de moins pour poursuivre les chômeurs impénitents et rien, niet, kapout sur le vol pratiqué par le gratin dans ses paradis fiscaux.Quelle formidable leçon de démocratie! Nous vivons vraiment dans un pays libre où la justice est égale pour tous, autant pour le monde ordinaire que pour le monde extraordinaire.Vraiment touchant, n'est-ce pas?Je fais mienne la recommandation de l'ancien ministre fédéral du revenu, monsieur David Anderson qui avait dit, en 1994, tel que rapporté par le journal, The Gazette du 12 février 1994 : « Revenue minister feels the pinch » que les comptables, les avocats et les banquiers qui aident leurs clients cossus à frauder l'impôt devraient être emprisonnés.Oui monsieur, la prison pour ces voleurs qui nous font en plus la morale, et l'incarcération pour longtemps en plus.Dans mon prochain article, je vous ferai part de la réaction des banques au sujet de notre étude, ainsi que de la position d'une certaine éditorialiste dont je tais l'identité, qui s'est portée héroïquement à la défense des banques.C'esl/décidé.Te m * voir détails en page 2 co oo CD o> CD Q.-2 Q> \"O CO s O \u2014j O cd A\t;\u2022 T\t3 R\tA\t5 B\tb\tl\tA\t1\t\tE\tM R\t\tA\tB S\t0\tU\t\tL\tL\t0\tN\t\tE\tC\tE?\t1\tN\tE T\tR\t1\tN\tE\t\tN\t1\tD\t\tH\tE\tN\tN\tE A\t0\tL\tE\t\tA\tG\t\tA\tD\t0\tU\tC\t\tR A\tN\tE\tS\tT\tH\tE\tS\t1\tE\t\tR\tu\tF|\t ^G_\t\t\tS\t0\tU\tV\tE\tN\t\tR\t?\t\t\t?A\t5\t\tE\tP\tR\t1\tS\tE\tS\t\tA\tB\tD\tE L\tA\tC\t\tL\t1\tT\t\tS\tm\"\t0\tG |\t\t\tR E\tX\t0\tN\tE\tR\tE\tR\t\tE\tL\tU\t?\tE\tR \t0\tP\tU\tS\t\t\tU\tN\t\tT\t1\t?\t?\tE A\tP\tP\tE\tS\tA\tN\t\t\tR\t\t\"c\t\tE\tM A\tH\tA\tN\t\tV\tA\ti\tN\t\tP\tH\tD\tB\tE \t0\t\tT\t1\tR\tE\tL\tA\ti\tN\t\t\t\tN m\tN\tE\t\tR\t1\tV\tE\tS\t\tE\t\tE\t\tI (j\tE\t\tS\tA\tL\t1\tR\t.\t0\tU\tT\tn\ti\tLMJ 0 Agenda Syndical & Corporatif Déservant plus de 100 syndicats au Québec Merci au prof Lauzon pour son implication sociale 5332 Même Avenue,Montréal (Qc) Tél.:5l4.523.2223 AVRIL 2005 - NUMERO 128 35 l'itineraire Conception : Gaston Pipon Solution page 35 10 12 13 15 1 2\t3 4\tb 6 |\t1\t¦l\tU 1 1 1\t1 C 11_ ¦\t \t\t¦\t1\t1\t\t¦\t \t\t1\t1\t\t¦\t\t1 ¦\t\t\t\t¦|\t¦l\t1\t| ¦\t:\t¦ 1\t\t\t¦\t1 1\t C Horizontal 3 1- Facilement irritable, coléreux.- Rabiot 2- Personne malpropre.- Partie du bœuf comprenant l'aloyau et les côtes.3- Qui est triple (en parlant de Dieu considéré dans le mystère de la Trinité).- Construction.- Plante tinctoriale originaire d'Inde et d'Arabie.4- Feuillet sur lequel est transcrit recto et verso un acte juridique.- Argent.- Rendre moins pénible, moins rude.5- On a recours à celle-ci en chirurgie, par inhalation de gaz ou par injection intraveineuse.- Voie publique.6- Petit objet vendu aux touristes sur les lieux particulièrement visités.7- Carte à jouer.- Très attachées à qqch.- Poète grec de l'époque primitive.8- Grande étendu d'eau.- Partie du fond de vallée où s'écoulent les eaux d'un cours d'eau.- Mélange de fumée et de brouillard.- Infinitif.9- Disposer totalement ou en partie d'une charge, d'une obligation, fiscale en particulier.- Escamoter, éviter.10- Indication utilisée pour désigner un morceau de musique avec son numéro dans l'œuvre complète d'un compositeur.- Ses grandes fleurs parfumées sont utilisées pour la fabrication du monoï.11- Rendre plus lourd, moins vif.- Eminence.12- Souffle marquant un effort pénible.- Qui est sans fondement, sans effet.- Chacun des aspects différents que présentent la Lune et quelques planètes selon leur position par rapport à la Terre et au Soleil.13- Il était un voleur de manteaux.- Marque l'état, la manière.14- Page d'un journal.- Bords, en général.- École Nationale d'Administration.15- Tellure.- Porter atteinte à, déshonorer.- Personnes maladroites, inefficaces ou bizarres.C Vertical D 1- Il s'articule avec le tibia et le péroné.- Fleuve qui passe à St-Omer, en France.- Ane.Note.2- Assemblage de plusieurs gros fils tordus ensemble.-Instrument de musique à vent.3- Remplit un joint avec du plâtre.- Charcuterie d'origine italienne.4- Priorité d'âge entre frères et sœurs.- Nuancent.5- Argent, en argot.- Qui a les seins nus.- Force nationale irlandaise formée en 1919.6- Pron.Pers.- Abasourdir, étourdir.- En., ne te découvre pas d'un fil.7- Durée de la vie en général.- Malformations circonscrites de la peau.8- Elle fut mise à sac en 1064 par les Turcs.- Adj.Possessif.- Briller d'un vif éclat.9- Femelles du daim.- Cigarillo.10- Précède \"mi\".- Croyance en l'existence de Dieu.11- Résonance.- Rivière de Roumanie.- On le fixe à la jante des roues de certains véhicules.12- Bonne fortune.- Cherchent à séduire(qqn) par la coquetterie.13- Eau qui a servi à rincer.- Déca.- Paresseux.14- Prénom féminin.- Son contraire est \"synérèse\".15- Être grand ouvert.- Oppressions causées par une émotion douloureuse.Tu veux travailler ?Le GIT peut t'aider !\t\t GIT-Pour t inscrire : Tél.: (514) 526-1651 Téléc.: (514 526-1655\tServices gratuits > Ateliers de groupe > Stages en entreprise > Suivis individualisés > Activités post-formation > Support dans la recherche d'emploi\tTu es > Âgé(e) de 16 ans ou plus > Motivé(e) à intégrer ou réintégrer le marché du travail > Démuni(e) face à l'emploi Les services du GIT sont offerts grâce à la contribution financière d'Emploi-Québec Québec Emploi-Québec Groupe Information Travail > 2260, av.Papineau > Montréal (Québec) H2K 4J6 > git@infotravail.net L'ITINÉRAIRE 36 NUMÉRO 128 - AVRIL 2005 1 Le monde du travail Jérôme Savary Incitation aux bébés Les parents québécois auront finalement droit à des congés de maternité et de paternité plus généreux dès le 1er janvier 2006.Nous ne connaissons pas encore «l'ampleur» de cette générosité, car selon le journal Le Devoir, la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Michelle Courchesne, a refusé de dire, début mars, si le nouveau régime respecterait les paramètres définis dans la loi adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale en 2001.La Loi sur l'assurance parentale stipule notamment que les parents auront le choix entre un congé de 40 semaines à 75% de leur salaire ou de 50 semaines à 70%.« Il revient au conseil de gestion de l'assurance parentale [institué avant les Fêtes] d'établir ces paramètres [.].Avant l'été, le conseil de gestion devra remettre au gouvernement ses recommandations [.]», a fait valoir Mme Courchesne, qui veut respecter l'esprit de la loi.Les familles à faible revenu devraient quant à elles recevoir 80% de leur revenu, comme cela est déjà le cas aujourd'hui.Sans-abri inc.en Hongrie Des entrepreneurs hongrois aux prises avec le fisc on trouvé un moyen original de se débarrasser de leurs dettes : les mettre sur le dos des sans-abri ! Par le biais d'un intermédiaire, ces employeurs ont en effet vendu leur entreprise à des nécessiteux.Ceux-ci ont simplement fourni leurs papiers d'identité et signé le contrat de cession pour devenir formellement propriétaires des actifs disponibles.Résultat : à Budapest, la capitale hongroise, des adresses de centres d'accueil pour sans-abri servent de siège social à 70 sociétés ! C'est de leur plein gré que les sans-logis en question se sont retrouvés à la tête de sociétés en difficulté, devenues bidon.L'histoire ne dit pas ce que le stratagème leur a rapporté, mais, chose certaine, il a fait perdre des millions d'euros au gouvernement hongrois.(Source : Jobboom du 15 février au 15 mars 2005) Votre .quotidien j£\\ le cœur de fSSJ nos actions CSQ Centrale des syndicats du Québec (CSQ)\t www.csq.qc.net s\t \t-Déprimés anonymes a besoin urgent de fcénëyotes \t \tAppelez-nous \t \t1-\u20141 Hector Daigle Camelot, métro Pie-IX US iTlCHt5 Le chemin des pionniers Je tiens à vous informer que dans les années passées, vous m'avez soutenu grandement en m'achetant le journal L'Itinéraire.Et encore cette année, je constate que vous m'êtes fidèles.En achetant ce journal, vous n'aidez pas que moi, vous aidez aussi des centaines d'autres personnes.Avec L'Itinéraire, je reste convaincu que l'on peut faire de grandes choses.Nous, clients et camelots, sommes des pionniers et il ne faut pas lâcher, car tous les malheureux qui veulent s'en sortir ont besoin de nous.Il y a un mur entre nous et ces malheureux, et nous devons les aider à franchir ce mur.Ouvrons notre cœur, qu'il devienne source d'amour.À ceux qui veulent puiser cet amour, nous, pionniers, allons de l'avant en ouvrant nos coeurs.Prenons le chemin le plus long mais le plus sûr.Ouvrons la voie pour faire place à l'amour : remplaçons le mal par le bien, la haine et la tristesse par la joie.Mon but est de transférer l'aide que vous m'apportez vers ceux et celles qui veulent s'en sortir.Je crois au partage de la réussite.Je vous remercie encore de me soutenir dans mes démarches, ce qui me permet ainsi de continuer à aller de l'avant.À tous, je souhaite de grands succès.Merci mille fois. Camelots de L'Itinéraire solidaires des étudiants Jérôme Savary Le 16 mars 2005, plus de 80 000 étudiants ont défilé à Montréal pour signifier au gouvernement Charest leur refus de crouler passivement sous les dettes.C'est la marche étudiante la plus importante de l'histoire du Québec.Convaincus de la justesse des revendications étudiantes, Hector, André, Serge et Gabriel \u2014 tous camelots de L'Itinéraire \u2014 sont solidaires des étudiants et soulignent l'importance de cet événement.«Si t'as pas d'instruction, tu vas vivre avec un p'tit pain pis tu vas rester avec un p'tit pain, explique Hector Daigle.Au métro Pie-IX, je leur dis : awoueyez fort, défendez-vous! » Hector sait de quoi il parle, lui qui, à 55 ans, a repris le chemin de l'école pour apprendre à lire et à écrire.«Les étudiants ont, très jeunes, trop de charges sur eux, poursuit-il.Quand t'es jeune, tu ne peux pas imaginer l'avenir, car tu vois déjà les dettes que tu devras payer après tes études.» Serge Morin, camelot au métro Place-des-Arts, appuie aussi les étudiants.« Is ont à peine de quoi se payer un dîner, mais ils nous achètent quand même le journal.Ils nous encouragent beaucoup, et nous, on est fier de les encourager en retour.» Les étudiants n'ont pas eu peur de se prendre en main pour faire valoir leurs droits.Gabriel Bissonnette, camelot rue Saint-Denis, leur en est d'ailleurs reconnaissant : « Heureusement qu'il y a les étudiants pour ne pas se laisser faire, car quand je vois comment on se fait fourrer avec le scandale des commandites et que personne ne fait rien, ça me met hors de moi! » Contraint de reculer devant l'ampleur de la solidarité étudiante, le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, a déposé à la mi-mars une nouvelle offre.non négociable.André Canuel, camelot au métro Bern et bien connu des étudiants de l'UQAM, juge cette proposition illusoire.« Dans la nouvelle proposition du gouvernement, t'as pas le droit à l'échec [le remboursement du prêt étant conditionnel à l'obtention du diplôme].Pourtant, l'infaillibilité n'existe pas.Le gouvernement l'a sûrement considéré et son offre de 95 millions de dollars ne lui coûtera peut-être que 50 millions.» Selon André, l'éducation est bien le dernier secteur avec lequel le gouvernement devrait être avare.« Un pays n'est jamais trop instruit.Si le Québec s'en vient avec la réputation d'un pays instruit, on va courir après nos compétences.Les étudiants sont l'avenir de notre pays et on n'a pas le droit de retarder l'avenir du Québec! » Je m'ajppeffe (Josée Ionise et Je trao-aiffe actueffement comme secrétaire réceptionniste dans fes bureaux duJournaf.Des mon arrivée à f/tinéraire,Je me suis imp ficju.ee.D'abord comme èénéu-oie au Ca(jé sur fa rue puis, Sur un programme en réinsertion comme aide cuisinière.Après ouatre mois à (a cuisine, fa direction m'a proposé de m occuper de fa réception.Étant une artiste et une personne oui aime fes mots et s intéresse à pfein de choses, j'ai'totjoursrêvé de travaiffer à ia rédaction d'un Journal t/oifà, J ai été exaucée/ Ce travaifh convient davantage et me permet de {faire vafoir mes tafents et mes expériences, (7ai enfin trouvé mapface.(jràce au soutien des intervenants dici, J ai retrouvé mon estimepersonneffe, ma confiance et mon éouifiére émotionnec.A foccasion, Je vends aussi feJournal ffunéraire en fice de fa maison de Radio-Canada.Aa piïath'r de v-oug rencontrer-/ Pour toute information.(514) 597-0238, poste 231 ^ww.itineraire.ca Un don pour la revalorisation 20$G 50$ ?100$?Aâe_$?M.?Mme ?Prénom:_ Nom:_ Adresse:_ CP: JÉL.:(_ Courriel :_ Mode de paiement \u2014I Chèque à l'ordre du ?Mandat à l'ordre du Gt°Up* comm\"\"autaire L'Itinéraire ?VISA _I_I_I No de la carte Expiration / I I J_I_I_I_I I I Signature Postez le tout à l'adresse suivante : L'Itinéraire 2103, rue Ste-Catherine Est, Montréal (QC) H2K 2H9 g Information: (514) 597-0238 poste 231 Des reçus pouf les dons de plus de 10 $ seront émis à la fin de l'année."]
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