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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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L'itinéraire, 2003-06, Collections de BAnQ.

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[" IK ï\\Mli Je vous fais parvenir mon don de : 20$ ?50$ ?100$ ?Autre_$ ?Nom:_ Prénom:_ Adresse:.Code postal :_ Tél.: { )_ Envoyer un chèque ou mandat-poste i l'ordre du Groupe communautaire L'Itinéraire à l'adresse suivante: 1108, rue Ontario Est, Montréal (Québec) H2L 1R1 Je désire recevoir un reçu pour fin d'impôts 50,61$ pour 12 numéros (taxes et frais de poste compris) Recevez-nous chez vous! Pour chaque abonnement supplémentaire à la même adresse, ajoutez 24$.Pour tout renseignement: (514) 597-0238 Nom.Prénom:.Adresse:.Tél.: ( ).Nombre d'abonnements.À compter du mois de.Nom du camelot qui vous a suggéré l'abonnement: Envoyer un chèque ou mandat-poste à l'ordre du Groupe L'Itinéraire à l'adresse suivante: 1108, rue Ontario Est, Montréal (Québec) H2L 1R1 Vous voulez aider les gens de la rue autrement qu'en leur donnant directement de l'argent?OFFREZ AUX PLUS DÉMUNIS POUR SEULEMENT 3,00 $ CHACUNE Bon de commande pour cartes repas Nom :_ Prénom :.Adresse : Code postal Tél.: (_ Je désire recevoir nombre de cartes :_ Total :_ _X 3,00 $ chacune ?Je désire recevoir les cartes à l'adresse ci-dessus.?Je désire laisser les cartes à L'Itinéraire pour que vous les donniez vous-mêmes.Signature :_ Veuillez joindre votre chèque à l'ordre du Groupe communautaire L'Itinéraire, et postez à l'adresse suivante : 1108, rue Ontario Est, Mtl (Que.) H2L 1R1 Aussi en vente au Café sur la rue, 1104, rue Ontario Est, Montréal (Que.) Tél.: 597-0238, poste 32 Offrez-leur une carte-repas du Café sur la rue.Ils pourront bénéficier d'un bon repas et seront accueillis dans une ambiance cordiale par les membres de L'Itinéraire.Vous leur donnerez peut-être la chance de se faire de nouveaux amis et de recevoir une aide de la part de personnes qui ont vécu la même situation. Le Groupe communautaire L'Itinéraire est un organisme à but non lucratif fondé en 1990 pour aider les itinérants.Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'itinérance, l'alcoolisme ou la toxicomanie.Le conseil d'administration : Présidente : Josée Boisvert Vice-président : Sylvio Hébert Trésorier : Éric Cîmon Secrétaire : Réjean Mathieu Conseillers : Robert Beaupré, Audrey Coté, Michèle Wilson, Marie-Paule Théberge Administration du groupe : \u2022 Comité de direction : i Calé sur la rue : > Disttbution : \u2022Journal co-dlrecteur : Serge Lareault co-directrice : Denise English Responsable : Serge Lareault Adjointe administrative se ction gestion : Claudette Turgeon Adjointe administrative se ction comptabiité : Sylvie Côté Agente de projet/financement : Audrey Cole Conseillère publicitaire : Renée Larivière Responsable: Denise English Responsable : Denise English Intervenants : Robed Beaupré, Julie Me Dermott Organisateur : Sylvio Hébert Représentant des camelots : Gabriel Bissonnette Responsable : Mylene Benin Organisateur : Cari Gingras Responsable : Serge Lareault Agente de développement : Nancy Roussy Le journal L'Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, ¦ u%TTnZToahï'>t Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.A cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d'aide et maisons de chambres.Depuis mai 1994, L'Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en majorité par des personnes vivant ou ayant connu l'itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.Pour chaque numéro, vendu 2 $, 1 $ revient directement au camelot.Les profits de L'Itinéraire servent à financer les projets d'entraide.Attention aux fraudeurs; personne n'est autorisé à solliciter au porte à porte ou dans les commerces des dons monétaires ou matériels pour L'Itinéraire.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou demandent des dons, ils ne le font pas pour L'Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus ou le comportement des vendeurs, communiquez sans hésiter avec l'intervenant : Robert Beaupré au (514) 597-0238, poste 32.sommaire Entrevue avec Lucien Francoeur 14 Act m alite 4 Édito : Redite d'une crise dénoncée 8 Aider ceux à qui ça fait mal U « Une dame littéraire » au Café sur la rue 18 Village mondial 22 Les jeunes qui y entrent, s'en sortent! 23 L'Itinéraire gagne en dénonçant l'injustice sociale 27 Une résidence solide.pour des personnes fragiles Rédacteur en chef : Serge Lareault Équipe de production du journal Collaborateurs : Nancy Roussy.Audrey Coté, Gina Mazerolle, Maxime, Christopher Jones, Léo Paul Lauzon, Johanne Gingras, Élyse Frenette, Nancy Allard.Paul-Georges Leroux, Lucie Hamel.Audrey Colé.Cathy Bazrnet, Jérôme Savary.Daniel Rodngues, Richard Larochelle, Louise Chassé Michel Coté.Alexandre Péloquin, Nicky, Norman Rickert, Sylvio Hébert Infographiste : Jocelyne Sénécal Photo page couverture : Marc Jutras Révision : Mariette Éthier-Morand, André Martin, Guy Crevier, Anne Rodrigue, Gabrielle Coutu Mots croisés : Gaston Pipon Imprimeur : Québécor World Lebonton Tirage : 18 000 exemplaires vendus par des itinérants el des sans-emploi dans les rues de Montréal L'Itinéraire esl membre de NASNA \u2022 Association nord-américaine des journaux de me Le réseau international f des journaux de rue AMECQj§ Son tirage est certifié par s.-.A- AVDA L'Itinéraire est entièrement recyclable L'Itinéraire Administration - adresse postale 1108, Ontario Est, Montréal (Québec) H2L1R1 Journal et Espace Internet 1907, rue Amherst Café sur la rue 1104, Ontario Est Tél.: (514) 597-0238 Téléc.: (514) 597-1544 Courriel : itineraire@videotron.ca Site : www.itineraire.ca 5 6 9 10 12 17 CkroMÎqMCA Économie socialement responsable Santé mentale Communautaire Livre Cinéma Festival Info VIH/SIDA 24 Info jeu 25 Le monde du travail 26 Mots des camelots 28 Prof Lauzon 32 Mots croisés 34 Contribuez à augmenter notre capacité d'informer le public Annoncez dans L'Itinéraire Contactez notre conseillère publicitaire Renée Larivière au (514) 597-0238, poste 27 L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 106 - JUIN 2003 edito Redite d'une.crise dénoncée audrey coté Le décompte est commencé.À moins de 30 jours du 1er juillet, la crise du logement s'annonce encore plus dramatique que l'an dernier alors qu'on enregistrait 1 657 ménages ayant eu recours aux centres d'urgence pour obtenir de l'aide et pour se loger.Selon le Front populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), la situation s'annonce encore plus catastrophique cette année puisque plusieurs personnes sont déjà sans logis à l'heure actuelle.On le dit et le redit : la crise du logement est grave et nécessite une véritable volonté politique du gouvernement québécois de renverser la vapeur.Au FRAPRU, on affirme qu'il faudrait construire 8 000 logements sociaux par année pour désamorcer la bombe de la pénurie de logements au Québec.Cette demande a pourtant fait partie des principales revendications de la Marche mondiale des femmes en 2000 et s'est vue réitérée par le Collectif pour une loi sur l'élimination de la pauvreté, le Chantier d'économie sociale, sans oublier l'appui massif de 1 100 organismes communautaires, féministes et syndicaux.Mais qu'attend donc le gouvernement pour réagir et prendre des engagements à la mesure de la situation?Il manque 23 000 logements au Québec, dont 16 000 à Montréal et les attentes sont grandes face au nouveau gouvernement.Bien que le parti libéral se soit engagé à réaliser la construction de 13 000 logements sociaux sur 5 ans, ceux-ci sont nettement insuffisants pour combler les besoins réels de la population.Pourquoi 8 000 logements sociaux par année?Le FRAPRU est convaincu que la crise a atteint de telles proportions qu'il est urgent de prendre des moyens extrêmes.Et cette revendication est loin d'être farfelue.Entre 1979 et 1981, les gouvernements fédéral et provincial ont investi dans la construction d'environ 8086 logements sociaux.Avec un taux d'inoccupation inférieur à 3 %, le gouvernement libéral devra intervenir rapidement pour débloquer des fonds d'urgence.Mais ce que craignent les représentants du FRAPRU, c'est que l'argent de la solution, les engagements pour les logements sociaux, soit utilisé pour résoudre la situation d'urgence que représente le 1er juillet.Les fonds d'urgence aux personnes qui se retrouveront sans logis (ou littéralement sans-abri) le 1er juillet ne doivent pas compromettre les sommes engagées pour la construction de logements sociaux.Il en va de notre dignité sociale.Ça aussi, on doit le redire : trop de personnes (218 485 ménages exactement) consacrent plus de 50% de leurs revenus pour se loger.Ce sont donc les personnes à faible revenu qui écopent le plus dans la crise du logement entraînant la surenchère locative actuelle.Non seulement il n'y a pas suffisamment de logements pour tout le monde, mais il n'y en a que pour les riches.Si vous disposez d'un revenu annuel de plus de 50 000$ et que, mieux encore, vous n'avez pas d'enfant, la crise du logement est probablement pour vous une légende urbaine.Aussitôt vu, aussitôt loué.à gros prix! À moins qu'un plus smoffe que vous fasse monter les enchères.La veine a cette particularité d'être inconstante et parfois maudite! audreybcote@hotmail.com ¦ .'ITINÉRAIRE NUMÉRO 106 - JUIN 2003 ÉCONOMIE SOCIALEMENT RESPONSABLE Une Caisse qui prête dans le bon sens:; jerome savary collaboration spéciale La Caisse d'économie des travailleurs et travailleuses de Québec n'est pas une caisse Desjardins comme les autres.« Ce qui nous intéresse, c'esf le développement solidaire et la transformation de notre société », s'enorgueillit le coordonnateur général, Clément Guimond.Original, l'établissement finance celles et ceux à qui les banques classiques claquent la porte au nez.Il se fait notamment un devoir de soutenir la création d'entreprises du milieu de l'économie sociale et solidaire, même si ces projets de démarrage sont souvent considérés à risque.« On se sert de l'épargne qui nous est confiée pour supporter ceux qui ont le goût d'entreprendre autrement», précise Clément Guimond.Avec les années, la Caisse, fondée en 1971, est passée maître dans l'art de promouvoir les initiatives audacieuses.« C'esf sur sa fonction de conseil et d'accompagnement des entreprises que la Caisse fait la différence avec les autres institutions», souligne la professeure au HEC Montréal et chercheure associée au Centre d'études Desjardins en gestion des coopératives de services financiers, Martine Vézina.Selon elle, la stratégie de la Caisse se retrouve dans le recrutement à l'interne.Celui-ci se fait «à l'envers du système, indique-t-elle, avec des gens qui ont à la base une très grande sensibilité à l'égard du social ».L'aspect coopératif de cette institution financière influence également sa façon de faire.«On oublie souvent que la Caisse des travailleurs est une coopérative qui appartient à ses membres », rappelle la professeure.Ceci évite alors à l'établissement d'être pris avec des obligations de rendement à court terme à l'égard d'éventuels actionnaires.La structure organisationnelle de la Caisse ne l'empêche pas d'afficher d'excellents résultats.«Avec 335 millions de dollars d'actifs fin février 2003, on est parmi les 40 caisses les plus importantes de Desjardins [sur un total de 800]», indique Clément Guimond.On n'est plus l'économie balai qui vient ramasser les miettes du capitalisme et panser les plaies les plus criantes.» Ses chiffres de rentabilité confirment sa bonne santé financière.«Entre 1993 et 1998, la rentabilité moyenne de la Caisse atteignait 0,80$ par 100 S d'actif, tandis gue la moyenne se situait à 0,58$ pour l'ensemble des caisses Desjardins.En 2000, cet indicateur s'était fortement amélioré à 1,21 $ », rapporte le journal Les Affaires du 26 octobre 2002.La Caisse démontre ainsi qu'à travers le prisme de la collectivité, il est possible d'allier mission sociale, innovation et bonnes performances financières.«La première job de la Caisse, c'est de prendre le contrôle de notre épargne, pour toutes les personnes qui croient qu'il y a moyen de construire le monde autrement», éclaire le coordonnateur général.Cette expérience québécoise de financement solidaire du développement est aujourd'hui reconnue mondialement.Lors du Forum social mondial de Porto Alegre, au Brésil, l'institution a été choisie pour mettre sur pied un circuit financier solidaire mondial.Le Québec peut se féliciter de cette faveur proposée à la Caisse qui porte haut les couleurs de l'altruisme économique.¦ Gravel CompNet Marcel Gravel Marcel Gravel, technicien en réseau informatique senior vous propose les services suivants : \u2022 réparation, configuration d'ordinateur, \u2022 vente de pc, \u2022 installation, configuration et gestion de serveur NOVELL NETWARE et WINDOWS NT/2000, \u2022 câblage résautique Contact : Téléphone : 514.383.4608 Courriel : macgra@colba.net L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 106 JUIN 2003 Mario St-Amant Vivre le marathon de la vie en pleine conscience de ses limites cathy bazinet collaboration spéciale Même s'il n'a jamais fait personnellement allusion à cette allégorie, le comédien Mario Saint-Amand donne la nette impression de posséder une exceptionnelle emprise sur la vie, ce long chemin qui, tel un marathon, compte sa part de joies et d'obstacles.Mario Saint-Amand a connu les deux situations.À la recherche de cette euphorie associée au fil d'arrivée, à ce sentiment de réalisation si fort, il a rencontré le mur auquel se heurtent souvent les coureurs rendus à mi-course.En effet, après un grave accident d'automobile il y a maintenant cinq ans, Mario a atteint, à force de volonté, un certain bien-être qu'il s'efforce de préserver.C'est pourquoi il a accepté de partager son expérience, à titre de parrain d'honneur de l'Association canadienne pour la santé mentale au Québec (ACSM).Mario Saint-Amand est devenu, sans aucun doute, l'un des plus crédibles propagandistes d'un style de vie bien contrôlé, avec une emprise de tous les instants sur le quotidien.Il a ce je ne sais quoi d'éclatant dans son regard, dans l'intonation de sa voix, qui vous atteint et qui vous convainc qu'une meilleure écoute individuelle des signes annonciateurs de blessures.de l'âme, s'avère la meilleure assurance d'une vie stimulante.Sans pour autant en faire un épouvantail, il est parfois utile de rappeler que la société moderne, avec ses extrêmes de richesse et de pauvreté, avec ses courses effrénées vers des objectifs pas toujours clairement définis, avec ses contraintes grandioses ou.nettement insignifiantes, se caractérise, hélas, par un taux de suicide inacceptable.Ballottés dans un monde où violence, taxage, harcèlement partagent le quotidien avec la beauté, la réussite et l'ambition canalisée, les gens ont plus que jamais besoin de témoignages authentiques.La contribution du comédien devient alors absolument exemplaire.Frapper le mur à 30 ans Aussi loin qu'il lui soit possible de retourner dans le temps, l'esprit de Mario Saint-Amand a été sti- mulé par la notion de performance.Fils d'un entrepreneur de la région de Sept-îles, ce comédien a parcouru et vécu dans divers coins du Québec.Dès l'école polyvalente, il a découvert un intérêt certain pour la scène, une manière plus stimulante de canaliser son énergie que les cours.L'ambition de faire « quelque chose capable de toucher le monde» demeure la principale motivation qui l'a fait choisir ce métier exigeant.Propulsé rapidement dans le ciel de la popularité grâce à des participations remarquées dans plusieurs téléromans et téléséries, notamment Watatatow et l'Amour avec un grand A (série écrite et réalisée par Jeannette Bertrand pour laquelle il a remporté un Gémeaux comme acteur de soutien), il était, sans exagérer, possédé par le public et esclave de son agenda.Sa vie devint rapidement un tourbillon qu'il contribuait d'ailleurs à accélérer, sans toutefois le réaliser.D'enregistrements télévisuels ou cinématographiques, sans oublier le théâtre, la vie quotidienne comportait non seulement le stress dit de longue durée, relié à l'exercice des activités professionnelles, mais également un nombre infini de stress temporaires.Parmi ceux-ci, les «agressions» de la circulation automobile en milieu urbain, la recherche d'un espace de stationnement, le rattrapage incessant d'un agenda démesurément noirci, mais surtout, l'absence presque totale de l'écoute de son corps et de ses signes d'alerte, en sont venus à constituer son lot quotidien.Peu étonnant alors qu'une courbe attaquée à vitesse grand «V», car son esprit n'était pas alors tout à fait « synchro » avec son corps, ait violemment précipité Mario Saint-Amand dans un état semi-comateux pendant quatre jours et demi, et cloué sur un lit de douleur pendant trois mois.C'était une certaine journée de 1998 où le comédien s'est retrouvé le corps brisé mais aussi avec une volonté déterminante de vivre.autrement! L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 106 - JUIN 2003 Sérénité et saine gestion du quotidien C'était il y a cinq ans.Il est évident que la gravité des blessures subies, la souffrance qui perdure même après des soins intenses de physiothérapie et la.dépression post-traumatique laissent des séquelles.Le jeune comédien a vécu cette étape avec une immense force personnelle.Il a su puiser, à travers de nouvelles rencontres ou différentes lectures, toujours enrichissantes, des outils qui l'ont véritablement aidé à s'en sortir.Ses choix de vie, aujourd'hui encore, le motivent, d'abord à vivre heureux, mais également, à poursuivre le métier qu'il adore, avec toute l'authenticité et le talent qui lui sont reconnus.La réhabilitation de l'âme, tout comme celle du corps, est un processus à vivre en toute lucidité, selon Mario.Aussi, a-t-il très tôt, dans son « retour à la vie », choisi de plein gré de ne pas geler ou endormir sa souffrance par des ordonnances parce qu'il estime que les médicaments ne règlent en rien le mal profond.Le comédien a alors fondamentalement modifié son régime de vie.Il s'est fixé, par exemple, un seuil quotidien d'irritants et refuse dorénavant de le franchir au mépris et en contradiction avec sa capacité de gérer sainement le stress à long terme, positif celui-là, qui rend l'exercice de son métier porteur d'altruisme et exemplaire par sa sincérité.Aujourd'hui, Mario Saint-Amand n'est plus bouffé par un horaire démentiel et sa quête du bonheur n'est pas étiquetée.Jusqu'à un certain point, croit-il, la pauvreté et la richesse se recoupent dans le stress.Si la première est chargée d'insécurité, la seconde peut tout aussi bien démolir.« Certains individus, dit-il, peuvent être stimulés par ïappât du gain, mais arrive inévitablement un instant où l'argent n'arrive plus à guérir leur frénésie incessante.» Dans son for intérieur, Mario Saint-Amand n'a jamais voulu vivre dans un intense climat de compétition tout en étant conscient que celle-ci existait à divers degrés partout dans la société.Il en fut une victime, consentante certes, mais qui se refuse aujourd'hui à continuer à vivre «dangereusement».En sa qualité de comédien, l'équilibre dans son style de vie tout comme dans sa tête lui apparaît le moyen le plus efficace pour cheminer sainement dans le marathon de la vie.B Mario Saint-Amand, nouveau parrain d'honneur de l'Association canadienne pour la santé mentale.L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 106 - JUIN 2003 CLAC- Logement Aider ceux à qui ça fait mal gina mazerolle camelot, rue Saint-Denis Que se passe-t-il au niveau du logement à Montréal présentement, en ce temps propice aux déménagements?Le 5 juillet prochain, la Coalition des luttes anti-capitalistes-Logement (CLAC-Logement) et le Comité des Sans-Emploi organiseront une action qui vise la reprise de possession d'un terrain ou d'un édifice.Ils invitent tous ceux qui sont sans logement et sans-abri, ainsi que tous ceux qui sont intéressés à participer à cette action de réappropriation.Le départ aura lieu à midi et le point de rencontre est à l'intersection des rues Sherbrooke et Cherrier.La coalition veut, à la fois, fournir un abri à ceux qui n'en n'ont pas et ouvrir une zone de résistance où les gens pourront s'organiser en vue de défendre leurs droits et trouver des solutions plus efficaces à leur problème.Elle exige la pleine reconnaissance du droit à un logement décent pour tous, la fin de la brutalité policière et du harcèlement envers les pauvres ainsi que le droit d'occuper les immeubles abandonnés.La CLAC a décidé de mettre sur pied des comités de lutte pour tenter de faire des liens entre les luttes internationales, par exemple, la ZLÉA et d'autres problématiques qui touchent la population plus concrètement dans la vie de tous les jours.Il y a eu plusieurs comités de lutte qui ont été mis sur pied, dont un sur le logement.Comme il existait déjà plusieurs organismes qui interviennent sur le logement, le comité CLAC-Logement ne tenait pas nécessairement à faire ce que les autres groupes logement font déjà.Le comité, créé tout juste après la campagne contre le sommet du G8, vient en aide aux plus démunis côté habitation et veut plutôt apporter une dimension anticapitaliste de lutte pour le droit au logement.La CLAC-Logement considère que le marché privé de l'habitation est incapable de répondre aux besoins des locataires car les propriétaires investissent dans le logement pour faire des profits plutôt que par souci de fournir un logement décent et abordable aux locataires.La coalition a donc décidé d'orienter ses luttes surtout contre le marché privé de l'habitation qui est en grande partie responsable de la crise du logement.Elle a décidé d'abord d'intervenir dans le sud-ouest de la ville parce que c'est un district qui vit d'importantes transformations et qu'on y trouve beaucoup de bâtiments abandonnés, comme le quartier Saint-Henri qui est un ancien secteur industriel.Le prix des logements est très bas comparativement à d'autres secteurs de Montréal.Pour « relancer l'économie du quartier», le gouvernement fédéral et la ville de Montréal ont investi plus de 100 millions de dollars dans la réouverture du canal de Lachine.Le faible prix des terrains et « le nouveau canal de Lachine » a attiré beaucoup de promoteurs immobiliers pour construire des condominiums de luxe aux abords du canal.La venue des condos fera augmenter la valeur des logements, donc le prix des loyers et chassera les locataires du quartier Saint-Henri.Alors des actions s'imposent.Depuis septembre 2002, la CLAC-Logement et le Popir (Projet d'organisation populaire d'information et de regroupement) ont fait plusieurs actions pour dénoncer un projet de 450 condos de luxe, le prix variant entre 119 0002 à 450 000$, sur le bord du canal.Comme il y a pénurie de logements, où iront les locataires qui n'auront plus les moyens de se payer un logement à Saint-Henri ou à Montréal?Ce n'est sûrement pas un problème qui va inquiéter les propriétaires et les promoteurs immobiliers! Je me suis entretenue avec Louis Gaudreau, membre de la CLAC-Logement.« Nous sommes allés déranger les conseillers municipaux pour leur dire que ce projet était inacceptable et nous avons organisé plusieurs journées de piquetage devant le bureau de vente du promoteur de ce projet.Nous avons même occupé ses bureaux et, le 30 mars dernier, une centaine de personnes sont venues lui dire de guitter le quartier.La construction des condos est déjà commencée et la CLAC-Logement compte bien continuer de dénoncer ce projet de condos.De plus en plus, les résidants du quartier semblent nous appuyer.Comme le 1er juillet approche et que la crise du logement est loin dette réglée, la CLAC-Logement organisera une action avec le Comité des Sans-Emploi pour dénoncer clairement la crise du logement » Rendez-vous le 5 juillet prochain! ¦ L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 106 - JUIN 2003 Le GIT, une solution face au monde du travail B nancy allard À chaque année, le Croupe information travail (GIT) permet à 75 personnes de 16 ans et plus, vivant ou ayant vécu des situations d'itinérance et qui sont démunis face à l'emploi, d'intégrer le marché du travail, de retourner aux études ou de suivre une formation.Au départ, les candidats ont une première rencontre avec un conseiller pour regarder en profondeur si le programme du GIT correspond à leurs besoins.Ensuite, les personnes sélectionnées participent à 11 semaines d'activités, incluant 6 semaines de stage ou moins.Des conseillers sont sur place pour aider les participants à trouver la solution à leurs problèmes face aux études ou au travail.Au cours des semaines, les participants apprennent à tenir un budget, à connaître leurs droits en tant qu'employé(e) et en tant que locataire et à rédiger un curriculum vitas.Comme le dit Isabelle Charrier, conseillère en main d'œuvre, «// y a aussi des activités plus axées sur la vie de tous les jours comme la gestion du stress, la régulation de la colère et la résolution de conflits.Tout ça dans le but de mieux se comporter dans la vie de tous les jours.» De plus, le GIT offre une allocation de 1252/semaine pour les jeunes sans revenu.Le Centre local d'emploi (CLE) paie aussi le transport en commun pour les semaines de travail au GIT et les semaines de stages pour tous.Une rencontre par semaine a lieu avec le conseiller assigné à chaque participant, offrant ainsi soutien et suivi.Le GIT est un endroit enrichissant où on apprend à vivre en milieu de travail.Les ateliers d'orientation sont particulièrement intéressants puisqu'ils permettent au participant de mieux se connaître et de voir dans quel secteur il désire faire ses stages.Personnellement, j'y ai vécu une belle expérience, je sais maintenant ce que je veux et comment faire pour y parvenir.J'ai fait un stage au journal L'Itinéraire, ce qui m'a apporté une belle expérience pour mon avenir.Ma conseillère a été très comprehensive car elle croyait en moi : c'est ce qui m'a poussé à vouloir continuer.Mon cas démontre à quel point les conseillers veulent aider.Mais il faut y mettre du sien.Pour de plus amples renseignements : (514) 526-1651 ou git@videotron.net ¦ Pour cesser l'errance des jeunes nancy roussy Le Café 18-30 d'Ahuntsic existe depuis septembre 2002 et est un lieu pour les jeunes adultes qui « peuvent» vivre des problèmes reliées à l'itinérance, la toxicomanie ou l'alcoolisme.Geneviève, une des trois intervenantes de l'endroit, précise : « Le Café ne se limite pas aux jeunes de la rue mais se veut plutôt un lieu de rencontre pour quiconque en ressent le besoin.Le but premier est de « briser l'isolement; dans le quartier, il n'y a pas beaucoup de ressources et d'activités, alors comme il n 'y avait pas de lieu pour les jeunes, ils allaient au centre-ville.» Au Café, on ne parle pas d'itinérance mais d'errance des jeunes qui vivent des problèmes de toxicomanie (cocaïne surtout) et d'endettement, qui souffrent surtout d'isolement et qui ont envie de rencontrer du monde.L'intervenante ajoute : « Ils se sentent seuls.Ils ont un réseau social restreint, des difficultés au niveau interpersonnel.Ils ont grandi dans le quartier et ils restent dans le milieu.Les jeunes ont un sentiment d'appartenance à leur quartier.» Une programmation souple La programmation d'activités varie à tous les mois et il y a toujours des jeux de table et de billard.Ce sont les activités qu'on ajuste en fonction des participants et non le contraire.Geneviève explique : « On s'ajuste avec les gens qui viennent.On a aussi des projets spéciaux comme la cabane à sucre, par exemple.Ce ne sont pas toujours les intervenants qui font les activités puisque nous tentons de valoriser les compétences personnelles des jeunes en encourageant la responsabilisation des individus dans les activités : par exemple, il y a maintenant un comité des jeunes bédéistes.Nous leur fournissons l'espace et eux s'organisent.» Cependant, il y a une dynamique de groupe à respecter, un code de vie qui permet l'équilibre du Café (respect du matériel, pas de sexisme, racisme, etc.).Pour pouvoir bien encadrer sa clientèle, le Café est en partenariat avec les autres groupes du quartier (alimentation, échange de seringues, travailleurs de rue) et fournit des services d'accueil, de référence (pour les jeunes qui en ont besoin), d'écoute et d'accompagnement (au CLSC, à l'hôpital, etc.).Café 18-30 d'Ahuntsic, 1362 Sauvé Est (métro Sauvé).Heures d'ouverture : lundi de 16h à 21 h et du mardi au vendredi de 14h à 21 h.¦ L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 106 - JUIN 2003 S'engager! Les nouveaux militants, activistes, agitateurs.élyse frenette S'engager! Les nouveaux militants, activistes, agitateurs.de Tim Jordan, publié aux éditions Autrement Frontières, est un livre qui nous parle de l'évolution du militantisme depuis le début du xxe siècle jusqu'au début du XXIe siècle.L'auteur nous explique les nouvelles méthodes qu'utilise le militantisme d'aujourd'hui dans son organisation et dans sa façon d'amener les gens à se regrouper pour une cause.Tim Jordan est professeur de sociologie.Dans son livre, il établit une distinction entre militantisme et le «Militantisme».Le Militantisme englobe l'ensemble de tous les groupes de militants: féministes, écologiques, les ravers, les hackers, etc.Dans chacune des catégories, l'auteur nous donne des exemples de ce qui fonctionne et ne fonctionne pas dans leur façon de faire.Vers les années 1980, un nouveau type de militantisme est apparu : le hacktivisme.Que veut dire ce mot?Qui sont ceux qui le pratiquent et que font-ils?«Le hacktivisme, c'est le piratage informatique à des fins politiques.[.] Les hackers sont nés avec l'invention des réseaux d'ordinateurs.» Des groupes militants virtuels ont été créés tels le Critical Arts Ensemble (CAE) et ÏElectronic Disturbance Theater (EDT).L'EDT a créé un logiciel qui a pour nom Floodnet qui a pour fonction de faire «se recharger en continu le site Internet visé (.) afin de le ralentir en le bombardant de reguêtes.» La lecture de ce livre nous permet de constater l'évolution de l'engagement social et le changement que cela apporte dans nos vies.Il y aura toujours des gens qui manifesteront contre les pouvoirs, les manipulations des plus forts; l'oppression continuera à motiver les activistes à poursuivre leurs actions sociales, qu'elles soient visibles ou non.«La démocratie du Militantisme résulte de la nécessité de créer des solidarités sociales et de lutter contre les oppressions.» Tim Jordan définit clairement, dans son chapitre « Éthique, militantisme, avenirs», ce qu'est l'oppression et le lien qu'elle a avec l'éthique dans le Militantisme.Tout est relié entre le Moi et l'Autre pour justifier la raison d'être du Militantisme.Pour que notre société devienne meilleure nous avons besoin de la relation dominant/dominé, sans cette équation, aucun changement ne pourra se faire.Ce livre nous ouvre les portes sur le nouveau militantisme en ce début de XXI?siècle.¦ Réunion A.A.au Café sur la rue 1104, rue Ontario Est Samedi à 20 h (jjj£: ALCOOLIQUES ANONYMES L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 106 - JUIN 2003 Journée mondiale du livre et du droit d'auteur « Une dame littéraire » au Café sur la rue audrey coté « Les mots ont le pouvoir de nous ensoleiller », a lancé la romancière et scénariste Monique Proulx à l'auditoire affligé par le ciel embrumé du 23 avril dernier qui marquait la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur.Il faut bien le dire : apprivoiser les gens de la rue n'est pas tâche facile, encore moins lorsqu'on a deux heures pour déballer son sac.Mais les mots, agrémentés par le talent de conteuse de Monique Proulx, ont su ravir l'attention des camelots à la température maussade qui les empêchait de vendre leurs journaux.: « Continuez, Madame, vous avez tellement de beaux mots et une belle voix que c'est un plaisir de vous écouter!», s'est exclamé André, un camelot ému par l'auteure.Être et avoir Lorsque l'écrivaine s'est présentée, ceux-ci semblaient plutôt distraits, sceptiques et curieux, se demandant bien ce qu'une «dame littéraire», a dit l'un, pouvait bien leur vouloir, à eux qui vivent des maux sans toujours avoir les mots pour les exprimer.Elle lisait, ils chuchotaient, bougeaient et toussotaient.Sans hésiter, elle a fermé ses bouquins, les a regardés droit dans les yeux pour leur parler, les interpeller : «7e crois que les mots et l'écriture traduisent une liberté de penser, d'être et de changer.Qu'en pensez-vous?», a demandé Monique Proulx aux camelots déjà séduits par son authenticité et sa simplicité.Et comment! Ils pensent aussi-dont Daniel Rodrigues poète et camelot-que les mots aident à vivre et permettent parfois d'avoir accès à la beauté du monde dont parle Monique Proulx en regard de la création.«Les mots ont le pouvoir de nous libérer de nos prisons mentales, de nos douleurs, nos irritations et nos conflits.Malgré tout, on traîne toujours le bagage de notre enfance.En ce sens, la création devient une façon d'accommoder le chagrin », a poursuivit la romancière.Réussir sa vie Les voilà accrochés aux mots et aux histoires de Monique Proulx qui leur lit des nouvelles des Aurores Montréales et de son dernier roman Le cœur est un muscle involontaire.Il faut dire que les personnages de l'univers de Monique Proulx sont souvent marginalisés ou marginaux et rejoignent la réalité des gens de la rue.«C'esf quoi pour vous être marginal?», a questionné Daniel-le-poète.«Être marginal, a répondu la romancière, c'esf s'éloigner du troupeau, c'est être à l'écart des tendances habituelles et c'est ce qui fait que les marginaux sont très inspirants pour moi.» Sans prétention et sans ambages, l'auteure y est même allée de quelques confidences au sujet du succès : «Quand un livre a du succès, tu développes un égo énorme.Quand les médias te découvrent, ils soufflent tous dans la même direction.Mais ce genre de succès est éphémère et il faut gérer l'après.Il y a toujours un nouvel auteur, plus jeune, avec des thèmes plus « in ».C'est toujours un mystère dans le fond, de savoir ce qui fait qu'un livre marche ou pas.» Celle que les médias ont découvert avec le roman Homme invisible à la fenêtre et qui décrit les marginaux avec une sensibilité hors du commun s'auto-critique sévèrement : « J'me trouve un peu emberlificotée dans mes mots, trop d'adjectifs.mais bon, je travaille là-dessus!» L'écriture étant intimement liée à la trajectoire de vie de Monique Proulx, il était conséquent que Vianney camelot de L'Itinéraire, lui demande à brûle-pourpoint : « C'est quoi pour vous, réussir sa vie?» Visiblement touchée et quelque peu interloquée par le caractère existentiel de la question, la romancière s'est risquée : « Pour moi, réussir sa vie, c'est se comprendre, réussir à percevoir pourquoi on est là.C'est accepter qu'on fait partie d'un tout, comme une goutte d'eau dans l'océan, mais gue ce gu'on est s'avère essentiel pour la suite du monde.On détient une parcelle d'immensité et il appartient à chacun d'en faire quelque chose de beau.» L'auteure du Sexe des étoiles, mettant en scène une femme transsexuelle cherchant sa place dans le monde, a visiblement conquis ceux qui cherchent leur étoile au gré des aléas de la vie dans la rue.¦ L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 106 - JUIN 2003 CINEMA Les Invasions barbares vues par.nos camelots! audrey coté Médiatisé au plus haut point, vu et commenté par une multitude de critiques plus « savants » les uns que les autres, Les Invasions barbares de Denys Arcand a suscité l'intérêt et la curiosité de nos camelots.C'est donc avec enthousiasme que deux d'entre eux ont accepté l'invitation de L'Itinéraire d'en faire la critique.« Bouleversant, c'est tellement vrai! », a soufflé Gabriel, les yeux embrumés par l'émotion dès le déroulement du générique.« Les références culturelles et historiques sont vraiment saisissantes de justesse avec le propos du film.», a ajouté Sylvio, plus rationnel.Zoom des gens de la rue sur un film mettant en scène l'élite de notre société.Héro et autres panacées « Quand t'es toxico et que tu t'piques, tu l'sais qu'tu joues avec la mort, c'est pour ça que j'ai trouvé logique que Nathalie, l'héroïnomane du film, soit celle qui euthanasie Rémi pour abréger ses souffrances », raconte Gabriel lorsqu'on lui demande ce qu'il pense du rapport entre ces deux personnages réunis par les extrêmes.D'un côté, la jeunesse au mal de vivre, de l'autre, la fin de la vie et le mal de mourir.« Quand t'es séropositif comme moi, tu vis un peu la même chose que Rémi dans le film : les remords, la culpabilité, le sentiment de vide, sauf que la vie est toujours là.Il faut se remettre en question et voir ce qu'on peut faire pour s'améliorer.» Et la mort, le plus grand tabou de notre société, est douce lorsqu'on a les moyens pour l'accomoder : « Ce que ce film-là nous dit, c'est que si t'as pas d'argent, si t'es dans la dèche, tu peux pas abréger les souffrances de ton père ou de tes proches.T'es condamné à les voir souffrir.», poursuit Sylvio.Évidemment, l'héroïne que Nathalie injecte à Rémi, grâce à son fils millionnaire, atténue grandement ses souffrances et lui permet de mourir au moment où il le décide.« L'héro est une dope très cachée, nous dit Gabriel, une dope de riches qui est pas mal consommée par des monsieurs et madames distingués.» Mais malgré tout, comme dit Gabriel, « // meurt comme tout le monde avec les mêmes questionnements.C'est encore la seule justice de notre monde capitaliste.» Autre registre, plus rigolo celui-là.«J'ai trouvé sympa la scène où ils sont tous autour du feu à fumer un joint entre amis, raconte Gabriel, parce que pour moi, ça fait partie des plaisirs de la vie.À 15 ans, on se disait qu'on espérait vivre ça à 50 ans et c'est pour ça que j'ai trouvé cette scène-là émouvante et drôle à cause des propos.» Sylvio, lui, a une version plus intransigeante de la scène : «moi, je n'ai pas trouvé ça intéressant, j'ai vu ça toute ma vie du monde qui fume un joint.» Nathalie (Marie-Josée Croze) et Rémi (Rémi Girard) en plein « trip » d'héroïne.Le cash qui patche « J'ai déjà eu une grosse job et j'me disais gue je voulais pas passer ma vie à payer un char pis une maison.Des fois, j're-grette ce que j'ai perdu, mais.y'a rien qui arrive pour rien.Aujourd'hui, c'est bizarre à dire et à entendre pour le monde, mais j'aime mieux vendre L'Itinéraire en étant heureux que de travailler dans un bureau et d'être malheureux ou dépressif», se souvient Gabriel lorsqu'on aborde le sujet de l'argent dans le film.Et le fils qui achète tout pour son père, qu'en ont-ils pensé?«J'ai eu de la misère avec le gars gui achète tout pour son père, confie Gabriel.Mais c'est vrai que quand t'as de l'argent, tu peux tout te permettre.» Dans le fond, on nous montre la privatisation du système de santé de façon détournée et c'est ce que confirme Sylvio : « C'est vrai que les riches n'ont pas le même traitement que ceux qui doivent se contenter du système de santé « officiel ».» Nos camelots n'ont pas été impressionnés par le rapport père-fils des Invasions : «Moi, ce que j'ai trouvé intéressant, c'est le rapport de la fille avec son père.Même si elle est loin géo-graphiquement parlant, elle est beaucoup plus proche du père que son frère.Ça montre que la technologie peut autant rapprocher les gens que les éloigner.Ça dépend comment on s'en sert.Ça m'a fait brailler.bien plus que le gars qui achète la belle mort de son père.», rétorque Gabriel.intellos déboutés Les constats que font les amis de Rémi sur leur société ont interpellé Gabriel et Sylvio : «Ce qu'ils disent finalement, indique Sylvio, c'esf que même avec toutes les théories à prédominance humaniste, les idéaux de la génération des intellectuels baby-boomers sont tombés.Ils ont essayé de changer le système avec beaucoup d'acharnement pis y'ont pas réussi.» Et d'ajouter Gabriel : «J'ai adoré le passage où ils sont tous réunis au chalet et où ils se disent qu'ils ont suivi toutes les idéologies en «isme»: marxisme, existentialisme, etc.L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 106 - JUIN 2003 suite à la page 33 meditext traducteurs agréés 2025, rue Clark M6 Montréal (Québec) H2X 2R6 Tél.: (514) 843-8320 Téléc.: (514) 843-3426 meditext®simm qc.ca Lucie Martineau, ma trad Présidente 25 ans d'expérience Les Œuvres de la Maison du Père 550, boul.René-Lévesque Est Montréal (Québec) H2L 2L3 Tél.: (514) 845-0168 Fax: (514) 845-2108 Centre d'accueil pour hommes de 25 ans et plus.Député de Laurier-Sainte ïflarie Chef du Bloc québécois 1717, boul.René-Lévesque Est, bureau 205, Montréal (Québec) H2L 4T3 Tél.: (514) 522-1339 Téléc.: (514) 522-9899 A A A ^ A C^> C^> C^t C^> Cty /ISSEMBLEE NATIONALE QUÉBEC André B0ULERICE Député de Sainte-Marie-Saint-Jacques 1951, boul.de Maisonneuve Est Bureau 001 Montréal, Québec H2K 2C9 Téléphone : (514) 525-2501 Télécopieur : (514) 525-5637 kiosque Mont-Royal Viïe/iuà 4983.- 20 cmi déjà/ fy/UAtts et ligum.es {y/tais p&cmtes D-e/rtes tjCeiuis métro Mont-Royal Décapage et restauration de meubles Bernier Tél.: (514) 288-1125 Cell.: (514) 229-9145 10 ans d'expérience - Accepte contrat de peinture VENDEURS - VENDEUSES DEMANDES $$$ Prière au Saint-Esprit Saint-Esprit, toi qui résouds tous les problèmes, toi qui éclaires tous les chemins pour m'aider à atteindre mon but.toi qui me donnes le don divin de pardonner et d'oublier le mal que l'on fait, toi qui te trouves à mes côtés dans toutes les circonstances de la vie.Je veux, par cette courte prière, te remercier pour tout et te confirmer une fois de plus que je ne voudrais pas être séparé de toi, même en dépit de toutes tentations matérielles illusoires.Je veux être avec toi dans la gloire éternelle.Merci pour ta miséricorde envers moi et les miens.Vous devez réciter cette prière pendant trois jours consécutifs.Ensuite, la faveur demandée vous sera accordée, même si elle vous paraît difficile à obtenir.Vous devez alors publier cette prière, y compris les instructions, immédiatement après que votre souhait a été exaucé, mais sans mentionner la nature de votre voeu.Seulement vos initiales devront apparaître à la fin de cette prière.C.C.Prière au Saint-Esprit Saint-Esprit, toi qui résouds tous les problèmes, toi qui éclaires tous les chemins pour m'aider à atteindre mon but, toi qui me donnes le don divin de pardonner et d'oublier le mal que l'on fait, toi qui te trouves à mes côtés dans toutes les circonstances de la vie.Je veux, par cette courte prière, te remercier pour tout et te confirmer une fois de plus que je ne voudrais pas être séparé de toi, même en dépit de toutes tentations matérielles illusoires.Je veux être avec toi dans la gloire éternelle.Merci pour ta miséricorde envers moi et les miens.Vous devez réciter cette prière pendant trois jours consécutifs.Ensuite, la faveur demandée vous sera accordée, même si elle vous paraît difficile à obtenir.Vous devez alors publier cette prière, y compris les instructions, immédiatement après que votre souhait a été exaucé, mais sans mentionner la nature de votre voeu.Seulement vos initiales devront apparaître à la fin de cette prière.L.S.A.L'ITINÉRAIRE Lucien Francoeur 'expreSS^pour l'éden d'un poète de la rue paul-georges Leroux Le 9 mai dernier, le poète rocker Lucien Francoeur est venu nous rencontrer au Café sur la rue.C'est avec candeur et spontanéité qu'il nous a parlé de sa vie dans la rue, de son attachement à renseignement, et du mal de vivre tout en nous récitant du Rimbaud, du Miron et du Francoeur.Pour le professeur de littérature au Cégep de Rosemont, la poésie demeure toujours une quête d'absolu, comme en témoigne notamment son dernier recueil Express pour l'Éden qu'il a récemment publié aux Écrits des forge.Parcours d'un poète de la rue.Paul-Georges Leroux - L'anthologie Chants de l'Amérique inavouable nous révèle que Lucien Francoeur partage son temps entre l'enseignement, les lectures de poèmes, les concerts rock et les interventions médiatiques en tant que polémiste et animateur.Dis-moi Lucien, j'aimerais savoir quelle est ta perception du temps?Lucien Francoeur -Je cours après le temps à deux niveaux.D'abord le temps réel de ce qui me reste à vivre, le meilleur étant en arrière d'une certaine façon.Y'en a de moins en moins qui sont de mon âge et qui sont encore là.On en a perdu plusieurs.Gerry Boulet, etc.On est de moins en moins nombreux.Ce qui fait que le temps devient comme compté pour faire c'que tu juges qu'il te reste à faire.J'partage mon temps entre le Cégep de Rosemont et la radio le matin entre 6h et 9h.J'essaie de continuer à faire de la poésie et des disques.P-CL.-Donc, si je te demandais ce que tu faisais hier à minuit, tu dormais?L.F.-Définitivement! Je dois dormir tôt pour me lever à 4h du matin.Si à lOh du soir la tisane a pas fait effet, c'est la demi-pilule! P-C L.-C'est plus comme c'était Lucien, on a été plus rock and roll que ça.L.F.-Eh, non! De 1964 à 1972, j'vivais dans la rue.J'couchais sur le Mont-Royal et j'allais me laver les dents à la Gare Centrale.JVnais de Repentigny.La Main était épeurante dans ce temps-là.Je dormais dans les entrées de blocs appartements et le matin, j'me faisais réveiller par le gars qui ouvrait sa porte pis qui m'trouvait couché sur son journal! Tanné de me faire réveiller à coups de pieds dans les côtes, j'ai fait du pouce jusqu'à New York où j'ai vécu trois mois dans la rue.Pis, j'me suis fait arrêter par la police.Ils m'ont mis en détention deux semaines, pis mon premier voyage d'avion, jïai fait aux frais des Américains qui m'ont déporté icitte! P.-C.L.-Parlons du groupe Aut'chose qui t'a fait connaître du grand public.L.F.-Ça a été ma planche de salut.J'arrivais de Vancouver.J'avais passé de '64 à '72 dans la rue et j'avais pus espoir qu'y se passe quelque chose dans ma vie.J'me suis accroché à quelques textes que les musiciens ont mis sur la musique du Jazz libre du Québec.J'ai été approché par un gars de Toronto, pis on a fait un disque, trois disques jusqu'à Cauchemar d'Amérique et la dissolution du groupe.Moé, j'me disais que la poésie, on la trouve partout en bordure des trottoirs et c'est ce que j'ai essayé de faire.Du Freak de Montréal au Rap à Billy.P.-C.L.-Qu'est-ce que tu penses de la recrudescence des problèmes sociaux chez les jeunes?L.F.-Moé j'avais 14-15 ans pis j'étais dans la rue.Aujourd'hui, on se retrouve dans la rue à 11-12 ans.Tu peux déjà être à la piquerie à 12 ans ou sur le crack.Je suis le porte-parole du Centre de l'Équilibre à Lanthier.On reçoit des jeunes de plus en plus jeunes.Déjà, à 16 ans, leur vie s'est arrêtée.La vie doit être reconstruite à la case départ alors que ça devrait normalement être l'adolescence, une période où tu penses que la vie est éternelle pis que t'as du fun.C'est déjà arrêté à cause de l'héroïne, du crack ou de la coke.J'essaie d'alerter les gens là-dessus.Mais ceux qui me disent que j'suis pessimiste, c'est parce qu'ils n'ont aucun contact avec la prostitution juvénile et les adolescents qui s'pendent ou qui dépendent de la dope.Les jeunes viennent échouer à Montréal de plus en plus jeunes, de plus en plus démunis, accrochés à des drogues de plus en plus fortes.L'adolescence est une période tellement importante, une période de naïveté, de découverte, un moment à la fois de croissance physique et mentale.Pis aujourd'hui, tu peux tout scrapper ça avec des drogues hard qui font que quand t emerges de ça, t'as déjà 10 vies de vécues.Sans parler des prédateurs qui rôdent.Pops fait un travail fabuleux, mais ça en prendrait 100 comme lui! L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 106 - JUIN 2003 P-C L.-Je sais combien l'enseignement te tient à cœur.Crois-tu que la culture puisse et doive faire une différence?LE -Je trouve qu'on vit dans une société particulièrement vulgaire.La publicité vulgarise tout.Y'a beaucoup de choses intéressantes, sauf que la publicité récupère tout.Pis tout est jetable après usage.C'est pourquoi la culture m'apparaît de plus en plus vitale.Par culture, j'entends pas le ministère de la Culture.J'entends surtout les livres, lire un livre.À 15 ans, j'Usais Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre pis Rimbaud, mais les jeunes d'aujourd'hui n'ouvrent pus un crisse de livre.Pis à la télé, le message dominant est toujours l'argent et la consommation.C'est toujours facile.Ça prend du beau linge, un beau char.C'est l'appât du gain et de la réussite rapide.Chus un peu nostalgique du temps où les jeans avaient pas de marque.C'est pas facile pour un jeune aujourd'hui.Si y'a pas accès à la culture, y'é tout de suite harponné par les publicistes et leur bull-shit.P.-C.L.-C'est vrai que les jeunes sont aussi victimes de la mode.LE -À cause de la publicité, les filles de 12 ans peuvent avoir l'air de 18 ans.Le linge coûte de plus en plus cher pis les filles sont de plus en plus « habillées toutes nues ».Le gars lui, c'est le contraire.Y'é de plus en plus habillé : coat par-dessus coat, les culottes Tempo, entrée-laveuse-sécheuse avec sous-sol.Y'a presque une place pour parquer son char.La fille, elle, en a de moins en moins.Étonnamment, après le mouvement féministe, la fille est devenue de plus en plus une femme objet, une poupée et une Barbie.Et pour vendre n'importe quoi, un beigne ou un toaster, ça prend une fille toute nue.Chus nostal- gique du temps où on écoutait une toune pis qu'on se faisait le vidéo dans not' tête.Shakira, quasiment toute nue, qui se roule dans la bouette, qu'est-ce qu'a vend?De la bouette ou des chansons?P.-G.L -Comment en es-tu arrivé à l'enseignement collégial?LE -Je suis entré au Cégep de Rosemont en 1981 pour enseigner la littérature.J'me suis rendu compte que ça n'était pas si facile.Quelque part j'ai déchanté très rapidement.Mais en même temps, j'y ai trouvé quelque chose de noble.Il y a une grande dignité à faire ce que j'ai fait hier au Cégep.Entrer dans ma classe à lOh du matin après un show de radio.Tu entres.T'as rien à faire tirer.T'as pas de pauses publicitaires.Pis tu commences: le romantisme chez Chateaubriand ça voulait dire le mal de vivre.On pense souvent que le romantisme, c'est la petite chandelle, le record de Rock Voisine, un Kraft Dinner en pieds d'bas, allô mon p'tit minou que t'es belle.Non! Le romantisme, c'est plutôt le mal de vivre dans une société qui ne nous convient pas.Est-ce que ça vous ressemble ou pas?N'avez-vous pas le mal de vivre?Là, tu leur lis un passage de Chateaubriand, ou tu leur lis Gaston Miron.(Et Lucien de nous réciter un long texte de Gaston Miron par cœur.) Là, y'en a un qui allume et tu vois dans la prunelle d'une autre qu'elle allume aussi.Ça, pour moi, c'est essentiel.Bien que ça soit très difficile parce que les classes sont nombreuses, pis le plâtre te tombe dans face.T'es encore à la brosse pis à la craie alors que les élèves sont au lap top, au cellulaire pis au rayon laser, mais c'est au Cégep que je viens chercher mon équilibre mental.Si y'avait pas eu l'écriture pis l'enseignement, j'serais peut-être resté du bord clandestin un peu trop longtemps.La multidisciplinarité, c'est probablement ça qui m'a sauvé.P.-C.L.-Es-tu spirituel?LE -Je suis un enthousiaste comme Gerry et je pense que Avec les yeux du cœur, on est tous capables de faire une différence dans un milieu donné.Souvent, les gens entendent mais n'écoutent pas, regardent mais ne voient pas.C'est chacun qui est responsable de se transformer lui-même et de faire en sorte de transformer sa vie.Je connais personnellement Lucien depuis très longtemps, nous avons des amis communs et avons aussi publié aux Éditions du Pôle.Mais bien que tous s'attendaient à rencontrer une anti-vedette, quelqu'un de crâneur, frondeur au franc-parler, peu s'attendaient à rencontrer un rocker à la sensibilité désarmante, un homme d'esprit dont la verve ne connaît pas les embâcles.Ernest Hemingway disait en plaisantant qu'il était difficile de se hisser aux attentes d'un prénom comme le sien (Ernest = Earnest = Sincère).Francoeur, lui, habite son nom allègrement.¦ L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 106 - JUIN 2003 [§] Transcal Québec Service de formation Internet à domicile Sylvain Tremblay 342, rue Jubinville, Laval H7G 3E2 Téléphone : (450) 663-7009 * Fax : (450) 663-1760 Courriel : info@trancal.qc.ca Internet : www.transcal.qc.ca L'Institut de pastorale des Dominicains un centre universitaire à taille humaine un lieu de formation permanente à la foi chrétienne 2715, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal (Que) H3T 1B6 Tél.: (514) 739-3223 Téléc.: (514) 739-1664 Courriel : secretariat@institutdepastorale.org Site Internet : www.institutdepastorale.org Réal Ménard, Député Hochelaga-Maisonneuve 4036.rue Ontario Est Montréal (Québec) H1W 1T2 Tél.: (514) 283-2655 Fax: (514) 283-6485 427, rue de la Commune Est Montréal (Québec) £ H2Y l]4 Téléphone: (514) 845-3906 Radio Ville-Marie u 91,3 fm Montréal 1,3 f m Sherbrooke Une programmation diversifiée et captivante 24 heures à l'écoute de la vie 140 émissions par semaine 10 animateurs et chroniqueurs 150,000 auditeurs en quête de musique de qualité, de réflexion et de partage 30 organismes communautaires participants éclairer, divertir, informer, contribuer au progrès humain, social, culturel et spirituel Dans un monde en changement, Radio Ville-Marie une voix réconfortante qui fait chaud au coeur 1-877-668-6601 - /Ceaéefr L'eccrute, / (514) 382-3913 Radio Ville-Marie est récipiendaire du prix international Agnellus Andrew Pour obtenir l'horaire détaillé : Radio Ville-Marie 505 ave.du Mont-Cassin, Montréal, Québec H3L 1W7 Tél.: (514) 382-3913 Télécopieur : (514) 858-0965 Sans frais : 1 877 668-6601 Internet : www.radiovm.com courriel : cira@radiovm.com L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 106 - JUIN 2003 F ESTIVAL Le sommet de la marginalité : Viva l'art révolution! Claudia Trépanier, une des participantes à l'événement.Christopher jones collaboration spéciale Du haut de ses dix-sept étages, l'hôtel Hilton de Québec, ni plus ni moins qu'un quatre étoiles, a accueilli des organismes communautaires regroupant des jeunes (et ex-jeunes) de la rue des quatre coins du Québec afin de participer à un colloque sur la marginalité.Du 23 au 25 avril derniers, ces personnes se sont rassemblées afin d'échanger et de discuter sur les initiatives et les réalisations du domaine social.L'événement a vu le jour grâce au réseau solidarité d'itinérance du Québec (RSIQ) et aux efforts de Pierre Maheux, Julie Langlois ainsi qu'une poignée de bénévoles.Organisé en moins de trois mois, l'événement s'est déroulé à la bonne franquette; les organisateurs ayant été pris au dépourvu par les soubresauts de dame nature et par certains événements inattendus.Malgré cela, les deux jours se sont déroulés en respectant l'horaire et en donnant une place prioritaire aux jeunes.Sous le titre Viva Tart révolution!, l'événement a été lancé par quatre porte-parole, Michel Parazelli (travail social UQAM), Max Courtemanche (exjeune de la rue, fondateur de l'X), Annie Fontaine (travail social UQÀM, fondatrice de l'ATTRUEQ) et André Archambault (co-fondateur des Auberges du cœur).Ils ont su animer et guider la plénière de discussion en relevant les faits d'importance du travail social et du phénomène de la marginalité au Québec.Le but d'une telle rencontre était de faire le bilan du domaine social des trente dernières années et de nous amener à se questionner sur les voies à emprunter dans le futur.Le mot d'ordre étant que la survie des organismes communautaires ne peut être assurée que par le partenariat et l'échange de ressources (information, coopération, etc.) car le gouvernement a la fâcheuse manie de serrer la ceinture autour des subventions.Par la même occasion, deux ateliers interactifs de formation intitulés « apprivoiser l'espace marginal » ont été offerts aux députés et aux hauts fonctionnaires afin de leur présenter ce qu'est la marginalité.L'objectif des organisateurs étant, bien entendu, de savoir dans quel camp ces politiciens et « hommes d'influence » se rangent dans la lutte sociale.Entre ces deux journées de rencontre et de discussion, les jeunes furent à l'honneur grâce à une soirée-spectacle où ils ont pu s'exprimer artistiquement.Passant du spectacle de magie d'Hugo Lecavalier à la musique engagée de Stéphane Robitaille sans oublier la prestation flamboyante et imaginative du cirque de rue Carmagnole, cette soirée-spectacle n'a été rien de moins que le summum de ces deux jours.La qualité et la diversité musicale étaient épatantes.Si initialement l'ambiance ressemblait à celle d'un party de sous-sol d'église, elle s'est rapidement transformée en show dynamique et percutant qui ne pouvait laisser personne indifférent.La fin de la soirée s'est poursuivie avec une série de groupes {Beauty Drop Out, Hands of Death) qui n'ont pas épargné nos oreilles avec une surdose de décibels.La soirée s'est terminée bien après que Cendnllon ne doive rentrer chez elle.En' somme, cet événement n'est ni plus ni moins qu'une expérience enrichissante qui a permis aux organismes présents d'échanger des cartes de visite et a laissé du même coup aux jeunes le temps de prouver leur talent artistique et leur intérêt pour les causes sociales.Ces deux journées de plénière ont conduit à deux constats majeurs.D'une part, le domaine social doit se transformer, la métamorphose étant imminente car une théorie s'est développée autour d'elle et les budgets financiers ont tendance à fondre.De l'autre, il est essentiel de «réhabiliter le système de réhabilitation», celui-ci ayant des lacunes majeures, en convergeant sur de nouvelles expérimentations et de nouvelles pratiques.Comme d'habitude, les médias de masse n'ont pas pris le temps de couvrir l'événement, laissant encore aux médias alternatifs le devoir de traiter des efforts collectifs de ceux qui tentent désespérément d'améliorer le sort de notre société.Commentaires?Faites-les moi parvenir à l'adresse suivante : christopher012@sympatico.caB L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 106 - JUIN 2003 La délégation mondiale des journaux de rue 2003, plus de 70 personnes provenant de partout.Très petite la planète! Village mondial nancy roussy « Le monde est dans un état pitoyable et dangereux.» C'est avec cette constatation à donner la chair de poule à toute personne consciente des enjeux ^Lj^M mondiaux que débuta la 8e conférence annuelle du Réseau international des journaux de rue (INSP), à Prague en République tchèque.Mel Young, le président du réseau, ne voulait pas, avec ces quelques mots, augmenter le pessimisme des «militants pour un monde meilleur» mais plutôt nous faire comprendre l'importance de notre travail : «Je ne veux en rien vous décourager.Au contraire, en voyant l'état lamentable de la situation des populations et de la planète en général, je suis optimiste en vous voyant réunis ici travaillant aux guatre coins du monde pour améliorer et, utopiquement, enrayer cette triste réalité.» Avec le constat douloureux que nos sociétés sont dans une impasse pernicieuse axée sur le pouvoir et le profit, il est plus important que jamais de s'assurer que les journaux de rue continuent à lutter contre la pauvreté en démontrant les connexions entre les changements économiques et politiques et la précarité grandissante des sans-abri, des démunis et des exclus et ce, partout dans le monde.En regardant simplement le déséquilibre évident qu'il y a entre les milliards de dollars investis en plus des milliers de personnes impliquées dans la guerre, versus les peanuts et les milliards de personnes jetées à la pauvreté, mon travail me semblait souvent incommensurable.Et je n'étais pas la seule.Presque tous les journaux de rue ont malheureusement connu des années très difficiles (sauf de glorieuses exceptions) et ne sont jamais certains de leur existence future.Mais si l'avenir est si noir que cela.alors pourquoi y a-t-il eu cette année seulement plus de 60 demandes d'aide pour débuter un journal de rue ou pour devenir membres de l'INSP, et ce, d'aussi loin que le Japon?Il est tout de même incroyable ce désir de l'être humain de lutter contre l'adversité! L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 106 - JUIN 2003 Et c'est cette volonté de parfaire ce monde imparfait qui nous étonne après quatre journées passées avec des défenseurs du droit humain venant de partout.Il y a tant de temps, d'énergie et d'idées mis de l'avant pour lutter contre la croissance débilitante de la pauvreté dans le monde qu'il faut s'y attarder quelques instants.En Afrique du Sud, quelques années après la tombée de l'Apartheid, le Big Issue in Le journal Novy Prostor, de « Prague la magnifique », fût l'hôte de cette rencontre dans une ville incroyable où se côtoient les restent du communisme et l'effervescence du « nouveau capitalisme ».une ville sublime et troublante à la fois! CapeTown représente une victoire pour l'information juste sur les conditions de vie des personnes noires après la tombée du régime.Le journal de rue de là-bas se porte bien et est même maintenant distribué dans les villes avoisinantes et apporte du même coup une chance à plus d'une centaine de camelots qui n'auraient rien sans cette ressource inestimable.En Argentine, le Hecho en Buenos Ares, tente désespérément de réveiller la population aux enjeux politiques et sociaux très sérieux qui se jouent dans ce pays tourmenté.Le Hecho représente les oreilles et la bouche de plus de la moitié du peuple qui vit dans une situation de pauvreté souvent extrême.Le journal dénonce les trop grandes injustices qui sévissent partout au pays, malgré les dangers évidents que cela entraîne.D'ailleurs, les journaux de rue sud-américains comme le Hecho en Buenos Ares, le Hecho en Chile, le Ocas, etc.naissent et croissent si rapidement que l'INSP y voit le début d'une petite révolution sociale qui ne peut que soulager le trop plein de misère qui sévit dans ces pays puisqu'il ne faut pas oublier que la plupart des journaux de rue offre plus qu'un journal mais aussi une façon révolutionnaire de voir l'économie sociale, de concevoir l'aide nécessaire et de répondre aux besoins directs des gens de la rue.Le réseau constate que les mêmes changements se produisent présentement en Afrique mais aussi dans les zones plus nanties de la planète.Il serait trop long d'énumérer les 50 journaux de rue membres de l'INSP et de faire la liste de tous les services qu'ils offrent puisqu'il faudrait du même coup expliquer les réalités et les besoins de chacun : on ne peut pas comparer un journal de l'Allemagne qui peut fournir un emploi permanent et un toit en plus de bénéfices marginaux à ses camelots et un journal de l'Uruguay qui tente de survivre et de ne pas «trop» choquer les autorités par peur de trop grandes représailles auprès de leurs camelots.Mais une chose est hurlante de vérité : si dans chacun des pays respectifs, les instances gouvernementales accomplissaient ce que les journaux réussissent à faire, les journaux n'auraient pas lieu d'exister puisque la société équitable tant désirée serait acquise.Malheureusement, tel n'est pas le cas et les besoins de la population mondiale de plus en plus appauvrie se fait entendre.ou se fait bâillonner (tout dépend de l'endroit où l'on se situe).Hl L'ITINÉRAIRE Layla, la bouée de sauvetage de l'INSP et son cadeau de départ (offert par Paula, de Boston).La secrétaire de l'INSP, Layla Mewburn et le président, Mel Young (tous deux de Glascow, Ecosse).C'est justement pour s'assurer de légitimer les voix de plus de la moitié de la population mondiale que l'INSP est sur le point de se faire accrédité en tant qu'organisme non-gouvernemental au sein de l'Organisation des nations-unies (ONU).Dans le même ordre d'idées, le président du comité exécutif de l'INSP, Mel Young, a participé au Forum économique de Davos et simultanément, Layla Mewburn, secrétaire de L'INSP, a participé au Forum social à Puerto Alegre.Il est indispensable, d'après le réseau, de prendre part aux deux volets de ces forums puisque le but ultime serait que les deux forums n'en forment qu'un, puisqu'on ne peut parler d'économie sans envisager les retombées sociales et vice-versa.Les organisations mondiales comme l'INSP doivent s'assurer que tous les paliers décisionnels comprennent l'urgence d'agir de façon internationale et locale.Patricia, de Hecho en Buenos Ares;vn Argentine.La situation mondiale est grave mais elle le serait davantage sans la présence de journaux hors du commun qui permettent à des milliers de personnes abandonnées par tous de se reconstruire lentement.La reconstruction sociale suivra peut-être.Espèrons-le! ou plutôt, bâtissons-la ensemblelH Un projet de logement social réalisé grâce au gouvernement fédéral Le 24 avril dernier, Chambrederc inaugurait 24 nouvelles unités de logement social pour les personnes itinérantes.Cet ajout considérable au projet initial qui comptait déjà 17 logements s'est concrétisé par l'achat de l'édifice situé au 2060, rue Clark, à Montréal.Le projet a été rendu possible grâce au soutien financier du programme Initiative de partenariat en action communautaire (IPAC) du gouvernement fédéral et à la Fondation EJLB.La ministre Lucienne Robillard, représentante du Secrétariat national des sans-abri pour la circonstance et députée de Westmount, s'est dite très fière des réalisations de son gouvernement en matière d'aide aux plus démunis : « Nous sommes fiers de contribuer à l'amélioration des conditions de vie des personnes itinérantes à Montréal.» Pour sa part, madame Isabelle Leduc, coordonnatrice du projet, a souligné que Chambrederc II répond à deux besoins essentiels des personnes itinérantes, à savoir que les résidants seront logés et aidés par des professionnels en intervention.Opportunité de stabilité pour les personnes itinérantes en réinsertion sociale, Chambrederc témoigne bien des efforts soutenus du gouvernement fédéral pour permettre aux organismes communautaires du pays d'avoir davantage de moyens pour aider les plus démunis.Remerciement PJ.Ï'Q Projet «rjlè ItbjéraQdB femm£* L'équipe du projet santé itinérance femmes de la techniques de travail social du cégep du Vieux-Montréal tient à remercier toutes les personnes qui ont contribué en don de produits hygiéniques ou en argent à notre collecte qui se déroulait du 22 avril au 2 mai dernier.Grâce à vous, nous avons pu amasser un bon volume de produits afin de les donner à l'organisme « La rue des femmes ».De plus, nous voulons remercier Lucie Hamel (camelot de L'Itinéraire) ainsi que Sylvio Hébert pour leur participation à notre kiosque d'information.Finalement, un gros merci au syndicat des professeurs et au comité de techniques de travail social du cégep du Vieux-Montréal pour leur contribution monétaire à notre projet.Merci à tous ceux et celles qui ont contribué de près ou de loin à ce projet et continuez d'aider les femmes sans-abri.Josée Fraser, Myriam Henripin, Sophie Auger & Isabelle Jorg Étudiantes en techniques de travail social du cégep du Vieux-Montréal Projet santé itinérance femmes L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 106 - JUIN 2003 Réparation et installation de corde à linge We install and repair clotheslines Installation et redressement de poteaux We put up and straighten up poles I Tél.: (514) 731-7261 Cell.: (514) 591-7542 Téléc.: (514) 737-6447| Courriel : francoispilon@sympatico.ca CHAMBRE DES COMMUNES Bernard Bigras Député de Rosemont 2105, rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2G 1M5 Tél.: (514) 729-5342 Télécopieur: (514) 729-5875 De bons emplois * Des revenus décents vît j^^JJU WWW.CCmm-CSn.qC.Ca (514)598-2021 du Montréal métropolitain csh CIRQUE DU SOLEIL 8400, 2e Avenue, Montréal (Québec) Canada H1Z 4M6 Église Unie Saint-Jean Communauté protestante francophone au cœur de la cité + célébration chrétienne dominicale à 10h30 + ressourcement spirituel et biblique + pastorale des mariages 110, rue Sainte Catherine Est Visitez notre site web: Montréal H2 X 1K7 www.cam.org/~stjean (514) 866-0641 Ville-Marie, Au mur de la métropole! Votre voisin a-t-il un permis pour les travaux qu'il vient de débuter?Votre propriétaire refuse de corriger une anomalie dans votre logement Informez-vous de vos droits.LA DIVISION DES PERMIS ET DE L'INSPECTION VOUS ÉCOUTE \u2022 Le code du logement; \u2022 Tout autre règlement de la ville visant les bâtiments, l'urbanisme et les nuisances; Pour toutes vos questions sur : \u2022 Les permis de construction et de transformation de bâtiments; \u2022 Les certificats d'occupation commerciale; \u2022 Les enseignes commerciales et publicitaires; Arrondissement de Ville-Marie Ville de Montréal I Personne ressource Une boîte vocale peut I duTundîauvendredl prendre les messages de 8 h 30 à 16 h 15.en tout temps.I Renseignements et plaintes : 872-1672 ï L'ITINÉRAIRE RO 106 - JUIN 2003 Luce Duffault et Vincent Gratton porte-parole de la Fondation des Auberges du coeur.Lancement médiatique officiel de la campagne de financement.Les jeunes qui y entrent, s'en sortent! Le 14 mai dernier, la Fondation des Auberges du cœur lançait sa campagne de financement dont l'objectif est de 350 000$.Les médias furent conviés Aux Champêtreries (3606, rue Ontario Est), boutique de produits du terroir québécois servant de tremplin professionnel à plusieurs jeunes itinérants ou en difficulté.L'emplacement était bien choisi, puisque la boutique est un bon exemple de la diversité des approches des Auberges permettant aux jeunes de s'en sortir.M.Jean Doré, président du conseil d'administration, a d'ailleurs tenu à préciser que «/es Auberges ne sont pas qu'un toit mais plusieurs projets variés contribuant à améliorer la vie de ces jeunes dans son ensemble.» « Regroupant 25 auberges du cœur, implantées dans leur milieu depuis 20 ans et réparties dans 11 régions du Québec, les Auberges du cœur accueillent annuellement plus de 2 500 jeunes en difficulté et sans-abri, âgés entre 12 et 30 ans.[.] L'approche globale préconisée par les Auberges du cœur permet d'interpeller et de soutenir les jeunes dans tous les aspects de leur vie, leur offrant ainsi une occasion privilégiée de se reprendre en main, de retrouver leur fierté et leur dignité.» Pour de plus amples renseignements : (514) 523-8559, fondation@aubergesducoeur.com ou www.aubergesducoeur.comH Une incursion dans l'univers clos de l'itinérance Ecrit avec passion, intense et vivant, Squeegee trace un portrait sons concession
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