L'itinéraire, 1 janvier 1997, juin
[" Sommes-nous prêts à dire non à l'endettement systématique que l'on nous propose?Une ifHtr* de SIRG[%ARIAULT _ Aédactei chef £n tanr Ces pages sont spécialement réservées aux écrits des camelots de L'Itinéraire «mmau Bfenmi-fcuîassai.salue tous ses clients du métro Henri-Bourassa.Il a passé plusieurs semaines à l'Hôpital Jean-Talon à cause d'une sérieuse dépression.Dans le jour, on lui permet de vendre L'Itinéraire devant l'hôpital pour l'aider un peu.Il se remet tranquillement et nous livre ce qu'il a appris de sa maladie.«Nous vivons tous des moments d'excitation^ et de déprime qui sont habituellement en rapport avec les facteurs sociaux, psychologiques ou physiques dont nous subissons les effets.Il est normal par exemple, que l'humeur d'une personne nouvellement amoureuse soit à la hausse alors que cette même personne vivra une période de déprime si elle perd l'être cher.Toutefois, quand les cycles de la variation de l'humeur prennent des dimensions démesurées, soit dans le temps, soit dans leur intensité, ces phénomènes peuvent être attribuables à une maladie dite bipolaire, que l'on appelle la maniaco-dépression.Des études récente» ont démontré que 1,2% des hommes et 1,8% des femmes souffrent de maniaco-dépression, et qu'ils ont en moyenne 30 ans.On trouve comme symptômes: sentiments dépressifs ou perte d'intérêt total pour toute activité, retrait social, troubles du sommeil, trouble d'appétit avec perte ou gain de poids, perte d'énergie et de plaisir ralentissement ou agitation, baisse de concentration, sentiments de culpabilité, pensées morbides ou suicidaires.fin poste malgré tout! Quelques-uns parmi vous m'ont fait la remarque qu'ils me voyaient moins souvent à mon poste du métro Sherbrooke depuis quelque temps.C'est vrai.Mon état | de santé ne me permet plus d'être présent pour vous sV aussi souvent et de longues heures comme auparavant car ¦^'*uw(W-j'ai une bronchite chronique et si vous saviez toute la poussière que l'on peut respirer dans une journée à chaque ^ÊL^^, rame de métro qui s'arrête et repart (c'est presque incroyable).Le soir, ma journée terminée, j'ai parfois si mal à la gorge que j'ai peine à parler.Cela est probablement dû aussi au fait que je parle beaucoup pour vous offrir mon journal et parfois je crie presque pour que vous m'entendiez quand les trains repartent et qu'en plus les musiciens jouent à leur maximum de décibels.Mais, comme vous avez pu le constater, en début de mois, je suis toujours là pour vous servir.Je profite de l'occasion pour vous souhaiter de bonnes vacances qui arriveront bientôt pour plus plusieurs d'entre vous.Pour ma part, je serai bien heureux de vous revoir à votre retour car, comme vous devez vous en douter, les mois de juin et juillet sont des mois creux pour moi tellement il y a peu d'achalandage à la station Sherbrooke.Un gros merci à vous tous qui ne m'avez pas laissé tomber malgré l'augmentation du prix du journal depuis décembre dernier.Votre (malgré tout fidèle camelot) Yvon Gonneville Station de métro Sherbrooke mm m m r \u2022 1 Un bonjour special Dans un premier temps, la maniaco-dépression est habituellement traitée à l'aide d'un sel minéral appelé lithium.Ce médicament permet de stabiliser l'humeur rapidement et est efficace chez environ 80% des personnes qui souffrent de cette maladie.Le médecin peut également prescrire d'autres traitements pour augmenter les effets du lithium ou le remplacer, s'il y a intolérance.Personnellement, je veux remercier le Dr Laberge de l'Hôpital Jean-Talon et les infirmières pour le travail fantastique qu'ils font.Un gros merci de ma part à garde Michèle pour m'avoir donné de l'écoute quand j'en avais le plus besoin.» Journal Itinéraire Je m'appelle Pierrette, j'ai 48 ans et je suis de la ville Québec.J'aime beaucoup les gens du Plateau.J'ai eu et j'ai encore une vie difficile.Je me tiens sur la rue Mont-Royal et j'apprécie grandement qu'on m'encourage lorsqu'on m'achète des journaux.Encore merci et à bientôt.Pierrette Vendeuse rue Mont-Royal Montréal - juin 1997 Après neu\" mois J'ai accouche d'un nouveau loi! Ça fait déjà neuf mois que je travaille à l'intérieur de la station Beaudry.J'ai appris beaucoup sur moi-même avec le public.Ça m'a aidée à me dépogner.Et je suis dans un milieu où se passent beaucoup de choses, surtout avec les jeunes.Ça me touche beaucoup de les voir se détruire ainsi.Que voulez-vous?C'est leur vie à eux.Moi, je garde quand même le sourire, L'Itinéraire à la main.Dans la vie, ce n'est pas toujours facile, alors je crois que nous avons tous besoin les uns des autres pour avancer et pour cheminer.Je remercie tous les gens qui m'encouragent en achetant notre journal.Je suis toujours au poste avec la même chaleur de coeur.Mon truc c'est de garder ça simple.Liette, camelot métro Beaudry 3 ième anniversaire En mai, le journal proclamait notre 3ième année de réussite.Personnellement, je célèbre le mien en juin.Car, c'est à partir du 1er juin 94 que je m'embarquai dans cette galère sans savoir, ni me douter où cela me conduirait.En effet, le journal fit son entrée officielle sur le marché de la rue, le 26 mai 94.Alors que je flânais au centre de jour de l'Accueil Bonneau, je vis une affiche apposée sur le babillard annonçant la recherche de camelots pour vendre le journal.Quelle chance s'offrait à moi, comme par magie, alors que j'étais en panne sèche! Mes neurones commencèrent alors à «tilter».Mon intégration dans l'honnêteté En février 1994, je vendais des cigarettes de contrebande depuis un bout de temps pour payer ma dope.Les gouvernements me donnèrent un dur coup dans les flancs, lorsqu'ils abaissèrent le prix des cigarettes.En effet, pendant 30 mois, j'avais vécu dans l'abondance des fruits défendus de la contrebande.Je dus me résigner à bummer afin de satisfaire mes besoins de cocaïne.Mais, je me sentais de plus en plus mal dans ma peau, car je considérais que j'arnaquais de petites vieilles beaucoup plus pauvres que moi, «homme bourré de talents», car elles me prenaient en pitié.J'en éprouvais du remords.Donc, après avoir feuilleté brièvement le premier numéro de L'Itinéraire, je me décidai à aborder les gens «d'une façon enfin honnête».J'ai bien vendu le deuxième numéro de L'Itinéraire, mais j'ai «modéré» un peu suite à un accident de bicyclette sur la rue St-Denis.J'ai été strappé pendant un mois.Mes premières publications Je continuai la vente, malgré tout.Entre temps, une idée ayant germé dans mon esprit, j'en profitai pour écrire mon premier article intitulé «Le vendeur itinérant», publié en septembre 1994.La frénésie s'empara de moi, lors de la parution de ce numéro.J'étais doublement motivé, face à tant de commentaires élogieux.Ensuite, en novembre, ma photo fit la \"UNE\".J'annonçais que le journal deviendrait mensuel à partir de janvier 1995.En février, j'ai eu droit aux grands honneurs, le combo texte «Tant qu'il y a de la vie» et ma photo.Puis, en mars, mon seul et unique poème publié jusqu'à présent \"DUEL\".Pendant ce temps, j'avais débuté des cours de journalisme à L'UQAM, et d'informatique au journal.En avril 1996, après un an de conflit avec la rédaction, on me mandata par hasard pour couvrir un événement J'ai écrit l'article «Surprise! Surprise!» après avoir fait un tour de ville en compagnie de groupes communautaires et du député André Boulerice et des conseillers Forcillo et Lemay.Et lors de notre deuxième annivrersaire, en mai 96, ce fut la consécration! En effet, mon joli minois apparut en page centrale.Pendant l'été, j'ai écrit sur le camp de vacances de l'Accueil Bonneau et j'ai recommencé à l'automne avec un texte à tous les mois.Bénéfices marginaux Si je ne suis pas toujours fidèle à mon poste au métro Berri- UQAM, c'est que je passe une partie de mon temps à apprivoiser l'ordinateur, surfer sur le Net, apprendre le fonctionnement de la photocopieuse et du fax.Je m'amuse aussi avec mes confrères lors des différents tournois organisés à notre café sur la rue.De plus, j'assiste à l'occasion divers événements colloques, conférences, visionnement de films, etc.Bref, je ne chôme pas.De votre envoyé \"SPATIAL K\" Alain Coulombe, alias \"ALCATRAZ\" Journal Itinéraire Montréal ] u i n 19 9 7 THE STREET de Daniel Cross La rue avec de vrais itinérants COLLABORATION SPÉCIAL l'Université Concordia.Pendant six ans, il a filmé un groupe d'itinérants qui gravitait autour de la station de métro Guy, dans l'ouest de la ville de Montréal.Lui et son cameraman, Richard Boyce, se sont attachés plus particulièrement à trois d'entre eux, les deux frères Claven, Danny et John, qui avaient leur âge, 25 ans, et Frank O'Malley, un itinérant plus âgé, près de la cinquantaine, atteint de diabète à cause de son alcoolisme.Pour une fois, un cinéaste a filmé les itinérants du bon côté, c'est-à-dire, du côté de leurs sentiments.Le film The Street de Daniel Cross et du producteur Peter Wintonick (Necessary Illusions Production) sortira à Montréal au début de juin, au nouveau Festival international du cinéma et des nouveaux médias.Déjà, The Street a remporté le prix du public aux festivals documentaires de Vancouver et de Toronto pour sa valeur dramatique et émotive.The Street est un film attachant et émouvant sur trois itinérants montréalais, Danny Claven, son frère John, et Frank O'Mally que le cinéaste Daniel Cross -au début du tournage, étudiant en cinéma à Concordia - a suivi et filmé pendant six ans, envers et contre tout.Son film montre ses rapports étroits et déchirés avec ces trois personnages qui deviennent littéralement les acteurs principaux de son film très personnel.Il nous plonge dans la nuit de la vie d'itinérant comme jamais aucun film ne l'a fait.Et cette chute (et rechute, le vrai sort des gens de la rue en somme) nous permet de découvrir toute la complexité des hommes et des femmes qui choisissent cette vie en marge, à deux secondes d'un accident fatal, d'une mort appréhendée.The Sreet est le premier long métrage du cinéaste d'origine ontarienne, Daniel Cross, venu étudier le cinéma à Le film nous les montre dans leur vie de tous les jours à des moments souvent cruciaux de leur itinérance.Cross a filmé ses personnages dans des moments de dépression intense et aussi à certaines époques plus heureuses.De six mois en six mois, le film avance sur la décomposition des personnages.Les épisodes ont été tournés la plupart du temps en saison froide pour des raisons économiques (l'équipement technique emprunté aux cinéastes professionnels était disponible à ce moment-là seulement, l'hiver étant la saison creuse des tournages officiels).The Street offre des images inédites de la vie des sans-abri dans les rues montréalaises.Le film offre beaucoup de séquences de nuit, sur une musique jazzée de Jimmy James, un musicien montréalais qui est de tous les rendez-vous de blues des dernières années.Cette musique et ces images en clair-obscur (souvent en noir et blanc) suggèrent encore davantage le climat de dérive des itinérants laissés à eux-mêmes, très souvent sur le fil de la dépression et du suicide quotidien.Mais malgré tout, The Street s'ouvre sur des espoirs.Les trois personnages du film ont des projets pour s'en sortir et ils rêvent de jours et de nuits meilleurs.Ils rêvent d'amitié et de compassion.The Street sera présenté en version originale anglaise seulement au Festival international du cinéma et des nouveaux médias puisqu'on amorce à peine les démarches pour le traduire en français.Journal Itinéraire Montréal Frank O'Malley, en fauteuil roulant, est un itinérant bien éduqué qui, devant nos yeux, au long des mois, voit la gangrène envahir ses jambes.Après de nombreuses visites au CLSC et à l'hôpital, il doit accepter l'amputation d'un de ses pieds pendant que l'autre reste fortement atteint.Le cinéaste, debout sur la photo, le prend en charge et s'en occupe comme si c'était son père ou son grand-père.Ces moments d'intense complicité et d'attention sont sans doute les moments les plus forts de ce film où le réalisateur oublie la caméra pour prendre en charge celui que le cinéma documentaire lui a permis de connaître et d'aider.Dans ces séquences intenses, la frontière entre le cinéma et la vie s'estompe.Le premier se retrouve au service de l'autre.Frank O'Malley devient plus près de nous et on se met à partager le sort qui l'accable malgré son alcoolisme chronique.C'est la rue et l'itinérance qui le font disparaître lentement devant nous.C'est l'alcool qui l'ampute de jour en jour, et il le sait fort bien.juin 1997 Entrevue avec Daniel Cross et Peter Wintonick L'Itinéraire : Quelle est l'origine de ce film?Daniel Cross : Pour me rendre à l'Université Concordia à mes cours de cinéma, je passais à chaque matin à la station de métro Guy et là, je croisais des itinérants.J'ai commencé à leur parler tranquillement, pas vite.J'ai fini par leur parler plus longuement et j'ai pénétré dans leur univers, surtout avec la complicité de mon caméraman, Richard Boyce qui lui, les fréquentait souvent.J'ai fait un premier film de type expérimental avec Richard sur un des personnages du film The Street, Danny Claven.Ce court métrage, Danny Boy, portait sur les relations de Danny et son chien Rex qui vivaient dans la rue.Je me suis mis donc à fréquenter les itinérants qui gravitaient autour du métro Guy et je les ai filmés avec de la pellicule passée date et une caméra prêtée par l'Office National du Film.Au début, je filmais comme un voyeur.Mais, au fil des mois, j'ai fini par m'intéresser aux êtres humains derrière ces personnages.Je les ai découvert.L'Itinéraire abris?Quelle était ton intention en filmant les sans D.Cross : Faire un film intéressant, mais surtout et avant tout, tenter de mieux connaître l'univers des itinérants.Je voulais entrer dans leur communauté d'une certaine façon.Je suis devenu leur ami à force de les filmer et de vivre avec eux, j'ai fini par partager en partie la rue.Les frères Claven sont devenus mes frères, surtout Danny qui a le même âge que moi, et Frank O'Mally, mon père ou mon grand-père.L'Itinéraire : Quelle pourrait être la plus grande utilité de ton film?D.Cross : Dans les festivals de films, les gens disent que le film les touche à cause de sa portée dramatique, mais aussi les motive à se rapprocher des itinérants.Ils découvrent que les sans-abris sont des gens comme les autres.On peut leur parler, on peut s'en faire des amis.Si mon film permet ce rapprochement, ce serait déjà bien.L'Itinéraire : Ma question s'adresse au producteur: Est-ce que ce type de documentaire est facile à financer?P.Wintonick : Non, c'est très difficile.The Street est un film d'auteur que Richard a payé en grande partie de son temps avec son cameraman.Le film a coûté environ 200 000$.C'est pas cher pour six ans de travail sur un film.Aujourd'hui, les organismes et les chaînes de télé qui financent le cinéma documentaire veulent des projets écrits de la première à la dernière ligne, mais c'est impossible d'écrire d'avance le scénario d'un film comme celui-là.On ne peut que donner les grandes lignes.Le reste, c'est le hasard de la rue et des circonstances qui le fournit.Et il faut aussi beaucoup d'investissement humain pour réussir un tel film.Le cinéaste doit s'oublier pour faire partie intégrante de son sujet.Je crois que c'est arrivé à Daniel dans son film.J'aime beaucoup travailler avec les cinéastes qui débutent parce qu'ils n'ont pas d'idées préconçues sur le cinéma et ils s'investissent totalement dans leur projet.[.] On lui donne le plus de place possible et on fait corps avec.Une autre chose que j'aime avec le film de Daniel, c'est qu'il n'a pas eu recours à des spécialistes pour parler des itinérants.Ils sont très bien capables de parler d'eux-mêmes.Ils sont leurs propres spécialistes.En ce 24 juin: Mers d'être Québécois! Robert Perreault Député de Mercier et ministre de la Sécurité publique 1012, avenue du Mont-Royal Est, bureau 102 Montréal, Québec H2J1X6 Tel: (514) 521-9846 Journal L'Itinéraire - Montréal juin 1997 e QuafSous Les collaborateurs du Journal L'Itinéraire ont assisté jeudi, le 8 mai dernier, à la pièce Sexe, drogues, rock & roll présentée au Théâtre de Quat'Sous.Cette invitation a été rendue possible grâce au programme «Sortie au Théâtre».Ce programme s'adresse en particulier aux organismes communautaires.On veut ainsi offrir un accès culturel aux gens plus démunis.C'est un projet qui a vu le jour à l'hiver 1992, grâce à la collaboration de la directrice du Théâtre de Quat'Sous, Louisette Charland, et au financement d'entreprises de prestige.«Le théâtre exerce une fascination certaine, agit comme nourriture de l'esprit, suscite détente et réflexion et permet incontestablement de rompre avec la solitude.» C'est pour routes ces raisons qu'on a mis sur pied le programme «Sortie au Théâtre».Au fil des ans, le Théâtre de Quat'Sous a créé des liens durables et significatifs avec les participants.Selon la directrice, il est important d'établir un rapprochement entre le sujet de la pièce et la mission d'un organisme communautaire.C'est par groupes de 8 à 30 personnes que le Quat'Sous accueille des spectateurs du milieu communautaire susceptibles d'apprécier le spectacle en cours.Une dizaine de collaborateurs de L'Itinéraire ont ainsi été invités le mois dernier à assister à Sexe, drogues, rock & roll, une pièce totalement hilarante qui nous montre plusieurs personnages de la vie à l'américaine.Écrit par Éric Bogosian, la pièce a remporté un Oble Awards, un prix convoité de la critique pour les spectacles de théâtre Off-Broadway.Les différents rôles, si bien interprétés par Pierre Lebeau et Alexis Martin, nous font rire à gorge déployée.Présentés dans une série de courts sketchs, les personnages sont tous dépeints avec humour noir: le médecin aux soins assassins et son patient; le businessman aux conversations téléphoniques sans fil; le tombeur obsédé par l'élévation de son sexe; le survivant d'un enterrement de vie de garçon à réveiller un mort; l'écologiste au langage ordurier; l'homme-bouteille à la dérive; la rock-star dépravée qui moralise sur MTV, jusqu'au fumeur de pot nostalgique.Les membres du Journal ont grandement apprécié le spectacle.A travers la parodie grossière, ils ont su déceler les éléments de vérité et reconnaître dans ces personnages des gens qu'ils ont connus.Ce fut une véritable thérapie que de se dilater la rate pendant près de deux heures.Tous ont trouvé l'expérience d'une telle sortie très divertissante et ont adoré le sujet.Peu de gens de la rue ont la chance d'aller au théâtre.On ne peut qu'applaudir à une initiative aussi originale que celle du Quat'Sous.Les étudiants font leur part pour les pauvres C'est le 24 avril dernier que L'Association générale des étudiants du Cégep du Vieux Montréal et le Comité de Mobilisation ont organisé un événement de solidarité.«La Fin de la Faim Fest» avait pour but de sensibiliser les gens à la misère et de lutter contre la pauvreté.On remettait des sacs de provisions et des vê- tements aux gens démunis.Plus de 200 étudiants se sont impliqués et on comptait plus de 7 000 personnes présentes.C'était la première fois que l'Association étudiante de ce cégep situé dans un des quartiers les plus pauvres de la métropole organisait un semblable événement d'entraide.Le succès remporté laisse croire que l'événement se répétera.Félicitations aux jeunes! 'Il 1, Vibrant spectacle pour ATD Quart-Monde Richard Séguin et ses amis Alain Lamontagne, Florent Volant et Claire Pelletier ont livré une performance exceptionnelle devant 600 personnes à l'occasion du spectacle bénéfice pour ATD Quart Monde, au cégep Maisonneuve, le 13 mai dernier.Un spectacle vibrant rempli d'émotions.Le mouvement ATD Quart Monde qui fêtait son 40e anniversaire dont 15 ans au Québec, a pour mission d'aider les personnes appauvries qui se sentent rejetées parce que leurs idées, leurs efforts et leurs talents ne sont pas reconnus.Sur la photo, le chanteur Richard Séguin est ici entouré de collaborateurs et vendeurs de L'Itinéraire qui ont tenu à participer à l'événement.Eux-mêmes démunis, les membres de L'Itinéraire ont donné «ce qu'ils pouvaient» pour aider des «plus mal pris» qu'eux.PRIERE AU SACRE-COEUR Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles, Amen.Dites cette prière 6 fois par jour pendant 9 jours et vos prières seront exaucées même si cela semble impossible.N'oubliez pas de remercier le Sacré-Coeur avec promesse de publication quand la faveur sera obtenue.Remerciements au Sacré-Coeur pour faveurs obtenues.Persévérez dans la prière.N.L.Journal L'Itinéraire - Montréal juin 1997 HORIZONTAL 1.De façon imposée par la loi ou des circonstances particulières.2.Décorer, fourrer, parfumer par une préparation à base d'amandes, de sucre et de vanille.- Prince de Moscou de 1325 à 1340.3.De taille peu élevée.- Localité de Grande-Bretagne.- Note.4.Interjection espagnole.- Abus de confiance.5.Qui mène une vie régulière.- Une des cinq parties du monde.- Oiseau échassier.6.Trinitrotoluene.- Plante d'Afrique à feuilles charnues.- Dernier repas de Jésus-Christ avec ses apôtres.7.État de l'Afrique orientale.-Quantité de bois.8.Drame lyrique japonais.- Poisson marin à chair estimée.- Géographie.-Suffixe d'origine grecque.9.Fait d'échapper à un danger, à un malheur.- Partie basse de Budapest.10.Pont supérieur d'un navire en bois.- Formation composée de trois musiciens (plur.).- Infinitif.11.État des corps en combustion.-Cuivre.12.Se porte sur la tête.- Annuler ce qui est écrit en biffant.- Curium.13.Aluminium.- Interjection.-Parcouru des yeux.- Patate douce.14.Jeu de cartes.- Instrument de musique.- Désagréable, blessant.15.Article espagnol.- Travailler finement un ouvrage de pierre, de métal.- Près de.criil^ii 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 1213 14 15 Solution page VERTICAL 1.Qui survient à propos.- Vin de liqueur récolté en Hongrie.2.Réunion de trois cartes de même valeur.- Cerf aux bois aplatis.3.Qui existent de manière non-apparente mais peut à tout moment se manifester.- Vêtement.- Note.4.Rivière de l'Asie.- Douleurs d'oreille.5.Est couché.- Lancier, dans les anciennes armées allemandes.6.Henri II y fit élever un château.-Rendre moins pénible.- Titane.7.Tellure.- Fâcheux, contrariant.-Terrain en pente.8.Prière mentale.- Vacille sur ses jambes.9.Répétition fastidieuse.- Arbrisseau à fleurs blanches.- Prénom d'un gangster célèbre.10.Abondance de biens.- Sur la croix.11.Interjection marquant la joie.-Discours, exposé.- Barre servant à fermer une porte.12.Utérus vieilli.- Fripon, filou.13.Préposition.- Corbeille d'argent.-Céréale à petit grain.14.Pomme de l'ouest de la France.-Succombe à.15.Galon placé sur le bandeau du képi pour indiquer le grade.- Mises en vers.L'Itinéraire ! Un apport à la société.Une bonne idée.Les soeurs de la congrégation de Notre-Dame Conseil de la Province Ville-Marie André Boulerice Député de Sainte-Marie-Saint-Jacques ASSEMBLEE ÎWIOHALE 1951, boul.de Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2K 2C9 Tél.: (514) 525-2501 Téléc.: (514) 525-5637 O il Me Bertrane Royer AVOCATE spécialisée en droit carcéral (libérations conditionnelles) 3689, rue Saint-Hubert Montréal (Québec) H2L 3Z9 Téléphone: (514) 522-5549 (514) 522-4025 Télécopieur : (514) 522-7626 Jacques Chagnon Député de Westmount-Saint-Louis Hôtel du Parlement Bureau 3.129 Québec (Québec) G1A 1A4 Téléphone: (418) 643-4313 Télécopieur: (418) 646-4385 ASSEMBLEE MATlOTi AU 1134, rue Ste-Catherine Ouest1 Bureau 800 Montréal (Qu/bec) H3B 1H4 Téléphone: (514) 395-2929 Télécopieur: (514) 395-2955 Journal L'Itinéraire - Montréal juin 1997 Denis Richard, un premier album Un Acadien.né à Montréal! Un interview de Enfin, un premier album pour Denis Richard qui, après une carrière déjà bien remplie, décide de se lancer dans l'aventure du disque en réalisant: C'est mieux comme ça.Entièrement en français, cet album nous livre des textes pleins de passion qui passent d'histoires vécues à la balade, du blues au folk, du country au cajun.Si le chanteur n'a pas fait d'album avant, c'est qu'il ne se sentait pas encore prêt à faire face à tout ce que comporte l'industrie du disque.Et Denis Richard pourtant, il n'a pas chômé.Ce n'est pas un chanteur sans expérience qui livre son coeur dans cet album, mais un homme qui a roulé sa bosse un peu partout avec des artistes souvent bien connus.En 1993, il a participé aux Francofolies de Montréal au spectacle rendant hommage à Edith Butler en compagnie de Zachary Richard, Luc Plamondon, Clémence Desrochers et Geneviève Paris.De plus, il remporte le concours du 25e Festival international de la chanson de Granby comme auteur-compositeur-interprète.En 1994, Denis Richard est réinvité aux Francofolies, ainsi qu'aux Francofolies de Larochelle et participe aux célébrations de la Fête du Canada à Ottawa.Même le Congrès Mondial Acadien l'invite dans le cadre d'un spectacle diffusé dans tous les pays francophones sur la chaîne TV5.Il fait et Gabrielle Roy la rencontre de Zachary Richard qui se transformera en une amitié fructueuse, partageant leurs goûts et aspirations musicales communes.C'est Denis Richard qui a redonné à Zachary le goût d'écrire à nouveau en français, en composant avec lui la chanson titre de son dernier album, Cap Enragé.Mais c'est dans l'écriture que Denis Richard puise le meilleur de son talent.Amoureux de la musique depuis son enfance, vécue en Acadie, il s'intéresse au piano qu'il étudiera pendant huit ans, mais à partir de l'âge de 12 ans, la guitare et l'écriture l'intéresseront davantage.Le chanteur acadien s'inspire du vécu quotidien, des préoccupations de tous et chacun et son écriture révèle une âme de poète.Chanter n'est cependant pas le seul intérêt de Denis Richard.Il a également touché à l'écriture musicale en composant des thèmes sonores pour le théâtre et l'Office National du Film durant les années 80.Il est boursier du Conseil des arts du Canada et part étudier à Los Angeles au Musician Institute of Technologies en 1985-86 où plein d'artistes internationaux ont étudié.A son retour, il se joint au groupe Expresso S.V.P.qui, pendant six ans, parcourt le Canada, les Etats-Unis et l'Europe.Il a également joué au Spectrum de Montréal, au Festival Franco-Ontarien d'Ottawa, au Festival international de Lafayette (Louisiane), au Winnipeg Folk en plus de faire la première partie des spectacles de Gowan, des B.B.et de Roch Voisine.Pour que Bell ne vous mange pas vos sous Cher Patrick, en réponse à ton article du mois dernier, je voulais partager un petit truc si tu ne veux pas que Bell te mange tes sous [quand on a qu'une pièce de 1 dollar à mettre dans un téléphone public].Il m'est arrivé de perdre 25 sous, c'est peu, mais c'est pour le principe.Si tu ne reçois pas ta monnaie ou que ta pièce reste coincée, tu fais le 0 et tu le dis à l'opératrice.Elle peut te le créditer sur ta prochaine facture de Bell (si tu en reçois, évidemment).Ça ne coûte rien d'essayer.C'est avec des sous qu'on fait des piasses.Bonne continuation à tous les camelots, lâchez pas, on a besoin de votre présence.Diane Une de vos fidèles lectrices.Réponses de la page 29 ?nrjinn\tS\ti\t3\t\t\t\\_\t\tsi orauraD an\tn\t1\t\t_s_\tS'\tV\tA\tri EIE1C1E1I1I1 ra\t\u2022i\t\tH\tj_\t\tj_\t_v_\tn ran nnnran\tV\ta\t\tJ_\t±\t3\tJl\tZI n cira E9BD\ti\t1\tN\t9\t1\t\t0\tIT ?b nranno\t\t\tV\t1\tn\t!\t1\tOT onrara ?\t\tn\t1\tV\tb'\t\t\t6 ?an nrara\tN\t\tH\tl\t\tH\t\tH nrarann es\tV\ta\tn\t0\t_s_\t\tj_\tL FJC30H OHE\t1\tV\t\t\t.i.\tM\t1\t ?nnn rjorj\t\t\t3\t0\t_N_\t\tH\tc nnnnnmraD\t\tA\t\t\t3\t1\t0\tr an nraraoc\t\t3\tl\t1\tI\ti\t.1\tE ?nnnn n\t3\tN\t1\t\"1\tY\t\tJ\tz nnnmnrjiin\tI\tV\t0\t1\t1\tH\t0\t1 SI M ICI II Ul « g\tL\t9\tS\tt\tî\tz\tI\t Dans la rue, avec le monde Confédération des syndicats nationaux s: ALLO STOP QUÉBEC 15SJ ^SHERBROOKE 9S 4317 Saint-Denis 985-3032 et bien d'autres.MÉTRO MONT-ROYALI Journal L'Itinéraire Montréal juin l 9 9 7 Journal L'Itinéraire 1223, rue Ontario Est, Montrréal (Québec) H2L1R5 Téléphone: (514) 597«0238 Télécopieur: (514) 597*1544 E-Mail: itiner@cam.org Internet Détoxx: un centre qui va au-delà de ses moyens pour les sortir de l'enfer.Suite à l'article d'Isabelle Rivest sur les centres privés pour toxicomanes, paru dans L'Itinéraire du mois dernier, le centre Détoxx nous a fait parvenir un texte sur son organisme.Il existe à Montréal un centre de désintoxication de 35 lits qui semble répondre à un besoin crucial de notre société.Cette maison, à but non lucratif, est régie et opérée par des ex-toxicomanes ainsi que des spécialistes en toxicomanies.La plupart des polytoxicomanes se rendent à un tel niveau de consommation que, bien souvent, seule une bonne thérapie pourra les sortir de leur enfer.Cependant, il est une étape où ces personnes ne sont plus aptes à prendre leur décision.Ils sont pris dans un tourbillon: besoin de leur consommation quotidienne, peur de souffrir du manque, problèmes financiers, problèmes légaux, problèmes familiaux, etc., c'est à un tel point qu'ils entament un processus d'autodestruction qui peut les mener à la mort.Contrairement à ce que pensent bien des gens qui n'ont pas le problème, le polytoxicomane peut difficilement s'en sortir seul, c'est au-delà de ses forces, la volonté n'y est pour rien.C'est là qu'un séjour transitoire s'impose.Cette étape de transition s'appelle une désintoxication.D'une durée de quelques jours, ce séjour dans un centre spécialisé permet au toxicomane de traverser plus facilement son sevrage.Beaucoup seraient portés à penser qu'un séjour à l'hôpital serait la meilleure chose dans un tel cas mais la réalité est toute autre.Il est sûr qu'un support médical est nécessaire afin d'évaluer l'état de santé de la personne ainsi que de prescrire certains calmants qui vont l'aider à endurer les symptômes du sevrage qui sont, soit dit en passant, extrêmement difficiles à supporter à froid.Cependant, la période de désintoxication nécessite une toute autre dimension encore plus importante, il s'agit du support psychologique.C'est là l'aspect le plus délicat de ce processus, l'expérience a depuis longtemps démontré que seule une personne ayant déjà vécu le problème peut vraiment comprendre et accompagner le toxicomane dans cette difficile démarche.C'est pourquoi, dans la plupart des centres privés, ce sont toujours des ex-consommateurs qui sont intervenants auprès des bénéficiaires.Il y a aussi l'ambiance générale du centre qui se doit d'être sécurisante pour le futur résidant.Ayant auparavant déjà visité plusieurs centres de désintoxication et des maisons de thérapie, cette fois-ci, je me suis payé la visite du Centre Détoxx de Montréal.Tout d'abord, j'ai été reçu par le directeur de la maison, Émilien Gauthier, qui a pris le temps de m'expliquer sa maison.Cet homme de stature imposante m'a dévoilé, sous son apparence de vieux loup, un coeur tendre qui a vécu, senti et compris la souffrance humaine au point de s'en faire un défi.Sa propre philosophie qui a vite déteint sur tout le centre en est une d'accueil dans son sens le plus profond.J'ai souvent vu de telles maisons exploiter la souffrance des autres afin de s'en faire un revenu lucratif, pourtant, au centre Détoxx de Montréal, on accueille tous ceux qui en ont besoin sachant que, bien souvent, ils ne recevront aucune rétribution en retour.C'est là que j'ai appris, à ma grande surprise, que le gouvernement va payer la désintoxication pour les bénéficiaires de la sécurité du revenu alors qu'ils ne verseront pas un sou pour les itinérants, sous prétexte qu'ils n'ont pas d'adresse.C'est dans de tel gestes que l'on reconnaît la grandeur de la maison, sa dimension humaine en fait un centre où les gens s'y sentent bien.Le centre Détoxx a su s'entourer adéquatement de tous les services professionnels afin de voir au mieux-être possible de ses bénéficiaires.Ainsi, parmi le personnel régulier, il y a une infirmière qui voit, avant tout, à la première évaluation des nouveaux venus, elle assurera également le lien entre le médecin et le résidant, c'est elle qui verra également à distribuer les médicaments prescrits afin de minimiser les effets du sevrage.De plus, un médecin se présente une fois par semaine afin de rencontrer tous les résidants.En dehors des visites régulières de ce dernier, les résidants pourront se rendre, au besoin, à la clinique.De l'autre côté de la maison, on retrouve le lieu de résidence des gens en détoxi.Dans cette partie, les gens ont accès à deux salons, ayant chacun leur télévision afin d'offrir un certain choix en fonction des goûts de chacun, une salle à manger, une grande cuisine, une salle de conférence où le résidant pourra bénéficier de rencontres ou de meetings de fraternités supporteurs.Enfin, en tout temps, que ce soit le jour ou la nuit, un intervenant, soit un ex-toxicomane, sera toujours avec les résidants.Tous auront accès à son bureau s'il ont besoin de parler, car l'écoute est un des aspects primordiaux durant ce genre de cure.Il est sûr qu'une période de désintoxication est une période très difficile à vivre, mais au Centre Détoxx de Montréal, tout a été fait pour adoucir le séjour et la souffrance des bénéficiaires.C'est une période transitoire importante pour le toxicomane mais le centre va même aller encore plus loin en aidant ceux qui le décident, à se renseigner sur les maisons de thérapie qui peuvent prendre la relève et à les aider à y entrer.Ce qui m'a le plus frappé, c'est qu'on y reçoit pas les gens juste pour leur donner trois ou quatre pilules afin de les faire dormir et toucher les rétributions en retour, bien au contraire, on prend vraiment la personne qui a besoin d'aide et on l'assiste dans toute les dimensions possibles.Je pense que cet aspect est sécurisant pour la personne en désintoxication.Au centre Détoxx, le directeur et tout son personnel ont très bien compris l'importance de l'aspect humain de la cure, le côté médical n'en est que le petit support alors que l'aspect psychologique est capital.Le polytoxicomane, qu'il soit itinérant ou président de compagnie vit des peurs et des culpabilités épouvantables durant sa désintoxication et ça lui prend des gens à la hauteur du défi, un endroit où le bénéficiaire n'est pas un numéro.Chaque résidant au Centre Détoxx de Montréal a un prénom et chaque membre du personnel le connaît.Je lève mon chapeau à toute l'équipe du Centre Détoxx de Montréal.Thierry Evrard Montréal - juin 1997 Journal l'Itinéraire Le Groupe communautaire \\> Itinéraire Des projets innovateurs s\\ pour se sortir de l'itinérant L'itinéraire a reçu le prix «média de l'année» de l'Association des médias écrits communautaires do Québec (AMECQ) qui remet des prix à chaque année à ses membres répartis à travers la province.En plus de ce titre, L'Itinéraire s'est mérité le prix du : meilleur interview (Une Québécoise en Afrique du Sud, Nathalie Labonté), le meilleur texte d'opinion (L a Charge du faux, Anne Fortin), le deuxième prix pour le meilleur reportage (Sida et junkies, Nathalie Labonté), et le deuxième prix pour la conception graphique de notre numéro de février dernier.Ces prix consacrent le travail acharné de l'équipe de L'Itinéraire, composée en majorité de gens ayant connu l'itinérance, dont le but est de vous procurer un produit de qualité proffisioiiiMlk tout en demeurant un journal-école pour tous ceux et celles qui tentent de se réinsérer en société.Merci de nous encourager et de reconnaître le talent des gens de la rue.A CO i idia e.éc ire Contribuez à la poursuite de cette oeuvre auprès des plus démunis de notre société 0l,
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