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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
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L'itinéraire, 2001-08, Collections de BAnQ.

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[" L'Itinéraire a besoin 4SI \u2022 frigo commercial de \u2022 ordinateurs : (Mac LC3, PowerMac ou Compatible IBM Pentium 200 et plus) \u2022 imprimante laser \u2022 télécopieur \u2022 magnétophones portatifs \u2022 caisse enregistreuse \u2022 bibliothèque \u2022 meubles d'ordinateur Si vous avez des appareils qui fonctionnent encore, s il vous plaît, contactez-nous au (514) 597-0238 Attention aux fraudeurs! L'Itinéraire tient à prévenir la population que des imposteurs sollicitent des dons sans son consentement.Que ce soit par sollicitation téléphonique ou de porte à porte, personne n'est autorisé à solliciter des dons monétaires ou matériels pour L'Itinéraire.Nous invitons les personnes sollicitées à communiquer immédiatement avec la police pour mettre fin à cette sollicitation frauduleuse.Pour aider L'Itinéraire, les gens sont invités à se procurer notre revue auprès de nos camelots dûment identifiés.Vous trouverez des camelots sur toutes les grandes artères de la ville ainsi que dans plusieurs stations de métro.Les dons sont les bienvenus mais ils doivent être directement adressés à nos locaux du 1907 rue Amherst, Montréal H2L 3L7.Pour plus d'information, vous pouvez communiquer avec nous au (514) 597-0238: Chantai St-Onge, conseillère en publicité, poste 27 ou Ariane Pelletier, responsable de l'administration, poste 28, ariane-pelletier@videotron.ca L'Itinéraire est produit et vendu en majeure partie par des personnes itinérantes, ex-itinérantes, sans emploi, alcooliques ou toxicomanes, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sur le marché du travail.Pour chaque numéro vendu 2 dollars, 1 dollar revient directement au camelot.Les prolits de L'Itinéraire servent à financer les coûts de production du journal, les projets de réinsertion sociale, le Café sur la rue, et L'Espace Internet.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal, ou demandent des dons, ils le font à titre personnel.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus ou le comportement des vendeurs, communiquez sans hésiter avec le responsable de la distribution.Gabriel Bissonnette au (514) 597-0238, poste 32 vencIre L'Itjhermre.,.Ckh svr h rue, au 1104, rue Ontarîo Est (ançIe AmIieikt) Des gens de la rue ou de milieu modeste se côtoient au Café sur la rue dans une ambiance agréable.De bons petits repas sont servis par des personnes en réinsertion sur le marché de l'emploi pour la modique somme de 4,50$.Un cuisinier leur apprend à travailler et à gérer une cuisine.Les personnes à faible revenu peuvent se procurer une carte de membre au coût de 5$ et obtenir un repas à 2,25$, pour une période d'un an.Sollicitation téléphonique d'abonnement Le Groupe La Relance procède à une campagne de sollicitation téléphonique d'abonnement au Journal L'Itinéraire à l'extérieur des villes de Montréal, Québec, Trois-Rivières et Sherbrooke.Seul le Groupe La Relance est autorisé par le Groupe communautaire L'Itinéraire à solliciter des abonnements par téléphone.Personne n'est autorisé à solliciter des dons monétaires ou matériels en faveur de L'Itinéraire.Nous invitons les personnes sollicitées à des fins autres que les abonnements ci-haut mention- nés, en personne ou par téléphone, à communiquer immédiatement avec la police pour mettre fin à cette sollicitation frauduleuse.Les dons sont les bienvenus mais ils doivent être directement adressés à nos locaux du 1907, rue Amherst, Montréal H2L 3L7.Pour plus d'information, communiquez avec : Ariane Pelletier, responsable de l'administration, (514) 597-0238, poste 28, arianepelletier@videotron.ca La formation professionnelle des travailleurs(euses) au Journal L'Itinéraire zélé rendue possible qrâce, entre autres, au Ministère de la Métropole, à la CDEC du Plateau Mont-Royal/Centre-Sud, à la Ville de Montréal, à la Régie régionale de la santé Montréal-Centre et à l'UQAM. 1907, rue Amherst, Montréal (Québec) H2L3L7 Tél.: (514) 597-0238 Fax: (514) 597-1544 Courriel: itineraire@videotron.ca Site internet: http://itineraire.educ.infinit.net Le journal L'Itinéraire a été fondé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d'aide et maisons de chambres.Depuis mai 1994, il est vendu régulièrement dans la rue.Plus de la moitié de cette publication est rédigée par des personnes ayant connu l'itinérance.Les articles écrits par des journalistes pigistes professionnels portent la mention «collaboration spéciale».Le Groupe communautaire L'Itinéraire est un organisme à but non lucratif fondé en 1989 pour aider les itinérants.Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'itinérance, l'alcoolisme ou la toxicomanie.Conseil d'administration du Groupe communautaire L'Itinéraire: Président Mario Lanthier Vice-président Jean-Marie Tison Secrétaire: Réjean Mathieu Trésorier: Jean-Paul Baril Conseillers: Lise Samuel, Josée Boisvert Éric Cimon, Robert Dion Comité de direction: Denise English, Ariane Pelletier, Jean-Pierre Lacroix, Sébastien Langlais.Gabriel Bissonnette Équipe de production du journal: Rédacteur en chet Jean-Pierre Lacroix Adjointe à la rédaction: Nancy Roussy Collaborateurs: Patrice McDonald.Luc Denis.Élyse Frenette, Pierre Hamel, Audrey Coté, Pierre Demers, Gina Mazerolle, Michel Boyer, Robert Dion, Maxime, Léo Paul Lauzon, Jean-Marie Tison, Nathalie Corriveau, Robert Beaupré, Sylvio Hébert, Marcel Jr., Pierrette Jeanneault.Infographiste: Jocelyne Sénécal Révision: Marie-Thérèse Déry, Jean-Paul Baril, Micheline Bonnoyer, Guy Crevier, André Martin, Mariette Éthier-Morand Mots croisés: Gaston Pipon Imprimeur Québécor World Lebonlon Tirage 18 000 exemplaires vendus par des itinérants et des sans-emploi dans les rues de Montréal.Administration du groupe: \u2022 Secteur administration Responsable Ariane Pelletier Adjointe administrative Sylvie Boos Publicité Chantai St-Onge \u2022 Secteur Calé sur la rue Responsable Denise English Responsable Gabriel Bissonnette Adjointe Geneviève Denis Responsable Sebastien Langlais Responsable: Jean-Pierre Lacroix Adjointe: Nancy Roussy Sommaire \u2022 Secteur dlstibutton \u2022 Secteur Internet \u2022 Secteur journal: Lltinéraire est memtire de NASNA \u2022 Association nord-américaine des loumata de rue Le réseau internatonal ([ffgjl des journaux de rue AMECC Son tirage est certifié par ÂVd Dossier: Jeunesse 08 10 11 12 Chroniques Éditorial 05 Billet 06 Mots des camelots 30 Prof Lauzon 32 n .¦ a ^ - d Mots croisés 34 Entrevue avec la juge Andrée Ruffo Arrêtons de pleurer sur le sort des enfants et agissons! Mieux vaut prévenir que guérir Le club des petits déjeuners du Québec Une ferme de réinsertion dans l'île de Montréal 14 Programme OLO 15 Des parents en otages 17 Les jeunes et l'Internet 18 Un enfant, un espoir 20 Lâchez surtout pas! 21 L'adoption à travers les siècles A/->ti ialito 22 Propos de flos ACIUallie 23 Coffre a jouets Q4 Adjeu Monsieur Le Professeur! Le 300e anniversaire de la Grande Paix de Montréal: Autochtones et non autochtones sont-ils quittes pour autant?26 Quand l'art change le monde 27 Le Silo est vide 29 Jean-Pierre Lizotte: Le procès piétine 24 JK L Itinéraire est \\,j entièrement recyclable MONTREAL \u2022 AOUT 2001 JOURNAL L'ITINERAIRE Adieu, Monsieur Le Professeur! Jean-marie TISOn : -, I ! Au Theatre du Nouveau Monde se tenait tout récemment une soirée à la mémoire de Jacques Larue-Langlois décédé subitement le 18 juin dernier.Parents, amis et collègues de travail étaient invités à partager simplement ensemble les souvenirs que tous et toutes conservaient du disparu.Deux collaborateurs de L'Itinéraire se sont rendus sur les lieux pour offrir leurs condoléances à la famille mais aussi pour témoigner de leur gratitude et de leur amitié envers celui qui n'a jamais cessé de les encourager à écrire.À l'époque, en 1995-96, L'Itinéraire apprenait péniblement à marcher et tentait, par l'entremise du journal, de se frayer un chemin jusqu'au coeur des lecteurs.Jacques Larue-Langlois, enthousiasmé par une telle initiative, nous avait spontanément (et bénévolement) offert ses services et sa science.Quelques-uns savaient déjà qu'il enseignait à l'UQAM, d'autres appréciaient régulièrement sa plume mais bien peu parmi nous avions une idée précise de la mesure de son engagement social et humain.Son engagement envers nous s'inscrivait dans un parcours dicté par des convictions profondes et ne relevait nullement d'une quelconque intention enrobée de charité.L'homme s'adressait à nous comme à des pairs et le contenu des cours d'écriture journalistique qu'il nous a donnés une fois par semaine durant un an, correspondait à un véritable enseignement de niveau universitaire.Je me rappelle cette première journée.Cela se passait à l'UQAM.Nous étions une demi-douzaine.Enthousiastes et méfiants à la fois, nous attendions anxieusement l'arrivée du «prof»! Nous avions tous pris place bien au fond de la «classe», enfermés plus ou moins consciemment dans cette attitude «scolaire» qui nous avait si mal servis autrefois.Après nous être présentés cordialement, il y eut un moment de silence pendant lequel il évalua, sans doute, la distance qui nous séparait de lui.Puis, sans se départir de son sourire, il ajouta poliment mais fermement quelque chose du genre: «Si vous restez là-bas, on va devoir crier pour se comprendre.On a le choix: apprendre à crier ou à écrire! Moi je peux vous donner l'assurance qu'un article bien écrit a plus de chance de se faire entendre que le plus puissant des cris!» Spontanément, nous sous sommes tous rapprochés et le cour a commencé.Manuel de Journalisme radio-télé r Au début, le déroulement des cours avaient bien peu à voir avec un enseignement magistral et exigeait de notre professeur des compétences pédagogiques particulières.Non parce que nous étions des cancres mais plutôt parce que nous parvenions encore difficilement à nous départir de la douloureuse conviction d'en avoir assez appris de la vie.Jacques voyait tout cela et c'est sans doute pour cette raison qu'il n'a jamais perdu son sang-froid.Apprendre à écrire signifiait aussi apprendre à lire.A lire entre les lignes, à décortiquer l'information.À séparer l'utile du superflu.Plus particulièrement, il nous encourageait à développer notre propre regard et à discerner les enjeux qui se profilent derrière l'apparente banalité des faits.Il forçait notre questionnement en insistant surtout sur l'importance de l'articuler.Mais, par dessus tout, l'enthousiasme com-municatif qui l'animait et qui ne l'a jamais quitté, forçait le respect.Jamais il ne ratait l'occasion de ponctuer son cours d'anecdotes contemporaines savoureuses destinées à approfondir notre compréhension d'un sujet.En plus de renforcer notre goût de l'écriture, il nous faisait comprendre toute l'importance de l'application et la rigueur que cela exige.Le goût du travail bien fait doit être compatible avec la joie qu'il devrait procurer.Si Gabriel Bissonnette, Cylvie Gingras, Alain Demers, Alain «AJcatraz» Coulombe et moi-même signons des textes depuis cette époque et des articles dans le journal que vous tenez entre les mains, c'est en bonne partie grâce à lui.Merci Jacques! tison2000@hotmail.com Réal Ménard, Député Hochelaga-Maisonneuve 4036.rue Ontario Est Montréal (Québec) H1W 1T2 Tél.: (514) 283-2655 Fax: (514) 283-6485 I 4 JOURNAL L'ITINERAIRE MONTREAL \u2022 AOUT 2001 Les jeunes: un investissement / «QtA& rooties \u2022ve^cvicl' rvowy amènes à -leJ/vowvtA, -Anick de Souzenelle- II ne s'agit pas de tomber dans le piège de la nostalgie, de l'inconscience morale ou de la malhonnêteté intellectuelle, et de vanter les mérites du passé.Il ne faut surtout pas faire croire que c'était mieux avant.Aujourd'hui, de nouveaux problèmes se posent, et cela va de soi, de nouvelles solutions s'imposent.Autrefois, les relations sociales étaient plutôt verticales: en haut, les dominants, les riches, les bourgeois; En bas, le peuple, les ouvriers, les pauvres.Maintenant, nous vivons plutôt une relation horizontale.Notre société de consommation a effacé la plupart des différences, sauf une, essentielle.On est dedans ou dehors.Nous en faisons partie ou nous en sommes exclus.Ceux qui sont dedans, dans cette course au succès, à la carrière, à la compétition, à l'argent, ont-ils vraiment l'énergie pour s'occuper avec sérénité des enfants, de leur consacrer du temps pour jouer avec eux, de les écouter, de les regarder rire, d'être paisibles et heureux, et de vivre avec eux ?Beaucoup de parents ne savent plus transmettre ce sentiment rassurant, faute de temps, de patience, ou simplement peut-être, faute d'avoir eux-mêmes des convictions, des valeurs.Parce que les enfants, eux, demandent une vraie présence, une vraie disponibilité.Les stéréotypes culturels sont un facteur aggravant.Ne sachant pas toujours comment exprimer leur déception de ne pas avoir un bébé aussi joli, gentil et souriant qu'exhibent les publicités télévisées, certains parents expriment leur désarroi par l'agressivité.De nombreux enfants seront blessés pendant longtemps, jusque dans leur vie adulte.Les enfants sont les premières victimes du mode de vie actuel, de la désorganisation de la famille.On estime que la moitié des problèmes provient de la multiplication des divorces.Malheureusement, les gens deviennent plus préoccupés par leurs problèmes personnels, que par ceux de leurs enfants, qui deviennent à la fois témoins et otages.Victimes, les enfants se sentent responsables, voire coupables.Chez les exclus, les chômeurs, les sans-emploi et les démunis, les enfants ont une vision peu claire du travail, surtout si les \t Jean-Pierre LACROIX\t Rédacteur en chef\t adultes du foyer sont en chômage prolongé ou prestataires de l'aide sociale.Le danger les guette déjà.Ce danger s'appelle: défi, déni, délit.L'existence de ces jeunes repose sur le vide.Les foyers disloqués, en mauvaise posture économique, ne transmettent rien à leurs enfants: ni valeur, ni histoire, ni mémoire.Pas de passé, pas de présent.pas de futur surtout.Le déni de leur être, de leur existence, les conduit à défier cette société d'où il sont exclus, où ils n'ont aucune place.Par des délits, des actes de délinquance.Il n'y a pas la violence à l'école d'un côté et de l'autre la violence dans la rue.Il y a de violence tout court.Violence urbaine surtout, se manifeste en tout lieu et à tout moment.Violence dont la toxicomanie est à la fois le moteur et l'amplificateur.Violence que les jeunes dirigent bien souvent, hélas !, contre eux-mêmes.On parle trop de sanctions et de punitions.Ne serait-il pas plus profitable d'explorer le volet médiation et réparation?Pourquoi ne pas imposer un «travail» en lien direct avec la faute?Celui qui aurait dessiné des grafittis ou cassé des vitres, serait contraint de repeindre les murs et de remplacer les carreaux.Celui qui aurait attaqué physiquement un passant devrait se présenter à la clinique et refaire les pansements avec l'infirmière.Celui qui a dévalisé une personne âgée serait obligé de l'accompagner faire ses courses ou l'aider à faire son ménage pendant quelque mois.Le contact quotidien avec la victime et la prise de conscience de tout ce qu'il a causé, ferait peut-être naître un vrai regret, un vrai remord.Très peu de jeunes sont foncièrement mauvais, donc irrécupérables.Et ce n'est pas l'ajout de 1000 policiers qui s'impose, mais un déploiement d'éducateurs.Naturellement, il faut mettre des moyens en œuvre, réalisables à peu de frais.Les jeunes d'aujourd'hui sont les adultes de demain.Dans une dizaine d'années ils dirigeront, décideront, commanderont et organiseront la société.Oui, tous, même les dealers, les toxicomanes, les voleurs, les receleurs, les prostitués, etc.Les jeunes sont un investissement.C'est non seulement notre intérêt, mais notre devoir de nous battre pour eux.Il faut seulement vouloir.jplac@videotron.ca [jsfl MONTREAL \u2022 AOUT 2001 JOURNAL L'ITINÉRAIRE 5 I L'ENFANT-DIEU Jean-marie TIS0I1 11 heures moins le quart.C'est dimanche.Le soleil brille, la mère mobilise toute l'énergie de cette dernière.Cette dévotion C'est l'été.Un petit bonhomme de huit ans, tout endimanché, à Dieu n'a d'égale, sans doute, que la crainte qu'IL lui inspire, tue le temps, seul sur le perron.En fait, c'est des fourmis qu'il Rien ne revêt plus d'importance aux yeux de la mère que le tue, mais ça revient au même! Il déteste le dimanche.Toutes les devoir de «bien élever» ses enfants.Mais le dimanche matin, fourmis qui s'aventurent sur le perron en essayant de rejoindre le pressée par le temps et tiraillée entre son Dieu et ses enfants, 1 éle- talus gazonné sont impitoyablement écrasées sous les «beaux» vage cède souvent le pas au dressage: rien ne justifie que 1 on souliers orthopédiques «qui-coûtent-cher-prends-en-soin» qu'il manque de respect à Dieu.Le respect à Dieu, ça veut dire être chausse uniquement ce jour-là On dirait des bottines.Il les présentable et surtout ponctuel à la messe de 11 heures! déteste mais elles sont parfaites pour l'usage qu'il en fait.CLAC! Le jour du Seigneur est sacré et tout doit être parfait.La per- De toute façon, il n'y a rien d'autre à faire.En vérité, la crainte fection a cependant ses exigences et son devoir de mère se résume de se salir suffit à éteindre en lui tout désir de s'amuser.Voilà à cela: veiller à ce que tout soit parfait.Pour l'instant, son plus pourquoi il reste seul sur le perron plutôt que d'aller rejoindre les grand souci porte sur les préparatifs du dîner au retour de la autres enfants dans le parc en face, de l'autre côté de la rue.messe: mettre la table, disposer la coutellerie d'argent, peler les CLAC! légumes, assortir les hors-d'oeuvre, mettre le rôti au four et ver- II est tellement mignon dans son petit complet.C'est du ser le mélange à gâteau dans le moule tout en essayant de démêler moins ce que sa mère lui a dit en souriant.Il aime voir sa mère les cheveux ébouriffés de sa petite fille de 6 ans.Cette dernière, sourire.Du reste, il aime sa mère mais il est surtout miné par la sérieuse et pâle comme un cierge dans sa robe rose, tente tant crainte de la mettre en colère.Ses colères sont terribles.Voilà bien que mal de ramener sa tête bien droite à chaque coup de pourquoi aucun enfant du voisinage ne vient jamais jouer chez brosse appliqué par la mère dans ses longs cheveux fins, lui.Tant pis! Il décide de les ignorer.CLAC! C'est toujours lui, le petit bonhomme, que sa mère pom- II aime le claquement des semelles neuves et cloutées sur le ponne en premier lieu.Aussitôt le dernier bouton de manchette perron de ciment.S'il est confiné sur le perron et bien les four- ajusté, il fuit à toute allure en sécurité: dehors.Non sans être mis le seront aussi.Il est gardien du perron! CLAC! Tout absorbé poursuivi par cette terrible mise en garde: «Salis-toi pas sinon tu par sa tâche, l'enfant ne sourit pas mais n'est pas triste pour vas avoir affaire à moi!» Elle-même ne s'accorde aucun répit, pen- autant.A l'aide d'un brin d'herbe, le voici qui déplace avec pré- sant d'abord à ses rejetons et à elle ensuite.L'esprit de sacrifice, caution une petite crêpe de bouilli de fourmi afin de la déposer répète-t-elle souvent.Ses attentes était immenses, ils n'étaient au sommet d'un monticule patiemment constitué des cadavres que des enfants et même l'esprit de sacrifice d'une mère avait son de ses congénères.Depuis deux heures déjà, les petits tas de prix.La tension devenait palpable, surtout le dimanche matin, fourmis e'crapouties se succèdent en rangs bien alignés sur le per- sans doute à cause de la proximité de ce Dieu qui les attendait ron.Sur SON perron.tous, là-bas, pour la messe de 11 heures.Dans la maison, le père, en chemise blanche et rasé de près, Et puis, l'eau bouillante dans laquelle mijotaient les patates, s'est abrité, comme d'habitude, derrière un journal, confortable- débordait sur le rond de poêle, ou alors son mari oubliait de s'ac-ment calé dans le lazy-boy qui trône au salon.La mère encore en quitter d'une tâche importante, ou encore tout simplement le jaquette bien que maquillée, ne cesse de courir à gauche et à téléphone se mettait à sonner.Nul ne sait ce qui déclenche la droite en écumant.La cuisine résonne des ordres qu'elle hurle à crise ce matin-là.Mais, comme d'habitude et instinctivement, sa tout vent.En l'entendant à travers la porte moustiquaire, le petite soeur tente d'échapper aux mains de sa mère qui la ramène garçon sursaute imperceptiblement et tend l'oreille un instant promptement à elle.La fillette se met à pleurer et la mère lui crie jusqu'à ce que le rire des enfants dans le parc l'arrache à ses pen- de se taire, ce qui, bien entendu, accroît davantage sa terreur et ses sées.CLAC! CLAC! CLAC! pleurs.À ce stade, la mère, excédée, finit par lui donner une fes-Tous les dimanches, c'est la même histoire, le même branle- sée carabinée et l'envoie brutalement rouler dans sa chambre tan-bas de combat, la même urgence.La même terreur aussi.Le ren- dis que le père court essayer de trouver quelque chose d'utile à dez-vous familial hebdomadaire à l'éel ise avec le Dieu terrible de faire a la cuisine.Tout ce temps-là, la mère n'a de cesse de hurler JOURNAL L'ITINÉRAIRE MONTRÉAL \u2022 AOUT 2001 et de déverser des flots d'amertume en implorant son Dieu, lui demandant pourquoi IL l'accable ainsi d'épreuves.Accroupi sur le perron, le garçon entend tout.L'hécatombe des fourmis s'est d'ailleurs accélérée à mesure que le ton monte dans la maison.CLAC! CLAC! Le massacre bat son plein mais une sourde angoisse l'étreint et les petits tas de fourmis mortes ne suffisent plus à calmer son agitation.Imaginatif, il décide alors d'élaborer un peu plus les raffinements précédant la mise à mort des bestioles à sa merci.Du coup, il en saisit quelques-unes et leur arrache les pattes du côté droit ou du côté gauche, puis les remet doucement sur le sol.Le spectacle des fourmis ainsi mutilées et affolées qui courent en tournant sur elles-mêmes le remplit d'une joie indicible.Déjà, il respire mieux.Dans la cuisine, les propos s'enveniment entre le père et la mère.Dieu, qui les attend dans une église à deux kilomètres de là, ne doit souffrir aucun retard et le temps, fidèle à lui-même, passe.L'enfer s'installe.Les cris fusant de l'intérieur s'harmonisent étrangement avec les rires aigus et les hurlements de joie qui s'élèvent au-dessus du parc où se déploie l'univers des enfants.Cette étrange musique envahit maintenant le garçon de toutes parts et semble s'accorder à la détresse des cohortes de fourmis décapitées, amputées, sans troncs ni antennes.Elles se tortillent, se tordent ou tentent désespérément, avec toute la détermination propre à leur espèce, d'échapper au fléau incompréhensible qui déferle sur elles.CLAC! CLAC! CLAC! Enivré de sa propre férocité mais étonné du bien-être qui l'envahit, l'enfant s'imagine soudain investit d'un incommensurable pouvoir.Il n'est plus le gardien du perron.Non! Il est le Dieu des fourmis! Soudain, réveillée par les hurlements maintenant entrecoupés de sanglots de la mère, (sans doute se croyait-elle la cause du désarroi de celle-ci) la fillette, qui s'était alors tue, toujours confinée à sa chambre, se remet à pleurer.Interrompue dans la verve grandiloquente de son monologue avec Dieu et le soliloque acidulé qu'elle déverse sur son mari plus ennuyé que contrit, la mère reste un instant sans voix.Puis, à cout d'argument mais désormais au paroxysme de sa colère, elle tourne le dos à son mari et se dirige résolument, en martelant le carrelage verni, vers la chambre d'où s'échappent les pleurs.Dehors, au même instant, le garçon examine avec ravissement les efforts déployés par une minuscule éclopée qui se meut péniblement vers le rebord gazonné.Elle est ralentie dans sa progression par le boulet de son abdomen qui, retenu par une viscère encore humide, rampe misérablement un centimètre derrière elle.Savourant d'avance le sort qu'il lui réserve, l'enfant multiplie les obstacles entre sa victime et l'espace qui lui assurerait la liberté.La porte de la chambre s'ouvre brutalement et la mère, s'ar-rêtant un moment sur le seuil, jette sur sa fille un regard lourd de colère et d'exaspération.La fillette sursaute et cesse un instant de pleurer.Mais, effrayée sans doute par la dureté du regard de sa mère, (car on n'a jamais su si c'était l'espoir d'attendrir le coeur de celle-ci ou la conscience anticipée du sort qu'elle lui réservait qui motivait sa réaction) elle se remet à chialer avec conviction.Après l'avoir violemment saisie par le bras, la mère la sort du lit et la remet brutalement sur ses pieds.Puis, au milieu des cris entremêlés de la femme qui lui ordonne de cesser de pleurer en la secouant énergiquement et ceux de la petite terrorisée qui la supplie à tue-tête de ne pas la frapper, on entend très distinctement le claquement clair et net d'une gifle dans l'air.Un lourd silence s'abat sur la maisonnée.Dans l'instant qui suit, le pouce du garçon s'écrase lourdement, lui aussi, sur l'éclopée qui touchait au but.CROUNCH! Il appuie longuement sur l'insecte de tout le poids de son petit bras puis examine son pouce en souriant, tandis qu'une larme s'échappe de son oeil.Le silence se dissipe peu à peu dans les reniflements et les sanglots de douleurs de la gamine qui reprend son souffle.La mère, exténuée, haletante et prise de vertige, s'appuie maintenant sur le rebord de la porte.Se ressaisissant peu à peu, elle pose un regard ahuri sur le petit filet de sang qui s'échappe du nez de la fillette et qui s'écoule goutte à goutte sur sa jolie robe rose.Encore sous le choc, celle-ci s'essuie compulsivement les yeux et tente d'étouffer les halètements qui soulèvent son corps frêle.La femme jette un coup d'oeil nerveux à sa montre et se mord les lèvres.À ce moment précis, l'homme, arrivé entre-temps derrière elle, pose sa main sur la montre de la femme, lui prend doucement le bras et, après avoir contempler la scène un instant, se penche vers elle en lut sussurrant à l'oreille: «On devrait p'têt aller à messe de midi à 'place, han?» Dehors, le soleil brille toujours et on entend sonner des cloches au loin.Le garçon a grandi.S'il déteste toujours les dimanches matins, tout comme sa soeur, il n'a par contre jamais plus fait de mal aux fourmis depuis qu'il est devenu un homme.tison2000@hotmail.com CENTRE DOLLARD-CORMIER FONDATION DOLLARD-I 1ER Vient en aide au Centre Dollard-Cormier Centre public de réadaptation en toxicomanie - Montréal 3590, rue St-Urbain, Montréal (Québec) H2X 2N8 Tel.: (514) 982-4533 poste 545 Téléc.: (514) 282-5599 Courriel : fondc@cam.org La Toile : centredollardcormier.qc.ca MONTREAL\u2022 AOUT 2001 JOURNAL L'ITINÉRAIRE 71 79 Jeunesse Arrêtons de pleurer sur le sort des enfants et agissons! Dans le cadre de son dossier sur l'enfance, L'Itinéraire a rencontré madame Andrée Ruffo, juge a la Chambre de la jeunesse de Longueuil.En effet, qui de mieux placée pour nous dresser un portrait juste et sans complaisance de la situation des enfants laissés pour compte par le système, que celle qui tente de les protéger depuis plus de 25 ans?Audrey COTÉ L'Itinéraire : En rétrospective de vos 25 années à la Protection de la Jeunesse, constatez-vous une amélioration ou une dégradation des conditions de vie des enfants?Juge Andrée Ruffo : Je constate une dégradation ép ouvantable.Actuellement, je n'ai aucune réserve à qualifier la situation des enfants de désastreuse et ce, à tous les niveaux: psychologique, psychiatrique, thérapeutique, etc.Pour moi, c'est clair, la situation est d'autant plus inquiétante que, dans toutes les régions du Québec, les rapports à cet effet ne cessent de s'accumuler depuis des années.Partout on dit que c'est épouvantable mais, concrètement, on ne fait rien.L'Itinéraire : Y a-t-il trop peu de ressources financières?A.R.: Non, je pense plutôt qu'il y a un gaspillage éhonté.Ce gaspillage-là fait que l'argent ne va pas aux enfants.Malgré les suicides, malgré la toxicomanie, malgré l'errance et la délinquance, on assiste encore à une grande inaction au niveau politique.Le politique ne choisit jamais les enfants comme priorité sociale.Pourtant, et de ça je suis absolument convaincue, la population est prête à se lever pour les enfants et les jeunes.Mais il n'y a pas de volonté politique.Je l'ai dit et répété sur tous les tons.On a pris des moyens terribles pour me faire taire sans toutefois ne jamais nier ce que j'affirme.L'Itinéraire : Quels sont les plus grands problèmes auxquels vous faites face à titre de magistrate qui porte la cause des enfants pratiquement à bout de bras depuis plusieurs années?A.R.: Comme juriste, je peux vous dire que les lois sont bien faites.Le problème, ce n'est pas la loi, c'est l'application de la loi.Un enfant peut recevoir le plus beau jugement de la terre, mais ça ne veut strictement rien dire si l'ordonnance n'est pas appliquée.Photos Jean-Pierre Lacroix Quand un enfant a besoin d'un psychiatre et qu'on me dit que ça ira dans trois semaines, quand on me dit qu'un jeune qui n'a pas voulu prendre de médicament a été attaché, ça veut dire quoi?Et le lendemain, quand on daigne enfin s'occuper de lui, on réalise qu'il n'avait pas besoin de médication.On a voulu le traiter pour rien et on l'a attaché pour rien.A ce moment-ci, je pense qu'il faut dénoncer et agir contre cette violence institutionnelle.Arrêtons de pleurer sur le sort des enfants et agissons! Autrefois, les enfants quittaient le foyer familial.Aujourd'hui, ce qu'on sait par les recherches, c'est que certains parents chassent les enfants.C'est un ultime rejet.On les met dehors avec leurs sacs verts et ça, c'est très bien documenté.Si ces enfants ont déjà une faible estime d'eux-mêmes, on leur confirme qu'ils sont bons à rien.C'est vrai dans les familles et c'est vrai aussi dans la société.La semaine dernière, je suis sortie de la Cour et j'avais une jeune fille qui était à la porte avec ses deux sacs verts.Tout ce qu'elle avait en partage, c'était ses deux sacs verts et elle ne savait même pas où elle s'en allait.Dans la loi, c'est clair que c'est le directeur de la Protection de la jeunesse qui trouve la ressource.Les enfants sont parqués n'importe où et c'est d'une telle indignité! IL ne bénéficient d'aucune ressource adéquate: personne ne s'occupe d'eux.Et après, on est surpris que ces enfants-là cherchent à se faire mal et à faire mal aux autres, mais ils n'ont pas d'autres alternatives! C'est absolument inacceptable! Il y a un gaspillage incroyable.D'ailleurs, ça n'a jamais été aussi terrible que depuis qu'on ne cesse d'injecter de l'argent pour les enfants et les jeunes.Peut-être faudrait-il penser à autre chose.Par exemple, une famille de six enfants en familles d'accueil coûte au bas mot un demi-million aux con- JOURNAL L'ITINÉRAIRE MONTREAL\u2022AOUT 2001 tribuables.Vous ne me direz pas que dans un bon logement, on ne peut pas payer des intervenants sur place pour s'occuper de cette famille: une économie de près de 300 000 dollars.Au lieu de cela, on place les enfants un peu partout et lorsqu'ils reviennent dans leur famille, ils sont étrangers les uns aux autres.Les parents ont été dévalorisés, car ils n'ont pas eu d'aide pour devenir plus compétents.et c'est ainsi qu'on condamne les enfants au placement à perpétuité.On nourrit le problème et les difficultés au lieu de les régler.À long terme, on dépense des millions et on n'accomplit rien comme société.L'Itinéraire : Les opinions que vous émettez publiquement font souvent l'objet de controverse.Comment vivez-vous cette adversité?A.R.: Je vis très difficilement ces moments, mais je vivrais plus difficilement de ne pas l'avoir fait.J'aurais vraiment l'impression de trahir mon serment d'office, mais surtout de trahir les enfants.J'aurais aussi l'impression de trahir tout ce que sont mes valeurs et, ultimement, c'est toujours avec soi qu'on vit.Même si c'est difficile, quand je me retrouve avec moi-même et que je fais mon examen de conscience \u2014pour parler comme quelqu'un de mon âge\u2014 je suis en paix avec ce que je dis.Etre en paix avec soi-même, c'est infiniment mieux qu'être en paix avec les autres.Les 300 plaintes de l'Etat n'ont jamais contredit mes propos mais invoquaient que je manquais à mon devoir de réserve en tant que juge.Je regrette, mais ça appartient aux juges de le dire quand il n'y a pas de ressources pour les enfants et qu'on les voit souffrir à chaque jour.L'Itinéraire : En 1994, vous avez fondé le Bureau international des droits des enfants (BIDE).Quelle est la mission de cet organisme?A.R.: Le BIDE a été créé pour soutenir administrativement le Tribunal international des droits des enfants.C'est un tribunal dont le banc est toujours composé de cinq juges des cinq continents.Nous allons de pays en pays pour dénoncer les abus de droit à l'égard des enfants.On s'apercevait que malgré la Convention, les droits des enfants n'étaient pas respectés.Enfin, le BIDE travaille à développer un protocole qui va garantir le respect des droits des enfants partout dans le monde.À travers nos études, notamment sur l'exploitation sexuelle des enfants, nous avons découvert que les enfants victimes d'abus étaient moins protégés que les enfants délinquants parce que le Protocle de Beijing accorde à ces derniers un certain nombre de droits.Présentement, nous travaillons sur les enfants victimes de conflits armés.L'Itinéraire : En terminant, que pouvons-nous faire pour changer les choses?A.R.: D'abord, il faudrait commencer par encourager les enfants et les jeunes à être ce qu'ils sont.Le défi du parent, de l'enseignant ou du tuteur, c'est de découvrir ce qu'il y a de différent chez l'enfant afin qu'il puisse s'exprimer.C'est le contraire qui se passe actuellement, lorsqu'on découvre que l'enfant est différent: on s'acharne à le rendre conforme au modèle et je pense que c'est là la grande erreur.Je suis convaincue que c'est ça le drame.On tue ce qu'est la personne! Et à partir du moment où l'on décide, en tant que famille, école ou société, de tuer ce que les gens portent en eux, on tue ce qu'il y a de plus grand.C'est ce qui fait qu'on a une société sans espoir, sans relief.C'est ce qui fait qu'on a peu de gens qui osent se lever pour être différents, parce que ce n'est pas admis.Alors qu'on devrait admirer les gens pour leur dif-¦LJJ férence, car le progrès vient de là! Si chaque personne pose une seule action pour venir en aide à un enfant souffrant, je pense que c'est comme ça qu'on va changer les choses.Mais il faut agir selon ses capacités, ses talents.Ce qui compte en fait, c'est d'agir à sa mesure, dans son environnement immédiat.Ça peut être simplement un sourire, un encouragement.Au lieu - de regarder avec méfiance ou mépris un jeune de la rue, souriez-lui, vous verrez à quel point son regard s'illuminera.audreybcote@hotmail.com E MONTREAL* AOUT 2001 JOURNAL L'ITINÉRAIRE 9 | Dossier: Jeunesse Mieux vaut prévenir que guérir nancy ROUSSV Pour parler des problèmes de plus en plus graves chez les enfants et adolescents, L'Itinéraire a rencontré récemment monsieur Moncef Guitouni, psychosociologue qui préconise une méthode préventive multidisciplinaire pour régler les difficultés personnelles avant qu'elles ne deviennent de «véritables problèmes».Monsieur Guitouni, un homme très actif, a fondé la Société de recherche en orientation humaine, le Centre de psychologie préventive et de développement humain et la revue Psychologie préventive.Depuis environ sept ans, il préside la Fédération internationale pour l'éducation des parents (FIEP), une organisation non gouvernementale qui «aide les parents à remplir leur rôle éducatif et qui étudie les problèmes posés aux différentes sociétés par l'adaptation de la famille a l'évolution rapide des idées et des contextes d'existence».D'entrée de jeu, lors de notre rencontre, il rappelle que «l'on parle beaucoup des enfants «a problèmes» mais seulement lorsqu'ils sont en crise.Avant d'en arriver à la crise, les jeunes tentent de s'exprimer et réclament quelque chose.Mais il n'y a souvent pas d'écoute sérieuse de la part des adultes: ce qui envenime les choses.Ilfaut pouvoir capter le message, car au-delà des mots qui peuvent parfois sembler hostiles ou violents se cache une émotion réelle qu'il faut connaître et respecter.Le problème est que, dans notre société, et cela depuis le 18e siècle, on a fait abstraction de l'émotion au profit de la rationalité.Mais pour comprendre les jeunes, il faut que les adultes creusent davantage et arrivent à comprendre «pourquoi» eux-mêmes et les jeunes agissent et réagissent de cette façon».Cette capacité de comprendre, monsieur Guitouni la nomme «l'intelligence émotionnelle».Il a d'ailleurs publié un livre, Au cœur de l'identité: l'intelligence émotionnelle, qui vulgarise ce concept, pour permettre à tous d'y accéder.Moncef Guitouni nous explique que lorsque cette intelligence émotionnelle est enseignée aux enfants (et aussi aux adultes), ceux-ci sont beaucoup plus conscients de ce qu'ils font, des réactions et des problèmes qu'ils ont: en étant conscients du «pourquoi» de leurs actes et de leurs paroles, les enfants doivent se responsabiliser face à leurs actions.C'est cette responsabilité face à soi-même qui permettra à l'enfant et aussi à l'adulte de se comprendre pour savoir ainsi ce qu'il désire réellement.«Cette compréhension est une force dont il faut bien se servir.Je crois que lorsqu'on donne à l'enfant le pouvoir sur sa propre réalité, on lui donne la possibilité d'accéder à l'âge adulte d'une façon responsable», indique monsieur Guitouni.Cette force ainsi donnée aux enfants peut se traduire en un outil essentiel dans la société médiatique basée sur la consommation dans laquelle nous vivons: la capacité de réflexion et de critique qui permet d'arrêter de «subir» les choses et de choisir pour soi-même.En parlant de notre société actuelle, monsieur Guitouni termine sur une note songeuse : «Mes aînés ne m'ont pas légué que du bon, mais ils m'ont légué le goût de bâtir des systèmes pour tenter d'enrayer les problèmes tels l'assurance-santé, les sociétés d'État, l'assurance-emploi, l'assurance-sociale et, avec ça, le goût de bâtir et d'améliorer les choses.Mais nous, que sommes-nous en train de léguer à nos enfants et petits-enfants?Un monde ou tout est consommation et surconsommation, destruction de la faune et de la flore, démantèlement des acquis sociaux, mondialisation aliénante, etc.Où les menons-nous, ces jeunes qui, demain, seront aux commandes?» urbaine@hotmail.com \\ ' Rédaction et mise en pages\u2014J Téléphone: 514.524.5713 Télécopieur: 514.524.2101 Suzanne Chabot Suzanne.chabot ©sympatico.ca GROUPES POPULAIRES.COMMUNAUTAIRES ET FÉMINISTES.SYNDICATS.ORGANISATIONS DE COOPÉRATION INTERNATIONALE.ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES, ORGANISMES SANS BUT LUCRATIF ET COOPÉRATIVES DES SERVICES TAILLÉS SUR MESURE ET BASÉS SUR LE PARTAGE DES MÊMES VALEURS.JUSTICE, ÉQUITÉ, ENTRAIDE.SOLIDARITÉ, PARTAGE DE LA RICHESSE COLLECTIVE, DÉFENSE DES DROITS FONDAMENTAUX Plus de vingt ans d'expérience de travail et de militantisme dans le milieu syndical, populaire et féministe POPCOnn.pour des services de valeurs! I 10 JOURNAL L'ITINERAIRE Ville de Montréal Sammy Forcillo, CA Conseiller municipal District de Saint-Jacques (38) 275, rue Notre-Dame Est Bureau 1.112 Montréal H2Y 1C6 Téléphone: (514) 872-8007 Télécopieur: (514) 872-913) elu@ville.montreal.qc.ca MONTREAL \u2022rArJUT 2001 Le club des petits déjeuners du Québec Robert Dion L'échec et le décrochage scolaire sont reliés directement à la pauvreté.Face au phénomène grandissant, un organisme à but non lucratif, né enl994, vient en aide aux enfants de niveau primaire et vivant en milieux défavorisés, en leur offrant un petit déjeuner complet et nutritif tous les matins de l'année scolaire: le club des petits déjeuners du Québec.Les résultats sont appréciables: amélioration de la concentration et rendement accru, donc meilleures chances de réussite.Judith Barry et Daniel Germain.«Après plus de 6 ans d'existence, l'aide est offerte dans 65 écoles; plus de 6 500 enfants en bénéficient!», affirme Judith Barry, directrice générale du club.Une tâche colossale, exigeant une structure efficace, que Daniel Germain, fondateur du club, a mise sur pied.Le siège social et l'entrepôt principal sont situés à Boucherville.Des bureaux dans l'Outaouais et au Saguenay/Lac St-Jean assurent une bonne répartition de la nourriture en région.Une équipe de 900 bénévoles, principalement les parents des bénéficiaires, oeuvrent dans l'ensemble de la province, environ 15 bénévoles en rotation par école.Des entreprises contribuent à ce succès, par des dons en argent, des commandites de service ou des dons en vivres.Une compagnie de transport fait gracieusement la livraison dans les régions du Québec.Beaucoup de fonds d'aide des employés, particulièrement dans le secteur industriel, participent au financement des activités du club.Pour Judith Barry, «nous ne nourrissons pas seulement des estomacs affamés.Pour beaucoup, ont noté les professeurs, l'assiduité, le rendement et les résultats se sont nettement améliorés.Plus encore, l'estime de soi de ces enfants laissés-pour-compte a changé positivement.Ils sont maintenant heureux de se rendre à l'école le matin».Pour Geneviève Lussier, bénévole à l'école Champlain dans le Centre-Sud de Montréal, «depuis décembre dernier, 50 des 180 élèves de l'école sont inscrits au club et la moitié des bénévoles sont des parents.Déjà, les enseignants ont observé que les enfants sont plus calmes et plus attentifs».Certains élèves ayant bénéficié du service du club au niveau primaire sont maintenant bénévoles dans certaines écoles secondaires, poursuit Judith.«Et les répercussions positives débordent du milieu scolaire: plusieurs parents ont découvert leurs potentiels par le biais du bénévolat et se réinsèrent graduellement dans la société).Daniel Germain a travaillé pour plusieurs organismes d'aide dans les pays du tiers-monde et c'est à son retour d'Haïti qu'il fonde le club.Au «Gala excellence 2000», M.Germain s'est mérité la récompense du courage, humanisme et accomplissement personnel.Il vient d'être I nommé directeur national, où il aura | à réorganiser les initiatives locales I pour l'ensemble du pays.| «Le gouvernement du Québec, reconnaissant notre mérite et notre l'efficacité, octroie un don de 3,8 millions au club, souligne Judith Barry, pour desservir 100 nouvelles écoles.Dans deux ans, nous nourrirons 16000 enfants».Au Québec, il y a au moins 500 écoles en milieux pauvres.C'est un début.lilITIRTIUES LOCALES Plusieurs initiatives locales ont déjà vu le jour dans les écoles de la province, et il y en a une un peu spéciale, organisée par des policiers de ville d'Anjou.Tout a commencé par une collecte dans le temps des Fêtes pour fournir des paniers de Noël aux familles défavorisées.Lors de visites dans les écoles, certains ont remarqué que plusieurs enfants n'avaient qu'une tranche de pain dans leur boîte à lunch.C'est de là qu'est née l'idée de fournir à ces enfants un supplément pour leur collation et leur dîner.Depuis quatre ans, les policiers du poste de quartier 46, organisent des activités\u2014tournoi de golf, soirée casino, etc\u2014 pour amasser des fonds.L'argent recueilli sert à acheter des aliments qui sont ensuite distribués dans quatre écoles de ville d'Anjou.Comme l'explique le sergent Richard Gratton du service de police de la Communauté urbaine de Montréal, «Nous nous comptons chanceux d'avoir des emplois bien rémunérés et c'est pour nous une manière de rendre ce que l'on reçoit en offrant généreusement notre temps pour aider les jeunes de familks défavorisées».Excellente initiative à imiter.robertdion2000@hotmail.com MONTREAL» AOUT 2001 JOURNAL L'ITINÉRAIRE m Dossier: Jeunesse Une ferme de réinsertion dans l'île de Montréal Elyse FREI1ETTE Il existe dans l'île de Montréal une entreprise de réinsertion sociale en agrotourisme pour les jeunes de 18-35 ans, D-Trois-Pierres.Cet organisme gère la ferme écologique du Cap St-Jacques, un havre de paix pour ces jeunes.Grâce à son programme de réinsertion, les jeunes ont un lieu priviligié pour se refaire une vie tout en apprenant à gérer leur quotidien par des objectifs bien précis.Ils développent des aptitudes au travail par l'apprentissage d'un métier qui leur permettra de trouver un emploi à la fin de leur séjour de six mois sur la ferme.D-Trois-Pierres est un organisme sans but lucratif (OSBL) qui accueille 70 jeunes par année sur la ferme.L'organisme existe depuis 1985.Déjà, à l'époque, le besoin d'aide se présentait pour les jeunes en difficulté.Au début, on offrait le service aux jeunes toxicomanes.Aujourd'hui, le programme s'est élargi aux jeunes venant de différents milieux sociaux: jeunes de la rue, décrocheurs, sans emploi.Aucun n'est laissé pour compte.Pour beaucoup d'entre eux, la ferme et l'organisme D-Trois-Pierres deviennent une grande famille.Il y a des critères d'admissibilité pour participer au programme: «être âgé(e) de 18 à 35 ans, être sans emploi et ne pas être aux études, avoir connu des difficultés personnelles majeures et des difficultés à obtenir ou à conserver un emploi, être motivé(e) a entreprendre une démarche de retour sur le marché du travail».Les jeunes apprennent un métier et sont rémunérés sur une semaine de 35 heures.Denis Auger, directeur des ressources humaines, rencontre les jeunes.Une visite de la ferme se fait après la rencontre et les jeunes choisissent le secteur dans lequel ils veulent travailler: ferme, jardin, magasin général, cuisine, service au restaurant et animation.Dans chacun des secteurs, un «formateur-technique» offre une formation de base.Ainsi, les jeunes ne sont pas laissés à eux-mêmes.Chacun est appuyé dans sa démarche par des intervenants qui l'accompagnent dans ses démarches personnelles de réinsertion et est référé à des ressources externes ou vers des groupes d'entraide selon l'aide dont il a besoin.Chacun vit en ville et doit être au rendez-vous dès 7h50 au Métro Côte-Vertu, car le transport entre le métro et la ferme se fait en camionnettes.Les jeunes ont des obligations autant envers leur employeur qu'envers les personnes qu'ils côtoient.Ils apprennent par le fait même à développer une relation saine entre employeur et employé.Les dirigeants ont aussi une entreprise agro-touristique à gérer.Un programme a été créé pour aider ces jeunes dans leur réinsertion sociale.Par le biais de cinq étapes bien précises, les jeunes mesurent ainsi «leur volonté de s'impliquer» tout en acquérant des outils qui leur permettent de se trouver un emploi à la fin de leur formation à la ferme.Ces jeunes sont évalués selon des critères spécifiques tout au long ig de leur programme: «ponctualité et présence au travail, qualité et quantité de travail accompli, soin porté a la tenue vestimentaire, relations avec l'autorité, motivation, initiative, et sens des responsabilités».Trente-huit jeunes participent actuellement à des programmes de formation.Isabelle apprend les techniques du service à la clientèle au magasin général.C'est grâce à une annonce publiée dans Voir qu'Isabelle a découvert l'organisme D-Trois-Pierres.Elle est venue s'informer sur comment se passent les choses à la ferme et elle a décidé d'y rester.Son souhait est de travailler dans un magasin à la fin de son programme le 18 août prochain.Le programme lui a permis d'apprendre un métier, de développer l'assurance nécessaire pour avancer dans la vie et de «retrouver l'estime d'elle-même».Tous les jeunes que j'ai rencontrés sont heureux d'être là.Il est certain qu'il y a des rechutes.Malgré cela, il y a un taux de réussite de près de 70%.Le programme fonctionne tellement bien qu'il fait des petits.«Nous avons acheté une ferme dans la région de follette où nous nous installons le 15 juillet prochain», me dit Jean Lacroix, directeur des services corporatifs.Sur cette ferme, on offrira les mêmes services aux jeunes de cette région.L'organisme D-Trois-Pierres a été nommé gestionnaire technique du site de Boscoville.Il doit en gérer les infrastructures pour que d'autres jeunes puissent apprendre un métier.D-Trois-Pierres est partenaire avec d'autres organismes, tels le gouvernement du Québec, les Centres Jeunesse, l'organisme 1-2-3 Go, pour ainsi faire de Boscoville un centre d'excellence.Toute l'équipe de monsieur Lacroix a confiance dans le potentiel de ces jeunes que la vie a parfois laissés pour compte.Lors de mon passage, j'ai rencontré des jeunes heureux de ce qu'ils vivaient sur la ferme.Même si le programme de réinsertion ne dure que six mois, les intervenants maintiennent le contact avec les jeunes durant les deux années qui suivent leur passage à la ferme.C'est ce qui fait le succès du programme.Gylaine, directrice de l'animation, vous invite à une grande Fête des moissons le 12 août prochain.Cette fête existe depuis 12 ans et est très courue par la population locale.On offre des activités sur place dont une allée des artisans qui vous montreront leur art, des musiciens joueront pour vous divertir et des produits de la ferme seront en vente.Cette fête a été créée pour renouer avec la tradition des fêtes de la moisson pour que les jeunes d'aujourd'hui puissent vivre l'expérience au moins une fois dans leur vie.Pour plus d'information sur les activités de la ferme du Cap St-Jacques, s'adresser au (514) 280-6743.elysefrenette@hotmail.com I 12 JOURNAL L'ITINERAIRE MONTREAL \u2022 AOÛT\"2001 \\m Pourles mm Député de LaurierSainteJTlarie Chef du Bloc québécois 1717, boul.René-Lévesque Est, bureau 205, Montréal (Québec) H2L 4T3 Tél.: (514) 522-1339 Téléc.: (514) 522-9899 427, rue de la Commune Est Montréal (Québec) £ H2Y l]4 Téléphone: (514) 845-3906 Télécopieur: (514) 845-7019 Les Œuvres de la Maison du Père 550, boul.René-Lévesque Est Montréal (Québec) H2L 2L3 Tél.: (514) 845-0168 Fax: (514) 845-2108 Centre d'accueil pour hommes de 25 ans et plus.Prière au Saint-Esprit Saint-Espnl.loi qui résouds lous les problèmes, toi qui éclaires tous les chemins pour m'aider à atteindre mon hul.i qui me donnes le don divin de pardonner el d'oublier le mal que l'on fail, toi qui le trouves à mes côtés dans toutes les circonstances de la vie Je veux, par cette courte pnere, te remercier pour tout el le confirmer une fois de plus que je ne voudrais pas être sépare de loi.même en dépil de loutes tentations maténelles illusoires Je veux être avec toi dans la gloire étemelle Merci pour ta miséricorde envers moi et les miens Vous devez réciter cette pnère pendanl trois jours consécutifs Ensuite, la faveur demandée vous sera accordée, même si elle sous paraît difficile à obtenir Vous devez alors publier cette pnère.y compris les instructions, immédiatement après que votre souhail a élé exaucé, mais sans mentionner la nature de votre voeu Seulement vos initiales devront apparaitre a la fin de cette prière G.G.L peu>>- »»\u2014 \u2022- '\u2014«¦«=, o»-/o,,\u201e |e>° \u201e\\-re non contaminée.Métal, inc/u - '-!L°U.™rlt.eLd,ereUS! Matériaux^e les CENTRE^ sont là ! Une bonne façon, pour les Montréalais, de se débarrasser de leurs vieilles affaires même les dimanches durant l'été! Du 13 mal au 1 septembre Inclus Lundi, mardi, mercredi 9 h à 18 h_ Jeudi, vendredi 9hà20h Apportez à l'Eco-centre le plus près de chez vous les objets et matières dont vous voulez vous débarrasser.Apportez également une preuve de résidence ! Samedi 9 h à 17 h-tnt oU réutilisable, béton, asphalte, bt erre non contaminée.Métal, i instruction usagés, toilettes, lavabos.Appareils fe\\ectro-ménagers, petits et gros, meubles et ordinaires, ordinateurs très obsolètes, vieilles cartouches d'imprimante et autres encombrants indésirables, mais recyclables ou réutilisables^ £neus, vélos, poussettes, trotinettes, ,unette*£ès, ,/en sûr, les résidus verts (feuilles, brar*\u201eeau^ K; 0s- foin) qui seront transformés en «^PJ^e '^0rnpost'- «-e papier, le carton, le P^^ortel ® et /es contenants recyclables.es'dus domestiques dangereux \u2022 RENSEIGNEZ-VO^ Éco-centre de l'Acadie 1200, boul.Henri-Bourassa Ouest Éco-centre de la Petite-Patrie I 100, rue des Carrières Éco-centre de la Côte-des-Neiges 6925, chemin de la Côte-des-Neiges Éco-centre de Saint-Michel 2525, rue Jarry Est Éco-centre d'Eadie 1868, rue Cabot (514) 872-1376 (514) 872-7706 (514) 872-3517 (514) 872-3267 (514) 872-8359 MONTREAL\u2022 AOUT 2001 JOURNAL L'ITINÉRAIRE 131 Dossier: Jeunesse Programme OLO La fondation OLO, organisme h but non lucratif a mis sur pied un programme d'alimentation et de soins favorisant Lt naissance de bébés en santé.Le programme OLO assure la disponibilité de suppléments alimentaires (œufs, lait et oranges) et de suppléments vitaminiques a 16 000femmes enceintes, de la 23e semaine de la grossesse à la naissance.C'est aussi une façon de réduire Us effets de la pauvreté sur la santé des nourrissons et des mères en prévenant la malnutrition.Jean Pierre LACROIX Ce programme existe grâce à généreuse participation de nombreux partenaires et il est administré conjointement par les 134 CLSC de la province.Dans le quartier Centre-Sud, c'est différent, il se fait en partenariat avec des groupes communautaires.Annie Landry, bachelière en économie sociale, du Comité Social Centre-Sud.visite les futures mamans aux deux semaines, pour leur apporter des œufs et des oranges.Une infirmière du CLSC des Faubourgs se charge des vitamines, des bons de lait et des suivis du poids de la future maman.«Les carences en vitamines, en protéines et en fer sont nos principales préoccupations» précise Annie.Les visites peuvent se prolonger au-delà de l'accouchement si la mère allaite son enfant.«C'est l'occasion idéale pour informer sur les ressources du quartier.Les réservations pour les garderies, par exemple, c'est important.Faut s'y prendre des mois d'avance, souligne Annie.On facilite les recherches pour trouver un lit ou une poussette.» Au Québec, 20% des femmes enceintes vivent sous le seuil de la pauvreté.OLO est un investissement santé de première importance qui prévient la malnutrition et ses conséquences dont la naissance de bébés de poids inférieur à la normale.Notre système de santé débourse annuellement 44 millions de dollars pour les soins postnataux de bébés nés prématurément ou pesant moins de 2 kilos.Un séjour en soins intensifs, habituellement de 21 à 34 jours, coûte 1 000$ par jour.Il n'en coûte que 250$ pour offrir quotidiennement un litre de lait, un œuf, une orange ou du jus d'orange durant les 20 dernières semaines de la grossesse.Autrement dit, 1$ en prévention permet d'épargner 10$ en soins.«J'ai un fort pourcentage de participantes provenant de commu- Annie Landry I 14 nautés ethno-culturelles, les Habitations Jeanne-Mance font partie de notre territoire.On retrouve aussi beaucoup de jeunes mères dans le quartier», insiste Annie.Le programme OLO, par l'information et la sensibilisation, est une occasion de stimuler la responsabilisation des futures mamans.» Annie Landry est aussi responsable du programme «Naître égaux, vivre en santé», toujours en partenariat avec le CLSC.Cette activité se déroule en groupe et s'adresse à de jeunes mères.Elle profite de ces réunions pour recruter des participantes au programme OLO et les suivre.«Naître égaux, vivre en santé»: une activité où les mamans préparent en groupe des purées santé pour leurs nourrissons.Le but est de retarder l'ingestion d'aliments solides par une alimentation saine et équilibrée.«La demande est tellement forte, que je n'ai pas besoin de publicité.Le bouche à oreille suffit», déclare Annie.«Ces rencontres sont aussi importantes pour les jeunes mères que pour les bébés.On fait de la bonne bouffe, mais autour d'une table, on échange, confie Annie.On apprend à connaître les autres, on partage des trucs; des amitiés se tissent.» Ces femmes aprennent à se responsabiliser, à se réapproprier du pouvoir sur leur vie.En brisant l'isolement, elles s'ouvrent au monde, reprennent confiance.Dans certains cas, ça se traduit par la recherche d'emploi et un retour au travail.Une autonomie, sociale et financière, qui permet d'améliorer la qualité de vie.«Nous travaillons souvent dans l'ombre, mais notre action est très importante», admet Annie.Le secteur communautaire, par son approche informelle, permet de rejoindre une population souvent difficile à recruter par les organismes gouvernementaux.jplac@videotron.ca Photo Jean-PierrëTacroix JOURNAL L'ITINERAIRE MONTREAL \u2022 AÔUÏ\"2001 Des parents en otages Patrice mcDonniD En 1997, le ministère de la Famille et de l'Enfance (MFE) se dotait d'une nouvelle politique familiale.Pauline Marois, alors ministre de la Santé, décrivait cette réforme comme une «véritable politique familiale permettant aux familles de mieux affronter les nouvelles réalités auxquelles elles sont confrontées».Lumineuse idée de nos dirigeants, direz-vous.Toutefois, une large part de la population demeure exclue de ces services: les parents qui ont besoin d'un mode de garde souple a temps partiel ou occasionnel et qui utilisent les services d'une halte-garderie communautaire.Mors que ce réseau représente une solution concrète au manque de place dans les services de garde, pourquoi ne reconnaît-on pas, et ne finance-t-on pas ce service qui se définit de plus en plus comme essentiel?En ce moment, des centaines de parents ont commencé à envoyer des plaintes au ministère de la Famille et de l'Enfance pour demander au gouvernement de respecter ce qui se fait au sein des organismes communautaires qui font des miracles avec rien et qui ont développé une expertise en matière de halte-garderie.«Le gouvernement doit entendre et comprendre le plus rapidement possible le message que veulent lancer ces nombreuses familles dont la principale préoccupation reste avant tout le bien-être de leurs enfants», déclare Mme Lise Henry, présidente de Y Association des haltes-garderies communautaires du Québec (AHJGCQ).Le bureau des plaintes du ministère dispose toutefois d'un délai de 45 jours pour répondre à ces demandes.Le 16 juillet est la date limite à laquelle le bureau doit répondre à ces plaintes.Culture CPE Un groupe de travail a été mis sur pied par le MFE, il y a un an et demi.Chargé de réfléchir à des solutions pour reconnaître et financer les haltes-garderies communautaires, ce groupe a soumis une première proposition qui a été refusée par l'ensemble des membres de l'association.Cette proposition ne reconnaissait pas tous les secteurs d'activités des haltes-garderies communautaires et ne permettait pas non plus que les haltes offrent des services à temps partiel.L'objection principale à la proposition du groupe voulait qu'on mette les haltes sous la tutelle des centres de f - * la petite enfance (CPE).On s'est peu préoccupé du financement qui ne prévoyait qu'un petit budget.Une seconde proposition devait être soumise début mai, mais les espoirs des membres de l'association s'estompent; au fur et à mesure que le temps passe, certaines haltes pensent sérieusement à fermer leurs portes ou à réduire leurs services.Les familles se retrouvent alors sans ressource.En somme, le ministère promet depuis au moins un an de reconnaître et de financer les haltes-garderies.Pendant ce temps l'association attend toujours.Si aujourd'hui est garant de demain, où allons nous?Le ministère s'objecte aux haltes-garderies qui n'offrent pas le service à temps plein: pas de système à deux vitesses.Mais quand on ne reconnaît pas la nécessité d'un service de garde à temps partiel réclamé par des parents, la vitesse vient de changer, du moins pour les parents et leurs enfants.Ce que l'on croit plutôt, à l'association, c'est que le gouvernement veut exclure les haltes quand elles relèvent d'organismes communautaires.La réalité Parlons des choses clairement: comme presque tous les systèmes gérés par l'État, le système de garde des CPE se retrouve engorgé.Une mère de famille peut avoir inscrit son enfant sur une liste d'attente d'un des Centres de la petite enfance et attendre deux ans ou plus avant d'avoir une place.De plus, si cette MONTREAL\u2022 AOUT 2001 JOURNAL L'ITINÉRAIRE 151 Jeunesse même mère n'a besoin que d'un service à temps partiel, elle est systématiquement rejetée de la liste d'attente.«On ne veut pas que les CPE offrent des services à temps partiel, mais où donc mettre les enfants?», s'interroge Lise Henry.Manon, une mère de 34 ans, travaille à temps partiel comme serveuse dans un restaurant «fast-food».Elle rapporte à la maison un salaire minime et n'utilise pas les services des CPE, car elle en a été rejetée.Temps partiel, rappelez-vous! La réalité pour Manon, c'est qu'elle dépense une part considérable de son pécule en service de gardiennage.Et on dit qu'on ne veut pas de système à deux vitesses! Toujours est-il que Manon se tourne un jour vers les haltes-garderies : «J'ai rencontré des gens compétents avec le cœur sur la main.Ils comprennent ma situation.Pour moi, c'est un service essentiel.Je ne peux pas aller aux Centres de la petite enfance, je n'ai pas les moyens de me payer une gardienne: j'ai entendu trop d'histoires d'horreur pour confier mon petit à n'importe qui.Si je n'avais pas les haltes-garderies, je ne sais pas ce que je ferais», déclare-t-elle.Seruice essentiel Comme on peut le constater, les haltes-garderies constituent l'alternative valable pour contrer le problème du manque de place dans le service de garde.Le réseau comporte environ 130 haltes-garderies avec une moyenne de 16 places, ce qui représente autour de 2000 places et entre 6000 et 8000 enfants.Pour des parents exclus des CPE pour une raison ou pour une autre, ce service demeure l'option la plus raisonnable.De plus, les nombreux témoignages de parents satisfaits et reconnaissants devraient (on est encore dans les suppositions) au moins inciter à une certaine reconnaissance de ce service, si ce n'est pas du financement.Des actions Le ministère, d'autre part, parle de politique familiale, alors pourquoi plusieurs familles restent-elles encore marginalisées?À ce sujet, l'association a formé un comité chargé de trouver plusieurs actions militantes pour l'automne.Attendez-vous à en entendre parler, c'est un dossier chaud.Ce qui reste incompréhensible, c'est qu'encore une fois et trop souvent, les principales victimes sont celles qui n'ont pas de voix: encore les enfants.En bout de ligne, ce sont eux qui feront notre avenir.Peut-être les dirigeants et les grands penseurs de notre pays devraient-ils prendre ce fait en considération.patrice_mc_donald@hotmail.com Ville-Marie u n t o t__a «__a ' _ i / / O A U 91,3 fm Montréal 100,3 fmSherbrooke ne programmation diversifiée et captivante 24 heures à l'écoute de la vie 140 émissions par semaine 110 animateurs et chroniqueurs 150,000 auditeurs en quête de musique de qualité, de réflexion et de partage 30 organismes communautaires participants éclairer, divertir, informer, contribuer au progrès humain, social, culturel et spirituel Dans un monde en changement, Radio Ville-Marie: une voix réconfortante qui fait chaud au coeur 1-877-668-6601 - fêje,t>te,\\ à, L'éo&tcte, ! - (514) 382-3913 Radio Ville-Marie est récipiendaire du prix international Agnellus Andrew Pour obtenir l'horaire détaillé : Radio Ville-Marie 505 ave.du Mont-Cassin, Montréal, Québec H3L 1W7 Tél.: (514) 382-3913 Télécopieur : (514) 858-0965 Sans frais : 1 877 668-6601 Internet : www.radiovm.com courriel : cira@radiovm.com I 16 JOURNAL L'ITINÉRAIRE MONTRÉAL \u2022 AOÛT 2001 Les jeunes et l'Internet Luc DEDIS Pour alléger la lecture, les liens vers les sites mentionnés dans cette chronique seront disponibles à www.iquebec.com/mes-coups-de Ateliers de groupe > Stages en entreprise > Suivis individualisés > Activités post-formation > Support dans la recherche d'emploi Tu es > Agé(e) de 16 ans et plus > Motivé(e) à intégrer ou réintégrer le marché du travail > Démuni(e) face à l'emploi Les services du GIT sont offerts grâce à la contribution financière d'Emploi-Québec Québec! .Cl u .ci a Groupe Information Travail > 2260, av.Papineau > Montréal (Québec) H2K 4J6 > git@videotron.net MONTREAL' AOUT 2001 JOURNAL L'ITINÉRAIRE 1 23456789 1011 12131415 8 10 11 12 13 14 15 \t\tI\t\t¦ 1.¦\t\tI _¦\t\t ¦\t¦\t¦\t¦\t HORIZONTALEMENT 1- Action de dépenser à tort et à travers.\u2014 Adj.Possessif.2- Oubli, lacune.\u2014 Nimbus et cumulus.3- Indique un Lieu.\u2014 Société anonyme.\u2014 Ver vivant enfoui dans la vase du littoral.4- Fleuve d'Afrique centrale.\u2014 Situé entre le grand mât et le beaupré (Plur.) 5- Ricané.\u2014 Projet dont la réalisation est impossible.\u2014 Petit rongeur au pelage gris.6- Qui arrive sans qu'on y ait pensé.\u2014 Jeune fille.7- Qui est sans compagnie.\u2014 Dans une expression signifiant, «ne plus savoir ce que l'on fait».\u2014 «Perdre les.».8- Réfléchir la lumière avec des éclats scintillants.\u2014 Economiste allemand, mort en 1846.9- Prince, dans les pays musulmans.\u2014 En jazz, style d'impro- visation vocale.\u2014 Pièce de bois ou d'acier, cylindrique, fixée verticalement sur le pont d'un navire pour enrouler les amarres.10- Bonne action chez les scouts.\u2014 Souverain de Russie.\u2014 Chacun des segments qui composent un polygone.11 - Boisson japonaise alcoolisée.\u2014 Qui exprime un avis commun à tous.\u2014 Molybdène.12- Fleuve de Russie.\u2014 Changement dans le plumage, le poil.\u2014 Rivière du Zaire.\u2014 Convention établie par la morale, la vie sociale, etc.13- Designer américain, né en 1907.\u2014 Rad.\u2014 Chef de bande.14- Paresseux d'Amérique tropicale.\u2014 Fer.\u2014 Chicorée à larges feuilles que l'on consomme en salade.15- Indiquée, signalée.\u2014 Femme d'Osiris.VERTICALEMENT 1- Tendance à exalter la valeur morale de la douleur, en partie, de la douleur physique.\u2014 Lien de parenté.2- Se représente par l'esprit.\u2014 Capitale du Swaziland.3- Lithium.\u2014 Embarcation de grande dimension des Inuits.\u2014 Larve du hanneton.4- Rendre moins rigoureux.\u2014 Oiseaux d'Australie.5- Recueil des 150 psaumes bibliques.\u2014 Coutumes.6- Deux.\u2014 En philosophie, puissance éternelle émanée de l'être.\u2014 Qui a de gros os.\u2014 Marque le dédain.7- Aptitude innée.\u2014 Gros oiseau palmipède au long bec.\u2014 Sol des régions désertiques.8- Affaiblissement.\u2014 Outil à main servant à effectuer des filetages à l'intérieur des trous de faible diamètre destinés à recevoir des vis.9- Partie molle du pain.\u2014 Sort du fondement.\u2014 Négation.\u2014 Désigne la 3e personne.10- .de Castro.\u2014 Terme de belote.\u2014 Large ceinture de crin portée sur la peau par pénitence.11- Chaîne de montagnes de Russie.\u2014 Espar horizontal sur lequel est enverguée la partie basse d'une voile triangulaire.12- Communauté d'individus unis par la langue, l'histoire, les traditions à se constituer en État.\u2014 Éclats de voix, de paroles.13- Caractère de ce qui est remarquable en son genre.\u2014 État d'Asie du Sud-Est.14-Pron.personnel.\u2014 Prénom de l'écrivain américain Hemingway.\u2014 L'une des Comores.15-Dieux guerriers de la mythologie germanique.\u2014 Petites planètes.LA RICHESSE EST LE FRUIT DES EFFORTS DE LA MAJORITÉ LAW RICHESSE Confédération des syndicats nationaux 1601, ov De Lorimier, Montréal, H2K 4AA5 Tél.: 1 800 947-6177 CSN Daniel Dubois Gérant administrateur 501, rue Mont-Royal Montréal (Québe) H2J 1W6 Tél.: 521-3481 Fax: 521-1660 I 34 JOURNAL L'ITINÉRAIRE MONTREAL \u2022AOUT 2001 axas.t Le samedi 14 juillet s'éteignait Marcel Jutras Jr.Ses lecteurs le connaissaient sous le nom de Marcel Junior.Comme camelot, c'était un homme toujours souriant, aimé de tous.Ses clients le rencontraient, avenue Mont-Royal près de la rue Papineau, assis sur sa chaise; il les accueillait à bras ouverts.Malgré sa grave maladie, nous, à Lltinéraire, n'avions jamais entendu Marcel se plaindre ou se comporter en victime.Il venait chercher ses journaux et se rendait à son point de vente de façon régulière.«C'était un gars de la gang, un des nôtres» disent les camelots.Sa disparition a créé un grand vide à L'Itinéraire.Malgré notre peine, nous ne pouvons nous empêcher de compatir aux souffrances que Marcel 1Ç52 - 2001 endurait jour après jour.C'est sa spiritualité qui le faisait avancer, qui lui donnait le courage de continuer malgré sa santé hypothéquée.Lamour qu'il portait à ses enfants a touché plus d'un lecteur, et l'espoir qu'il entretenait de renouer une relation avec eux, lui apportait la motivation de continuer son combat et d'essayer encore à s'en sortir.Oui, Marcel s'en sortait; sa route a été difficile, mais il n'a jamais ménagé ses efforts; sa persévérance et son assiduité dans son engagement auprès de Lltinéraire en font foi.Lltinéraire offre ses plus sincères condoléances à sa famille: entre autres à ses enfants Pierre et Robert, à sa sœur Diane, à ses frères Daniel, Jean-Marc, Martin, Sylvain, Yvan et à Lise son amie de longue date.axcsL, nom ts ioulzaLéoni as éxouusx snj-in [a ^Paix. LL® [tïra®lnjdl Le Café électronique pour personnes démunies est unique en son genre à Montréal.Il offre à tous et toutes la possibilité d'utiliser un ordinateur à peu de frais.En effet, il n'en coûte que 1$ l'heure pour faire du traitement de texte ou naviguer dans Internet.(Contribution volontaire 3$ pour ceux qui le peuvent).Le personnel sur place se fera un plaisir de vous aider.Si vous le désirez, vous pourrez aussi vous inscrire à une séance de formation.Ce projet a été réalisé grâce, entre autres, à la participation de Vidéotron et du Gouvernement du Québec.1907, me AmherSt (angle Ontario est) Tél.: (514) 597-0238, poste 31 Atelier de formation \u2022 Navigation sur Internet \u2022 Recherche \u2022 Traitement de texte \u2022 Courriel Inscriptions: à l'Espace Internet, 1907, rue Amherst (angle Ontario est) 10$/2 heures (Formations de groupe aussi disponibles) Pour toute information: (514) 597-0238, poste 22 format2000@hotmaii.com "]
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