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L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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L'itinéraire, 2000-01, Collections de BAnQ.

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[" ON ULTRA-RAPIDE - ACCÈS GARANTI EN TOUT TEMPS - TEMPS D'UTILISATION ILLIMITÉ1 - LIBÈRE VOTRE LIGNE TÉLÉPHONIQUE (514) 281-6661 ou 1 888 281~6661 http://internet.videotron.ca internet otron Vidéotroi L'incomparable puissance du câble, lire service.L'Itinéraire est produit et vendu en majeure partie par des sans-emploi, des personnes itinérantes, ex-itinérantes, alcooliques ou toxicomanes, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sur le marché du travail.Pour chaque numéro vendu 2 dollars, 1 dollar revient directement au camelot.Les prolits de L'Itinéraire servent à financer les coûts de production du journal, les projets de réinsertion sociale, et le Calé sur ia rue, destiné aux personnes itinérantes.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent toute autre chose que le journal, ils le font à titre personnel.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus ou le comportement des vendeurs, communiquez sans hésiter avec le responsable de la distribution.Michel Desjardins au (514) 597-0238, poste 32.InFo pom vencJre L'Itinéraire.Cifc sur lu RVl, ai 1104, rue Ontarjo Est (coin AmIhrst) Des gens de la rue ou de milieu modeste se côtoient au Café sur la rue dans une ambiance agréable.De bons petits repas sont servis par des personnes en réinsertion sur le marché de l'emploi pour la modique somme de 3,50$.Un cuisinier leur apprend à travailler et à gérer une cuisine.Les personnes à faible revenu peuvent se procurer une carte de membre au coût de 5$ et obtenir un repas à 2,25$, pour une période d'un an.La formation professionnelle des travailleurs(euses) au journal L'Itinéraire a été rendue possible grâce, entre autres, au Ministère de la Métropole, à la CDEC du Plateau Mont-Royal/ Centre-Sud, à la ville de Montréal, à la Régie régionale de la santé Montréal-Centre et à l'UQAM.Attention aux fraudeurs! Nous tenons à vous rappeler que personne n'a le droit de faire du porte-à-porte ou de solliciter des dons auprès des commerçants ou des particuliers au nom de L'Itinéraire ou de Dans la rue.Dites non aux fraudeurs et faites parvenir directement vos chèques aux organismes. 1907, rue Amherst, Montréal (Québec) H2L3L7 Tél.: (514) 597-0238 Fax:(514) 597-1544 Courriel: itineraire@videotron.ca Site interner, http://ttineraire.educ.infinit.net L journal L'Itinéraire a été fondé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d'aide et malsons de chambres.Depuis mai 1994, il est vendu régulièrement dans la rue.Rus de la moitié de cette publication est rédigée par des personnes ayant connu Rtinérance.Les articles écrits par des journalistes pigistes professionnels portent la mention «collaboration spéciale».Le groupe communautaire L'Itinéraire est un organisme de charité fondé en 1989 pour aider les itinérants.s.Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'it-inérasce, l'alcoolisme ou la toxicomanie.Conseil d'administration du Groupe communautaire L'Itinéraire: Président: Mario Lante Vice-président: Luc Lenoir Secrétaire: Réjean Mathieu Trésorier: Guy Lapointe Conseillers: Claudette Godley.Gabrlelle Girard, Pierre Drouin Comité de direction: Denise English, Ariane Pelletier, Manon Laiiberté, Michel Oesjardins Équipe de production du journal: Rédactrice en chef: Manon Laliberte Comité éditorial: Réjean Mathieu.Luc Lenoir Adjoint à la rédaction: Jean-Pierre Lacroix Collaborateurs: Cvivie Gingras, Gma fvterolle.Myriam fefmiu, Marcel Junior, Pierre Oemers, Pierre Hamel, Maxime Vatcourt, Aiain Coulombe, Jean-Pierre Béliveau, Gilbert PoulioL Roger Bélanger, Michel Côté, Michel Desrochers, Richard Laroctielle, Claude (Tt-Pet).Robert Dion, Éric L\u201e Jacques Oelorme, Léo-Paul Lauzon Photographes: Jean-Pierre Lacroix U lustration: Benjamin Armstrog, Patrick Lamoureux Révision: Marie-TJiérèse Déry, Michête Jolicœur, Roxanne Bilodeau, Mariette Ethier-Morand, Marie-Paule Arbour, André Martin Mots croisés: Gaston Pipon Infographie: Suzanne Raymond Responsable de la distribution: Michel Oesjardins OistribHtJonîMichèle Wilson, Denis Blanchard, Alain Coulombe imprime»: Hebdo Litho Tirage: 20 000 exemplaires vendus par des itinérants et des sais-emploi dans les rues du centre-ville de Montréal.Administration du groupe: Responsable: Ariane Pelletier Publicité: Éric Cimon Secrétaire-comptable: Sylvie Boos Responsable du Calé sur la rue: Denise English.Mario Lanthier (adjoint) Responsable de Calé électronique: Sébastien Langiais ISSN 1481-3572 L'Itinéraire est membre de la nasna l'Association nord-américaine dés journaux de rue AMECQjg Son tirage est certifié par r Sommaire Communautés virtuelles 4 ÉDITORIAL DU MOUVEMENT JUSTICE 12 CAFE INTERNET DE L'ITINÉRAIRE OPERATION SalAMI 32 MOTS DES LECTEURS Actualités 5 Jean-Pierre Lizotte 9 Non au travail qui tue 24 Cactus 25 Lézart Plastique 27 Pauvreté en Inde Chronique Le virtuel 11 Internet sur la sellette 14 La cryptographie 18 Sexe et politique virtuels 22 Château virtuel 25 Prof Lauzon 30 NOTRE PROCHAIN NUMERO Les jeunes se prennent en main et entrevue exclusive avec Éric Lapointe MONTRÉAL «JANVIER 2000 JOURNAL L'ITINÉRAIRE 31 EDITORIAL Manon Laliberté et Georges-A.Gosselin L'opinion publique en a aujourd'hui ras le bol de cette force constabulaire pour ne pas dire patibulaire, qui s'arroge tous les droits et manipule la Justice comme bon lui semble, se relançant la balle à qui mieux mieux afin de noyer le poisson.L'immense majorité des gens conviennent, la mort inexpliquée (parce qu'inexplicable?) de Jean-Pierre Lizotte, gardée sous silence pendant beaucoup trop de semaines, est une des plus belles bavures policières qui se puisse trouver.Le PAS.de la me Une initiative des petits frères des Pauvres) 1699 Amherst (entre Ontario et de Maisonneuve) Ouvert de BhOO < IhOOpm) à 17h00 (5h00pm) Centre de jour et de référence pour les personnes de 55 ans et plus en situation de précarité ou itinérantes.Nous sommes à la recherche de bénévoles pour: - notre centre de jour - des visites d'amitié à domicile/hôpital \u2022 des accompagnements (médecin, clinique de jour, etc.) - un projet de café-rencontre pour femmes À qui profite le crime?Ils ont poussé l'outrecuidance jusqu'à faire subrepticement incinérer le corps, une fois l'autopsie terminée, empêchant ainsi toute possibilité de contre-expertise.N'est-il pas de notoriété publique que ces messieurs en uniforme protègent leur job et leur pension?En quel honneur ont-ils, eux, le privilège d'avoir une sécurité d'emploi blindée?Serait-ce parce qu'ils ont l'arme à la ceinture et que celui qui ose parler craint (peut-être à raison?) de subir le même sort que Jean-Pierre Lizotte?Nous avons ici un exemple flagrant de l'esprit mafieux qui semble avoir imprégné le vaillant corps de police du SPCUM.Le fait que la SQ s'occupe du cas ne constitue pas un gage de justice ou d'impartialité, loin de là! La police qui enquête la police.Allons, donc! Emprisonner un policier après un coup comme celui de l'affaire Lizotte?Le nouveau venu ne ferait pas long feu derrière les barreaux, surtout qu'il y a eu mort d'homme.Chose ironique, ce pauvre Jean-Pierre était un ancien prisonnier.Il était peut-être même bien apprécié des gars «d'en dedans», qui sait?Dans l'émission «Point de Presse* diffusé la veille de l'impression du journal, le ministre de la justice avait décidé de ne pas créer une police des polices.On verra ce que ça donne.Pourquoi faudrait-il que le traitement réservé-aux fautifs (toujours présumés) soit différent?À ce stade-ci, nous parlons de rapport de classes mais ça, c'est un sujet tabou.Alors s'adresse-t-on différemment selon que l'on parle à un médecin ou à un charbonnier?En attendant, Lizotte est parti.Dans notre société, le fric est plus important que l'individu.Après tout, ça fait juste un BS de moins, doivent-ils se dire?Là est toute la question.Après cela, ces bons dirigeants dépenseront des petites fortunes pour des campagnes de publicité visant à améliorer leur «look».Balzac, avec sa \u2022Comédie humaine», doit se tourner dans sa tombe, tout comme Jean-Pierre.Veuillez contacter Hervé Delia Tel: (514) 526-Paget: (514)920- Libera 1699 8137 I 4 JOURNAL L'ITINÉRAIRE MONTREAL \u2022 JANVIER 2000 BILLET D'OPINION Chronique annoncée d'une autre brutalité policière Cylvie Gingras, Il est déplorable que certains journalistes (sic) aient profité de la mort tragique de Jean-Pierre Lizotte pour faire le procès de la victime au lieu de parler de la brutalité policière à l'égard des sans-abri.Les vraies questions ne sont pas de savoir qui était Jean-Pierre, ni de juger son mode de vie, mais bien plus de s'interroger à savoir pourquoi aucune accusation n'a été portée contre le portier du bar?Pourquoi le délai de 53 jours avant de savoir qu'un des nôtre s'était fait violemment tabasser au point de paralyser et de mourir?Pourquoi le département des communications de la SPCUM ne nous a pas dit que Jean-Pierre était à l'hôpital Hôtel-Dieu?Des questions, il y en a beaucoup.Aurons-nous des réponses claires?Les deux problèmes majeurs de sa vie: le manque de femmes et la consommation abusive de cocaïne intraveineuse.Comme tous les autres, lorsqu'intoxiqué, il devenait fou.des femmes! Si, dans ces moments, il ne contrôlait pas toujours ses pulsions, jamais il n'était agressif ou violent; ni verbalement et encore moins physiquement.D'ailleurs, il n'était pas «équipé» pour se battre contre qui que ce soit, encore moins pour résister à plus fort que lui, si ce n'était ses démons.Jean-Pierre Lizotte avait le sida et une hépatite.La peau sur les os.Cent livres de souffrances sur deux pattes.La liberté à tout prix Attention, il n'était pas que ça.Entre autres, il était libre! Libre de ne pas entrer à Old Brewery Mission., par exemple.Il préférait se passer de souper (même s'il n'avait pas mangé de la journée), juste pour jouir du soleil plus longtemps et pouvoir ensuite coucher à la belle étoile.en bonne compagnie! Cré Jean-Pierre, va! Ces petites choses de la vie, faites de rien, il savait les apprécier mieux que personne: il en avait trop manqué.Un bout de stabilité Il avait réussi à obtenir une place chez «Ma cousine Evelyne», une petite résidence pouvant accueillir neuf sidéens.Ce fut la période la plus stable de la vie de Jean-Pierre.Il a beaucoup apprécié son séjour et recommandait «Ma cousine Evelyne» chaudement à ses comparses de rue.L'Itinéraire offre ses condoléances aux membres de la famille Lizotte, à ses chums de Bordeaux, aux intervenants et usagers de «Chez ma Cousine Evelyne» ainsi qu'à ses amis de la rue.Pourquoi attendons-nous que de pareilles' choses se produisent pour réagir?Nous souhaitons que la lumière soit faite sur toutes les circonstances entourant la mort de Jean-Pierre Lizotte.Que justice soit faite.JOURNAL L'itinéraire 51 Mots des camelots Michel Côté Camelot, Pointe-aux-Trembles À tous les lecteurs En ce début de l'an 2000, je voudrais profiter de l'occasion pour remercier tous les lecteurs de Pointeaux-Trembles qui m'encouragent, leur souhaiter une bonne et heureuse année, et tout le bonheur possible.Je voudrais aussi remercier le Carrefour de la Pointe et le magasin Maxi.Maxime Le camelot de l'an 2000 La première fois que j'ai commencé à travailler avec l'ordinateur c'était pour écrire un texte.J'ai trouvé ça très difficile, assez pour me décourager.Étant plutôt déterminé, j'ai préféré persévérer et apprendre par moi-même plutôt que d'aller suivre des cours.J'ai donc fait mes premiers balbutiements informatiques au Café Internet, maintenant déménagé à côté du journal, au 1907 rue Amherst.Cette petite machine électronique, mystérieuse au départ, est devenue rapidement un outil de tra- vail indispensable pour écrire mes textes.Être camelot, c'est très dur parce que ça me prend beaucoup de temps pour écrire mes textes.Avec Internet, j'apprends plein de choses.Je voudrais dire à ma clientèle, majoritairement composée de femmes, que j'apprécie votre support et que je vous souhaite une bonne et heureuse année 2000.Michel Desrochers Camelot, rue Mont-Royal Le virage ambulatoire Tout en rageant, avec raison ou non, plusieurs se sentent manipulés par le système, écoeurés des attentes ou frustrés de ne pouvoir être hospitalisés ou de subir une opération en retard.Le fameux virage et le manque de personnel font peur à beaucoup de gens, surtout les plus âgés, et avec raison.Cependant, j'aimerais parler de mon expérience.J'ai récemment subi une opération pour une tumeur maligne au' pancréas (de la grosseur d'un oeuf), entraînant l'ablation partielle du pancréas, du duodénum et de l'intestin, en plus de l'ablation totale de la rate.Le tout fut suivi de 25 traitements de radiothérapie pendant 25 jours, doublé de trois séances de chimiothérapie au début, et de 3 à la fin, pour finalement gagner le gros lot: six mois de chimiothérapie en boni.J'en sors plutôt amaigri avec 107 livres en moins, mais aussi satisfait, malgré mon malheur.Je voudrais souligner que le personnel médical qui subit les affres du gouvernement en plus de celles des patients continue à donner un service cordial avec le sourire et reçoit les gens avec amour et attention.Je parle en particulier du département de chimiothérapie où les infirmières se dévouent pour assurer le soin des patients et les réconforter le plus possible.Ce sont toutes des personnes merveilleuses et j'en profite pour les remercier publiquement.Elles le méritent pleinement et je leur suis très reconnaissant.Bonne et heureuse année 2000 à vous toutes.Marcel junior Camelot SAQ, Mont-Royal et Papineau La coqueluche de la rue Mont-Royal Les premières fois que je l'ai vue, je n'en croyais pas mes yeux.Très belle, cheveux blonds, 5'3 environ, le maquillage impeccable.Une vraie petite coqueluche.Elle a une démarche très fière et se nomme Louise.Elle a 81 ans, on lui en donnerait 62 maximum.Elle m'a confié qu'elle a travaillé pendant 15 ans dans une banque.Je lui ai demandé comment ça se pouvait qu'elle soit aussi en forme que ça: «J'ai fait beaucoup de sport dans ma vie».Pour ma part, je la trouve too much.Elle ne m'a jamais acheté de journal, mais qu'importe.Elle vient toujours chercher ses deux petits bisous à chaque fois qu'elle me voit.J'ai plusieurs clientes sur le Plateau Mont-Royal qui m'aiment et qui se confient à moi.Ça me sort de ma solitude et je me fais des amis.pense.Encore merci de votre encouragement et surtout d'être là.Claude dit Ti-Pet Camelot, Métro Longueuil Comment.Comment aurais-je pu connaître l'amour si je n'avais pas connu la haine?Comment pourais-je dire que je suis ignorant si on ne me l'a pas appris?Non, je ne suis pas parfait, merci mon Dieu, car celui qui l'est n'a plus rien à attendre de la vie et moi, j'attends tout de celle-ci.La vie, pour moi, c'est l'amour, l'amitié, la générosité, le partage, le soleil, la pluie.C'est ses joies, ses déceptions, l'ennui, des problèmes, des solutions.Vous voyez que j'ai encore beaucoup à attendre de la vie.Aujourd'hui, le 12 décembre, je suis seul et je m'ennuie, alors j'ai pris le temps de vous écrire.C'est pour moi un moyen de ne pas aller consommer et je vous remercie de tout coeur d'être là à m'aider.Je ne suis pas un écrivain et c'est pour cela que c'est sorti comme ça, peut-être suis-je un peu mélangé, comme moi, je Robert «Bob» Dion Camelot, Montréal Pour le meilleur ou pour le pire?Depuis le début des temps, les gens se sont toujours regroupés pour éviter de se sentir seuls et isolés, et aussi pour mieux s'organiser et se défendre face à certaines situations de la vie courante.Il en a été ainsi pour construire différents projets tels que des villes et des villages, des ponts, des aqueducs, etc.Mais ça été aussi le cas pour mieux se détruire en créant des armées pour faire des guerres.À l'ère de l'électronique et des communications, le même phénomène est, à mon avis, en train de se reproduire.L'être humain, avec sa soif de pouvoir et de cupidité, veut toujours aller trop vite avec ses technologies et ses inventions, sans prendre le temps d'en mesurer les conséquences.Nous en sommes maintenant rendus aux communications par Internet et tous les regroupements qui en découlent.L'idée, à la base, est excellente.Nous pouvons communiquer avec n'importe qui partout dans le monde et nous entraider sur différents sujets.Mais voilà que certains individus s'en servent à des fins plutôt douteuses.Jusqu'à présent, il s'agit surtout de piratages de certaines oeuvres ou d'échanges d'informations sur des sujets chauds tels que sur la fabrication d'armes, de pornographie, etc.D'autres réussissent à pénétrer dans les systèmes des autres à des fins de destructions.Il y a aussi des drogués de l'in-ternet qui ne vivent plus que pour cela, allant même jusqu'à oublier les gens qui les entourent à force d'être absorbés par leurs communications outre-frontières.nvouez vo?dons o l'ordre du Groupe communautaire À l'adresse suivante: 1108, rue Ontario est Montréal (Québec) H2L 1R1 ?Je désire recevoir un reçu d'impôt (Pour tout montant de 10$ et plus) Nom.Prénom:.Adresse:.Tél.: ( ).Montant. Nous n'en sommes qu'à l'état embryonnaire de la navigation et déjà, plusieurs s'en servent à des fins criminelles.Nous avons encore beaucoup à apprendre avant d'en arriver à une bonne utilisation de cette nouvelle technologie.Bonjour, je m'appelle Éric! Je suis tout nouveau dans le domaine, je n'ai pas toujours vendu L'Itinéraire, j'ai commencé ma vie avec de bonnes études et j'ai travaillé à mon compte avec des employés à ma charge.La grosse vie, les gros chars, la grosse argent, la grosse maison.puis mon univers à basculé.Je me suis rendu dans la grosse consommation de drogue avec ma grosse Puissance supérieure qui était moi-même.J'ai tout perdu mes biens matériels.Je ne pensais pas que ça pouvait aller encore plus bas et encore plus mal.Eh, bien! Figurez-vous que oui.J'ai perdu l'estime de moi, j'ai vécu la honte, les remords.La déchéance a été physique, mentale et spirituelle.Le bas-fond total, pire que matériel! J'ai fait la rue, couché dans les shooting gallery, mangé dans les poubelles, ramassé les butch de cigarettes par terre.Et, à bout de course, à bout de souffle, à bout d'espoir, j'ai fait une thérapie qui m'a sauvé la vie.Aujourd'hui, par la grâce de Dieu, j'ai six mois de sobriété.Quel beau cadeau pour le nouveau millénaire qui commence.Une nouvelle vie, de nouveaux défis.Grâce à L'Itinéraire, je peux me sortir de mon isolement, me faire des sous, entrer en contact avec des gens et partager.Merci à vous tous qui m'aidez en achetant L'Itinéraire.Gilbert Pouliot Marie-Anne 2000 fois merci Pour le nouveau millénaire, je voudrais souhaiter à tous Santé, Bonheur, Amour, Paix, Joie et Prospérité, et dire merci à tous de m'avoir encouragé.Grâce à L'Itinéraire, j'ai pu reprendre un nouveau départ dans la vie.Depuis que je vends le journal, je suis moins introverti car le contact avec le public est thérapeutique pour un dépendant comme moi.Le fait d'écrire m'a aidé à retrouver confiance en moi.J'ai l'intention de passer moins de temps à vendre le journal cette année pour faire plus de musique, tout en continuant à m'im-pliquer au journal et dans la rue.Je vois beaucoup de souffrance sur les trottoirs de Montréal et j'aimerais apporter un peu d'espoir à ceux qui voudraient se rétablir de l'alcoolisme et de la toxicomanie.À part l'expérience, je n'ai rien accompli d'extraordinaire dans la vie, mais j'ai 39 ans et on dit que la vie commence à 40 ans.J'ai beaucoup reçu et j'ai l'intention de donner plus cette année, surtout plus de mon temps et partager mon vécu avec ceux qui voudraient bien l'entendre, question de remettre les choses en place, c'est à dire au niveau du coeur car le coeur a ses raisons et il me demande de l'écouter plus souvent.Et je crois qu'il est là, le secret du bonheur.Bonne année à tous et aussi h moi! Richard Larochelle Camelot, Carré Philippe Logement social à prix modique HLM de Montréal, Aux coupures morbides dans le service essentiel d'une porte d'entrée individuelle.Cette aberration de labyrinthe où l'on se perd comme dans une pyramide fait abstraction de la dignité de l'inconnu, celui au petit revenu, le prive de recevoir par courrier des nouvelles d'amitié ou d'amour, de recevoir de la visite: familiale, amicale ou amoureuse.Le sphinx gouvernemental fédéral, provincial, municipal, que répond-il?Être mort-vivant dans ce tombeau des pharaons, isolé dans la solitude ou être sur le bien-être social d'une vie normale avec de la communication, qui répondra de ça?Être à l'abri sans dehors ou sans abri, sans dedans.I 8 JOURNAL L'ITINÉRAIRE MONTRÉAL \u2022 JANVIER 2000 La peau des autres Non au travail qui estropie, empoisonne et tue! Docteur Roch Banville Lanctôt Éditeur ROCH BANVILLE prudes Prtfttu-d'lrtU 8'iuii't Jacques Delorme «Le 21 mars 1989, 7 heures 30 du matin.Dans le long corridor de ce qui était une école italienne, au 6839A, rue Drolet, 2ème étage se trouvent les bureaux de la FATA.Un homme est assis dans l'une des nombreuses chaises alignées le long d'un mur, c'est la salle d'attente.Cet homme d'un certain âge est de race noire.En se levant lentement, sans effort apparent, mais avec élégance, il tend la main et enchaîne: «Je passe en cour ce madn.» Il est vêtu d'un complet sombre, propre, mais légèrement défraîchi.C'est évidemment son costume des grandes circonstances.Une cravate nouée maladroitement au collet non empesé de sa Prière au Saint-Esprit Saint-Esprit, toi qui résous tous les problèmes, toi qui éclaires tous les chemins pour m'aider à atteindre mon but, toi qui me donnes le don divin de pardonner et d'oublier le mal que 1 on fait, toi qui te trouves à mes côtés dans toutes les circonstances de la vie.Je veux, par cette courte prière, te remercier pour tout et te confirmer une rois de plus que je ne voudrais pas être séparé de toi, même en dépit de toutes tentations matérielles illusoires.Je veux être avec toi dans la gloire éternelle.Merci pour ta miséricorde envers moi et les miens.Vous devez réciter cette prière pendant trois jours consécutifs.Ensuite, la faveur demandée vous sera accordée, même si elle vous paraît difficile à obtenir.Vous devez alors publier cette prière, y compris les instructions, immédiatement après que votre souhait a été exaucé, mais sans mentionner la nature de votre voeu.Seulement vos initiales devront apparaître à la fin de cette prière.H.G.chemise blanche lui donne l'allure endimanchée à laquelle il n'est visiblement pas habitué.Il passe en cour ce matin.Ses cheveux poivres et sel trahissent la soixantaine.Longiligne, le visage serein, il est campé bien droit.Il me rappelle ces vieux joueurs de trompette, discrets et élégants, des orchestres de la Nouvelle-Orléans.Issu d'un milieu pauvre, bien visible au milieu des blancs, il entra sur le marché du travail à l'âge de 12 ans.Il eut un premier accident de travail en 1976: chute en bas d'une échelle.Une fracture de la première vertèbre lombaire; arrêt de travail de 7 mois.Suivront une entorse lombaire, suite à l'exécution de tâches lourdes en 1980 et une pathologie lombaire survenue en 1986 en transportant un objet lourd (200-250 livres).À 64 ans, il ne peut définitivement plus accomplir la même tâche.Son crime: 67 ans, accidenté du travail.Sur le marché du travail pendant 55 ans dont les 16 dernières années chez le même employeur.» Voici l'extrait d'un ouvrage courageux, écrit par un homme qui ne craint pas la polémique et qui a à coeur de défendre les femmes et les hommes que la soi-disant civilisation du progrès a transformés en victimes du travail, celui qui estropie, empoisonne et tue! Roch Banville est, en effet, un homme fort connu parmi les accidentés du travail à qui il se consacre depuis plus de 16 ans.Il s'est fait un devoir de dénoncer les PCPP (petits crétins à petits pouvoirs), sans négliger les gros décideurs, ceux qui siègent aux différentes commissions et aux tribunaux de santé et de sécurité au travail, cette véritable jungle administrative, fief incontesté des maîtres de l'approximatif, du simulacre, de l'apparence et du faux.Ce livre fait surtout ressortir l'aberration suivante: «Contrairement aux criminels de droit commun, le travailleur accidenté, lui, a le fardeau de la preuve.» Un ouvrage à mettre entre les mains de tous les travailleurs.Ça presse! Le docteur Roch Banville est médecin omnipraticien et fondateur avec Michel Chartrand, entre autres, de la Fondation pour l'aide aux travailleurs accidentés (FATA) où il travaille depuis sa fondation, en 1983.^^ MONTRÉAL \u2022 JANVIER 2000 JOURNAL L'ITINERAIRE 91 Les camelots du journal se prennent en main J-P Béliveau camelot, métro Laurier À la suite de la parution du dernier numéro (décembre 1999), certains camelots et moi-même ont vu leur article non publié.Cela nécessite nos excuses auprès de nos amis, vous, nos clients à qui nous avions promis des textes.Notre rédactrice en chef ayant été malade, elle n'a pu poursuivre la production du dernier journal.Ceux qui l'ont remplacée ont fait leur possible, mais malgré cela, plusieurs erreurs sont survenues.Nous voulons faire cette mise au point car je crois que nous devons être transparents et honnêtes vis-à-vis de vous, nos clients et amis qui nous supportent.Alcatraz, tous les camelots et moi-même vous souhaitons une très bonne année 2000 et vous remercions pour vos précieux encouragements.Mon rêve pour l'an 2000 Un projet qui me tient à coeur depuis plusieurs années est celui de venir en aide aux personnes et à leurs proches, aux prises avec des problèmes d'itinérance, de toxicomanie et tout ce qui en découle.Cela concerne le sujet du mois, les communautés virtuelles.En 1999, j'ai essayé de partir un courrier du coeur dans le journal.Le fait que nous soyons publiés mensuellement rend difficile de répondre à des questions qui sont souvent urgentes.Plusieurs de mes clients ont trouvé l'idée très, très intéressante.Mon rêve serait d'avoir un ordinateur et l'Internet à la maison.Je me ferais une page WEB sur le site de L'Itinéraire.Une journée ne durant que 24 heures, cela me sauverait du temps car, en plus de vendre le journal, d'écrire dans celui-ci et veiller à pourvoir à mes besoins essentiels personnels et à ceux de mes amis, je n'ai pas toujours le temps d'être au Journal.C'est pour cela que ce projet, d'avoir mon ordinateur, me tient bien à coeur.Ainsi, lorsque j'arriverais chez moi, je pourrais vérifier si quelqu'un m'a soumis un problème.Selon l'urgence du cas, je pourrais répondre immédiatement ou prendre les mesures nécessaires afin de l'aider à résoudre le problème.Dans des articles précédents, je mentionnais que j'avais fait, pendant plus de deux ans, du bénévolat à la Société St-Vincent de Paul, tout en vendant L'Itinéraire.À la fin, j'étais secrétaire de la Conférence Notre-Dame-du-Très-Saint-Sacrement.Là, j'ai acquis mon expérience du déroulement du conseil d'administration d'un organisme à but non lucratif et de l'obligation que celui-ci soit transparent.Ma préocupation d'aider les autres ne date pas d'hier.Cela ne paraît pas, mais en vendant le journal, plusieurs personnes nous soumettent leurs problèmes.Moi, je le fais au meilleur de ma connaissance.Souvent, je vais voir des personnes ressources pour pouvoir les aider adéquatement, ou je les réfère aux organismes en question.Je suis très ouvert à vos commentaires.N'hésitez pas à m'écrire.J'ai maintenant une adresse électronique: beliveaujp@hotmail.com Meilleurs voeux Je tiens à souhaiter une Bonne Année à tous mes clients, mes amis.Une mention spéciale va à madame Villeneuve et à mon ancienne équipe de la S.S.V.P 935-1101 Une écoute respectueuse, anonyme et confidentielle 24 heures/jour 7 jours/semaine Bilingue I 10 JOURNAL L'ITINÉRAIRE Service d'écoute pour personnes en détresse MONTRÉAL \u2022 JANVIER 2000 Les communications virtuelles Virtuel.que veux dire ce mot?Le Larousse façon miraculeuse.Ainsi la distance s'atténue un peu.2000 le définit comme suit: «Qui concerne la simula- S'il est très vrai qu'une machine n'a pas de sentiments, tion d'un environnement réel par des images de syn- elle peut en causer toute une gamme.Ceci n'est qu'un thèse tridimensionnelles».Un peu, beaucoup scien- début, avec la venue du laser et de l'avancement de la tifique, que ce charabia-là.Dans un langage plus clair, micro-miniaturisation, l'apparition de l'image holo- on peut dire que c'est la représentation très concrète graphique, les sentiments deviennent dix fois, si ce n'est d'une réalité qui n'est pas présente ici et maintenant, cent fois plus puissants.Ça promet des moment très donc reproduite auditivement, visuellement, par Tinter- forts émotivement.médiaire de différentes composantes telles que le télé- À l'aube du nouveau millénaire, on retrouve des phone et l'écran de télé, ou le moniteur.Le prolonge- millions de communautés virtuelles à la surface de la ment des rayons lumineux venant du moniteur de l'or- planète.Un exemple de communauté: les amateurs de dinateur est l'application virtuelle la plus courante, de chocolat.Un site internet existe où ils peuvent convers- nos jours.er en direct, échanger des trucs, des recettes et plus Les bénéfices du virtuel nous viennent de très encore.C'est comme une petite communauté loin.Thomas Eddison a crée le premier élément du pre- regroupant des individus ayant les mêmes intérêts.Tous mier outil de la virtualité; la lumière.La télévision vit les sujets imaginables et inimaginables sont accessibles ensuite le jour et offrit une première phase de la virtu- sur Internet.alité.Celle-ci peut donc s'appliquer à plusieurs Les négociations virtuelles sont en voie de domaines et à plusieurs niveaux.La communauté devenir les nouvelles tendances en matière de consom- virtuelle en est un type assez courant et Howard mation, de même que le magasinage virtuel.Faire Rheingold, dans son livre, la définit ainsi: «Les com- l'épicerie en ne bougeant pas de chez soi, tout en se munautés virtuelles sont des regroupements sociocul- promenant dans les allées d'un supermarché est main- turels qui émergent du réseau lorsqu'un nombre suf- tenant chose possible.On confirme une heure de livrai- fisant d'individus participent à ces discussions son et le tour est joué! publiques pendant assez de temps, en y mettant suf- Ce mois-ci, je vous propose quelques adresses fisamment de coeur pour que des réseaux de relations pour offrir vos voeux du nouveau millénaire par la humaines se tissent au sein du cyberespace.Le cybere- cyber-poste.Vous choisissez parmi une série de cartes de space est un mot forgé par William Gibson dans son souhaits ou de cadeaux, et le tout sera acheminé à la fameux roman de science-fiction Neuromancien, nom personne de votre choix, que certains donnent à cet espace conceptuel où des http://www.bluemountain.com/ mots, des liens affectifs, des données, de l'information http://www.cybercartes.com et du pouvoir sont produits par ceux qui utilisent la http://www.steval.qc.ca/cadeaux.htm télématique».Je vous laisse en vous souhaitant une heureuse année en Au début, ces regroupements devaient s'en tenir ce début de millénaire et vous remercie de l'encourage- à l'audio (le téléphone).Avec la venue des caméras et de ment que vous apportez à la communauté virtuelle que la télé, on peut maintenant converser tout en se voyant, nous formons, vous, les lecteurs et nous, du groupe avec l'unique avantage ou désavantage de ne pouvoir se communautaire L'Itinéraire.N'hésitez pas à me com-trouver réellement avec notre interlocuteur.Le contact muniquer vos commentaires et opinions, il me fera devient presque tangible.Si vous possédez un ordina- plaisir d'y répondre.teur et êtes branché sur Internet, vos proches, éloignés Roger, dit Le Rebellé géographiquement, peuvent se rapprocher de vous de http://itineraire.educ.infinit.net MONTRÉAL \u2022 JANVIER 2000 JOURNAL L'ITINÉRAIRE A lire, si vous n'êtes pas encore «branché» Jean Pierre Lacroix Le nouveau Café Internet de L'Itinéraire Le Net.Le Web.Les nouvelles technologies de communication et d'information.Le courriel.L'Internet: mode ou outil essentiel?On en parle partout.Qu'est-ce, au juste?Le principe de l'Intenet (Net pour les initiés) repose sur la notion de réseau (le diminutif Net provient de Network).À sa plus simple expression, un réseau c'est deux ordinateurs reliés ensemble par un câble pour partager des fichiers et une imprimante.Internet est un immense réseau à l'échelle de la planète, reliant des millions d'ordinateurs - PC et Mac - entre eux.Le Web (toile, comme dans toile d'araignée; une autre façon de décrire un réseau) ou WWW (World Wide Web, la grande toile mondiale, le super grand réseau) sont accessibles en connectant un ordinateur, par l'entremise d'un modem (de modulateur et démodulateur), à un super ordinateur d'un fournisseur d'accès.Ce super ordinateur est branché en permanence avec d'autres serveurs à travers le monde, qui sont reliés par modem à d'autres ordinateurs.Donc, pour se «brancher» il faut s'abonner chez un fournisseur d'accès, qui nous offre une adresse de courriel (la contraction de courrier et électronique; traduction de e-mail, e pour electronic et mail pour courrier) et un mot de passe pour accéder aux services offerts.Selon les régions, on peut se brancher par une ligne téléphonique, par le câble et par câble optique.Ce que le fournisseur nous offre, c'est du «temps» de branchement.Le prix varie en fonction des heures d'utilisation.Il existe des forfaits de quelques heures par mois pour les petits utilisateurs, jusqu'au temps de connexion illimité pour les mordus.Il est possible ainsi de parcourir «virtuellement» le monde et d'échanger de l'informadon avec tous les ordinateurs branchés au réseau.On peut recevoir des messages, même quand l'ordinateur est éteint, puisque le fournisseur les entrepose; on y accède en se branchant.C'est le principe de la boîte postale, version virtuelle.Le courriel L'adresse attribuée par le fournisseur permet d'envoyer et de recevoir du courrier électronique.Cette adresse comporte le sigle arobas \"@\" , on écrit tout en minuscules, sans accent.Par exemple l'adresse électronique de L'Itinéraire est: itinéraire @videotron.ca.(Videotron est le nom de notre fournisseur et ca pour Canada).Le courrier est composé de texte auquel on peut attacher des fichiers (textes, images, sons) provenant de n'importe quel programme.Lorsque l'on envoie un courriel, l'ordinateur, via le modem et la ligne téléphonique (ou le câble), se connecte au fournisseur qui achemine le courrier vers l'adresse du destinataire.Lorsque celui-ci se connectera à son tour à son fournisseur, le courriel sera transféré à son ordinateur.Il peut alors lire son courrier et ouvrir les fichiers attachés.Ces docu- I 12 JOURNAL L'ITINÉRAIRE MONTREAL \u2022 JANVIER 2000 ments peuvent être consultés à l'écran, sauvegardés, modifiés et imprimés.Il peut répondre de la même façon que son correspondant, son message effectuera le trajet inverse.N'importe où dans le monde, sans interurbain.On utilise un logiciel dédicé à cette fin.On peut envoyer le même message simultanément à plusieurs adresses.On peut aussi réacheminer un message reçu.Surfer sur Internet Internet permet aussi de consulter des «sites » pour obtenir de l'information souvent disponible sous la combinaison de textes, de graphiques, d'images, de sons, de séquences vidéo.Ces fichiers son écrits en langage HTML (Hyper Text Mark-up Language) et entreposés sur des serveurs.Pour les consulter, il suffit de se connecter à un logiciel appelé navigateur (browser) lisant les fichiers HTML.Ce logiciel est habituellement distribué par Toutes choses, Troches ou Lointaines, Secrètement Sont reliées Les unes au?t autres, \"Et vous ne pouvez toucher une fleur Sans déranger une étoile.Francis Thompson BONNE ANNÉE 2 le fournisseur au moment de l'abonnement.Les plus connus sont Explorer et Netscape.L'adresse Internet du site débute souvent par http (Hyper Test Transfer Protocol) et/ou www.L'adresse Internet de L'Itinéraire est http://itineraire.educ.infinit.net.Le Groupe L'Itinéraire administre un café Internet depuis plus de deux ans, au service de la population démunie et à faible revenu, et qui vient d'aménager dans des locaux plus grands avec plus d'ordinateurs.Des personnes ressources initient, aident et conseillent les usagers.Courriel gratuit L'été dernier, le gouvernement du Québec mettait sur pied un projet pilote «courrier.qc.ca».Le but est de doter chaque citoyen d'une adresse électronique permanente gratuite.Le gouvernement étant son propre serveur, il est possible de «lire» son courrier à partir de n'importe quel ordinateur branché à Internet, n'importe où dans le monde ! Deux régions, Baie Comeau et les quartier Hochelaga-Maisonneuve et Centre-Sud de Montréal vivent cette expérience.L'Itinéraire participe à ce projet.Un local spécifique est aménagé à cette fin et une formation est offerte.Un outil de plus Et puissent nos fleurs de lys éclore sous un ciel rempli d'étoiles et s'épanouir pleinement.ANDRÉ BOULERICE Leader adjoint du Gouvernement Député de Sainte-Marie-Saint-Jacques Internet est un outil de communication à la fois simple et sophistiqué.La distance et les frontières n'existent plus, l'information circule donc librement et les communications sont instantanées.Par sa polyvalence et sa flexibilité, Internet devient un incontournable dans le monde et dans l'avenir des communications.mm® Daniel Dubois Gérant administrateur 501, rue Mont-Royal Est Montréal (Québec) H2J 1W6 Tél.: 521-3481 Fax: 521-1660 MONTRÉAL \u2022 JANVIER 2000 JOURNAL L'ITINÉRAIRE 131 Internet sur la sellette L'écart technologique recoupe d'anciens clivages Pierre Hamel f \\ \\ 1 \\~ Né pendant la Guerre froide du besoin de mettre plusieurs ordinateurs en réseau, Internet a été conçu comme faisant partie d'une stratégie anti-nucléaire.D'abord destiné à relier entre eux des scientifiques et des universités, le Net a connu, dans les années 90, une expansion extraordinaire dans la société civile du monde entier.Selon le Rapport mondial sur le développement humain 1999, publié en juillet dernier par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), «Internet est désormais aussi indispensable à la vie des humains que l'eau, la santé et l'instruction».L'égalité des chances est-elle concevable face aux potentialités du monde virtuel?«Ce ne sont plus l'or, les nouvelles terres ou la maîtrise des machines qui donnent accès au pouvoir économique, mais la capacité à écrire des programmes informatiques», note le rapport qui fait aussi une mise en garde.«Les grandes avancées technologiques récentes ouvrent de formidables perspectives de développement humain, à condition d'être exploitées à bon escient».À la fine pointe Grâce à Internet, «les hôpitaux et les écoles des pays en développement ont désormais la possibilité d'ac- céder aux informations essentielles qui leur font défaut».Le réseau des réseaux est aussi qualifié de «porte-voix des ONG» (organismes non gouvernementaux) à cause, notamment, du rôle joué dans l'échec de l'Accord multilatéral sur l'investissement (AMI) concocté derrière des portes closes.Le document onusien loue aussi l'avènement des cyber-communautés où, grâce au Net, «les minorités et les exclus de la société (.) acquièrent de la force».La technologie au service de l'humain, quoi! «L'abolition de l'espace et du temps peut créer certes un village mondial, mais tous les individus ne peuvent pas en faire partie.L'élite mondiale rencontre aujourd'hui peu de frontières, mais, pour des milliards d'êtres humains, les frontières sont toujours infranchissables».Cela vaut pour les déplacements physiques, mais plus encore au sujet de l'accès au réseau des réseaux.Avec seulement 15% de la population mondiale, les pays développés comptaient, en 1998, 88% de tous les internautes.À elle seule, l'Amérique du Nord qui ne comptait que pour 5% de la population mondiale, abritait 50% des internautes.Mais les pays du Sud-Est asiatique, qui renfermaient 20% de la population du monde, comptaient moins de 1% de l'ensemble des utilisateurs.Le I 14 JOURNAL L'ITINÉRAIRE MONTREAL \u2022 JANVIER 2000 rapport décrit l'internaute type comme étant «jeune», «riche», «blanc», «éduqué», «masculin».Aux États-Unis, la moyenne d'âge des internautes est de 36 ans; en Angleterre et en Chine, il se situe sous les 30 ans.En Angleterre, 30% et plus ont un revenu annuel au-dessus de 60 000 $; en Afrique du Sud, l'utilisateur moyen gagne jusqu'à sept fois le salaire national moyen; en Amérique latine, 90% des usagers proviennent des strates économiquement favorisées.Dans plusieurs pays africains, le coût moyen d'un abonnement mensuel à l'Internet atteint 100 $ comparativement à 10 $ aux États-Unis.Au Bangladesh, l'achat d'un ordinateur requiert 8 ans de travail.Aux États-Unis, un mois de travail suffit pour le même résultat.Aux États-Unis, l'écart entre groupes ethniques s'est accru entre 1995 et 1999.Si 80% des étudiants des collèges privés utilisent Internet, ce pourcentage ne se situe plus qu'un peu au-dessus de 40% dans le réseau public là où, précisément, les Afro-Américains s'inscrivent le plus souvent.De plus, l'anglais qui est parlé par moins d'une personne sur dix dans le monde, domine sur le Net où presque 80% des sites et la plupart des graphiques et illustrations se retrouvent dans cette langue.De par le monde, 30% de tous les internautes ont au moins un grade universitaire; en Angleterre, ce sont 50%.Ce nombre atteint 60% en Chine, 67% au Mexique, et presque 70% en Irlande.Aux États-Unis, 38% des internautes sont des femmes tandis qu'au Brésil 25% sont de sexe féminin.Au Japon et en Afrique du Sud, le pourcentage de femmes qui utilisent l'Internet tombe à 17%.Il n'est plus que de 16% en Russie, 7% en Chine et 4% dans le monde arabe.Aux États-Unis, l'écart se creuse tôt dans la vie alors que cinq fois plus de garçons que de filles ont un ordinateur à la maison tandis que les parents dépensent deux fois plus en matériel informatique pour les garçons que pour les filles.Dans certaines parties du Globe, même les infrastructures de base comme le téléphone font défaut.Le rapport du PNUD fait état du fait qu'en 1996, au Cambodge, il y avait moins d'un appareil téléphonique par 100 personnes.À Monaco, par contre, le nombre d'appareils grimpait à 99 pour 100 résidents.Or, la norme minimale communément admise est d'au moins un appareil pour 100 résidents.Correctifs À la source même de tous ces écarts: l'analphabétisme et le manque de formation adéquate permettant d'avoir accès à la technologie.En 1995, dans 16 pays, le niveau d'alphabétisation des adultes se situait en dessous de 40% tandis que dans 24 pays, la fréquentation scolaire, au niveau primaire, restait en dessous de 80%.Au Bénin, 60% de la population est analphabète, ce qui représente un obstacle quasi insurmontable à l'expansion de l'Internet au-delà des 2 000 utilisateurs que compte ce pays.L'investissement massif dans l'éducation s'avère être fondamental pour une réelle égalité des chances, en quelque coin de la Planète, où l'on se trouve.Afin de financer l'accès des plus pauvres au réseau des réseaux, le rapport prône l'instauration d'une taxe (1 cent par dollar) sur chaque communication électronique (e-mail) effectuée via Internet.Que l'on aille de l'avant avec cette taxe ou que l'on recoure à d'autres solutions, la barre reste haute.Les pays en voie de développement ont bien d'autres priorités, comme l'ont reconnu eux-mêmes les auteurs du rapport.Et Internet est loin d'être en tête de liste.LA RICHESSE EST LE FRUIT DES EFFORTS DE LA MAJORITÉ Confédération des syndicats nationaux 1601 av De Lorimier, Montreal, H2K 4M5 Tel 1 800 947-6177 CSN MONTRÉAL \u2022 JANVIER 2000 JOURNAL L'ITINÉRAIRE 15 I Café Internet: Socialisation à distance ou distante socialisation?Si l'engouement pour Internet va croissant depuis le début des années 90, il semble que les cafés qui offrent à leur clientèle la possibilité de laisser leurs doigts parcourir un clavier d'ordinateur en sirotant un breuvage se font de plus en plus rares.Pourtant, il y a à peine trois ans pourtant, les cafés Internet semblaient pousser comme des champignons dans le paysage métropolitain.Que s'est-il donc passé?! L'onéreux virtuel Le succès midgé des cafés Internet est d'abord une quesdon de marché, selon Gilles Saint-Amand, professeur au département de management et technologie à l'Université du Québec à Montréal (UQÀM).«Le prix d'utilisation de l'Internet dans les cafés est beaucoup trop élevé par rapport aux besoins réels, car pour un prix raisonnable, les gens peuvent s'abonner à la maison et avoir un accès illimité à Internet.» Effectivement, il semble que très peu de gens aient les moyens financiers de fréquenter les cafés Internet quotidiennement.Les internautes avertis et les travailleurs autonomes optent pour l'abonnement personnel et la grande majorité des étudiants utilisent les services Internet gratuits que mettent à leur disposition les universités.Restent les gens d'affaires de passage et les navigateurs occasionnels qui se paient quelques heures de plaisir.Fréquentant Le Café Électronique à l'occasion, François trouve plutôt coûteux l'utilisation des services Internet qu'offrent les autres cafés: «Si tu cherches quelque chose de précis, ça peut prendre plusieurs ¦HP»\t r\t Audrey Coté, collaboration spéciale Guy Corriveau.le directeur général d'Ultim Net.heures avant de le trouver, et c'est là que ça finit par coûter cher.» Sortir ou «châtier»?Lieux de socialisadon par excellence, les cafés, qui ont principalement misé sur le concept technologique, ont presque tous failli à Montréal.Professeur et chercheur aux département des communications de l'UQÀM, Pierre Léonard Harvey s'intéresse, entre autres, aux reladons entre la sociologie et la technologie.À son avis, le concept du cyber café est peu fructueux en raison de l'ambivalence qui le caractérise: «Il y a un paradoxe entre l'idée d'aller dans un café pour rencontrer des gens et se retrouver seul derrière une machine pour conquérir le monde.» Tant en théorie qu'en pratique, la technologie et la dimension sociale du Café apparaissent incompatibles.Lorsque Bruno vient passer quelques heures au Café Électronique, c'est d'abord pour «chatter»: «Je préfère avoir un contact avec du monde que je ne vois pas et ne connais pas.C'est cool de s'imaginer de quoi a l'air la fille.» Et la fille en chair et en os qui a les yeux rivés à son écran, à quelques mètres de lui?.«Bof, j'oserais pas lui parler.Elle a payé comme moi pour être ici», ajoute le passionné du web qui compte s'abonner prochainement.Socialisation ou isolement?Faut-il s'inquiéter de ce phénomène d'isolement social suscité par le web?Aux dires de Pierre Léonard Harvey: «Il y a une inflation humaniste à dire qu'en dehors du face à face, point de salut».I 16 JOURNAL L'ITINÉRAIRE MONTRÉAL \u2022 JANVIER 2000 Optimiste, le chercheur en communications se dit persuadé que le web favorise la création de nouveaux rapports sociaux.«On débute sur le Web pour aller chercher de l'informadon et on y reste parce qu'on a trouvé des gens avec qui partager des intérêts communs».S'inscrivant à contre-courant au discours incriminant les nouvelles technologies dans la com-plexification des rapports humains, Pierre Léonard Harvey croit plutôt que les échanges informatiques, (ce qu'il appelle le «Web social»), consdtuent le miroir d'une société: «Ce n'est pas le Web qui a engendré la solitude.Elle était déjà là.En ce sens, le Web social peut faciliter l'ouverture aux autres».Du café Internet à la cyber boutique Depuis avril dernier, un nouveau concept facilitant la familiarisation et l'utilisation des nouvelles technologies a pignon sur Sainte-Catherine.Puisque les cafés Internet ne favorisent pas les échanges, on a misé uniquement sur la technologie.Boutique spécialisée en informatique et en téléphonie, Ultim.Net présente ses technologies en les rendant accessibles aux gens du quartier à des prix abordables.Cette boutique informatique se distingue de ses concurrents par sa volonté de s'intégrer à un quartier, le Centre-Sud.«On voulait sortir l'informatique du virtuel, avoir un contact direct avec le public», mentionne Guy Corriveau, le directeur général d'Ultim.Net.L'engagement social dont fait preuve le directeur d'Ultim.Net est incontestablement palpable.L'entreprise permet aux organismes sans but lucratif du quartier de bénéficier de ses ordinateurs gratuitement et prête ses locaux de réunion gratuitement aussi à certains groupes communautaires.Mais la plus grande fierté de Guy Corriveau est, sans conteste, d'avoir participé à la mise sur pied de la Brigade du Village en fournissant le matériel de téléphonie nécessaire aux communications.En aidant la Brigade du Village à porter assistance aux gens de la rue, Ultim.Net innove, car il vient bouleverser la perception déshumanisante du monde informatique.Buy Bouthillier President de la SSJBM Faisons du Québec un vrai pays! «Ce projet s'adresse à tous et, plus particulièrement, à ceux et celles d'entre nous qui ont décroché de l'espoir ît qui, en voyant le pays se îver, se lèveront avec lui ht contribueront à raffermir un pays qui aura bien besoin de tous ses enfants.» Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal 82, rue Sherbrooke ouest, Montréal (Québec) H2X 1X3 Téléphone: (514) 843-8851 Téléopieur: (514) 844-6369 Internet: www.ca.org/~ssjb@cam.org 40$ pour 12 numéro (taxes et port compris Recevez-nous chez vous! 'uxrtï Pour chaque abonnement supplémentaire à la même adresse, ajoutez 20$.Pour tout renseignement: (514) 597-0238 Nom.Prénom:.Adresse:.Tél.: ( ).Nombre d'abonnements À compter du mois de.Nom du camelot qui vous a suggéré l'abonnement: Envoyer un chèque ou mandat-poste à lordre du groupe L'Itinéraire à l'adresse suivante: 1108, rue Ontario est, Montréal (Québec) H2L 1R1 MONTRÉAL \u2022 JANVIER 2000 JOURNAL L'ITINÉRAIRE 171 La cry Cylvie Gingras La cryptographie fait partie intégrante de notre quotidien et il faut qu'elle soit assez puissante pour ne pas être décodée.Utilisée dans toutes les transactions bancaires, elle est aussi présente dans les textes et la musique, et même dans les images: les message codés peuvent être insérés dans les pixels d'une photo.Pour empêcher les gouvernements de jouer au Big Brother dans la vie de Monsieur et Madame Tout le monde, Phil Zimmermann a inventé le logiciel de chiffrement Pretty Good Privacy (PGP) et l'a distribué gratuitement sur le Net.Avec ce logiciel, personne ne peut décoder ce qu'on envoie.De plus, avec une carte-son, les conversations téléphoniques demeurent privées.Le but de Zimmermann était de rendre son logiciel accessible afin que les citoyens des pays en guerre, par exemple, puissent dénoncer les atrocités sévissant dans leur pays et ce, à l'insu de leur gouvernement qui violait la Charte des droits de l'homme, comme l'a fait la Birmanie.Le PGP est une arme puissante dans la lutte pour la démocratie.Cela embête fortement les États-Unis car le logiciel permet à des citoyens du monde de dénoncer des agissements de leur gouvernement, lequel est financé par les américains.Par contre, si le PGP peut aider dans la lutte pour la démocratie, il peut aussi s'avérer un danger potentiel pour un utilisateur résidant dans un pays où le chiffrement est interdit, en Russie, par exemple.En effet, ce pays craint tellement le chiffrement qu'elle l'a interdit et, dans certains cas, un permis spécial est obligatoire pour avoir recours au chiffrement.On se doute bien que, quelle que soit la validité de la requête auprès des autorités, ces dernières la refusent systématiquement en questionnant le demandeur: «Qu'avez-vous donc à NOUS cacher?» Et en Europe, l'importation du chiffrement est illégal (comme le PGP sur Internet).Les codes modernes sont si complexes que les scientifiques les croient inviolables.Il existe 79 millions de milliard ( 1 000 millions) de combinaisons chiffrées.Pour arriver à décrypter un message secret, même un super ordinateur a du mal à y arriver.Par exemple, un message codé à 128 bits binaires nécessiterait 2^8 essais, c'est à dire, un million de millions de millions de millions d'essais! Réal Ménard, Député Hochelaga-Maisonneuve 4036, rue Ontario Est Montréal (Québec) H1W 1T2 Tél.: (514) 283-2655 Fax: (514)283-6485 Prière au Saint-Esprit Saint-Esprit, toi qui résous tous les problèmes, toi qui éclaires tous les chemins pour m'aider à atteindre mon but, toi qui me donnes le don divin de pardonner et d'oublier le mal que l'on fait, toi qui te trouves à mes côtés dans toutes les circonstances de la vie.Je veux, par cette courte prière, te remercier pour tout et te confirmer une fois de plus que je ne voudrais pas être séparé de toi, même en dépit de toutes tentations matérielles illusoires.Je veux être avec toi dans la gloire éternelle.Merci pour ta miséricorde envers moi et les miens.Vous devez réciter cette prière pendant trois jours consécutifs.Ensuite, la faveur demandée vous sera accordée, même si elle vous paraît difficile à obtenir.Vous devez alors publier cette prière, y compris les instructions, immédiatement après que votre souhait a été exaucé, mais sans mentionner la nature de votre voeu.Seulement vos initiales devront apparaître à la fin de cette prière.N.R.I 18 JOURNAL L'ITINÉRAIRE MONTRÉAL \u2022 JANVIER 2000 Le chiffrement nécessite une clé de décodage.Jusqu'à environ 20 ans, il fallait envoyer la clé avant de faire parvenir le message et le danger d'interception était grand.En 1976, \"Withfield Diffy a trouvé la solution: séparer la clé en deux.L'une, publique, pour envoyer le message et l'autre, privée, pour le décoder.Depuis, Withfield Diffy est considéré comme étant le plus grand décrypteur au monde.Petite parenthèse: une personne utilisant légalement le déchiffrement est appelée «décrypteur» alors que celle qui le fait illégalement se nomme un pirate informatique ou hacker.Le chiffrement est avant tout d'ordre politique.Par exemple, en 1985, lors des pourparlers d'un accord de paix en Irlande, le Service anglais de transmission a signé un accord avec l'Agence de sécurité américaine pour qu'elle décrypte les codes diplomatiques irlandais.Dans les années 70, Jane Fonda et Martin Luther King, militants pour la paix, avaient été mis sous écoute électronique.Presque 30 ans plus tard, si la technologie s'est raffinée, la même question revient: «Entre la liberté des uns et la sécurité des autres, y a t-il place au compromis?» Pour obtenir une copie du logiciel Pretty Good Privacy (PGC), aller au site internet suivant: http://vvAvw.hsc.ff/ressources/presentations/pgp/PGRexemple.ps.gz ^& Plus qu'un REER, un fonds de travailleurs le fonds de développement a pour la cooperation cat et l'emploi **Wi% En épargnant avec Fondaction, vous en avez PLUS pour votre retraite en bénéficiant de déductions au titre du REER et de crédits d'impôt pour FONDS de travailleurs totalisant 30 %.De plus, votre épargne est investie dans les entreprises québécoises afin de maintenir et de créer des emplois chez nous.Appelez-nous dès maintenant au (514) 525-5505 800 253-6665 Ceci ne constitue pas une offre publique de valeurs.Vous obtiendrez toutes les informations pertinentes dans le prospectus simplifé de la fondaction, à nos bureaux.avez-vous des problèmes \u2014B I m\u20141 avec l'aide sociale?EAMPEAU\tASSURANCE-MAGE OUBJiT\tAIDE SOCIALE MDOfi\tBROU DU TRAVAIL 6ARABE\tLOGEMENT ta\tREEIE DES RENTES Of MERCHANT\t\u2022ide jimiqik BERNSTEIN\tSCCffTH COUSINEAU\t1406, rue Beaudry HEAP\tC.P.95.Succursale \"O PAunrv\tMontréal (Québec)H2L 4J7 \tTéléphone: (514) 528-7228 \u2022raws «omtes\tTélécopieur; (514) 528-1353 180, rue Ste-Cath M o n t r é a I ( Q u H 2 X 1 Téléphone: (514) erine Est ïbec) K 9 879-1949 BmSewmlnc.Centre de réhabilitation pour démunis alcooliques/toxicomanes de 25 ans etplus AdmiMtân de 9 à 16 heure* 565, Dtéân (514) 935-Xm MONTRÉAL \u2022 JANVIER 2000 JOURNAL L'ITINÉRAIRE 191 26 Opération SalAMI, les Profits ou la vie ou Comment se faire des amis et désobéir à la globalisation'?Pierre Demers e film Opération SalAMI les cinéastes Malcolm Guy, Magnus Isacsson et Anna Paskal, aidés par des techniciens bénévoles, a été présenté au Cabaret de la rue St-Laurent, le 30 novembre dernier.L'endroit, archi-rempli et joyeusement animé, présentait le documentaire en grande première, avant qu'il ne soit diffusé à Télé-Québec au début de décembre.Ce film engagé, traitant de la contestation de l'AMI à Montréal en mai 1998, tombe pile.Il a bien choisi sa semaine: celle des manifestations colorées et violentes anti-OMC à Seatde.Le film a même profité d'une projection dans cette ville, où les opposants à la globalisation ont confirmé la nécessité du blocus montréalais de l'AMI.Opération SalAMI se regarde comme un suspense.De jeunes et moins jeunes militants suivent le dernier camp de préparation et de formation qui précède l'action SalAMI.À la fin du parcours, ils auront à décider si oui ou non ils embarquent dans la désobéissance et dans l'action de blocus non-violents.On suit ces militants un peu novices jusqu'au bout de leur démarche.Philippe Duhamel, le leader de l'opération SalAMI, mène la barque et fixe les règles de la désobéissance.Avec d'autres collaborateurs, ils évalueront les forces en présence et calculeront les chances de réussir.Ils devront, entre autres, réunir un noyau d'au moins cent contestataires pour intervenir et réaliser l'opération.Les uns se feront arrêter en toute connaissance de cause et les autres serviront de soutien dans des équipes qui auront travaillé à l'élaboration du projet.Les images sont suffisamment significatives pour ne pas avoir à recourir aux commentaires.Les cinéastes ont eu la bonne idée de se fier à la technique du cinéma direct et ont laissé parler les images et les gens.Le résultat est des plus convaincants et évoque davantage l'esprit, le climat de l'action et la peur qui s'empare des contestataires au dernier moment.Un film réussi, on ne peut plus utile et nécessaire.Pour plus de renseignements: - www.pmmm.qc.ca/salami - Cinéma libre (514-861-9030) - Productions Multi-Monde (514-842-4047).Entrevue avec Malcolm Guy des Productions Multi-Monde - L'Itinéraire: Opération SalAMI est-il un film militant?OPERATION SALAMI tu; noms ou la vit?PRESSURE POINT INSIDt THE MONTRÉ Al BlOCKAOf I 20 JOURNAL L'ITINÉRAIRE MONTRÉAL \u2022 JANVIER 2000 \u2014 M.Guy: Avant tout, c'est un film qui veut toucher les gens au plan émotionnel.Il veut aussi faire passer des idées.Moi, je crois qu'il faut toujours toucher la tête à travers le coeur.On a voulu montrer que c'est possible de militer aujourd'hui et de s'engager dans des actions, malgré le fait qu'on soit des gens ordinaires.Ce n'est pas un documentaire sur la mondialisation.Le film suit quatre néophytes de la contestation et nous les présente.Ils ne sont pas des héros; juste des gens ordinaires qui veulent s'impliquer.On les voit se préparer, hésiter, douter de tout, d'eux-mêmes et se poser des questions.C'est possible de poser des gestes, aujourd'hui, pour changer les choses.Le film n'a pas d'autres prétentions.\u2014 L'Itinéraire: A-t-il été difficile à financer?\u2014 M.Guy: Comme la plupart des films militants, le film a d'abord été tourné sans argent, avec de l'équipement prêté et la complicité de cinéastes amis et bénévoles.Curieusement, c'est une fondation américaine, Solidago Foundation, qui nous a fourni le premier 4 000$ pour le démo du film.Par la suite, le Conseil des Ans du Canada a suivi, et ensuite les autres investisseurs gouvernementaux, comme il arrive souvent dans le montage financier des documentaires de ce type.Sans l'aide des cinéastes bénévoles qui ont tourné l'opération Contribuez A la poursuite de cette o auprès des plus démunis SalAMI en mai 98, le film n'existerait pas.\u2014 L'Itinéraire: Assiste-t-on à la renaissance du cinéma politique québécois?Après l'Erreur boréale de Desjardin, les Enfants de Choeur de Magnus Isacsson traitant des membres de la chorale de l'Accueil Bonneau et Un syndicat avec ça?sur la tentative de syndicalisation des McDo?\u2014 M.Guy: On a toujours fait des films militants.Peut-être qu'ils sortent plus facilement dans les canaux officiels de diffusion, maintenant.Les inégalités sociales sont de plus en plus grandes et la prise de conscience populaire vient avec.C'est un rôle politique de les montrer pour créer l'événement et provoquer des questionnements.Des dizaines de cinéastes militants questionnent les pouvoirs en place et dénoncent les injustices.Il faut leur faire la place qui leur revient.\u2014 L'Itinéraire: Quel est votre prochain sujet?\u2014 M.Guy: Un autre beau cas d'injustice et d'exploitation.Je tourne un film sur les marins du Tiers-monde se retrouvant sur les navires qui circulent sur le fleuve et dans le port de Montréal.Ces gens-là vivent des conditions de travail souvent inhumaines.Ils viennent de pays pauvres comme les Philippines, le Sri-Lanka, la Russie, la Chine, et ne sont défendus par personne.Le film s'intitulera Les navires de la honte.Vous vouUz aicIer Us cens de Ia rue AUTREMENT QU'EN LEUR doNNANT dlRECTEMENT dt L'aRÇENT?Bon «Je commancJe pour carte repas Nom: .Prénom: Adresse: Té': Je désire recevoir nombre de cartes:_X 2,25$ chacune Total: Signature:.Veuillez joindre votre chèque à l'ordre du Groupe communautaire L'Itinéraire, et postez à l'adresse suivante: 1108, rue Ontario est, Mtl (Que.) H2L 1R1 Aussi en vente au Café sur la rue, 1104, rue Ontario Est, Tél.: 597-0238, poste 32 Offrez leur une carte-repas au Café sur la rue.Ils pourront bénéficier d'un bon repas et seront reçus dans une ambiance cordiale par les membres de L'Itinéraire.Vous leur donnerez peut-être la chance de se faire de nouveaux amis et de recevoir une aide de la part de gens qui ont vécu la même situation qu'eux.MONTRÉAL \u2022 JANVIER 2000 JOURNAL L'ITINÉRAIRE 21 I SEXE ET POLITIQUE SUR INTERNET André Gallant Après avoir décroché du marché du travail où je n'étais jamais satisfait des conditions et avoir expérimenté la misère et l'angoisse, l'ordinateur est en train de tout changer dans ma vie.Comme je suis de nature assez rebelle, j'ai appris à m'en servir pour certaines activités que certains pourraient qualifier de subversives.Je m'intéresse à la politique et j'aime les plaisirs faciles à obtenir.Ma surdité m'occasionne beaucoup de difficultés au téléphone, alors que Internet me procure une autonomie assez confortable La pêche sur Internet Un soir, j'ai le goût de «magasiner» pour une nouvelle copine.J'allume alors mon ordinateur, me connecte sur Internet et me branche sur mIRC.Je me trouve un nickname en fonction du profil de femme que je recherche pour ce soir-là et je sélectionne un canal de couples open par curiosité.Ensuite, je compose une annonce.En l'espace d'une minute, je reçois plusieurs invitations pour chatter en privé.Un homme en particulier me propose sa femme.Je jase avec eux et sa femme m'envoie une photo d'elle par courrier électronique.Je lui donne l'adresse de mon site Internet pour qu'elle voie mes photos.Je lui plais.Bingo! Nous échangeons nos numéros de ICQ.Ce logiciel nous permet de savoir en tout temps quand nos contacts sont en ligne au même moment que nous, et de converser en temps réel en s'envoyant des messages instantanés.Au bout de quelques conversations via ICQ, elle vient frapper à ma porte et la fête commence.L'empêcheur de tourner en rond Au fond de mon âme, j'ai toujours été un provocateur.Lorsque je vois la machine de l'appauvrissement tourner à plein régime, je lui lance des briques dans les engrenages.Je fréquente depuis peu des militants montréalais anti-pauvreté et je suis branché sur quatre listes de discussions en provenance de ce milieu.Je possède mon propre site Internet sur la désobéissance civile non violente.Il y a longtemps que j'avais envie de m'exprimer sur ce sujet.Ce nouveau site, vvww.samarasa.com, comprend toute une liste d'actions de désobéissance civile non violente ayant déjà eu lieu partout dans le monde, de même que des images chocs.Je fais cela malgré tous les risques que j'encours.Quels sont ces risques?L'oeil de Big Brother Pourquoi est-ce si facile de s'exprimer librement sur Internet alors que la télévision et les journaux censurent les nouvelles?À première vue, étant donné la facilité de faire circuler des informations sur ce réseau, Internet semble êtrft Asssociation générale étudiante du Cégep du e'i Vieux-Montréal Fédération étudiante collégiale du Québec Fédération étudiante universitaire du Québec MONTRÉAL \u2022 JANVIER 2000 JOURNAL L'ITINÉRAIRE 29 I Comme c'est devenu son habitude, le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, aime bien mettre sur pied des chantiers, des forums, des colloques, des sommets et des commissions de toutes sortes afin de nous faire croire qu'il consulte.Ça paraît très bien et ça fait démocratique.Mais il s'agit souvent de consultations bidons.En consultant des «experts», des «spécialistes», des «affairistes» et des «scientifiques», soigneusement choisis en fonction de leurs idéologies, le parti Québécois peut ainsi mieux anesthésier la population et farcir la cervelle des parlementaires et des journalistes.Ça donne un petit vernis scientifique à ce qui n'est, dans les faits, que sophismes et mensonges.Oui, Madame, des mente-ries.Le dernier burlesque en lice fut le colloque sur la fiscalité tenu durant la deuxième semaine d'octobre.Trois spécialistes sont venus faire part de leur «expertise» aux parlementaires.Bien évidemment, leurs sages recommandations ont été largement diffusées dans les médias.Il faut dire que le parti Québécois se Texte de Léo-Paul Lauzon, professeur au département des sciences comptables et titulaire de la Chaire d'études socio-économiques de l'UQAM LES «EXPERTS» EN FISCALITÉ DU PARTI QUÉBÉCOIS: LE MÉPRIS A UN NOM veut pour la vertu démocratique, mais jusqu'à un certain point.En effet, il a limité la portée de son colloque strictement aux réductions d'impôts des particuliers.Puis, afin de s'assurer que ses «experts» ne débordent pas de leur cadre, il a pris bien soin de choisir trois «spécialistes», partisans radicaux des baisses d'impôts au profit d'une certaine classe de gens et d'organismes.Le comité de trois personnes comprenait l'économiste Pierre Fortin, dont les positions sont connues depuis longtemps.M.Fortin est un irréductible partisan du taux d'impôt unique sur le revenu, comme Ralph Klein en Alberta et le Conseil du patronat.Il est aussi en faveur d'une diminution massive de l'impôt sur les bénéfices des entreprises québécoises, même si au cours des dernières années, les cabinets d'experts comptables d'envergure internationale KPMG et Price Waterhouse Coopers ont démontré que le régime fiscal des entreprises au Québec leur était largement favorable.Son modèle en matière de politiques fiscales est l'Irlande, devenue une sorte de paradis fiscal pour les compagnies et qui, appliqué ici, ferait du Québec une immense zone franche.De plus, M.Fortin estime qu'il serait avisé d'éliminer l'impôt sur le revenu des particuliers pour le remplacer par des taxes à la consommation.C'est ce qu'il y a de plus régressif en matière fiscale et qui frappe le plus durement les défavorisés.Soit dit en passant, il est aussi favorable à la privatisation d'Hydro-Québec et partisan d'une substantielle subvention aux Expos, pour lesquels d'ailleurs, il a fait du bénévolat.Les mots me manquent pour qualifier le monsieur en question.Quant au deuxième membre de ce colloque, le professeur de fiscalité Claude Laferrière, dans son étude intitulée «Les courbes Lafer-rière-Chartrand» publiée en avril 1999, on peut lire ce qui suit: «Compte tenu de notre capacité de payer, nos programmes sociaux et fiscaux sont trop généreux pour les contribuables à revenus faibles et I 30 JOURNAL L'ITINÉRAIRE MONTREAL \u2022 JANVIER 2000 très faibles».On y mentionne également que «le Québec est pauvre en riches et riche en pauvres».En appliquant ses savantes recommandations, le Québec comptera donc encore plus de pauvres et de très pauvres, et surtout un peu plus de riches.Si vous le permettez, je m'abstiendrai de tout commentaire sur ledit fiscaliste en question.Quant à Alban D'Amours du Mouvement Desjardins, on ne peut pas dire que l'organisme qu'il représente soit un modèle en matière de coopération et de solidarité.Yves St-Maurice, économiste à cette institution, écrivait en 1998 dans le journal Les Affaires «qu'une croissance de la rémunération devient nécessaire au Québec par une réduction du fardeau fiscal».Pas par une hausse des salaires, mais bien par une diminution des impôts.Plus crosseur que ça, tu meurs.Puis, Hélène Bégin, également économiste au même endroit, écrivait, en juillet 1999, que «l'économie du Québec file à vive allure», ce qui ne l'a pas empêchée d'écrire dans le même journal au mois de septembre 1999, que «la rémunération piétine au Québec».Sa recommandation est toute simple: «Dans l'ensemble, les salariés du Québec ne pourront pas compter sur une bonification de leur revenu d'emploi pour améliorer leur pouvoir d'achats à court terme.Pour l'instant, des baisses d'impôts significatives de la part des gouvernements sont plus que nécessaires afin de donner un peu d'air frais aux travailleurs».La richesse collective nous sort par les oreilles, mais elle n'est pas et ne doit pas être disponible pour tous.Voilà la signification du partage de la richesse pour Desjardins et ses mercenaires économiques.Desjardins est devenu une coopérative au service de la classe dominante.Selon moi, il s'agit d'un autre exemple typique de la pensée unique au Québec.Ces prétendus spécialistes peuvent bien dire les pires inepties et se faire les appendices du pouvoir financier.Ça les regarde, mais qu'un gouvernement sollicite leur «expertise», là, ça dépasse les bornes.Un tel gouvernement se fait alors complice et partie prenante de leurs âneries.Est-ce trop demander, dans un pays soi-disant démocratique, d'entendre d'autres sons de cloche dans le cadre de colloques gouvernementaux?Il me semble que le gouvernement péquiste aurait obtenu les mêmes résultats, simplement en écoutant la cassette de la Chambre de commerce.De tels colloques constituent un manque de respect flagrant envers la population.Ben non, faut pas parler de luttes de classes.Tout ça, c'est de l'histoire ancienne.RÉPONSES DE LA PAGE 34 1 23456789 1011 12131415 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 R A nIo c\" D V non heegi= de ?3 ho eee aasia EltaHH HElEEiMIElH H on monna n amnng naine nin^tiranRE he sheieheiee iubii ?mil BEEE HECDH BUEE EE HEIEII EE ?naciQ bjhue eeeb Député de Liurier-Sainte-IAirie 1717, boul.René-Lévesque Est, bureau 310, Montréal (Québec) H2L 4T3 Tél.: (514) 522-1339 Téléc.: (514) 522-9899 MONTREAL \u2022 JANVIER 2000 JOURNAL L'ITINERAIRE 31 I Nicolas dans la rue J'ai rencontré Nicolas un de ces premiers jours frais d'octobre qui signale l'arrivée des temps difficiles pour les itinérants.Nicolas était assis sur le trottoir, emmitouflé d'une couverture, une jeune fille morte ou endormie sur ses cuisses.Rien d'anormal au départ me direz-vous, tien qu'un autre jeune adolescent dévergondé qui profite du système et qui fait de la misère à sa mère.et la fille, sûrement une mise en scène pour attirer le regard désintéressé des passants.Eh, bien ! Ce jeune Nicolas, car oui, il était jeune et même beau, me demanda: «Auriez-vous ça un sous, juste un sous ?» Bon, tout le monde le sait.Il est impossible de se promener dans le coin de l'Université du Québec à Montréal, sans se faire solliciter par les gens de la rue, ces gens sans statut social à l'hygiène douteuse, qui sont trop lâches pour bûcher comme tout lmonde., me direz-vous.«Te dire non serait mentin>, répondis-je, et sans trop voulait abuser du spectacle gratuit, je tirai une pièce de 1 $ dans le fond de mon sac à main.«Est-ce qu'un gros sous jaune ferait ton affaire ?», osais-je maladroitement, en prenant soin de garder cette distance sociale qui me protégeait, mais tout en m'enfonçant par mégarde dans le regard de Nicolas.Je ne sais pas si c'est son sourire ou son regard franc ou son détachement, ou peut-être n'était-ce même qu'un état nostalgique activé par une poussée hormonale quelconque m'inci- tant à un élan de réceptivité passagère ayant comme but ultime de me décul-baliser de l'injustice sociale à laquelle je contribue quotidiennement,.me direz-vous.Toujours est-il que Nicolas, tel un Cupidon, venait de toucher mon âme.Je m'éloignai, blessée je ne sais où, gérant le fardeau de mes pensées.Quelques secondes plus tard, surprise moi-même de voir mon corps faire demi-tour, voilà que je me retrouve assise avec Nicolas, aux pieds de la foule, rue Sainte-Catherine.Il m'accueille chaleureusement, sans étonnement, sans rituel d'introduction.Nous parlons une bonne demi-heure ensemble.Une enfance prise en otage par des difficultés d'intégration scolaire et sociale.Banni de l'école secondaire, puis mis à la porte par ses parents, il vit dans la rue depuis un an et demi.Il préfère l'inconfort physique à la souffrance psychologique d'un système auquel il ne croit pas, auquel il n'a jamais cru, même petit.C'est tellement cliché comme scénario que je suis bien sotte d'y tendre l'oreille.Tout est de sa faute, me direz-vous.D'autres me diront même que ce sont des gens comme moi qui contribuent à augmenter le nombre d'itinérants à Montréal en encourageant la paresse et le crime.Pourtant, je sais que le froid est froid, que la non-reconnaissance sociale blesse l'âme, que les exigences institutionnelle standardisées créent l'inégalité et tuent l'identité de certains types d'enfants, et que les lois ne protègent souvent que les bien nantis.Il y a de la place pour tout le monde, n'est-ce pas ?Même pour des naïves comme moi qui pensent que si je ne suis pas dans la rue, ce n'est peut-être pas exactement parce que c'est mon choix ou parce que je suis plus vaillante qu'un(e) itinérant(e).Quand la violence se fait transparente, tellement qu'on s'y habitue, quand on finit par en parler en terme de stéréoptype, quand on réussit à retourner la population contre ses propres intérêts, n'est-il pas temps d'ajuster nos lunettes?Après tout, la manifestation des corps des gens de la rue vaut bien les pancartes de protestations des syndiqués qui n'avancent nulle part avec leurs moyens de pression, tellement l'étau gouvernemental, mandaté par l'économie du marché, serre le tissus humain.En retournant chez moi, à peine cent pieds plus loin, je me fais aborder par un autre apôtre de la rue, mal en point, qui veut me vendre le journal L'Itinéraire, le journal des itinérants, vendu par ces derniers qui en retirent un maigre profit.Je tire un autre dollar du fond de mon sac à main et explique au jeune monsieur que je sais que le prix du journal est de 2 $, mais que je l'ai déjà lu et que je ne veux que contribuer 1 $ à son emploi.Il me répond d'une voix si douce, sortant d'une bouche aux dents si cariées, et d'un regard si beau, sortant d'une tête aux cheveux si sales, que j'en suis désemparée: «Madame, gardez votre dollar, il vous servira à acheter un café.Moi, je ne veux que vendre mon journal.Je ne peux accepter, je ne quête pas d'argent.ça me gêne.» Eh, oui! La dignité fait encore partie du menu affectif des gens de la rue.Jeannint 'Boùvert I 32 JOURNAL L'ITINÉRAIRE MONTREAL \u2022 JANVIER 2000 Mots des Lecteurs ykus^Leus, sont-ils toujours ansa ^ , , \u201e r,, mes ouèùées de Odontréal uwv^
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